- 12.01.2024 Revue de presse UNIL
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12Jan2024
11Jan2024
Politique des hautes écoles
«Les universités doivent se montrer plus fermes»
Le journaliste Eric Aschwanden de la NZZ espère que le récent licenciement de deux professeurs de l’Université de Saint-Gall (HSG) soit un signal d’alarme pour les autres universités, «L’Institut pour la gestion de la chaîne d’approvisionnement de Saint-Gall n’est probablement pas le seul département d’une université où les professeurs ne font pas la distinction entre leur mission publique et leurs propres intérêts. Il est également connu que certains professeurs profitent de l’inégalité de pouvoir entre eux et leurs collaborateurs. Les directions des hautes écoles feraient bien de prendre au sérieux les plaintes des étudiants, des doctorants et des anciens étudiants et d’agir, si nécessaire.» (Neue Zürcher Zeitung)
Le journaliste Stefan Millus du Nebelspalter, [un journal de droite en ligne] estime par contre que le licenciement du directeur de l’institut était motivé politiquement, puisqu’il s’est souvent exprimé dans les médias «de manière critique» sur des sujets comme Climat, Corona et genre «qui dépassent son domaine d’expertise». Par ailleurs, «les médias sont impatients de donner une mauvaise image de la HSG ou de son personnel. La densité de professeurs et d’instituts de gauche y est tout simplement beaucoup plus faible qu’à Zurich ou à Berne.» (Nebelspalter)
Le bras de fer suisse avec Elsevier
«Ces derniers mois, les discussions consacrées au renouvellement de la licence nationale Elsevier n’ont pas abouti. A défaut d’avoir obtenu un accord conforme à son mandat de négociation, Swissuniversities joue les prolongations. […] Un blocage similaire ankylose les négociations entre le Consortium des bibliothèques universitaires suisses et la maison Taylor & Francis. […] Aujourd’hui, l’association [swissuniversities] essaie de tendre vers un modèle de licence qui se concentre sur l’aspect «Publish», et non plus des licences hybrides «Read & Publish». Le but ultime étant de pouvoir publier les articles de leurs chercheurs en libre accès dans la totalité des revues du portefeuille des maisons d’édition – celles-ci étant plus réticentes à ouvrir l’accès dans leurs revues les plus prestigieuses.»
Près de 20% des étudiant-es en France ne mangent pas à leur faim
«Près de 20% des étudiants (19%) ne mangent pas à leur faim, selon une étude menée par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), premier syndicat étudiant en France. […] Cela concerne aussi bien les étudiants boursiers (28% ne mangent pas à leur faim) que les non boursiers (16%, soit un sur six). Car malgré un repas à 3,30 euros dans les restaurants universitaires pour les non boursiers et un tarif d’un euro pour les boursiers et étudiants précaires, ils jugent les tarifs trop élevés.»
Une association intercantonale pour guider la transition climatique de l’agriculture
«Une nouvelle association intercantonale voit le jour dans le milieu de l’agriculture en Suisse romande. Pilotée depuis le canton de Vaud, AgroImpact veut accompagner la transition climatique de l’agriculture à travers la réduction de son empreinte carbone. […] «C’est un modèle novateur pour financer la transition climatique dans l’agriculture avec un monitoring important et un objectif de certification via une expertise et une validation scientifique», a résumé la conseillère d’Etat vaudoise en charge des finances et de l’agriculture Valérie Dittli. […] [Cette alliance] est soutenue par les chambres d’agriculture des six cantons romands, par des acteurs de l’industrie et du commerce comme Nestlé, des ONG telles WWF et Earthworm, des institutions de recherche (EPFL, HEG Genève, HEPIA), des institutions de vulgarisation (Agridea, Proconseil, Agora) et des groupements comme PROLAIT et la Fédération suisse des producteurs de céréales.» (RTS)
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2024
10Jan2024
Politique des hautes écoles
«La vie difficile des assistant-es»
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, amène une réflexion sur la condition des assistant·es universitaires et le culte du génie en faisant également appel à sa propre expérience.
«La description compliquée du poste d’«assistant scientifique», qui n’a presque jamais été vraiment accompli ou rempli («erfüllt») et qui est entre-temps en révision permanente, apparaît comme le symptôme d’un compromis impossible à atteindre – et est devenu un contre-motif dans l’histoire de l’assistant maladroit. D’une part, l’assistant scientifique est subordonné au titulaire d’une chaire et doit soutenir sa recherche avec un tiers de son temps de travail, ce qui n’arrive que rarement, car une telle fonction est difficilement compatible avec l’image de soi du supérieur, qui est normative et romantique . D’autre part, l’assistant doit poursuivre de manière indépendante le projet de recherche de son habilitation et faire ainsi preuve par anticipation d’un rang de génie qui le met inévitablement en concurrence avec le professeur. Entre les deux, le dernier tiers de son temps est consacré à une charge d’enseignement dont le niveau – entre le niveau de base et l’inspiration de renouvellement – n’a jamais fait l’unanimité.»
Ensuite, Hans Ulrich Gumbrecht décrit son propre expérience: « Il s’agissait […] moins d’une formation professionnelle faite par étapes en matière de compétences que d’un cas absurde de présomption de génie que je n’ai jamais pu satisfaire et qui m’a poursuivi jusqu’à l’éméritat en tant que potentiel de sentiments secrets d’infériorité.»
Genève: «L’UDC veut une taxe plus haute pour les étudiants étrangers»
«[…] [L]e Grand Conseil [genevois] doit étudier la demande d’augmentation substantielle de l’enveloppe cantonale attribuée à [l’Université de Genève (UNIGE)]. Pour 2024-2027, la subvention cantonale augmenterait par paliers ( jusqu’à 25,5 millions de plus), pour atteindre 405 millions de francs par an en 2027, sur un budget total de 840 millions.»
L’UDC suggère de taxer davantage les étudiant·es étrangers·ères. Selon Vincent Schaller, membre du comité de l’UDC, «[a]vant de faire appel au contribuable genevois, il faut davantage ponctionner les étudiants étrangers […]». Pour Jean-Philippe Leresche, Professeur de l’Université de Lausanne, «[n]ombre d’étudiants renoncent déjà à la Suisse en raison de son coût de la vie très élevé.» En outre, Marco Cattaneo, porte-parole de l’UNIGE, rappelle que «la Confédération alloue de l’argent pour chaque étudiant, d’où qu’il vienne. Sur les 71 millions de la subvention fédérale annuelle, le total des étudiants étrangers fait gagner près de 30 millions à l’UNIGE.»
L’Université de Saint-Gall licencie deux professeurs pour manquements à l’intégrité scientifique
L’Université de Saint-Gall, aussi nommé HSG, met fin à sa collaboration avec deux professeurs, dont le président de l’Institut de gestion de la chaîne d’approvisionnement (ISCM) Wolfgang Stölzle. Les deux chercheurs sont accusés de manquements à l’intégrité scientifique.
En juin 2023 déjà, la HSG a retiré à Wolfgang Stölzle la direction de l’institut en raison d’une « culture de gestion problématique » et de conflits d’intérêts.
Selon l’enquête interne, l’autre professeur, un professeur titulaire, a utilisé à plusieurs reprises des parties de textes de travaux d’étudiants pour des publications personnelles sans référence correspondante. Il aurait également copié des expertises pour des thèses de doctorat qu’il supervisait «ce qui pourrait avoir pour effet d’invalider le titre de docteur» des personnes supervisés.
