L’Université de Lucerne lancera en automne 2024 un nouveau master sur le changement climatique – et sur les approches permettant de le contrer. «Alors que la perspective des sciences naturelles a jusqu’à présent dominé le discours autour du changement climatique, le master entend mettre en lumière «le rôle des hommes et de leurs institutions, aussi bien dans les interactions sociales, économiques que politiques», en combinant des connaissances en politique, en économie et en droit afin de permettre aux étudiants d’approfondir leur compréhension des multiples aspects du changement climatique.
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
13Fév2024
Politique des hautes écoles
Luciana Vaccaro reste présidente de swissuniversities
«Le 8 février 2024, l’assemblée plénière de swissuniversities a élu Luciana Vaccaro à la présidence de swissuniversities pour un nouveau mandat allant du 1ᵉʳ août 2024 au 31 juillet 2027. […] Au cours de son deuxième mandat, les objectifs prioritaires de Luciana Vaccaro comprennent la garantie d’un financement adéquat des prestations et des attentes envers les hautes écoles dans le cadre du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) 2025-2028, l’association rapide et complète aux programmes européens Horizon Europe et Erasmus+ ainsi que le développement de l’Open Science.»
12Fév2024
Politique des hautes écoles
Un centre d’études du loup compromis
«L’Université de Neuchâtel a le projet de créer un centre d’études autour du loup dans une forêt au nord de La Chaux-de-Fonds. Même pas encore né, ce projet a du plomb dans l’aile car il nécessiterait un nombre important d’autorisations et de dérogations. «Au niveau vétérinaire, le projet devrait obtenir une autorisation d’expérimentation animale, qui devra être complétée par une autorisation d’animalerie, une autorisation d’exposition d’animaux, puisqu’il est prévu que le centre soit accessible au public, et une autorisation d’importation d’animaux, étant donné que les louveteaux seraient importés du Canada», a indiqué le Conseil d’Etat à une intervention du député Patrick Erard (Verts). […] Le Conseil d’Etat a précisé qu’il a été informé que les associations de protection de la nature et les milieux agricoles ne sont pas du tout enthousiastes à l’idée de ce centre.»
Le Swiss Integrative Center for Human Health a cessé ses activités
«Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), centre de compétence en santé humaine lancé en 2014 à Fribourg, a mis fin à ses activités en toute discrétion. […] Comptant parmi les actionnaires minoritaires du SICHH à hauteur de 2% chacun (Biovalley Investments détenant 88% du capital-actions), l’Université de Fribourg et l’Hôpital fribourgeois (HFR) n’ont pas été en mesure d’apporter des précisions.» Le centre a notamment essuyé un refus de soutien de la part d’Innosuisse en 2022, car «pour bénéficier d’une subvention, «le niveau et la qualité de la recherche doivent notamment être comparables à ceux des centres de recherche de l’enseignement supérieur», une condition qui n’était pas remplie par le SICHH, société anonyme à but non lucratif, qui reste officiellement toujours inscrite au Registre du commerce».
ZHdK: Le «chaos chez les créatifs»
La NZZ a mené des entretiens avec une vingtaine de personnes de l’intérieur de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), qui «dressent le portrait d’une institution chancelante». La ZHdK avait introduit un nouveau modèle d’études qui différencie matières principales et matières secondaires, et qui s’appelle «Major-Minor». Ce modèle a amené, jusqu’à présent, à «une suppression de postes de 2,2 pour cent, soit 12 postes à plein temps et 22 licenciements partiels […]. Dans un sondage interne réalisé auprès des collaborateurs en 2022 et dont ce journal a obtenu une copie, «Major-Minor» obtient systématiquement des mauvaises notes.» Les étudiant-es ont également exprimé leur inquiétude en adressant une lettre ouverte à Marijke Hoogenboom, Directrice du département Arts du spectacle et cinéma «dans laquelle ils exposaient leur point de vue sur les «licenciements drastiques de professeurs à domicile dans le domaine de l’art dramatique».» Un autre problème qui est ressorti des entretiens est le népotisme présent et qui sévit le personnel: «[u]ne responsable de département aurait exigé, après son embauche, que son mari soit également engagé. Et ce, sans appel d’offres. Un autre chef de département aurait engagé son fils dans la recherche au sein de son propre département. Une responsable de département aurait refusé des modules ou des missions à son compagnon. Un autre chef de département aurait confié des missions à son frère.»
Tout serait de la responsabilité «[d’]une rectrice dont beaucoup doutent des capacités […]». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK depuis octobre 2022 attire beaucoup de critiques des employé-es de la ZHdK, qui «se demandent comment cette peintre de 56 ans a pu accéder à ce poste important […]. Le CV de [Karin] Mairitsch [ne] mentionne […] [p]as de postes qui vous prédestinent à la position prestigieuse de rectrice de la ZHdK.» Même la décision de la rectrice d’interrompre la coopération avec l’école chinoise Shenzhen International School of Design (SISD), «qui reçoit plus de la moitié de son budget de recherche de l’armée chinoise», n’a pas été complètement soutenue.
En dernier lieu, la ZHdK a été rendue attentive parce qu’«elle forme trop de personnes pour trop peu de postes sur le marché du travail. C’est également ce qu’a constaté le Zurich Centre for Creative Economies. Un processus de réduction s’imposerait d’urgence.»
«La cancel culture n’est pas une réelle menace»
Margit Osterloh a connu un «shit-storm suite à la publication en été 2023 («Studentinnen-Studie»). La directrice de recherche au Center for Research in Economics, Management and the Arts (Crema) à Zurich tire des leçons de cette épisode, et plus largement pour la «cancel culture» dans la science.
- Les personnes concernées souffrent de sacrifices personnels importants en termes de stress mais profitent également en gagnant une notoriété croissante.
- La plupart du temps les scientifiques ne sont pas «annulés» par leurs supérieurs («von oben»), mais par le corps étudiant («von unten»). «Ainsi, la cancel culture – même si elle ne représente que l’opinion d’une minorité, est plus largement soutenue par la population. Plus important encore : les jeunes et les étudiant-es ont toujours introduit des idées progressistes dans le débat et lancé des réformes.»
- Comme dans de nombreux mouvements sociaux-révolutionnaires, des minorités élitistes se sont érigées en donneurs de leçons à la « majorité silencieuse », avec un ton de supériorité morale, et il y a une culture de victimisation.
- Dans l’espace germanophone, la cancel culture est surestimée, et elle se réfère aux résultats d’un sondage du Tages-Anzeiger en printemps 2023. Cela fait aussi partie de la science de supporter le « scepticisme organisé », et il n’y a pas de «spirale de silence».
- C’est à la direction universitaire de défendre la liberté académique, comme l’a fait dans son cas l’Université de Zurich, en organisant un débat publique. L’Université de Hamburg a publié notamment un code de conduite pour la liberté académique qui statue que l’université garantit un espace libre pour le débat critique même là où l’opinion publique démocratique, en raison de convictions bien ancrées, réagit de manière sensible, voire indignée, à des remises en question.
Les présidents des EPF s’opposent à la réduction du budget
La Confédération veut économiser 100 millions de francs au sein des Écoles polytechniques fédérales. Les présidents des deux institutions rappellent quelles seraient les conséquences.
Une partie du CNRS relaie une campagne pro-nouveaux OGM
«En amont du vote des eurodéputés, mercredi 7 février, sur les conditions d’autorisation en Europe des «nouveaux OGM», l’organisation WePlanet a orchestré sur les réseaux sociaux une campagne d’influence fondée sur la mise en avant de chercheurs favorables à la dérégulation de la diffusion de ces plantes, issues des nouvelles techniques génomiques (NGT pour New Genomic Techniques).» L’ONG a bénéficié d’un appui de l’Institut de biologie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Selon l’article du Monde «La direction du CNRS reconnaît cependant que cette position n’est pas le fruit d’une confrontation pluridisciplinaire de points de vue.»»
Un écologue, directeur de recherche au CNRS se dit «Consterné par une prise de position publique de certains acteurs au CNRS qui prend en otage l’ensemble de l’établissement ». Une biologiste médaille de bronze du CNRS écrit qu’elle est «Assez hallucinée sur la manière de nous enjoindre de faire du lobbying et que le CNRS [relaie] textuellement les propos d’une ONG, assez nébuleuse qui plus est».
- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- engagement politique
- financement public
- liberté académique
- liberté d’expression
- génie génétique
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 février 2024
Un Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques ouvre à l’UNIL
Le Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques (ECCE) a été officiellement inauguré vendredi à l’Université de Lausanne. «Entre recherche et proposition de services, le but de ce nouveau pôle est d’accompagner la population dans l’anticipation des phénomènes climatiques à risques. […] Des partenariats avec MétéoSuisse, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), l’Établissement cantonal d’assurance (ECA), d’autres compagnies d’assurances et de réassurance ou encore l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont par exemple prévus. Les domaines d’expertise couvriront la météorologie, la climatologie, l’intelligence artificielle, les statistiques, la physique, la gestion des risques ou encore la finance durable, détaille le directeur de l’ECCE.»
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
- intelligence artificielle
9Fév2024
Politique des hautes écoles
Défense de la théorie post-coloniale
Bernhard Schär, professeur à l’Université de Lausanne et directeur d’un groupe de recherche internationale sur les relations de la Suisse et de l’Europe avec les empires coloniaux en Asie et en Afrique et la philosophe Patricia Purtschert de l’Université de Berne parlent de la pertinence des études post-coloniales en Suisse.
Bernhar Schär estime que le paradigme postcolonial a changé la donne. Il a élargi les sciences «trop longtemps limitées à l’échelle nationale et eurocentriste» à une science de l’humanité entière, s’intéressant également à des personnes qui ne sont pas des acteurs politiques.
Patricia Purtschert comprend les études post-coloniale comme une autre perspective de recherche, comme par exemple l’histoire des femmes, de la vie quotidienne ou de l’économie, qui étudient certains aspects du passé.
La rectrice de l’Université de Bâle [Andrea Schenker-Wici] avait récemment qualifié dans la SonntagsZeitung le post-colonialisme comme «idéologie» et l’ancien recteur de l’Université de Bâle Antonio Loprieno a écrit dans son rapport sur les études urbaines à Bâle qu’«en raison de sa proximité avec le discours politique, la recherche postcoloniale ne fait pas assez la distinction entre science et engagement politique.»
Bernhard Schär répond à cela que la science est toujours aussi politique, (une opinion que partage Patricia Putschert). Il avance: «Chaque scientifique doit décider lui-même si et comment il souhaite apporter son expertise. […] Mais c’est aussi un acte politique que de se taire lorsqu’on est expert sur un sujet.»
