«Un étudiant en échec définitif a obtenu une nouvelle chance grâce au Tribunal administratif fédéral, qui l’a reconnu victime de vices de forme.»
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15Nov2023
Politique des hautes écoles
«Les enjeux d’une visite d’Etat»
«La venue en Suisse du président français Emmanuel Macron se veut avant tout symbolique et ne devrait donc pas aboutir à de grandes avancées. Mais certains sujets seront bien discutés et bénéficieront d’impulsions, espère-t-on à Paris et à Berne.»
Un des sujets qui, selon deux journalistes du Temps, «devraient être sur la table mais qui n’y seront pas vraiment» est la participation suisse au programme Horizon Europe. Et selon la Confédération, «Des solutions bilatérales pourront être discutées et une lettre d’intention sera signée pour renforcer les échanges d’étudiants hors Erasmus+ entre les deux pays.»
14Nov2023
Politique des hautes écoles
UZH: Toutes les conseillères et tous les conseillers âgés de plus de 70 ans ont été approuvé·es
Le 21.07.2023 le Neue Zürcher Zeitung reportait qu’au sein du Grand Conseil zurichois, une minorité du PS, des Vert’libéraux et des Verts rejetaient «la proposition de re-confirmer deux membres du conseil universitaire [de l’UZH] «parce qu’ils sont âgés de plus de 70 ans». Le Conseil d’Etat zurichois était censé «proposer deux autres personnes pour compléter la composition du Conseil de l’Université de l’UZH».
Finalement, les 7 membres initialement proposé·es ont été approuvé·es par le Grand Conseil: «[l]a majorité du Parlement a soutenu la proposition de la directrice de l’éducation Silvia Steiner, mais uniquement parce qu’elle avait promis de s’améliorer avant le vote. Elle a déclaré que sa direction prenait en compte les critiques du Conseil et qu’elle chercherait à l’avenir de manière encore plus intensive des candidates et des candidats appropriés pour le Conseil de l’Université». Madame Steiner ajoute qu’«[ils procéderont] également à une mise au concours publique lors de futures vacances de postes. Mais il ne faut pas espérer de miracle avant une telle mise au concours publique.» (SRF, à partir de 4’15)
«L’Université de Bâle est «très inquiète» – et prend des mesures»
Le 12.11.2023 le SonntagsZeitung reportait que l’Université de Bâle a effacé de son site web la lettre de solidarité envers le peuple palestinien. En outre, le travail d’un doctorant du département Urban Studies a suscité des critiques, motif pour lequel «[l]a direction de l’université a […] «immédiatement demandé à la faculté de philosophie et d’histoire de vérifier si les standards scientifiques de l’Université de Bâle ont été respectés dans le travail de recherche décrit» [et] «si cette thèse de doctorat est un cas isolé».»
Selon le Basler Zeitung cela ne serait pas «si surprenant». La rédaction a en effet «reçu plusieurs posts provenant des médias sociaux, dans lesquels des collaborateurs de l’université partagent des contenus problématiques sur leurs canaux privés. Un professeur a par exemple partagé un post faisant ouvertement la promotion du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), teinté d’antisémitisme, et mettant Israël entre guillemets. L’annonce d’une conférence de la Palestinienne Nada Elia, qui appelle publiquement à une «intifada» et veut «abolir» le sionisme, bénéficie également d’un soutien. Les critiques reprochent à Elia de prôner l’extermination des juifs et des juives. Ce qui est délicat, c’est que ce post a également été partagé par un canal officiel de l’université («Social Sciences»). Cet état de fait fait également l’objet d’une enquête de la part de la direction de l’université.»
L’UZH s’ajoute à la liste des universités proposant des produits menstruels gratuits
Les hautes écoles suisses qui proposent des tampons hygiéniques gratuits sont de plus en plus nombreuses: l’UNIGE et l’EPFZ depuis 2021, l’UNINE depuis la rentrée 2023, et maintenant l’Université de Zurich (UZH) s’ajoute à la liste.
La prochaine étape pour l’UZH sera-t-elle l’adoption des «toilettes neutres du point de vue du genre»? L’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich écrit que «les toilettes devraient être «étiquetées en fonction de l’infrastructure, par exemple «urinoir» ou «toilettes» ou «WC», et non en fonction du genre». Cela se fait déjà dans d’autres universités, comme à la ZHAW. Des toilettes pour tous les sexes y sont disponibles dans tous les nouveaux bâtiments, «afin de rendre les installations sanitaires de la ZHAW non discriminatoires».»
L’Unil dans les médias
«L’Université de Lausanne joue l’apaisement avant la venue d’Emmanuel Macron»
«Emmanuel Macron effectue une visite officielle en Suisse cette semaine et il se rendra notamment à l’Université de Lausanne pour débattre de l’Europe. Mais cette visite chahute l’Alma mater à cause des propos pro-israéliens du président français au début de la guerre contre le Hamas.»
Revue de presse UNIL 14 novembre 2023
13Nov2023
Politique des hautes écoles
«Jean-Marc Jancovici de passage à l’UNIGE»
«[…] Jean-Marc Jancovici donnera lundi soir une conférence à l’Université de Genève (UNIGE).» Certaines personnes s’interrogent sur la pertinence d’avoir invité une personnalité pronucléaire dans une ville comme Genève, car «[s]a promotion de l’énergie nucléaire pour remplacer les énergies fossiles, en arguant qu’elle émet peu de carbone, lui vaut […] de nombreuses critiques.»
«Figure très médiatisée, membre du Haut Conseil français pour le climat, Jean-Marc Jancovici se voit toutefois reprocher une multiplication d’erreurs et d’argumentations discutables sur l’énergie nucléaire […]». Alfonso Gomez, le maire de Genève, ouvrira la cérémonie et il regrette que ««le fait que l’Université ait invité ce conférencier lui donne une caution académique». Précisons que c’est la Fondation Latsis qui l’a invité au nom de The Shift Project.»
L’Université de Bâle ne veut pas prendre position sur le conflit au Moyen-Orient
«Le 17 octobre, le département [Urban Studies] a publié sur le site officiel de l’université [de Bâle] une lettre de solidarité avec le peuple palestinien. L’escalade actuelle de la violence est le «résultat d’une politique de longue date basée sur le colonialisme des colonies et l’apartheid», peut-on lire dans la lettre signée par les «étudiants en sciences sociales». Selon cette lettre, seul Israël est responsable de la violence ; la terreur du Hamas, le massacre et la torture de centaines de spectateurs pacifiques d’un concert, n’est pas mentionnée dans la lettre.»
Néanmoins cette lettre a été enlevée du site web de l’Université de Bale, qui «souhaite éviter une polarisation supplémentaire du débat et renonce donc à prendre position.»
En outre, un doctorant du département Urban Studies a «étudié les effets d’une «arme négligée» des Israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie : la puissance occupante lâcherait sciemment des sangliers pour nuire aux Palestiniens et détruire leurs récoltes […]. Il n’y a jamais eu de preuves à ce sujet. Le [doctorant] n’en présente pas non plus. Il est vrai qu’une invasion de sangliers cause des dégâts dans la région, mais aussi du côté israélien». Mais pour le doctorant, il n y a pas des «nuances de gris» et qualifie les Israéliens de «colonisateurs sionistes».
Martin Lengwiler, Doyen de la faculté de philosophie et d’histoire, à laquelle le département Urban Studies est rattaché, affirme qu’«[i]l ne peut pas être question que ce département se soit globalement idéologisé ou politisé.» (SonntagsZeitung)
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L’Unil dans les médias
«Et si Macron rencontrait (aussi) des Suisses qui ne pensent pas comme lui?»
Selon le Blick, il y aura plusieurs mécontent·es lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Suisse. «Trois absents de taille démontrent […] que cette visite, côté français, sera vite expédiée, même si Emmanuel Macron garde toujours dans sa botte la possibilité d’une initiative de dernière minute. […] Premiers absents : les milieux économiques et financiers. » Ensuite viennent les Suisses allemand·es, auxquels le président ne rendra pas visite, contrairement à son prédécesseur François Hollande, qui s’était rendu à Zurich en 2015.
Et finalement, «[t]roisième absent de ce programme, bien sûr toujours susceptible de changer: la démocratie directe et le référendum, que le président français ne cesse de défendre chez lui, au point de convoquer les forces politiques le 17 novembre pour en reparler, sitôt son escapade helvétique achevée.»
En ce qui concerne les tensions liées à la venue de M. Macron à l’Université de Lausanne «[…] les deux parties ont accordé leurs violons, a appris watson. Ceux qui protestaient contre la présence du chef de l’Etat français dans les murs de l’Unil, lui reprochant sa politique «antisociale» en France et son «soutien inconditionnel» à Israël dans la guerre en cours à Gaza, ont appris qu’ils pourraient prendre la parole lors de l’échange public qu’il aura avec le président de la Confédération, Alain Berset. A cette occasion, le conseiller communal socialiste lausannois Mountazar Jaffar, assistant en science-politique à l’Unil, l’une des figures de la mobilisation en faveur de la Palestine dans le chef-lieu vaudois, posera une question en lien avec la guerre au Proche-Orient.»
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Revue de presse UNIL 13 novembre 2023
10Nov2023
Politique des hautes écoles
Universités américaines, véritables poudrières
La tension dans les grandes universités américaines continue de croître. Actes antisémites en augmentation, manifestations sur les campus, «affiches montrant les visages des 240 otages israéliens et étrangers aux mains du Hamas […] arrachées» et dénonciations sur internet, la situation se péjore.
«Lundi, Elizabeth Magill, la présidente de l’Université de Pennsylvanie, a fait état de messages antisémites visant plusieurs employés et annoncé qu’elle avait saisi le FBI. Vendredi dernier, l’Université de Cornell […] a annulé tous les cours […]» après qu’un étudiant ait proféré des menaces de mort à l’encontre de toutes les personnes juives qu’il croiserait sur le campus.
Différents acteur∙trices n’appartenant pas au monde académique s’en mêlent. L’Anti-Defamation League a «[lancé une] permanence juridique pour les étudiants juifs» après qu’un sondage ait révélé que «56% des étudiants juifs ne se sentaient pas en sécurité sur leur campus.» Les donateur∙trices mettent la pression aux universités et retirent leur soutien. «La Floride, dirigée par le candidat républicain Ron DeSantis, a demandé à toutes les universités de l’Etat à bannir […]» le groupe «étudiants pour la justice en Palestine» (SJP).
Certaines des associations estudiantines qui avaient signé une lettre ouverte propalestinienne juste après l’attaque du Hamas se sont aujourd’hui rétractées. «Les dirigeants académiques ont été sommés de se positionner pour se distancier de leurs propres étudiants, ce qu’ils ont fini par faire. Certains professeurs craignent au contraire que de telles prises de position, car elles risquent de réduire les espaces de débats.»
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«Encore une fausse alerte à la haute école»
En moins d’un mois, la Haute École de santé (HEdS) aura subi deux fois une fausse alerte amok pour intrusion malveillante. «Le 16 octobre, l’alarme s’était déjà déclenchée toute seule», ce qui avait entraîné l’intervention de la police et l’évacuation de 350 personnes.
««En raison d’un dysfonctionnement technique, l’alarme se déclenche toute seule», explique le Département de l’instruction publique, qui promet de régler rapidement le problème.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 novembre 2023
9Nov2023
Politique des hautes écoles
Revues prédatrices et paper mills : le problème des faux travaux publiés en masse
«La littérature scientifique est polluée par de faux manuscrits produits par des paper mills ─des entreprises qui vendent de faux travaux et de fausses signatures à des chercheurs qui ont besoin de publications dans des revues pour leur CV.»
