- 28.07.2023 Revue de presse UNIL
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28Juil2023
27Juil2023
Politique des hautes écoles
«L’ETH numérise sa bibliothèque avec Google Cloud»
Rassemblant une grande quantité de données, de livres, de revues, d’images et de supports numériques, la bibliothèque de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETHZ) travaille avec Google Cloud afin de rendre plus accessibles ses ressources en les numérisant. La démarche est entreprise pour rassembler les différentes applications sur une plateforme centrale, Apigee, ainsi que dans un but d’utilisation par le public et de traitement ultérieur. Un véritable «point d’accès central pour les développeurs de la communauté des données ouvertes» explique leur communiqué.
- transformation numérique
- open science
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- bibliothèques universitaires
- open data
Les sciences du comportement sous la loupe ?
À la suite des accusations portées contre la professeure d’Harvard Francesca Gino, qui aurait modifié des résultats d’études afin de les faire correspondre à ce qu’elle souhaitait démontrer, Mathias Binswanger souligne dans un article de la NZZ les failles des sciences comportementales. Professeur d’économie politique à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse, il explique que cette branche est plus vulnérable aux fraudes. Selon lui, trois facteurs sont en cause :
«Premièrement, les expériences donnent l’illusion d’une exactitude empirique qui ressemble à celle des sciences naturelles. […] Deuxièmement, les expériences en sciences sociales ne sont pratiquement jamais répliquées par d’autres chercheurs, car cela coûte cher et n’est pas intéressant. […] Troisièmement, les expériences permettent des mises en place arbitraires (appelées designs de recherche raffinés) qui permettent d’obtenir les résultats souhaités.»
Mathias Binswanger cite en exemple un étude de masse faite en 2015 par Brian Nosek, psychologue. «Sur 100 études publiées en 2008 dans trois revues en psychologie, seules 39 ont pu être confirmées.» Sa conclusion : «On peut tout simplement oublier la majeure partie de la recherche en psychologie. Certes, dans la plupart des cas, on ne triche pas de manière évidente comme dans le cas de Francesca Gino. Mais on ‘expérimente’ jusqu’à ce que l’on obtienne les résultats souhaités. C’est de la recherche bullshit.»
- sciences humaines et sociales
- recherche – qualité
- détournement des résultats de recherche
- recherche – impact
- image de la science
Erreur de notation à l’UniNe
À l’Université de Neuchâtel (UniNe), une vingtaine d’étudiant∙es ont reçu un courrier leur apprenant qu’il y avait eu une erreur dans la notation aux derniers examens de mathématique. Les notes sont revues à la haute comme à la baisse et un bachelor obtenu par erreur ne sera finalement pas décerné.
L’UniNe explique «qu’une erreur a été commise lors d’une session d’examens en mathématique» et qu’une enquête est déjà en cours. «[Des] mesures seront prises pour que cela ne se reproduise pas. L’Université regrette bien évidemment cette situation, tout en pouvant assurer que ce type de scénario revêt un caractère totalement exceptionnel» déclare Nando Luginbühl, porte-parole de l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juillet 2023
26Juil2023
Politique des hautes écoles
«La Commission publie un plan d’élimination progressive de l’expérimentation animale»
Dans son nouveau plan, la Commission européenne vise «à supprimer progressivement l’expérimentation animale, y compris l’utilisation d’animaux dans la recherche». Elle prévoit aussi un financement pour les projets de recherche qui utilisent des alternatives à l’expérimentation animale.
«Harvard sous enquête pour un scandale de népotisme»
Trois associations ont porté plainte contre l’Université de Harvard: elles l’accusent de discrimination. L’université fait l’objet d’une enquête de la part du gouvernement américain qui devra établir si elle adopte une «pratique permettant aux enfants d’anciens diplômé·es d’être favorisés dans le processus d’admission». Selon les avocats de Lawyers for Civil Rights Boston et les trois associations, vu la décision de fin juin de la Cour suprême des Etats-Unis qui «a exigé la fin des programmes de discrimination positive lors des admissions universitaires […], il est encore plus important d’éliminer les pratiques qui désavantagent de manière systématique les étudiant·es de couleur». De son côté, l’Université de Harvard explique qu’elle revoit son processus d’admission «pour se mettre en conformité avec la décision de la Cour suprême tout en «renforçant [sa] capacité à attirer et à soutenir une communauté intellectuelle diverse, qui est fondamentale à [la] recherche de l’excellence académique.»»
L’UNIGE et l’UNIL sur ChatGPT
L’Université de Genève (UNIGE) et l’Université de Lausanne (UNIL) «préfèrent exploiter l’intelligence artificielle [IA] plutôt que l’interdire». L’UNIGE propose des formations et un guide pour le corps professoral, mais également «des ateliers [qui] seront proposés aux étudiant·es cet automne».
«À l’Université de Lausanne, on se dit aussi ouvert à une utilisation éclairée de l’IA. Des facultés ont d’ailleurs déjà utilisé cette technologie pour leurs recherches. La Commission de l’enseignement doit, elle, bientôt statuer.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juillet 2023
25Juil2023
Politique des hautes écoles
«Turbulences à la tête de la HETS de Genève»
Depuis septembre 2022 la Haute Ecole de travail social (HETS) de Genève est dirigée par un nouveau Directeur, Jean-Félix Savary. Selon les informations disponibles et confirmées par le directeur-même et par la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), qui supervise la HETS, depuis l’entrée en fonction de Monsieur Savary, «pas moins de trois arrêts de travail ont eu lieu au sein de la direction ou des équipes directement reliées à celle-ci. Une procédure de médiation a également été enclenchée entre deux membres de la direction». Plusieurs témoins se plaignent de la façon dont le directeur de la HETS gère l’institution, notamment d’«un style de management qui ne passe pas» et de l’absence d’écoute envers ses collaboratrices et collaborateurs. Il y aurait aussi «[des] gens de l’équipe [qui] cherchent actuellement d’autres postes, ils veulent partir». Monsieur Savary estime que «des évolutions sont nécessaires. L’arrivée d’une personne extérieure, qui propose un autre regard, peut susciter de manière légitime des interrogations». La HES-SO affirme que «tout changement de direction nécessite des adaptations de part et d’autre […] et conserve une «entière confiance dans la direction actuelle de la HETS»».
«Une école pour combler le manque de personnel dans les laboratoires»
Afin de résoudre le problème de manque de personnel en laboratoire, Joachim Delasoie (docteur en chimie) et Eric Evéquoz (laborantin) ont fondé l’école Semias. Basée à Sion depuis février 2022, une nouvelle classe doit ouvrir à Lausanne en septembre de cette année. Les personnes qui y sont formées reçoivent le titre d’«auxiliaire en laboratoire».
Les deux associés ont observé un «déséquilibre» entre les chimistes, les ingénieur∙es et les laborantin∙es, qui se retrouvent à assumer des tâches qui ne devraient normalement pas leur incomber. Selon les fondateurs de Semias, la pénurie qui engendre cette situation est due à l’allongement des études : après un CFC et un passage dans une haute école, les étudiant∙es qui entrent dans une entreprise ont plutôt l’ambition de devenir manager.
«Le diplôme délivré par Semias n’a pas de reconnaissance officielle à l’heure actuelle, mais nous bénéficions d’une reconnaissance au sein de plusieurs professionnels des secteurs chimique et pharmaceutique» expliquent-ils. «Semias, qui est membre de la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), s’orientera dès cette année vers une demande de certification EduQua.»
- employabilité des diplômé·e·s
- accréditation
- enseignement – qualité
- différence entre HES et formation professionnelle
UniDistance est officiellement un institut universitaire
«UniDistance Suisse est officiellement un institut universitaire au sens de la loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles. Le Conseil suisse d’accréditation a rendu une décision en ce sens, le mois dernier. Cette accréditation est valable jusqu’au 25 juin 2027. En juin 2020, le Conseil suisse d’accréditation a décidé d’accorder le sésame à UniDistance Suisse, sous réserve de six conditions. L’entité présente à Brigue et à Sierre avait alors un délai de deux ans pour se mettre à jour. C’est désormais chose faite. La volonté de se doter d’une université à l’horizon 2027 a été inscrite dans les objectifs stratégiques cantonaux pour la période 2022-2025. Dans ce contexte, le Conseil d’Etat valaisan a défini l’accompagnement d’UniDistance comme un projet prioritaire. Pour changer de statut, UniDistance devra délivrer des doctorats. Aujourd’hui, la structure compte près de 2300 étudiants, dont 162 Valaisans, qui bénéficient de formations universitaires à distance de niveau bachelor, master et des formations continues en psychologie, économie, droit, histoire, mathématiques et informatique». (lenouvelliste.ch)
«[L]a Formation universitaire à distance a dû créer des structures pour impliquer les membres de l’université ou développer des stratégies dans les domaines de la formation continue, des services, de la recherche et de l’internationalisation. Elle a également dû intégrer le domaine de la durabilité dans ses domaines d’activité». (Walliser Bote)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juillet 2023
24Juil2023
Politique des hautes écoles
Pour l’instant, pas de nouveau mandat pour Michael Thali
L’institut de médecine légale de l’Université de Zurich (IRMZ) a annoncé qu’à partir du 1er août 2023, Michael Thali ne sera plus au poste de directeur. Son mandat, arrivant à échéance, ne se trouve pas renouvelé, mais il «continuera à diriger le département de médecine légale et d’imagerie.»