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- profil – universités
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
Interview avec Laurent Goetschel, directeur de Swisspeace
«Le parlement de Bâle-Campagne supprime sa subvention à la fondation Swisspeace, qui mène des recherches sur la paix et la médiation. En cause, les propos de son directeur, Laurent Goetschel, sur le Hamas. Une décision qui remet en question les fondements de la recherche scientifique helvétique.» Ce dernier estime que «C’est comme si des opposants aux vaccins avaient demandé de fermer des facultés de médecine pendant la pandémie.»
L’IA dans les laboratoires
La chercheuse en intelligence artificielle Maria Graziani, lauréate du Prix Latsis 2023, explique comment l’intelligence artificielle pourrait profondément modifier le(s) processus scientifiques. Elle travaille actuellement pour IBM Research Europe.
«Erasmus est de retour dans le débat fédéral, et les étudiants font monter la pression»
«Afin de profiter de ce nouvel élan et d’appeler le Conseil fédéral à s’engager pleinement, étudiants et associations de jeunesse, accompagnés par des parlementaires de la gauche et du centre, se sont donné rendez-vous ce vendredi pour une action sur la place Fédérale.
[…]Fabien Fivaz, conseiller national vert (NE) qui prendra la parole lors de la manifestation, souligne qu’il n’y a à ce stade pas de message du Conseil fédéral sur l’association à Erasmus et sur son financement. «C’est le principal obstacle. Pour Horizon Europe, la planification et une enveloppe de 6,2 milliards ont déjà été votées en 2020 en prenant en compte plusieurs scénarios. Il faut régler la question d’Erasmus le plus rapidement possible», insiste le parlementaire.
«Je crains que, face à la situation financière actuelle de la Confédération, le Conseil fédéral joue la montre, alors qu’il faudrait anticiper, poursuit-il. S’il attend de boucler les négociations pour élaborer son message, le mettre en consultation et le soumettre au parlement, on en aura encore pour deux ans.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 février 2024
8Fév2024
Politique des hautes écoles
Critiques sur la collaboration entre l’EPFZ et Philip Morris
«[L]’Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT Suisse) fustige la collaboration entre Philip Morris et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich […]. Alors que des universités dans le monde, et en Suisse aussi, tournent le dos à l’industrie du tabac, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a fait le choix inverse […]. [E]n parcourant un site internet de Philip Morris, [AT Suisse] a découvert deux projets de recherche réalisés main dans la main avec l’EPFZ […], entre 2017 et 2021 […] [et] financé[s] à hauteur d’un million de francs […]. Ces recherches proposent de nouvelles méthodes d’analyse dans les domaines de la toxicologie et de la chimie, et ne portent pas directement sur la nocivité de tel ou tel produit du tabac.»
Pour Luciano Ruggia, Directeur d’AT Suisse, «[u]ne telle collaboration est inacceptable […]. Les industries de la cigarette essaient de manipuler la vérité depuis très longtemps […]. Elles le font par différentes stratégies; une des plus importantes, c’est de produire de l’évidence scientifique qu’ils utilisent à leur fin, ils font tout pour produire une évidence qui est biaisée.» Philip Moris rejette les accusations et indique que «[sa] participation […] aux études réalisées avec l’EPFZ est transparente […].»
Le service de presse du polytechnique de Zurich explique que «les chercheurs de l’EPFZ sont libres de décider des questions qu’ils souhaitent aborder et s’ils veulent collaborer avec des tiers. L’EPFZ n’exclut pas de manière générale certaines branches comme partenaires potentiels». Pour les contrats à plus de 50’000 francs «le vice-président de la recherche doit donner son autorisation», ce qui a été le cas «car les questions posées sont scientifiquement pertinentes et intéressantes pour la société. De plus, tous les résultats ont été rendus publics […]». L’EPFZ estime ensuite que «l’indépendance et l’intégrité scientifique ont toujours été garanties. Mais l’institution en est consciente: des bailleurs de fonds peuvent avoir des intérêts propres et les résultats d’une recherche peuvent être interprétés de manière sélective. «En déduire qu’aucune collaboration de ce type n’est possible serait un frein pour la recherche et l’innovation en Suisse».»
L’AT Suisse a alerté le Fonds national suisse de la recherche (FNS) puisque «[l]es deux principaux articles scientifiques qui présentent ces recherches mentionnent aussi un financement [de la part du FNS] […]. [L]e FNS a constaté qu’il n’avait pas été informé par les professeures de l’EPFZ sur leurs partenariats avec Philip Morris, alors qu’elles bénéficiaient d’importantes subventions du FNS. Courant 2023, l’institution a ouvert une procédure administrative contre une des deux chercheuses.» Le Chef de la communication du FNS indique que «les recherches financées par Philip Morris et le FNS respectivement étaient des recherches menées indépendamment l’une de l’autre, qui n’ont impliqué aucune collaboration ni aucun cofinancement quelconque entre l’entreprise privée et le FNS […]. Aucune sanction n’a été prise, mais un correctif a dû être apporté dans la revue scientifique ayant publié ces travaux. De plus, suite à ce cas, le FNS a décidé d’envoyer chaque année aux chercheurs et chercheuses un courriel «pour leur rappeler de nous informer dans le cas d’une collaboration avec un partenaire externe» […].»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a pour sa part déclaré qu’elle «a pour principe «d’exclure toute collaboration avec l’industrie du tabac» […]. Cela étant, elle a tout de même signé des mandats de prestations avec Philip Morris.» (rtsinfo)
- financement tiers
- rôle des scientifiques
- financement public
- liberté académique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- profil – EPF
- intégrité scientifique
EPFL Valais: «Incident chimique sans gravité»
Mardi soir, quarante pompiers et douze véhicules ont été mobilisés suite à un incident chimique qui a eu lieu sur le site de l’EPFL de Sion et qui «n’a engendré ni fuite de gaz ni départ de feu». Vincent Hiroz, Directeur du site sédunois de l’EPFL, explique que «[d]ans le cadre d’une expérience en cours dans un four de laboratoire, deux bouteilles avec une solution aqueuse contenant des réactifs fortement dilués ont cassé et le liquide s’est répandu au sol […]. Le personnel présent au deuxième étage a tout de même été évacué par précaution et le local sécurisé. Aucun blessé n’est à déplorer.»
David Vaquin, Commandant des sapeurs-pompiers sédunois, rappelle que «Sur le site de la HES et de l’EPFL, il s’agit principalement de recherche, [ils ne sont] donc pas confrontés à des quantités comme dans l’industrie», mais il indique que «[p]our le CSI de Sion, la présence de ces hautes écoles est un challenge. En ce sens, [ils ont] renforcé [leur] formation dans le domaine chimique et [ils visitent] régulièrement les locaux, d’une manière proactive. Des plans d’intervention provisoire en lien avec certaines expériences sont également mis sur pied.»
EPFL: évacuation après la fuite d’un gaz
«Une alerte au monoxyde de carbone (CO) s’est déclenchée sur le campus de l’EPFL, mercredi vers 10 h, entraînant une évacuation des locaux du Centre Est (CE). «Une centaine de personnes sont sorties des bâtiments», informe la police cantonale vaudoise. Huit d’entre elles ont été exposées au gaz, essentiellement des ouvriers sur place et deux collaborateurs de l’EPFL, et ont fait l’objet d’un contrôle médical par le personnel sanitaire présent sur place. Aucune prise en charge médicale n’a été nécessaire. Il n’y a eu aucun blessé […]. Le bâtiment concerné par cette fuite de monoxyde de carbone ne contient aucun laboratoire. Il abrite des bureaux, des salles de cours et des auditoires. Un autre bâtiment, relié au CE par les soussols, a aussi été évacué. À noter qu’en cette période de vacances pour les étudiants il n’y avait ni cours ni examens.»
Corinne Feuz, Directrice adjointe de la communication et porte-parole de l’EPFL, explique que la fuite a été détectée par leurs pompiers: «[l]ors d’un contrôle dans un local où se dégageait une odeur d’essence, le détecteur de monoxyde a sonné. L’émission de monoxyde émanait d’une machine de chantier avec un moteur thermique […].»
«Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la fuite de CO pourrait être liée à des travaux effectués dans le bâtiment, plus précisément des travaux de réfection réalisés dans les locaux annexes d’un restaurant.» (24 heures)
Le monoxyde de carbone étant un gaz inodore et mortel, «[l]’événement a nécessité l’engagement de plusieurs véhicules de pompiers et ambulances, ainsi que neuf patrouilles de police.» (rtsinfo)
La HEP de Lausanne annule un examen à cause de l’arrêt maladie de la responsable du cours
Les étudiant·es de Master secondaire 1 et 2 de la Haute École pédagogique de Lausanne (HEPL) «ont passé deux examens pour compléter le cours «Relation pédagogique et climat de classe» durant la session de janvier. Alors que, ce lundi, ils s’attendaient à recevoir leurs résultats finaux […]», la direction de l’HEPL annonce que «[…] seuls les résultats d’un examen seraient pris en compte pour valider le module.» La cause de cette décision est l’arrêt maladie de la responsable du cours: «La professeure est absente depuis quelques semaines et l’équipe de formateurs n’a pas été en mesure de réaliser l’entière correction.»
Un étudiant affirme que «[c]’est vraiment grotesque. Une grosse blague à laquelle on a du mal à croire». Un autre étudiant indique qu’«[ils n’ont] réellement pas compris avec [ses] camarades. C’est la première fois [qu’ils voient] une chose pareille dans une école suisse. [Ils sont] quand même environ 300 étudiants à suivre ce cours […].»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 février 2024
7Fév2024
Politique des hautes écoles
Témoignages des médecins assistant·es sur les conditions de travail
La question des conditions de travail difficiles des médecins assistant·es continue d’etre abordée et les professionnel·les témoignent de leur quotidien au travail. Enrique Lázaro i Fontanet, Co-président de l’Association suisse des médecins assistants et Chef de clinique en chirurgie à l’Hôpital Riviera-Chablais (HCR), indique que «[l]a théorie qu'[ils voient] en cours et la pratique qu'[ils voient] en stage sont deux mondes bien différents.»
