«Raphaël Germann et Yves L’Eplattenier se partagent la direction du Service des sports de l’Université de Neuchâtel (SUN). Ils succèdent à Bertrand Robert».
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6Nov2023
Politique des hautes écoles
Genève: La bibliothèque des Bastions n’aura pas la place pour tous les livres
Le renouvellement de la bibliothèque des Bastions a commencé en 2022 et se terminera en 2027. Alors que le chantier a débuté récemment, des questionnements ont déjà surgi: 60’000 ouvrages (ou 40%) de la future collection de l’Université de Genève (UNIGE) ne pourront pas être placés dans la future bibliothèque des Bastions une fois la rénovation terminée. À la place, ces ouvrages seront transférés au Dépôt de la Bibliothèque universitaire (DBU) et «pourront être commandés et reçus dans un délai de vingt-quatre heures par les utilisateurs». Les enseignant·es de la Faculté des lettres trouvent cela «inacceptable» et «s’inquiètent»: certain·es se demandent «comment n’a-t-on pas pu prévoir suffisamment d’espace?» et regrettent qu’«on [leur] avait dit qu’il y aurait davantage de place qu’initialement».
L’UNIGE affirme qu’«[i]l n’y a pas d’erreur, les travaux du bâtiment central viennent de commencer, conformément au projet validé par l’Université, sur lequel se base l’autorisation de construire» et «qu’il est connu depuis le début du projet que les surfaces disponibles dans le bâtiment central de Bastions après rénovation sont inférieures à celles actuellement exploitées à Battelle». L’UNIGE affirme en outre que «les plans d’aménagement du bâtiment font encore l’objet de discussions et restent à affiner», et que les critères définitifs pour décider quels ouvrages ne se trouveront pas à la bibliothèque des Bastions «ne sont pas arrêtés». Néanmoins le service de communication de l’UNIGE donne des indices: «on parle par exemple (des ouvrages) qui n’ont jamais été empruntés depuis l’an 2000, de ceux disponibles en plusieurs exemplaires, des encyclopédies ou dictionnaires disponibles en ligne […]».
«Israël-Palestine: situation tendue à Uni-Mail»
Vendredi matin à Uni-Mail (Université de Genève), les agent∙es de sécurité sont intervenu∙es plusieurs fois pour «appeler au calme». Une «action pour la libération des otages israélien∙nes détenu∙es dans la bande de Gaza par le Hamas» se tenait au même endroit qu’un stand d’une association pro-palestinienne, ce qui a mené à un débat qui a vite dérapé.
Marco Cattaneo, directeur de la communication de l’université de Genève, a répondu aux critiques. Une étudiante a reproché qu’au «[v]u [de] la tension que provoque le conflit, l’université n’aurait jamais dû autoriser une si grande manifestation, surtout quand les organisateur·trices ne sont même pas des universitaires». M. Cattaneo rappelle que «le bâtiment n’est pas réservé aux associations universitaires mais accueille beaucoup d’événements tant privés que publics». Il déclare également que «[l]a liberté d’expression implique bien évidemment le désaccord, et l’université garantit qu’il puisse s’exprimer dans le respect». (Le Courrier)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2023
Deux présidents en visite à l’UNIL
«La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Suisse passera par l’Université de Lausanne. Le président français sera accompagné d’Alain Berset pour deux heures de discussion sur le thème de l’Europe le 16 novembre.» […] Cet «événement surprise» a été annoncé mercredi dans un courriel envoyé aux étudiants par l’alma mater. «Les deux présidents traiteront de leurs points de vue sur l’Europe», indique le communiqué, qui précise qu’un programme détaillé sera transmis prochainement.» (RTS Info)
«Joli coup de l’UNIL» salue le 24 Heures. «À noter toutefois que l’événement est réservé aux membres de l’UNIL et de l’EPFL. Constater que le lien qui permet de s’inscrire en ligne est saturé depuis des heures suffit à mesurer l’engouement des étudiants pour cette rencontre exceptionnelle.»
«[C]ette visite est la concrétisation d’un processus progressif d’amélioration dans la relation bilatérale» explique Marc Ferracci, député des Français de Suisse et du Liechtenstein. «Ça fait suite à une situation de refroidissement, il ne faut pas se voiler la face. […] J’espère que la page est en train de se tourner, et je pense qu’il y a maintenant l’espace politique pour avancer.» (Le Matin Dimanche)
3Nov2023
Politique des hautes écoles
Université de Zurich : quand «une Ecole d’Automne Marxiste» fait sa pub pendant un cours de psychologie
Un professeur de psychologie a tendu le micro à une étudiante de l’université de Zurich afin «[…] qu’elle puisse faire sa diatribe politique au nom de l’organisation MSZ […]», l’association estudiantine marxiste de Zurich. L’association cherchait à recruter de nouveaux membres, alors que l’institution «[…] a récemment interdit une manifestation […]» sur le campus.
Le journaliste relatant l’incident s’interroge, un brin ironique, sur le discours de l’étudiante, qui n’a «pas dû voir à quel point le communisme fonctionnait de manière fantastique lors de son effondrement en 1989». Il relève également que «[…] si le capitalisme, l’argent, l’État et les gouvernements ne fonctionnaient pas, il n’y aurait ni université de Zurich, ni études de psychologie et encore moins de contribuables pour financer les études coûteuses de cette communiste enragée.»
«À la fin de son discours, «l’étudiante a fait librement de la publicité pour l’«Ecole Marxiste d’Automne» à Bienne. Celle-ci est gérée par la même organisation «Der Funke», qui est également membre de la Jeunesse socialiste suisse, […] qui rêve publiquement de l’éradication de l’Etat d’Israël […] [et] qui n’a peut-être plus aucune idée, par manque de connaissances historiques, que le communisme a assassiné cent millions de personnes au XXe siècle.»
- engagement politique
- associations estudiantines
- rôle des universités
- racisme
- profil – universités
- médias et universités
- liberté d’expression
Pour ou contre le «positionality statement» ?
Le positionality statement (ou en français, la déclaration de position) est une pratique qui est en augmentation et qui divise le monde scientifique, selon le journal de Science. Ajouter à un article scientifique «[…] la race, l’ethnicité, la situation géographique, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, le statut de handicap et le niveau de carrière […] sont déjà une pratique établie dans de nombreuses sciences sociales, telles que la sociologie et l’anthropologie.» Cette tendance semble également s’étendre aux autres domaines de la science et devient même un critère pour certains journaux.
Certain∙es chercheur∙es saluent le procédé tandis que d’autres le décrient. Pour Alejandra Núñez-de la Mora, anthropologue biologique à l’université de Veracruz, «[i]l s’agit d’une invitation à réfléchir plus largement au rôle du chercheur dans le travail qu’il tente de comprendre.» Patricia Nayna Schwerdtle, «qui étudie la santé publique mondiale à l’université de Heidelberg», n’est pas du même avis. «[Elle] trouve étonnant que [la publication de déclarations de position] soit si répandue sans qu’il soit prouvé qu’elle permette réellement d’atteindre les objectifs fixés.» Sa principale inquiétude est «[…] que les déclarations de position ne servent qu’à donner des signaux de vertu et passent sous silence des questions plus profondes, telles que la crise de la reproductibilité dans le domaine scientifique.»
«Au moins une équipe de chercheurs étudie si ces déclarations ont l’effet escompté. Rose Oronje, chercheuse à l’African Institute for Development Policy, et ses collègues de la Liverpool School of Tropical Medicine évaluent les résultats de la publication de déclarations de réflexivité – une pratique similaire qui encourage les chercheurs engagés dans des collaborations mondiales à réfléchir à la manière dont leur travail reconnaît les communautés impliquées.»
- transparence – recherche
- recherche – éthique
- égalité – origine nationale
- évaluation – chercheur·e·s
- égalité – orientation sexuelle
Nouveau parc technologique pour l’EPFL
«Alors que l’EPFL Innovation Park déborde, un deuxième complexe est en projet. Il devrait amener 1200 places de travail […].»
«Il a passé le cap des trente ans, accueille 500 entreprises et plus de 2800 personnes actives dans l’innovation de pointe. À Écublens, l’EPFL Innovation Park est l’un des plus importants parcs technologiques de Suisse. Et il est plein comme un œuf. C’est pourquoi un deuxième site devrait se construire, à un jet de pierre, toujours dans la même commune. La mise à l’enquête est annoncée de mi-novembre à mi-décembre, donnant l’occasion de présenter à la population, mardi soir, les ambitions de ce nouveau projet.»
Baptisé Ecotope, le complexe est financé par la Fondation EPFL Innovation Park et sera construit avec du bois et du béton recyclé.
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- profil – EPF
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 novembre 2023
2Nov2023
Politique des hautes écoles
Grande-Bretagne : campagne nationale contre le harcèlement en milieu universitaire
«Un groupe d’universitaires et d’autres membres du personnel de plusieurs universités britanniques ont lancé une initiative indépendante pour lutter contre les brimades et le harcèlement dans l’enseignement supérieur. L’un des objectifs du groupe est de plaider en faveur de la création d’un médiateur indépendant auquel les personnes victimes de harcèlement peuvent s’adresser si elles estiment que leur établissement ne traite pas leur plainte de manière adéquate.»
Astrophysicien à l’université de Cambridge, Wyn Evans est l’un des responsables du 21 Group, un groupe de défense spécialisé qui a été lancé le 1er novembre. Ses objectifs sont de récolter des données sur le harcèlement de manière plus large et «[…] de plaider en faveur de la création d’un bureau de médiateur indépendant pour le système d’enseignement supérieur britannique, afin que les étudiants puissent s’adresser à quelqu’un si les établissements traitent mal les plaintes pour brimades. Un tel organisme existe pour les étudiants de premier cycle – l’Office of the Independent Adjudicator for Higher Education – mais pas pour les autres membres du système universitaire.»
«Des enquêtes menées dans divers départements universitaires et disciplines académiques du Royaume-Uni indiquent qu’environ 30 à 40 % des étudiants, des universitaires et d’autres membres du personnel sont victimes d’intimidation ou de harcèlement de la part d’un membre de leur département ou de leur domaine d’activité, précise M. Evans. Le harcèlement peut avoir des effets pernicieux et durables sur le travail et la santé mentale d’une personne.»
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
Un «premier pas» vers une législation de l’IA
«La Chine, les Etats-Unis, l’UE et une vingtaine de pays ont signé mercredi au Royaume-Uni la déclaration de Bletchley pour un développement «sûr» de l’intelligence artificielle (IA), lors du premier sommet international sur l’essor fulgurant de cette technologie.»
«Face au potentiel grandissant des modèles comme ChatGPT, la déclaration de Bletchley «montre que pour la première fois, le monde se réunit pour identifier le problème et mettre en avant ses opportunités» a souligné la ministre britannique de la Technologie Michelle Donelan à l’AFP. Cette réunion «n’a pas pour objectif de poser les bases d’une législation mondiale, elle doit servir à tracer une voie à suivre», a-t-elle précisé.» (Blick.ch)
Entretien d’embauche de grande ampleur
Hier 300 personnes se sont réunies dans une salle d’Uni Dufour à Genève pour un entretien d’embauche d’exception : celui des deux candidates en lice pour le poste de rectrice de l’Université de Genève. «Dans le public, de nombreux représentants du corps enseignant, des professeurs, des chercheurs, du personnel administratif mais aussi des étudiants. Présents également les 45 membres de l’Assemblée de l’Université.»
