«Le CHUV est la seule institution publique du monde autorisée à fabriquer des fioles de ces virus «tueurs» de bactéries selon les règles appliquées aux médicaments. Actuellement délivrés en dernier recours à des patients souffrant d’infections chroniques, ils pourraient faire l’objet d’un essai clinique»
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Sujet: essais cliniques
Le classement mondial des universités QS par matière 2025 comprend 55 disciplines réparties dans 5 grands domaines. La comparaison est faite parmi plus de 21’000 offres académiques, dans plus de 1’700 universités de 100 pays et territoires.
«La Suisse jouit d’une bonne réputation parmi les employeurs et se caractérise par une forte attractivité […] [Le pays] compte 234 entrées spécialisées dans le classement. Parmi celles-ci, 13% augmentent, 44% diminuent, 34% restent inchangées et 22 sont nouvelles. Dans les domaines spécialisés larges, la Suisse compte 32 entrées. 56% augmentent, 25% diminuent, 13% restent stables et deux sont nouvelles.» La Suisse se place en première position dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de l’hôtellerie et des sciences de la terre et de la mer (prnewswire.com). «L’ETH apparaît comme la meilleure université suisse en sciences de la vie, et en médecine dentaire, deux universités suisses se retrouvent dans le top 10.» (medinside.ch)
«Il est frappant de constater que les facultés de médecine suisses ne brillent pas autant dans ce «concours de beauté» que les cliniques universitaires suisses dans le classement de «Newsweek»: l’USZ [Hôpital universitaire de Zurich], l’USB [Hôpital universitaire de Bâle] et le CHUV y sont récemment classés parmi les 15 meilleurs hôpitaux du monde. […] Cela indique que les points forts de notre pays se situent davantage dans le domaine clinique que dans la recherche et l’enseignement.» (medinside.ch)
«Les obstacles pour mener une étude clinique peuvent être nombreux : manque de temps, difficultés à obtenir des financements, complexité des démarches, etc. La Pre Alexandra Calmy, vice-doyenne en charge de la recherche clinique, souhaite mettre en lumière l’importance de la recherche clinique et s’engage à offrir un meilleur soutien aux médecins dans leurs démarches.»
Suite aux essais cliniques, les résultats qui ne sont pas suffisamment spectaculaires ne sont souvent pas publiés, notamment à cause du coût de publication. Cela entraine une perte de connaissances et le risque que la même étude soit fait une deuxième fois ailleurs. Pour corriger cela, un nouveau règlement entrera en vigueur en mai 2020 dans l’Union Européenne et depuis ce janvier en Suisse, prévoyant que les résultats d’essais cliniques soient disponibles dans une base de données publique. Il n’est cependant pas certain que cette nouvelle mesure soit respectée. En effet, depuis l’entrée en vigueur d’une loi similaire en 2018 aux États-Unis, on constate que peu de chercheurs·euses ne respectent la règle. Il faudrait donc prévoir une sanction en cas de non-respect du règlement.
Les industries pharmaceutiques et les universités feraient de moins en moins d’expérimentations sur l’humain en Suisse et toujours plus en Asie, en Amérique et en Europe de l’Est. En effet, en 2017, Swissmedic, Institut suisse chargé de surveiller le marché des produits thérapeutiques en Suisse, a autorisé 192 expérimentations contre le double en 2005. En cause: les conditions-cadres en Suisse seraient «hostiles» à la recherche. En effet, selon Novartis et Roche, la baisse du nombre d’études cliniques en Suisse est due au manque de patient·e·s dans le pays.