«[L]es jeunes étudiants en médecine crient leur désespoir […]», surtout pour deux raisons: la première étant le manque de contact humain, ainsi, selon Enrique Lázaro i Fontanet «[…] le médecin passe surtout du temps avec son ordinateur.» L’autre difficulté réside dans les nombreuses heures supplémentaires que les médecins assistant·es doivent faire. Un jeune médecin de 28 ans qui a démissionné d’un grand hôpital romand affirme qu’«[ils travaillent] entre 60 et 85 heures par semaine, [ils n’ont] pas le temps de manger ou de prendre de pause. Les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées, ni rattrapées.»
Quelles seraient les solutions? Certainement pas l’argent, ni les professionnel·les venu·es de l’étranger, selon Stéphanie Monod, Professeure en médecine à l’Université de Lausanne et Co-cheffe de département à Unisanté. «Pour [Madame Monod], la solution serait d’inscrire le discours politique dans une vision qui priorise les besoins de notre système de santé.»
Brigitte Rorive, Présidente du conseil d’administration de l’HCR, «assure tester plusieurs solutions. La dictée vocale pourrait ainsi être utilisée pour aider les médecins assistants, car l’établissement ne peut pas engager d’aides administratives pour les remplacer.»
«Soins infirmiers: un nouveau bachelor à temps partiel proposé en Valais»
Le canton du Valais et la Haute école de santé de la HES-SO Valais-Wallis (HEdS) proposent dès septembre 2024 «une nouvelle version à temps partiel du bachelor of science (BSc) en soins infirmiers […], destinée à mieux concilier vie privée et apprentissage du métier, […] ainsi qu’une procédure d’admission simplifiée […] [pour les] personnes âgées de plus de 25 ans, qui ne disposent pas d’un titre régulier.» (lenouvelliste.ch)
Théologie: «les Universités de Lausanne et de Genève lancent un cursus plus court»
Face à la pénurie de relève pastorale, le Collège de théologie protestante veut introduire un certificat accéléré pour devenir pasteur. Irene Becci, Directrice du Collège de théologie protestante et Doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de Lausanne (FTSR), explique que «[c]ette attestation de 60 crédits maximum et réalisable sur une année maximum a pour but de permettre à des personnes ayant un bachelor dans une autre branche que la théologie de pouvoir s’inscrire en master de théologie […]. Cette option va maintenant suivre la voie institutionnelle et elle devrait être réelle, sauf imprévu, dès l’automne [2024] […]. En parallèle, nous avons modifié le master en théologie en y ajoutant une orientation pratique permettant l’entrée en stage plus rapidement. Pour cela, le travail se poursuit avec la perspective de 2025.»
- sciences humaines et sociales
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 février 2024
6Fév2024
Politique des hautes écoles
«L’Université de Saint-Gall s’étend en Autriche»
L’Université de Saint-Gall a ouvert son premier Institut de recherche en Europe, se situant dans le Voralberg à Dornbirn. «L’institut se concentre principalement sur l’enseignement, la recherche et la formation continue dans les domaines thématiques prioritaires «Embedded Sensing Systems» et «Big Data Infrastructures».» (nau.ch)
Soutenu·es par des professeur·es de la HSG, ce sont principalement les doctorant·es qui vont mener la recherche. Pour le Conseiller d’État saint-gallois, Beat Tinner, «[l]e nouvel institut de la HSG à Dornbirn n’est qu’un des nombreux projets internationaux dans la région du lac de Constance. L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse doivent coopérer plus étroitement. C’est une signification très importante, car d’une part on peut constater dans l’espace métropolitain que nous coopérons de manière transfrontalière, non seulement bien sûr dans le contexte économique, mais aussi dans le domaine universitaire.» (srf.ch)
L’institut coûte un million d’euros par an et est financé pour dix ans par le Land du Vorarlberg et ses partenaires économiques.
- financement tiers
- recherche – qualité
- financement public
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- collaboration hautes écoles – politique
Andrew Chan sera le nouveau Vice-recteur de l’Université de Berne
Le Professeur Andrew Chan deviendra le nouveau Vice-recteur pour les affaires internationales et les carrières académiques de l’Université de Berne à partir du 1er août 2024, succédant à Virginia Richter qui deviendra Rectrice de l’Université de Berne à la même date.
Suède: «Une panne de congélateur détruit des décennies d’échantillons»
A l’Institut Karolinska (KI), une université de médecine suédoise, le dysfonctionnement d’un congélateur a mené à la destruction des échantillons de recherche collectés depuis des décennies, et ainsi, à une «perte qui se chiffre en millions». «Les échantillons étaient tous strictement destinés à la recherche et leur perte ne devrait pas affecter les soins des patients actuels, mais ils devaient être utilisés pour de futures recherches […]. Les personnes les plus touchées sont celles qui font des recherches sur la leucémie, car elles ont recueilli des échantillons de patients sur une période pouvant aller jusqu’à 30 ans […]. Une enquête interne a été lancée à l’université et, bien qu’il n’y ait aucune indication de sabotage, l’incident a également été signalé à la police.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 février 2024
5Fév2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne et les prises de position politiques
Tendances activistes, style de direction inapproprié, climat de peur parmi les étudiant-es : Les dysfonctionnements mis au jour à l’Institut du Proche-Orient de l’Université de Berne ont incité les responsables de l’université à supprimer l’institut dans sa forme actuelle. A la place, les sciences islamiques devraient bientôt être réorganisées et fusionnées avec d’autres disciplines.
Par ailleurs, la codirectrice de l’institut Selena Tolino a été déclassée mais elle garde un poste à responsabilité, mais «sous la supervision de la direction de la faculté». Le recteur de l’Université Christian Leumann dit que sur la base d’un rapport d’enquête, «aucun élément n’aurait justifié des mesures plus importantes.» Par ailleurs, il n’y avait pas question de renforcer les règles internes par rapport à la liberté d’expression des collaborateurs et collaboratrices.
Et pourtant, l’affaire a remis sur table la question de la place de l’engagement politique à l’université.
Antonio Loprieno, Egyptologue à Bâle, président de la Fédération européenne des académies des sciences et des humanités (ALLEA) et ancien président de swissuniversities, a mené l’enquête administrative de l’Institut d’études du Proche-Orient à l’Université de Berne. Dans une interview, il ne parle pas du contenu de son rapport, mais évoque le contexte: «Les universités sont plus qu’avant sous l’influence de la situation politique mondiale. La polarisation à laquelle nous assistons actuellement est bien plus forte que celle que nous avons connue dans les années 1970. La politique et la science étaient alors encore plus séparées.»
Et encore: «en tant que professeurs, nous devons nous efforcer de séparer strictement le travail d’information de la prise de position. Lors de la guerre en Ukraine, l’université de Berne a réagi de manière exemplaire par un travail d’information : elle a proposé des cours et des séminaires sur le sujet au sein du Centre pour la résolution des conflits, mais n’a pas pris parti.» (Der Bund)
L’article de la NZZ «Palästina-Flagge im Seminarraum» évoque le contenu du rapport: la faculté aurait encouragé une «homogénité méthodologique», selon des collaboratrices ou collaborateurs, l’opinion («Gesinnung») comptait plus que la compétence. Il était question d’un «corset idéologique» des théories postcoloniales, qui, interprètées de manière superficielle, facilitent la vision «ami-ennemi», ce qui peut avoir comme conséquence l’idée que le Hamas est une organisation de résistance et Israël un état colonial.
Selon le journaliste NZZ Thomas Ribi (dans «Der Ungeist sitzt zu tief»), «les mesures prises par la direction de l’université sont un exemple parfait de la manière dont on peut agir sans s’attaquer aux problèmes de fond.» Il note qu’au début des études postcoloniales, il n’y a pas des questions mais des certitudes, comme celle que les personnes blanches sont toujours privilégiées et racistes. «La science se caractérise par une réflexion critique sur ses fondements. Cela n’est pas plus visible dans l’islamologie bernoise que dans les « Urban Studies » bâloises, auxquelles un rapport d’enquête interne a délivré la semaine dernière un certificat de bonne conduite. Lorsque la science et l’activisme politique sont à ce point inextricablement mêlés, le problème ne peut pas être résolu par quelques mesures administratives.»
Les cantons favorables au projet de mandat de négociation
«La majorité des cantons, précisément 24, soutiennent le projet de mandat de négociation avec l’UE, présenté en décembre par le Conseil fédéral. […] De son côté, la Conférence des gouvernements de Suisse occidentale, regroupant les cantons romands et Berne, soutient aussi le projet. Ces cantons, qui ont une «longue tradition d’ouverture avec l’UE», appellent à un lancement rapide des négociations pour actualiser les accords de reconnaissance mutuelle ou être associés à Horizon Europe ou Erasmus+». (Tribune de Genève)
Le président de la Conférence des gouvernements cantonaux et conseiller d’Etat (AG) Markus Dieth juge qu’un des avantages principaux de ces contrats bilatéraux III est que l’Union européenne n’aurait plus le droit d’arrêter «tout» unilatéralement en cas de conflit, «comme cela été le cas avec la recherche». (Neue Zürcher Zeitung)
«La diversité religieuse est là pour durer: enseignons-la!»
Matteo Bächtold, assistant diplômé de l’ Institut d’hisoire de la réformation à l’Université de Genève et codirecteur de projet pour IRAS-COTIS, estime que la diversité religieuse devrait impérativement être enseignée en Suisse, «surtout pour les nouveaux arrivants et les jeunes générations». «Celles-ci devraient impérativement être formées à évoluer dans cette pluralité religieuse et culturelle qui compose le monde d’aujourd’hui, au risque sinon de ne pas le comprendre et de se retrouver sur la touche, voire de basculer dans la radicalité.» Il souhaite que ce type d’enseignement soit donné à plusieurs niveaux, l’école, à la formation professionnelle ou à l’Université, et donne comme exemple l’EPFL qui «propose de plus en plus de cours d’introduction aux sujets religieux dans ses programme.»
La CSEC-N entame des travaux préparatoires en vue du traitement du message FRI
«Lors de sa séance, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a entamé des travaux préparatoires dans l’optique du traitement du message FRI 2025-2028 dans le prochain trimestre. […]
Les présentations et les discussions ont en particulier porté sur le rôle toujours plus important de l’intelligence artificielle, sur le manque de personnel qualifié (spécialement dans le domaine de la santé) et les défis relatifs à la formation, sur les besoins en matière de financement pour assurer la formation du nombre croissant d’étudiants et pour maintenir l’excellence dans le domaine de la recherche, qui évolue rapidement, ainsi que sur la question de la relève scientifique et académique. La discussion et les différentes questions seront approfondies au cours du prochain trimestre, dans le cadre de l’examen du message FRI 2025-2028.»