L’avocate des doctorant-es lesé-es Senta Cottinelli considère la décision de l’université comme un signe contre l’inégalité de pouvoir («Machtgefälle») qui régnait jusqu’à présent entre les professeurs et les doctorants. Les universités auraient le devoir d’intervenir auprès des professeurs fautifs. «Les professeurs ne doivent pas être de facto inamovibles», écrit-elle.
Appel de chercheur·es et universitaires français·es au cessez-le-feu immédiat en Palestine
Le monde académique français se mobilise pour la Palestine. Jusqu’à présent plus de 1 300 chercheur·es et universitaires ont singné la campagne «Engageons-nous activement pour arrêter immédiatement le génocide et la guerre d’occupation en Palestine».
Dans le texte les signataires appellent à un cessez-le-feu immédiat et «[exhortent] tous les collègues et étudiants à se joindre à [eux] pour s’opposer activement à la destruction de Gaza et notamment des universités palestiniennes et aux attaques systématiques contre la communauté universitaire palestinienne dans son ensemble.» Ils et elles appellent en outre à «[s]outenir et participer au Boycott Académique visant les institutions académiques israéliennes complices de la violation des droits des Palestiniens [et à ] [é]tablir des liens académiques avec des universités et des universitaires palestiniens».
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2024
9Jan2024
Politique des hautes écoles
Le hub médical de Genolier se veut catalyseur d’innovations
«Deux ans après la pose de la première pierre, le chantier du Genolier Innovation Hub est à bout touchant. La construction semi-enterrée, qui forme un socle au pied de la clinique privée de Genolier, est bientôt prête à accueillir des sociétés et des acteurs de la santé dans le développement d’innovations au niveau international. Inédit en Suisse, le site deviendra opérationnel au printemps et l’inauguration est prévue en automne 2024.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 janvier 2024
8Jan2024
Politique des hautes écoles
«La transition alimentaire, une priorité»
Directeur de l’Integrative Food & Nutrition Center de l’EPFL, Christian Nils Schwab vient de quitter ses fonctions. Il regrette : «l’alimentation n’est malheureusement pas un champ de recherche stratégique pour l’EPFL. Notre centre a joui d’une grande liberté d’action, mais de peu de ressources et d’un soutien limité de la part de la direction. […] L’absence de professeurs spécialisés dans les questions alimentaires est un facteur limitant alors que les besoins, mais aussi les opportunités, sont immenses.»
En tant que directeur, Nils Schwab a lancé plusieurs projets systémiques en partenariat avec E4S (Entreprise for Society), en collaboration avec l’UNIL et l’IMD, visant une approche transversale et interdisciplinaire des questions de durabilité.
- interdisciplinarité
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – EPF
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Y a-t-il des espions chinois sur le campus universitaire lausannois?
La pression des services de renseignement chinois sur la Suisse s’accroît. Selon les recherches de Tamedia (auquel appartiennent, entre autres, le 24 heures et le Tages-Anzeiger), un groupe de Chinois s’était installé à la fin de l’automne 2018 dans la bibliothèque de l’Institut suisse de droit comparé, ouverte au public. «Les visiteurs étaient une énigme pour l’institution, placée sous la surveillance du Conseil fédéral et qui dépend administrativement du Département fédéral de justice et police.»
Selon Béatrice Métraux, ex-conseillère d’État chargée de la Justice et de la Police, les programmes de prévention Prophylax et le programme Technopol du Service de renseignement de la Confédération pourraient intéresser l’institut.
Revue de presse UNIL 8 janvier 2024
5Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 janvier 2024
4Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 janvier 2024
3Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 janvier 2024
29Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 décembre 2023
28Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 décembre 2023
27Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 décembre 2023
22Déc2023
Politique des hautes écoles
L’EPFL doit accorder le statut d’association à la société masculine d’étudiants Zofingue
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne doit accorder le statut d’association d’étudiants à Zofingue, une société qui n’admet que les hommes. L’égalité des sexes ne peut pas l’emporter sur un autre droit fondamental comme celui de la liberté d’association, estime le Tribunal administratif fédéral. […] En 2014, le Tribunal fédéral avait déjà désavoué l’Université de Lausanne pour la même situation.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 décembre 2023
21Déc2023
Politique des hautes écoles
Corée du Sud: une plainte a été déposée suite à une irrégularité dans l’examen d’entrée à l’université
Il est reconnu que le système éducatif de la Corée du Sud est très exigeant et que le test d’entrée à l’université (Suneung) «fait partie des examens les plus difficiles au monde». Lors du test qui a eu lieu cette année (en novembre) «une grave erreur s’est produite dans la capitale Séoul: la cloche d’une école a sonné 90 secondes trop tôt.» Pour cela, «les élèves saisissent la justice et demandent une indemnisation.» La procédure est encore en cours mais les élèves «pourraient bien obtenir gain de cause» puisque «[p]ar le passé, des indemnités ont déjà été versées suite à des plaintes similaires.»
Italie: projet de loi pour «protéger Noël dans les écoles»
Le parti de droite Fratelli d’Italia «a déposé un projet de loi au Parlement afin d’empêcher que les fêtes de Noël ne soient rebaptisées «fêtes d’hiver» […] [d]ans les écoles et les universités italiennes.»
Cette action a été justifiée par la sénatrice de droite Lavinia Mennuni par «les «décisions inacceptables et embarrassantes de certaines autorités scolaires» au cours des dernières années […]. [L]’essence même du Noël chrétien serait modifiée par une prétendue considération pour les croyants d’autres religions.» Selon la sénatrice Mennuni «des dispositions similaires devraient également s’appliquer à Pâques.» (20min.ch)
«Manifestation pour la Palestine devant [et non à] l’Université de Bâle»
Mercredi 20.12.2023 «une manifestation pro-palestinienne [qui a rassemblé une vingtaine de personnes] a eu lieu sur la Petersplatz devant la Kollegienhaus de l’Université de Bâle». Matthias Geering, responsable de la communication de l’Université de Bâle explique que «[t]out est resté pacifique. Les participants ont cherché à discuter avec les passants, ils ont distribué des flyers et avaient une banderole […]. Comme les participants se sont rassemblés sur la Petersplatz et donc dans l’espace public, l’université n’était pas impliquée.»
Quant aux suppositions «qu’au moins une partie des manifestants provenait de l’environnement de l’université», Monsieur Geering répond que «ce n’est pas non plus un problème [et que] [l]’université est le lieu du débat.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2023
20Déc2023
Politique des hautes écoles
Un centre d’études du loup envisagé à La Chaux-de-Fonds
«Un centre d’études autour du loup pourrait voir le jour près de Pouillerel, à La Chaux-de-Fonds, à l’initiative de l’Université de Neuchâtel. «Il y a effectivement une volonté de partenariat entre l’Université et la Ville pour mener des recherches sur le comportement animal dans le cadre d’un projet d’importance nationale consacré à l’étude des origines du langage», confirme Nando Luginbühl, le porte-parole de l’institution. […] «Nous soutenons le projet», relève le conseiller communal chaux-de-fonnier Théo Bregnard. A ses yeux, il permet de renforcer le lien entre la Métropole horlogère et l’Université de Neuchâtel, «qui doit avoir une vision cantonale».