«La présentation publique est une première dans la République, jamais aucun candidat à un poste dirigeant d’une grande institution genevoise n’a dû affronter une telle épreuve. Cette nouvelle procédure a été mise en place par l’Assemblée de l’Université, après le refus du Conseil d’État de nommer Eric Bauce en janvier dernier.» Le choix de la nouvelle rectrice se fera le 22 novembre.
- carrière académique
- direction des hautes écoles
- profil – universités
- médias et universités
- collaboration hautes écoles – politique
- politique – Genève
Le Recteur de l’UZH critiqué par les associations de personnes handicapées
La Conférence des personnes handicapées du canton de Zurich, de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants (FSA) et de l’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich (VSUZH) critiquent le Recteur de l’Université de Zurich (UZH), Michael Schaepman, selon lequel «il ne faut pas non plus parler de «compensation des avantages»[pour les personnes handicapées]».
«Ces organisations lui reprochent de minimiser ou d’ignorer les besoins des personnes handicapées […]. Il a par exemple déclaré lors de l’interview : «Si nous ne proposions des podcasts qu’à ces personnes (handicapées), nous les privilégierions et d’autres se plaindraient d’être désavantagées»». La VSUZH prend position et affirme que non seulement Monsieur Schaepman «[favorise] […] la discrimination des étudiants handicapés, mais [il remet] fondamentalement en question leur présence à l’université». L’UZH n’a pas souhaité s’exprimer aux médias et compte d’abord répondre à la VSUZH.
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
- accès aux études
- égalité – handicap
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2023
1Nov2023
Politique des hautes écoles
«Bâle-Ville doit soutenir un projet de recherche international»
«Le gouvernement bâlois dépose une demande de contribution étatique de 4 millions de francs pour le projet de recherche international «Clinnova – Innovation in Healthcare» pour la période de 2024 à 2026. Le projet vise à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle dans les grandes quantités de données pour le secteur de la santé.»
«Le Conseil d’Etat voit dans ce projet une «excellente opportunité» de contribuer à la recherche de pointe, de faire progresser le développement numérique dans le domaine de la santé, comme il l’écrit dans son bulletin de mardi. Il s’agit d’encourager l’utilisation des données numériques de santé pour la recherche.» (Nau.ch)
- transformation numérique
- financement public
- gestion de données de recherche
- recherche de fonds
- recherche – pluralité
- intelligence artificielle
Réfugié∙es et universités suisses
«De nombreux réfugiés, notamment d’Ukraine, sont bien formés. Cela a conduit à un changement de mentalité et plusieurs universités proposent désormais des cours de préparation pour les réfugiés.» Un projet pilote lancé par l’université de Berne a pour but de permettre aux personnes réfugiées en Suisse d’accéder aux hautes écoles et universités plus facilement
Les étudiant∙es réfugié∙es sont confrontés à différents problèmes. Ne possédant pas de maturité fédérale, elles et ils ne peuvent pas toujours accéder aux bancs des universités. Ensuite, toutes et tous ne parlent pas parfaitement la langue exigée pour le cursus d’étude. De plus, pour les ukrainien∙nes par exemple, leur statut de protection ne leur permet pas de rester tout au long du cursus. Elles et ils doivent parfois repartir avant que celui-ci ne soit achevé, si la situation dans leur pays est à nouveau considérée comme sûre. (Nau.ch)
Le programme, nommé «Kompass», n’a pu compter que 20 participant∙es, alors qu’il y avait 70 inscrit∙es à l’origine. «[F]inancé par la Confédération et le canton, des fondations privées et l’université», il a débuté fin août et dure deux semestres. (Berner Zeitung)
- profil – universités
- mobilité étudiante
- égalité – origine nationale
- accès aux études
- enseignement – langue·s
- égalité – religion
«Conseil stratégique du CHUV adoubé»
«Le Grand Conseil vaudois a ratifié hier la composition du nouveau Conseil stratégique du CHUV à Lausanne. Avec ses neuf membres, cet organe de réflexion et de prospective nommé pour cinq ans sera un intermédiaire entre le CHUV et le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). […] La création d’un Conseil stratégique (CS) découlait du contre-projet du Conseil d’Etat à une initiative du PLR visant à autonomiser le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).» (Le Courrier)
Un peu plus de sous pour l’UniNE
«Les députés neuchâtelois ont accepté mardi sans opposition le mandat d’objectifs 2023-2026 de l’Université de Neuchâtel (UniNE). Ils ont porté le crédit quadriennal à 211 millions, contre 200 millions dans la version du Conseil d’Etat. Les taxes universitaires ne devraient pas augmenter.»
«L’enveloppe financière proposée par le gouvernement était jugée inférieure aux besoins estimés par l’UniNE. Cette dernière souhaitait 54 millions de francs (soit 216 millions sur quatre ans) pour mener à bien ses objectifs.» L’Université obtient moins que ce qu’elle souhaitait à l’origine, mais le secrétaire général Fabian Greub se dit «soulagé» et reconnaissant envers le canton de Neuchâtel «qui fait le maximum». Il craint néanmoins la concurrence, car «si les autres ont plus d’argent à disposition, ça devient très, très difficile de régater […].»
«[L]’Université n’est pas au point mort. Le nombre d’étudiants a augmenté de 12% à la rentrée» déclare Crystel Graf, la conseillère d’Etat en charge de la Formation. «L’établissement est toutefois face à des défis qui doivent être vus comme des opportunités. Il faudra faire preuve de créativité pour construire des solutions innovantes». (RTS.ch)
- financement public
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- taxes d’études
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2023
31Oct2023
Politique des hautes écoles
Avis: financement privé dans les universités suisses
«[L]e débat sur le financement de l’enseignement et de la recherche universitaires par l’économie privée» est d’actualité, mais reste une pratique «encore méconnue et mal comprise en Suisse. Pourtant, la tendance est à la hausse. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (2019), la part de financement privé des universités et des écoles polytechniques fédérales va de 10 à 41% selon les établissements. Ces partenariats, […] [concernent] la finance, […] la médecine, la pharmacie et une vaste palette de technologies».
Que pensent les experts du financement des universités par les banques ? Pour François Degeorge, Professeur de finance à l’Université de la Suisse italienne et directeur du Swiss Finance Institute, cette pratique n’est pas problématique et il ajoute que «des banques financent des fondations sans but lucratif, en coopération avec des universités. Ces fondations sont dotées d’une gouvernance scientifique stricte qui vise à l’excellence académique et qui assure l’indépendance des universités et des chercheurs».
Marc Chesney, Professeur de finance à l’Université de Zurich, s’oppose à l’avis de Monsieur Degeorge et «estime que «recevoir des montants d’une ou plusieurs grandes banques incite soit à se taire, soit à défendre l’agenda de ces institutions». Comme exemple, il cite certains sujets de recherche qui selon lui «ne sont pas pertinents pour le bien commun»».
- financement tiers
- liberté académique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
«L’EPFZ dans la ligne de mire des grandes puissances»
«Aucune autre haute école suisse n’entretient des contacts aussi intenses avec la Chine que l'[Ecole polytechnique fédérale] : elle a des contrats de coopération avec quatre universités de l’Empire du Milieu. Mais selon la «NZZ am Sonntag», les demandes de chercheurs chinois qui souhaitent venir à l’école polytechnique sont examinées de plus en plus intensivement, notamment en raison de soupçons d’espionnage. Des chercheurs ont déjà été refusés pour cette raison.»
Suite à la décision de l’ex-président américain, Donald Trump, de «[…] [déclarer] l’état d’urgence national dans le domaine des télécommunications «pour se protéger des ennemis étrangers »», l’EPFZ a dû prendre certaines mesures. Leur décision a été de ne «[…] mettre aucune technologie américaine à disposition de Huawei […].» Pourtant, «[s]elon la Confédération, les contrôles à l’exportation des États-Unis ne sont pas juridiquement valables. Les hautes écoles suisses décident de manière autonome avec quelles institutions étrangères elles coopèrent et à quelles conditions.»
«La Suisse se trouve dans une position typique de pays tiers, celle de devoir choisir l’un ou l’autre côté. Le savoir-faire des hautes écoles suisses est convoité au niveau international, en particulier celui de l’EPF. L’école polytechnique souhaite maintenir les échanges scientifiques avec la Chine, mais en même temps, la situation géopolitique mondiale s’aggrave. Et la Confédération reste à l’écart, elle n’affirme pas ses propres valeurs et n’a pas défini de limites claires.»
- espionnage
- transparence – recherche
- politique – Suisse
- rôle des universités
- recherche – éthique
- profil – EPF
- recherche – impact
USA: le gouvernement face aux discriminations dans les universités
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël, il y a aux Etats-Unis une «hausse alarmante des incidents antisémites dans les écoles et sur les campus universitaires». Le gouvernement américain se mobilise: «l’exécutif américain organise une réunion avec des représentants d’organisations juives» et «[l]e ministre de l’Éducation […] [se rendra] dans une université et [participera] à une table ronde avec des étudiants juifs […]. L’exécutif américain assure par ailleurs avoir simplifié les procédures permettant de porter plainte pour discrimination sur les campus américains, par exemple pour les personnes victimes d’insultes à caractère antisémite ou islamophobe».
- politique – Etats-Unis
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- antisémitisme
Un temple de la Chaux-de-Fonds reconverti en centre de séminaires pour l’UNINE
«La Ville, l’Université de Neuchâtel et l’Association de sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises (Aspam) collaborent sur un projet de sauvegarde et de réaffectation du temple des Eplatures. Il sera non seulement reconstruit, mais aussi reconverti en lieu scientifique et culturel et comportera des logements pour les étudiants.» Après la tempête qui a frappé la ville de la Chaux-de-Fonds le 24 juillet de cette année, le temple a besoin d’être reconstruit. «Les travaux devraient être terminés en 2025.»
«La nef deviendra une sorte de salle polyvalente. Nous garderons toutes les qualités architecturales de l’édifice», ajoute la présidente de l’Aspam. Dans les combles, une cafétéria d’une vingtaine de places sera aménagée. Une petite cuisine pour réchauffer des plats prendra place dans la nef» explique Jean-Daniel Jeanneret, président de la ville.
«Le rectorat voit du potentiel, notamment pour les formations de troisième cycle de type écoles doctorales. Une école doctorale est un rassemblement de quelques jours entre doctorantes et doctorants qui travaillent sur des thématiques apparentées, au niveau romand, suisse ou international, parfois avec des scientifiques invités. On peut aussi imaginer y organiser des séminaires facultaires sous forme de bloc de quelques jours, de la formation continue, des journées de réflexion, ou y accueillir des groupes de recherche invités dans le cadre de partenariats internationaux» se réjouit Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel.