«Une analyse non-publiée communiquée à Nature suggère qu’au cours des deux dernières décennies, plus de 400 000 articles de recherche présentant de fortes similitudes textuelles avec des études connues produites par des paper mills ont été publiés. Environ 70 000 d’entre eux ont été publiés rien que l’année dernière […]. L’analyse estime que 1,5 à 2 % de tous les articles scientifiques publiés en 2022 ressemblent étroitement à des travaux produits par des paper mills. Parmi les articles de biologie et de médecine, ce taux s’élève à 3 %.» (Nature.com)
«L’homme derrière tout cela est Adam Day, directeur de la société londonienne «Clear Skies». Il a conçu une intelligence artificielle qui lit les bases de données scientifiques du monde entier et doit distinguer les travaux suspects de ceux qui ne le sont pas. Il le fait à la demande expresse et avec le soutien des revues spécialisées.»
Certains des plus grands se font avoir. Pour rappel, en 2021 la «Royal Society of Chemistry (RSC) de Londres a dû reconnaître […] qu’elle était tombée dans le piège de copieurs. Elle n’avait pas publié que des plagiats isolés, mais 69.» (Die Welt)
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«Le «détecteur de ChatGPT» détecte les articles générés par l’IA avec une précision sans précédent»
«Selon une étude publiée le 6 novembre dans Cell Reports Physical Science, un outil d’apprentissage automatique peut facilement repérer les articles de chimie rédigés à l’aide du chatbot ChatGPT. Le classificateur spécialisé, […] pourrait aider les éditeurs universitaires à identifier les articles créés par des générateurs de texte IA.»
«Testé sur des introductions écrites par des personnes et sur des introductions générées par l’IA à partir des mêmes revues, l’outil a identifié les sections écrites par ChatGPT-3.5 sur la base des titres avec une précision de 100 %. Pour les introductions générées par ChatGPT et basées sur des résumés, la précision était légèrement inférieure, à 98 %. L’outil a fonctionné tout aussi bien avec le texte écrit par ChatGPT-4, la dernière version du chatbot.» Ces résultats sont nettement supérieurs que ceux performés par «l’outil de classification de texte produit par OpenAI, le fabricant de ChatGPT » et que ZeroGPT.
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«L’EPFL lance un centre dédié à l’intelligence artificielle»
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) […] vient de lancer un nouveau centre, qui se fixe deux objectifs initiaux: coordonner tous les travaux de recherche en cours dans [le] domaine [de l’IA] sur le campus, mais aussi contribuer à la création de systèmes d’IA plus sûrs». Ce centre sera codirigé par deux professeurs de l’EPFL, Pascal Frossard, de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur, et Marcel Salathé, de la Faculté informatique et communications, et de la Faculté des sciences de la vie».
Monsieur Salathé explique que le premier pas sera de «cartographier tout ce que fait l’EPFL sur le terrain de l’intelligence artificielle […], [puisqu’]il est important que tout le monde soit au courant des projets sur le campus afin de permettre une collaboration optimale». Le professeur souhaite aussi «intensifier [leur] collaboration avec le secteur public» et davantage d’implication en open source.
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2023
8Nov2023
Politique des hautes écoles
Une pétition contre l’école d’avocature
Un texte ayant récolté 153 signatures a été envoyé à la direction de l’école d’avocature, demandant «une révision du barème d’admission.»
«[C]ette formation, qui n’existe qu’à Genève, avait été instaurée pour juguler […] l’hécatombe aux examens du barreau, la dernière étape avant la pratique de la profession. […] Ce passage obligé a infléchi la courbe de l’échec de 4% (de 6,6% à 2%).» Les reproches qui lui sont adressés sont pluriels. Tout d’abord, «les conditions de l’examen elles-mêmes qui pèchent par leur opacité et mettent après deux tentatives les étudiants en échec définitif. À la session de septembre, plus de 67,5% ont échoué.» Puis, les frais d’écolage de 35’000 CHF et le fait que «contrairement à ce que prétend la direction de l’ECAV, la formation ne raccourcit pas systématiquement de six mois la durée du stage qui s’effectue dans une étude d’avocat.»
«Yvan Jeanneret, président de l’Ecole d’avocature déclare que «L’ECAV ne peut malheureusement assurer la réussite de tous, l’échec, source de frustration légitime, faisant partie de toute formation.» […] En ce qui concerne la durée du stage, elle est comme le prévaut la loi de 18 mois au minimum. L’ECAV n’a pas la charge d’organiser et de cadrer les modalités du stage ni d’intervenir dans les rapports contractuels entre maîtres de stage et stagiaires. À noter que le montant de l’écolage n’est pas non plus du ressort de l’école mais de celui du Conseil d’Etat.»
- direction des hautes écoles
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- politique – Genève
Les campus romands sous tension
«Récemment, […] des échanges ont eu lieu entre des élèves de l’EPFL et sa direction afin que celle-ci prenne acte du climat de tension sur le campus, où les rapports de nombre entre les étudiants musulmans ou chrétiens moyen-orientaux et les étudiants juifs ou israéliens sont, comme partout, fortement déséquilibrés. »
«Des affiches annonçant une conférence intitulée «Intifada jusqu’à la victoire» accueillie dans les murs de l’Université de Genève; une manifestation co-organisée par le syndicat SUD Etudiant·e·s et Précaires à Lausanne en soutien à la Palestine; un appel des étudiants de la HEAD (Haute Ecole d’art et de design) à ce que leur direction cesse tout programme d’échange avec les universités israéliennes: les campus des hautes écoles et universités romandes sont le lieu de mobilisations pro-palestiniennes très marquées.»
Du côté de la Suisse alémanique, les rectorats ont pris le parti «d’interdire les rassemblements en soutien à la Palestine» pour éviter que les manifestations ne dégénèrent. (Le Temps)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2023
«Des étudiants veulent «pourrir» la visite d’Emmanuel Macron»
La visite du Président de la République française, Emmanuel Macron, prévue pour le 16 novembre prochain dans le bâtiment Amphimax de l’Université de Lausanne (UNIL) «ne fait pas l’unanimité au sein de l’Unil». Certain·es étudiant·es «veulent perturber cet événement. Les actions se mettent en place sur les réseaux sociaux». Les motifs? Il y en a plusieurs, mais un étudiant admet que «la cause principale qui le motive à «pourrir» cet échange est le conflit israélo-palestinien».
«[U]n petit comité s’est mis en place. Il a ouvert un canal Telegram qui compte à ce jour plus de 490 membres […]. Les contestataires souhaitent mettre sur pied des protestations hors du bâtiment: «faire raisonner des casseroles», intervenir avec des slogans. Ou mettre sur pied des actions depuis l’intérieur de la salle: Gilets jaunes, se peindre les mains en rouge ou se lever dans la salle pour interrompre les échanges. Poser des questions sur certains sujets qui fâchent au président de la République est aussi envisagé […]. Dans les échanges Telegram, Alain Berset est également attaqué et ciblé par les étudiants. La raison? L’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes, la nouvelle voie d’autoroute sur l’Arc lémanique et aussi le climat et la Palestine».
Néanmoins, beaucoup d’étudiant·es déplorent ces réactions et sont «outrés par ces propos». Une étudiante de psychologie dit que «[l]a seule chose [qu’elle peut] reprocher à ceux qui ont organisé cet événement, c’est de ne pas avoir prévu assez de places».
L’UNIL «est au courant que des actions de protestation pourraient avoir lieu. Des mesures de sécurité telles que la fermeture de l’Amphimax ou de certains parkings seront prises dès le mercredi 15 novembre».
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- politique – Suisse
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- sécurité
7Nov2023
Politique des hautes écoles
Le documentaire qui n’est pas du goût de l’Université de Saint-Gall
Dans une interview, Piet Baumgartner relate sa collaboration avec l’Université de Saint-Gall (HSG) pour le tournage de son documentaire «The Driven Ones», qui est sorti ce mois-ci dans les salles de cinéma suisses. Il «[…] a voulu savoir ce qui motive la future élite économique [et] a accompagné les étudiants pendant sept ans – de leurs études à leurs premières expériences professionnelles.»
«Cela a commencé de manière très transparente» explique le réalisateur au St Galler Tagblatt. «Nous avons présenté notre projet au responsable de la filière et avons obtenu son accord. […] Ensuite, de plus en plus de portes nous ont été fermées. Nous avons très souvent remarqué que nous n’étions pas les bienvenus. […] J’ai ressenti une très forte pression et aussi beaucoup de peur, sans doute aussi parce qu’il y a eu tant de scandales au sein de la HSG. Cela m’a plus qu’étonné. Une université financée par des fonds publics devrait être ouverte à la discussion.»
Il déplore le fait que dans le cursus de la HSG, «[…] il manque la possibilité de réfléchir. Ce qui est surtout enseigné, c’est de prendre des décisions très rapidement sous une énorme pression du temps», mais «[…] l’université ne propose pas assez d’espaces de réflexion pour réfléchir à la responsabilité sociale.»
Au reproche adressé vis-à-vis du côté partial de son long-métrage, il répond qu’«[u]n documentaire est toujours subjectif, il a une dramaturgie.»
Questionnements sur la liberté d’expression à l’UZH
Johannes Ullrich, Professeur de psychologie à l’Université de Zurich (UZH), «a offert à une étudiante une plate-forme pour faire une publicité détaillée en faveur du communisme et de la «International Marxist Tendency» (IMT)». L’IMT est une «organisation communiste internationale IMT, non reconnue par l’Université de Zurich et qui remet en question le droit à l’existence d’Israël». Sollicitée par Nebelspalter, l’UZH a déclaré qu’elle ne «voyait pas de problème à ce que la jeune communiste s’exprime pendant les heures de cours officielles […]. Une université est un lieu de débat et vit de différentes opinions: [i]l n’est donc pas inhabituel que des étudiants – en accord avec les professeurs concernés – s’adressent à leurs camarades en marge d’un cours et attirent par exemple l’attention sur des projets ou des manifestations»».
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«Une professeure donne une conférence sur la «sorcellerie féministe queer»»
Dans un article de watson.ch on apprenait qu’en septembre 2024 L’Université d’Exeter (GB) débutera un nouveau master en magie et sciences occultes.
Fin octobre, à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), une conférence intitulée «Apprendre les sorcières comme art contredisciplinaire» a été tenue par la professeure Ines Kleesattel. Madame Kleesattel «dirige la filière «Enseignement de l’art et du design» à l’Institute Arts and Design Education de la Haute école d’art et de design de Bâle, qui fait elle-même partie de la FHNW. Son cursus est organisé en coopération avec la Haute école pédagogique».
«Son cours inaugural était conçu comme une conférence-performance, sur fond de «niveaux sonores» de [la «co-sorcière» Pascale Schreibmüller] et accompagné de projections vidéo. De plus, comme le dit Kleesattel, différents matériaux ont été utilisés. «Il y avait des herbes de jardin qui répandaient leur parfum dans la salle de conférence, de petites reconstitutions de situations historiques avec des personnages de jeu, des extraits de films et des livres cités pour lesquels je faisais des commentaires de différentes sortes – parfois sous la forme d’une question notée dans la marge, parfois avec une langue de fruit collante». De plus, Madame Kleesattel «a disposé devant elle, sur un pupitre, différents ustensiles : une boule de verre, une bougie dans un cristal, un bouc jouet».
Le député UDC au Grand Conseil bâlois, Joël Thüring, estime qu’«il est incompréhensible que la direction d’une haute école tolère de telles conférences» et que «[l]e débat sur le genre dérape complètement dans les hautes écoles spécialisées». Monsieur Thüring a «déposé une question auprès du Conseil d’Etat»: il «souhaite savoir dans quelle mesure l’organisation d’une telle manifestation est bénéfique pour la réputation d’une haute école financée par quatre cantons. Les responsables de la FHNW sont Argovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure».
