«Il y a trente ans, annonçant la création des HES, la maturité professionnelle a bouleversé le système éducatif suisse. Pionnier, Vaud a délivré ses premiers diplômes fédéraux en 1994.»
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30Oct2024
29Oct2024
Politique des hautes écoles
Quel est le coût des études de médecine?
Dans un communiqué, la Swiss Medical Students’ Association (Swimsa) affirme que des études de médecine ne coûteraient pas en Suisse 100 000 francs par an, comme semble le penser l’opinion publique, mais au contraire CHF 30 000. L’Office fédéral de la statistique (OFS) affirme que les deux chiffres sont corrects, et qu’il s’agit d’une question d’interprétation. Alors que les CHF 30 000 correspondent aux coûts de la formation de base pour la médecine humaine, les CHF 100 000 englobent également les coûts de la recherche, répartis par personne. La Swimsa dénonce ainsi un «malentendu» qui est «devenu la norme» pour les politiciens et les journalistes. Ce malentendu empêcherait de créer de nouvelles places d’études en médecine, devenues urgentes. Toutefois, les études de médecine ne peuvent pas être considérées indépendamment de la recherche, estime swissuniversities, qui affirme notamment que l’enseignement est basé sur la recherche et nécessaire pour maintenir une formation de qualité.
Si le communiqué de la Swimsa n’a pas été unanimement bien reçu dans le milieu académique, il a néanmoins permis d’avancer l’idée d’un rééquilibrage des budgets entre enseignement et recherche dans le domaine de la médecine. Yvonne Gilli, présidente de la Fédération des médecins suisses FMH, peut s’imaginer que des chaires sans budget de recherche soient créées en complément. Cela permettrait de supprimer une grande partie des coûts.
Roman Hari, doyen pour l’enseignement à la faculté de la médecine de l’Université de Berne, estime que ce modèle n’est pas réalisable. «En tant qu’université, on ne trouve pas de professeur-es qui enseignent exclusivement. Les meilleures personnes sur le marché académique souhaitent faire les deux, l’enseignement et la recherche.» Il estime que toute l’université, et donc chaque étudiant, profite d’une recherche de qualité avec de bons professeurs et de bons appareils. Le journaliste Renato Schatz y ajoute : «Bien sûr, les universités ne veulent pas renoncer à ce luxe.»
Education importée
La Suisse étant trop dépendante des médecins diplômé-es à l’étranger, le parlement a décidé d’abolir le numérus clausus en médecine. L’article de la NZZ avance comme le manque de personnel qualifié suisse touche également d’autres métiers, notamment des domaines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technologie), chiffres à l’appui.
Le journaliste Albert Steck juge: «Si, dans de nombreuses professions, plus de la moitié des nouveaux recrutés viennent de l’étranger, cela révèle une faiblesse flagrante de notre système de formation. Si l’on veut sérieusement endiguer l’immigration, il faut s’attaquer à ces lacunes. Il s’agit notamment du fait que les femmes ne représentent toujours qu’un cinquième des étudiants dans les disciplines scientifiques.»
La HES zurichoise ZHdK cesse de coopérer avec une université chinoise
Suite à une analyse de risques du début de l’année 2023, la haute école des beaux-arts zurichoise ZHdK a cessé sa collaboration avec l’École internationale de desing de Shenzen. Les raisons évoquées sont les obstacles liés au droit des études et des «risques opérationnels».
En 2021, l’association d’étudiant-es Verso de la ZHdK avait déjà demandé un arrêt de la collaboration avec la haute école chinoise à cause de sa proximité militaire, craignant une instrumentalisation de l’éducation. Par ailleurs, l’état chinois serait devenu de plus en plus autoritaire depuis le début de la coopération il y a onze ans. «La liberté de recherche des enseignants-chercheurs zurichois et le risque d’être surveillé et espionné ont fait l’objet de débats récurrents», avance Raffaela Fehr, Présidente de la Commission de surveillance de l’éducation et de la santé du Conseil cantonal. Selon elle, la ZHdK n’a pas pu expliquer de manière plausible pourquoi ces doutes étaient infondés. La haute école d’art aurait, par ailleurs, subi des pressions de la part de tous les partis au parlement.
L’ancienne école partenaire chinoise réagit avec colère à ce retrait unilatéral, craignant un dommage à la réputation, et propose une collaboration réduite, une option que la rectrice de la ZHdK ne considère pas.
Interview avec la rectrice de la HES de Lucerne
Barbara Bader, rectrice de la Hochschule Luzern – une HES – se positionne contre l’introduction d’un «professional Master» ou «professional Bachelor» dans les Ecoles supérieures. «Cela crée de fausses incitations pour les candidats potentiels à la maturité professionnelle [MP]. Pourquoi devraient-ils faire un apprentissage de quatre ans, une année de MP et ensuite encore trois ans de HES, alors qu’après l’apprentissage, avec un peu d’expérience professionnelle et 800 heures de formation continue, ils peuvent porter le titre supplémentaire de «bachelor» ? La MP devient ainsi moins attractive.»
Interrogée sur les différences entre la gestion des hautes écoles en Allemagne et en Suisse, elle estime qu’en Suisse, les HES «sont tenues en laisse, du moins politiquement», et qu’il y a une plus grande autonomie en Allemagne.
Une pétition lancée à l’ETHZ suite à l’inaction de l’institution pour des cas de mobbing, harcèlement et discrimination
Une pétition a été lancée à l’ETHZ suite à l’inaction de l’institution face à plusieurs incidents graves de mobbing, d’intimidation, de harcèlement sexuel et de discrimination. La pétition ainsi qu’un manifeste sont en particulier une réponse au récent article du Tagesanzeiger «ETH ist «schockiert»»(29.08.2024)), également paru dans Der Bund. Le manifeste adressé au Conseil exécutif de l’ETH demande principalement : des conséquences tangibles pour les auteurs d’infractions, un rapport d’incident digne de confiance, un suivi sérieux de la part de la direction de l’ETHZ. «Il est de notre responsabilité collective de demander des comptes à l’ETH. C’est à notre tour d’être choqués» intime le manifeste.
Le 8 novembre prochain, aura lieu une assemblée étudiante coorganisée par The Society for Women in Natural Sciences (WiNS), Speak Up! et 500 Women Scientists Zürich (500 WS), durant laquelle le manifeste sera éventuellement remis au directeur de l’institution.
Depuis que la Suisse ne fait plus partie de l’Europe de la Science et du projet Horizon Europe, les chercheurs suisses tentent de s’adapter
[Suite à l’exclusion de la Suisse du programme Horizon], «[l]a Suisse a mis en place des mesures transitoires pour permettre aux chercheurs de garder de la compétitivité. Mais tout n’est pas que question d’argent. La renommée entre aussi en compte et la tentation est réelle pour les jeunes talents d’aller la chercher au-delà des frontières nationales.» L’émission évoque par ailleurs les conditions de participation à des projets européens, qui sont devenues plus strictes, et de l’interdiction de diriger un tel projet depuis la Suisse.
Une étudiante dyslexique obtient gain de cause contre l’Université de Berne
«Le Tribunal fédéral a jugé que l’Université de Berne avait injustement refusé de donner du temps supplémentaire à une étudiante dyslexique pour son test d’entrée».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 octobre 2024
«Le poste de Bruno Le Maire à l’EPFL fait grincer des dents»
«Bruno Le Maire a récemment été engagé par l’Université de Lausanne, l’EPFL et l’IMD pour enseigner l’économie et la transition écologique. Or le désormais ex-ministre français de l’Économie et des Finances est sur la sellette dans son pays, où un trou inexpliqué de 50 milliards d’euros vient d’apparaître dans les finances publiques. […] Un dégât d’image pour les universités lausannoises est-il à craindre?»