Plusieurs critiques sont formulées à son encontre, notamment une lettre adressée à la police et à des ministères publics à cause de la somme de travail prise en charge par l’Institut. Cela avait soulevé par la suite des inquiétudes quant à la pleine réalisation de la mission de l’IRMZ.
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- profil – universités
- médias et universités
- collaboration hautes écoles – politique
Pas de conseillères et conseillers âgés de plus de 70 ans à l’UZH
À l’Université de Zurich (UZH), 2023 est l’année du renouvellement du Conseil de l’université. Le Conseil d’Etat a ainsi proposé au Grand Conseil zurichois les noms des 9 membres qui devraient composer le Conseil de l’université de l’UZH. Au Grand Conseil une minorité du PS, des Vert’libéraux et des Verts rejette la proposition de re-confirmer deux membres du conseil universitaire «parce qu’ils sont âgés de plus de 70 ans». En effet, cette minorité souhaite un «conseil universitaire plus diversifié et plus jeune», et le Conseil d’Etat devra proposer deux autres personnes pour compléter la composition du Conseil de l’université de l’UZH.
Vaud – Suites de la limitation du nombre de spécialistes en neurochirurgie
L’arrêté du Conseil d’Etat vaudois, entré en vigueur le 1er juillet de cette année afin de limiter le nombre de spécialistes en neurochirurgie, a été suspendu par la Cour constitutionnelle vaudoise. L’association faîtière des cliniques privées Vaud Cliniques est à l’origine du recours et estime que «le Conseil d’Etat doit proposer une loi pour [enclencher cette limitation]».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 juillet 2023
21Juil2023
Politique des hautes écoles
l’UE adopte un plan (non contraignant) pour améliorer les carrières dans la recherche
Après une décennie de discussions autour du fait que «les emplois dans la recherche sont notoirement instables et peu de scientifiques ont la chance d’obtenir des contrats à long terme offrant des avantages suffisants pour une vie confortable», la Commission européenne a présenté un plan visant à améliorer les conditions de travail dans la recherche. Nicola Dengo, Coordinateur du groupe de travail sur l’évaluation et les carrières dans la recherche au Conseil européen des doctorant·es et jeunes chercheur·es (Eurodoc), affirme que «[b]ien qu’il ne soit pas contraignant, il s’agit toujours d’un document politique». Moins optimiste, l’ancien Ministre portugais de la recherche et représentant de l’association universitaire CESAER pour les carrières dans la recherche, Manuel Heitor, «estime que la proposition définit des lignes directrices mais ne parvient pas à établir un cadre suffisamment solide pour apporter des améliorations significatives». Il salue néanmoins la proposition d’un «cadre pour la collecte de données sur la qualité des emplois dans la recherche» et d’un «système de financement destiné à encourager les institutions à adopter des modèles d’emploi plus durables».
«Le «projet Maé» pour amener la politique à la Faculté de médecine»
Un groupe d’étudiant·es de l’Université de Genève a créé le projet «Médecine accessible et équitable» («projet Maé») pour faire face aux grands enjeux du système de santé en Suisse, dont la formation. Les étudiant·es ont écrit une lettre au Conseiller fédéral Alain Berset en «[pointant] du doigt le numerus clausus dans le système de formation, qui évince «presque trois quarts» des étudiant·es en médecine» et en demandant un soutien financier pour la formation en cabinet en formation postgraduée. Les signataires de la lettre font partie de l’Association des étudiant·es en médecine de Genève (AEMG).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juillet 2023
20Juil2023
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 20 juillet 2023
19Juil2023
Politique des hautes écoles
Manger à l’UZH coûtera plus cher, surtout le menu carné
Les entreprises de restauration qui gèrent les restaurants universitaires ou des hautes écoles prévoient une hausse des coûts de la restauration. L’ETH et la ZHAW font savoir que les prix «resteraient inchangés», alors que l’Université de Zurich (UZH), à partir du 1er septembre, augmente le prix du menu végétarien de 30 centimes et du menu carné de 60 centimes, vu que ce dernier a «un impact plus important sur le climat». Cette décision «a été prise en concertation avec les représentants des étudiant·es […], [et] les prix augmentent plus fortement pour les collaborateur·trices et les externes que pour les étudiant·es».
Etats-Unis, Allemagne et Royaume-Uni veulent freiner la recherche à des fins militaires de la Chine
Les membres du Congrès des États-Unis «estiment que les universités n’en font pas assez pour empêcher la Chine de voler les travaux de recherche financés par le gouvernement». Ils ont donc approuvé un amendement imposant la divulgation publique des informations détaillées sur «toute personne travaillant sur un projet de recherche universitaire financé par le ministère de la défense […], [et qui seront disponibles] sur un site web gouvernemental accessible au public». Les scientifiques craignent non seulement une atteinte à la vie privée, mais aussi que cet amendement «[ait]t un effet dissuasif sur notre capacité à collaborer avec n’importe quel scientifique étranger», affirme le principal démocrate de la commission, Adam Smith. Alex Aiken, informaticien à l’Université de Stanford qui suit la politique nationale de recherche, affirme que les «universités fournissent déjà des informations sur les collaborateurs étrangers afin de se conformer aux règles en vigueur pour toute subvention fédérale», et que cet amendement aurait un effet contre-productif: «[la Chine en apprendrait] beaucoup sur le réseau de connexions de la communauté des chercheurs américains grâce à ces divulgations». Des négociations auront lieu au Sénat afin que cet amendement «ne devienne loi plus tard dans l’année.» (science.org)
Le 14 juillet l’Allemagne a publié sa nouvelle stratégie «à l’égard de la Chine [qui] prévoit de suspendre le soutien fédéral aux projets de recherche présentant un risque de «fuite des connaissances» vers la Chine, et promet de sensibiliser davantage les universitaires allemands aux risques de sécurité liés à la coopération.»
Au Royaume-Uni, la commission parlementaire britannique sur le renseignement et la sécurité a «mis en évidence des lacunes dans les règles britanniques de contrôle des exportations.» (sciencebusiness.net)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juillet 2023
18Juil2023
Politique des hautes écoles
«Le gouvernement britannique s’attaque aux cursus «de faible qualité»»
Selon l’autorité de surveillance de l’enseignement supérieur Office for Students (OfS) au Royaume-Uni «près de 30% des diplômes ne débouchent ni sur un emploi bien rémunéré ni sur des études ultérieures». Le gouvernement britannique veut intervenir et déclare que «[l]es universités anglaises dont les cursus offrent de faibles perspectives sur le marché du travail ou dans lesquelles un nombre disproportionné d’étudiants abandonnent avant d’avoir obtenu leur diplôme devraient donc être soumises à l’avenir à des règles beaucoup plus strictes». Aujourd’hui déjà, l’OfS peut intervenir si «moins de 60% des étudiants n’ont pas commencé d’emploi fixe ou d’études post-universitaires 15 mois après l’obtention de leur diplôme […], [ou] si moins de 80 % des étudiants de première année poursuivent leurs études en deuxième année ou si les trois quarts n’obtiennent pas leur diplôme».
L’EPFL et la HES-SO négocient un partenariat académique avec l’Ecole 42
L’Ecole 42 Lausanne, ouverte en juillet 2021 à Renens, est un «établissement ouvert 24h/24, 7j/7, et dans lequel circulent des centaines de personnes désireuses de découvrir les rouages de l’informatique», explique Christophe Wagnière, Directeur de la filière de Lausanne. Le directeur explique que l’apprentissage de l’informatique se fait avec une «approche alternative», du moment où «il n’y a pas de programme, [les] élèves apprennent en bossant sur des projets et en s’entraidant». La Suisse ne reconnait pas le diplôme livré par l’Ecole 42, néanmoins «il est possible d’obtenir une équivalence en France – qui, elle, est reconnue au niveau européen». Monsieur Wagnière explique aussi que «[d]es partenariats académiques avec l’EPFL et la HES-SO sont en cours de négociation pour que des projets communs puissent être développés entre [leurs] étudiants».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juillet 2023
17Juil2023
Politique des hautes écoles
«Les agences de financement de la science refusent d’utiliser l’IA pour l’évaluation par les pairs»
Le National Institutes of Health (NIH), le Conseil australien de la recherche (ARC) et d’autres organismes de financement «ont interdit l’utilisation d’outils d’IA générative en ligne tels que ChatGPT «pour l’analyse et la formulation de critiques d’examen par les pairs»». Le NIH se préoccupe d’abord de savoir «où les données sont envoyées, sauvegardées, consultées ou utilisées à l’avenir». Mohammad Hosseini, chercheur postdoctoral en éthique à la Northwestern University, pense que «l’interdiction des NIH est raisonnable, pour l’instant».