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«Le calendrier nu des étudiants en médecine est disponible»
Cette année encore, «[l]es étudiants en médecine genevois se déshabillent pour la bonne cause dans leur calendrier nu, en vente dès ce mardi.»
«Réalisé par l’association Les Saturnales, composé d’étudiants de 3e année de bachelor en médecine humaine, médecine dentaire et sciences biomédicales, le traditionnel calendrier est vendu cette année au profit des associations No Difference et Peak.»
«[…] Il a aussi pour vocation de permettre aux étudiants de se mettre dans la peau de leurs futurs patients en dévoilant leur corps. «Loin d’être une démarche à connotation sexuelle, écrit l’association, cette initiative vise à faire ressentir la vulnérabilité des patients lors de consultations médicales.»» (24 Heures)
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Sommet sur l’IA en Grande-Bretagne : entre enjeux et critiques
Pour l’Angleterre et les Etats-Unis, les ambitions sont de « […] renforcer [les] capacités de recherche en matière d’IA, […] notamment sur des efforts visant à élargir l’accès aux puissants superordinateurs nécessaires à l’entraînement des IA.» Signée la semaine passée par de nombreux états à Bletchley, la déclaration éponyme «[…] prévoit de mieux évaluer et gérer les risques liés à la puissance de l’IA «frontier», c’est-à-dire des systèmes avancés susceptibles d’être utilisés pour développer des technologies à risque, telles que les armes biologiques. Pionnier de l’IA et directeur scientifique de Mila, l’Institut québécois de l’IA au Canada, Yoshua Bengio souligne le rôle très dominant des entreprises dans le domaine, et les profits convoités. «Nous avons besoin d’universitaires et d’organisations financées par le gouvernement qui travaillent réellement à la protection du public pour pouvoir mieux comprendre ces systèmes» dit-il. (Nature)
Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire se montre ouvertement ironique, déclarant que «[s]i l’on écoute certaines présentations apocalyptiques, on a l’impression que des robots hostiles vont débarquer dans nos rues.» (03.11 – Le Monde) «Certains voient dans les discours alarmistes un détournement de l’attention d’autres problèmes plus immédiats, comme les erreurs, les biais discriminatoires, le respect du droit d’auteur ou l’impact sur l’emploi. Lors du sommet, ce discours a été relayé par [la vice-présidente des Etats-Unis] Kamala Harris – qui a jugé ces risques «existentiels pour ceux qui les vivent».» (04.11 – Le Monde)
Avis partagé par un auteur d’un article dans Science Business, qui remarque que «[l]es universités de l’UE ont été pratiquement exclues du sommet britannique sur la sécurité de l’IA […]. 46 universités, groupes de réflexion et centres de recherche ont été invités, mais une seule institution de l’UE – University College Cork – a reçu une invitation par courrier, alors que le Québec, à lui seul, comptait trois institutions présentes.» Il s’interroge : «Mais qu’est-ce que tout cela signifie pour les chercheurs universitaires, qui ont été laissés de côté par les entreprises technologiques américaines et chinoises lorsqu’il s’agit de construire des modèles d’IA de pointe ?»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2023
6Nov2023
Politique des hautes écoles
USA: les grèves et les syndicats portent leurs fruits pour la situation des post-doctorant·es
La question des salaires des post-doctorant·es aux Etats-Unis est loin d’être dépassée. Nombreuses grèves qui ont eu lieu sur le sol états-unien et l’essor de la syndicalisation d’étudiant·es et des post-doctorant·es contraignent les universités à s’adapter (ou au moins d’essayer) et «à réfléchir à la manière dont elle[s] rémunère[nt] les chercheurs en début de carrière et à ce que sera l’avenir de la science universitaire».
En effet, la formation des syndicats et l’élargissement de ceux-ci a permis, selon de nombreux étudiant·es diplômés, post-doctorant·es et scientifiques confirmé·es, de faire entendre certaines revendications. Ainsi, «[a]près des mois de négociations tendues et une grève évitée de justesse, les postdocs et les chercheurs associés de l’Université de Columbia ont accepté cette semaine un contrat qui augmentera leur salaire minimum de 10 000 dollars, pour le porter à 70 000 dollars, et leur offrira d’autres avantages, notamment une allocation de garde d’enfants de 5 000 dollars».
«À l’université Rutgers, où 9 000 étudiants diplômés, postdocs et professeurs ont entamé une grève d’une semaine au début de l’année, l’université a accepté de financer les augmentations qui n’étaient pas budgétisées dans les subventions. Mais le syndicat de Columbia n’a pas réussi à obtenir un accord similaire».
Globalement, les universités semblent «[reconnaître] la nécessité d’augmenter les salaires. Mais ils sont également confrontés à des contraintes budgétaires bien réelles […]. Certains universitaires affirment que les agences fédérales de financement, telles que les National Institutes of Health et la National Science Foundation, doivent augmenter les subventions pour couvrir l’augmentation des salaires». Les syndicats partagent l’avis selon lequel les subventions fédérales jouent un rôle crucial et «reconnaissent que les subventions fédérales à la recherche n’ont pas suivi l’inflation et s’inquiètent de la charge supplémentaire qui pèse sur les chefs de laboratoire».
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«Sport universitaire: changement dans la continuité à l’Université de Neuchâtel»
«Raphaël Germann et Yves L’Eplattenier se partagent la direction du Service des sports de l’Université de Neuchâtel (SUN). Ils succèdent à Bertrand Robert».
Genève: La bibliothèque des Bastions n’aura pas la place pour tous les livres
Le renouvellement de la bibliothèque des Bastions a commencé en 2022 et se terminera en 2027. Alors que le chantier a débuté récemment, des questionnements ont déjà surgi: 60’000 ouvrages (ou 40%) de la future collection de l’Université de Genève (UNIGE) ne pourront pas être placés dans la future bibliothèque des Bastions une fois la rénovation terminée. À la place, ces ouvrages seront transférés au Dépôt de la Bibliothèque universitaire (DBU) et «pourront être commandés et reçus dans un délai de vingt-quatre heures par les utilisateurs». Les enseignant·es de la Faculté des lettres trouvent cela «inacceptable» et «s’inquiètent»: certain·es se demandent «comment n’a-t-on pas pu prévoir suffisamment d’espace?» et regrettent qu’«on [leur] avait dit qu’il y aurait davantage de place qu’initialement».
L’UNIGE affirme qu’«[i]l n’y a pas d’erreur, les travaux du bâtiment central viennent de commencer, conformément au projet validé par l’Université, sur lequel se base l’autorisation de construire» et «qu’il est connu depuis le début du projet que les surfaces disponibles dans le bâtiment central de Bastions après rénovation sont inférieures à celles actuellement exploitées à Battelle». L’UNIGE affirme en outre que «les plans d’aménagement du bâtiment font encore l’objet de discussions et restent à affiner», et que les critères définitifs pour décider quels ouvrages ne se trouveront pas à la bibliothèque des Bastions «ne sont pas arrêtés». Néanmoins le service de communication de l’UNIGE donne des indices: «on parle par exemple (des ouvrages) qui n’ont jamais été empruntés depuis l’an 2000, de ceux disponibles en plusieurs exemplaires, des encyclopédies ou dictionnaires disponibles en ligne […]».
«Israël-Palestine: situation tendue à Uni-Mail»
Vendredi matin à Uni-Mail (Université de Genève), les agent∙es de sécurité sont intervenu∙es plusieurs fois pour «appeler au calme». Une «action pour la libération des otages israélien∙nes détenu∙es dans la bande de Gaza par le Hamas» se tenait au même endroit qu’un stand d’une association pro-palestinienne, ce qui a mené à un débat qui a vite dérapé.
Marco Cattaneo, directeur de la communication de l’université de Genève, a répondu aux critiques. Une étudiante a reproché qu’au «[v]u [de] la tension que provoque le conflit, l’université n’aurait jamais dû autoriser une si grande manifestation, surtout quand les organisateur·trices ne sont même pas des universitaires». M. Cattaneo rappelle que «le bâtiment n’est pas réservé aux associations universitaires mais accueille beaucoup d’événements tant privés que publics». Il déclare également que «[l]a liberté d’expression implique bien évidemment le désaccord, et l’université garantit qu’il puisse s’exprimer dans le respect». (Le Courrier)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2023
Deux présidents en visite à l’UNIL
«La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Suisse passera par l’Université de Lausanne. Le président français sera accompagné d’Alain Berset pour deux heures de discussion sur le thème de l’Europe le 16 novembre.» […] Cet «événement surprise» a été annoncé mercredi dans un courriel envoyé aux étudiants par l’alma mater. «Les deux présidents traiteront de leurs points de vue sur l’Europe», indique le communiqué, qui précise qu’un programme détaillé sera transmis prochainement.» (RTS Info)
«Joli coup de l’UNIL» salue le 24 Heures. «À noter toutefois que l’événement est réservé aux membres de l’UNIL et de l’EPFL. Constater que le lien qui permet de s’inscrire en ligne est saturé depuis des heures suffit à mesurer l’engouement des étudiants pour cette rencontre exceptionnelle.»
«[C]ette visite est la concrétisation d’un processus progressif d’amélioration dans la relation bilatérale» explique Marc Ferracci, député des Français de Suisse et du Liechtenstein. «Ça fait suite à une situation de refroidissement, il ne faut pas se voiler la face. […] J’espère que la page est en train de se tourner, et je pense qu’il y a maintenant l’espace politique pour avancer.» (Le Matin Dimanche)
3Nov2023
Politique des hautes écoles
Université de Zurich : quand «une Ecole d’Automne Marxiste» fait sa pub pendant un cours de psychologie
Un professeur de psychologie a tendu le micro à une étudiante de l’université de Zurich afin «[…] qu’elle puisse faire sa diatribe politique au nom de l’organisation MSZ […]», l’association estudiantine marxiste de Zurich. L’association cherchait à recruter de nouveaux membres, alors que l’institution «[…] a récemment interdit une manifestation […]» sur le campus.
Le journaliste relatant l’incident s’interroge, un brin ironique, sur le discours de l’étudiante, qui n’a «pas dû voir à quel point le communisme fonctionnait de manière fantastique lors de son effondrement en 1989». Il relève également que «[…] si le capitalisme, l’argent, l’État et les gouvernements ne fonctionnaient pas, il n’y aurait ni université de Zurich, ni études de psychologie et encore moins de contribuables pour financer les études coûteuses de cette communiste enragée.»
«À la fin de son discours, «l’étudiante a fait librement de la publicité pour l’«Ecole Marxiste d’Automne» à Bienne. Celle-ci est gérée par la même organisation «Der Funke», qui est également membre de la Jeunesse socialiste suisse, […] qui rêve publiquement de l’éradication de l’Etat d’Israël […] [et] qui n’a peut-être plus aucune idée, par manque de connaissances historiques, que le communisme a assassiné cent millions de personnes au XXe siècle.»
- engagement politique
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Pour ou contre le «positionality statement» ?
Le positionality statement (ou en français, la déclaration de position) est une pratique qui est en augmentation et qui divise le monde scientifique, selon le journal de Science. Ajouter à un article scientifique «[…] la race, l’ethnicité, la situation géographique, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, le statut de handicap et le niveau de carrière […] sont déjà une pratique établie dans de nombreuses sciences sociales, telles que la sociologie et l’anthropologie.» Cette tendance semble également s’étendre aux autres domaines de la science et devient même un critère pour certains journaux.
Certain∙es chercheur∙es saluent le procédé tandis que d’autres le décrient. Pour Alejandra Núñez-de la Mora, anthropologue biologique à l’université de Veracruz, «[i]l s’agit d’une invitation à réfléchir plus largement au rôle du chercheur dans le travail qu’il tente de comprendre.» Patricia Nayna Schwerdtle, «qui étudie la santé publique mondiale à l’université de Heidelberg», n’est pas du même avis. «[Elle] trouve étonnant que [la publication de déclarations de position] soit si répandue sans qu’il soit prouvé qu’elle permette réellement d’atteindre les objectifs fixés.» Sa principale inquiétude est «[…] que les déclarations de position ne servent qu’à donner des signaux de vertu et passent sous silence des questions plus profondes, telles que la crise de la reproductibilité dans le domaine scientifique.»