61 universités en faveur de l’association suisse au programme Horizon Europe
Les 4 associations universitaires allemandes (German U15) françaises (Udice), britanniques (Russell Group) et suisses (swissuniversities), ont signé une lettre ouverte en faveur de l’association suisse au programme européen Horizon Europe.
Rester en Suisse après ses études
«Parmi les solutions envisagées pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, le Conseil fédéral pourrait permettre aux diplômés étrangers de rester sur le sol helvétique plus facilement, une fois leur formation terminée. Le gouvernement propose de ne pas soumettre aux contingents les titulaires étrangers d’un bachelor, d’un master ou d’un doctorat obtenus en Suisse dans un domaine en manque de personnel qualifié.»
Les événements «les plus marquants» de l’année en matière de recherche et d’innovation en Europe
Selon l’auteur de l’article paru dans Science Business, «2023 a peut-être été l’une des années les plus intéressantes et les plus intenses de la politique européenne et internationale en matière de recherche et d’innovation.»
Un des évenements clés: «En fin 2023, la plus récente étape des négociations entre Bruxelles et Berne a permis aux chercheurs suisses de commencer à demander des subventions du Conseil européen de la recherche, après que le Conseil fédéral suisse ait approuvé un projet de mandat de négociation avec l’UE.»
Des enseignant-es de l’Eracom dénoncent un climat de travail toxique
««Environnement de travail toxique», «dysfonctionnements dans l’organisation», et un «management marqué par l’opacité et l’arbitraire»: tel est le climat qui règnerait à l’École romande d’arts et communication (Eracom), selon le Syndicat vaudois des maître·sses de l’enseignement professionnel (SVMEP), qui tenait une conférence de presse hier.» (Le Courrier)
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
Les risques de l’AI lors de la rédaction de demandes de bourse
Le Conseil européen de la recherche (CER) a averti les candidat-es qu’ils et elles devaient respecter l’intégrité académique lors de l’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) pour rédiger des propositions de recherche.
Adéla Jiroudková, directrice du bureau de soutien à la recherche de l’université Charles à Prague, où les directeurs de recherche utilisent l’IA générative, a déclaré qu’elle était «très consciente» que certaines sociétés de conseil utilisaient ce type de logiciel pour rédiger des demandes de subvention. Selon elle, cela constitue «un problème encore plus grave» que l’utilisation de l’IA par les universités dans le même but. «Ils utilisent vos connaissances, vos notes et vos brouillons et les introduisent dans ChatGPT ou des plateformes similaires sans le consentement du chercheur.» Dans le même temps, une dépendance excessive à l’égard de l’IA pourrait conduire à une homogénéisation de la recherche, où «seules les propositions qui entrent dans un certain moule ou qui cochent des cases algorithmiques spécifiques sont approuvées.»
Le Conseil du CERN décide de conclure la coopération avec la Russie et le Belarus en 2024
Le Conseil du CERN a réaffirmé finir la coopération avec la Russie et le Belarus au cours de l’année 2024 à la lumière de l’invasion militaire en cours de l’Ukraine par la Fédération de Russie avec la participation de la République de Biélorussie.
Les relations se poursuivent avec les scientifiques de nationalité russe ou biélorusse par ailleurs affiliés au CERN.
L’Unil dans les médias
Interview sur l’Assemblée de la transition de l’UNIL
Julien Meillard, adjoint du dicastère Transition écologique et Campus de l’Université de Lausanne et membre du comité de pilotage de l’Assemblée de la transition, parle de cette dernière.
Revue de presse UNIL 20 décembre 2023
19Déc2023
Politique des hautes écoles
Les bourses d’études vaudoises sont à la traîne
«Près de 4000 étudiants vaudois galèrent en attendant désespérément de savoir s’ils toucheront une bourse»
«Nous ne visons pas à promouvoir certains sujets de recherche»
Dans une interview avec la NZZ, Angelika Kalt, présidente du Fonds national suisse, se défend des accusations que des critères « politiques » comme ceux de la diversité et du genre jouent un rôle dans la distributions de fonds de recherche et affirme que les sujets retenus reflètent les intérêts des chercheurs et chercheuses, que le FNS n’est pas biaisé «de gauche».
Plaidoyer du Conseil suisse de la science en faveur d’un organe de coordination et de financement pour la recherche transdisciplinaire
Susan M. Gasser quitte le Conseil suisse de la science après huit ans. La biochimiste affirme que la Suisse pourrait mieux organiser son système de recherche pour faire face aux défis mondiaux. Les compétences sont là, il manque un organe de coordination pour les grands défis interdisciplinaires – comme le changement climatique, les pandémies, la diminution de la biodiversité, la dépendance aux énergies fossiles, la cybersécurité – afin d’élaborer des solutions techniques qui sont applicables économiquement. La Suisse possèderait tous les atouts pour cela, notamment les deux EPF, les quatre établissements du domaine des EPF et les HES.
«Le Conseil [suisse] de la science ne veut pas remplacer le système actuel de la Suisse, mais le compléter par un nouvel organe mis en place par la Confédération. Nous proposons qu’Innosuisse, l’agence fédérale pour l’innovation, lance un projet pilote ARPA.» Selon le modèle américain des ARPA (Agences de projets de recherche avancée), les projets de recherche ne sont pas financés de manière «bottom up».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2023
18Déc2023
Politique des hautes écoles
Deux profils du monde académique parmi les «20 personnalités [qui] ont fait rayonner le canton de Vaud»
«Pour la sixième année, les lecteurs et journalistes de «24 heures» vont élire la personnalité qui a marqué 2023. Et le Vaudois ou la Vaudoise qui s’illustre sur le web ou les réseaux sociaux». Deux profils du monde académique font partie de la liste des «20 personnalités [qui] ont fait rayonner le canton de Vaud»: Frédéric Herman, Recteur de l’Université de Lausanne, qui «[d]epuis son entrée en fonction […] travaille à une institution plus inclusive des minorités et plus écologique», et Luciana Vaccaro, Présidente de Swissuniversities et directrice de la HES-SO, «[dont le] dynamisme et [la] capacité à prendre en compte toutes les réalités, comme celle de la place des femmes, sont un atout pour les universités et les hautes écoles».
Suisse – UE: L’adoption du mandat de négociation fait espérer la réintégration d’Horizon Europe
«Le Conseil fédéral a adopté un mandat de négociation après une phase exploratoire très longue, mais prometteuse […]. Le paquet de négociations avec l’Union européenne prévoit un accord sur la participation de la Suisse aux programmes de recherche et de formation européens, qui pourrait être formalisé en 2025, […] l’UE ayant laissé entrevoir un accord transitoire pour que la Suisse réintègre le programme de recherche Horizon Europe dès 2024 «si les négociations progressent rapidement ».»
Au sein des milieux académiques règne l’optimisme: Frédéric Herman, Recteur de l’Université de Lausanne, «[y voit] beaucoup d’espoir dans cette annonce, […] c’est la première fois que l’on perçoit des signaux positifs depuis que la Suisse a été exclue des programmes européens de recherche.» Pour Luciana Vaccaro, Présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO «[c]ette nouvelle est un énorme soulagement pour toute la communauté académique suisse.» Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, ajoute que «[l]es mesures transitoires financées par la Confédération […] n’ont pu offrir un substitut comparable à une pleine participation à Horizon Europe.» Selon Martin Vetterli, Président de l’EPFL, «[l]’exclusion de la Suisse des programmes européens rend notre place scientifique moins attractive, […] [et il ajoute que] «[l]’ouverture des discussions est une excellente nouvelle, mais nous devons rester extrêmement attentifs au fait que la science et la recherche sont souvent les domaines sacrifiés sur l’autel de la politique». (Le Temps)
- Erasmus+
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2023
15Déc2023
Politique des hautes écoles
Des étudiant-es de l’Université de Zurich la critiquent pour sa gestion du conflit israélo-palestinien
«L’université de Zurich n’est actuellement pas un lieu où l’on peut tenir un discours ouvert et sûr sur ce qui se passe en Israël et en Palestine», juge l’association estudiantine VSUZH. Elle regrette un manque de transparence et de communication. «Il est difficile de comprendre pourquoi des manifestations annoncées sont annulées et que des prises de position concernant cela sont supprimées.»