Le Grand Conseil genevois a accepté de réduire la durée de la formation des enseignants
Le projet de loi du PLR, visant à faire passer la durée de la formation des enseignant·es de l’école primaire de 4 à 3 ans, a été accepté par le Grand Conseil genevois. Celles et ceux qui ont promu et qui ont soutenu ce projet de loi argumentent que «la formation actuelle est trop théorique» et «souhaitent […] calquer Genève sur les autres cantons romands dans lesquels les étudiant·es effectuent trois ans en HEP […]. [En effet il y aurait] «[…] un tourisme des jeunes vers la HEP vaudoise qui accueille de plus en plus de nos étudiants», a souligné la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes, à l’origine du projet de loi finale».
Un référendum est attendu par la Fédération des enseignants genevois (FEG): selon Francesca Marchesini, Présidente de la Société pédagogique genevoise, syndicat des enseignant·es du primaire, «[c]e projet est totalement irresponsable eu égard aux enjeux que les enseignants doivent appréhender avec l’augmentation des effectifs et l’introduction de l’école inclusive». (Le Courrier)
«[…] [L]es syndicats des enseignants estiment, eux, qu’il faudrait même, au contraire, prolonger la formation pour répondre aux exigences actuelles de l’école, qui s’est énormément complexifiée. En commission, un représentant de Swissuniversities, la faîtière des hautes écoles, a souligné que, pour les HEP, les trois ans deviennent toujours plus problématiques pour maintenir la qualité de la formation sans ajouter des compléments à son issue. Selon Anne Emery-Torracinta, [précédente cheffe du Département de l’instruction publique], le frein dans les autres cantons pour allonger la durée des études est budgétaire, car qui dit meilleure formation, dit meilleur salaire.» (Tribune de Genève)
L’École hôtelière de Lausanne ferme pendant deux semaines à cause de la rougeole
«Six étudiants de l’École hôtelière de Lausanne (EHL) sont atteints par la rougeole, […][et] 17 cas sont suspects, en attente de résultats d’analyses médicales». Cette situation a contraint l’EHL a prendre une décision «très difficile»: la fermeture du campus du 3 au 18 février. «Les étudiants restant sur le campus pendant la fermeture «seront principalement cantonnés aux bâtiments des résidences et bénéficieront d’un accompagnement et de cours en ligne».» L’EHL procédera a vérifier le statut vaccinal de ses étudiant·es et du personnel et «recommande de se faire vacciner et de limiter les interactions sociales […].»
«Il y a quinze ans, le canton de Vaud avait connu une véritable flambée de cas de rougeole, sans commune mesure avec la situation de l’EHL. Pas moins de 150 cas avaient été recensés, dont 28 parmi les étudiants de l’UNIL et de l’EPFL. Les autorités avaient lancé une campagne de vaccination au sein des deux hautes écoles. Durant trois jours, 4000 personnes y avaient été vaccinées.»
Selon le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), l’EHL est «le seul petit foyer de rougeole connu actuellement dans le canton de Vaud», mais la rougeole préoccupe l’OMS «qui a appelé à des «efforts de vaccination urgents»» au vue de l’augmentation de cas de rougeole enregistrés en Europe, qui sont supérieures de 30 fois en 2023 par rapport à 2022.
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- études à distance
- enseignement – en ligne
- santé au travail
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 février 2024
2Fév2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 février 2024
1Fév2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne dissout un institut après la polémique entourant un message sur le Hamas
«L’Université de Berne a décidé de dissoudre son Institut d’études du Proche-Orient après un message polémique sur le Hamas, posté sur les réseaux sociaux par un de ses doyens, licencié depuis. La codirectrice de l’institut reçoit un avertissement.»
Évaluation selon la LEHE : «des résultats globalement positifs»
«Le 31 janvier 2024, le Conseil fédéral a adopté le rapport d’évaluation selon la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE). L’évaluation a porté principalement sur l’efficacité des organes communs de la Confédération et des cantons en matière de politique des hautes écoles selon la LEHE, sur le système de financement des hautes écoles ainsi que sur la capacité des diplômés des hautes écoles à trouver un emploi. Les résultats sont globalement positifs.»
Joël Mesot, président de l’EPFZ, sur les coupes budgétaires
Le président de l’Ecole polytechnique fédérale Zurich Joël Mesot explique en quoi les coupes budgétaires de 100 millions de francs au domaine des EPF impactent son institution.
Par rapport aux autres coupes prévues par la Confédération, «L’EPFZ est […] plus touchée que la moyenne par les mesures d’économie […]. Nous parlons d’une réduction de quatre pour cent, et ce sans tenir compte du renchérissement. Si l’on considère que le nombre d’étudiants a presque doublé au cours des 20 dernières années et que le budget est resté pratiquement inchangé, la réduction réelle est de dix pour cent. […] Nous devons nous demander quel système éducatif nous voulons en Suisse. Ma proposition serait une table ronde où nous pourrions en discuter avec les politiques et chercher des solutions.»
Il évoque également le don important qui a été promis à l’EPFZ pour développer l’Intelligence Artificielle à Zurich et à Heilbronn, en Allemagne. Par rapport à l’importance de cette somme, il dit: «il faut relativiser. D’une part, les contrats avec la fondation sont traités et négociés en permanence, nous ne connaissons qu’un ordre de grandeur approximatif du don. D’autre part, ce don [d’environs 600 millions de francs] s’étend sur 30 ans, ce qui représente un à deux pour cent de notre budget. Il nous faudrait le quintuple pour compenser cette réduction [ndlr la coupe des 100 millions de francs au domaine EPF].»
Licenciement de la rectrice d’UniDistance
Quatre mois après son début de mandat, la rectrice d’UniDistance Karin Moser a été licenciée avec effet immédiat. La décision n’a pas été «facile» pour le conseil de fondation. Elle est toutefois «inévitable au vu de l’évolution récente de la situation», car la relation de confiance nécessaire n’est plus assurée. Le nouveau recteur ad-intérim est le vice-recteur pour la recherche Nicolas Rothen.
«Un mentorat [contre les inégalités de genre] pour avocates en devenir»
Au sein de la profession d’avocat·e, les inégalités de genre persistent. En 2019, l’Ordre des avocats de Genève a créé une Commission de l’égalité pour faire face à ce problème et en janvier 2023, «un projet de mentorat à destination des stagiaires ou des collaboratrices ayant moins de cinq ans d’expérience» a été lancé. Les retours des participantes «ont été très positifs» et une seconde volée du mentorat s’ouvre le 1er février 2024.
- carrière académique
- égalité – genre
- employabilité des diplômé·e·s
- harcèlement sexuel et sexisme
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- formation – avocats
Formation doctorale: la HES-SO rejoint les universités romandes au sein de la CUSO
«Depuis le 1er janvier 2024, l’ensemble des quelque 200 doctorant·es affilié·es à la HES-SO peut prendre part aux activités proposées dans les programmes doctoraux disciplinaires et le programme transversal de compétences génériques de la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO).»
Erasmus+, «facteur décisif et garant du succès du pôle de formation qu’est la Suisse»
«La participation aux programmes européens d’éducation et de recherche est de la plus haute importance pour les hautes écoles suisses. La situation actuelle pèse en effet sur leur compétitivité et leur capacité d’innovation, et nous devons tous viser une association pleine et entière aux programmes Horizon Europe et Erasmus+.», écrit Sylvia Steiner, co-présidente de la Conférence des directrices et directeurs de l’instruction publique CDIP [et Directrice de l’éducation publique du canton Zurich, PS].
Vision pour une nouvelle culture d’examens
Le Centre pour le développement des hautes écoles (CHE) allemand a développé un «document de discussion» avec une vision pour adapter la culture d’examens au changement technologiques (IA) et à la numérisation. Il se base sur une série d’ateliers organisés durant l’été 2023, au cours desquels les étudiant-es, les enseignant-es, les structures de soutien ainsi que les directions des universités et les acteurs et actrices stratégiques ont discuté de leurs idées et de leurs besoins au sein de leur groupe d’intérêts.
En Floride, le putsch de la droite conte l’unviersité
«Les conservateurs et l’administration du troisième État le plus peuplé des États-Unis se sont lances dans une reprise en main de l’enseignement supérieur au nom d’une mission «contre-révolutionnaire» destinée a briser l’hégémonie supposée de la gauche dans les campus et a «defendre l’Occident».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er février 2024
31Jan2024
Politique des hautes écoles
Une journée d’échanges pour améliorer le soutien aux carrières des scientifiques
Des expert·es de l’accompagnement des doctorant·es se sont réunis pour dresser un état des lieux et élaborer des pistes d’avenir sur la thématique des parcours professionnels non académiques.
Comment la Faculté de médecine a su désengorger ses amphithéâtres
«Alors que l’EPFL va imposer des quotas pour réguler le nombre d’étudiants, la Faculté de médecine de l’UNIL mise sur un tournus présentiel et distanciel.»
Ce modèle est-il bon pour la santé mentale ? Réponse avec Nadège Vigand, psychologue installée à Lausanne.
Interview avec le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall Manuel Ammann
Le professeur en banques Manuel Amman, le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall dès février, aimerait renforcer la promotion de talents en attirant les meilleur-es étudiant-es au niveau international et il souhaite mieux soutenir les étudiant-es dans le développement de leurs idées commerciales. Pour rétablir la confiance dans l’université, un nouveau projet de supervision/surveillance sera établi qui clarifiera les responsabilité du conseil de l’université et des comités directeurs par rapport aux instituts. Ceci inclut un meilleur contrôle des dépenses et les instituts seront incités à être plus transparent avec le rectorat.
- financement tiers
- liens d’intérêt
- structure universitaire
- transparence – recherche
- entreprenariat et spin-offs
- profil – universités
- gestion des finances universitaires
- transparence
L’Université de Genève lance les études persanes
«L’Université de Genève (UNIGE) s’associe avec la Fondation Mossadegh dans le domaine de l’iranologie. Les deux institutions ont signé une convention de partenariat dans le but d’établir des études iraniennes à Genève.»