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Genève: «Ils veulent plus de logements pour les étudiants»
Selon une étude de JLL, leader du conseil en immobilier, «[l]’offre en logements étudiants ne couvre qu’à peine 10% de la demande». Ainsi, pour apporter une solution à la pénurie de logements pour étudiant·es à Genève, trois ancien·nes étudiant·es de la Haute École de gestion créent la start-up «Immocrush» avec le but de convertir les bureaux vides en logements étudiants. «Leur solution repose sur un principe de «cocons». Chaque personne dispose d’une petite chambre – un cocon avec lit, bureau et armoire. Le reste de l’espace est commun: grande cuisine, pièce à vivre, salles de bains et toilettes».
Le trio d’ancien·nes étudiant·es est finaliste du Prix IDDEA pour les entreprises durables, et «espèrent ouvrir leur première résidence pour la rentrée de septembre 2024 […]. Fin mars, [ils devraient] avoir la version finale de [leurs] cocons, à ce moment-là [ils vont] l’exposer dans le hall d’Uni Mail pour que les étudiants puissent découvrir [leur] projet et [leur] faire leurs retours».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2023
30Oct2023
Politique des hautes écoles
«Les cantines scolaires verdissent de plus en plus leurs menus»
Les cantines scolaires et universitaires ne cessent d’adapter leur offre aux défis de la transition écologique et de l’augmentation de la population mondiale. Ainsi, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «s’est […] dotée d’un cahier des charges en matière d’alimentation responsable […], [et] [l]es étudiants et professeurs ont progressivement modifié leurs habitudes». Bruno Rossignol, responsable du secteur de la restauration et des commerces à l’EPFL, explique qu’«[ils ont] mis un jour strictement végétarien depuis 2018 […]. La moitié de l’offre de repas est par ailleurs ovo-végétarienne […]. La part des repas végétariens est passée de 5% en 2018 à 56% aujourd’hui», mais l’objectif de l’EPFL est d’augmenter cette offre à 80% jusqu’à 2028.
Julien Meillard, adjoint à la transition écologique à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL), explique que sur le campus universitaire «[u]ne journée par semaine est végétarienne […]. Au quotidien, on impose aussi à nos exploitants-restaurateurs que le plat le moins cher soit végétarien».
Tant l’UNIL que l’EPFL ne comptent pas s’arrêter là: à l’UNIL «[l]e nombre de jours strictement végétariens devrait être augmenté à partir de la prochaine rentrée académique». À l’EPFL, «[l]es quelque 17’700 personnes présentes sur le campus ont voté pour éliminer des cartes le bœuf et le veau, très impactants pour le climat, et de favoriser la volaille et les viandes dégageant moins de CO2 en élevage».
«Gisela Michel est la nouvelle vice-rectrice à l’enseignement de l’Université de Lucerne»
Gisela Michel, Professeure ordinaire de comportement social et de santé à l’Université de Lucerne (UNILU), «sera la nouvelle vice-rectrice de l’enseignement et des relations internationales de l’Université de Lucerne à partir du 1er août 2024», en succédant ainsi à Martina Caroni. (nau.ch)
«Une professeure licenciée en Chine pour avoir fait des recherches sur Tiananmen»
Rowena He, Professeure agrégée d’histoire au sein de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK), se penche sur la question de la répression des manifestations pro-démocratie sur la place Tiananmen à Pékin, à travers la publication d’un livre en 2014 et de nombreuses recherches. «Le sujet de la répression des manifestations de la place de Tiananmen est très sensible pour les dirigeants communistes et toute commémoration interdite en Chine continentale […]. Hong Kong a pendant longtemps été le seul endroit de Chine, avec Macao, à une moindre échelle, où toute commémoration des victimes de l’intervention de l’armée chinoise contre ces manifestants pacifiques, qui a fait des centaines, voire plus d’un millier de morts, était tolérée. Mais en raison de la reprise en main par Pékin du territoire autrefois semi-autonome, les veillées à la bougie en mémoire des victimes sont interdites depuis 2020.»
Conséquence pour la professeure: licenciement avec effet immédiat et refus du prolongement de son visa par les autorités. «Un porte-parole de l’université CUHK a affirmé que «l’emploi de résidents non permanents est conditionné par la possession d’un visa valide. Les décisions relatives aux visas relèvent du département de l’immigration et l’université n’est pas en mesure de peser sur l’attribution des visas»». (rts.ch)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2023
27Oct2023
Politique des hautes écoles
Frais d’université doublés
Le gouvernement québécois a annoncé au début du mois d’octobre que les frais de leurs universités seront doublés pour certain∙es étudiant∙es à partir de l’automne 2024. «Les étudiants anglophones de l’extérieur de la province» verront leurs frais passer de 8’922 $ CA à 17’000 $ CA. «En outre, la province a annoncé que les frais de scolarité pour les étudiants étrangers – à l’exception des pays avec lesquels le Québec a conclu des accords (par exemple, la France et la Belgique) – augmenteront pour atteindre au moins 20 000 $ CA. Elle a également supprimé la limite des frais supplémentaires que les universités peuvent facturer.»
La première raison avancée par le gouvernement est économique. «Cela coûte très cher au gouvernement du Québec et aux contribuables québécois pour des étudiants qui sont venus ici et qui n’y restent pas», a déclaré Pascale Déry, ministre de l’enseignement supérieur du Québec lors de la conférence de presse organisée pour annoncer le changement.» La seconde raison évoquée : dissuader les étudiant∙es anglophones, une «menace pour le «visage français» de Montréal».
Les universités de McGill, Concordia et Bishop risque d’être impactées par cette décision et leurs dirigeants s’en insurgent. «Sébastien Lebel-Grenier, directeur de Bishop, a qualifié de «catastrophique» la perte d’environ un quart des revenus de l’université (payés par les 30 % d’étudiants de l’école qui viennent d’autres provinces).»
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Majorité d’élu∙es diplômé∙es
Selon une étude de l’Université de Lausanne, les haut∙es diplômé∙es constituent la majorité lors des élections et dominent le Parlement. Les membres du Parlement ont un pourcentage de personnes avec un niveau de formation élevé beaucoup plus grand que celui de la population suisse.
Néanmoins, ils et elles sont moins nombreux∙ses qu’il y a quatre ans, «[…] à cause de la progression de l’UDC, le premier parti de Suisse […]» qui propose moins de candidats diplômés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 octobre 2023
26Oct2023
Politique des hautes écoles
François Abbé-Decarroux dit au revoir à la HES-SO Genève
En poste depuis 2006 à la tête de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale, François Abbé-Decarroux prend sa retraite le 1er novembre de cette année. Il sera succédé par Daniela Di Mare Appéré.
Tirant le bilan de sa carrière, il estime que la situation de la HES-SO est «plutôt bonne.» Selon lui, «[l]a probabilité d’avoir un emploi une année après l’obtention d’un diplôme HES est en effet très élevée. Plus de 97%, tous domaines confondus. Le bachelor HES, qui est en principe le titre professionnalisant dans une HES, offre une employabilité plus grande que le master obtenu dans une université ou une école polytechnique fédérale.»
Parmi les plus grands défis de son poste, les problèmes liés aux infrastructures sont en tête. En effet, le peuple genevois avait dit non au projet de construction de la Cité de la musique pour la Haute Ecole de Musique. Autre exemple, le bâtiment de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture, est trop vieux et dont les fonds manquent pour une éventuelle rénovation.
- financement tiers
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Recherche: 84 millions de francs suisses alloués par le Conseil fédéral pour 2024
«En raison de la non-association actuelle au paquet Horizon, les chercheurs en Suisse ne sont pas autorisés à participer aux appels d’offres européens correspondants». (blick.ch)
Ainsi, le Conseil fédéral prévoit 84 millions de francs en 2024, «alloués au titre de mesures transitoires pour remplacer les bourses «Starting Grants» et «Consolidator Grants» 2024 du Conseil européen de la recherche (ERC)».
«Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation chargera le Fonds national suisse de lancer les appels à projets «SNSF Starting Grants 2024» et «SNSF Consolidator Grants 2024». D’autres mesures de soutien pourraient être annoncées l’an prochain, précise le Département de l’économie, de la formation et de la recherche». (La Côte)
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USA: rédacteur en chef de revue licencié à cause d’un post sur X à propos de Gaza
L’éminente revue à accès libre eLife, dont l’éditeur est le Howard Hughes Medical Institute (HHMI) de l’Université de Californie, a licencié son rédacteur en chef, Michael Eisen. Monsieur Eisen explique que le motif de son licenciement est qu’il a retweeté un article satirique de @TheOnion intitulé «Les Gazaouis mourants critiqués pour ne pas avoir utilisé leurs derniers mots pour condamner le Hamas» et qui a été «[perçu] comme prenant parti pour les Palestiniens au détriment d’Israël».
La revue eLife écrit dans un communiqué que «[l]’approche [de Monsieur Eisen] du leadership, de la communication et des médias sociaux a, à certains moments clés, nui à la cohésion de la communauté que nous essayons de construire et, par conséquent, à la mission d’eLife». Mais cette nouvelle n’a pas été bien reçue par certain∙es collaborateur∙ices d’ eLife et «[p]lusieurs rédacteurs en chef d’eLife ou conseillers de la revue ont déjà démissionné pour protester contre [le] licenciement [de Monsieur Eisen]», que ces personnes qualifient comme «dangereux […] pour la liberté d’expression dans [leur] communauté universitaire».
Monsieur Eisen «affirme qu’il ne s’inquiète pas de son avenir […], [mais qu’il] s’est toutefois inquiété du sort des personnes moins privilégiées, qui pourraient avoir peur d’exprimer leurs opinions politiques par crainte de se retrouver au chômage». (science.org)
Représailles contre les étudiant∙es propalestinien∙nes
Le soutien ouvert des étudiant∙es et de certain∙es professeur∙es de grandes universités américaines telles que Harvard, Stanford et Yale suscite de vives réactions. Des journalistes s’indignent de leur comportement ainsi que de leur manque de compassion envers Israel et des mécènes «[…] menacent de cesser leur aide financière à des établissements renommés». (Watson.ch) Parmi eux, le PDG d’Apollo Global Management, la famille Huntsman «qui a versé des millions de dollar» pour l’éducation supérieure, l’héritier d’Estée Lauder Ronald Lauder et la fondation Wexner. (NZZ)
«Certains cabinets d’avocats et sociétés d’investissement ont signalé qu’ils n’embaucheraient pas les étudiants et étudiantes qui ont participé à des manifestations anti-israéliennes ou qui ont signé des appels dans ce sens, et qu’ils retireraient même les offres d’emploi existantes. Ils demandent à la direction de l’université [de Harvard] de rendre publics les noms concernés.» (NZZ)
Par ailleurs, les directions ne sont pas non plus épargnées, une trop grande passivité leur est reprochée. «Marc Rowan, membre du conseil d’administration d’une prestigieuse école de commerce rattachée à l’université de Pennsylvanie, […] «exige la démission de la présidente de l’université de Pennsylvanie et du président de son conseil d’administration».» (Watson.ch) Ce dernier «[…] a également demandé à ses collègues anciens élèves de réduire leurs contributions à l’université de Pennsylvanie à 1 dollar «afin que personne ne passe à côté de la chose».» (NZZ)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 octobre 2023
25Oct2023
Politique des hautes écoles
Où en en est l’UE avec l’intelligence artificielle?