Interview du Recteur de l’UNIGE sur la liberté d’expression à l’université
«Du 4 au 16 décembre, une exposition organisée à l’Université de Genève par trois associations étudiantes retrace l’histoire du conflit israélo-palestinien en rendant hommage aux milliers de victimes arabes des frappes de Tsahal à Gaza. Début novembre, dans le même hall de l’université, 220 paires de chaussures et les photos de 220 otages israéliens ont été installées par un collectif citoyen, pour une action d’envergure en soutien aux personnes kidnappées par le Hamas.»
Yves Flückiger, Recteur de l’Université de Genève, explique qu’«[a]u tout début du conflit, des collègues [lui] ont demandé s’ils pouvaient continuer d’enseigner le conflit israélo-palestinien de la même manière durant leurs cours. Évidemment! […] Si les universités s’interdisent d’aborder les questions difficiles, comment les chercheurs pourront-ils porter des réflexions impartiales qui esquisseront des solutions au conflit? Face à certaines réactions extrêmes, des collègues demandent que l’on «reste en dehors de tout cela». Une institution qui refuse d’aborder les questions difficiles par crainte d’affronter un public estudiantin polarisé n’est plus une université que je souhaite défendre.»
L’institut Swisspeace, accusé d’activisme anti-israélien, se voit coupé d’une partie de son financement public
Le Conseil d’Etat de Bâle Campagne a décidé d’annuler son accord de financement à l’Institut Swisspeace de l’Université de Bâle, un financement de 100’000 francs par année. Son Directeur Laurent Goetschel, professeur en sciences politiques à l’Université de Bâle, accusé d’avoir tenu des propos anti-israéliens, aurait relativisé l’agression du 7 octobre à la télévision (SRF «Club»), s’était prononcé en faveur du modèle à un seul état et contre une interdiction du Hamas et aurait dénié à Israël le droit à une légitime défense. Cette annulation de l’accord de financement par Bâle-Campagne remet également en question le financement par la Confédération
Laurent Goetschel est déçu: «La critique du Grand Conseil ne porte pas sur la qualité de notre recherche, mais uniquement sur quelques propos personnels de moi en tant que chercheur sur la paix.» Par ailleurs, ses propos auraient été «pertinents et non partial». «Si nous prenons parti, c’est uniquement pour la paix. Il est inacceptable que la recherche ne soit soutenue que si ses résultats correspondent aux souhaits des politiques.»
L’Université de Bâle ne comprend pas la critique à Laurent Goetschel. « L’Université de Bâle n’a pas connaissance qu’il y ait tenu des propos anti-israéliens ou même antisémites », écrit le porte-parole Matthias Geering. Au contraire, les déclarations de Goetschel se basent sur son travail de longue date en tant que chercheur sur la paix et correspondent aux standards académiques de l’Université de Bâle.
En tant que financier, le canton Bâle-Ville ne se sent pas non plus obligé d’intervenir en raison des déclarations faites.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- censure
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- enseignement – pluralité
- antisémitisme
- recherche – pluralité
«Soyons mobiles, vite et bien!»
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO, regrette que les hautes écoles suisses n’atteignent pas les objectifs de mobilité fixés par le Conseil fédéral. «Il faut aussi se demander pourquoi la Suisse n’est pas davantage intéressée à réintégrer [Erasmus+] qui promeut les échanges estudiantins, et pourquoi nous persistons à prioriser la recherche et Horizon Europe, au détriment de la formation… Dans ce contexte, Unita, une alliance qui regroupe 12 hautes écoles européennes à laquelle s’est associée la HES-SO, tente d’apporter des réponses, certes partielles, mais qui créent au moins les conditions d’une mobilité possible [, …] une mobilité courte, rythmée, parfois virtuelle, qui correspond à la société d’aujourd’hui, et qui ne crée pas de nouveaux clivages socioéconomiques là où elle voudrait au contraire favoriser le brassage des vécus. C’est aussi en utilisant de manière intelligente et créative les possibilités qu’offrent les technologies et la souplesse institutionnelle que nous parviendrons à créer les bagages inoubliables des générations à venir.»
- Erasmus+
- politique – Suisse
- mobilité étudiante
- enseignement – méthodes et outils
- enseignement – en ligne
Faire évoluer les cours d’économie, un défi
«La réalité que nous vivons en tant qu’enseignants à l’Unil, à l’IMD et à l’EPFL est celle d’une évolution, dans certains cas très radicale, de l’enseignement de l’économie. Cette évolution est naturellement stimulée par les défis majeurs auxquels nos sociétés sont confrontées lesquels engendrent des réévaluations et des remises en cause du corpus enseigné jusqu’ici», écrivent trois personnes travaillant dans le Centre Enterprise for Society dans une lettre ouverte, dont Jean-Pierre Danthine (ancien président de la BNS et directeur du Centre Entreprise for Society).
«Il y a de bonnes raisons de continuer à étudier les classiques, comme les théories ricardiennes, mais tout doit être passé en revue» pour s’adapter, entre autres, à la reconnaissance des limites planétaires, qui est un changement de paradigme pour l’économie de marché. Ils continuent: «Pour faciliter l’intégration de la durabilité dans le cursus, de nouveaux outils pédagogiques devraient être élaborés – et Iconomix pourrait ici jouer un rôle intéressant. De plus, une ouverture à une collaboration entre disciplines et entre toutes les parties prenantes y compris l’industrie (futurs employeurs) serait désirable car cette réflexion ne devrait pas être menée en silos. En tant qu’enseignants, nous sommes conscients qu’il est important de répondre aux questionnements des jeunes face à l’évolution économique et de leur donner les outils pour ré-imaginer l’économie de demain. Nous tenons à le faire en respectant la pluralité des points de vue tout en dépassant une polarisation stérile et en nous appuyant sur une démarche scientifique basée sur l’évidence.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2023
14Déc2023
Politique des hautes écoles
Des patients sont formés pour aider les pros de la santé
La branche helvétique de l’association EUPATI (Académie européenne des patients) souhaite de former les patients, en collaboration avec le Département de recherche clinique (DKF) de l’Université de Bâle. «Un cours inédit en Suisse, qui a pour but de former des patients «experts» capables de participer activement à la recherche et au développement de traitements dans le cadre d’études cliniques.» Christine Bienvenu, qui a obtenu en 2022 un diplôme de patiente partenaire délivré par l’Université de la Sorbonne et qui a été nommée au sein du tout nouveau Conseil stratégique du CHUV, salue cet engouement mais souligne que les patients peuvent malheureusement être encore considérés comme des alibis, par exemple lors des études cliniques financées par le FNS.