L’Unil dans les médias
L’UNIL et l’EPFL dotent leur Service Sport Santé UNIL+EPFL d’un nouveau Plan directeur Sport Santé sur 15 ans
«Deux institutions, un campus en santé, une volonté d’intégration et de mise en mouvement : voilà en quelques mots la vision qui façonne le nouveau Plan directeur Sport Santé Horizon 2036 du Service Sport Santé UNIL+EPFL. »
Trois hautes écoles vaudoises lancent un programme commun en cybersécurité
««Dans une démarche collaborative, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et l’Université de Lausanne (UNIL) ont décidé d’unir leurs compétences – inédites, complémentaires et reconnues internationalement – afin de répondre aux multiples défis relatifs à la confiance numérique et à la cybersécurité», indiquent-elles mercredi dans un communiqué. […] «Il existe une complémentarité évidente, mais malheureusement sous-exploitée, entre les domaines de prédilection des trois hautes écoles – les deep tech à l’EPFL, la cybersécurité appliquée à la HEIG-VD et la criminalité informatique à l’UNIL. Le Programme «seal» est un outil qui offrira des opportunités concrètes de collaboration et ouvrira ainsi de nouveaux champs d’innovation», explique Sylvain Pasini, professeur à la HEIG-VD.»
Revue de presse UNIL 31 janvier 2024
30Jan2024
Politique des hautes écoles
État de Vaud : La solution à la pénurie des professionnel·les de la santé passe par la formation
La Confédération a demandé aux cantons de présenter un plan en réponse à l’initiative «Pour des soins infirmier forts» que la population suisse a acceptée en 2021. Le 29 janvier 2024 l’État de Vaud a présenté ses mesures, résultat de la collaboration du Département de l’enseignement et la formation professionnelle (DEF) et du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), ensemble aux partenaires du terrain. Un des axes principaux sera la formation: «chaque école devrait former environ 20% de professionnels en plus, grâce à l’aide d’InvestPro», affirme le Chef du DEF, Frédéric Borloz, dans Le Courrier. «Parmi les institutions qui devront former jusqu’à 20% d’étudiants supplémentaires, il y a l’Institut et la Haute École de la santé La Source. Son directeur, Stéphane Cosandey, est confiant «Nous avons les infrastructures et les ressources humaines nécessaires. Les professionnels formés au niveau master et doctorat peuvent aujourd’hui assurer un haut niveau de formation, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans».» (24 heures)
En plus, pour pallier aux cas d’abandons ou d’échecs, le soutien aux étudiant·es qui sont en difficulté financière «va passer de 400 francs à 1200 francs par mois» (Le Courrier). Frédéric Borloz explique au Temps que, «[p]uisque nous investissons dans leur formation, nous devons veiller à limiter les abandons d’étudiants au cours de leurs études – en renforçant les bourses de ceux qui en ont besoin – et nous réfléchissons à un moyen de les fidéliser une fois qu’ils sont diplômés». En effet un des problèmes qui sera encore abordé est l’exode des jeunes diplômés: «C’est difficilement réalisable légalement, mais nous cherchons une solution pour proposer une clause leur demandant de travailler dans le canton quelques années durant. D’autres cantons y réfléchissent également.», dit Frédéric Borloz.
Ces mesures requièrent un investissement de 90 millions de francs entre 2024 et 2027 et doivent encore être approuvées par le Grand Conseil.
- formation continue
- enseignement – métiers de la santé
- conditions de travail
- politique – Suisse
- politique – Vaud
- collaboration hautes écoles – politique
«[Dans le monde universitaire], votre situation personnelle est perçue comme un désavantage concurrentiel»
Lors des demandes de financement pour la recherche, des chercheuses enceintes et de nouveaux parents décrivent comment ils ont été gênés par la rigidité de la procédure d’entretien.
Léa Müller-Funk, jeune maman et bénéficiaire d’ERC, reconnait que les organismes de financement devraient mettre en œuvre des mesures d’adaptation transparentes et universelles pour les candidates enceintes et celles qui viennent d’avoir un enfant. «Cela ne devrait pas être décidé au niveau individuel. Cela désavantage les personnes qui ne s’expriment pas», a-t-elle déclaré.
Selon elle, une solution potentielle consisterait à permettre aux candidates enceintes de reporter leur entretien d’un an, leur délai d’éligibilité étant prolongé de la même manière.
Interview avec Martin Vetterli sur la réduction du budget des EPF
Martin Vetterli, président de l’EPFL, regrette la coupe budgétaire de 100 millions de francs au budget des EPF. «Concrètement, c’est 4% du budget de l’EPFL, avec les compensations de l’inflation, l’augmentation du salaire et cétéra, des coupes qui risquent de venir encore dans le budget du domaine formation, recherche et innovation, c’est peut-être encore 2%. [On parle de 6% d’omissions de budget] . Après une année 2024 où on a déjà implanté une baisse de 5%. Donc on commence vraiment à tirer sur la corde. […] C’est quand même la tactique du salami.»
Interview avec Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE
Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, répond à des questions comme celles qu’il a crié au loup lors de l’arrêt des négociations de l’accord-cadre.
«[I]l répond que oui, «car en 2014, on avait déjà observé que la Suisse avait perdu des places dans les classements européens». Une érosion qui se poursuivrait encore aujourd’hui. Ainsi, pour Yves Flückiger, il est essentiel de ne pas se contenter de réfléchir, mais d’agir.
Le recteur espère donc que les parlementaires fédéraux approuveront le nouveau mandat de négociation avec l’Europe. «Si ce mandat est effectivement accepté, nous aurons la possibilité de rejoindre dès cette année 2024 le grand programme IRC (Erasmus+), qui est d’une importance capitale pour nos chercheurs et nos chercheuses.»
Cependant, il faudra encore du temps avant que la Suisse ne puisse bénéficier d’une pleine association. Yves Flückiger évoque des «bilatérales 3», qu’il envisage pour 2028.»
La rectrice de l’Universtité de Fribourg Katharina Fromm mise sur l’interdisciplinarité
La Liberté dresse le portrait de la nouvelle rectrice de l’Université de Fribourg Katharina Fromm, qui succédera ce jeudi à Astrid Epiney. La professeure de chimie a grandi entre la France, l’Allemagne et les Etats-Unis. Anciennement vice-présidente du Conseil de recherche du FNS , elle est ensuite devenue vice-rectrice pour la recherche et l’innovation à l’université.
Elle aimerait « agir comme un catalyseur pour créer de nouveaux centres interdisciplinaires», «baisser les barrières, afin que les gens nous approchent, aussi les représentants de l’économie» et encourager le transfert de savoir et de technologie» et créer un sentiment de communauté sur le campus.
«Son mandat de cinq ans sera marqué par de grands projets immobiliers, en particulier la construction de la nouvelle Faculté de droit et la rénovation du bâtiment de chimie. […] Pour Katharina Fromm, la taille moyenne de l’université n’est pas un frein. «Nous avons l’un des trois chercheurs les plus cités de Suisse, Patrice Nordmann, et d’autres chercheurs énormément cités au niveau mondial. Je crois que les Fribourgeois ne se rendent pas nécessairement compte de l’excellence de leur université.»»
Manifestations scientifiques : nombreuses contributions issues de subsides du FNS sur la scène internationale
«L’analyse de 16 000 manifestations scientifiques liées aux subsides du FNS a révélé une internationalité élevée. 67% des contributions ont porté sur des manifestations organisées hors de Suisse, dont la majorité en Europe.»
Le FNS qualifie les types suivants de contributions à des manifestations scientifiques:
- exposé lors d’une conférence ;
- poster présenté lors d’une conférence ;
- conférence individuelle (par exemple, dans le cadre d’un séminaire, d’un atelier, d’un colloque ou en tant que conférencier ou conférencière invité·e).
Création du «St. Gallen Collegium»
L’Université de Saint-Gall (HSG) a communiqué la création d’une commission («Kolleg»), une sorte de communauté d’étude(s). A partir d’automne 2025, des chercheur-es de la relève («fellows») du monde entier et des personnalités de la politique, culture et société vont travailler ensemble pendant plusieurs mois afin de trouver des approches (Lösungsansätze) pour des problèmes de société pressantes et pour permettre une meilleure orientation dans ce monde complexe.
La création du «St. Gallen Collegiums» a été rendue possible grâce à un financement privé et coûtera 3 millions de francs pour les premières trois années. Parmi les donateurs on trouve Josef Ackermann (anciennement Deutsche Bank), Rudi Bindella (Gastronomie), Marc Bitzer (Whirlpool) et la fondation Ria & Arthur Dietschweiler. Le conseil consultatif est, par ailleurs, composé d’un certain nombre de personnalités.
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- collaboration hautes écoles – politique
«X, le réseau qui insulte la science»
Les menaces de mort ont explosé pendant le Covid-19 sur le réseau social X, anciennement appelé Twitter, visant aussi des scientifiques genevois de la santé comme Didier Pittet, Mathieu Rebeaud ou Alexandre Calmy. Plus récemment, ils ont aussi visé la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Elle dénonce un véritable «déferlement de haine des climato-sceptiques» sur les réseaux sociaux. «Et sur X en particulier, devenu une véritable «cage à hyènes», regrettent des experts.»
Selon l’étude Climatoscope 2023 financée par le CNRS, «La communauté dénialiste [niant le changement climatique en cours] sur Twitter est composée majoritairement de comptes ayant participé à de nombreuses campagnes de contestation anti-système/antivax pendant la pandémie. De plus, sur 10 000 comptes, près de 6000 ont relayé la propagande du Kremlin sur la guerre en Ukraine.» Autre problème: une bonne proportion de ces comptes est aujourd’hui «inauthentique» et, en partie, liée à des robots.
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- utilisation de médias sociaux
- médias et universités
- harcèlement moral – mobbying
- durabilité et climat
- COVID-19
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2024
29Jan2024
Politique des hautes écoles
Les étudiants plutôt ravis de leur cafétéria végétalienne
Des menus abordables, de saison, locaux, végétaliens: tel est le pari du restaurant Eateco, qui exploitera les trois cafétérias de l’Université de Neuchâtel dès la rentrée. En dépit du tollé sur les réseaux sociaux, mais les principaux intéressés semblent contents de ce choix, selon les étudiant-es interrogé-es par Arcinfo. Fabien Greub, secrétaire général de l’université, précise que les frigos connectés sont toujours accessibles dans les bâtiments. Ces derniers proposent des plats à base de viande pour les étudiants qui le souhaitent.
Institut suisse de droit comparé : objectifs stratégiques
«Le Conseil fédéral a fixé, lors de sa séance du 24 janvier 2024, les objectifs stratégiques de l’Institut suisse de droit comparé (ISDC) pour les années 2024 à 2027. Le but est de garantir que l’Institut continue d’être reconnu, en Suisse et à l’étranger, comme un pôle d’excellence scientifique en matière de recherche et de documentation et lui permettre d’offrir un cadre attrayant pour les chercheurs.»