28Oct2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 octobre 2024
25Oct2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 octobre 2024
24Oct2024
Politique des hautes écoles
Ekaterina Zaharieva : vision et priorités de la commissaire pour le FP10
L’article présente les intentions d’Ekaterina Zaharieva, commissaire désignée pour les start-ups, la recherche et l’innovation, concernant le 10e programme-cadre (FP10). Elle rassure les députés européens sur le fait que le financement de la recherche ne sera pas fusionné avec un fonds de compétitivité, affirmant que le FP10 sera une priorité de son mandat.
Ekaterina Zaharieva envisage un programme de recherche et d’innovation global pour remplacer Horizon Europe, tout en promettant de simplifier l’accès aux financements de l’UE et d’augmenter les dépenses en recherche. Le FP10 devrait ainsi permettre un meilleur alignement sur les priorités politiques de l’UE, une utilisation accrue de l’intelligence artificielle pour informer et soutenir les participants, et une utilisation accrue de «formes de financement simplifiées comme les montants forfaitaires et les coûts unitaires du personnel».
Par ailleurs, elle souhaite développer le Conseil européen de la recherche (ERC) ainsi que le Conseil européen de l’innovation (EIC). L’ERC conserverait son autonomie. Concernant l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT), son avenir reste incertain, puisque la commissaire est ouverte à différentes options pour améliorer son efficacité. Elle prévoit également des mesures pour réduire le fossé en matière de recherche entre les pays de l’Est et de l’Ouest de l’UE. Elle propose de créer un acte sur l’espace européen de la recherche pour mieux aligner les priorités en recherche et innovation et faciliter la libre circulation des chercheurs. Elle souhaite également mettre en place une stratégie pour soutenir les start-ups et favoriser leur croissance, notamment par la création d’un statut juridique unique pour celles-ci.
Enfin, bien que l’éducation ne soit pas directement de son ressort, elle entend collaborer pour renforcer les programmes favorisant l’insertion des diplômés dans le marché du travail, notamment dans les domaines STEM, et promouvoir l’égalité des genres dans la recherche et l’innovation.
«Prédication ou conférence? Une réunion à l’Uni de Genève pose question»
A l’Université de Genève, un étudiant de l’Université islamique de Médine invité par une association étudiante musulmane a fait une présentation d’une sourate du Coran. Le journaliste Antoine Menusier s’interroge si cet événement se situe encore dans le cadre laïque prévu par la loi genevoise.
Le service de la presse de l’UNIGE répond que l’événement a été organisé sur l’initiative de l’Association musulmane des étudiants de Genève (AMEUG), une association reconnue par l’université et qu’il ne reflète pas la position officielle de l’Université. «Parmi les associations reconnues par l’Unige, on trouve par exemple le Groupe biblique des étudiants de l’Unige ou l’Association de la culture judaïque des étudiant.e.x.s de l’Université de Genève, dont les événements peuvent [se situer dans un périmètre d’activité semblable à celui de l’AMEUG], un périmètre d’activité qui ne peut cependant en aucun cas être d’ordre cultuel.»
«Alerte démocratique à l’Université de Genève»
Le syndicat SUD écrit: «Face à la mobilisation étudiante en solidarité avec le peuple palestinien en mai dernier, le rectorat de l’Université de Genève a choisi la répression plutôt que de prendre des positions fortes contre le génocide perpétré à Gaza. Depuis la rentrée universitaire en septembre, la répression est encore montée d’un cran.»
«Le jour où j’ai failli arrêter médecine»
«En formation universitaire, en stage, et plus tard en internat, des apprenti·es médecins témoignent des difficultés qui jalonnaient leurs études»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 octobre 2024
23Oct2024
Politique des hautes écoles
Pétition des étudiant·es contre l’augmentation des taxes à la HES-SO
Plus de 2’000 signatures ont été récoltées dans une pétition contre l’augmentation des taxes d’études à la HES-SO. Le 10 octobre dernier, la direction de la HES-SO avait en effet annoncé son intention d’augmenter les prix pour la rentrée prochaine.
«Plusieurs associations ont manifesté leur soutien à la démarche et des comités se forment sur les sites d’études pour s’organiser contre cette décision» annoncent les Jeunes POP dans un communiqué (Blick).
Mathias Bobillier, étudiant infirmier à la HES-Arc à Neuchâtel et président des jeunes POP neuchâtelois, souligne: «plus de 70% des étudiant·es travaillent à côté de leurs études, souvent 8 heures par semaine au moins» (RTN).
Comité gouvernemental de la HES-SO explique l’augmentation de la taxe d’études par le fait qu’elle n’a pas changé depuis sa création il y a 26 ans. D’autre part, l’institution souhaite suivre la «Convention intercantonale de la HES-SO qui prescrit que la taxe d’études doit être harmonisée avec les taxes d’études pratiquées au sein des autres hautes écoles spécialisées» (Blick).
Des distributions sauvages de Red Bull sur les campus romands
«Depuis la rentrée universitaire, des distributions de canettes Red Bull ont régulièrement lieu sur les campus de Lausanne et Berne sans aucune autorisation, révèle une enquête de la RTS.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 octobre 2024
22Oct2024
Politique des hautes écoles
Grenoble: «L’université n’a plus les moyens de fonctionner»
Le reportage du Monde parle de la situation précaire de l’Université de Grenoble, où plus de la moitié des enseignant-es sont désormais des vacataires, donc des doctorant-es ou des personnes en attente de poste «qui abattent ces heures en masse». «Cette situation, loin de ne concerner que le cas grenoblois, est en fait devenue banale dans l’enseignement supérieur public français. […] Alors qu’en parallèle est encouragée l’utilisation de cours enregistrés en vidéos, non réactualisés d’une année sur l’autre, un ingénieur pédagogique de l’université résume cette crainte collective : «Va-t-on vers une université sans profs devant les étudiants?»
Exil en Roumanie des étudiant·es suisses en médecine
Pour éviter le numerus clausus en médecine, de nombreux-ses étudiant·es suisses se rendent dans des universités de pays de l’Est. Cela est possible grâce à la libre circulation des personnes, et à des cursus proposés en anglais, français et allemand. Rien qu’à l’université de Cluj-Napoca en Roumanie, on peut compter 122 Helvètes, avec tendance à la hausse.
Fin septembre, le Conseil des États a adopté une motion intitulée «Numerus clausus. En finir avec l’exclusion des étudiants en médecine sur la base de critères autres que les compétences et la qualité». Finalement, une pétition des médecins de famille et des pédiatres à l’attention du Conseil fédéral et du Parlement a été déposée au Palais fédéral simultanément, demandant une augmentation du nombre de places et une promotion de la médecine générale.
«La Suisse, deuxième pays européen en terme de brevets académiques par habitant»
La Suisse dépose 772 brevets académiques par million d’habitants, juste après le Danemark (800 brevets), a publié mardi l’Office européen des brevets (OEB). Le rapport de l’OEB montre que les universités européennes ont augmenté le nombre de leurs brevetages d’inventions académiques, le pourcentage des demandes de brevets académiques étant passé de 24% en 2000 à 45% en 2019. L’EPFZ est l’institution qui dépose le plus grand nombre de brevets académiques en Suisse. Elle est l’université qui a le plus de start-ups déposant des brevets issus de la recherche universitaire.