«Au moins une équipe de chercheurs étudie si ces déclarations ont l’effet escompté. Rose Oronje, chercheuse à l’African Institute for Development Policy, et ses collègues de la Liverpool School of Tropical Medicine évaluent les résultats de la publication de déclarations de réflexivité – une pratique similaire qui encourage les chercheurs engagés dans des collaborations mondiales à réfléchir à la manière dont leur travail reconnaît les communautés impliquées.»
- transparence – recherche
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- évaluation – chercheur·e·s
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Nouveau parc technologique pour l’EPFL
«Alors que l’EPFL Innovation Park déborde, un deuxième complexe est en projet. Il devrait amener 1200 places de travail […].»
«Il a passé le cap des trente ans, accueille 500 entreprises et plus de 2800 personnes actives dans l’innovation de pointe. À Écublens, l’EPFL Innovation Park est l’un des plus importants parcs technologiques de Suisse. Et il est plein comme un œuf. C’est pourquoi un deuxième site devrait se construire, à un jet de pierre, toujours dans la même commune. La mise à l’enquête est annoncée de mi-novembre à mi-décembre, donnant l’occasion de présenter à la population, mardi soir, les ambitions de ce nouveau projet.»
Baptisé Ecotope, le complexe est financé par la Fondation EPFL Innovation Park et sera construit avec du bois et du béton recyclé.
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 novembre 2023
2Nov2023
Politique des hautes écoles
Grande-Bretagne : campagne nationale contre le harcèlement en milieu universitaire
«Un groupe d’universitaires et d’autres membres du personnel de plusieurs universités britanniques ont lancé une initiative indépendante pour lutter contre les brimades et le harcèlement dans l’enseignement supérieur. L’un des objectifs du groupe est de plaider en faveur de la création d’un médiateur indépendant auquel les personnes victimes de harcèlement peuvent s’adresser si elles estiment que leur établissement ne traite pas leur plainte de manière adéquate.»
Astrophysicien à l’université de Cambridge, Wyn Evans est l’un des responsables du 21 Group, un groupe de défense spécialisé qui a été lancé le 1er novembre. Ses objectifs sont de récolter des données sur le harcèlement de manière plus large et «[…] de plaider en faveur de la création d’un bureau de médiateur indépendant pour le système d’enseignement supérieur britannique, afin que les étudiants puissent s’adresser à quelqu’un si les établissements traitent mal les plaintes pour brimades. Un tel organisme existe pour les étudiants de premier cycle – l’Office of the Independent Adjudicator for Higher Education – mais pas pour les autres membres du système universitaire.»
«Des enquêtes menées dans divers départements universitaires et disciplines académiques du Royaume-Uni indiquent qu’environ 30 à 40 % des étudiants, des universitaires et d’autres membres du personnel sont victimes d’intimidation ou de harcèlement de la part d’un membre de leur département ou de leur domaine d’activité, précise M. Evans. Le harcèlement peut avoir des effets pernicieux et durables sur le travail et la santé mentale d’une personne.»
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Un «premier pas» vers une législation de l’IA
«La Chine, les Etats-Unis, l’UE et une vingtaine de pays ont signé mercredi au Royaume-Uni la déclaration de Bletchley pour un développement «sûr» de l’intelligence artificielle (IA), lors du premier sommet international sur l’essor fulgurant de cette technologie.»
«Face au potentiel grandissant des modèles comme ChatGPT, la déclaration de Bletchley «montre que pour la première fois, le monde se réunit pour identifier le problème et mettre en avant ses opportunités» a souligné la ministre britannique de la Technologie Michelle Donelan à l’AFP. Cette réunion «n’a pas pour objectif de poser les bases d’une législation mondiale, elle doit servir à tracer une voie à suivre», a-t-elle précisé.» (Blick.ch)
Entretien d’embauche de grande ampleur
Hier 300 personnes se sont réunies dans une salle d’Uni Dufour à Genève pour un entretien d’embauche d’exception : celui des deux candidates en lice pour le poste de rectrice de l’Université de Genève. «Dans le public, de nombreux représentants du corps enseignant, des professeurs, des chercheurs, du personnel administratif mais aussi des étudiants. Présents également les 45 membres de l’Assemblée de l’Université.»
«La présentation publique est une première dans la République, jamais aucun candidat à un poste dirigeant d’une grande institution genevoise n’a dû affronter une telle épreuve. Cette nouvelle procédure a été mise en place par l’Assemblée de l’Université, après le refus du Conseil d’État de nommer Eric Bauce en janvier dernier.» Le choix de la nouvelle rectrice se fera le 22 novembre.
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Le Recteur de l’UZH critiqué par les associations de personnes handicapées
La Conférence des personnes handicapées du canton de Zurich, de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants (FSA) et de l’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich (VSUZH) critiquent le Recteur de l’Université de Zurich (UZH), Michael Schaepman, selon lequel «il ne faut pas non plus parler de «compensation des avantages»[pour les personnes handicapées]».
«Ces organisations lui reprochent de minimiser ou d’ignorer les besoins des personnes handicapées […]. Il a par exemple déclaré lors de l’interview : «Si nous ne proposions des podcasts qu’à ces personnes (handicapées), nous les privilégierions et d’autres se plaindraient d’être désavantagées»». La VSUZH prend position et affirme que non seulement Monsieur Schaepman «[favorise] […] la discrimination des étudiants handicapés, mais [il remet] fondamentalement en question leur présence à l’université». L’UZH n’a pas souhaité s’exprimer aux médias et compte d’abord répondre à la VSUZH.
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2023
1Nov2023
Politique des hautes écoles
«Bâle-Ville doit soutenir un projet de recherche international»
«Le gouvernement bâlois dépose une demande de contribution étatique de 4 millions de francs pour le projet de recherche international «Clinnova – Innovation in Healthcare» pour la période de 2024 à 2026. Le projet vise à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle dans les grandes quantités de données pour le secteur de la santé.»
«Le Conseil d’Etat voit dans ce projet une «excellente opportunité» de contribuer à la recherche de pointe, de faire progresser le développement numérique dans le domaine de la santé, comme il l’écrit dans son bulletin de mardi. Il s’agit d’encourager l’utilisation des données numériques de santé pour la recherche.» (Nau.ch)
- transformation numérique
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- intelligence artificielle
Réfugié∙es et universités suisses
«De nombreux réfugiés, notamment d’Ukraine, sont bien formés. Cela a conduit à un changement de mentalité et plusieurs universités proposent désormais des cours de préparation pour les réfugiés.» Un projet pilote lancé par l’université de Berne a pour but de permettre aux personnes réfugiées en Suisse d’accéder aux hautes écoles et universités plus facilement
Les étudiant∙es réfugié∙es sont confrontés à différents problèmes. Ne possédant pas de maturité fédérale, elles et ils ne peuvent pas toujours accéder aux bancs des universités. Ensuite, toutes et tous ne parlent pas parfaitement la langue exigée pour le cursus d’étude. De plus, pour les ukrainien∙nes par exemple, leur statut de protection ne leur permet pas de rester tout au long du cursus. Elles et ils doivent parfois repartir avant que celui-ci ne soit achevé, si la situation dans leur pays est à nouveau considérée comme sûre. (Nau.ch)
Le programme, nommé «Kompass», n’a pu compter que 20 participant∙es, alors qu’il y avait 70 inscrit∙es à l’origine. «[F]inancé par la Confédération et le canton, des fondations privées et l’université», il a débuté fin août et dure deux semestres. (Berner Zeitung)
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«Conseil stratégique du CHUV adoubé»
«Le Grand Conseil vaudois a ratifié hier la composition du nouveau Conseil stratégique du CHUV à Lausanne. Avec ses neuf membres, cet organe de réflexion et de prospective nommé pour cinq ans sera un intermédiaire entre le CHUV et le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). […] La création d’un Conseil stratégique (CS) découlait du contre-projet du Conseil d’Etat à une initiative du PLR visant à autonomiser le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).» (Le Courrier)
Un peu plus de sous pour l’UniNE
«Les députés neuchâtelois ont accepté mardi sans opposition le mandat d’objectifs 2023-2026 de l’Université de Neuchâtel (UniNE). Ils ont porté le crédit quadriennal à 211 millions, contre 200 millions dans la version du Conseil d’Etat. Les taxes universitaires ne devraient pas augmenter.»
«L’enveloppe financière proposée par le gouvernement était jugée inférieure aux besoins estimés par l’UniNE. Cette dernière souhaitait 54 millions de francs (soit 216 millions sur quatre ans) pour mener à bien ses objectifs.» L’Université obtient moins que ce qu’elle souhaitait à l’origine, mais le secrétaire général Fabian Greub se dit «soulagé» et reconnaissant envers le canton de Neuchâtel «qui fait le maximum». Il craint néanmoins la concurrence, car «si les autres ont plus d’argent à disposition, ça devient très, très difficile de régater […].»
«[L]’Université n’est pas au point mort. Le nombre d’étudiants a augmenté de 12% à la rentrée» déclare Crystel Graf, la conseillère d’Etat en charge de la Formation. «L’établissement est toutefois face à des défis qui doivent être vus comme des opportunités. Il faudra faire preuve de créativité pour construire des solutions innovantes». (RTS.ch)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2023
31Oct2023
Politique des hautes écoles
Avis: financement privé dans les universités suisses
«[L]e débat sur le financement de l’enseignement et de la recherche universitaires par l’économie privée» est d’actualité, mais reste une pratique «encore méconnue et mal comprise en Suisse. Pourtant, la tendance est à la hausse. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (2019), la part de financement privé des universités et des écoles polytechniques fédérales va de 10 à 41% selon les établissements. Ces partenariats, […] [concernent] la finance, […] la médecine, la pharmacie et une vaste palette de technologies».
Que pensent les experts du financement des universités par les banques ? Pour François Degeorge, Professeur de finance à l’Université de la Suisse italienne et directeur du Swiss Finance Institute, cette pratique n’est pas problématique et il ajoute que «des banques financent des fondations sans but lucratif, en coopération avec des universités. Ces fondations sont dotées d’une gouvernance scientifique stricte qui vise à l’excellence académique et qui assure l’indépendance des universités et des chercheurs».
Marc Chesney, Professeur de finance à l’Université de Zurich, s’oppose à l’avis de Monsieur Degeorge et «estime que «recevoir des montants d’une ou plusieurs grandes banques incite soit à se taire, soit à défendre l’agenda de ces institutions». Comme exemple, il cite certains sujets de recherche qui selon lui «ne sont pas pertinents pour le bien commun»».
- financement tiers
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«L’EPFZ dans la ligne de mire des grandes puissances»
«Aucune autre haute école suisse n’entretient des contacts aussi intenses avec la Chine que l'[Ecole polytechnique fédérale] : elle a des contrats de coopération avec quatre universités de l’Empire du Milieu. Mais selon la «NZZ am Sonntag», les demandes de chercheurs chinois qui souhaitent venir à l’école polytechnique sont examinées de plus en plus intensivement, notamment en raison de soupçons d’espionnage. Des chercheurs ont déjà été refusés pour cette raison.»
Suite à la décision de l’ex-président américain, Donald Trump, de «[…] [déclarer] l’état d’urgence national dans le domaine des télécommunications «pour se protéger des ennemis étrangers »», l’EPFZ a dû prendre certaines mesures. Leur décision a été de ne «[…] mettre aucune technologie américaine à disposition de Huawei […].» Pourtant, «[s]elon la Confédération, les contrôles à l’exportation des États-Unis ne sont pas juridiquement valables. Les hautes écoles suisses décident de manière autonome avec quelles institutions étrangères elles coopèrent et à quelles conditions.»