Une professeure critique à l’égard du genre a obtenu gain de cause devant un tribunal britannique
Jo Phoenix, une professeure critique à l’égard du genre, a obtenu gain de cause devant un tribunal du travail britannique parce que son université (Open University, ou OU) ne l’avait pas protégée contre le harcèlement. Elle craint que des cas similaires ne se reproduisent à moins que les institutions «n’assument leurs responsabilités».
«De mon point de vue, le grand titre est que les universitaires, les étudiants et les personnes travaillant dans les universités ne peuvent pas traiter de transphobes et de terfs [féministes radicales trans-exclusives] les personnes qui critiquent le genre ou qui adoptent ce point de vue sans que cela ne soit à la fois une insulte et la possibilité d’un acte de harcèlement», a déclaré la professeure. Elle estime que son ancien employeur (l’OU) aurait pu agir différemment à plusieurs reprises, notamment en insistant pour qu’une conférence annulée en raison de la participation d’orateurs qualifiés de «transphobes» soit maintenue et en avertissant le personnel qu’il était inacceptable de déposer des plaintes contre des personnes en raison de leurs opinions.
Par ailleurs, le juge a estimé qu’il n’y avait «rien de scolaire» dans une lettre ouverte signée par plus de 300 universitaires qui demandaient à l’OU de retirer son soutien public au réseau de recherche critique sur le genre (Gender Critical Research Network) cofondé par Jo Phoenix.
- études genre
- rôle des scientifiques
- égalité – genre
- conditions de travail
- liberté académique
- rôle des universités
- médias et universités
- harcèlement moral – mobbying
Université de Bâle: Résultats de l’enquête sur les études urbaines
Suite à la médiatisation de l’«affaire du sanglier», où certaines communications et un projet de dissertation de la filière Urban studies ont été jugés «antisémites», l’Université de Bâle en tire des conséquences.
Une enquête sur la filière a pu «identifier divers problèmes» mais n’a trouvé «aucune lacune systématique dans la gestion institutionnelle de la qualité».
L’indépendance de cette enquête est mise en cause par les journalistes (NZZ, Basler Zeitung, Aargauer Zeitung, Bajour) parce qu’elle a été faite par la faculté de philosophie et d’histoire qui est responsable de la filière.
Dès lors, l’université souhaite encourager une plus grande sensibilité pour la limite entre science et engagement [politique]:
- tout contenu chargé sur le site de l’institut sera contrôlé selon le principe de la double vérification
- le site web de la filière Master «Critical Urbanismus» sera retiré
- les directives de communication de la filière Urban Studies seront revues
- la filière sera mieux intégrée dans la faculté d’histoire
- le contenu «problématique» (les prises de position, les signatures de boycott avec mention de l’université, etc.) ont été retirés
Le journaliste de CHmédia (Aargauer Zeitung) estime que les manquements de la faculté sont une conséquence de manquement de la faculté et du rectorat: initialement, la filière était censée être la première étape pour mettre en place une nouvelle faculté d’architecture. Mais cette idée n’a pas été poursuivie, et «la construction inachevée» a été «démantelée», avec comme résultat une discipline très limitée sur le plan méthodologique, d’une chaire et sans connexion essentielle avec les disciplines voisines. «Dans [le paradigme post-colonial], la science objective n’est pas non plus la mesure de toutes choses. Il s’agit plutôt d’une «science participative», qui conduit inévitablement à une attitude plus activiste.» Déjà en février 2023, la faculté a mis en place une commission pour mieux «intégrer» la filière.
La journaliste de Bajour estime que les conséquences prises ont comme effet de limiter la liberté académique. Elle défend la pertinence de la théorie post-colonialiste dans le master en Urban Studies, car celui-là est une collaboration avec l’Université du Cap (Afrique du Sud).
Dans une interview, le doyen de la faculté Martin Lengwiler évoque l’idée d’un code de conduite pour les sciences humaines qui demande que la recherche scientifique soit faite en respectant des critères éthiques, «par exemple que des positions discriminatoires ou antisémites ne soient pas tolérées. »
Fribourg: «Le canton veut faire de la nouvelle faculté de droit un projet exemplaire en matière de durabilité»
La nouvelle faculté de droit de l’Université de Fribourg construite sur le site de la tour Henri a subi des modifications liées au développement durable. En effet, «[l]e canton a choisi de viser le plus haut niveau de certification, à savoir le degré platine, en ce qui concerne les caractéristiques écologiques, le bien-être des habitants et de leur entourage, ainsi que la viabilité économique.»
«Ces évolutions doivent permettre de répondre aux nouvelles normes de l’Etat, voulues par la loi sur l’énergie. Elles participent entre autres raisons à l’augmentation du coût estimé, de 100 à 152,7 millions de francs […]. Les exigences en matière de durabilité peuvent peser sur les coûts et les investissements. Mais sur l’ensemble de la vie du bâtiment, l’Etat bénéficiera de la réduction de certaines charges d’exploitation et d’entretien (entre 950 000 et 1,58 million de francs par année) […]. Parmi les nouveautés, le projet prévoit 250 places de stationnement pour vélo. «[Ils vont] utiliser une partie du parking existant qui est dévolu à des voitures pour favoriser la mobilité douce».»
- financement public
- rôle des universités
- profil – universités
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
«Unisanté inaugure un nouveau site médical lausannois»
«Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté) dispose désormais de trois sites médicaux: le Centre de santé Blécherette, la Policlinique de médecine générale du Bugnon et la permanence du Flon […]. Unisanté a inauguré vendredi à Lausanne son nouveau centre médical dans l’écoquartier des Plaines du-Loup. Sa mission est de répondre aux besoins en soins des habitants des hauts de la capitale vaudoise […]. Ouvert depuis novembre 2023 déjà pour des consultations de médecine générale, le Centre de santé Blécherette dispose de quinze salles de consultation, d’une salle de soins, d’un laboratoire d’analyses et d’une salle de radiologie.»
La Conférence des gouvernements cantonaux s’exprimera sur le projet de mandat de négociation avec l’UE
«Le vendredi 2 février, la Conférence des gouvernements cantonaux (CDC) tiendra une assemblée extraordinaire. Les discussions porteront sur le projet de mandat de négociation avec l’Union européenne (UE) présenté par le Conseil fédéral le 15 décembre 2023 […]. La consultation sera ensuite close. Sur cette base, le Conseil fédéral élaborera le mandat de négociation définitif. Les négociations devraient pouvoir débuter au premier trimestre 2024.»
Christelle Luisier, Présidente du Conseil d’Etat vaudois, et qui fait partie du Dialogue Europe, un organe d’échange entre le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux, «appelle à un débat «raisonnable», centré sur l’intérêt général et non sur des «positions dogmatiques». Elle est convaincue qu’on arrivera à un accord en 2024, mais elle explique que faute d’accords, un des problèmes majeurs serait que l’économie industrielle «échapperait» à la Suisse, à cause de la non-association au programme d’Horizon Europe. «[L]e fait d’avoir été sortis du programme européen Horizon prive les chercheurs suisses de la direction de projets. Cela les oblige à s’associer à des équipes européennes et leur retire leurs droits sur les brevets. Si les brevets sont déposés ailleurs, c’est l’économie industrielle qui y est liée qui va nous échapper»
«La HEP devra refuser des aspirants profs»
«La Haute École pédagogique de Lausanne devra refuser des candidats dans certaines filières de formation pour l’année 2024-2025 […] [puisque] le nombre de candidats dépasse la capacité d’accueil de la haute école […]. Les limitations concernent trois disciplines du master en enseignement secondaire I, 19 disciplines du MAS/diplôme en enseignement secondaire II et les masters en pédagogie spécialisée orientation enseignement spécialisé et orientation éducation précoce spécialisée.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2024
26Jan2024
Politique des hautes écoles
Le Conseil des EFP déplore la réduction du budget du Domaine des EPF
«Le Conseil des EPF regrette la décision du Conseil fédéral de réduire de 100 mio CHF le budget du Domaine des EPF. Ces coupes affaiblissent le Domaine des EPF et entravent la réalisation de ses objectifs au profit de l’économie et de la société.»
L’Université de Zurich organise un «China Day»
Dans le cadre d’une série (2022 Japan Day, 2023 India Day, 2025 Vietnam Day), l’Université de Zurich a organisé ce jeudi une journée de réseautage dédiée à la Chine. Parmi les invité-es se comptent l’ambassadeur chinois en Suisse et des représentants de Huawei.
L’objectif de cette manifestation est avant tout de créer des liens entre les étudiants et les anciens étudiants d’une filière de formation continue de l’université, appelée European and Asian Business Management (EABM). Ils et elles pourront ainsi nouer des contacts avec des mentors et des entreprises qui pourraient leur offrir un avenir professionnel. Quatre diplomé-es sur cinq de cette filière sont de nationalité chinoise. L’auteur de l’article soupçonne qu’il s’agit d’une action de lobbying de l’état chinois dans l’université.
Le vice-recteur Christian Schwarzenegger indique que l’université a mis en place des directives qui précisent ce à quoi il faut faire attention lors de coopérations ou de voyages de recherche en Chine. «Un service interne de contrôle des exportations est en cours de création. L’objectif est de créer une institution similaire à celle de l’EPF voisine, qui collabore déjà depuis longtemps avec des entreprises partenaires comme Huawei.»
Un autre article de la NZZ estime et conclut que la Chine lutte contre la fuite des cerveaux qui impacte l’économie et la recherche, particulièrement depuis la pandémie. «Il faut reconnaître [au chef de parti et de l’état] Xi Jinping qu’il a compris le potentiel de la technologie comme aucun autre dirigeant d’Etat – d’où les objectifs ambitieux de la Chine. Ce que l’idéologue Xi n’a pas compris, c’est l’essence même de la science et de la technologie : l’ouverture.»
A partir de 2024, les enseignant-es à Fribourg seront formé-es dans une nouvelle faculté
«Le Conseil d’Etat a approuvé la révision des statuts de l’université cette semaine, avalisant ainsi la création de la nouvelle faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Fribourg. La première rentrée au sein de cette nouvelle entité est prévue en septembre 2025. Le gouvernement avait déjà décidé en 2021 de regrouper la HEP, où sont formés les enseignants du primaire, et l’université, où sont préparés les enseignants du secondaire I et II.»
France : L’Agence de la transition écologique s’allie à l’Université de Strasbourg pour accélérer la transition écologique
«Favoriser la rencontre et les échanges entre les mondes universitaire et socio-économique. C’est tout l’enjeu de la « communauté thématique développement durable » créée dans le cadre d’une convention de partenariat, signée le 19 janvier, entre l’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Université de Strasbourg. Son but, explique un communiqué : mobiliser ensemble les entreprises, les collectivités, les associations et la recherche pour coconstruire des solutions en faveur de la transition écologique.»