«Outre l’EPFZ, responsable de 2219 brevets académiques, 24 autres institutions suisses ont généré au moins un brevet auprès de l’OEB entre 2000 et 2020. Selon le rapport, l’EPF de Lausanne suit avec 1697 brevets et l’Université de Zurich avec 930 brevets. L’Université de Bâle (470 brevets) et l’Université de Lausanne (363 brevets) complètent le top cinq.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 octobre 2024
21Oct2024
Politique des hautes écoles
«Les étudiants HES-SO voient leurs écolages lourdement augmenter»
«Étudier à la Haute École spécialisée de Suisse occidentale coûtera 200 francs de plus par semestre pour les Suisses, 500 francs de plus pour les étrangers. Raisons invoquées: une harmonisation avec les autres hautes écoles et l’adaptation d’un prix resté fixe depuis 1998».
«Comment le Swiss Finance Institute influence la recherche financière»
«Sur la débâcle du CS, les banques de l’ombre et les opérations risquées sur les produits dérivés, la plupart des professeurs de finance restent silencieux. […] La dépendance financière vis-à-vis du SFI [Swiss Finance Institute] peut avoir pour conséquence que l’intégrité scientifique et la responsabilité sociale soient reléguées au second plan.»
USA : Les universités ont pris des mesures pour éviter de nouvelles manifestations pro-palestiniennes
Depuis le début du semestre d’automne, il n’y a pas eu de grandes manifestations pro-palestiniennes sur les campus universitaires américains, probablement dû aux mesures prises par les directions des universités. L’Université de Columbia à New York n’est désormais plus accessible qu’avec une carte d’identité, et les murs de dortoirs universitaires ne peuvent plus être décorés, empêchant ainsi l’affichage de slogans anti-israéliens. De plus, alors qu’une liste des manifestant·es avait été publiée au printemps, certaines entreprises ont déclaré ne pas vouloir engager de noms listés. La démission de plusieurs présidences universitaires ont également dû dissuader certain·es collaborateur·ices engagé·es. Un professeur-assistant a d’ailleurs été interdit d’accès au campus de Columbia la semaine dernière.
Du côté des autres campus, Harvard est de nouveau en libre accès, même si une courte manifestation a induit une interdiction temporaire de bibliothèque à quelques étudiant·es. Finalement, l’Université de California à Los Angeles a mis en place une autre mesure de dissuasion: les manifestant·es devront payer eux-mêmes les frais des dispositifs de sécurité. Un renforcement de la présence de la police sur le campus a également été mise en place.
FP10 : Selon des experts, la gestion et le financement de la recherche devraient être repensés
Un groupe d’experts chargé de conseiller la Commission européenne sur le prochain programme-cadre de recherche et d’innovation (Framework Programme 10 ou FP10) a publié le 16 octobre un rapport avec ses recommandations. Les conseillers proposent d’utiliser les dernières années d’Horizon Europe pour «tester leurs idées».
Voici les recommandations principales des experts :
– chaque partie du prochain programme-cadre devrait être gérée par des conseils indépendants (création d’un Conseil indépendant de la compétitivité industrielle et de la technologie et d’un Conseil européen des défis sociétaux)
– le budget global de la recherche et de l’innovation devrait augmenter de 93,5 milliards d’euros à 220 milliards d’euros
– le double usage civil-militaire des innovations devrait être considéré comme inévitable et être inclus
– de meilleures relations de collaboration avec les chercheur·euses non européen·nes devraient être mises en place
– il faudrait refondre en profondeur les instruments de financement de la Commission de recherche fondamentale et d’innovation, en particulier que ses agences pour les petites entreprises soient plus indépendantes de la bureaucratie de la Commission.
Voici leurs 12 recommandations plus en détail :
1. Aligner l’agenda de recherche et d’innovation sur les objectifs politique de l’EU.
2. Augmenter les investissements financiers nationaux et européens dans la recherche et un programme-cadre plus fort.
3. Faire meilleur usage des «sceaux d’excellence» afin de déterminer les projets de haute qualité à financer, et revoir les moyens de financements des recherches, en mettant par exemple fin aux financements prédéfinis du European Institute of Innovation and Technology’s (EIT).
4. Créer une nouvelle unité afin de tester de nouveaux programmes et méthodes d’évaluation de recherches.
5. Repenser les sources de financement, et mieux développer les programmes d’échanges de chercheur·euses.
6. Stimuler les investissements industriels RD&I en Europe en créant un Conseil de la compétitivité industrielle et de la technologie.
7. Créer un Conseil des défis sociétaux.
8. Améliorer les perspectives de carrières dans la recherche pour que les chercheur·euses restent en EU.
9. Simplifier administrativement les formulaires de demandes.
10. Tester des initiatives en matière de marchés publics, dans le but d’encourager l’innovation en créant de nouveaux marchés.
11. Avoir de meilleures relations de collaboration avec les chercheur·euses non européen·nes.
12. Considérer le double usage civil-militaire des innovations comme inévitable et les inclure.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 octobre 2024
18Oct2024
Politique des hautes écoles
Fribourg : «L’université s’associe à Holcim»
«[L]’Université de Fribourg s’est associée au cimentier Holcim. Les deux entités ont créé un groupe de recherche à la Faculté de sciences économiques et sociales et du management […]. L’objectif est de promouvoir la recherche et l’enseignement sur les stratégies résilientes, notamment pour les multinationales.»
«Les études de médecine coûtent quatre fois moins cher que ce que l’on pensait»
Selon les calculs de l’Association suisse des étudiant-es en médecine (swimsa), il est estimé que les coûts d’études en médecine sont quatre fois inférieurs à ceux avancés par les statistiques officielles. Cette confusion aurait des conséquences préoccupantes et contribuerait à une perception publique négative des études de médecine et empêchant la création de places d’études supplémentaires, qui sont pourtant essentielles pour faire durablement face à la pénurie de médecins.
Une «attaque brutale à la liberté académique» en Allemagne
Ces derniers mois, l’Université libre de Berlin a été le théâtre de nombreuses manifestations pro-palestiniennes, qui demandaient la cessation immédiate des liens entre l’Université et l’Etat d’Israël. Le 17 octobre 2024, plusieurs personnes cagoulées ont tenté d’occuper le bâtiment du rectorat. Selon l’université, plusieurs collborateurs-rices ont été blessé-es, il y a eu du vandalisme et l’infrastructure informatique a été partiellement détruite.
Le président de la Conférence des recteurs universitaires, Walter Rosenthal, condamne ces actes qui «constituent une attaque brutale contre la liberté académique»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 octobre 2024
17Oct2024
Politique des hautes écoles
UNIGE : «La Faculté de médecine face aux enjeux de la société»
«Quel rôle joue une faculté de médecine face aux défis sociétaux ? Comment la formation médicale peut-elle contribuer à répondre aux enjeux auxquels fait face le système de santé ? Réponses du Pr Antoine Geissbühler, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Genève.»
UNIGE : «Comment former les médecins de demain ?»
«Afin de mieux s’adapter aux changements sociétaux, la formation prégraduée en médecine [de l’Université de Genève] est en pleine restructuration. Aperçu des changements en cours avec le Professeur Mathieu Nendaz, vice-doyen en charge de la formation prégraduée et du développement de l’identité professionnelle.»