«La Suisse se trouve dans une position typique de pays tiers, celle de devoir choisir l’un ou l’autre côté. Le savoir-faire des hautes écoles suisses est convoité au niveau international, en particulier celui de l’EPF. L’école polytechnique souhaite maintenir les échanges scientifiques avec la Chine, mais en même temps, la situation géopolitique mondiale s’aggrave. Et la Confédération reste à l’écart, elle n’affirme pas ses propres valeurs et n’a pas défini de limites claires.»
- espionnage
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- politique – Suisse
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- recherche – impact
USA: le gouvernement face aux discriminations dans les universités
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël, il y a aux Etats-Unis une «hausse alarmante des incidents antisémites dans les écoles et sur les campus universitaires». Le gouvernement américain se mobilise: «l’exécutif américain organise une réunion avec des représentants d’organisations juives» et «[l]e ministre de l’Éducation […] [se rendra] dans une université et [participera] à une table ronde avec des étudiants juifs […]. L’exécutif américain assure par ailleurs avoir simplifié les procédures permettant de porter plainte pour discrimination sur les campus américains, par exemple pour les personnes victimes d’insultes à caractère antisémite ou islamophobe».
- politique – Etats-Unis
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- antisémitisme
Un temple de la Chaux-de-Fonds reconverti en centre de séminaires pour l’UNINE
«La Ville, l’Université de Neuchâtel et l’Association de sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises (Aspam) collaborent sur un projet de sauvegarde et de réaffectation du temple des Eplatures. Il sera non seulement reconstruit, mais aussi reconverti en lieu scientifique et culturel et comportera des logements pour les étudiants.» Après la tempête qui a frappé la ville de la Chaux-de-Fonds le 24 juillet de cette année, le temple a besoin d’être reconstruit. «Les travaux devraient être terminés en 2025.»
«La nef deviendra une sorte de salle polyvalente. Nous garderons toutes les qualités architecturales de l’édifice», ajoute la présidente de l’Aspam. Dans les combles, une cafétéria d’une vingtaine de places sera aménagée. Une petite cuisine pour réchauffer des plats prendra place dans la nef» explique Jean-Daniel Jeanneret, président de la ville.
«Le rectorat voit du potentiel, notamment pour les formations de troisième cycle de type écoles doctorales. Une école doctorale est un rassemblement de quelques jours entre doctorantes et doctorants qui travaillent sur des thématiques apparentées, au niveau romand, suisse ou international, parfois avec des scientifiques invités. On peut aussi imaginer y organiser des séminaires facultaires sous forme de bloc de quelques jours, de la formation continue, des journées de réflexion, ou y accueillir des groupes de recherche invités dans le cadre de partenariats internationaux» se réjouit Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel.
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Genève: «Ils veulent plus de logements pour les étudiants»
Selon une étude de JLL, leader du conseil en immobilier, «[l]’offre en logements étudiants ne couvre qu’à peine 10% de la demande». Ainsi, pour apporter une solution à la pénurie de logements pour étudiant·es à Genève, trois ancien·nes étudiant·es de la Haute École de gestion créent la start-up «Immocrush» avec le but de convertir les bureaux vides en logements étudiants. «Leur solution repose sur un principe de «cocons». Chaque personne dispose d’une petite chambre – un cocon avec lit, bureau et armoire. Le reste de l’espace est commun: grande cuisine, pièce à vivre, salles de bains et toilettes».
Le trio d’ancien·nes étudiant·es est finaliste du Prix IDDEA pour les entreprises durables, et «espèrent ouvrir leur première résidence pour la rentrée de septembre 2024 […]. Fin mars, [ils devraient] avoir la version finale de [leurs] cocons, à ce moment-là [ils vont] l’exposer dans le hall d’Uni Mail pour que les étudiants puissent découvrir [leur] projet et [leur] faire leurs retours».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2023
30Oct2023
Politique des hautes écoles
«Les cantines scolaires verdissent de plus en plus leurs menus»
Les cantines scolaires et universitaires ne cessent d’adapter leur offre aux défis de la transition écologique et de l’augmentation de la population mondiale. Ainsi, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «s’est […] dotée d’un cahier des charges en matière d’alimentation responsable […], [et] [l]es étudiants et professeurs ont progressivement modifié leurs habitudes». Bruno Rossignol, responsable du secteur de la restauration et des commerces à l’EPFL, explique qu’«[ils ont] mis un jour strictement végétarien depuis 2018 […]. La moitié de l’offre de repas est par ailleurs ovo-végétarienne […]. La part des repas végétariens est passée de 5% en 2018 à 56% aujourd’hui», mais l’objectif de l’EPFL est d’augmenter cette offre à 80% jusqu’à 2028.
Julien Meillard, adjoint à la transition écologique à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL), explique que sur le campus universitaire «[u]ne journée par semaine est végétarienne […]. Au quotidien, on impose aussi à nos exploitants-restaurateurs que le plat le moins cher soit végétarien».
Tant l’UNIL que l’EPFL ne comptent pas s’arrêter là: à l’UNIL «[l]e nombre de jours strictement végétariens devrait être augmenté à partir de la prochaine rentrée académique». À l’EPFL, «[l]es quelque 17’700 personnes présentes sur le campus ont voté pour éliminer des cartes le bœuf et le veau, très impactants pour le climat, et de favoriser la volaille et les viandes dégageant moins de CO2 en élevage».
«Gisela Michel est la nouvelle vice-rectrice à l’enseignement de l’Université de Lucerne»
Gisela Michel, Professeure ordinaire de comportement social et de santé à l’Université de Lucerne (UNILU), «sera la nouvelle vice-rectrice de l’enseignement et des relations internationales de l’Université de Lucerne à partir du 1er août 2024», en succédant ainsi à Martina Caroni. (nau.ch)
«Une professeure licenciée en Chine pour avoir fait des recherches sur Tiananmen»
Rowena He, Professeure agrégée d’histoire au sein de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK), se penche sur la question de la répression des manifestations pro-démocratie sur la place Tiananmen à Pékin, à travers la publication d’un livre en 2014 et de nombreuses recherches. «Le sujet de la répression des manifestations de la place de Tiananmen est très sensible pour les dirigeants communistes et toute commémoration interdite en Chine continentale […]. Hong Kong a pendant longtemps été le seul endroit de Chine, avec Macao, à une moindre échelle, où toute commémoration des victimes de l’intervention de l’armée chinoise contre ces manifestants pacifiques, qui a fait des centaines, voire plus d’un millier de morts, était tolérée. Mais en raison de la reprise en main par Pékin du territoire autrefois semi-autonome, les veillées à la bougie en mémoire des victimes sont interdites depuis 2020.»
Conséquence pour la professeure: licenciement avec effet immédiat et refus du prolongement de son visa par les autorités. «Un porte-parole de l’université CUHK a affirmé que «l’emploi de résidents non permanents est conditionné par la possession d’un visa valide. Les décisions relatives aux visas relèvent du département de l’immigration et l’université n’est pas en mesure de peser sur l’attribution des visas»». (rts.ch)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2023
27Oct2023
Politique des hautes écoles
Frais d’université doublés
Le gouvernement québécois a annoncé au début du mois d’octobre que les frais de leurs universités seront doublés pour certain∙es étudiant∙es à partir de l’automne 2024. «Les étudiants anglophones de l’extérieur de la province» verront leurs frais passer de 8’922 $ CA à 17’000 $ CA. «En outre, la province a annoncé que les frais de scolarité pour les étudiants étrangers – à l’exception des pays avec lesquels le Québec a conclu des accords (par exemple, la France et la Belgique) – augmenteront pour atteindre au moins 20 000 $ CA. Elle a également supprimé la limite des frais supplémentaires que les universités peuvent facturer.»
La première raison avancée par le gouvernement est économique. «Cela coûte très cher au gouvernement du Québec et aux contribuables québécois pour des étudiants qui sont venus ici et qui n’y restent pas», a déclaré Pascale Déry, ministre de l’enseignement supérieur du Québec lors de la conférence de presse organisée pour annoncer le changement.» La seconde raison évoquée : dissuader les étudiant∙es anglophones, une «menace pour le «visage français» de Montréal».
Les universités de McGill, Concordia et Bishop risque d’être impactées par cette décision et leurs dirigeants s’en insurgent. «Sébastien Lebel-Grenier, directeur de Bishop, a qualifié de «catastrophique» la perte d’environ un quart des revenus de l’université (payés par les 30 % d’étudiants de l’école qui viennent d’autres provinces).»
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- politique
Majorité d’élu∙es diplômé∙es
Selon une étude de l’Université de Lausanne, les haut∙es diplômé∙es constituent la majorité lors des élections et dominent le Parlement. Les membres du Parlement ont un pourcentage de personnes avec un niveau de formation élevé beaucoup plus grand que celui de la population suisse.
Néanmoins, ils et elles sont moins nombreux∙ses qu’il y a quatre ans, «[…] à cause de la progression de l’UDC, le premier parti de Suisse […]» qui propose moins de candidats diplômés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 octobre 2023
26Oct2023
Politique des hautes écoles
François Abbé-Decarroux dit au revoir à la HES-SO Genève
En poste depuis 2006 à la tête de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale, François Abbé-Decarroux prend sa retraite le 1er novembre de cette année. Il sera succédé par Daniela Di Mare Appéré.
Tirant le bilan de sa carrière, il estime que la situation de la HES-SO est «plutôt bonne.» Selon lui, «[l]a probabilité d’avoir un emploi une année après l’obtention d’un diplôme HES est en effet très élevée. Plus de 97%, tous domaines confondus. Le bachelor HES, qui est en principe le titre professionnalisant dans une HES, offre une employabilité plus grande que le master obtenu dans une université ou une école polytechnique fédérale.»
Parmi les plus grands défis de son poste, les problèmes liés aux infrastructures sont en tête. En effet, le peuple genevois avait dit non au projet de construction de la Cité de la musique pour la Haute Ecole de Musique. Autre exemple, le bâtiment de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture, est trop vieux et dont les fonds manquent pour une éventuelle rénovation.
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Recherche: 84 millions de francs suisses alloués par le Conseil fédéral pour 2024
«En raison de la non-association actuelle au paquet Horizon, les chercheurs en Suisse ne sont pas autorisés à participer aux appels d’offres européens correspondants». (blick.ch)
Ainsi, le Conseil fédéral prévoit 84 millions de francs en 2024, «alloués au titre de mesures transitoires pour remplacer les bourses «Starting Grants» et «Consolidator Grants» 2024 du Conseil européen de la recherche (ERC)».
«Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation chargera le Fonds national suisse de lancer les appels à projets «SNSF Starting Grants 2024» et «SNSF Consolidator Grants 2024». D’autres mesures de soutien pourraient être annoncées l’an prochain, précise le Département de l’économie, de la formation et de la recherche». (La Côte)
- financement public
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- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
USA: rédacteur en chef de revue licencié à cause d’un post sur X à propos de Gaza
L’éminente revue à accès libre eLife, dont l’éditeur est le Howard Hughes Medical Institute (HHMI) de l’Université de Californie, a licencié son rédacteur en chef, Michael Eisen. Monsieur Eisen explique que le motif de son licenciement est qu’il a retweeté un article satirique de @TheOnion intitulé «Les Gazaouis mourants critiqués pour ne pas avoir utilisé leurs derniers mots pour condamner le Hamas» et qui a été «[perçu] comme prenant parti pour les Palestiniens au détriment d’Israël».