L’Université de Bâle n’arrive pas à licencier un professeur
Il y a 12 ans, des doctorantes avaient porté plainte contre leur directeur de thèse du Département des sciences de l’Antiquité de l’Université de Bâle. Les doctorantes racontaient avoir subi la menace d’obtenir «une mauvaise note et d’empêcher une publication» si elles ne «le [citaient] pas plus de 100 fois dans leurs travaux». Les doctorantes «l’ont également accusé de plagiat». Le délégué à l’intégrité de l’université de Bâle avait conclu que «dans un cas, il y avait «un soupçon suffisant de comportement scientifique incorrect»». L’université avait donc «entamé une procédure de licenciement». Le professeur avait entre-temps «[déposé] une plainte anonyme auprès du Fonds national en accusant une doctorante de plagiat […]. L’Université de Bâle a estimé que les accusations de plagiat contre la thèse de doctorat primée étaient infondées et que la démarche du professeur constituait une nouvelle atteinte grave à son intégrité scientifique […]. Le conseil de l’université a donc réuni les dossiers des deux procédures en cours afin d’accélérer le processus de licenciement. Mais c’est le contraire qui s’est produit. La procédure s’en est trouvée encore plus compliquée». Après 10 ans de l’ouverture de cette procédure, «le professeur a obtenu un effet suspensif devant le tribunal» et l’université n’est pas parvenue à le licencier à cause des procédures légales. L’auteur souligne la difficulté pour une université de licencier un professeur, bien qu’elle ait «établi des règles de conduite et nommé des délégués à l’intégrité pour les juger».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 juillet 2023
14Juil2023
Politique des hautes écoles
Google Bard vient faire de l’ombre à ChatGPT
À présent que Google a adapté son logiciel afin de respecter les réglementations européennes, Bard l’agent conversationnel est à présent disponible en Europe et en Suisse.
Bard demande donc à l’utilisateur∙trice son consentement pour la récolte des données et, comme son concurrent ChatGPT, ne cite pas ses sources. Google avertit que leur logiciel peut se tromper, «peut fournir des réponses inexactes ou inappropriées», voire même «choquantes», encourageant les internautes à vérifier la véracité des réponses générées par l’intelligence artificielle.
L’Institut de médecine légale débordé : certaines craintes ont été manifestées
Le directeur de l’Institut de médecine légale de Zurich (IRMZ) Michael Thali a envoyé en avril de cette année un lettre «aux procureurs en chef, aux commandants de police et aux cadres de la police judiciaire» afin de leur demander d’annoncer à l’Institut uniquement les «vrais cas de décès exceptionnels.» S’occupant de la prise en charge médico-légale de huit cantons, l’IRMZ est en manque de personnel.
L’auteur de l’article fait un lien avec une étude datant de 2014, selon laquelle «la moitié des homicides ne sont jamais reconnus comme tels», menée par Daniel Jostisch , conseiller aux Etats et professeur de droit pénal, Christian Jackowski, directeur de l’Institut de médecine légale de Berne, et Roland Hausmann, médecin-chef de l’Institut de médecine légale de l’Hôpital universitaire de Saint-Gall. Les détails de l’étude ne sont pas explicités dans l’article. Un ancien médecin légiste «aujourd’hui à la retraite» partage également ses craintes auprès du journal : «Il y a un risque que les policiers, sur la base de la lettre, fassent pression sur les médecins pour qu’ils attestent d’une mort naturelle».
L’université, quant à elle, nie la surcharge de travail de l’IRMZ.
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Motion déposée pour pallier la pénurie d’enseignant∙es à Zurich
Trois membres du Grand Conseil ont déposé une motion afin que «les personnes titulaires d’une maturité professionnelle et les personnes titulaires d’une maturité spécialisée non pédagogique ou d’un diplôme, respectivement d’un certificat de formation professionnelle – avec au moins quatre ans d’expérience professionnelle» puissent accéder à la Haute école pédagogique (PHZH) sans avoir à passer d’examen.
Le président de l’association des enseignant∙es zurichois∙es Christian Hugi s’exprime sur le sujet, n’étant pas convaincu que cette motion soit la véritable solution au problème de pénurie. Il suggère plutôt de résoudre les problèmes liés aux conditions de travail, telles que les heures supplémentaires et le temps dédié à l’enseignement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juillet 2023
13Juil2023
Politique des hautes écoles
Limites floues entre la science et la politique
Muriel Asseburg, «experte du Proche-Orient à la Fondation Science et Politique de Berlin», s’attire les foudres de la part de l’ambassade israélienne et se trouve mêlée à une controverse suite à une interview. La fondation pour laquelle elle travaille, «financée en grande partie par la Chancellerie fédérale, […] a notamment pour mission de conseiller le gouvernement fédéral.»
Au vu du ton de l’interview et des différentes publications de la scientifique, l’auteur de l’article considère qu’elle est devenue «du moins indirectement, une actrice politique» et qu’elle «doit vivre avec le fait que son action publique soit jugée politiquement.»
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Réglementation de ChatGPT encore absente dans les universités suisses
L’utilisation de ChatGPT dans le domaine de la formation continue d’interpeller et mobiliser les universités dans le monde entier. Aux Etats-Unis, plusieurs universités ont publié leurs codes de conduite sur l’utilisation des intelligences artificielles. Au Royaume-Uni, les universités choisissent d’adopter une série de fondements directifs. L’UNESCO a également publié un document à propos de ChatGPT dans la recherche et la formation tertiaire. L’autrice de l’article souligne que si dans les autres pays on commence à adopter un cadre réglementaire, pour les universités suisse cette étape n’a pas encore été atteinte. (bilan.ch)
Néanmoins, au niveau de la formation secondaire les choses semblent bouger: l’école cantonale du Seetal (Lucerne) a rédigé un règlement sur l’intelligence artificielle et l’a publié sur son site web. (nau.ch)
Carrière en institut de recherche indépendant
L’article est le retour d’expérience d’un post-doctorant, Alex Soto-Avellaneda, chercheur en sciences biomoléculaires au Michigan. Après l’obtention de son doctorat, il a préféré se tourner vers un institut de recherche indépendant (IRI), refroidi par les retours d’expériences négatifs de ces collègues travaillant dans le milieu académique. Aux États-Unis, il y a environs 70 IRI et, mêmes si ce ne sont pas des universités à proprement parler, ils leur arrivent d’avoir des projets communs avec ces dernières et avec des hôpitaux.
Alex Soto-Avellaneda met en avant les avantages à travailler dans une telle structure : moins de distance entre les scientifiques, due à la petite structure du IRI, plus de soutien et l’assurance d’un bon équilibre entre carrière et vie de famille. «Avant de choisir un institut postdoctoral, réfléchissez à vos objectifs personnels et professionnels et évaluez dans quelle mesure les employeurs potentiels correspondent à ces objectifs. Il est naturel de se concentrer sur la science (après tout, c’est notre raison d’être), mais je vous invite à adopter une vision holistique» recommande-t-il aux personnes qui se lancent sur le monde du travail.
ChatGPT écrit un article scientifique en moins d’une heure (mais pas tout seul)
Deux chercheurs de l’Israel Institute of Technology, Roy Kishony, biologiste et scientifique des données, et son étudiant, Tal Ifargan, scientifique des données également, ont voulu tester la capacité de ChatGPT à écrire un article scientifique de qualité, en passant par «[…] l’exploration initiale des données à la rédaction d’un manuscrit soigné». Résultat: «[l]’article était fluide, perspicace et présenté dans la structure attendue pour un article scientifique». Néanmoins, il y a eu des bugs lors du codage, mais lorsque les deux chercheurs renvoyaient des messages à ChatGPT, il corrigeait le code.
De nombreux doutes subsistent après cette expérience: Monsieur Kishony «craint […] que ces outils ne permettent aux chercheurs de se livrer plus facilement à des pratiques malhonnêtes telles que le «P-hacking», qui consiste à tester plusieurs hypothèses sur un ensemble de données, mais à ne communiquer que celles qui produisent un résultat significatif […], [et] que la facilité avec laquelle les outils d’IA générative permettent de produire des articles pourrait avoir pour conséquence d’inonder les revues d’articles de mauvaise qualité».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 juillet 2023
12Juil2023
Politique des hautes écoles
Bien que de plus en plus nombreuses dans la recherche, les femmes sont encore discriminées
Athene Donald, Physicienne à l’Université de Cambridge, a récemment publié l’ouvrage Not Just for the Boys, qui introduit aux défis auxquels sont confrontées les femmes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), bien que le nombre des femmes dans les STIM ait augmenté. Le harcèlement et la discrimination étant présents dans les STIM, il est important selon Madame Donald de comprendre «les obstacles qui empêchent les femmes de prendre leur place dans les rangs scientifiques, notamment les attentes de la société, l’hostilité, la condescendance et les préjugés inconscients et systémiques». Elle est convaincue en outre que «les étudiant·es et les chercheur·es d’aujourd’hui ont besoin de modèles contemporains : «Pour que les filles croient que la science est faite pour elles, il ne suffit pas d’évoquer une femme d’une époque totalement différente de la nôtre, dont la vie a été marquée par les difficultés, mais aussi par la célébrité.»» (nature.com)
Rachael Garrett soutient également que malgré l’augmentation du nombre des femmes dans la recherche, le sexisme y est présent. Elle est Professeure de conservation et de développement à l’Université de Cambridge et a été Professeure assistante et directrice du laboratoire de politique environnementale à l’EPF de Zurich. Selon elle il faut «[se] pencher davantage sur les aspects culturels dans le monde scientifique». [Par exemple], [on] dit aux femmes qu’elles doivent se comporter d’une certaine manière pour être professionnelles et être perçues comme de bonnes dirigeantes». Et selon Madame Garrett il s’agit de la «micro-coercition […], [concept qui] associe l’idée de micro-agression au fait que l’agression vise à pousser les gens à adopter un certain comportement».