Par rapport à la sélection des étudiant-es en médecine, qui, en Suisse romande, se fait durant ou à la fin de la première année, des réflexions sont cependant en cours à Genève pour éviter de concentrer les évaluations sur la seule fin de l’année, afin de réduire le stress lié à l’incertitude sur la suite du parcours. «Bien qu’aucune décision n’ait encore été prise, l’idée d’un système plus souple fait actuellement son chemin.»
UNIGE : «Faire le lien entre recherches clinique et fondamentale»
«Recherche translationnelle et valorisation : tel est l’intitulé du nouveau dicastère dirigé par le Professeur Serge Ferrari. Ce titre reflète la volonté de promouvoir la recherche translationnelle ainsi que de valoriser les inventions et leur déploiement.»
UNIGE : «Rendre la recherche clinique plus attractive»
«Les obstacles pour mener une étude clinique peuvent être nombreux : manque de temps, difficultés à obtenir des financements, complexité des démarches, etc. La Pre Alexandra Calmy, vice-doyenne en charge de la recherche clinique, souhaite mettre en lumière l’importance de la recherche clinique et s’engage à offrir un meilleur soutien aux médecins dans leurs démarches.»
UNIGE : «Un décanat au service de l’égalité hommes-femmes»
«Malgré les progrès réalisés, l’égalité hommes-femmes dans les domaines de la recherche et de la médecine demeure un défi majeur. Comment briser le plafond de verre ? Entretien avec la Pre Stéphanie Hugues, vice-doyenne en charge des carrières, de l’égalité, de la diversité, de l’inclusion et des plateformes.»
UNIGE : «L’identité professionnelle pour réenchanter la médecine»
«Désillusions, perte de sens, découragement… Autant de défis qui frappent durement la profession médicale. Comment remobiliser les troupes ? Le Professeur Idris Guessous, vice-doyen en charge de la formation postgraduée et continue et de l’identité professionnelle [à l’Université de Genève]», livre ses propositions, notamment la réintroduction des rituels en célébrant officiellement les différentes étapes de la carrière des médecins (par exemple l’obtention du titre de Privat-docent, la soutenance de thèse, ou l’acquisition du titre de spécialiste FMH), ou la mise en place de compagnonnages entre jeunes médecins et professionnel·les plus expérimenté·es.
Il mentionne par ailleurs le projet de création d’une «plateforme digitale destinée à aider les médecins à rejoindre des groupes d’intérêts dans des domaines tels que le climat, la justice sociale, la technologie ou l’intelligence artificielle afin qu’ils puissent s’engager dans une cause qui leur parle encore plus personnellement».
«Les fournisseurs des EPF ont la vie trop belle»
Le Contrôle fédéral des finances a publié un rapport sur la politique des achats des EPF, indicant plusieurs lacunes, impliquant notamment «un potentiel d’économies négligé». Selon le rapport, 52% des commandes des EPF sont passées de gré à gré avec les fournisseurs, sans appels d’offres, «pour des marchés de plus de 230’000 francs». Il existe par ailleurs un manque de coordination entre les EPF de Lausanne et Zürich pour l’achat de matériel commun afin d’obtenir de meilleures conditions. Finalement, les contrats ne respectent pas toujours les conditions générales de la Confédération, et peuvent contenir des dispositions particulièrement favorables aux fournisseurs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2024
16Oct2024
Politique des hautes écoles
Université de Bâle : réforme sur les conditions de travail du corps intermédiaire
Poussée par des interventions politiques, l’Université de Bâle poursuit sa réforme qui vise à mettre fin aux conditions précaires des chercheur·es doctorant·es et post-doctorant·es. Durant ce mois d’octobre, le Grand Conseil votera sur une intervention pour une amélioration des conditions de travail du corps intermédiaire de l’université de Bâle. La direction universitaire a déjà créé ce mois-ci un poste pour une personne qui devra gérer cette réforme. Les conditions de travail du corps intermédiaire de l’Université de Bâle (qui comprend 2700 doctorant·es et 500 post-doctorant·es) sont en effet faites de «dépendances» et de «pression de la concurrence». Parmi les problèmes cités, on trouve : le contrat à durée déterminée, la conciliation difficile avec une vie de famille, le temps important utilisé afin de trouver des fonds pour la recherche.
Un des objectifs de l’université serait aujourd’hui de créer des contrats à durée déterminée plus longs et liés à des projets, comme cela devient de plus en plus le cas dans les HES. Le plan de réforme devrait rapidement être mis en place, assure l’université.
Accords Suisse-UE : discussion sur la libre circulation des étudiant·es
Lors des discussions du 15 octobre 2024 entre la Suisse et l’UE, les Etats membres de UE s’opposent au renouvellement d’une clause de sauvegarde unilatérale pour la Suisse sur la libre circulation des personnes. L’UE souhaite que la Suisse s’engage sur les fonds de cohésion et de stabilité en Europe de façon régulière et sans faille, afin de soutenir l’économie du marché commun.
Certains Etats aimeraient mettre en place la libre circulation des étudiant·es de l’UE en Suisse, ainsi que mettre fin à la discrimination à l’encontre de leurs ressortissants qui étudient en Suisse, discrimination notamment financière. «La libre circulation des étudiant·es de l’UE n’existe pas et serait difficile à accepter pour les universités suisses. Elles devraient craindre un afflux d’étudiant·es en provenance de pays où le niveau de la maturité est moins élevé qu’en Suisse – et c’est le cas presque partout en Europe», note le journaliste de la Neue Zürcher Zeitung.
«Bruxelles veut en outre utiliser Horizon Europe, programme pour la recherche et l’innovation, comme levier dans le sprint final des négociations» précise le 24 heures.
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- politique – Europe
L’Unil dans les médias
«Pas de slogans illégaux à l’Unil»
Le 07 mai 2024, le conseiller d’Etat chargé de la formation Frédéric Borloz faisait part de «slogans dont certains avaient un caractère raciste évident». Il faisait alors allusion aux mots utilisés lors des manifestations pour la Palestine qu’ont connu le campus il y a quelques mois. Après étude d’écrits et de paroles, l’Unil a affirmé lundi n’avoir rien trouvé de «juridiquement contestable» en ce sens. Ont été analysés: «ce qui a été dit publiquement, ce qui a été reçu par courrier ou encore ce qui était consultable dans la presse ou sur les réseaux sociaux». Pour Frédéric Borloz, le dossier n’est cependant toujours «pas clos», a-t-il affirmé par téléphone à la rédaction du Courrier. Il se refuse toutefois à exemplifier ses accusations du printemps dernier.
Revue de presse UNIL 16 octobre 2024
15Oct2024
Politique des hautes écoles
Financement des hautes écoles: «un débat national s’impose»
«Fortement augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers dans les écoles polytechniques fédérales serait contre-productif en dissuadant les jeunes diplômés, pilier de la force d’innovation de la Suisse, écrivent les présidents d’EPF Martin Vetterli et Joël Mesot»
- financement public
- politique – Suisse
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- rapport Gaillard
USA : une nouvelle université «anti-woke» financée par des milliardaires
L’Université of Austin (AUTX), une institution «anti-woke» a ouvert ses portes au Texas, se revendiquant apolitique. Toutefois, les affiliations politiques des donateurs des 200 millions de dons interrogent. L’université souhaite «favoriser le débat ouvert, la liberté académique et une «quête intrépide de la vérité», tout en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat».
Une vidéo publiée sur le compte Youtube de l’école met en contraste les scènes de manifestations pro-palestiniennes sur les campus américains avec un séminaire de l’UATX, qui conclue: «Ils brûlent. Nous construisons».