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – ONG
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2024
25Jan2024
Politique des hautes écoles
Formation de médecins : le blues de la relève
«Entre cursus trop sélectif, exil, surmenage, abandon et reconversion, les symptômes sont nombreux et le diagnostic est clair: la Suisse a mal à la formation de ses futurs médecins. »
Face au grand nombre d’étudiant-es en médecine qui envisagent de tourner le dos à la médecine (34%, selon un récent sondage), le doyen de la faculté de médecine à l’Université de Genève Antoine Geissbuhler remet en question le processus de sélection des étudiant-es à Genève (et Lausanne): «Je me pose moi-même la question car je qualifie cette première année, de manière peut-être un peu abusive, de maltraitante, ose le doyen. La constellation politique actuelle me laisse penser qu’une discussion pourrait avoir lieu afin de trouver une meilleure solution, qui permette d’avoir les étudiants les plus appropriés et de meilleures conditions d’études. Si on s’y met dès aujourd’hui, je pense qu’un nouveau système pourra entrer en fonction d’ici deux à trois ans.» Par rapport aux étudiant-es qui quittent la Suisse pour éviter le numérus clausus à l’étranger, il considère que «forcer les gens à s’exiler pour étudier la médecine est un échec de notre système».
Pour Philippe Eggimann, vice-président de la Fédération des médecins suisses (FMH), les 100 millions de francs débloqués en 2016 pour former plus de médecins ont été «une goutte d’eau par rapport aux coûts globaux de la formation des étudiants par les facultés de médecine». Selon le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Genève, le goulot d’étranglement se situe non seulement au niveau du financement, mais également au niveau des places de stage. «Une solution à ce problème est d’encourager davantage d’étudiants à se tourner vers la médecine de premier recours, qui est d’ailleurs la première à être touchée par la pénurie. Ainsi, placer plus de jeunes médecins en cabinet libérerait de la place en clinique.» Par ailleurs, un projet pilote se déroule cette année même à l’Université de Genève afin de permettre aux étudiants de deuxième année de passer une partie significative de leur formation dans des cabinets médicaux.
Les coupes budgétaires à l’institut Swisspeace, une «atteinte à la liberté académique»
Alfred Bodenheimer, professeur en littérature juive et histoire des réligions à l’Université de Bâle, estime que les propos du Directeur de l’Institut Swisspeace Laurent Goetschel (contre une interdiction du Hamas, pour une solution à un seul état) sont irréalistes («weltfremd») et «controversées, mais ni incendiaires ni conspirationnistes». Pour lui, la décision du Conseil d’Etat de Bâle-Campagne de couper des fonds à l’Institut Swisspeace suite à ces propos sont une atteinte à la liberté académique. «[Laurent] Goetschel n’est plus libre d’exprimer son opinion. […] De telles décisions précipitées, qui peuvent avoir de lourdes conséquences, semblent arbitraires.
Et en tant que professeur, je me demande si j’ai le droit de donner mon opinion.» selon Alfred Bodenheimer, la décision n’a pas été prise suite à une évaluation indépendante et souligne l’importance d’«établir des lignes directrices claires pour les processus décisionnels.»
«Feu à l’institut!»
La journaliste Valerie Wendenburg en vient à la conclusion que «Depuis l’attentat terroriste perpétré par le Hamas contre Israël le 7 octobre, il est devenu délicat pour les scientifiques de s’exprimer en public sur le conflit au Proche-Orient.»
Déjà en novembre [2023], une thèse publiée dans l’Institut pour études urbaines de l’Université de Bâle a fait sensation dans lequel l’auteur décrivait comment Israël, la «puissance occupante» lâche des sangliers pour détruire les récoltes des paysannes palestiniennes.
Une lettre ouverte d’étudiant-es de ce secteur a également également fait «du buzz», dans lequel l’escalade de la violence au Proche-Orient a été qualifiée de «résultat d’une politique de longue date basée sur le colonialisme et l’apartheid».
En attente d’une publication sur l’évaluation de l’Université de Bâle pour vérifier si les normes scientifiques sont respectées dans le domaine des études urbaines», le co-fondateur de l’institut Manuel Herz regrette le manque de soutien de l’Université face à la «couverture très partiale des médias». L’institut n’aurait pas eu le droit de s’exprimer sur cette affaire. «Il est difficile de voir comment un institut universitaire, dans lequel un travail académique de haut niveau est effectué, peut être muselé.»
Ueli Maeder, sociologue émérite de l’Université de Bâle, défend également l’institut: «Les médias ont révélé et critiqué des déclarations délicates. Mais au lieu d’explorer les contextes, certains ont simplifié et généralisé de manière inqualifiable.»
Markus Schefer, professeur de droit public et administratif à l’université de Bâle, s’inquiète également pour la liberté scientifique par rapport à la décision du Grand Conseil de Bâle-Campagne de ne plus financer l’institut Swisspeace à cause des propos de son Directeur, qui s’est exprimé dans les médias sur la situation au moyen-orient.
L’idée d’un Conseil scientifique intercantonal romand pour le climat fait son chemin
«Diminuer de deux tiers les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030? Atteindre la neutralité carbone en 2050? Deux objectifs du Plan climat cantonal impossibles à atteindre, selon le groupe de réflexion, mandaté par le Conseil d’État genevois en 2021, pour analyser des pistes d’action. […] La présidente du Conseil pour le climat, Sophie Swaton, elle-même chercheuse à l’Université de Lausanne, a présenté […] les treize recommandations, regroupées en quatre chapitres[, dont la] création d’un Conseil scientifique intercantonal à l’échelle romande: il serait chargé de réunir les connaissances scientifiques et de guider les politiques grâce à des indicateurs, notamment sur la réduction des gaz à effet de serre.»
Interview-bilan avec Astrid Epiney, rectrice sortante de l’Université de Fribourg
«Rectrice de l’Université de Fribourg depuis 2015, Astrid Epiney s’apprête à quitter sa fonction.» Dans une interview, elle dit: «L’une des caractéristiques de l’Université de Fribourg est sa taille humaine. Mais cette stagnation relative vient surtout du fait que notre université a davantage de peine à attirer les étudiants alémaniques, le nombre de francophones ayant par contre beaucoup augmenté. La création de l’Université de Lucerne en 2000 est l’une des explications à cela, mais il y a une évolution inquiétante au niveau suisse: l’intérêt pour la Romandie a beaucoup diminué côté alémanique. Si les citoyens établis à l’est de Berne ne comprennent plus le français, il y a un risque pour la cohésion nationale. »
«Le numerus clausus de l’EPFL vise les étudiants français»
La consultation ouverte par l’EPFL qui souhaite «[l]a limitation du nombre d’étudiants étrangers pour juguler la croissance des effectifs» avait déjà été envisagée par le Conseil des EPF après que «[l]a Confédération avait annoncé dans son budget 2024 des coupes budgétaires de l’ordre de 2% dans les montants alloués aux EPF.» (Le temps)
Néanmoins, le Journaliste du 24h, Jérôme Cachin, questionne cette approche en soulignant que le 70% des étudiant·es étranger·es travaillent ensuite dans des entreprises suisses et que «[l]es investissements dans l’EPFL ne sont perdus ni pour la position internationale de la Suisse ni pour ses intérêts économiques propres. Et, comme il s’agit d’investissements sur le long terme, les résultats sont forcément moins tangibles que les colonnes comptables des prochains budgets annuels de la Confédération.» Le journaliste poursuit en disant qu’«[u]n numerus clausus, fondé sur le critère de la couleur nationale du diplôme, ne peut être qu’entaché du soupçon de discrimination.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO et Présidente de Swissuniversities, affirme que «L’EPFL choisit un chemin qui permet de garantir à nos étudiants qui ont fait la maturité chez nous un accès illimité. C’est la première mission d’une haute école suisse […]. L’idée ici n’est pas de dire: on ne veut plus du tout d’étudiants étrangers, mais on fixe une jauge.» (Le temps)
L’émission Forum demande à Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL, comment ça se fait que depuis 2010 à l’EPFL on observe une croissance de 233% d’étudiant·es avec un diplôme étranger, alors que ce n’est pas le cas à l’EPFZ. Monsieur Dillenbourg explique que c’est une question de «voisinage» différent: «en Allemagne un étudiant qui finit son secondaire et qui est vraiment attiré par les sciences et les technologies peut sans autre rentrer dans les grandes universités technologiques [allemandes]. En France pour entrer dans les grandes écoles de sciences et technologies [les étudiant·es] doivent faire une ou deux années de préparatoire qui sont vraiment très épouvantables […] et ensuite il y a un concours d’admission.»
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- numerus clausus
- profil – universités
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- profil – EPF
- accès aux études
«Les repas à 5 fr. mettent à genoux les cafétérias de l’Uni [de Genève]»
Depuis 2021, certains des menus proposés dans les quatre grosses cafétérias de l’Université de Genève (Uni Dufour, Uni Mail, CMU et Sciences II) coûtent 5 francs et «représentaient 38% des repas achetés par les étudiants. Le revers de la médaille, c’est que l’entreprise zurichoise SV Group, qui gère ces lieux, n’arrive plus à dégager de rentabilité. Or, le rectorat entend perpétuer cette offre destinée à lutter contre la précarité estudiantine. Le contrat qui lie SV Group à l’Université a ainsi été résilié à l’amiable au 31 juillet».
«Pour maintenir les repas à 5 francs, l’alma mater prévoit de passer d’un modèle de contrat de bail à celui d’une prestation de service. Autrement dit, elle prendra à sa charge les investissements. Le nouveau contrat portera sur cinq ans mais comportera une clause de résiliation: l’Université songe en effet, à terme, à entièrement internaliser ses cafétérias. Elle a mandaté la Haute école de gestion pour explorer la faisabilité d’une telle option». (20minutes.ch)
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- restauration universitaire
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2024
24Jan2024
Politique des hautes écoles
«Un projet de loi pour supprimer l’École d’avocature a été déposé à Genève»
L’élu du Mouvement citoyens genevois (MCG), Skender Salihi, a déposé un projet de loi pour supprimer le cursus de l’École d’avocature de Genève (ECAV, rattachée à la Faculté de Droit de l’Université de Genève), «rendu obligatoire pour l’examen du barreau après un stage d’avocat – en théorie accessible directement après un Bachelor en Droit». Plusieurs critiques ont été soulevées sur l’ECAV, par exemple le fait qu’elle ne soit «pas véritablement professionnalisante […]. Chaque année, après cinq à six ans d’études de droit, des personnes se retrouvent au chômage ou à l’hospice.» Problématique semble aussi être sa «situation financière gantée d’opacité», mais aussi le taux d’échec qui s’est élevé à 66,67% lors de la session d’examen de septembre 2023. Finalement, Monsieur Salihi reproche à l’ECAV d’être «[…] sept fois plus [chère] que la taxe universitaire ordinaire» et de ne pas être reconnue par le système de Bologne.