En parlant du cas de la Suisse, Madame Garrett se demande «comment on peut dire qu’il n’y a pas de sexisme dans les universités suisses». Elle explique que «[pour] l’instant, c’est à chaque université de décider comment elle veut gérer le harcèlement sexuel ou le mobbing» et selon elle «[la] Suisse a besoin d’une procédure formalisée au niveau national. Comme c’est le cas aux États-Unis. Là-bas, il existe les ordonnances «Title IX», une procédure nationale qui définit la manière de traiter les discriminations liées au sexe. Ainsi, cela ne serait plus laissé aux institutions individuelles». (republik.ch)
- rôle des scientifiques
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- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
Les mesures des HES pour soutenir la formation dans le domaine de la santé
La Haute école de Lucerne (HSLU) et le Centre de formation en santé (Xund) présentent les premières propositions concernant des «nouvelles offres d’études dans le domaine de la santé au niveau des hautes écoles spécialisées». Une des offres comprend «un site de formation pour les soignants au niveau des hautes écoles spécialisées» pour lutter contre «[la] fuite des talents, [l’] augmentation des frais de recrutement, [le] manque de perspectives de carrière et [les] inconvénients lors de l’attribution de places de stage par les hautes écoles spécialisées extra-régionales.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2023
11Juil2023
Politique des hautes écoles
Une «tempête de critiques» sur un lauréat du prix Nobel
Le chimiste et lauréat du prix Nobel, Kurt Wüthrich, «a déclaré lors de la rencontre des lauréats du prix Nobel à Lindau qu’il se sentait discriminé en tant qu’homme dans le monde scientifique […] [en s’exposant] à de graves critiques». Monsieur Wüthrich a explicité son propos : «lors de cette conférence, l’accent est tellement mis sur la diversité et l’inclusion que les discussions sur la science passent au second plan». Il dit que son intention était de réaffirmer que «la science a beaucoup progressé ces dernières années en matière d’égalité».
Il a cité Christiane Nüsslein-Volhard, lauréate du prix Nobel de médecine en 1995. Dans un interview elle affirmait «que les femmes n’avaient plus besoin aujourd’hui de «problématiser» le monde scientifique en raison de leur sexe – «comme si elles étaient moins bien loties et avaient besoin d’une aide supplémentaire» – et que la discussion devait porter sur la science et non sur les questions de genre. Un quota de femmes n’est plus d’actualité et pourrait conduire à une discrimination des hommes».
Néanmoins, ces nouveaux éléments ne semblent pas avoir «profité» à Monsieur Wüthrich: à la fois des étudiant·es et des professeur·es suisses continuent de critiquer cette affaire. Une étudiante dit que ««les femmes sont encore systématiquement et structurellement discriminées dans le monde scientifique» et qu’elle se sentait «mal à l’aise» face à des déclarations comme celle de Wüthrich sur la discrimination des hommes.»
Suppression de financement pour la recherche en Suède
«[Le] gouvernement a annoncé que le Conseil suédois de la recherche (Vetenskaprådet ; VR), le plus grand bailleur de fonds de la recherche du pays, n’offrirait plus de subventions pour la recherche sur le développement […]», un financement qui s’élevait à 16,4 millions de dollars américains. Les besoins de l’Ukraine auraient entraîné un changement de priorité pour la Suède.
Une lettre ouverte signée par plus de 600 chercheurs∙euses demande l’annulation de cette décision, avançant les arguments suivants : «La décision du gouvernement fait perdre du temps et de l’énergie à la préparation des demandes et sape la confiance dans le système de soutien à la recherche dans son ensemble».
Aida Bargués-Tobella, écologiste à la Swedish University of Agricultural Sciences in Umeå, expose tous les problèmes que cette annonce va potentiellement poser à la communauté scientifique : baisse de leur propre salaire, du salaire des assistant∙es, des collaborateur∙trices à l’étranger et des frais de transport. Cristiano Lanzano, anthropologue à la Nordic Africa Institute à Uppsala, «considère sérieusement de quitter la Suède».
- carrière académique
- conditions de travail
- financement public
- recherche et développement
- recherche de fonds
- politique – Suède
«La HESB crée une chaire pour la numérisation et la durabilité»
«Une nouvelle chaire pour la numérisation et la durabilité a été créée au département d’économie de la Haute école spécialisée bernoise (HESB). Depuis le 1er juillet 2023, Jan Bieser est responsable de ce nouveau pôle thématique à l’Institut Public Sector Transformation. En tant que professeur, il devra développer ce domaine dans la recherche, l’enseignement et le conseil, peut-on lire dans un communiqué de la haute école.»
Monsieur Bieser se penchera sur la question de la «numérisation durable». En effet, selon lui, «la numérisation pourrait entraîner une nouvelle augmentation de la consommation nuisible au climat […]. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juillet 2023
10Juil2023
Politique des hautes écoles
La faute à l’UE ? « Les universités suisses perdent des places dans le classement »
Dans une interview, le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger fait part de son inquiétude vis-à-vis de la non-réintégration de la Suisse à Horizon Europe. Israël, la Géorgie, la Turquie et ─bientôt─ l’Angleterre sont de la partie, mais les universités suisses restent sur la touche.
Les négociations du Conseil fédéral ne seront pas entamées avant 2024, ce qui veut dire que la Suisse restera en dehors du programme jusqu’à ce qu’il prenne fin, en 2027. Selon Mr Flückiger, les universités suisses perdent en attractivité pour les chercheur∙euses internationaux et dans les classements, ces premières en pâtissent.
- classement des hautes écoles
- collaboration entre hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
Professeure d’Harvard accusée de manipulation de données
À Harvard, une professeure en sciences comportementales est accusée d’avoir manipulé les données de certaines de ses études. L’université a ouvert une enquête, mais ne fournit aucun autre commentaire que le fait d’avoir mis la chercheuse en congé administratif. La chercheuse «examine les accusations, les prend au sérieux et évalues ses options», ne se prononçant pas sur leur véracité.
Selon Data Colada, blog tenu par trois scientifiques qui réalisent des répliques d’études, lors de la réalisation d’une étude sur l’honnêteté, des données auraient été changées entre le groupe expérimental et le groupe de contrôle. Trois autres études auraient également été manipulées. En 2012 un co-auteur avait déjà été épinglé, mais l’intégrité des autres co-auteur·trices ayant collaboré avec la chercheuse d’Harvard n’est pour l’instant pas remise en doute.
Selon l’économiste comportemental zurichois Ernst Fehr, la cause d’une telle manipulation des données viendrait de la volonté des chercheur∙euses qui font de la recherche en psychologie à vouloir «générer des résultats aussi rapides et insolites que possible.» Maximilian Maier, de l’University College London, condamne plutôt l’influence de la culture du «publish or perish.»
- recherche – qualité
- publish or perish
- détournement des résultats de recherche
- gestion de données de recherche
- recherche – éthique
- recherche – impact
- intégrité scientifique
Une étudiante avec une maladie auto-immune choisit Uni-Distance au lieu d’Unifr
«[Une] Fribourgeoise aurait [aimé] suivre un parcours universitaire traditionnel auprès d’une université en présentiel. Mais cette option s’est avérée peu envisageable, en raison d’une […] maladie auto-immune chronique […] exigeant un suivi médical régulier». Elle décide alors de faire un bachelor en droit grâce à Uni-Distance. L’étudiante affirme que «[s]i l’Université de Fribourg (Unifr) avait un système de cours en ligne ou de cours enregistrés, je m’y serais inscrite, ce qui m’aurait ouvert les portes d’une autre vie sociale».
Astrid Epiney, Rectrice de l’Unifr, constate que «certains étudiant·es, souvent au profil atypique, souhaitent suivre une formation pratiquement entièrement à distance […]. Plusieurs facultés […] ont déjà déployé […] [d]es mesures de flexibilisation». Pour la Rectrice pouvoir étudier uniquement à distance reste «inenvisageable».
- transformation numérique
- enseignement – méthodes et outils
- accès aux études
- enseignement – en ligne
- égalité – handicap
- études inclusives
La Nouvelle-Zélande devient membre d’Horizon Europe
La Nouvelle-Zélande fera partie du programme de recherche Horizon Europe. Il s’agit du «premier membre qui n’est pas géographiquement proche de l’Europe» à rejoindre Horizon Europe.
Un étudiant obtient 1 pour son travail de bachelor et passe par la voie juridique
A Zurich, «[u]n étudiant obtient la note 1 pour son travail de bachelor» en septembre 2021 pour avoir commis un plagiat, mais il conteste la note. L’étudiant «s’est défendu par voie juridique. D’abord auprès du recteur de la haute école, puis auprès du conseil de l’école et enfin auprès de la commission de recours des hautes écoles zurichoises». Toutes les décisions lui ont donné tort. Il a ensuite saisi le tribunal administratif, qui a aussi rendu sa décision en donnant tort à l’étudiant, puisque «l’étudiant […] [a] prétendu au début ne pas connaître le travail de sa collègue», dont il aurait recopié des parties. L’étudiant peut encore décider de faire recours ou non au Tribunal fédéral.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 juillet 2023
7Juil2023
Politique des hautes écoles
Alliance entre l’Espagne et la Suisse
L’Espagne et la Suisse ont signé une déclaration qui «vise à renforcer les partenariats dans tous les domaines de la recherche et de l’innovation, en mettant l’accent sur le climat et le développement durable, la transformation numérique, l’énergie, l’égalité et la diversité, les sciences humaines et sociales, les sciences de la vie et la santé, les sciences et technologies quantiques, et l’espace.» L’accord durera pendant 5 ans.