- liberté académique
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- cancel culture
- conflit israélo-palestinien
«Une nouvelle initiative pour mettre fin à l’expérimentation animale a abouti»
L’initiative populaire fédérale «Oui à un avenir sans expériences sur les animaux» a récolté 100’000 signatures depuis la fin de la semaine dernière. Le texte de la Constitution serait modifié comme suit : «Les expérimentations animales sont interdites […]. Il est également interdit de détenir ou d’élever des animaux à des fins d’expérimentation ou d’en faire le commerce à ces fins.» Les documents seront déposés à la Chancellerie fédérale d’ici mi-novembre.
Depuis 1985, quatre initiatives populaires visant à interdire l’expérimentation animale ont été rejetées. La dernière votation remonte à 2022, avec un refus à plus de 80%. L’initiative de cette année est toutefois plus modérée que la précédente déposée : les expérimentations humaines ne sont plus interdites, ni l’importation de marchandise testée sur des animaux.
Laurent Foiry met en garde contre le « complotisme scientifique » et prône un doute constructif
«La pandémie de Covid-19 a été un terreau très fertile au développement de théories complotistes aussi diverses que variées, explique dans La Matinale le docteur en génétique moléculaire et biologiste Laurent Foiry. Il vient de publier un ouvrage intitulé « Les faux-savants: plongée au cœur du complotisme scientifique » aux éditions de l’Aube, dans lequel il décrypte le phénomène aussi appelé « dénialisme », ou rejet du consensus scientifique. […] Pour venir à bout du complotisme scientifique, rien de mieux, pour Laurent Foiry, que la pédagogie « en expliquant le plus tôt possible aux enfants comment se poser des questions, comment analyser des sources pour ne pas tomber dans la paranoïa ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 octobre 2024
14Oct2024
Politique des hautes écoles
Université de Bâle : approches militantes différentes au sein du mouvement pro-palestinien
Le groupe pro-palestinien étudiant de l’Université de Bâle «unibas4palestine» est en train de se scinder en deux.
«strike4palestine», un nouveau groupe issu du mouvement étudiant initial, a distribué samedi des tracts appelant à une grève générale des étudiant·es. Selon l’article, il s’agit surtout d’activistes proches du parti révolutionnaire communiste «l’Étincelle». Selon leur communiqué, les occupations doivent être suivies d’une grève dans les universités et les écoles, rendant le fonctionnement impossible jusqu’à ce que les institutions répondent aux revendications des activistes.
«unibas4palestine», le mouvement initial qui avait occupé pendant 3 jours plusieurs bâtiments du campus en mai dernier, soutient la grève mais mise surtout sur l’activisme pour attirer l’attention et favoriser un dialogue académique autour de la cause palestinienne, bien que ce dernier soit, selon eux, difficile, car la direction universitaire réagit par «une répression institutionnelle».
Récemment, les manifestant·es ont tout de même pu participer à une table ronde universitaire officielle et s’en réjouissent. Pour la suite, ils et elles souhaitent «continuer à organiser des manifestations, des ateliers, des réunions d’information ainsi que d’autres formes d’action».
Frédéric Borloz s’exprime sur les manifestations étudiantes pro-palestiniennes
Alors que des manifestations étudiantes pro-palestiniennes se déroulaient sur les campus de l’UNIL-EPFL mercredi 9 octobre dernier, le conseiller d’état et ministre de la Formation Frédéric Borloz s’est exprimé à ce propos sur le plateau du 19:30 dimanche.
Le politicien, qui avait fait pression afin que cessent les mobilisations sur les campus étudiants, affirme que si «tout le monde a le droit de s’exprimer dans des lieux publics», il ne tolère pas «l’exclusion des autres étudiant·es» qu’engendre l’occupation de bâtiments. Finalement, Frédéric Borloz a déclaré souhaiter renforcer la formation des enseignant·es de l’école obligatoire sur la thématique du racisme lié à la guerre au Proche-Orient, sans toutefois préciser de calendrier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 octobre 2024
11Oct2024
Politique des hautes écoles
«L’Université [de Genève] perfectionne ses installations numériques dédiées à la recherche»
«À l’UNIGE, le programme «Infrastructures et services numériques pour la recherche» propose depuis cette rentrée académique plusieurs nouveautés. En s’appuyant sur les standards des humanités numériques en matière de partage des ressources visuelles, le service hedera facilite désormais l’analyse de données sémantiques, leur interopérabilité et leur partage ainsi que leur traitement éventuel par l’IA.»
- open science
- gestion de données de recherche
- gestion – ressources informatiques
- open data
- intelligence artificielle
Le CHUV soumis à un vaste plan d’économies
«Pour éviter un lourd déficit, des mesures fortes vont être prises au CHUV, afin de retrouver un équilibre financier d’ici à 2028.»
Vaud : «Galère pour une bourse»
«Erreurs de calcul, délais interminables. De nombreux étudiants vaudois ont pointé du doigt le travail de l’Office cantonal des bourses d’études et d’apprentissage.»
Enrico Letta: « Nous avons été dépassés par les Américains et les Chinois sur l’innovation »
«Ancien Premier ministre italien, Enrico Letta était invité vendredi dans La Matinale pour évoquer l’innovation en Europe. Selon lui, le Vieux Continent a été dépassé à ce niveau par ses concurrents et doit réagir via l’instauration d’un « marché unique » en matière d’investissements dans la recherche.»
L’Unil dans les médias
«Les militants ont presque tout juste»
«Un an après le nouvel embrasement au Proche-Orient, le campus de l’EPFL et de l’Unil reçoit une organisation pacifiste conjointe israélo-palestinienne. Des parents endeuillés par la perte de leur enfant, qui ont choisi de transcender leur peine par la fraternité.»
Revue de presse UNIL 11 octobre 2024
10Oct2024
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es en médecine «dans leur tour d’ivoire»
Au-dela du manque de places d’études en médecine, un autre problème se cristallise: le taux d’abandon des jeunes médecins. Josef Widler, médecin et membre du Grand Conseil zurichois (Centre), estime que«les étudiant-es en médecine sont assis dans leur tour d’ivoire», et qu’ils et elles se font de fausses idées sur le travail quotidien à l’hôpital. Il a déposé une motion en faveur de l’introduction d’un stage pré-études de six mois dans le domaine des soins. Ce stage pourrait être fait à l’hôpital ou en EMS.
Cette motion bénéficie déjà d’un grand soutien par la majorité (V’L, PLR et PS), et plusieurs personnes ont également l’espoir d’améliorer ainsi la collaboration des différents métiers de la santé.
Les hôpitaux sont plutôt en faveur d’un stage pour préparer les étudiants au terrain, mais souhaitent que le stage dure juste un mois, d’une part, pour ne pas surcharger les hôpitaux et, d’autre part, pour ne pas prolonger davantage la formation des médecins. Par ailleurs, la question du financement doit encore être clarifiée.
L’association zurichoise des médecins-assistants et chefs de clinique se montre réservée. Interrogée sur la question de savoir si un tel stage est la bonne solution pour réduire les départs de jeunes médecins, elle répond: «nous ne sommes pas sûrs». Selon elle, d’autres mesures devraient être prioritaires pour rendre le métier plus attractif, comme par exemple une limitation du temps de travail des médecins-assistants à 42 heures par semaine plus quatre heures de formation continue. Aujourd’hui, le temps de travail se situe à environ 56 heures en moyenne. Et l’association suggère qu’il serait utile d’étudier d’autres moyens pour choisir les bonnes personnes pour la formation des médecins avant les études, comme par exemple le modèle néerlandais selon lequel les candidat-es passent un «assessment» préalable (des interviews).