En février 2022, la stratégie «AI made in Europe» a été lancée et Madame von der Leyen «a présenté un plan visant à ce que l’UE attire 20 milliards d’euros par an d’investissements dans l’IA au cours de la prochaine décennie […]. [Q]uatre ans plus tard, l’«IA made in Europe» n'[a] pas réussi à attirer l’attention, à avoir un impact, des produits ou une valeur d’importance mondiale, et […] l’écosystème européen de l’IA [a] encore pris du retard par rapport à ses concurrents [états-uniens et chinois]».
Morten Irgens et Holger Hoos, membres du conseil d’administration de la Confédération des laboratoires de recherche en intelligence artificielle en Europe (CLAIRE), affirment que «la stratégie de la Commission européenne en matière d’IA n’a pas été à la hauteur en termes d’échelle et de ciblage», du moment où elle repose sur «une pléthore d’investissements modestes […] [qui] ne sont pas coordonnés avec les programmes nationaux des Etats membres». Selon Monsieur Irgens et Monsieur Hoos «[l]a solution consiste à adopter l’approche du CERN pour mener des projets de grande envergure, coordonnés et très ambitieux». (sciencebusiness.net – )
Alors que l’UE se penche avec ferveur sur le développement de l’IA, les universités se trouvent encore coincées quant à son utilisation. Elles «adoptent peu à peu l’IA générative dans leurs travaux, mais des orientations approfondies manquent encore à de nombreux établissements». Selon l’UNESCO, «seulement 13 % des universités ont fourni à leur personnel et à leurs étudiants des orientations officielles», communiquées parfois qu’oralement et dont les exigences varient d’un établissement à l’autre. Un grand nombre d’universités «[attendent] que la Commission européenne établisse des lignes directrices de l’UE pour une utilisation sûre». Entretemps, «[l]e mois prochain, le groupe de Coimbra, qui regroupe 41 universités européennes, organisera une conférence sur l’utilisation de l’IA générative dans les universités». (sciencebusiness.net – Universities ready to take up generative artificial intelligence, but say guidelines are needed)
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Qui se préoccupe de la recherche, de la formation et de l’innovation au Parlement?
«L’association CH ++ a publié son premier Techrating qui recense les as et les cancres des sujets numériques et scientifiques au Parlement, sur la base de leur activité et de la réponse à un questionnaire. Le trio de tête des parlementaires les plus sensibles aux questions numériques, technologiques et scientifiques au Conseil national est composé d’un Vert, d’un socialiste et d’un vert’libéral. Le trio de queue comporte trois UDC. Le PLR est entre les deux».
Selon Jacques Neirynck, ancien Conseiller national,«[c]ette enquête confirme ce que l’on suspecte de plus en plus. Droite et gauche ne sont plus ce qu’elles étaient». La droite était traditionnellement supporteur de l’économie et donc de l’innovation, de la recherche, de la formation, alors que maintenant «[l]a science ne jouit plus du prestige qu’elle eut jadis et la méfiance populaire monte: les vaccins sont suspects; le réchauffement climatique est une invention des climatologues; l’exclusion du programme Erasmus n’a aucune importance; les facultés de sciences humaines ne forment que des parasites sociaux; les diplômés étrangers volent des emplois à des Suisses».
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Genève: un symposium sur la médécine intégrative suscite des doutes
Le 11 novembre, au Campus Biotech à Genève, se tiendra le symposium ««médecine intégrative et cancer» […] organisé par le Groupe international de chercheurs et de développement pour la médecine complémentaire (IRCM) […], [qui] a pour but de «rendre accessible à un large public les recherches les plus récentes dans le domaine des médecines intégratives»».
Après avoir lu le programme du symposium, l’auteure de l’article émet des doutes: «[des] [i]nterventions vagues, [l]évocation d’approches thérapeutiques douteuses, [la] référence à une personnalité controversée, et même [l’]intervention d’une oratrice radiée de l’Ordre des médecins en France. Comme si cela ne suffisait pas, les organisateurs mentionnent Eric Bonvin, directeur de l’Hôpital du Valais, comme membre du «comité scientifique» du colloque […], [qui] explique n’avoir jamais été sollicité pour cet événement».
«[D]es experts s’inquiètent du discrédit que ce symposium pourrait jeter sur les médecines naturelles». Selon Pierre-Yves Rodondi, Professeur à l’Université de Fribourg et spécialiste de la médecine intégrative, «[…] cette manifestation semble adopter une ligne focalisée sur certaines approches, plutôt que sur la médecine intégrative […]». Selon Chantal Berna Renella, Professeure à la tête du Centre de médecine intégrative et complémentaire de l’hôpital universitaire vaudois, «[c]ette manifestation ne semble pas s’inscrire dans le type de médecine intégrative [qu’ils pratiquent] au CHUV; elle se doit d’être basée sur des preuves et non uniquement sur des croyances. Il y a un risque que ce type d’évènement crée une confusion dans l’esprit des patients et discrédite le concept de médecine intégrative».
Alors que de nombreux doutes apparaissent, comment se fait-il que le symposium «se déroule au Campus Biotech, haut lieu de la recherche scientifique, dont l’Université de Genève et l’EPFL sont parties prenantes»? Laura Plassmann-Debergé, coordinatrice des événements pour la fondation Campus biotech, explique qu’«[ils n’organisent] pas cette manifestation, [ils louent] seulement la salle aux organisateurs […], et elle poursuit en disant qu’«[ils n’acceptent] pas n’importe quels types d’événements, mais celui-ci porte sur un thème médical, il [leur] a donc semblé qu’il correspondait à [leur] mission. [Ils n’avaient] pas le contenu détaillé du programme lors de la réservation.»
Finalement, la Société suisse d’oncologie médicale (SSOM) «[a argué] que le symposium respectait certains critères tels que les «règles scientifiques fondamentales de l’oncologie» et «[ouvrait] le droit à des crédits de formation» pour la participation à ce symposium. Néanmoins, le SSOM «[s’est rétracté et a retiré] les huit crédits de formation qu’il lui avait octroyés».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 octobre 2023
24Oct2023
Politique des hautes écoles
Point de la situation sur la sécurité dans les universités
Irna van der Molen, Conseillère politique senior pour la sécurité des connaissances et le contrôle des exportations à l’université de Twente, «exhorte à poursuivre et à élargir le dialogue ouvert entre les universités et les autorités afin d’anticiper et d’atténuer les éventuels effets secondaires des mesures de sécurité» qui entrent de plus en plus souvent en vigueur.
«Il y a tout juste huit ans […], [l]e caractère collaboratif, international et ouvert de la science et de l’innovation a été présenté comme un instrument pour le développement de nouvelles idées et des investissements durables dans l’avenir de l’Europe». Néanmoins, au vu des derniers événements, à partir du COVID-19 jusqu’à la question du Moyen-Orient, «la pression croissante exercée […] par les gouvernements occidentaux pour renforcer la sécurité de la recherche n’a pas manqué d’affecter la science et les universités […]. Face à ces défis mondiaux, l’UE est passée d’une triple ouverture à une «ouverture équilibrée» en adoptant le mantra «aussi ouverte que possible, aussi fermée que nécessaire».»
Cela a certainement des effets «sur les partenariats internationaux, sur l’accès des scientifiques des pays à haut risque à travailler sur des technologies sensibles dans l’université de leur choix, mais surtout sur la prise de conscience parmi les universités que les temps ont changé et que l’ouverture n’est plus aussi absolue». En effet, «[l]es autorités réclament régulièrement davantage de restrictions», et «les universités sont confrontées à l’interprétation, l’opérationnalisation et à la mise en œuvre de cet équilibre dans leur fonctionnement quotidien». En plus, les universités «ne sont pas sourdes» face à l’opinion publique et au débat public, et certaines sont confrontées à une perte de confiance «en raison des rythmes et des choix différents qu’elles font en matière de sécurité des connaissances».
La récente stratégie de sécurité économique de l’Europe proposant «d’améliorer la sécurité de la recherche en garantissant une application systématique et rigoureuse des instruments existants et en identifiant et en comblant les lacunes qui subsistent […]» préoccupe certaines personnes du milieu scientifique et académique: «une telle approche, sous prétexte de sécurité, les limitera de plus en plus dans leurs choix académiques et scientifiques, dans leurs choix d’admission et de recrutement, sur ce qu’ils publient ou ne publient pas».
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Sept professeurs adressent une lettre ouverte à Harvard pour défendre l’une des leurs
«Cet été, on [apprenait] que la Harvard Business School [HBS] avait reconnu la professeure Francesca Gino coupable de mauvaise conduite en matière de recherche. L’école l’a mise en congé administratif sans solde, a mis fin aux prestations de santé de sa famille et lui a retiré son titre de professeur.»
Sept professeurs titulaires s’adressent anonymement à leur faculté à travers The Harvard Crimson pour dénoncer le traitement qu’a subi leur collègue. Elles et ils s’étonnent qu’un changement de politique concernant l’intégrité scientifique ait eu lieu juste «après avoir reçu des allégations concernant le travail de Mme Gino. […] HBS a discrètement créé et mis en œuvre une nouvelle politique provisoire en matière d’inconduite dans la recherche au cours de l’été 2021. Cette politique a été en place pendant deux ans avant d’être mentionnée à la faculté.»
«La nouvelle politique semble avoir été conçue spécifiquement pour Gino. Elle a créé des restrictions artificielles et arbitraires qui ont limité sa capacité à se défendre.» Selon les sept professeur∙es, plusieurs points du règlement de la HBS ont été contournés afin de la licencier plus rapidement.
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Casse-tête pour la HSG de St-Gall
Suite à la révocation par le canton du projet du «Campus Platztor» de l’Université de Saint-Gall (HSG), «[l]e nouveau campus est retardé d’au moins quatre ans. En 2031, il manquera probablement 8600 mètres carrés à la HSG pour l’enseignement.»
Le manque de place se fait sentir depuis plusieurs années et le retard des travaux obligent l’institution à devoir trouver des solutions alternatives. «À partir de 2027, le campus Platztor devrait offrir de la place pour 3000 étudiantes et étudiants ainsi que 300 collaboratrices et collaborateurs. Lorsque l’on a appris fin septembre que les planifications devaient être reprises depuis le début, l’Université de Saint-Gall a fait savoir : «Il faut s’attendre à ce que des bâtiments provisoires de la HSG ainsi que des immeubles locatifs soient maintenus plus longtemps, voire loués à nouveau.»»
«Prix de la recherche en éducation 2023 pour un projet sur l’enseignement à distance à l’université»
«Le Prix suisse de la recherche en éducation 2023 est attribué à un projet sur le thème de l’enseignement à distance à l’université […]. [L]es chercheurs ont étudié, dans le cadre d’une expérience à l’Université de Genève, l’impact de la disponibilité de l’enseignement à distance sur la fréquentation et les performances académiques à l’université».
«[Les chercheur·es] ont conclu que la participation à des cours en direct réduisait les performances des étudiants ayant de faibles compétences, mais augmentaient celles des étudiants ayant de hautes compétences. Dans l’ensemble, les étudiants n’ont utilisé la technologie de diffusion en direct qu’occasionnellement, en particulier lorsque des événements fortuits ont compliqué ou rendu difficile la participation à l’enseignement (maladie, intempéries, embouteillages, etc. ). L’expérience a montré que l’offre de streaming en direct ne réduisait que légèrement la présence en classe».