- transparence – recherche
- politique – Suisse
- impact des universités
- recherche et développement
- durabilité et climat
Les OGM à nouveau sur la table
La Commission européenne veut autoriser une nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le marché à cause du réchauffement climatique, une utilisation qui est déjà encrée en Europe, mais pas en Suisse. Faisant suite aux plaintes des paysan∙nes, à l’appauvrissement des sols, et au fait que la permaculture et les pesticides «ne suffisent plus», le débat public est relancé.
Selon Christine Clavien, Philosophe sciences et morale à l’Université de Genève, on observe une «baisse du degré de vigilance» car les technologies ont évolué et on a «plus de recul par rapport à il y a trente ans.» Elle relativise néanmoins l’intervention des OGM dans l’agriculture. «C’est comme un petit pansement» qui n’aide en rien le changement climatique. Les produits avec des OGM pourront peut-être permettre d’améliorer la productivité, de réduire les pesticides et demanderont moins d’eau, mais ce ne sera pas «une solution miracle, juste un coup de pouce.»
Christine Clavien souligne également le paradoxe sociétal suivant : l’emploi d’OGM dans l’alimentation est très décrié, mais semble poser moins de problème quand ils sont utilisés en médecine. (La Matinale, minute 17 :12)
Nouvelle directrice pour la HEIG-VD
Actuellement directrice adjointe à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion d’Yverdon-les-Bains, Ana Maria Nogareda succèdera à Catherine Hirsch au poste de directrice à partir du 1er janvier 2024. Ana Maria Nogareda est «entrepreneure, ingénieure mathématicienne et docteure en informatique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juillet 2023
6Juil2023
Politique des hautes écoles
«Bourses d’études revues à la hausse»
Le Conseil d’Etat de Genève a pris la décision d’adapter les bourses d’étude à l’augmentation des coûts de la vie, pour le niveau secondaire II (de 12’000 à 12’550 chf par an), le niveau tertiaire (de 16’000 à 16’740 chf par an) et en cas de reconversion professionnelle (40’000 à 41’830 chf par an).
La science devient-elle «le bras politique» de l’administration?
«A partir de septembre, [en France], 25000 cadres de la fonction publique seront sensibilisés aux enjeux environnementaux, avec l’appui de chercheur·es […]. La particularité du dispositif est de s’appuyer sur un réseau scientifique et universitaire». Un des objectifs de la formation est d’aider les fonctionnaires «à changer parfois leur logiciel». Plus de 15000 chercheur·es et doctorant·es se sont mis à disposition suite à l’appel fait par Stanislas Guerini, Ministre de la transformation et de la fonction publique, et de Sylvie Retailleau, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le climatologue Robert Vautard rassure celles et ceux qui craignent que les scientifiques soient en désaccord entre eux et affirme que «[leur] rôle est de [s’] appuyer sur l’état des connaissances, les travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), de l’IPBES (plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) ou encore du HCC (Haut Conseil pour le climat) […].» (Le Monde)
Selon l’économiste Rudolf Walser «[e]n politique, il s’agit toujours d’équilibrer les intérêts entre des objectifs différents et non harmonieux entre des groupes d’intérêts organisés qui cherchent à exercer une influence […]. La science risque de devenir le bras politique de l’administration. Ce que l’on constate depuis longtemps sur la question du climat s’applique désormais aussi à la question européenne». En effet, Monsieur Walser s’exprime sur un séminaire organisé par l’Europainstitut de l’université de Zurich et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) intitulé «L’intégration européenne : perspectives et défis». L’économiste affirme que les expert·es qui sont intervenu·es étaient favorables à l’Union Européenne (UE) et qu’on pouvait remarquer «l’absence d’experts sceptiques sur l’UE».
Monsieur Walser attire également l’attention sur le fait qu’«[i]l est bien connu que les autorités se considèrent de plus en plus comme des prestataires de services de conseil et d’information. Ce qui est nouveau, c’est que l’on fait appel à des instituts universitaires, ce qui donne une impression de scientificité. Cette approche s’observe désormais aussi dans le domaine de la politique européenne […]. Il serait plus que regrettable qu’une politisation de la science ait lieu dans la politique de l’UE, comme dans la politique climatique.» (Die Weltwoche)
- rôle des scientifiques
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- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
Canton de Vaud – Recours contre la limitation du nombre de médecins
Vaud Cliniques, l’association faîtière des cliniques privées, fait recours auprès de la Cour constitutionnelle. Depuis juillet, le Conseil d’Etat vaudois a décidé d’appliquer une limitation pour les neurochirurgien∙nes pratiquant dans le canton, ce que l’association considère comme une «atteinte particulièrement grave à la liberté économique du corps médical».
Le Secrétaire général de Vaud Cliniques, Jérôme Simon-Vermot, craint les suites d’une telle décision. «On touche à une spécialité, puis à une autre, puis à une autre. Cela pose entre autres un problème fondamental pour les étudiant∙es en médecine» déclare-t-il au 24 Heures.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 juillet 2023
5Juil2023
Politique des hautes écoles
«La HEAD dépense de l’argent public sans se soucier des règles»
La Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève, se voyait assigner un contrôle de l’audit sur les dépenses par la Cour des comptes après des dénonciations internes. François Paychère, Magistrat chargé de la mission, présente les résultats et relève «qu’aucune infraction pénale n’a été constatée». Néanmoins, «[i]l ressort de l’investigation que près d’un tiers des achats analysés (10 sur 34) ne respectait pas les règles de mise en concurrence (pas assez de fournisseurs sollicités)». En plus, les systèmes de contrôle ont été jugés «insuffisants», en particulier dans le contrôle des activités accessoires exercées par les enseignant·es, ce qui «génère un risque de conflits d’intérêts dans le choix d’un fournisseur». Huit recommandations ont été adressées par la Cour des comptes, «deux d’entre elles se voient attribuer une priorité «très élevée»».
«La HEP brade-t-elle ses diplômes pour certifier plus de profs?»
Le député au Grand Conseil, Jerome De Benedictis (PVL/VD), avait déposé une interpellation au Conseil d’Etat. Il demandait des chiffres sur le taux d’échec des étudiant·s à la Haute École pédagogique (HEP), spéculant sur le fait qu’avec les «risques de pénurie de profs […], l’État [serait] susceptible d’exercer «une pression qui pousserait […] à faire diminuer le taux d’échec lors des stages ou des examens»».
Les chiffres que le Conseil d’État a fournis dans sa réponse montrent que le taux d’échec définitif en bachelor est «même légèrement plus haut» pour l’année 2021-2022 que pour l’année 2018-2019. Le Conseil d’État affirme «[qu’aucune] concession sur la qualité de la formation n’est faite, même si des besoins importants se profilent dans le domaine de la formation […]. De même, aucune pression explicite ou implicite n’a été formulée à l’égard de la HEP ou de ses enseignantes et enseignants afin de baisser le taux d’échec à des examens ou des stages».
Le député De Benedictis, n’étant pas satisfait de la réponse du Conseil d’État, annonce poursuivre une analyse sur le terrain à ce sujet.
Plus d’étudiant·es dans le canton de Vaud en raison du COVID-19
«La pandémie de Covid-19 a amené davantage d’étudiant·es sur les bancs des hautes écoles vaudoises […]. Avec la crise sanitaire et les fortes restrictions de voyage, il devenait compliqué de prendre une année sabbatique après le gymnase, explique la dernière édition de «Numerus» de Statistique Vaud. D’autre part, les conditions de promotion ou de redoublement ont été assouplies dans les hautes écoles en 2020, permettant aux élèves de prolonger leur cursus, relève un communiqué.» (24heures)
«En deux ans, entre 2020 et 2022, le nombre d’élèves est passé de 37 000 à 40 000 dans les hautes écoles vaudoises. Les effectifs ont en revanche stagné (+ 0,2%) à la rentrée 2022, voire baissé à l’Unil, à la HEP et dans les HES du canton […]. [L]es bourses et prêts d’études attribués par le canton ont augmenté en 2020 et 2021. Au niveau des hautes écoles, la hausse s’élève à 15% en deux ans pour les bourses et 66% pour les prêts. En 2021, les montants octroyés ont atteint 32 millions pour les bourses et 750 000 francs pour les prêts.» (La Côte)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juillet 2023
4Juil2023
Politique des hautes écoles
Chat-GPT : universités de Bâle et de Berne
Malgré son titre haut en couleur, un article de la NZZ prend la température dans le milieu académique et relativise la «menace potentielle» de Chat-GPT.
«L’écho sur Chat-GPT est énorme en interne et en externe» explique Jean Terrier, chef de projet Digital Literacies à l’université de Bâle, «mais il reste à voir si nous assistons vraiment à une révolution.» Selon lui, Chat-GPT est «[…] un outil très utile. Mais pas une véritable disruption.» Il se base sur des tests qu’il a lui-même effectué et des groupes de travail se penchent également sur la question dans son université.