La revue eLife écrit dans un communiqué que «[l]’approche [de Monsieur Eisen] du leadership, de la communication et des médias sociaux a, à certains moments clés, nui à la cohésion de la communauté que nous essayons de construire et, par conséquent, à la mission d’eLife». Mais cette nouvelle n’a pas été bien reçue par certain∙es collaborateur∙ices d’ eLife et «[p]lusieurs rédacteurs en chef d’eLife ou conseillers de la revue ont déjà démissionné pour protester contre [le] licenciement [de Monsieur Eisen]», que ces personnes qualifient comme «dangereux […] pour la liberté d’expression dans [leur] communauté universitaire».
Monsieur Eisen «affirme qu’il ne s’inquiète pas de son avenir […], [mais qu’il] s’est toutefois inquiété du sort des personnes moins privilégiées, qui pourraient avoir peur d’exprimer leurs opinions politiques par crainte de se retrouver au chômage». (science.org)
Représailles contre les étudiant∙es propalestinien∙nes
Le soutien ouvert des étudiant∙es et de certain∙es professeur∙es de grandes universités américaines telles que Harvard, Stanford et Yale suscite de vives réactions. Des journalistes s’indignent de leur comportement ainsi que de leur manque de compassion envers Israel et des mécènes «[…] menacent de cesser leur aide financière à des établissements renommés». (Watson.ch) Parmi eux, le PDG d’Apollo Global Management, la famille Huntsman «qui a versé des millions de dollar» pour l’éducation supérieure, l’héritier d’Estée Lauder Ronald Lauder et la fondation Wexner. (NZZ)
«Certains cabinets d’avocats et sociétés d’investissement ont signalé qu’ils n’embaucheraient pas les étudiants et étudiantes qui ont participé à des manifestations anti-israéliennes ou qui ont signé des appels dans ce sens, et qu’ils retireraient même les offres d’emploi existantes. Ils demandent à la direction de l’université [de Harvard] de rendre publics les noms concernés.» (NZZ)
Par ailleurs, les directions ne sont pas non plus épargnées, une trop grande passivité leur est reprochée. «Marc Rowan, membre du conseil d’administration d’une prestigieuse école de commerce rattachée à l’université de Pennsylvanie, […] «exige la démission de la présidente de l’université de Pennsylvanie et du président de son conseil d’administration».» (Watson.ch) Ce dernier «[…] a également demandé à ses collègues anciens élèves de réduire leurs contributions à l’université de Pennsylvanie à 1 dollar «afin que personne ne passe à côté de la chose».» (NZZ)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 octobre 2023
25Oct2023
Politique des hautes écoles
Où en en est l’UE avec l’intelligence artificielle?
En février 2022, la stratégie «AI made in Europe» a été lancée et Madame von der Leyen «a présenté un plan visant à ce que l’UE attire 20 milliards d’euros par an d’investissements dans l’IA au cours de la prochaine décennie […]. [Q]uatre ans plus tard, l’«IA made in Europe» n'[a] pas réussi à attirer l’attention, à avoir un impact, des produits ou une valeur d’importance mondiale, et […] l’écosystème européen de l’IA [a] encore pris du retard par rapport à ses concurrents [états-uniens et chinois]».
Morten Irgens et Holger Hoos, membres du conseil d’administration de la Confédération des laboratoires de recherche en intelligence artificielle en Europe (CLAIRE), affirment que «la stratégie de la Commission européenne en matière d’IA n’a pas été à la hauteur en termes d’échelle et de ciblage», du moment où elle repose sur «une pléthore d’investissements modestes […] [qui] ne sont pas coordonnés avec les programmes nationaux des Etats membres». Selon Monsieur Irgens et Monsieur Hoos «[l]a solution consiste à adopter l’approche du CERN pour mener des projets de grande envergure, coordonnés et très ambitieux». (sciencebusiness.net – )
Alors que l’UE se penche avec ferveur sur le développement de l’IA, les universités se trouvent encore coincées quant à son utilisation. Elles «adoptent peu à peu l’IA générative dans leurs travaux, mais des orientations approfondies manquent encore à de nombreux établissements». Selon l’UNESCO, «seulement 13 % des universités ont fourni à leur personnel et à leurs étudiants des orientations officielles», communiquées parfois qu’oralement et dont les exigences varient d’un établissement à l’autre. Un grand nombre d’universités «[attendent] que la Commission européenne établisse des lignes directrices de l’UE pour une utilisation sûre». Entretemps, «[l]e mois prochain, le groupe de Coimbra, qui regroupe 41 universités européennes, organisera une conférence sur l’utilisation de l’IA générative dans les universités». (sciencebusiness.net – Universities ready to take up generative artificial intelligence, but say guidelines are needed)
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Qui se préoccupe de la recherche, de la formation et de l’innovation au Parlement?
«L’association CH ++ a publié son premier Techrating qui recense les as et les cancres des sujets numériques et scientifiques au Parlement, sur la base de leur activité et de la réponse à un questionnaire. Le trio de tête des parlementaires les plus sensibles aux questions numériques, technologiques et scientifiques au Conseil national est composé d’un Vert, d’un socialiste et d’un vert’libéral. Le trio de queue comporte trois UDC. Le PLR est entre les deux».
Selon Jacques Neirynck, ancien Conseiller national,«[c]ette enquête confirme ce que l’on suspecte de plus en plus. Droite et gauche ne sont plus ce qu’elles étaient». La droite était traditionnellement supporteur de l’économie et donc de l’innovation, de la recherche, de la formation, alors que maintenant «[l]a science ne jouit plus du prestige qu’elle eut jadis et la méfiance populaire monte: les vaccins sont suspects; le réchauffement climatique est une invention des climatologues; l’exclusion du programme Erasmus n’a aucune importance; les facultés de sciences humaines ne forment que des parasites sociaux; les diplômés étrangers volent des emplois à des Suisses».
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Genève: un symposium sur la médécine intégrative suscite des doutes
Le 11 novembre, au Campus Biotech à Genève, se tiendra le symposium ««médecine intégrative et cancer» […] organisé par le Groupe international de chercheurs et de développement pour la médecine complémentaire (IRCM) […], [qui] a pour but de «rendre accessible à un large public les recherches les plus récentes dans le domaine des médecines intégratives»».
Après avoir lu le programme du symposium, l’auteure de l’article émet des doutes: «[des] [i]nterventions vagues, [l]évocation d’approches thérapeutiques douteuses, [la] référence à une personnalité controversée, et même [l’]intervention d’une oratrice radiée de l’Ordre des médecins en France. Comme si cela ne suffisait pas, les organisateurs mentionnent Eric Bonvin, directeur de l’Hôpital du Valais, comme membre du «comité scientifique» du colloque […], [qui] explique n’avoir jamais été sollicité pour cet événement».
«[D]es experts s’inquiètent du discrédit que ce symposium pourrait jeter sur les médecines naturelles». Selon Pierre-Yves Rodondi, Professeur à l’Université de Fribourg et spécialiste de la médecine intégrative, «[…] cette manifestation semble adopter une ligne focalisée sur certaines approches, plutôt que sur la médecine intégrative […]». Selon Chantal Berna Renella, Professeure à la tête du Centre de médecine intégrative et complémentaire de l’hôpital universitaire vaudois, «[c]ette manifestation ne semble pas s’inscrire dans le type de médecine intégrative [qu’ils pratiquent] au CHUV; elle se doit d’être basée sur des preuves et non uniquement sur des croyances. Il y a un risque que ce type d’évènement crée une confusion dans l’esprit des patients et discrédite le concept de médecine intégrative».
Alors que de nombreux doutes apparaissent, comment se fait-il que le symposium «se déroule au Campus Biotech, haut lieu de la recherche scientifique, dont l’Université de Genève et l’EPFL sont parties prenantes»? Laura Plassmann-Debergé, coordinatrice des événements pour la fondation Campus biotech, explique qu’«[ils n’organisent] pas cette manifestation, [ils louent] seulement la salle aux organisateurs […], et elle poursuit en disant qu’«[ils n’acceptent] pas n’importe quels types d’événements, mais celui-ci porte sur un thème médical, il [leur] a donc semblé qu’il correspondait à [leur] mission. [Ils n’avaient] pas le contenu détaillé du programme lors de la réservation.»
Finalement, la Société suisse d’oncologie médicale (SSOM) «[a argué] que le symposium respectait certains critères tels que les «règles scientifiques fondamentales de l’oncologie» et «[ouvrait] le droit à des crédits de formation» pour la participation à ce symposium. Néanmoins, le SSOM «[s’est rétracté et a retiré] les huit crédits de formation qu’il lui avait octroyés».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 octobre 2023
24Oct2023
Politique des hautes écoles
Point de la situation sur la sécurité dans les universités
Irna van der Molen, Conseillère politique senior pour la sécurité des connaissances et le contrôle des exportations à l’université de Twente, «exhorte à poursuivre et à élargir le dialogue ouvert entre les universités et les autorités afin d’anticiper et d’atténuer les éventuels effets secondaires des mesures de sécurité» qui entrent de plus en plus souvent en vigueur.
«Il y a tout juste huit ans […], [l]e caractère collaboratif, international et ouvert de la science et de l’innovation a été présenté comme un instrument pour le développement de nouvelles idées et des investissements durables dans l’avenir de l’Europe». Néanmoins, au vu des derniers événements, à partir du COVID-19 jusqu’à la question du Moyen-Orient, «la pression croissante exercée […] par les gouvernements occidentaux pour renforcer la sécurité de la recherche n’a pas manqué d’affecter la science et les universités […]. Face à ces défis mondiaux, l’UE est passée d’une triple ouverture à une «ouverture équilibrée» en adoptant le mantra «aussi ouverte que possible, aussi fermée que nécessaire».»
Cela a certainement des effets «sur les partenariats internationaux, sur l’accès des scientifiques des pays à haut risque à travailler sur des technologies sensibles dans l’université de leur choix, mais surtout sur la prise de conscience parmi les universités que les temps ont changé et que l’ouverture n’est plus aussi absolue». En effet, «[l]es autorités réclament régulièrement davantage de restrictions», et «les universités sont confrontées à l’interprétation, l’opérationnalisation et à la mise en œuvre de cet équilibre dans leur fonctionnement quotidien». En plus, les universités «ne sont pas sourdes» face à l’opinion publique et au débat public, et certaines sont confrontées à une perte de confiance «en raison des rythmes et des choix différents qu’elles font en matière de sécurité des connaissances».
La récente stratégie de sécurité économique de l’Europe proposant «d’améliorer la sécurité de la recherche en garantissant une application systématique et rigoureuse des instruments existants et en identifiant et en comblant les lacunes qui subsistent […]» préoccupe certaines personnes du milieu scientifique et académique: «une telle approche, sous prétexte de sécurité, les limitera de plus en plus dans leurs choix académiques et scientifiques, dans leurs choix d’admission et de recrutement, sur ce qu’ils publient ou ne publient pas».
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- sécurité
Sept professeurs adressent une lettre ouverte à Harvard pour défendre l’une des leurs
«Cet été, on [apprenait] que la Harvard Business School [HBS] avait reconnu la professeure Francesca Gino coupable de mauvaise conduite en matière de recherche. L’école l’a mise en congé administratif sans solde, a mis fin aux prestations de santé de sa famille et lui a retiré son titre de professeur.»
Sept professeurs titulaires s’adressent anonymement à leur faculté à travers The Harvard Crimson pour dénoncer le traitement qu’a subi leur collègue. Elles et ils s’étonnent qu’un changement de politique concernant l’intégrité scientifique ait eu lieu juste «après avoir reçu des allégations concernant le travail de Mme Gino. […] HBS a discrètement créé et mis en œuvre une nouvelle politique provisoire en matière d’inconduite dans la recherche au cours de l’été 2021. Cette politique a été en place pendant deux ans avant d’être mentionnée à la faculté.»