Harcèlement dans les hôpitaux, surtout en Suisse alémanique
Alors que la Suisse manque de médecins, «22% des médecins assistants ont déclaré qu’ils envisageaient de quitter le métier […] après leurs premières expériences en cabinet». Une des raisons semble être le harcèlement dans les hôpitaux suisses que dénoncent les étudiant·es.
Cette problématique n’est pas nouvelle: en 2018 le Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier (Clash) fût créé à Lausanne, ce qui avait permis des améliorations, comme la création d’une hotline pour signaler des incidents, la rédaction des rapports d’expériences pour l’Hôpital universitaire de Lausanne et finalement, «les étudiants en médecine des universités de Lausanne et de Fribourg suivent en troisième année un cours obligatoire sur le harcèlement dans le milieu médical.»
L’exemple de la Suisse romande, et en particulier de Lausanne, est un «modèle» pour les Clash de la suisse alémanique, où les choses se passent moins bien et où les étudiant·es n’apprennent pas pendant leurs cours obligatoires «ce que cela signifie d’entrer dans un système aussi hiérarchisé». Bien que les universités dans la Suisse alémanique soient mobilisées face à la problématique du harcèlement dans les hôpitaux, le Clash estime cela insuffisant et veut faire bouger les choses.
«Les étudiants en médecine victimes de harcèlement ont un risque plus élevé de burn-out, souffrent davantage de troubles de l’anxiété et du sommeil et ont plus souvent recours à des substances addictives, ce qui les rend plus vulnérables aux erreurs médicales», conclut une étude de l’Université de Lausanne de 2023. L’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée, responsable du contenu de la formation continue des médecins, mène une révision complète du catalogue d’objectifs de formation et met comme thème prioritaire la santé des médecins, mais «[l]a prise de conscience des liens structurels de l’abus de pouvoir n’est pas mentionnée.»
- égalité – genre
- conditions de travail
- formation – médecins
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- enseignement – méthodes et outils
- harcèlement moral – mobbying
«L’EPFL conclut un partenariat avec UBS»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et UBS ont signé mercredi un partenariat. «La banque investira jusqu’à 15 millions de francs sur dix ans pour promouvoir l’innovation au sein de l’école polytechnique […]. Ce partenariat ne vise pas à financer des enseignements ou à nous dire qu’on devrait ouvrir telle ou telle chaire», précise le Président de l’EPFL, Martin Vetterli.
Patrick Bourloud, Directeur d’UBS pour la Suisse romande, ajoute que «UBS ne financera pas directement la recherche et ne vise pas de retombée directe […], [et que] [l]a banque ne bénéficiera d’aucun accès privilégié aux start-up issues de l’EPFL ou aux innovations qui en sortiront.»
Un des projets à l’horizon est l’extension du campus de l’EPFL: «la banque fournira un crédit «à des conditions avantageuses» pour la construction d’un nouveau (et «grand» selon Martin Vetterli) bâtiment.»
- financement tiers
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- profil – EPF
- innovation
Cours 2024 destinés aux scientifiques pour accéder à la politique et à l’administration
«Pour relever les défis sociétaux, les milieux scientifique et politique doivent travailler ensemble. Les cours de politique du FNS visent ainsi à renforcer les compétences politiques des chercheuses et chercheurs en Suisse.»
Des chercheurs suisses utilisent l’intelligence artificielle pour tenter de comprendre le langage des singes
Le IA permettront aux scientifiques d’avancer plus rapidement dans leur compréhension de la langage des singes, tel est l’espoir de scientifiques de l’Université de Neuchâtel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2023
13Déc2023
Politique des hautes écoles
Les ministres de l’UE font de petits pas vers l’amélioration des structures des carrières dans la recherche
Le Conseil européen a signé un accord visant à soutenir davantage les scientifiques et les carrières dans la recherche au sein de l’Union européenne et à contribuer à la mise en place d’un marché du travail européen plus attrayant, plus ouvert et plus durable pour les chercheur-es, les innovateurs-rices et les entrepreneurs-euses qui attire également les talents étrangers.
Concrètement cet accord promeut des contrats à plus long terme, de meilleures conditions de travail et une protection de la sécurité sociale pour les scientifiques européens.
Face aux coupes budgétaires de la confédération, «l’innovation suisse [est] en péril»
«A l’été 2022, le parlement a décidé d’augmenter le budget de l’armée de 5,5 à 10,5 milliards, ce qui représente presque un doublement. […] cette hausse radicale de plusieurs milliards par an contraste fortement avec les coupes budgétaires prévues dans d’autres domaines, en particulier ceux de la formation, de la recherche et de l’innovation.» Marcel Salathé, professeur en épidémiologie numérique à l’EPFL avance que cela est dommage, d’une part parce que le rendement de l’investissement dans la science et la technologie est particulièrement haut, «D’autre part, la science et la technologie constituent la base fondamentale de la défense moderne. […] Mais la formation, la recherche et l’innovation offrent bien plus que la sécurité. La Suisse vit de l’innovation.»
Swiss Medical Forum : «Il n’y a aucune censure»
Dans l’article «Ärzte schlagen wegen Brustamputationen Alarm – und werden zensiert», paru dans la SonntagsZeitung du 10 décembre 2023, Michèle Binswanger reproche au Swiss Medical Forum (SMF) d’appliquer la censure dans ses processus de publication et de ne pas avoir soumis certains articles à un processus d’évaluation par des pairs.
Les deux articles de revue publiés dans le SMF du 25 janvier 2023 critiqués évoquent le nouveau diagnostic d’«incongruence de genre». Selon le SMF, ils décrivent ce nouveau diagnostique chez les adultes et décrivent l’état actuel de la recherche et de l’enseignement scientifiques. Le pédiatre Michèle Biswanger estime que dans les articles d’«activistes», les enfants et adolescents sont mis au même niveau que les adulte, ce qu’il trouve problématique.
Depuis leur publication, ces articles ont suscité la réaction de plusieurs lecteurs, dont deux courriers que nous avons publiés dans le Bulletin des médecins suisses – compte tenu de la nouvelle formule de notre journal – et un dans le SMF.
Le Swiss Medical Forum réfute les accusation de censure et assure que la revue de paires a eu lieu, le «single blind peer-reviewing».
La présidente de Harvard maintenue à son poste malgré ses propos controversés
La présidente de l’université américaine Harvard Claudine Gay sera maintenue dans ses fonctions malgré des «pressions politiques» après des propos jugés ambigus sur des questions liées à l’antisémitisme sur le campus, a annoncé mardi l’instance dirigeante de l’établissement. A cela il s’ajoute une pression économique, parce que des donateurs menacent de retirer leurs fonds.
La présidente s’est excusé suite à l’interrogation par le congrès: «Lorsque les mots amplifient la détresse et la douleur, je ne sais pas comment on peut ressentir autre chose que du regret», a-t-elle déclaré. Elle avait défendu avec ses collègues deux collèges de l’Université de Pennsylvanie UPenn et du MIT le principe de la liberté d’expression aux Etats-Unis.
Des «éditorialistes» [par exemple The Wall Street Journal, Forbes, USA Today, etc.] ont également accusé Claudine Gay et ses de hypocrisie, la question de la liberté d’expression étant épineuse depuis des années dans les universités et dans les campus, «parce qu’on a basculé dans ce qu’on a appelé il y a très longtemps le politiquement correct, […] a ce qu’on colle aujourd’hui l’étiquette «woke»», explique la professeure en études américaines de l’Université de Toulouse, Françoise Coste, dans l’émission de la RTS.