«Six universités sur dix n’ont pas de règles. L’université de Bâle se trouve encore dans une minorité avec ses directives assez concrètes.» Du côté de Berne, Corinne Mühlemann, qui occupe une chaire à l’Institut d’histoire de l’art de l’Université de Berne, a mené une expérience en collaboration avec ses étudiant∙es, pour leur faire prendre conscience des limites concrètes de l’outil. Leur constatation : l’exercice ne s’est pas avéré si simple. Chat-GPT a «tendance à marginaliser des groupes entiers de personnes» et se met à inventer des publications lorsqu’il n’y a pas assez d’information disponible. Corinne Mühlemann souligne également le fait que les questions posées à l’intelligence artificielle doivent être précises, si l’on souhaite obtenir des réponses de qualité.
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«Cinq hautes écoles suisses dans les alliances de l’UE»
«La Commission européenne a accordé des nouveaux fonds dans le cadre de son initiative pour l’enseignement supérieur. Sept alliances transnationales ont reçu un soutien, a annoncé Bruxelles lundi. Cinq universités et hautes écoles suisses y participent». Il s’agit de l’EPFL, l’EPFZ, L’Université de Berne, la Haute école zurichoise pour les sciences appliquées (ZHAW), et la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO).
Movetia, l’agence suisse pour les échanges et la mobilité, communique que 40% de toutes les Hautes écoles universitaires et spécialisées de Suisse participent à des alliances transnationales. «La participation à l’initiative ne peut toutefois pas remplacer une association aux programmes de l’UE […]. En raison de l’absence d’association helvétique au programme de mobilité européen Erasmus+, les institutions de formation suisses ne reçoivent pas de fonds de l’UE. Si elles veulent participer à une alliance, elles doivent financer elles-mêmes 40% de leur budget d’alliance, les 60% restants étant pris en charge par la Confédération […]. Il n’est donc pas exclu que l’encouragement de la participation suisse à l’initiative universitaire de l’UE se fasse sur le dos d’autres mesures d’encouragement – par exemple au détriment de la mobilité pour les étudiantes et les étudiants.»
«Pour accroître le nombre d’étudiant·es en médecine»
Le conseiller national Baptiste Hurni (PS/NE) a déposé «une motion et un postulat à Berne pour éviter la pénurie annoncée [de médecins]». Monsieur Hurni explique que la «dépendance à l’égard des médecins étranger·es ne cesse de croître depuis plusieurs années. Entre 2012 et 2021, moins de 10 000 médecins ont été formé·es en Suisse, alors que plus de 28 000 diplômes étrangers avaient été reconnus […]. Le parlementaire demande donc un soutien fédéral aux universités pour qu’elles augmentent le nombre d’étudiantes et étudiants en médecine. Un plan d’action devrait être lancé rapidement afin de produire des résultats d’ici dix ou quinze ans.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juillet 2023
3Juil2023
Politique des hautes écoles
Vives réactions face à la fin de l’«affirmative action»
Le fossé entre les magistrats de la Cours Suprême se creuse de plus en plus, à la suite de la décision des six membres conservateur∙trices de mettre fin à la discrimination positive. Les deux camps parlent d’égalité, mais pas de la même manière.
Le parti conservateur se base sur le 14e amendement de la Constitution et prône l’égalité afin de ne plus faire de différence entre les couleurs de peau, une lecture jugée «originaliste» par le parti opposant. La crainte de la gauche est que «ce retour en arrière n’entraîne une baisse significative du nombre d’étudiants noirs, hispaniques ou issus d’autres minorités sur le campus», mais aussi que cela n’«exacerbe la ségrégation et diminue l’inclusivité des institutions.»
Faisant écho à l’annonce du jeudi 29 juin, la Maison Blanche a pris parti en encourageant les universités américaines à considérer d’autres facteurs, tels que les finances, le lieu de naissance ou si la personne a déjà été victime de discrimination par le passé.
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- égalité – origine nationale
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- discrimination positive
Une nouvelle faculté née de la collaboration entre l’UNIFR et la HEP Fribourg
Le 29 juin dernier, les député·es fribourgeois·es ont accepté «de réunir sous un même toit la formation à l’enseignement». Née d’une collaboration entre l’Université de Fribourg (UNIFR) et la Haute Ecole pédagogique de Fribourg (HEP FR), «[l]a future entité, effective à la rentrée 2025/2026 ou 2026/2027 au plus tard, prendra la forme d’une nouvelle faculté dédiée aux sciences de l’éducation et de la formation».
Questionnements autour du budget de l’Université de Neuchâtel
Le Grand Conseil décidera après septembre si l’Université de Neuchâtel (Unine) recevra ou non 200 millions de francs en plus pour la période 2023-2026, soit environ 5 millions de francs en plus par année. Cette augmentation est souhaitée par la commission du Grand Conseil. Dans le rapport de la commission Université il est indiqué que «[t]outes les universités suisses ont obtenu des hausses de budget en 2023, sauf l’Unine».
Au vu du fait que «[l]a taxe d’études de l’Unine est la plus basse de Suisse», le Conseil d’Etat voudrait l’augmenter, la faisant passer de 425 francs à 720 francs par semestre. Si pour certain·es il s’agit d’un «petit effort financier» demandé aux étudiant·es, pour d’autres «cela irait à l’encontre de l’égalité des chances».
L’IWP de Lucerne s’attire les foudres des politiques
Créé il y a deux ans, l’institut pour la politique économique Suisse (IWP) de Lucerne dérange, s’attirant de vives critiques de la part de certain∙es professeur∙es et du Parti Socialiste. Lorsqu’il a ouvert, l’IWP a placardé des affiches dans Lucerne, une démarche jugée trop «tapageuse» par beaucoup. On lui reproche un manque de transparence dans son financement et un manque «scientificité».
L’auteur de l’article s’est penché sur la question et explique que l’IWP est un «An-Institut : indépendant sur le plan organisationnel, mais accrédité par une décision du conseil universitaire de Lucerne.» Les donateur∙trices, comme dans toute université suisse, n’ont pas leur mot à dire sur les sujets traités.
Deux études, en février et en mai, ont particulièrement agacé les politiques : l’une sur le salaire dans l’administration, 12% plus élevés que dans le secteur privé, et l’autre sur les subventions fédérales dans le milieu académique. Les deux fondateurs de l’institut, le Professeur Christoph Schaltegger et René Scheu, anciennement chef de la rubrique culturelle à la NZZ, restent relativement imperméables aux vives réactions suscitées et veulent continuer à «étudier les effets des activités étatiques avec une approche critique.»
«Fausse alerte : aucun·e chercheur·e n’est parti·e à cause d’Horizon Europe»
L’auteur de l’article explique comment les journaux suisses «ont exprimé la crainte et le désespoir des hautes écoles et des universités de voir la place scientifique suisse sombrer dans l’insignifiance […], après que l’UE a exclu la Suisse du programme de recherche Horizon Europe […]. C’est le contraire qui s’est produit : aucun·e chercheur·e de haut niveau n’est parti·e dans une université associée à Horizon en raison de l’exclusion de la Suisse». De plus, «[l]es programmes de recherche que l’UE ne cofinance plus sont désormais financés directement par la Suisse», et plus par Bruxelles.
Les médias suisses craignaient que le départ de 28 chercheur·es «de pointe» qui «se sont vu attribuer les prestigieuses [bourses] ERC Starting Grants 2021» allaient quitter la Suisse. Deux chercheur·es sont effectivement parti·es aux États-Unis, mais leur départ n’a «rien à voir avec l’exclusion de la Suisse d’Horizon» les universités américaines qui les ont recrutés n’étant pas elles-même associées à Horizon Europe. Deux autres chercheur·es «ont effectivement migré vers l’espace européen», mais cela n’aurait aucun lien avec l’exclusion de la Suisse du programme de recherche Horizon Europe. Finalement, les «24 des 28 chercheur·es de haut niveau continuent de travailler dans les universités suisses».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 juillet 2023
30Juin2023
Politique des hautes écoles
«Le gouvernement indien s’attaque à la science»
Le Conseil National pour l’Education (NCERT) supprime la théorie de l’évolution de Darwin, le tableau périodique des éléments et le théorème de Pythagore de manuels destinés aux jeunes entre 14 et 15 ans pour «alléger la charge de travail.» Selon le NCERT, cela ne concerne que la volée de 2023-2024, mais l’auteur d’un article dans le 24 Heures remet leurs propos en doute. «La mesure reflète l’idéologie du gouvernement fondamentaliste du [Bharatiya Janata Party]» écrit-il.
«La théorie de Darwin est scientifiquement fausse» déclarait en effet Satya Pal Singh en 2018, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur. «Aucun de nos ancêtres n’a dit ou écrit avoir vu un singe se changer en homme.»
«Fin de la discrimination positive dans les universités américaines»
Suite à la plainte déposée devant la Cours Suprême, le principe de discrimination positive dans les universités est à présent contraire à la Constitution.
Dans les universités qui avaient déjà proscrit la discrimination positive par le passé, il a été constaté non seulement une baisse des admissions de la part des groupes sous-représentés, mais aussi du nombre d’inscrits.
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- racisme
- égalité – origine sociale
- égalité – origine nationale
- accès aux études
- égalité – orientation sexuelle
- discrimination positive
«La Suisse freine les jeunes talents et ça coûte»
«L’organisation Allianz Chance+, une association d’institutions de formation suisses, a mené une enquête auprès de 1066 personnes de moins de 30 ans, tous niveaux de formation confondus. Ces sondés ont donné des informations sur leurs notes scolaires et sur leurs ambitions professionnelles. Il est ainsi apparu que les jeunes issus d’un milieu peu instruit ne parviennent pas à exploiter leurs possibilités malgré leur talent et leurs ambitions.» Cette situation coûterait à la Suisse entre 21 et 29 milliards de francs par an.