«La nouvelle politique semble avoir été conçue spécifiquement pour Gino. Elle a créé des restrictions artificielles et arbitraires qui ont limité sa capacité à se défendre.» Selon les sept professeur∙es, plusieurs points du règlement de la HBS ont été contournés afin de la licencier plus rapidement.
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Casse-tête pour la HSG de St-Gall
Suite à la révocation par le canton du projet du «Campus Platztor» de l’Université de Saint-Gall (HSG), «[l]e nouveau campus est retardé d’au moins quatre ans. En 2031, il manquera probablement 8600 mètres carrés à la HSG pour l’enseignement.»
Le manque de place se fait sentir depuis plusieurs années et le retard des travaux obligent l’institution à devoir trouver des solutions alternatives. «À partir de 2027, le campus Platztor devrait offrir de la place pour 3000 étudiantes et étudiants ainsi que 300 collaboratrices et collaborateurs. Lorsque l’on a appris fin septembre que les planifications devaient être reprises depuis le début, l’Université de Saint-Gall a fait savoir : «Il faut s’attendre à ce que des bâtiments provisoires de la HSG ainsi que des immeubles locatifs soient maintenus plus longtemps, voire loués à nouveau.»»
«Prix de la recherche en éducation 2023 pour un projet sur l’enseignement à distance à l’université»
«Le Prix suisse de la recherche en éducation 2023 est attribué à un projet sur le thème de l’enseignement à distance à l’université […]. [L]es chercheurs ont étudié, dans le cadre d’une expérience à l’Université de Genève, l’impact de la disponibilité de l’enseignement à distance sur la fréquentation et les performances académiques à l’université».
«[Les chercheur·es] ont conclu que la participation à des cours en direct réduisait les performances des étudiants ayant de faibles compétences, mais augmentaient celles des étudiants ayant de hautes compétences. Dans l’ensemble, les étudiants n’ont utilisé la technologie de diffusion en direct qu’occasionnellement, en particulier lorsque des événements fortuits ont compliqué ou rendu difficile la participation à l’enseignement (maladie, intempéries, embouteillages, etc. ). L’expérience a montré que l’offre de streaming en direct ne réduisait que légèrement la présence en classe».
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«Les HUG chutent dans le classement mondial des meilleurs hôpitaux»
Le journal américain «Newsweek» et la plateforme mondiale de données et d’intelligence économique «Statista» opèrent annuellement un classement à l’échelle mondiale des meilleurs hôpitaux . Cette année, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) «chutent à la 77e place. Alors que d’autres hôpitaux suisses, dont le CHUV, à Lausanne, et les hôpitaux de Bâle et de Zurich, restent, eux, dans le haut du panier».
Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, remet en cause les critères utilisés: les indicateurs de qualité nationaux et de la satisfaction des patients sont pris en compte lorsque l’on «[établit] des palmarès nationaux», mais pas dans le classement mondial. Ensuite, Monsieur de Saussure «relève aussi l’importance de la recherche et de la formation, «or elles ne sont pas non plus intégrées, cela défavorise les HUG par rapport aux hôpitaux qui n’en font pas» […]. [Ils sont] surpris de perdre plus de 30 places sans que la qualité de la prise en charge n’ait diminué ou que la qualité de la recherche et de l’enseignement n’ait baissé».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 octobre 2023
23Oct2023
Politique des hautes écoles
Interview avec Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, sur la situation des EPF
Les difficultés auxquelles sont confrontées les EPF sont nombreuses: «[…] les chercheurs suisses sont exclus depuis deux ans et demi déjà du célèbre programme de recherche européen Horizon Europe, le projet de budget pour les années 2025 à 2028 prévoit une stagnation, voire une légère réduction des moyens, et les projets de restructuration de l’ensemble du domaine des EPF se heurtent à des résistances».
Concernant le budget 2025 à 2028, Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, est inquiet car les EPF «ne [sont] financées que par la Confédération […] . Avec des moyens stagnants, il sera difficile de faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants. Nous formons des spécialistes dans des domaines où la Suisse manque cruellement de personnel qualifié, comme l’informatique, l’ingénierie et la médecine. La question se pose alors : est-il sage de limiter le nombre de places de formation dans ces filières ?».
Monsieur Hengartner répond aux questions concernant le projet de restructuration du domaine des EPF présenté «aux commissions de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national et du Conseil des États». Monsieur Hengartner explique «[qu’ils étudient] actuellement différentes alternatives à la structure actuelle et à la manière dont nous travaillons ensemble. La commission a critiqué le fait que nous ne soyons pas venus plus tôt avec nos idées et que nous aurions pu communiquer de manière plus transparente. Je prends cette remarque très au sérieux. Jusqu’à présent, nous avons effectivement peu communiqué avec l’extérieur. Il est donc compréhensible que de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi nous envisageons une restructuration».
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«Surveillance des campus : étudiants et professeurs dénoncent la présence de capteurs dans les bâtiments»
«En avril, les membres du personnel du bâtiment Bancroft de l’université Queen Mary de Londres (QMUL) ont reçu un courrier électronique les informant que des capteurs allaient être installés dans leurs bureaux. Stuart Grieve, géographe à la QMUL […] a été choqué à la fois par ce qu’il considère comme une tentative de l’université de commencer à surveiller les étudiants et le corps enseignant et par l’absence de consultation.»
Qu’est-ce qui pousse les universités à installer de tels dispositifs ? Depuis la pandémie de COVID-19, elles souhaitent optimiser l’espace afin de savoir si les locaux sont utilisés de manière efficace.
Néanmoins, les institutions de la Northeastern University de Boston (Massachusetts) et de l’Université de Leiden aux Pays-Bas ont dû revenir sur leur décision après avoir installé des capteurs dans les bâtiments. Les employé∙es s’inquiètent d’une potentielle atteinte à leur vie privée et du traitement réservé aux données recueillies. La crainte est d’autant plus grande quand certains de ses capteurs sont équipés «[d’]une caméra de surveillance dotée d’un haut niveau de fonctionnalité, qui [inclut] des éléments tels que la reconnaissance des sexes et des émotions.»
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- COVID-19
- politique – Grande-Bretagne
- sécurité
L’antisémitisme s’accroît dans les universités américaines
L’antisémitisme s’intensifie dans les universités de Harvard, Stanford, Cornell ou de Pennsylvanie, où «[l]a marche contre les sionistes […] se déploie». D’autres universités sont également concernées: «[n]ous soutenons sans réserve la libération de la Palestine – quels que soient les moyens», ce sont les mots entendus à l’Université de Virginie. (NZZ)
Shai Davidai, Professeur d’économie à l’Université Columbia, «affirme que des universités américaines renommées comme Columbia, Berkeley, Harvard et Stanford ne protègent pas suffisamment leurs étudiants». Le professeur se dit «[inquiet] quant à la sécurité des étudiants israéliens» et critique la direction de l’Université Columbia pour avoir soutenu une manifestation «pro-terroriste» sur le campus, lors de laquelle des étudiant·es ont «célébré des viols commis par le Hamas». (nau.ch)
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- antisémitisme
UniDistance ouvre ses portes virtuelles aux seniors
Dans un projet pilote appelé Uni60+, l’université UniDistance Suisse propose des cours «tels que la compétence en ligne, les médias sociaux ou l’intelligence artificielle.»
«Les conférences se déroulent en grande partie en ligne, bien qu’un événement en présentiel soit organisé au début de l’année prochaine sur le campus d’UniDistance Suisse à Brigue. […] «Nous voulons aussi permettre aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer – je pense par exemple aux vallées latérales ou aux personnes qui ne sont plus très mobiles – de participer malgré tout» explique la responsable des services et des alumni Vanessa Hugo.»
Le premier cours aura lieu le 16 novembre de cette année, «il n’y a pas de limite de participants et les personnes de toute la Suisse peuvent assister aux conférences.»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 octobre 2023
20Oct2023
Politique des hautes écoles
Un nouveau bâtiment pour l’UNIGE
L’ancienne caserne des Vernets devait héberger un hôtel, mais l’assureur SwissLife a finalement décidé «de libérer de l’espace» pour l’Université de Genève. L’institution sera «[…] dotée d’un nouveau bâtiment pour accueillir ses facultés des sciences de la société et d’économie et de management, à l’horizon 2027 […].»
L’association Wilsdorf «[…] finance cette acquisition pour 200 millions de francs. Son secrétaire général, Marc Maugé, confirme que la fondation a racheté à SwissLife, pour ce montant, le bâtiment sis sur le périmètre de l’ancienne caserne des Vernets. «Celui-ci sera remis, sous la forme d’un droit de superficie, à l’Unige», précise-t-il. L’alma mater genevoise prendra donc à sa charge les frais de fonctionnement de ce bien.»
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Un Bachelor qui paie moins
«L’Association fribourgeoise des assistantes en soins et santé communautaire (ASSC), le syndicat des services publics (SSP) et l’Association suisse des infirmiers (ASI) section Fribourg veulent que les salaires de leurs branches soient revalorisés et ont lancé une pétition. Depuis 2016, les ASSC ont vu leur fonction évoluer sans que ces responsabilités ne fassent augmenter leur classe salariale, selon le syndicat.
De leurs côtés, les infirmiers et infirmières «subissent une discrimination vis-à-vis des autres fonctions de même niveau de formation», souligne le communiqué du SSP qui précise: «A l’Etat de Fribourg, la presque totalité des fonctions de niveau Bachelor HES sont colloquées en classe de salaire 18 au moins, alors que les métiers de la santé stagnent en classe 17.» »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 octobre 2023
19Oct2023
Politique des hautes écoles
L’UNIFR a interdit une manifestation pro-palestinienne
Les universités suisses ne sont pas épargnées par l’impact du conflit au Proche-Orient. L’UNIBE a licencié un professeur sans préavis pour avoir glorifié l’attaque du Hamas. De son côté, l’Université de Fribourg (UNIFR) a également été touchée: elle a interdit une manifestation pro-palestinienne «parce que l’invitation contenait un appel à la violence».
La rectrice de l’UNIFR, Astrid Epiney, explique que «[l]a salle a été réservée par une association d’étudiants reconnue, mais le tract mentionnait ensuite une autre organisation en dehors de l’université». L’association pourrait en subir les conséquences: «[l]a direction de l’université est en discussion avec l’organisation d’étudiants concernée et analyse les mesures qui pourraient s’imposer».
Madame Epiney affirme que «l’université est le lieu de la discussion ouverte et du débat dans le respect mutuel […], [et] est aussi le lieu pour des manifestations qui ont pour thème le conflit au Proche-Orient, tant que l’ordre juridique est respecté».
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Exeter propose un master en magie
L’Université d’Exeter en Grande Bretagne propose un tout nouveau master en magie et sciences occultes d’une durée d’un an, dont la première volée commencera les cours en septembre 2024. Il aura pour but «[d’explorer] l’histoire et l’impact de la sorcellerie et de la magie dans le monde sur la société et la science.»
«Le professeur Emily Selove, qui dirige le cours, a déclaré : «Le récent regain d’intérêt pour la magie et l’occultisme à l’intérieur et à l’extérieur du monde universitaire est au cœur des questions les plus urgentes de notre société. La décolonisation, l’exploration d’épistémologies alternatives, le féminisme et l’antiracisme sont au cœur de ce programme.» » (The Guardian)
Selon le site de l’Université d’Exeter, il s’agit de «l’une des seules formations de troisième cycle de ce type au Royaume-Uni à combiner l’étude de l’histoire de la magie avec un éventail aussi large d’autres sujets.»
«Le «système public» des hautes écoles»
Dans le message du Conseil fédéral sur l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour la période 2025 à 2028 (message FRI), le Conseil fédéral prévoyait une enveloppe de 29,7 milliards de francs, jugé pas suffisant par de nombreux acteurs concernés dans la formation tertiaire.