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- harcèlement moral – mobbying
- cancel culture
- antisémitisme
Avec les AI génératives, «les enseignants innovent avec le couteau sous la gorge»
L’article du Monde traite des difficulté d’encadrer l’utilisation des AI par exemple dans les travaux écrites et les expériences faites notamment dans les universités suivantes: Sciences Po Paris, Université de La Rochelle, ESCP Business School, L’Université de Lille, Science Po Rennes, et Ecole normale supérieure.
L’Ukraine a perdu 20% de ses capacités scientifiques
«Près de deux ans après le début de l’invasion russe en Ukraine, les pertes scientifiques pour le pays sont nombreuses. Et les dommages risquent d’être considérables si rien n’est fait pour endiguer ce désastre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2023
12Déc2023
Politique des hautes écoles
Les étudiants étrangers en Suisse sont les plus précarisés
«La précarité étudiante est une réalité en Suisse même si elle est plutôt cachée. En 2022, ils étaient près de 45’000 à recevoir une aide financière. Si les montants de ces aides augmentent, il n’y en a pas pour tout le monde.»
Pour la situation à Genève, Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève, dévoile: «Si les étudiants disposent de ressources d’insertion dans la société genevoise, ce qu’ils reçoivent comme aide permet de s’en sortir. Ce qui fait que souvent, les étudiants qui ont le plus de mal sont les étudiants éloignés de la société locale, en particulier les étudiants étrangers, qu’on va retrouver beaucoup plus dans ces situations de précarité », dévoile Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève.
«L’idéologie au lieu de la science»
Des enquêtes administratives en lien avec des prises de position sur la situation au Moyen-Orient sont actuellement en cours dans deux grandes universités suisses (Université de Bâle et Université de Berne). Selon Thomas Ribi, rédacteur à la Neue Zürcher Zeitung, «[l]es sciences humaines dans les universités suisses dérivent vers l’activisme». Les universités «[travailleraient] avec des termes […] [qui] appartiennent à des idéologies qui se déguisent uniquement en théories. Elles ne sont pas fondées sur des bases scientifiques, mais sur des croyances». Ainsi, selon le journaliste, «[le] décolonialisme n’est pas un concept de recherche, mais un programme politique. Le fait que la société occidentale soit raciste de par son système n’est pas une question scientifique principale, mais une hypothèse de base non remise en question. La recherche […] doit […] apporter la preuve que l’hypothèse de base est correcte.»
Si Monsieur Ribi y voit une dérive gauchiste, la direction de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bâle affirme que ses lignes directrices sont «l’expression d’une nouvelle éthique de la recherche». Martin Lengwiler, Doyen de la faculté, affirme que «[l]a science est aujourd’hui solidaire, inclusive et interculturelle, […] [c]ollaborative, orientée vers la pratique, socialement compétente. Et surtout, sans eurocentrisme.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 décembre 2023
11Déc2023
Politique des hautes écoles
Conseil scientifique dans le champ politique en temps de crise
«Les institutions du domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) saluent la proposition de mise en œuvre pour l’implication d’organes consultatifs scientifiques en cas de crise, approuvée par le Conseil fédéral. Des instruments sont ainsi créés afin d’intégrer le plus rapidement possible l’expertise scientifique dans la gestion de crises futures. Parmi les nouveautés, des processus prédéfinis et une répartition claire des rôles entre la science et la politique ont été arrêtés.»
Don d’environ 600 millions de francs à l’EPFZ pour une nouvelle antenne en Allemagne
Le milliadaire Dieter Schwarz, fondateur de Lidl, a signé un accord pour soutenir financièrement l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich dans son plan de mettre en place un centre d’études et de recherche sur la transformation numérique et l’intelligence artificielle dans sa ville d’origine Heilbronn, en Allemagne. Le don permettra de financer 20 nouvelle chaires sur les prochaines 30 années, dont 6 à Zurich.
«Dans des domaines tels que le changement climatique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la biotechnologie ou la bio-informatique, une collaboration internationale est nécessaire», a déclaré le président de l’EPFZ Joël Mesot lors d’une conférence de presse. «Seuls, nous ne pouvons pas beaucoup, nous devons travailler plus en réseau.» Depuis 2010 déjà l’EPFZ a une antenne à Singapour, une expérience positive selon lui.
La fondation Dieter Schwarz-Stiftung est en train de réunir à Heilbronn «les meilleures forces scientifiques» : l’Université technique de Munich et la «Fraunhofer Gesellschaft» sont déjà présentes sur le campus, et des partenariats stratégiques existent entre autres avec les universités d’Oxford et de Stanford. Actuellement, plus de 7500 étudiants sont inscrits sur le campus. La journaliste Christiane Henkel suppose que la proximité avec des entreprises sud-allemandes comme Bosch, Trumpf et Aleph alpha soit un facteur favorable pour développer et tester l’intelligence artificielle.
Le Conseiller cantonal Rafael Mörgeli (PS) estime que ce développement n’a pas que du positif: «L’éducation est notre capital et ceci est une tentative évidente de détourner ce capital vers d’autres horizons.» (Neue Zürcher Zeitung)
Le journaliste du Tages-Anzeige écrit qu’un tel don peut être délicat, par exemple par rapport à la prise d’influence du donateur. Il plaide pour une «transparence entière sur l’accord»: les citoyens suisses auraient le droit de savoir combien de fonds sont utilisés et comment par l’EPFZ.
Un remaniement en profondeur du système scientifique français
Le président Emmanuel Macron a présenté à Paris un «plan d’un milliard d’euros [qui] prévoit un contrôle accru des instituts nationaux de recherche et la création d’un conseil de haut niveau chargé de conseiller le président sur les questions scientifiques». D’autres mesures ont été présentées et visent à «[améliorer] l’autonomie des universités, en leur permettant de superviser les groupes de recherche universitaires qui comprennent des chercheurs des agences nationales. Il a également promis des mesures visant à faire gagner du temps aux chercheurs, telles que la réduction du nombre d’évaluations de la qualité, la prise de décisions concernant le financement des subventions dans un délai de six mois au lieu d’un an et l’encouragement des collaborations entre les universités et les institutions publiques de recherche «afin d’accroître la fluidité». Les scientifiques se plaignent depuis longtemps du poids de la bureaucratie en France et affirment que les précédentes tentatives de simplification des processus n’ont abouti à rien.»
Bien que ce plan a été accueilli «globalement [positivement]», le chercheur en géophysique à l’université d’Aix-Marseille en France, Pierre Rochette, admet qu’«[il n’a] aucune idée de ce que le nouveau rôle des agences de recherche permettra de faire pour résoudre les énormes problèmes auxquels le CNRS est confronté.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 décembre 2023
8Déc2023
Politique des hautes écoles
Mieux évaluer des risques pour la santé avec une biobanque suisse
«Le Britannique Timothy Frayling est professeur de génétique humaine, autrefois à Exeter, en Angleterre, et depuis peu à l’Université de Genève. Jamais, dit cet homme de 51 ans, il n’a été aussi excité que ces jours-ci : « C’est un saut énorme pour comprendre comment nos gènes influencent la vie et la santé ». La raison de cet enthousiasme est le dernier coup d’éclat de la UK Biobank : cette institution renommée, dont le siège se trouve à Stockport dans le nord-ouest de l’Angleterre, rend accessibles les données génétiques complètes de ses 500’000 participants volontaires – pour les scientifiques du monde entier.