Une journée de réflexion pour repenser l’encouragement des carrières scientifiques
«Le FNS a organisé une journée d’échange sur l’encouragement des carrières scientifiques avec les parties prenantes. Ces réflexions doivent lui permettre d’adapter ses instruments pour répondre aux défis du 21e siècle.»
France: «Les partenariats universitaires avec Israël suscitent l’embarras»
Malgré les appels au boycott lancés par des étudiant-es après la riposte du 7 octobre, les universités [françaises] poursuivent la plupart des collaborations.
- mobilité scientifique
- politique – France
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- conflit israélo-palestinien
Médecins de famille à Fribourg – Des solutions face à la pénurie
Pour combler le manque de médecins de famille dans le canton de Fribourg, une filière de formation postgrade sera mise en place à l’Université de Fribourg.
«C’est presque une requête déraisonnable de comparer les universités»
Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, trouve qu’il est difficile, voire impossible de réduire des institutions aussi complexes que l’université à un chiffre dans un classement. «Ils sont bien trop diversifiés dans leur forme, leurs tâches et leur nature pour cela. Ce serait un peu comme si vous compariez les animaux dans un écosystème et que vous leur donniez des chiffres. La souris serait-elle alors moins bonne que l’éléphant parce qu’elle est plus petite ?»
La formation et la culture, «cruciaux pour la construction de notre société»
La conseillère nationale Céline Weber (PVL, VD) regrette que des sujets importants lors de la session d’automne du parlement passent sous le radar, comme notamment la stratégie de formation, recherche et innovation (FRI) pour les années 2025 à 2028.
«La hausse moyenne annuelle d’environ 1,6% n’est certes pas phénoménale, et bien des acteurs auraient souhaité plus. Cela dit, ça reste une hausse, ce qui est tout sauf anecdotique dans le climat actuel de restrictions budgétaires. […] Tous les types de formation sont importants, et nous avons tout à gagner d’avoir un paysage de formation aussi varié que possible, qui réponde aux différentes exigences du marché du travail. Couper dans la formation, ce serait scier la branche sur laquelle on est.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2024
Manifestations pro-palestiniennes (UNIL, EPFL et UNIGE)
Mercredi 9 octobre ont eu lieu des manifestations pro-palestiniennes sur les campus de l’UNIL, de l’EPFL ainsi que de l’UNIGE. Des repas collectifs, discussions, infokiosks et ateliers de sérigraphie se sont déroulés devant le bâtiment Géopolis durant la journée. En milieu d’après-midi, un cortège a ensuite traversé le campus pour se terminer sur l’Esplanade de l’EPFL. Une démonstration scénographique symbolique (de la peinture rouge sur le sol pour «dénoncer le génocide israélien» et «représenter le sang coulant sur les mains de l’institution [l’EPFL]») y a eu lieu.
A Genève, un sit-in pour Gaza a été organisé par des étudiant·es dans le hall d’uni Dufour, notamment pour renouer un dialogue avec le rectorat.
Selon le 24 heures, les manifestant·es lausannois·es étaient près de 200, environ 300 pour Le Courrier, tandis que Le Temps les chiffraient à 100. Le but de la manifestation (organisée par le collectif Occup’ UNIL Pal et la Coordination étudiante pour la Palestine EPFL) était de reprocher à l’UNIL et à l’EPFL de ne pas avoir respecté leurs engagements pris en mai dernier suite à une première occupation de manifestant·es. «Les militant·es déplorent que le fonds d’aide aux universitaires palestinien·nes ne bénéficie pour l’heure à personne, que le comité d’éthique chargé d’évaluer les collaborations internationales n’ait toujours pas été officialisé et que la prise de position du rectorat concernant la guerre au Proche-Orient soit «frileuse» et «très peu publicisée»», précise Le Courrier. Contactée, l’UNIL assure pourtant avoir «pleinement tenu ses engagements», précise le 24 heures.
Du côté de l’EPFL, les critiques sont plus vives. «Les manifestant·es jugent notamment les réponses de l’EPFL sur ses liens avec les universités israéliennes trop imprécises» écrit Le Courrier. «Nous maintenons le fait que, pour nous, le boycott académique n’est pas une réponse appropriée» exprime la porte-parole de l’EPFL.
9Oct2024
Politique des hautes écoles
La recherche du futur
«La fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» (GESDA), cofondée par la Confédération, tient son quatrième sommet du 9 au 11 octobre à Genève en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis. Thématique centrale du segment politique de haut niveau dédié à la diplomatie scientifique anticipatoire: la démocratisation de l’accès aux révolutions scientifiques qui façonneront le futur.» (Département fédéral des affaires étrangères)
La NZZ a publié un dossier de huit pages sur ce sommet, avec notamment un aperçu des sujets clés de la recherche de demain (selon le Science Breakthrough Radar), avec Michael Hengartner, président du forum académique de la GESDA et président du Conseil des EPF, et un article sur la présence du Conseiller fédéral Ignazio Cassis au sommet. «La Suisse y a intérêt pour deux raisons : d’une part, elle souhaite que les technologies de pointe soient développées dans le cadre d’une gouvernance démocratique et, d’autre part, que la Genève internationale puisse se positionner comme le centre de cette gouvernance innovante au service de la communauté mondiale.»
«Critiquer la rectrice serait-il misogyne?»
Le Courrier publie une lettre de l’association des étudiant·e·x·s en études genre de l’Université de Genève. Cette dernière accuse la rectrice de leur université d’«instrumentaliser» le discours féministe. En effet, dans deux interviews récentes (pour Le Courrier et Le Temps), Audrey Leuba fait allusion à «une dimension genrée» dans les attaques qui lui sont adressées quant à ses décisions rectorales (sévère répression du mouvement étudiant de soutien à la Palestine et maintien des collaborations avec des universités israéliennes). Pour les étudiant·es, cette réponse fait partie de la «fausse innocence du féminisme blanc», qui «permet d’invisibiliser les dominations auxquelles sa classe participe». En un mot : «attirer l’attention sur son genre permet également à Mme Leuba de recadrer le débat à son avantage et de camoufler la pente autoritaire et antisociale que le rectorat emprunte.»
L’université de Genève organise des ateliers d’agroécologie tout public
Depuis la fin septembre l’UNIGE propose des ateliers de conseils et techniques liés à l’arboriculture, la viticulture ou encore le maraîchage. Ces activités sont nées d’un projet d’étudiant·es en master à l’Institut des sciences de l’environnement. Pour un cocréateur des ateliers «il y a un effet de mode et un côté militant», «nous voulons susciter une réflexion, pour opérer des choix en matière de consommation». AgriGenève salue l’initiative. Mais la faîtière des agriculteurs précise toutefois qu’il s’agit d’un modèle particulier d’agriculture «qui constitue une offre complémentaire». En effet, ce mode d’exploitation ne pourrait pas constituer un objectif prioritaire: «son rendement reste faible, alors que l’on doit maintenir le taux actuel d’auto-approvisionnement pour nourrir la population», précise la directrice d’AgriGenève.
Le classement du Times Higher Education 2025
- 11. EPFZ (=)
- 32. EPFL (33. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 104. Université de Berne (116. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 126. Université de Bâle (123. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 134. Université de Lausanne (143. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 octobre 2024
8Oct2024
Politique des hautes écoles
Fraudes scientifiques en neurosciences
Des fraudes scientifiques en neurosciences sont dénoncées en parallèle en Suisse et aux Etats-Unis. Il s’agit dans les deux cas d’accusations de manipulation et de réutilisation d’images.