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«Les HUG chutent dans le classement mondial des meilleurs hôpitaux»
Le journal américain «Newsweek» et la plateforme mondiale de données et d’intelligence économique «Statista» opèrent annuellement un classement à l’échelle mondiale des meilleurs hôpitaux . Cette année, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) «chutent à la 77e place. Alors que d’autres hôpitaux suisses, dont le CHUV, à Lausanne, et les hôpitaux de Bâle et de Zurich, restent, eux, dans le haut du panier».
Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, remet en cause les critères utilisés: les indicateurs de qualité nationaux et de la satisfaction des patients sont pris en compte lorsque l’on «[établit] des palmarès nationaux», mais pas dans le classement mondial. Ensuite, Monsieur de Saussure «relève aussi l’importance de la recherche et de la formation, «or elles ne sont pas non plus intégrées, cela défavorise les HUG par rapport aux hôpitaux qui n’en font pas» […]. [Ils sont] surpris de perdre plus de 30 places sans que la qualité de la prise en charge n’ait diminué ou que la qualité de la recherche et de l’enseignement n’ait baissé».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 octobre 2023
23Oct2023
Politique des hautes écoles
Interview avec Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, sur la situation des EPF
Les difficultés auxquelles sont confrontées les EPF sont nombreuses: «[…] les chercheurs suisses sont exclus depuis deux ans et demi déjà du célèbre programme de recherche européen Horizon Europe, le projet de budget pour les années 2025 à 2028 prévoit une stagnation, voire une légère réduction des moyens, et les projets de restructuration de l’ensemble du domaine des EPF se heurtent à des résistances».
Concernant le budget 2025 à 2028, Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, est inquiet car les EPF «ne [sont] financées que par la Confédération […] . Avec des moyens stagnants, il sera difficile de faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants. Nous formons des spécialistes dans des domaines où la Suisse manque cruellement de personnel qualifié, comme l’informatique, l’ingénierie et la médecine. La question se pose alors : est-il sage de limiter le nombre de places de formation dans ces filières ?».
Monsieur Hengartner répond aux questions concernant le projet de restructuration du domaine des EPF présenté «aux commissions de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national et du Conseil des États». Monsieur Hengartner explique «[qu’ils étudient] actuellement différentes alternatives à la structure actuelle et à la manière dont nous travaillons ensemble. La commission a critiqué le fait que nous ne soyons pas venus plus tôt avec nos idées et que nous aurions pu communiquer de manière plus transparente. Je prends cette remarque très au sérieux. Jusqu’à présent, nous avons effectivement peu communiqué avec l’extérieur. Il est donc compréhensible que de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi nous envisageons une restructuration».
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«Surveillance des campus : étudiants et professeurs dénoncent la présence de capteurs dans les bâtiments»
«En avril, les membres du personnel du bâtiment Bancroft de l’université Queen Mary de Londres (QMUL) ont reçu un courrier électronique les informant que des capteurs allaient être installés dans leurs bureaux. Stuart Grieve, géographe à la QMUL […] a été choqué à la fois par ce qu’il considère comme une tentative de l’université de commencer à surveiller les étudiants et le corps enseignant et par l’absence de consultation.»
Qu’est-ce qui pousse les universités à installer de tels dispositifs ? Depuis la pandémie de COVID-19, elles souhaitent optimiser l’espace afin de savoir si les locaux sont utilisés de manière efficace.
Néanmoins, les institutions de la Northeastern University de Boston (Massachusetts) et de l’Université de Leiden aux Pays-Bas ont dû revenir sur leur décision après avoir installé des capteurs dans les bâtiments. Les employé∙es s’inquiètent d’une potentielle atteinte à leur vie privée et du traitement réservé aux données recueillies. La crainte est d’autant plus grande quand certains de ses capteurs sont équipés «[d’]une caméra de surveillance dotée d’un haut niveau de fonctionnalité, qui [inclut] des éléments tels que la reconnaissance des sexes et des émotions.»
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L’antisémitisme s’accroît dans les universités américaines
L’antisémitisme s’intensifie dans les universités de Harvard, Stanford, Cornell ou de Pennsylvanie, où «[l]a marche contre les sionistes […] se déploie». D’autres universités sont également concernées: «[n]ous soutenons sans réserve la libération de la Palestine – quels que soient les moyens», ce sont les mots entendus à l’Université de Virginie. (NZZ)
Shai Davidai, Professeur d’économie à l’Université Columbia, «affirme que des universités américaines renommées comme Columbia, Berkeley, Harvard et Stanford ne protègent pas suffisamment leurs étudiants». Le professeur se dit «[inquiet] quant à la sécurité des étudiants israéliens» et critique la direction de l’Université Columbia pour avoir soutenu une manifestation «pro-terroriste» sur le campus, lors de laquelle des étudiant·es ont «célébré des viols commis par le Hamas». (nau.ch)
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UniDistance ouvre ses portes virtuelles aux seniors
Dans un projet pilote appelé Uni60+, l’université UniDistance Suisse propose des cours «tels que la compétence en ligne, les médias sociaux ou l’intelligence artificielle.»
«Les conférences se déroulent en grande partie en ligne, bien qu’un événement en présentiel soit organisé au début de l’année prochaine sur le campus d’UniDistance Suisse à Brigue. […] «Nous voulons aussi permettre aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer – je pense par exemple aux vallées latérales ou aux personnes qui ne sont plus très mobiles – de participer malgré tout» explique la responsable des services et des alumni Vanessa Hugo.»
Le premier cours aura lieu le 16 novembre de cette année, «il n’y a pas de limite de participants et les personnes de toute la Suisse peuvent assister aux conférences.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 octobre 2023
20Oct2023
Politique des hautes écoles
Un nouveau bâtiment pour l’UNIGE
L’ancienne caserne des Vernets devait héberger un hôtel, mais l’assureur SwissLife a finalement décidé «de libérer de l’espace» pour l’Université de Genève. L’institution sera «[…] dotée d’un nouveau bâtiment pour accueillir ses facultés des sciences de la société et d’économie et de management, à l’horizon 2027 […].»
L’association Wilsdorf «[…] finance cette acquisition pour 200 millions de francs. Son secrétaire général, Marc Maugé, confirme que la fondation a racheté à SwissLife, pour ce montant, le bâtiment sis sur le périmètre de l’ancienne caserne des Vernets. «Celui-ci sera remis, sous la forme d’un droit de superficie, à l’Unige», précise-t-il. L’alma mater genevoise prendra donc à sa charge les frais de fonctionnement de ce bien.»
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Un Bachelor qui paie moins
«L’Association fribourgeoise des assistantes en soins et santé communautaire (ASSC), le syndicat des services publics (SSP) et l’Association suisse des infirmiers (ASI) section Fribourg veulent que les salaires de leurs branches soient revalorisés et ont lancé une pétition. Depuis 2016, les ASSC ont vu leur fonction évoluer sans que ces responsabilités ne fassent augmenter leur classe salariale, selon le syndicat.
De leurs côtés, les infirmiers et infirmières «subissent une discrimination vis-à-vis des autres fonctions de même niveau de formation», souligne le communiqué du SSP qui précise: «A l’Etat de Fribourg, la presque totalité des fonctions de niveau Bachelor HES sont colloquées en classe de salaire 18 au moins, alors que les métiers de la santé stagnent en classe 17.» »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 octobre 2023
19Oct2023
Politique des hautes écoles
L’UNIFR a interdit une manifestation pro-palestinienne
Les universités suisses ne sont pas épargnées par l’impact du conflit au Proche-Orient. L’UNIBE a licencié un professeur sans préavis pour avoir glorifié l’attaque du Hamas. De son côté, l’Université de Fribourg (UNIFR) a également été touchée: elle a interdit une manifestation pro-palestinienne «parce que l’invitation contenait un appel à la violence».
La rectrice de l’UNIFR, Astrid Epiney, explique que «[l]a salle a été réservée par une association d’étudiants reconnue, mais le tract mentionnait ensuite une autre organisation en dehors de l’université». L’association pourrait en subir les conséquences: «[l]a direction de l’université est en discussion avec l’organisation d’étudiants concernée et analyse les mesures qui pourraient s’imposer».
Madame Epiney affirme que «l’université est le lieu de la discussion ouverte et du débat dans le respect mutuel […], [et] est aussi le lieu pour des manifestations qui ont pour thème le conflit au Proche-Orient, tant que l’ordre juridique est respecté».
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Exeter propose un master en magie
L’Université d’Exeter en Grande Bretagne propose un tout nouveau master en magie et sciences occultes d’une durée d’un an, dont la première volée commencera les cours en septembre 2024. Il aura pour but «[d’explorer] l’histoire et l’impact de la sorcellerie et de la magie dans le monde sur la société et la science.»
«Le professeur Emily Selove, qui dirige le cours, a déclaré : «Le récent regain d’intérêt pour la magie et l’occultisme à l’intérieur et à l’extérieur du monde universitaire est au cœur des questions les plus urgentes de notre société. La décolonisation, l’exploration d’épistémologies alternatives, le féminisme et l’antiracisme sont au cœur de ce programme.» » (The Guardian)
Selon le site de l’Université d’Exeter, il s’agit de «l’une des seules formations de troisième cycle de ce type au Royaume-Uni à combiner l’étude de l’histoire de la magie avec un éventail aussi large d’autres sujets.»
«Le «système public» des hautes écoles»
Dans le message du Conseil fédéral sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour la période 2025 à 2028 (message FRI), le Conseil fédéral prévoyait une enveloppe de 29,7 milliards de francs, jugé pas suffisant par de nombreux acteurs concernés dans la formation tertiaire.
Selon Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg,«[m]ême si la tentation de «couper» dans les dépenses de la Confédération pour la formation et la recherche peut être grande dans une période caractérisée par une situation financière difficile […], les montants proposés pour le message FRI 2025-2028 par le Conseil fédéral [doivent être] revus considérablement à la hausse, sans quoi nous risquons une perte d’attractivité, de qualité et d’impact pour la place de la recherche et de l’innovation suisse, qui est d’une importance capitale aussi pour l’économie nationale».
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«Des étudiants somment l’EPFL de mieux combattre le harcèlement»
Deux syndicats et six associations estudiantines ont adressé une lettre à la direction de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, dans laquelle la politique anti harcèlement est qualifiée d’échec. «Cette prise de position fait suite à un article paru il y a un mois dans «Le Temps». Le quotidien a rapporté qu’un professeur accusé de «harcèlement psychologique et sexuel» par quinze personnes avait fait l’objet d’une enquête administrative qui n’avait débouché sur aucune sanction.»
Selon les signataires, «depuis deux ans, la direction pérore sur ses initiatives visant à «rendre le campus plus safe», mais que concrètement elle ne fait rien à part collecter les plaintes. Quant à elle, l’institution va «étudier en profondeur les propositions émises» et rappelle les différentes solutions mises en place sur le campus pour lutter contre le harcèlement. (24 Heures)
«[S]ur l’affaire en question, l’EPFL se dit satisfaite. «Nous estimons que les actions mises en place ont été efficaces: depuis 2020, nous n’avons eu vent d’aucun problème avec le laboratoire concerné: pas de nouvelle plainte, ni de sollicitation officielle».» (20 Minutes)
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«L’incendie de la ZHAW provoque des troubles à Winterthur»
Un incendie s’est produit dans un atelier situé au sous-sol d’un bâtiment de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et a été «rapidement [maîtrisée] et [éteint]. Selon la police cantonale zurichoise, les dégâts se sont élevés à plusieurs centaines de milliers de francs […], [et] aucune personne n’a été blessée dans l’incident».