[…] Les plans d’une cohorte suisse avec biobanque sont bien avancés, mais il manque encore le financement : l’étude devrait coûter 100 millions de francs suisses. Une étude pilote menée à Berne et à Lausanne sous l’égide de l’OFSP s’est déroulée avec succès, explique Nicole Probst-Hensch, [Epidémiologiste à l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH),] responsable du projet […]. La balle est maintenant dans le camp du Conseil fédéral.»
Torsten Schwede nouveau président du Conseil de la recherche du FNS à partir de 2025
«Le mandat de Matthias Egger à la présidence du Conseil de la recherche se terminera fin 2024. Torsten Schwede, bio-informaticien renommé et actuel vice-recteur à la recherche de l’Université de Bâle, lui succédera en janvier 2025.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 décembre 2023
7Déc2023
Politique des hautes écoles
La NZZ célèbre une «victoire» contre la «cancel culture»
La biologiste Marie Luise Vollbrecht, fortement contestée par des activistes transgenres en raison sa position sur le genre et le sexe a remporté une victoire provisoire contre l’université Humboldt de Berlin. Face aux critiques, sa conférence dans la longue nuit des sciences avait été annulée par la direction, invoquant des des problèmes de sécurité
Régulation européenne de AI : L’EPFZ et le CERN se rallient à une alliance crée par Meta
«L’Europe peine à réguler l’intelligence artificielle, notamment à cause de la France et de l’Allemagne qui défendent leurs champions nationaux. En Suisse, on observe que l’EPFZ et le CERN se rallient à une alliance créée par Meta [nommé AI Alliance]. […] «Avec l’AI Alliance , de plus en plus d’entreprises reconnaissent l’importance de l’open source, de la collaboration et de la nécessité pour le monde académique de jouer un rôle de premier plan pour orienter le débat sur l’IA vers des bénéfices pour la société»», note Alexander Ilic, directeur du centre IA de l’EPFZ. «Il est important que nous mettions à profit ce laps de temps pour informer les décideurs politiques et intervenir si quelque chose risque de nuire à la confiance et à la transparence. Par exemple, certains aspects de la loi européenne sur l’IA rendraient très difficile le développement de l’IA open source.»
Une évaluation de l’évaluation
La publication récente du Fonds national suisse Horizons contient plusieurs articles concernant l’évaluation de la recherche, notamment par des paries («peer review»).
Antisémitisme : Harvard et Cie accusées de laxisme
«Face à la montée de l’antisémitisme sur les campus, les universités américaines [Harvard, Penn (Université de Pennsylvanie) et MIT] se sont défendues devant le Congrès dans une audition désastreuse, en invoquant la liberté d’expression.» (Le Temps)
«The leaders said they are taking steps to combat hate, including beefing up security on campuses and taking action against anyone who harasses or discriminates against students, faculty or staff. They also said their schools want to ensure the safety of their students while still protecting free speech.» (The Wall Street Journal)
Nouveau directeur à la HEG Fribourg
«Actuellement professeur au sein de la Haute Ecole de gestion Fribourg (HEG-FR), Pascal Wild […] en deviendra le directeur le 1er juillet prochain. Il remplacera Rico Baldegger, qui […] prendra sa retraite.
«Si nous ouvrons un nouveau domaine, nous devons en abandonner un ancien»
Hans-Joachim Böhm, professeur émerite en Bioinformatique à l’Université de Bâle, quitte le Conseil suisse de la science après dix ans et a fondé une start-up. Dans une interview il compare la recherche publique et privée.
«La recherche industrielle est fortement orientée vers l’application, même si la qualité n’est pas inférieure à celle des hautes écoles. Dans l’industrie, nous savons : Si nous ouvrons un nouveau domaine, nous devons abandonner un ancien. Nous savons que les moyens financiers sont limités. Il me semble que de nombreux collègues de la recherche universitaire ont du mal à arrêter des projets et à abandonner un champ de recherche plus ancien.»
L’Unil dans les médias
A l’Uni de Lausanne, un avenir végétarien?
«Dans un rapport, la direction de l’Unil juge prioritaire de réduire drastiquement la consommation d’aliments d’origine
animale d’ici à 2028 sur le campus. […] A en croire les réseaux sociaux, cette proposition, qui concernerait 17 000 étudiants, ne fait pas l’unanimité.»
Revue de presse UNIL 7 décembre 2023
6Déc2023
Politique des hautes écoles
Comment motiver les étudiant-es de médecine à rester dans leur profession
Selon un sondage de l’Association suisse des étudiant-es en médecines, 34% des étudiant-es en médecine après leur première expérience pratique n’envisagent pas de d’exercer dans leur profession. Cela pose problème, de point de vue humain pour ces jeunes, financier (120’000 CHF par an) pour les contribuables, mais aussi par rapport au manque de médecins qui est déjà important.
«De quoi inciter les universités à immerger leurs étudiant-es dans la pratique plus vite et plus longtemps. L’objectif est de tout faire pour que les étudiant-es aient envie de devenir généraliste. […] Les universités doivent faire des compromis, […] pour que les jeunes gardent l’amour du métier. L’idée c’est de revoir certaines conditions de travail, par exemple les heures supplémentaires, pour ne pas dégoûter les médecins fraîchement diplômés, et plusieurs universités mettent sur pied des mentors qui vont accompagner les étudiant-es, jusqu’à les aider dans leurs choix de carrière pour éviter que le charme ne se rompe.» (RTS : La Matinale)
Dans un encadré du 20 Minutes un jeune médecin témoigne de la surcharge de travail pendant son premier emploi et conclut: «C’est dangereux pour toutes les personnes impliquées».
Plus de pression pour les étudiants à longue durée?
L’université de Bâle prévoit de doubler les frais d’inscription après un certain nombre de semestres. Les universités de Zurich et de Berne ont déjà introduit une augmentation des frais pour ces étudiant-es en 2022 et 2015. Dans les universités de Fribourg et de Lausanne il y a le système de la durée maximale des études. Quand le délai dépassé, il n’est plus possible d’obtenir un diplôme.
L’Université de Lucerne et de Genève et l’EPFZ ne prévoient pas de prendre des mesures similaires pour décourager des études à longue durée.
Movetia est renforcé – Erasmus n’est plus en vue?
L’agence Movetia, jusqu’à présent de droit privé, devrait devenir une institution de droit public à partir de 2025. Depuis que la Suisse ne participe plus au programme européen Erasmus+.
L’agence encourage la mobilité des étudiants – c’est-à-dire les semestres ou années d’échange – avec le « Swiss-European Mobility Programme ». Celui-ci ne remplace toutefois que certaines offres d’Erasmus. Selon Movetia, la mobilité a fortement diminué depuis 2014. Désormais, Movetia sera sous la surveillance du Conseil fédéral et disposera de plus d’autonomie et de légitimité.
Selon le journal d’étudiant-es zurichois, «Le Conseil fédéral signale ainsi qu’Erasmus+ n’est pas en perspective et se prépare probablement à une longue période de gel dans les relations avec l’UE.»