Au cours de ces derniers mois, Ariano Aguzzi, une «coriphée» du domaine des prions de l’Université de Zurich, a dû retirer ou corriger certaines de ses publications. Alarmée d’irrégularités il y déjà quelques années, la direction de l’université n’avait toutefois pas pris de mesures, «ce qui s’avère aujourd’hui très discutable»selon le Sonntagsblick, «[c]ar quatre ans après la fin de l’enquête [M.] Aguzzi a dû retirer l’un de ses travaux, jugé pourtant conforme aux attentes («sauber») par la direction de l’université, quatre ans après la fin de l’enquête. Pour un autre travail, qui avait également reçu la bénédiction de la direction de l’université en 2020, une correction a été effectuée en été 2024.»
Une autre point critiqué par le SonntagsBilck, est qu’il aurait utilisé à tort un titre de «MD-PhD» dans sa signature e-mail, sur Twitter et dans ses publications scientifiques, alors qu’il n’aurait jamais suivi un programme PhD (il est titulaire d’un doctorat en médecine humaine et de plusieurs doctorats honorifiques). L’Université de Zurich estime que c’était une erreur de traduction par la faculté de médecine, pas la sienne.
Aux Etats-Unis, un chercheur est accusé par la revue Science d’avoir trafiqué des images dans ses recherches, relate la SRF. Les études portaient principalement sur les maladies de Parkinson et Alzheimer. Eliezer Masliah aurait réutilisé des images pour des expériences totalement différentes, et à «des dizaines d’années» d’intervalles. Pas moins de 132 articles sont concernés, ce qui remet dès lors en questions un grand nombre de résultats scientifiques de ce domaine. La question de savoir qui était complice de ces fraudes est soulevée dans la dénonciation de Science, mais reste ouverte.
- recherche – qualité
- évaluation par des pairs
- fraude scientifique
- image de la science
- évaluation – chercheur·e·s
Vers plus de places d’études en médecine à Bâle?
Selon le porte-parole de l’Université de Bâle, celle-ci serait prête à augmenter le nombre de places d’études. Mais cela nécessite une réorganisation du cursus ainsi que des mesures au niveau de l’infrastructure. L’université salue la perspective de réorienter le test d’entrée aux études de médecine avec l’objectif de le rendre plus proche de la réalité et d’interroger ainsi des compétences qui joueront un rôle plus tard dans l’exercice de la profession.
La Conseillère d’état Sarah Wyss (PS, BS) estime qu’il faudrait créer des places d’études supplémentaires explicitement pour les médecins de premier recours et les pédiatres. «Cela impliquerait bien sûr une restriction, car les étudiants doivent se décider très tôt pour leur spécialité, mais je trouverais cela fondamentalement juste». Elle serait par ailleurs contre l’introduction de l’accès «illimité» aux études comme à l’Université Lausanne, l’échec d’un grand nombre d’étudiant ne serait pas pertinent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 octobre 2024
Le classement et l’UNIL
Dans Le Temps du 24 septembre, le député vaudois Fabrice Moscheni (UDC) s’alarme de la «chute» de l’UNIL dans le classement Quacquarelli Symonds (QS). M. Moscheni associe notamment sa position dans un classement international a une mesure fiable de la qualité de l’enseignement et de la recherche.
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et le chercheur FNS senior à l’UNIL Antoine Gallay défendent l’Université de Lausanne dans des articles respectifs. Les deux soulignent les limitations des classements, et celui du QS en particulier, pour mesurer la qualité de l’enseignement et de la recherche.
La première avance: «La qualité des hautes écoles suisses repose sur une procédure d’accréditation rigoureuse, menée par un organe indépendant instauré par la Confédération et les cantons: le Conseil suisse d’accréditation (CSA)» Ce système «n’est pas mû par des motivations autres – commerciales notamment – que le développement et le maintien de la qualité au sein des hautes écoles suisses» prend en compte l’employabilité des diplômé-es, la formation des citoyen-nes à part entière et la capacité à se démarquer dans les réseaux scientifiques.
Le deuxième critique le fait que Fabrice s’est référé à « des classements », mais qu’il a seulement nommé un classement (QS), «l’un des classements internationaux les plus fréquemment cités (avec ceux de l’Université Jiao Tong de Shanghai, duTimes Higher Educationet de l’Université de Leiden),» selon lequel l’UNIL a reculé significativement, depuis 2015, contrairement aux universités de Genève et de Zurich. «De fait, si le classement de Leiden montre aussi le déclin de Lausanne, l’institution progresse au contraire dans le classement de Shanghai et reste stable dans celui du Times Higher Education. La comparaison avec Genève et Zurich confirme l’évolution relativement stable et similaire des trois institutions au fil des ans.» Il estime donc que Fabrice Moscheni a choisi le classement qui lui permettait d’étayer son propos, jugeant que dans le contexte de la recherche, cela serait de la«fraude scientifique», qu’il manque de «rigueur et d’honnêteté intellectuelles».
- recherche – qualité
- direction des hautes écoles
- enseignement – qualité
- classement des hautes écoles
- rôle des universités
7Oct2024
Politique des hautes écoles
Les réductions budgétaires de la Confédération inquiètent le président de l’EPFL
Le Matin Dimanche donne la parole à Martin Vetterli, futur ex-président de l’EPFL, le temps d’une interview. Pour le scientifique, les investissements dans l’éducation devraient être «assurés» par le politique, car pour lui «la gratuité et la qualité de la formation sont à l’origine de la prospérité de la Suisse». Il plaide donc pour un «un grand débat national sur le financement de l’école publique».
Quant au futur de l’EPFL, Martin Vetterli explique que les domaines de recherches privilégiés pour ces prochaines années sont : les sciences de l’environnement «soit tout ce qui a trait aux solutions technologiques pour limiter le réchauffement climatique», les interfaces entre les sciences de la vie et l’ingénierie, les sciences fondamentales, ainsi que l’IA. Pour le scientifique, ce qui distingue la contribution humaine de celle d’une intelligence artificielle, c’est l’originalité.
- financement public
- direction des hautes écoles
- profil – EPF
- durabilité et climat
- intelligence artificielle
Le Conseil d’Etat fribourgeois affirme son soutien pour les expériences animales
Le Conseil d’Etat estime que l’expérimentation animale conserve son utilité pour la recherche. En effet, bien que «les modèles informatiques (in silico) ou le travail sur les cellules souches (in vitro) se développent, ils ne permettent pas de supplanter totalement le recours au vivant». Au niveau académique, le nombre d’animaux utilisés a significativement diminué ces dernières années. Il n’en est cependant pas de même en ce qui concerne le secteur privé. Enfin, la mort des souris et rats de laboratoires en fin d’expérience reste une problématique non résolue. Alors que les animaux sont en principe systématiquement tués après expérimentation, «la méthode d’abattage la plus courante reste l’euthanasie par CO2», «un procédé douloureux» d’après certains députés du Grand Conseil.
«Les universités américaines n’ont pas réussi à instaurer un dialogue constructif après le 7 octobre. Mais certains étudiants tentent toujours de parler»
«Tout comme les pourparlers de paix au Moyen-Orient n’ont jamais abouti à grand-chose, les efforts de dialogue des universités ont souvent échoué. Parfois en raison des craintes des administrations et de leur capitulation face aux pressions extérieures, parfois en raison des réactions négatives des étudiants qui considèrent ces initiatives comme des tentatives hors de propos visant à les apaiser et à normaliser la vie sur le campus au milieu d’une guerre qui fait rage.