Les étudiant·es ont pu assister de nouveau aux cours à la ZHAW, mais plusieurs d’entre elles et eux disent qu’«une forte odeur de plastique brûlé était encore perceptible l’après-midi» et critiquent la politique d’information de la ZHAW. Une étudiante anonyme témoigne que «[l]’odeur était très âcre dans la gorge, les poumons et les yeux» et dit «[avoir] appris l’incendie par un canal Instagram non officiel et a critiqué le manque de communication de la part de l’université sur les éventuels risques pour la santé».
Le service de presse de la ZHAW «a indiqué que les personnes et les instituts directement concernés avaient été informés en temps réel. Par exemple, tous les groupes de travail qui travaillaient au sous-sol». Marco Scheuring, Commandant des pompiers de Winterthur, indique que «[l]’odeur pourrait […] persister encore un certain temps […], [mais] des gaz de fumée nocifs pour la santé n’étaient plus mesurables».
Nau.ch note que «le bâtiment concerné était déjà prévu pour la démolition et ne devait plus être utilisé. Certaines salles étaient toutefois encore utilisées temporairement pour l’enseignement».
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 octobre 2023
18Oct2023
Politique des hautes écoles
La HEIG-VD inaugure l’Institut des énergies
La Haute École d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) a inauguré son Institut des énergies (IE). l’IE «est le fruit du mariage entre l’ancien Institut en génie thermique et celui d’énergie et systèmes électriques», mais il ne s’agit «pas [d’]une simple réorganisation mais [d’]une véritable fusion, qui vise à augmenter les compétences, à en créer de nouvelles et à intensifier cette approche pluridisciplinaire dans le domaine des énergies», affirme Mauro Carpita, nouveau directeur de l’IE.
UNIBE: Le professeur qui a glorifié l’attaque du Hamas a été licencié
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Numerik Games: L’UNIL accusée de concurrence
Marc Atallah, Directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon et Directeur du festival yverdonnois Numerik Games, quitte ses deux fonctions. Monsieur Atallah est également employé de l’Université de Lausanne et il «[souhaite] fonder un événement-clône, qui s’appellerait «Festival des Futurs», et aurait «très probablement» lieu sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL)! Et ce, en emmenant «son» équipe, avec le soutien de «nombre» de «ses» partenaires et prestataires avec lui».
Auparavant, Monsieur Atallah avait proposé aux membres-fondateurs·trices d’organiser en 2024 une édition du Numerik Games Festival à l’UNIL et une à Yverdon, et il souligne que «[l]a haute école avait soumis une offre». Néanmoins, cette proposition a été rejetée et Monsieur Atallah s’est dit «consterné». (blick.ch)
Carmen Tanner, vice-syndique à la Ville d’Yverdon-les-Bains, accuse l’UNIL «de vouloir lancer un festival similaire sur le campus […], [et d’]entrer en concurrence avec une commune dans l’organisation d’une manifestation festive». Selon un observatoire de la scène culturelle romande, «Marc Atallah n’aurait jamais eu un tel projet sans la caution de l’UNIL, où il est maître d’enseignement».
Sollicitée par 20 minutes, la porte-parole de l’UNIL, Géraldine Falbriard, commente que «[l’UNIL prend] acte des décisions et déclarations des uns et des autres» et «[garde] le silence» face à la question de savoir s’il y aura une nouvelle version du Numerik Games sur le site de l’UNIL. (20 minutes)
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Revue de presse UNIL 18 octobre 2023
17Oct2023
Politique des hautes écoles
La question israélo-palestinienne dans les universités américaines
«Depuis plusieurs années, on voit de plus en plus d’associations de soutien à la Palestine se former dans les universités et applaudir chaque attaque sur le sol israélien sur les réseaux sociaux». Les petites et les grandes universités américaines se voient confrontées, depuis les attaques qui ont surgit en Israel la semaine passée, à une situation délicate. En effet, les associations d’étudiant·es propalestinien·nes «[glorifient] l’attaque du Hamas» en mettant les universités américaines sous la loupe.
«Harvard a été l’une des premières à se retrouver embarquée dans le tourbillon de la guerre. Tout a commencé par une lettre signée par 31 organisations étudiantes du célèbre campus de Cambridge […]. La déclaration, rédigée par le Harvard Undergraduate Palestine Solidarity Committee, […] [tient] Israël pour « entièrement responsable de toutes les violences en cours »». Les milieux intellectuels n’ont pas attendu avant de critiquer Harvard et son silence face à cette déclaration. La Présidente de Harvard, Claudine Gay, a donc clarifié la position de l’université: «Une telle inhumanité est odieuse, quelle que soit l’opinion de chacun sur les origines des conflits de longue date dans la région».
Ce qui se passe à Harvard n’est pas un cas isolé: l’Université de Stanford, l’Université de Columbia, l’Université de Tufts, ainsi que d’autres universités et hautes écoles américaines ont vécu une situation similaire: des étudiant·es prennent position en soutenant les attaques du Hamas, et les universités sont sollicitées pour qu’elles se distancient de ces propos. Dans certaines université, par exemple à l’Université de Columbia, c’est l’université qui a pris position en premier, à la suite desquelles ont suivi les positions des étudiant·es, allant donc «contre leur direction». (L’OBS)
Le Tribunal fédéral donne tort à l’Université de Zurich
«Dans un jugement clair, le Tribunal fédéral a invalidé une série de mesures disciplinaires que l’université voulait infliger à l’avenir aux contrevenants. Concrètement, il s’agissait d’amendes allant jusqu’à 4000 francs, qui auraient pu conduire à une exclusion temporaire de l’université en cas de non-paiement. Ces «prestations financières», comme l’université appelle ces paiements, auraient dû être appliquées en cas de plagiat, d’actes non autorisés pendant les examens ou d’actions politiques perturbatrices.»
Une association étudiante a intenté une action en justice, soutenue par le TF, qui «[…] critique […] le fait que le règlement disciplinaire de l’université soit rédigé de manière à «donner l’apparence d’un caractère pénal». Or, punir les fautifs n’est pas le but des mesures disciplinaires que l’université est autorisée à prendre. Il s’agit plutôt de préserver son image et son bon fonctionnement. L’université peut donc veiller à l’ordre, mais ne peut pas s’ériger en juge pénal. Tout comme l’instance précédente, le [TF] arrive à la conclusion que les amendes prévues nécessitent clairement une base légale – et que celle-ci fait défaut dans la loi cantonale sur l’université. Contrairement aux cantons de Saint-Gall et de Fribourg, où il existe des réglementations correspondantes.»
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Alerte au tir dans une Haute Ecole à Carouge
«À Carouge [dans le canton de Genève], un bâtiment, accueillant la Haute École de santé (HEdS) et une école professionnelle, a été totalement évacué ce lundi matin vers 11h30. En cause? Le déclenchement d’une alarme Amok, une alerte au tireur, qui a généré une vaste mobilisation policière. Quelque 350 élèves ont été exfiltrés par des agents en fin de matinée. Le secteur a été bouclé au trafic durant plus d’une heure trente.»
Plusieur∙es étudiant∙es étaient choqué∙es après l’incident, trois personnes ont demandé un soutien psychologique. «[…] [L]es enseignants se sont d’emblée retranchés dans leurs classes avec leurs élèves. Ceux-ci se sont alors réfugiés sous les tables en attendant les instructions et l’intervention d’urgence de la police.» Les cours de l’après-midi ont été annulés.
Personne n’a été interpellé, mais la police ouvre une enquête pour découvrir qui a déclenché l’alarme.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2023
16Oct2023
Politique des hautes écoles
Exercice de reproductibilité : 246 biologistes obtiennent des résultats différents
«Dans le cadre d’un vaste exercice d’examen de la reproductibilité, plus de 200 biologistes ont analysé les mêmes ensembles de données écologiques et ont obtenu des résultats très divergents. La première étude de grande ampleur de ce type en écologie montre à quel point les résultats sur le terrain peuvent varier, non pas en raison de différences dans l’environnement, mais à cause des choix analytiques des scientifiques.»
«La variation des résultats n’est peut-être pas surprenante, mais la quantification de cette variation dans une étude formelle pourrait catalyser un mouvement plus large visant à améliorer la reproductibilité, selon Brian Nosek, directeur exécutif du Center for Open Science à Charlottesville, en Virginie […]. «Cet article pourrait contribuer à consolider ce qui est une communauté relativement petite et réformatrice en écologie et en biologie évolutive en un mouvement beaucoup plus important, de la même manière que le projet de reproductibilité que nous avons mené en psychologie», déclare-t-il.»
Méta-chercheuse en écologie à l’université de Melbourne en Australie et co-auteur de l’étude, Hannah Fraser affirme que «[m]algré la grande diversité des résultats, aucune des réponses n’est erronée.» Pour elle, «[l]’écart reflète plutôt des facteurs tels que la formation des participants et la façon dont ils ont établi la taille des échantillons.» N’ayant pas encore été examinée, «[l]’étude a été publiée sous forme de preprint le 4 octobre.»
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L’EPFZ et les Nations unies signent un protocole d’accord
«Mardi, le président de l’EPFZ, Joël Mesot, et Guy Ryder, sous-secrétaire général à la politique des Nations unies, ont signé à New York un protocole d’accord engageant l’université et les Nations unies à poursuivre le développement d’innovations sociales basées sur la technologie pour relever les défis mondiaux.»
«Au cœur de cette collaboration se trouvent des initiatives de recherche communes destinées à trouver des solutions aux défis concrets auxquels sont confrontées les Nations unies. Elles comprennent, par exemple, le développement d’un outil analytique soutenu par l’IA pour prédire la probabilité de flambées de violence. Un autre projet vise à surveiller la destruction des infrastructures dans les zones de guerre à l’aide d’images satellites.»
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Formation, compétences et politique
Lucien Rentznik, ancien chef de la formation chez Bobst, partage ses réflexions dans le 24 Heures. Il remarque que les politicien∙nes s’emparent souvent du sujet de l’éducation pour faire campagne et s’interroge sur leurs compétences véritables. «[F]orce est de constater de nombreuses lacunes dans les connaissances du fonctionnement et des réalités de notre société» déplore-t-il.
«Les soucis engendrés dans les milieux de la recherche et des universités en raison de notre exclusion des programmes européens démontrent aussi le peu de réalisme et de connaissances des représentants de certains partis, voire leur mépris pour des domaines qu’ils ne se donnent pas la peine de comprendre» poursuit-il. «Les électeurs devraient également pouvoir connaître les domaines de connaissance et la formation de leurs élus.»
L’Université d’Utrecht se retire du classement du Times Higher Education
«La liste du classement mondial des universités du Times Higher Education (THE) publiée en septembre comportait une absence notable : une habituée du top 100, l’Université d’Utrecht, s’en était retirée, invoquant des préoccupations quant à l’importance accordée à des paramètres tels que le nombre d’articles publiés et le prestige des revues dans lesquelles ils sont parus.»