- engagement politique
- employabilité des diplômé·e·s
- financement public
- politique – Suisse
- profil – universités
- taxes d’études
«Etudes: Lancement d’un institut pour la communication digitale à Fribourg»
«L’Université de Fribourg va lancer un Institut pour la communication digitale et l’innovation des médias (IDCMI) au début du semestre de printemps. L’entité est le fruit d’une collaboration avec la Haute école spécialisée (HES) des Grisons.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2024
23Jan2024
Politique des hautes écoles
L’EPFL lance une consultation pour restreindre les admissions des étudiant·es étranger·es
«En douze ans, [l]’effectif d’étudiants [de l’EPFL] a plus que doublé. Conséquence: l’encadrement et les structures sont saturés. Face à cette situation, l’EPFL souhaite limiter les admissions à 3000 en 1re année de bachelor [dès 2025].» (20 minutes)
«Prévue pour quatre ans et renouvelable si nécessaire, la restriction toucherait les étudiants titulaires d’un diplôme étranger […]. Concrètement, tous les diplômés d’une maturité suisse seraient admis sans restriction, ainsi que l’exige la loi sur les EPF, de même que les personnes répétant leur première année. Puis les places restantes seraient attribuées aux candidatures avec diplôme de l’étranger, classées par ordre décroissant de leurs notes de fin d’études secondaires. La réduction des personnes finalement admises serait de l’ordre de 20%.» (Le Courrier)
«Comme la loi des EPF autorise de restreindre l’admission d’étudiants au bénéfice d’un diplôme étranger si des problèmes de capacité l’exigent, l’Ecole prévoit de demander l’autorisation au Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) d’imposer une limitation à 3000 étudiants en première année de bachelor. Elle a lancé, pour ce faire, une consultation interne lundi.» (watson.ch)
«La consultation court jusqu’au 18 mars, et selon le résultat, la proposition sera portée devant le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF). Ce dernier devrait se prononcer dans le courant du deuxième semestre.» Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation de l’EPFL, explique qu’««[a]vec cette mesure de limitation provisoire, [ils veulent] revenir à la situation de 2020, et ainsi assurer la qualité de la formation et les conditions d’études les meilleures possibles» […]. L’EPFL ajoute que cette proposition a été analysée et discutée pendant deux ans notamment entre la direction, l’Association générale des étudiants et l’association du corps enseignant.» (20min.ch)
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- numerus clausus
- profil – universités
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- profil – EPF
- accès aux études
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2024
22Jan2024
Politique des hautes écoles
Université de Zurich: «Des chiffres sur le harcèlement sexuel gardés secrets»
L’Université de Zurich «[…] recueille […] des chiffres sur les demandes et les cas [de harcèlement sexuel] signalés, mais les données sont secrètes. Un rapport correspondant est uniquement envoyé à la direction de l’université. Même la commission pour l’égalité n’y a pas accès. L’université justifie cette confidentialité par la protection des données.» Les conseillères cantonales GLP zurichoises Nathalie Aeschbacher et Andrea Gisler demandent au parlement cantonal «pourquoi une grande institution publique est si peu transparente». Selon Madame Aeschbacher, «[l]’université entreprend déjà beaucoup, et c’est louable […] [m]ais tant que nous ne recevons pas de chiffres sur les cas, nous ne savons ni quelle est l’ampleur du problème, ni si les mesures prises sont efficaces.»
Si l’Université de Zurich «se cache derrière la protection des données» pour ne pas rendre publiques les chiffres sur les cas du harcèlement sexuel – qui, en plus, sont en augmentation – comment se comportent-elles les autres universités suisses? «Il y a, grosso modo, trois camps : ceux qui, comme l’université de Zurich, ne communiquent aucun chiffre [Université de Saint-Gall et Haute Ecole d’art de Zurich], ceux qui, sur demande, donnent au moins des valeurs approximatives [Haute école zurichoise des sciences appliquées], et ceux qui rendent les chiffres publics [Université de Berne].»
«L’Université de Fribourg affirme ne pas avoir elle-même une vue d’ensemble complète, car les personnes concernées peuvent s’adresser à divers services de consultation, même en dehors de l’université. Mais à Fribourg, il y a toujours une enquête auprès des étudiants de première année […]. Il existe différents points de contact à l’ETH Zurich. Il est notamment possible d’envoyer un message anonyme via un formulaire en ligne. Une statistique sur l’ensemble des cas n’est toutefois pas établie, notamment parce que les personnes concernées peuvent s’annoncer à de nombreux endroits de manière très simple et qu’il manque une vue d’ensemble, fait savoir l’école supérieure.»
- formation – médecins
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- profil – universités
L’Unil dans les médias
Nouvelle hausse de coûts de l’extension de l’Unithèque (BCU)
«Les coûts de l’extension de l’Unithèque, sur le campus universitaire lausannois, ne cessent de grimper». En effet, 2,15 millions de francs en plus avaient été octroyés et autorisés par le Conseil d’Etat afin de «viser l’autonomie énergétique et répondre aux besoins des utilisateurs» […]. [L]e 15 janvier 2024, le Conseil d’Etat a adopté une troisième demande de dépenses supplémentaires de 10,7 millions de francs. Elle vise à s’adapter à «l’évolution des normes contraignantes de construction et d’exploitation depuis l’adoption du crédit d’ouvrage en 2019» […]. Ce crédit doit encore être validé par la Commission des finances du Parlement. Il vise aussi à poursuivre les travaux de rénovation des cuisines de l’Unithèque, et ceci dès l’été 2024.» (rts.ch)
- financement public
- politique – Vaud
- profil – universités
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
Revue de presse UNIL 22 janvier 2024
19Jan2024
Politique des hautes écoles
Les «Responsible Business Education Awards» des Financial Times
Le Financial Times revient sur ses «Responsible Business Education Awards», et les stratégies en développement durables de plusieurs «business schools» du monde, notamment ces gagnants:
- l’Aalto University School of Business, Helsinki
- Colorado State University College of Business
- l’Iéseg School of Management, Paris
- le Saïd Business School, Oxford
- le Vrije Universiteit School of Business & Economics, Amsterdam
«Les écoles soucieuses des critères «ESG» [environnementaux, sociaux et de gouvernance] – avec des programmes d’études axés sur le développement durable et des campus à faible émission de carbone – ont montré leur volonté de répondre aux besoins urgents de la société et de l’environnement.»
L’IMD est la seule école de ce type en Suisse qui a été nommée, par ailleurs classée comme « fortement recommandée ».
«Mon travail en laboratoire génère beaucoup de déchets. Voici comment nous avons réduit notre empreinte»
Une doctorante souhaitant réduire l’empreinte écologique de son laboratoire décrit comment elle a créé un réseau de personnes qui ont la même motivation. Leur plus grand succès en termes d’économies d’énergie a été d’éteindre plusieurs congélateurs institutionnels suite à un «freezer challenge».
Royaume-Uni : la dépendance des universités aux étudiants étrangers
«L’Etat britannique a fortement réduit son budget consacré aux universités. Le financement public par étudiant est au plus bas depuis vingt-cinq ans. Les étudiants internationaux représentent la dernière manne disponible : ils apportent désormais 20% des revenus des universités, un doublement en une décennie. […] [En] difficulté financière [les universités], risquent de créer des diplômes à deux vitesses, avec des exigences plus élevées pour les Britanniques.»
L’Université de York a notamment «décidé de réduire les notes demandées aux étudiants étrangers pour [l’admission dans] tous les cursus.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 janvier 2024
18Jan2024
Politique des hautes écoles
«La Suisse se lance dans la course folle aux superordinateurs»
«C’est une course folle dans laquelle se lance la Suisse. Cette course, c’est celle aux superordinateurs, seuls capables de faire tourner des modèles d’intelligence artificielle (IA) extraordinairement gourmands en puissance de calcul. En l’espace de quelques heures, Swisscom, l’EPFL et l’EPFZ ont fait plusieurs annonces importantes à ce sujet, évoquant notamment la souveraineté numérique de la Suisse.»
«Les étudiants étrangers n’ont pas à payer plus»
L’UDC genevoise a récemment souhaité augmenter les taxes d’études du corps étudiant étranger à l’Université de Genève. Dans un argumentaire, la CUAE a qualifié la demande de l’UDC de «raciste et anti-sociale» et irréaliste dans sa mise en application. «[L]es inégalités sociales et économiques que subissent les étudiantexs étrangèrexs sont déjà très nombreuses. Il serait dramatique d’encore les amplifier.»
Lorenzo Avellino, chercheur en postdoc à l’Université de Genève et ancien secrétaire de la CUAE, qui estime qu’«il serait bien plus pertinent d’évoquer l’accaparement des ressources humaines sur lequel l’économie suisse se tient, en particulier dans le domaine recherche et développement. Un aspect qui contribue à priver le Sud global de ses meilleurs talents, qui travaillent parfois jusqu’à l’exploitation en terre helvétique, se tenant prêts à être renvoyés chez eux lorsqu’ils ne sont plus demandés en raison d’un système de permis de séjour parmi les plus restrictifs d’Europe.
L’Unil dans les médias
«Le recteur Herman répond aux députés»
«Divisé sur la procédure à suivre, le Grand Conseil a réexpédié, mardi, le plan stratégique 2022-2027 de l’Université de Lausanne (UNIL) à la Commission de la formation, par seulement 72 voix contre 68. À cause de ce couac, la PLR Florence Bettschart-Narbel patientera encore avant de défendre ses amendements visant à y ajouter la question de l’intelligence artificielle (IA). Frédéric Herman, recteur de l’UNIL, répond aux critiques: «Nous présentons une stratégie pour la transition numérique, qui comprend l’IA. En
outre, il y a eu de multiples recrutements de spécialistes de l’IA […]. Il faut savoir aussi qu’une task force a été créée pour réfléchir à l’avenir de l’enseignement et de la recherche, en rapport avec l’IA. L’UNIL doit se positionner sur l’impact sociétal de l’IA.»