Il semblerait que le plus difficile à surmonter sont les «obstacles informels», parmi eux, le manque d’information et l’absence de modèles. Joris D’Incà, directeur de l’étude estime que «la Suisse doit désormais mieux exploiter son réservoir de talents et s’occuper davantage de la promotion.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 juin 2023
29Juin2023
Politique des hautes écoles
Perte de confiance à la HEP de Schaffhouse
À la suite d’un sondage, plus de 80% des étudiant∙es de la Haute école pédagogique de Schaffhouse disent qu’elles et ils ne recommanderaient pas leur école. Le corps estudiantin et professoral sont «démotivés et mécontents» et c’est la direction qui est plus particulièrement critiquée.
Beat Stöckli, président du conseil de la HEP de Schaffhouse, cherche à mettre en place des solutions pour faire face au malaise. Selon lui, le mécontentement est dû aux changements qui ont lieu depuis que son école est devenue un établissement autonome de droit public. La direction de la haute école a été renouvelée – une réforme fondamentale des filières d’études a été effectuée et un nouveau campus voit le jour. «Tout cela a certainement contribué à ce que les affaires courantes et certains flux de communication ainsi que certains processus de direction aient souffert de cette grande charge de travail» explique-t-il.
Gymnase en quatre ans
Adopté par le Conseil fédéral, approuvé par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique, le but de la démarche est d’assurer une compatibilité et une harmonisation du diplôme dans toute la Suisse et l’accès sans examen aux hautes écoles universitaires. Jura, Neuchâtel et Vaud sont les derniers cantons où le gymnase s’effectue en trois ans. Le gouvernement jurassien trouve que cela est «contraire au principe du fédéralisme» et souhaite mettre en place des démarches pour s’opposer à la décision du Conseil fédéral, tandis que Vaud déplore une «entaille dans l’autonomie cantonale». (Le Courrier)
La première volée de gymnasien∙nes concernée sera celle de 2035. Si la durée minimale semble faire l’objet d’un consensus, ce n’est pas le cas d’un durcissement des critères. Les milieux universitaires et économiques souhaiteraient que les «titulaires de maturité soient meilleurs» et regrettent que la « compensation des notes [soit] trop simples». À ce jour, c’est l’intégration d’un plus grand nombre de disciplines qui sera privilégiée. (Le Temps)
Nouveau secrétaire d’Etat nommé au Département fédéral des affaires étrangères
Alexandre Fasel, fribourgeois de 62 ans, a été nommé nouveau secrétaire d’Etat du DFAE par le Conseil Fédéral. En charge de la politique extérieure, il s’occupera entre autres du dossier européen, si un mandat de négociation formelle est approuvé.
«Les institutions profitent-elles d’un retour sur investissement lorsqu’une innovation scientifique voit le jour?»
La question se pose de savoir si les universités, L’EPFL, L’EPFZ ou les hôpitaux universitaires «profitent d’un retour sur investissement quand une innovation scientifique voit le jour […]. En Suisse les scientifiques sont payé·es par des fonds publics pour leurs inventions, ça c’est l’étape une, mais ce sont ensuite les start-ups qui en récoltent les fruits […]. [P]our gérer cette problématique, […] [les institutions publiques] disposent d’un office de transfert de technologie.»
Andrea Crottini, Directeur de l’office de transfert de technologie de l’EPFL, explique que le but est d’ouvrir la recherche au public, mais que «les résultats de recherche [sont] souvent protégés par des brevets ou par des droits d’auteurs». Cela implique que les institutions publiques doivent s’adresser aux entreprises afin qu’elles «fassent une tranlsaton de résultat de recherche vers le public». Les institutions y gagnent car un accord de licence exclusive signé avec l’entreprise leur permet de rester titulaire du brevet. De plus, concernant l’EPFL, le retour sur investissement se voit au moment où l’EPFL est payé, lors de la signature de l’accord de licence exclusive. Il existe également un pourcentage du chiffre d’affaire auquel elle a droit «en fonction des ventes que l’entreprise effectue en utilisant ce brevet.»
Une autre manière d’obtenir un retour sur investissement est d’avoir des parts d’entreprises, ce qui peut être possible que «si la start-up est fondée par les scientifiques, qui ont eux-mêmes inventé la technologie». Monsieur Crottini explique que «à peu près 40% des licences qu’on signe chaque année vont à des start-ups de l’EPFL». Ces start-ups peuvent ensuite être revendues à des privés.
Alors que pour les hôpitaux universitaires, le retour sur investissement est perçu grâce aux contrats de licence, mais ils ne peuvent pas revendre une start-up. Alberto Schena, Directeur du bureau de transfert de connaissances et de technologie du CHUV, explique que contrairement aux scientifiques de l’EPFL qui peuvent «être impliqué·es directement dans la start-up», les scientifiques du CHUV «n’ont pas le droit d’avoir un rôle exécutif dans la start-up».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juin 2023
28Juin2023
Politique des hautes écoles
«Genève abrite un campus russe»
«A la suite de l’agression de l’Ukraine, les universités suisses ont suspendu les liens institutionnels avec la Russie. Au bout du lac, une école délivre pourtant des diplômes en commun avec un établissement moscovite». Il s’agit de la Swiss School for International Relations (SSIR) basée à Genève, qui accueille «essentiellement des étudiants russophones, environ 200, dont la moitié est inscrite à l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO)». La MGIMO est un «centre de formation des diplomates russes» qui «avait établi plusieurs partenariats internationaux, y compris avec l’Université de Genève. Jusqu’à l’été 2022». En effet, suite à la prise de position «pro-guerre» d’Anatoly Torkunov, Recteur de la MGIMO, «l’Université de Genève, en accord avec les recommandations de swissuniversities, a suspendu tout nouvel échange avec la Russie […]. Contrairement à l’Université de Genève, la SSIR n’est pas tenue de suivre les recommandations de la faîtière des universités suisses, swissuniversities, car elle n’en est pas membre. Elle n’est pas davantage enregistrée auprès du Conseil suisse d’accréditation (CSA), l’organe de la Confédération et des cantons pour l’assurance qualité des hautes écoles. Rien ne l’y oblige dès lors qu’elle n’utilise pas le terme «université»». L’avocat de la SSIR précise que «[a]cun étudiant ne figure sur les listes des sanctions suisses et européennes».
Selon le classement Quacquarelli Symonds la Suisse est «en léger repli»
Selon le classement académique de Quacquarelli Symonds publié hier, «[l]es universités suisses s’affichent en léger repli», dû selon Quacquarelli Symonds, «au fait [que la Suisse] peine à propager son évidente qualité dans le monde et en particulier sur le marché du travail». Les universités suisses sont également «à la traîne» quand il s’agit d’un classement par rapport à l’indicateur de durabilité (introduit cette année). Si les universités de Bâle, de St-Gall et de Fribourg progressent, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) reste «toujours [la] meilleure université d’Europe continentale», d’autres universités font une «chute plus importante», en particulier l’Université de la Suisse italienne. (rtsinfo)
En Suisse romande «[l]a chute est marquée pour l’Université de Lausanne et l’EPFL, perdant respectivement 17 (203e à 22oe) et 20 (16e à 36e) places par rapport au recensement de 2023 […]. Pour l’EPFL, cette chute s’explique avant tout par un changement de méthodologie dans les calculs de QS, et l’instauration de deux critères liés à la durabilité et l’employabilité». La présidente de swissuniversities, Luciana Vaccaro, affirme que «cette tendance à la baisse doit nous rendre attentifs, alors qu’on ne sait toujours pas où l’on va dans nos relations avec l’Union européenne. Au vu des résultats, il ne faudrait pas diminuer le soutien apporté aujourd’hui à l’enseignement et
à la recherche.» (Le Temps)
«Il y a bien un Turc mécanique au cœur de ChatGPT»
Dans cet article, l’auteur insiste sur la distinction entre les capacités réelles de ChatGPT et celles qui lui sont attribuées à tort. GhatGPT passe les examens universitaires haut la main, mais dans certains cas, on lui a glissé en douce les feuilles de triche. «Nous avons trouvé des signes évidents qu’une partie importante de l’ensemble des données d’évaluation était contaminée de manière à permettre au modèle de tricher comme un étudiant à qui l’on aurait donné les réponses d’un test juste avant de le passer» révèlent des étudiant∙es du MIT, qui ont cherché à comprendre comment l’IA avait obtenu de si bon résultat aux tests de leur université.
Des études montrent également que l’utilisation de l’IA pour établir des diagnostiques en oncologie ou pour générer des jugements au tribunal ne s’avère pas pertinente. D’abord plébiscitée, l’IA s’avère par la suite «inutilisables dans des contextes réels.»
La politique fait-elle un bon usage de la science?
Dans un article paru dans la bz Basel, Stefan Schmid interviewe le Professeur et Docteur Peter Strohschneider sur la question du rôle de la science dans la prise de décisions politiques, en particulier dans les prises de décisions concernant la pandémie du COVID-19 et le climat. Selon le Pr Strohschneider «il y a trop de décisions politiques qui sont considérées comme «inéluctables» au nom de la science». Il nous met en garde sur cette pratique du moment où, selon lui, «(l)es connaissances scientifiques sont toujours soumises à la réserve du scepticisme méthodologique et d’une meilleure connaissance future. Il y a des progrès de la connaissance qui conduisent à une révision des connaissances actuelles. Un conseil scientifique sérieux rend également compte de ses propres incertitudes et de ses limites […].»