Le classement ne serait pas en adéquation avec les valeurs de l’université néerlandaise. Les principaux reproches faits au THE sont les métriques utilisés, tel que le nombre de publication dans des revues prestigieuses, le manque de transparence de la démarche et une certaine «[…] partialité anglophone perceptible, les 20 premières places de la plupart des classements étant dominées par des universités américaines et britanniques.»
Phil Baty, responsable des affaires mondiales de THE, «[…] souhaite vivement que l’Université d’Utrecht réintègre le classement. «Nous voulons donner une image fidèle du monde de l’enseignement supérieur à l’heure actuelle», a-t-il déclaré. «La non-participation de l’université d’Utrecht fait que nous ne représentons pas les Pays-Bas aussi clairement que nous le pourrions.» […] Le débat sur les classements des universités en Europe est lié aux initiatives visant à réformer la manière dont la recherche et les chercheurs sont évalués. L’année dernière, en juillet, un accord a été rédigé dans le but de mettre moins l’accent sur des paramètres tels que le nombre d’articles publiés et les facteurs d’impact. La réforme est menée par l’Association européenne des universités (EUA), les agences de financement représentées par Science Europe et la Commission européenne.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 octobre 2023
13Oct2023
Politique des hautes écoles
«Les sympathisants de la Palestine tiennent les universités suisses en haleine»
Deux organisations marxistes sont à l’origine des affiches appelant à manifester pour la Palestine à l’EPFZ et à l’université de Zurich. «Entre-temps, l’université de Zurich a interdit la manifestation [et] a fait savoir qu’aucun local ne serait mis à disposition de l’association estudiantine «Marxistische Studierende Zürich» pour la manifestation.» De son côté, l’EPFZ «considère ces affiches comme un appel clair à la violence. Elle empêchera la manifestation sur son site dans la mesure de ses possibilités et expulsera les personnes de la Polyterrasse si elles devaient organiser la manifestation malgré l’interdiction».
«Le groupe communiste «International Marxist Tendency» prévoit également des rencontres similaires dans les universités de Berne et de Fribourg. Dans les deux cas, les universités ont interdit ces manifestations.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 octobre 2023
«Malgré des constructions massives, Lausanne manque à nouveau de logements étudiants»
«Il y a juste dix ans, l’EPFL inaugurait son Atrium, dans le Quartier nord [où] 516 lits sont proposés, un nombre record pour une opération unique. En 2020, les Jeux olympiques de la jeunesse ont servi de test au Vortex, l’imposante bâtisse circulaire du campus de l’Université de Lausanne, qui apporte 917 lits […].» La Fondation maisons pour étudiants Lausanne est la plus grande du genre dans le pays.
Pourtant, cette année est à nouveau marquée par le manque de places. Les causes sont l’augmentation du nombre d’inscrit∙es d’année en année et le fait que «[l]a période covid a compliqué la donne, car avec des examens parfois repoussés, nombre d’étudiants ont prolongé leur séjour – certains sont encore là –, ce qui prolonge l’occupation d’appartements.»
«Que faire? L’espoir vient de la Bourdonnette. Après des années de blocages divers, le vaste chantier du futur campus santé commence au sud-ouest du fameux quartier populaire, proche de l’université. Y seront regroupées plusieurs hautes écoles spécialisées en santé du canton. Le site offrira aussi plus de 700 lits, mais pas avant 2026.»
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12Oct2023
Politique des hautes écoles
«Un groupe inconnu appelle à une manifestation pro-Hamas à Zurich»
Des affiches portant le slogan «Solidarité avec la Palestine – Intifada jusqu’à la victoire» ont été placardées près de l’Université de Zurich. «Traduite, Intifada signifie que les personnes doivent se lever pour le soulèvement contre Israël.»
La Fédération suisse des communautés israélites est «intervenue tôt jeudi matin auprès de l’université de Zurich. «Nous partons du principe que cette manifestation n’aura pas lieu. Tout autre scénario serait impensable pour nous»» explique le secrétaire général de la Fédération, Jonathan Kreutner. «Actuellement, l’université […] ne s’exprime pas sur les affiches – mais des clarifications internes sont en cours, selon un porte-parole […].»
Écarté après avoir glorifié l’attaque du Hamas
Daniel Rickenbacher, professeur de l’Université de Berne et collaborateur de l’Institut d’études du Proche-Orient, a été «libéré avec effet immédiat» après avoir posté deux tweets sur le réseau social X dans lesquels il saluait les massacres commis en Israël.
Selon le site du 20 Minutes, l’Université a déclaré qu’«[elle] condamne toute forme de violence et son soutien et juge inacceptables les posts de ce professeur». De plus, «[l]’homme ne peut donc plus travailler en attendant «des clarifications définitives sur les conséquences» de ses méfaits. L’Uni dit prendre l’affaire «très au sérieux» et va communiquer une nouvelle fois en début de semaine prochaine.» Ce n’est pas la première fois que ce professeur fait preuve d’antisémitisme sur X.
De vives critiques sont également émises à l’encontre de Serena Tolino, directrice de l’Institut et partenaire du professeur. Mme Tolino a jugé les tweets de son compagnon «inopportuns», commentaire qui a suscité diverses réactions dans le monde académique et politique, appelant à ce que l’Institut soit examiné par un organisme indépendant et que sa directrice soit licenciée. (20 Minuten)
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«Notes contestées en justice»
Convaincue qu’elle méritait de meilleures notes à ses examens, une étudiante de la Haute École Pédagogique de Zurich est allée jusqu’au Tribunal Fédéral pour contester ses résultats. Sans succès. «Son obstination aura finalement coûté cher à la jeune femme. Ses frais de procédure se montent à 2’100 francs.» Ce genre de procédure peut s’avérer long et coûteux pour la plaignante ou le plaignant.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 octobre 2023
11Oct2023
Politique des hautes écoles
«Chères revues : arrêtez de thésauriser nos articles»
Dritjon Gruda, Professeur adjoint en comportement organisationnel à l’Université nationale d’Irlande à Maynooth, raconte les défis rencontrés lorsqu’on soumet un article à une revue. Pendant la pandémie de COVID-19 il a soumis, avec ses collègues, «un article à une revue de premier plan dans [leur] domaine […]. Il s’agissait d’un article urgent, car les gens commençaient à s’adapter au fur et à mesure que la pandémie s’accélérait. L’article est resté en suspens pendant plusieurs mois sans même être soumis à un examen par les pairs. Les nombreux courriels envoyés à la revue n’ont rien donné. [Ils ont] dû retirer l’article et le soumettre ailleurs, perdant ainsi un temps précieux. Cette situation aurait pu être évitée [s’ils avaient] été autorisés à soumettre le manuscrit ailleurs simultanément».
En effet, il est interdit de soumettre simultanément un article à plusieurs revues. Monsieur Gruda explique néanmoins que cette interdiction «semble dépassée et, parfois, grossièrement injuste». Selon lui, la numérisation permet aujourd’hui de pouvoir adapter les normes de l’édition «aux besoins et au rythme de la recherche contemporaine». En effet, l’interdiction entrave non seulement la carrière des chercheur·es, mais aussi «la rapidité de la diffusion scientifique, un facteur crucial dans de nombreux domaines tels que la science du climat, la santé et la médecine, où le partage des connaissances en temps opportun est primordial. La prolifération rapide des articles préimprimés lors de la pandémie de COVID-19 a démontré les avantages d’un partage rapide de l’information, même si ces articles n’ont pas encore été examinés par des pairs».
Projet de construction et de renovation de l’EPFL critiqué
«Dominique Perrault a été chargée de la construction d’un nouveau bâtiment sur le campus de l’EPFL. Le projet prévoit aussi la rénovation du bâtiment de la Coupole. Le projet devrait être achevé en 2028. L’architecte français a déjà réalisé deux édifices sur le campus. La nouvelle, annoncée mi-septembre, a suscité des critiques». (24h)
C’est la revue d’architecture Tracés (espazium.ch) qui critique l’aboutissement de cette collaboration. C’est d’abord le déroulement de la procédure qui surprend: «[l]’Observatoire des marchés publics romand (OMPR) avait regretté que celle-ci ne se réfère que partiellement à la SIA 143 [Règlement des mandats d’étude parallèles d’architecture et d’ingénierie] – processus trop court, cahier des charges transmis uniquement aux sélectionnés pour la deuxième phase». Ensuite, parmi le jury, composé par 19 personnes, seulement 3 d’entre elles ne sont pas affiliées à l’EPFL. Autre constat relevé: «le casting atypique». Il y aurait eu, selon Tracés, un «effet concours sur invitation déguisé», du moment où seulement deux bureaux suisses n’ont pas été écartés. Finalement, ce qui suscite des questionnements est également le temps court laissé pour les mandats d’étude parallèles (MEP). (espazium.ch)
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Il faut renforcer le rôle de la science pour atteindre les objectifs de développement durable
En 2015, les pays membres de l’ONU ont adopté l’Agenda 2030, un plan d’action «décliné en dix-sept objectifs de développement durable […]. Le 12 septembre 2023, à mi-chemin de la mise en oeuvre de l’agenda 2030, un groupe international d’experts indépendants publie un rapport, le Global Sustainable Development Report (GSDR)». Résultat: non seulement nous sommes loin d’avoir atteint les objectifs, mais «en raison des crises sanitaires et politiques récentes, nous sommes encore plus éloignés des objectifs qu’il y a quatre ans».
Salvatore Arico, Directeur général du Conseil international des sciences, et Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’ lnstitut de recherche pour le développement, appellent à ce que les institutions financières internationales et les bailleurs de fonds soutiennent davantage la science et la recherche afin d’atteindre les objectifs de développement durable. En effet, le GSDR «rappelle [que le] changement de paradigme doit s’accompagner d’une modification radicale de notre système de financement de la recherche». (Le Monde)
Cette préoccupation fait écho en Suisse, plus particulièrement dans le canton de Vaud, où une coalition d’associations et de mouvements écologistes s’est mobilisée pour «revendiquer une politique climatique vaudoise plus ambitieuse». La coalition a «mis en avant un audit de l’EPFL jugeant les mesures actuelles du Plan climat cantonal insuffisantes pour atteindre les objectifs climatiques […] jusqu’en 2030 […]». (Le Courrier)
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Revue de presse UNIL 11 octobre 2023
10Oct2023
Politique des hautes écoles
Le canton de Vaud examine la pénurie dans le secteur du numérique
Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) et le Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP) «ont mandaté une étude, réalisée par le bureau Alp ICT» afin de «mieux cerner les contours de [la] pénurie [dans le secteur du numérique]». (24h)
Résultat: «Le canton de Vaud offre assez de bons cursus dans les domaines digitaux et numériques, mais trop peu de jeunes s’y intéressent». Le Chef du DEF, Frédéric Borloz, et la Cheffe du DEIEP, Isabelle Moret, se sont rendu·es à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion (HEIG-VD) pour «décliner leur analyse des besoins de l’économie vaudoise et l’adéquation des cursus de formation […]».
