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Sujet: croissance des hautes écoles

François Abbé-Decarroux dit au revoir à la HES-SO Genève

En poste depuis 2006 à la tête de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale, François Abbé-Decarroux prend sa retraite le 1er novembre de cette année. Il sera succédé par Daniela Di Mare Appéré.

Tirant le bilan de sa carrière, il estime que la situation de la HES-SO est «plutôt bonne.» Selon lui, «[l]a probabilité d’avoir un emploi une année après l’obtention d’un diplôme HES est en effet très élevée. Plus de 97%, tous domaines confondus. Le bachelor HES, qui est en principe le titre professionnalisant dans une HES, offre une employabilité plus grande que le master obtenu dans une université ou une école polytechnique fédérale.»

Parmi les plus grands défis de son poste, les problèmes liés aux infrastructures sont en tête. En effet, le peuple genevois avait dit non au projet de construction de la Cité de la musique pour la Haute Ecole de Musique. Autre exemple, le bâtiment de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture, est trop vieux et dont les fonds manquent pour une éventuelle rénovation.

L’Université de Zurich ose l’indépendance digitale

L’Université de Zurich (UZH) développe son propre système d’examens en ligne, et elle a lancé un appel d’offre dans ce sens. La pandémie sert actuellement d’accélérateur à ce qui était de toute façon prévu à plus long terme : un apprentissage qui passe de plus en plus par le numérique. Selon l’appel d’offres de l’UZH: «L’acceptation et la demande de cadres d’examens électroniques dans l’offre d’enseignement de toutes les facultés» se sont «intensifiées de manière fulgurante» pendant la pandémie.»

Selon l’auteur de l’article, la numérisation dans les universités ouvre des portes, mais génère également des incertitudes: «Est-ce là l’avenir des études ? Moins de campus, plus de travail à domicile ? L’isolement à la maison au lieu d’une vie d’étudiant passionnante ? La numérisation pourrait toutefois résoudre un problème qui se fait de plus en plus pressant pour l’université depuis des années : le manque de place.»