«Elle refuse de corriger les copies en raison d’un recours excessif à ChatGPT»
Une professeure de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Nancy «a décidé de manière
collégiale, avec ses autres collègues correcteurs», de ne pas corriger les examens d’une centaine d’étudiant·es de première année en raison «d’un recours excessif des étudiants au logiciel d’intelligence artificielle ChatGPT». Samuel Cruz-Lara, Directeur de l’IUT de Nancy, explique qu’«[u]ne modification du règlement intérieur de l’IUT est […] envisagée» et qu’il va demander de rajouter un paragraphe «concernant les outils de type intelligence artificielle, dont l’utilisation sera sanctionnée au même titre que le plagiat».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2023
27Juin2023
Politique des hautes écoles
L’autonomie académique: un équilibre entre plusieurs parties prenantes
Luciana Vaccaro, Rectrice de la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale, explique que «la question de l’autonomie ne se résume pas au savoir et à l’enseignement. Elle doit aborder aussi celle du financement et donc du contrôle […]». Selon Madame Vaccaro, «cette question doit être comprise comme un triangle entre la garantie de pouvoir exercer sa mission fondamentale sans pression, la nécessité de rendre des comptes sur la manière dont cette mission se traduit dans la gestion des ressources, et la confiance réciproque qui doit s’entretenir entre le pouvoir politique qui exerce sa responsabilité et le pouvoir académique qui s’inscrit dans la société – et le pays – auquel il appartient […]. L’autonomie, c’est la capacité de tenir compte de toutes les parties prenantes. Et donc de créer un équilibre de tous les intérêts politiques, économiques et sociétaux».
Déséquilibre dans le budget d’Horizon Europe
2,6 milliards d’euros en plus seront injectés dans le fonds de démarrage du Conseil européen consacré à l’innovation, mais il subsiste un «déséquilibre croissant entre la recherche fondamentale et l’innovation proche du marché dans le programme de recherche Horizon Europe.»
La directrice adjointe pour la gouvernance, le financement et le développement à l’Association européenne de l’université regrette cette disparité. «Nous répétons que l’investissement dans la recherche fondamentale doit être revu à la hausse au niveau européen dans un contexte de concurrence mondiale accrue» insiste-t-elle. Il a également été observé que «[l]’argent du pilier Horizon destiné aux grands projets de collaboration a déjà été détourné vers de nombreux projets politiques, tels que le nouveau Bauhaus européen et les cinq missions.»
- coupes budgétaires
- financement public
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- innovation
- égalité
La durabilité de l’EPFL à travers ses assiettes
Il y a trois ans, l’EPFL lançait un projet pour «diviser par deux l’empreinte carbone des 1,5 million de repas servis chaque année sur son campus». Bruno Rossignol, responsable de la restauration et des commerces du campus de l’EPFL, explique dans une interview comment l’EPFL met en pratique une transition écologique dans le secteur de la restauration du campus. L’EPFL a «réduit de moitié la présence de viande, [met] en place une journée uniquement ovo-lacto et des plats véganes […]. Aujourd’hui, 56% de ce qui est mangé à l’école est végétarien», explique Monsieur Rossignol. Les autres solutions adoptées sont le choix de produits de saisons et locaux et la renonciation à certains ingrédients, ajoute Monsieur Rossignol. Les prochaines étapes concernent l’eau, la provenance des produits, l’utilisation des produits bio, mais aussi l’innovation de l’infrastructure: «on a des cuisines vieilles de plus de 30 ans, très consommatrices d’énergie, que l’on va devoir rénover».
Casse-tête pour l’organisation de conférences aux Etats-Unis
Les lois anti-avortement et anti-LGBTQ+ de certains Etats américains mettent à mal les organisations de conférences aux Etats-Unis. En effet, certain∙es scientifiques craignent pour leur propre sécurité s’ils ou elles doivent se rendre dans des Etats où la loi est la plus restrictive.
Les organisateur∙trices tentent de mettre en place des mesures de sécurité, mais peu de sociétés se décident à changer de lieu, souvent pour des raisons de coûts.
Quand l’IA s’autodétruit
Puisque les formes d’intelligence artificielle tel que ChatGPT ne sont capables de «rédiger» des textes qu’en se basant sur des écrits préexistants, que se passe-t-il lorsqu’elle commence à se citer elle-même ? C’est déjà le cas, puisque de plus en plus de textes générés par l’IA ont été postés sur internet.
Dans une étude (The Curse of Recursion) menée par des chercheur·s britanniques et canadien·nes, le problème a été soulevé. Il semblerait qu’après plusieurs boucles, il ne veut plus rien dire et l’IA génère les symboles suivants : @-@. Concrètement, l’IA hallucine, car elle a oublié la distribution des données sous-jacentes, et elle s’auto-détruit («kannibalisiert sich selbst»).
Le Professeur d’informatique Ross Anderson explique que les «données contaminées pourraient menacer l’intégrité des écosystèmes numériques», faisant un parallèle avec les déchets jetés dans l’océan qui menacent l’environnement. Quant à lui, «[l]’auteur Ted Chiang avance des arguments dans un essai pour le «New Yorker», que la qualité de la copie des IA vocales diminuent à chaque nouveau cycle.»
Le risque, selon l’auteur de l’article, c’est qu’à force d’être recyclées, de nouvelles idées ne soient plus développées. L’IA finira par s’autociter, comme lorsque les scientifiques sont coincé∙es dans un cercle de citation, et il sera impossible de retrouver la source, puisque l’IA est un système hermétique, comme «une sorte de boite noire.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 juin 2023
26Juin2023
Politique des hautes écoles
«Malgré les doutes, Genève tient à son Institut Confucius»
De plus en plus d’Instituts Confucius ferment aux Etats-Unis et en Europe, mais l’Université de Genève (UniGe) tient à garder le sien. À la suite d’un rapport d’évaluation externe, qui ne préconisait pas de fermer l’Institution, l’UniGe suit néanmoins une partie de ses recommandations.
Quels sont les risques potentiels dans la poursuite de ce partenariat ? La réputation de l’université, sa «neutralité» et que l’institut ne devienne «un organe de propagande chinois». La direction de l’Institut n’est quant à elle pas menacée, car l’université genevoise «dispose seule du pouvoir de signature.»
Le rectorat ne souhaite pas stigmatiser la Chine, mais au contraire «poser de façon plus générale la question de la transparence, de la liberté académique et de l’autocensure avec les partenariats internationaux.» Le comité d’éthique et de déontologie de l’UniGe se charge de veiller à ce qu’il n’y ait pas «une quelconque ingérence dans la gestion de l’Institut Confucius» assure le Vice-recteur Stéphane Berthet.
«Martin Hartmann deviendra Recteur de l’Université de Lucerne»
Martin Hartmann, Professeur de philosophie et Doyen de la faculté des sciences culturelles et sociales de l’Université de Lucerne (UNILU) depuis 2020, succèdera au Recteur de l’UNILU, Bruno Staffelbach, à partir du 1er août 2024.
L’Unil dans les médias
«Une pétition contre la précarité des doctorant·es»
Le syndicat des Service public Vaud (SSP Vaud) et l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·es de l’Unil (Acidul) avaient lancé en février une récolte de signatures pour une pétition adressée à la direction de l’UNIL. «[…] [C]ette pétition vise les inégalités qui touchent la rémunération, les taux d’engagement et la durée des contrats [des doctorant·es]» et a été remise à la direction après avoir recueilli plus de 1000 signatures.
Antoine Chollet, Maître d’enseignement au sein de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL, explique que les doctorant·es financé·es par le FNS ont davantage de temps à dédier à leur thèse que les doctorant·es financé·es par l’UNIL, qui consacrent la moitié de leur temps à des tâches d’assistanat. En revanche, les doctorant·es financé·es par l’UNIL gagnent mieux que les doctorant·es financé·es grâce à un fonds externe.
Jérôme Rossier, le Vice-recteur des ressources humaines de l’UNIL, «explique qu’il partage la volonté d’améliorer [les] conditions salariales [des chercheur·ses] […]. Il ajoute que l’Unil souhaite «que les salaires des doctorant·es financé·es par l’extérieur se calquent sur les salaires des universités»».
- financement tiers
- carrière académique
- employabilité des diplômé·e·s
- conditions de travail
- formation – doctorant·e·s
Revue de presse UNIL 26 juin 2023
23Juin2023
Politique des hautes écoles
Scientifiques agacés par les pseudo-expert∙es
Deux professeurs ont publié un guide satirique, L’expertise sans peine, afin de dénoncer la «profusion de pseudo-experts dans la sphère médiatique». S’étant «inspirés de figures omniprésentes sur les plateaux télévisés français», leur ouvrage comporte une première partie composée d’exercices «loufoques». La seconde partie, plus sérieuse, revient sur le besoin d’expertise.
Les auteurs ne font pas un reproche direct aux médias, mais critiquent le système en lui-même. Disponibles, les pseudo-expert∙es entrent dans le circuit, reçoivent une fausse légitimité à travers les médias et reviennent mettre leur grain de sel encore et encore.