Selon Madame Moret, le nombre de personnes formées n’est pas suffisant par rapport à la demande des entreprises. Semblablement, Monsieur Borloz affirme que «[l]a pénurie n’est pas qualitative mais quantitative […], il manque du monde, et surtout des femmes, qui ne sont que 19% dans ces formations». Mais tout n’est pas noir: «[il] y a 2000 étudiants dans [le] bâtiment [de la HEIG-VD], dont deux tiers en ingénierie et 200 nouveaux cette année venus étudier le numérique», ajoute Monsieur Borloz. (Le Courrier)
Madame Moret affirme que le canton devra en tout cas poursuivre «une veille active, afin d’anticiper les besoins futurs du marché et d’adapter l’offre de formation en faisant en sorte de collaborer avec les professionnels, les acteurs de la formation et ceux de la promotion économique». (24h)
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«Oui, les médecins savent compter»
Le 3 octobre 2023, le médecin et député Jacques-André Haury pointait du doigt le monde médical universitaire en appelant à leur prise de responsabilité dans la hausse des coûts de la santé.
Le Professeur et directeur d’Unisanté, Jacques Cornuz, veut «rassurer» Monsieur Haury et explique que «[s]ous la responsabilité d’Unisanté, les étudiants de Lausanne bénéficient d’un enseignement sur l’économicité des soins. Récemment, en collaboration avec la faculté HEC et celle de biologie et de médecine, [ils ont] créé le Centre lausannois pour l’économie de la santé, consolidant cette thématique à l’UNIL […]».
Selon Monsieur Cornuz «s’en [prendre] aux cadres médicaux académiques […], [et] en faire une généralité est exagéré […]. [D]ans leur grande majorité, ces cadres intègrent le souci d’économicité dans la subtile équation de soins appropriés pour un patient donné […]. Les données montrent par ailleurs que la médecine générale contribue à limiter la hausse des coûts». Monsieur Cornuz ajoute que «[s]eule une grande coalition des partis politiques, des acteurs (assureurs, associations de patients), des professionnels des soins et des partenaires de santé permettra de trouver des solutions» et appelle à ce que les législatifs «[posent] les bases légales pour des politiques publiques ambitieuses: interdiction de la publicité, taxation, campagnes d’information et actions de prévention ciblées».
Mesures disciplinaires en vue pour un professeur de l’Université de Berne à cause d’un post sur X
Un professeur de l’Institut d’études du Proche-Orient et des sociétés musulmanes de l’Université de Berne a publié un post sur X (anciennement Twitter) en «[faisant] l’éloge de l’attaque terroriste du Hamas contre Israël sur les médias sociaux». En particulier, il «a remercié la résistance palestinienne et a parlé du «meilleur cadeau [qu’il a] reçu avant [son] anniversaire». Dans un autre post, il a commenté en hébreu une vidéo documentant l’attaque avec les mots «Paix soit le sabbat !», un salut juif de sabbat»».
«Les associations islamiques et une spécialiste de l’islam sont consternées par les déclarations de l’enseignant». Le Président du comité de la Fédération des organisations islamiques de Suisse, Önder Günes, estime que «[s]es supérieurs devraient lui parler, on ne devrait pas pouvoir s’exprimer de la sorte». En effet, «[l]’université de Berne considère elle aussi le contenu des tweets comme «inacceptable» […]. L’incident «entraînera dans tous les cas une mesure disciplinaire»».
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Revue de presse UNIL 10 octobre 2023
9Oct2023
Politique des hautes écoles
Le Parlement européen est contre les coupes budgétaires d’Horizon Europe
Alors que le Conseil européen est en train de négocier avec les Etats membres la question budgétaire sur la Plateforme européenne des technologies stratégiques (STEP), les député·es du Parlement européen «ont voté leur position de négociation mardi, soutenant une demande de 3 milliards d’euros supplémentaires provenant des budgets nationaux de l’UE pour la STEP». Cela met en difficulté les négociations, mais a été fait «pour empêcher que [800 millions d’euros soient retirés] du pilier II d’Horizon Europe», ce qui avait été proposé par la Commission européenne auparavant.
«L’habitude de la Commission de couper dans le budget du programme de recherche Horizon Europe, d’une valeur de 95,5 milliards d’euros, pour trouver de l’argent pour les priorités politiques a été l’une des plus grandes inquiétudes de la communauté de la recherche au cours des deux dernières années. Lorsque la proposition STEP a été présentée en juin, les alarmes se sont à nouveau déclenchées».
Une alliance veut que la Suisse accueille la prochaine conférence de l’ONU sur la biodiversité
En raison des tremblements de terre qui ont eu lieu en Turquie récemment, le pays ne sera pas le pays hôte de la prochaine conférence de l’ONU sur la biodiversité. Ainsi, Le bureau du sommet sur la biodiversité cherche le pays qui pourrait accueillir la conférence de l’ONU.
L’université de Zurich, l’EPFZ, l’association économique faîtière Economiesuisse, le World Economic Forum (WEF), le WWF et d’autres pensent que c’est la Suisse qui pourrait être le pays hôte de la conférence de l’ONU. Ainsi, cette alliance d’universités, d’associations environnementales et économiques «ont écrit une lettre au ministre de l’environnement Albert Rösti. Ils y demandent au Conseil fédéral d’examiner une candidature pour accueillir cette importante conférence internationale». La lettre a été rédigée par le Recteur de l’université de Zurich, Michael Schaepman, qui affirme que ce pas «offrirait l’occasion de faire connaître les méthodes de recherche locales dans le monde entier». Monsieur Schaepman «souligne que l’on veut soutenir le Conseil fédéral : «Si la conférence avait lieu en Suisse, les universités offriraient bien entendu des locaux et organiseraient des ateliers et des excursions».»
Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication a reçu la lettre mais ne souhaite pas encore s’exprimer.
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«Vive la médecine de genre !»
Selon Patrick Imhasly, Rédacteur de la rubrique «Savoir» de la NZZ am Sonntag, il est important de s’engager dans la médecine du genre. En effet, la science a récemment découvert qu’ «[e]n matière de médecine, il existe des différences étonnantes entre les sexes. […][Chez] les femmes, les signes d’un infarctus du myocarde se manifestent souvent différemment de ce qui est décrit dans les manuels».
«L’un des problèmes réside dans le fait que la recherche médicale est axée sur un homme pesant en moyenne 70 kilos, explique [la Médecin] Catherine Gebhard. Il manque donc souvent des données pour mettre en pratique une médecine qui tienne mieux compte des deux sexes. En effet, dans les études sur les médicaments, il y a souvent beaucoup moins de sujets féminins que de sujets masculins. Mais cela ne vient pas du fait qu’une recherche médicale dominée par les hommes serait fondamentalement sexiste. Au contraire, les obstacles sont souvent importants pour inclure les femmes dans de telles études, car elles pourraient tomber enceintes à cette période et la vie en devenir doit être particulièrement protégée».
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Revue de presse UNIL 9 octobre 2023
6Oct2023
Politique des hautes écoles
Université marseillaise fermée à cause du trafic de drogue
À partir de ce vendredi, un des bâtiments de l’Université d’Aix-Marseille sera fermé temporairement. Le président de l’université s’adresse aux autorités dans une lettre ouverte : «Après des mois d’inquiétude et d’alerte, le doyen de la faculté d’économie et de gestion du site Colbert à Marseille a pris la décision de fermer l’accès à ce bâtiment aux étudiants et aux personnels, faute de pouvoir assurer leur sécurité.»
«La fermeture du site Colbert doit prendre effet vendredi après les cours pour une durée d’une semaine, dans l’espoir de trouver des solutions. Les cours seront maintenus à distance. […] Quelque 1500 étudiants et étudiantes ainsi qu’une cinquantaine de membres du personnel fréquentent cette antenne de la faculté.»
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«Voici les études qui rapportent le plus d’argent en Suisse»
Une étude de l’Office fédéral des statistiques montre qu’«[a]u bout de neuf ans, le salaire annuel médian se situe autour des 65 000 francs» après l’obtention de la maturité. «Les personnes ayant obtenu un certificat de maturité spécialisée ne gagnent pas seulement un peu plus d’argent après neuf ans par rapport aux titulaires d’une maturité gymnasiale (67 227 francs contre 64 770), mais voient leur rémunération augmenter beaucoup plus rapidement.»
La branche qui rapporte le plus ? Les options techniques. «Neuf ans après la maturité, ceux ayant choisi «physique et application des mathématiques» touchent, par exemple, un salaire annuel médian de 72 859 francs, contre 55 135 de l’option «arts visuels et musiques».»
La Webster University risque l’amende
«Le Canton de Genève a lancé une procédure d’amende pénale contre la Webster University, à Bellevue, qui utilise le qualificatif university sans en avoir le droit. La loi prévoit des sanctions allant jusqu’à 200’000 francs.» Un changement de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, effectif depuis janvier de cette année, conditionne les appellations. C’est une «volonté fédérale de renforcer la protection de la crédibilité et de l’image des hautes écoles suisses».
«La Webster University – basée à Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis) – [a répondu à la Tribune de Genève par e-mail] et en anglais par la voix du directeur de son campus genevois, Eric Click. Selon ce dernier, l’institution est dûment certifiée, ainsi que toutes ses filiales internationales, par un organe américain, la Higher Learning Commission. Le Département de l’instruction publique (DIP) indique, lui, avoir rappelé les obligations à cette institution en décembre dernier et que celle-ci a répondu qu’elle n’entendait pas renoncer au mot university dans son nom.»
De leur côté, l’International University in Geneva et la Swiss UMEF University ont toutes deux retiré le terme «university» de leur nom.
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Revue de presse UNIL 6 octobre 2023
5Oct2023
Politique des hautes écoles
«La HEG et l’ISFB s’allient pour la formation bancaire»
«La Haute Ecole de Gestion de Genève (HEG-Genève) et l’Institut Supérieur en Formation Bancaire (ISFB) ont annoncé un partenariat stratégique visant à créer un pôle de compétences dédié à la formation continue dans le secteur bancaire. Cette alliance est soutenue par la Fondation Genève Place Financière».
Une nouvelle collaboration entre l’HES-SO et le secteur privé à hauteur de 1,1 million de francs
1,1 millions de francs c’est le montant alloué par le laboratoire Debiopharm Research & Manufacturing SA pour le projet de recherche «Debiolab 2.0» contre le cancer qui débutera en novembre 2023 en collaboration avec l’Institut technologies du vivant de la Haute école d’ingénierie (HES-SO).
«Le canton révoque le projet gagnant pour le nouveau campus universitaire de St-Gall»
Le projet gagnant pour le «Campus Platztor» de l’Université de Saint-Gall (HSG) a été révoqué par le canton puisqu’il «n’a pas évolué de manière satisfaisante au cours des deux dernières années. Un nouvel appel d’offres est maintenant demandé». Les départements de la construction et de l’environnement de Saint-Gall et celui de l’éducation «vont maintenant demander au gouvernement […] de révoquer l’adjudication et de lancer un nouvel appel d’offres […], «ce qui entraînerait un retard de deux ans»».
«L’HSG soutient la révocation et la décision d’un nouvel appel d’offres […]. Le retard aggrave toutefois la pénurie de places qui existe depuis des années et qui continuera de s’aggraver à l’avenir».