Selon Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg,«[m]ême si la tentation de «couper» dans les dépenses de la Confédération pour la formation et la recherche peut être grande dans une période caractérisée par une situation financière difficile […], les montants proposés pour le message FRI 2025-2028 par le Conseil fédéral [doivent être] revus considérablement à la hausse, sans quoi nous risquons une perte d’attractivité, de qualité et d’impact pour la place de la recherche et de l’innovation suisse, qui est d’une importance capitale aussi pour l’économie nationale».
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«Des étudiants somment l’EPFL de mieux combattre le harcèlement»
Deux syndicats et six associations estudiantines ont adressé une lettre à la direction de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, dans laquelle la politique anti harcèlement est qualifiée d’échec. «Cette prise de position fait suite à un article paru il y a un mois dans «Le Temps». Le quotidien a rapporté qu’un professeur accusé de «harcèlement psychologique et sexuel» par quinze personnes avait fait l’objet d’une enquête administrative qui n’avait débouché sur aucune sanction.»
Selon les signataires, «depuis deux ans, la direction pérore sur ses initiatives visant à «rendre le campus plus safe», mais que concrètement elle ne fait rien à part collecter les plaintes. Quant à elle, l’institution va «étudier en profondeur les propositions émises» et rappelle les différentes solutions mises en place sur le campus pour lutter contre le harcèlement. (24 Heures)
«[S]ur l’affaire en question, l’EPFL se dit satisfaite. «Nous estimons que les actions mises en place ont été efficaces: depuis 2020, nous n’avons eu vent d’aucun problème avec le laboratoire concerné: pas de nouvelle plainte, ni de sollicitation officielle».» (20 Minutes)
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«L’incendie de la ZHAW provoque des troubles à Winterthur»
Un incendie s’est produit dans un atelier situé au sous-sol d’un bâtiment de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et a été «rapidement [maîtrisée] et [éteint]. Selon la police cantonale zurichoise, les dégâts se sont élevés à plusieurs centaines de milliers de francs […], [et] aucune personne n’a été blessée dans l’incident».
Les étudiant·es ont pu assister de nouveau aux cours à la ZHAW, mais plusieurs d’entre elles et eux disent qu’«une forte odeur de plastique brûlé était encore perceptible l’après-midi» et critiquent la politique d’information de la ZHAW. Une étudiante anonyme témoigne que «[l]’odeur était très âcre dans la gorge, les poumons et les yeux» et dit «[avoir] appris l’incendie par un canal Instagram non officiel et a critiqué le manque de communication de la part de l’université sur les éventuels risques pour la santé».
Le service de presse de la ZHAW «a indiqué que les personnes et les instituts directement concernés avaient été informés en temps réel. Par exemple, tous les groupes de travail qui travaillaient au sous-sol». Marco Scheuring, Commandant des pompiers de Winterthur, indique que «[l]’odeur pourrait […] persister encore un certain temps […], [mais] des gaz de fumée nocifs pour la santé n’étaient plus mesurables».
Nau.ch note que «le bâtiment concerné était déjà prévu pour la démolition et ne devait plus être utilisé. Certaines salles étaient toutefois encore utilisées temporairement pour l’enseignement».
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 octobre 2023
18Oct2023
Politique des hautes écoles
La HEIG-VD inaugure l’Institut des énergies
La Haute École d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) a inauguré son Institut des énergies (IE). l’IE «est le fruit du mariage entre l’ancien Institut en génie thermique et celui d’énergie et systèmes électriques», mais il ne s’agit «pas [d’]une simple réorganisation mais [d’]une véritable fusion, qui vise à augmenter les compétences, à en créer de nouvelles et à intensifier cette approche pluridisciplinaire dans le domaine des énergies», affirme Mauro Carpita, nouveau directeur de l’IE.
UNIBE: Le professeur qui a glorifié l’attaque du Hamas a été licencié
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Numerik Games: L’UNIL accusée de concurrence
Marc Atallah, Directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon et Directeur du festival yverdonnois Numerik Games, quitte ses deux fonctions. Monsieur Atallah est également employé de l’Université de Lausanne et il «[souhaite] fonder un événement-clône, qui s’appellerait «Festival des Futurs», et aurait «très probablement» lieu sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL)! Et ce, en emmenant «son» équipe, avec le soutien de «nombre» de «ses» partenaires et prestataires avec lui».
Auparavant, Monsieur Atallah avait proposé aux membres-fondateurs·trices d’organiser en 2024 une édition du Numerik Games Festival à l’UNIL et une à Yverdon, et il souligne que «[l]a haute école avait soumis une offre». Néanmoins, cette proposition a été rejetée et Monsieur Atallah s’est dit «consterné». (blick.ch)
Carmen Tanner, vice-syndique à la Ville d’Yverdon-les-Bains, accuse l’UNIL «de vouloir lancer un festival similaire sur le campus […], [et d’]entrer en concurrence avec une commune dans l’organisation d’une manifestation festive». Selon un observatoire de la scène culturelle romande, «Marc Atallah n’aurait jamais eu un tel projet sans la caution de l’UNIL, où il est maître d’enseignement».
Sollicitée par 20 minutes, la porte-parole de l’UNIL, Géraldine Falbriard, commente que «[l’UNIL prend] acte des décisions et déclarations des uns et des autres» et «[garde] le silence» face à la question de savoir s’il y aura une nouvelle version du Numerik Games sur le site de l’UNIL. (20 minutes)
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Revue de presse UNIL 18 octobre 2023
17Oct2023
Politique des hautes écoles
La question israélo-palestinienne dans les universités américaines
«Depuis plusieurs années, on voit de plus en plus d’associations de soutien à la Palestine se former dans les universités et applaudir chaque attaque sur le sol israélien sur les réseaux sociaux». Les petites et les grandes universités américaines se voient confrontées, depuis les attaques qui ont surgit en Israel la semaine passée, à une situation délicate. En effet, les associations d’étudiant·es propalestinien·nes «[glorifient] l’attaque du Hamas» en mettant les universités américaines sous la loupe.
«Harvard a été l’une des premières à se retrouver embarquée dans le tourbillon de la guerre. Tout a commencé par une lettre signée par 31 organisations étudiantes du célèbre campus de Cambridge […]. La déclaration, rédigée par le Harvard Undergraduate Palestine Solidarity Committee, […] [tient] Israël pour « entièrement responsable de toutes les violences en cours »». Les milieux intellectuels n’ont pas attendu avant de critiquer Harvard et son silence face à cette déclaration. La Présidente de Harvard, Claudine Gay, a donc clarifié la position de l’université: «Une telle inhumanité est odieuse, quelle que soit l’opinion de chacun sur les origines des conflits de longue date dans la région».
Ce qui se passe à Harvard n’est pas un cas isolé: l’Université de Stanford, l’Université de Columbia, l’Université de Tufts, ainsi que d’autres universités et hautes écoles américaines ont vécu une situation similaire: des étudiant·es prennent position en soutenant les attaques du Hamas, et les universités sont sollicitées pour qu’elles se distancient de ces propos. Dans certaines université, par exemple à l’Université de Columbia, c’est l’université qui a pris position en premier, à la suite desquelles ont suivi les positions des étudiant·es, allant donc «contre leur direction». (L’OBS)
Le Tribunal fédéral donne tort à l’Université de Zurich
«Dans un jugement clair, le Tribunal fédéral a invalidé une série de mesures disciplinaires que l’université voulait infliger à l’avenir aux contrevenants. Concrètement, il s’agissait d’amendes allant jusqu’à 4000 francs, qui auraient pu conduire à une exclusion temporaire de l’université en cas de non-paiement. Ces «prestations financières», comme l’université appelle ces paiements, auraient dû être appliquées en cas de plagiat, d’actes non autorisés pendant les examens ou d’actions politiques perturbatrices.»
Une association étudiante a intenté une action en justice, soutenue par le TF, qui «[…] critique […] le fait que le règlement disciplinaire de l’université soit rédigé de manière à «donner l’apparence d’un caractère pénal». Or, punir les fautifs n’est pas le but des mesures disciplinaires que l’université est autorisée à prendre. Il s’agit plutôt de préserver son image et son bon fonctionnement. L’université peut donc veiller à l’ordre, mais ne peut pas s’ériger en juge pénal. Tout comme l’instance précédente, le [TF] arrive à la conclusion que les amendes prévues nécessitent clairement une base légale – et que celle-ci fait défaut dans la loi cantonale sur l’université. Contrairement aux cantons de Saint-Gall et de Fribourg, où il existe des réglementations correspondantes.»
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Alerte au tir dans une Haute Ecole à Carouge
«À Carouge [dans le canton de Genève], un bâtiment, accueillant la Haute École de santé (HEdS) et une école professionnelle, a été totalement évacué ce lundi matin vers 11h30. En cause? Le déclenchement d’une alarme Amok, une alerte au tireur, qui a généré une vaste mobilisation policière. Quelque 350 élèves ont été exfiltrés par des agents en fin de matinée. Le secteur a été bouclé au trafic durant plus d’une heure trente.»
Plusieur∙es étudiant∙es étaient choqué∙es après l’incident, trois personnes ont demandé un soutien psychologique. «[…] [L]es enseignants se sont d’emblée retranchés dans leurs classes avec leurs élèves. Ceux-ci se sont alors réfugiés sous les tables en attendant les instructions et l’intervention d’urgence de la police.» Les cours de l’après-midi ont été annulés.
Personne n’a été interpellé, mais la police ouvre une enquête pour découvrir qui a déclenché l’alarme.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2023
16Oct2023
Politique des hautes écoles
Exercice de reproductibilité : 246 biologistes obtiennent des résultats différents
«Dans le cadre d’un vaste exercice d’examen de la reproductibilité, plus de 200 biologistes ont analysé les mêmes ensembles de données écologiques et ont obtenu des résultats très divergents. La première étude de grande ampleur de ce type en écologie montre à quel point les résultats sur le terrain peuvent varier, non pas en raison de différences dans l’environnement, mais à cause des choix analytiques des scientifiques.»
«La variation des résultats n’est peut-être pas surprenante, mais la quantification de cette variation dans une étude formelle pourrait catalyser un mouvement plus large visant à améliorer la reproductibilité, selon Brian Nosek, directeur exécutif du Center for Open Science à Charlottesville, en Virginie […]. «Cet article pourrait contribuer à consolider ce qui est une communauté relativement petite et réformatrice en écologie et en biologie évolutive en un mouvement beaucoup plus important, de la même manière que le projet de reproductibilité que nous avons mené en psychologie», déclare-t-il.»
Méta-chercheuse en écologie à l’université de Melbourne en Australie et co-auteur de l’étude, Hannah Fraser affirme que «[m]algré la grande diversité des résultats, aucune des réponses n’est erronée.» Pour elle, «[l]’écart reflète plutôt des facteurs tels que la formation des participants et la façon dont ils ont établi la taille des échantillons.» N’ayant pas encore été examinée, «[l]’étude a été publiée sous forme de preprint le 4 octobre.»
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- sciences naturelles
L’EPFZ et les Nations unies signent un protocole d’accord
«Mardi, le président de l’EPFZ, Joël Mesot, et Guy Ryder, sous-secrétaire général à la politique des Nations unies, ont signé à New York un protocole d’accord engageant l’université et les Nations unies à poursuivre le développement d’innovations sociales basées sur la technologie pour relever les défis mondiaux.»
«Au cœur de cette collaboration se trouvent des initiatives de recherche communes destinées à trouver des solutions aux défis concrets auxquels sont confrontées les Nations unies. Elles comprennent, par exemple, le développement d’un outil analytique soutenu par l’IA pour prédire la probabilité de flambées de violence. Un autre projet vise à surveiller la destruction des infrastructures dans les zones de guerre à l’aide d’images satellites.»
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