Etudes en médecine : la filière roumaine cartonne
En Roumanie, la cité universitaire de Cluj-Napoca attire des centaines de Suisses en échec définitif ambitionnant de devenir médecins. L’université de médecine propose d’ailleurs une filière francophone. Les taxes d’études y sont plus conséquentes (entre 6000 et 8000 Euros par année), «mais le sésame n’est pas servi sur un plateau». «La formation est excellente», avance un étudiant d’origine suisse. La concurrence se fait sur dossier et le diplôme en question permet d’exercer partout en Europe, y compris en Suisse.
Genre, sécurité et éthique. Vade-mecum pour l’enquête de terrain
«Refusant de séparer d’un côté les questions intellectuelles et théoriques, et de l’autre les questions matérielles liées à la conduite de l’enquête, Marielle Debos, enseignante-chercheuse en science politique, lie fortement les deux quand elle forme à la recherche. Elle a rédigé un vademecum à l’usage de ses étudiants, et principalement de ses étudiantes, dernièrement publié dans la revue Critique internationale.»
Une université à Prague abandonne les travaux de bachelor à cause des IA et des «ghostwriters»
En raison de l’inquiétude croissante face à l’IA et aux ghostwriters, une université pragoise ose une mesure radicale : elle veut supprimer complètement les travaux de bachelor.
Au lieu de cela, l’université prévoit d’orienter les exigences pour le diplôme de bachelor vers la pratique. Cela laisserait moins de place au plagiat et permettrait aux étudiants d’acquérir une expérience jugée plus utile pour leur future vie professionnelle.
Chercheuses et chercheurs en début de carrière : mêmes chances de financement?
«Au cours des quatre premières années qui suivent le doctorat, les chercheurs et chercheuses peuvent demander un subside Ambizione. Entre 2012 et 2022, le FNS a accordé 36 % de ses subsides à des femmes. D’où vient cette différence par rapport aux hommes ?»
Selon une étude du FNS, un suivi de la réussite des femmes en début et en milieu de carrière est particulièrement important, afin de mettre en lumière d’éventuels biais de genre.
Nouvel accord entre les universités de Lucerne et Salamanca (Espagne)
Les universités de Lucerne et de Salamanca ont signé cet automne un accord de coopération qui définit le cadre d’une future collaboration dans la recherche et l’enseignement ainsi que dans d’autres domaines d’intérêt commun.
Cette coopération est une étape vers une plus grande internationalisation de l’Université de Lucerne qui s’est donné pour objectif de devenir, d’ici 2030, l’une des principales institutions européennes de recherche et d’enseignement axées sur les sciences humaines.
Renforcer le poids des connaissances scientifiques dans la décision publique
Une trentaine d’associations du Collège des sociétés savantes académiques de France ont récemment proposé de créer un poste de conseiller scientifique du gouvernement français avec quatre missions principales :
- «rappeler inlassablement les données factuelles aux ministres»
- «création de postes de conseillers scientifiques au sein de chaque ministère et de chaque région et leur mise en réseau»
- «lutter contre la désinformation et !es théories complotistes en améliorant la compréhension des démarches scientifiques par le public»
- «L’humanité étant confrontée à des défis planétaires, la dernière mission vise à assurer stabilité dans le temps et visibilité à la représentation de la France dans les structures internationales de concertation scientifique.»
Un super-ordinateur suisse dédié à l’IA
«L’EPFL et l’EPFZ ont annoncé le lancement de Swiss AI, basée sur le nouveau supercalculateur Alps, destiné à créer une intelligence artificielle transparente et fiable. La machine sera d’une puissance comparable aux systèmes de Microsoft et Google. […] Pour Antoine Bosselut, professeur assistant en intelligence artificielle à l’EPFL, «il s’agit du plus gros projet d’IA lancé en Suisse jusqu’à présent. C’est une alliance majeure des deux EPF, mais aussi de plusieurs universités. Notre but est de développer en Suisse des compétences et de créer du savoir avec ce super-ordinateur. L’idée est de construire un écosystème pour une IA faite en Suisse, plus sûre, plus fiable et protégeant les données de tous.»»
Les élèves suisses bons en maths et sciences, moins en lecture, selon l’étude PISA
«Les élèves suisses sont parmi les meilleurs en Europe et même au monde, mais leur bon classement reflète surtout la chute des résultats dans les autres pays. C’est ce qui ressort de l’étude PISA 2022 publiée mardi. Les petits Helvètes sont 8e en maths et 14e en sciences, sur un total de 81 pays analysés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2023
Revue de presse UNIL 5 décembre 2023
4Déc2023
Politique des hautes écoles
Genève : augmentation de demandes de bourses d’études de 10%.
A cause notamment, des loyers excessifs, des assurances maladie et du renchérissement du coût de la vie, les demandes de bourses d’étude ont augmenté de 10% en 2023. «Pour Romain de Sainte Marie, du service des aides financières et emplois étudiants de la Division de la formation et des étudiants (DIFE), le phénomène doit néanmoins s’observer sur le long terme. «Les chiffres ont explosé durant le Covid»».
La stratégie gagnante de l’Université technique de Munich
Thomas Hoffmann, président de la prestigieuse Université technique de Munich (TU München) est le lauréat du prix du meilleur recteur d’une haute école allemande 2023, un prix décerné par le Centre pour le développement de l’enseignement supérieur (CHE) et le ZEIT sur la base de données illustrant le développement des établissements d’enseignement supérieur et de sondages, par exemple auprès des Conseils de l’université et des rectorats universitaires. L’article mise explique la stratégie appliqué par le président de la TU München:
- Suppression de toutes les facultés et regroupement des filières en sept écoles interdisciplinaires («Les innovations proviennent de moins en moins de disciplines isolées, mais de plus en plus des interfaces.»)
- promotion régionale (la stratégie «One-Munich »), cultivant des alliances avec d’autres Hautes écoles voisines et
- une culture d’écoute et de participation (entre autres avec la publication d’un «Respect guide»).
La motivation des étudiant-es en médecine est au plus bas
«L’Association suisse des étudiant-es en médecine (Swimsa) a fait une enquête auprès de 2300 membres. Il en ressort que l’enthousiasme s’estompe dès que les jeunes médecins, après leur formation théorique, sont plongés dans le quotidien pratique des hôpitaux, des cabinets médicaux ou d’autres institutions de santé. Cette année d’études à options intervient, selon les universités, en cinquième ou sixième année. Un tiers de ces étudiants indiquent qu’ils envisageraient de ne pas travailler comme médecin. Cela correspond à la déclaration de 43 % des étudiants de sixième année qui déclarent qu’ils ont souvent ou parfois pensé à arrêter leurs études de médecine. La principale raison en est – avant même le poids des études elles-mêmes – la perspective d’un emploi qui n’est pas connu pour offrir un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée. Chez les femmes, qui représentent deux tiers des étudiant-es en médecine représentent la désillusion est particulièrement grande.»
Par ailleurs, seulement 28 % des étudiant-es souhaitent travailler à plein temps, ce qui pourrait encore accentuer le manque de médecins.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2023
1Déc2023
Politique des hautes écoles
La Clinique de La Source va déménager à Beaulieu
«On connaissait le plan de la Ville de Lausanne pour Beaulieu: faire de ce site en transition «post-Comptoir suisse» un pôle économique d’envergure, autour des thématiques de la santé, du sport et de la nutrition. Une annonce faite il y a quelques jours rend un poil plus concrète cette grande ambition: la Fondation La Source va déménager à Beaulieu non seulement l’intégralité de sa Haute École de soins, qui y loue déjà une partie du palais, mais aussi – et cela est nouveau – toute sa clinique.»