Cela ne veut pas dire que les étudiants n’essaient pas – en fait, ils ont souvent été plus nuancés, plus curieux et plus disposés à s’engager dans des discussions franches que les universités ne le «prévoyaient» («made room for»).»
Un congé menstruel pour les étudiantes
Le magazine Femina accorde un petit encadré à la question du congé menstruel pour les femmes. Le dispositif est déjà en place en Espagne, dans quelques universités françaises, ainsi que dans certaines municipalités suisses. «On garde espoir du côté des unis suisses» intime l’article.
Le président de l’EPFZ regrette l’exclusion russe au CERN
Lors d’un entretien, Günther Restori, président de l’EPFZ et chercheur au CERN, regrette l’exclusion de 500 scientifiques russes du CERN en réaction à l’invasion russe en Ukraine.
La formation continue de l’EPFZ mise sur l’éthique dans l’IA
«Le premier « CAS ETH Machine Learning in Finance and Insurance » touche à sa fin. Les participants ont particulièrement apprécié la manière dont la technologie, l’éthique et la pratique ont été combinées pour utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable dans leurs entreprises.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 octobre 2024
4Oct2024
Politique des hautes écoles
Dossier sur la Palestine
Le Courrier a publié tout un dossier sur le conflit au moyen-orient à l’occasion de l’anniversaire du conflit le plus récent entre l’Israël et Gaza (le 7 octobre 2023).
Dans l’article «Un pays, deux presses ?», le syndicaliste dans le secteur des médias de l’agglomération zurichoise, Idris Djelid, double national suisse et algérien, note une différence entre la presse romande et alémanique dans le traitement de l’information sur les mobilisations en Suisse et évoque des pressions pesant sur des journalistes. Par ailleurs, «Dépositaire cette semaine auprès de la Chancellerie fédérale d’une pétition qui demande aux autorités politiques et académiques de cesser toute répression envers les étudiant·es tout en leur rendant la liberté de parole, la juriste de l’ONG Swissactionforhumanrights, Tania Bukhari, constate «une plus grande criminalisation à leur égard, et pas seulement dans des médias orientés à droite».
L’article «Des voix juives indignées» parle d’un des «collectifs juifs, désormais organisés au niveau européen qui dénoncent la colonisation israélienne et le sionisme», le groupe genevois Marad. Interviewé, il note que «L’occupation de l’université de Genève a été un évènement propice aux échanges, à la solidarité et à des rencontres précieuses et diversifiées. […][Cependant,] [f]orce est de constater que l’université réprime, censure, empêche toute tentative de réunion.»
Dans l’article «En quête d’action et de sens», l’étudiante en psychologie à l’Unil, Rym raconte sa participation au mouvement d’occupation de Géopolis et précise les motivations de son engagement.
Dans l’article «La liberté d’expression ne peut justifier la diffusion de discours haineux», le Secrétaire général de la CICAD, Johanne Gurfinkiel, regrette l’antisémitisme en Suisse, notamment lors des manifestations étudiantes.
Genève : «On peut critiquer sans attiser la haine raciale»
Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la Cicad, regrette : «Les collectifs propalestiniens pour ne pas dire anti-israéliens sur les campus romands […] recourent à la violence verbale, incitant à appeler à «l’intifada jusqu’à la victoire». Professeurs et étudiants juifs ou pas sont ciblés et des actes de vandalisme, tels que des graffitis antisémites et des affichages appelant à l’anéantissement d’Israël, sont devenus récurrents.»
Singapour «respecte les droits de l’homme», affirme la Commission dans un document «sensible» d’Horizon Europe
Singapour négocie avec l’UE pour son association au programme Horizon Europe. Dans un document interne, la Commission européenne a vanté les mérites de Singapour en matière de démocratie et de droits de l’homme auprès des Etats membres pour justifier l’inclusion de la ville-Etat dans le programme de recherche.
Certains groupes de défense des droits de l’homme comme Amnesty International condamnent cette évaluation. «La Commission européenne a tenté d’éluder la question de la situation des droits de l’homme à Singapour, tout en admettant qu’il existe des problèmes évidents », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International. « Il est très décevant que la Commission européenne soit parvenue à la conclusion que Singapour respecte les droits de l’homme.»
Un nouveau « space master » permet d’étudier l’espace à l’EPFZ
«Un nouveau cursus unique en Europe, selon l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, permet d’étudier les sciences spatiales. Une première volée d’étudiants et d’étudiantes a intégré cet automne ce « space master ». Le projet est chapeauté par l’ancien responsable de recherche de la NASA: le Professeur Thomas Zurbuchen.»
Université de Zurich: «La diaspora chinoise est en colère»
Le représentant diplomatique du gouvernement taïwanais David Huang va donner une conférence avec le titre «Discover the Untold Story of Taiwan’s Sovereignty!» à l’Université de Zurich, invité par l’association étudiante Foraus.
Certain-es étudiant-es chinoise-es se sont offusqués autant par ce titre de conférence que par le fait qu’il a été présenté comme ambassadeur, soulignant que le Taiwan n’est pas reconnu comme pays souverain dans la plupart des pays. Ils et elles ont contacté leur Consulat général à Zurich et l’ambassade à Berne, qui a alors contacté le rectorat.
Suite à une demande du rectorat, l’association étudiante a alors modifié l’invitation à cet événement, présentant David Huang comme «representative».
L’engagement de l’UNIGE dans les zones de conflit
Dans une communication interne (Le Journal), l’Université de Genève présente son engagement dans «les zones de conflit», notamment via les programmes Gaza Health Initiative, InZone, Horizon académique et Scholars at Risk.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 octobre 2024
3Oct2024
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral veut optimiser la coordination de la recherche de l’administration fédérale
«L’administration fédérale lance et soutient des initiatives de recherche scientifique dont les résultats servent à l’accomplissement de ses tâches. Le 27 septembre 2024, le Conseil fédéral a décidé de mettre en œuvre des mesures pour améliorer la coordination de ses activités que l’on appelle la recherche de l’administration fédérale.»
«Science et politique dialoguent mal»
Biodiversité, protection du loup, construction d’autoroutes ou objectifs climatiques liés au CO2, les scientifiques suisses peinent à peser sur les choix politiques en Suisse. Il s’agit de «revers successifs qui relancent un débat fondamental: celui de la place accordée à la science dans les décisions politiques.» Selon Alexandra Hofmänner, auteure d’un rapport sur le rôle de la science dans la gestion politique de la pandémie de Covid-19 en Suisse, explique que «ni le parlement ni le Conseil fédéral ne disposent d’instruments directs et efficaces d’un conseil scientifique, comme c’est le cas dans d’autres pays. Les politiciens n’ont que peu de possibilités d’obtenir des conseils scientifiques et les scientifiques ne savent pas à qui s’adresser.» L’occasion de la pandémie n’aurait pas été saisie pour développer de nouvelles formes de conseil scientifique politique, cela évoque des problème structurels, culturels et légaux qui persistent.
Université de Genève: «ne pas évacuer les idées qui heurtent»
Lorenzo Avellino, chercheur en postdoc à l’Université et ancien secrétaire de la Conférence universitaire des associations étudiantes (CUAE), regrette l’interdiction de la distribution de l’agenda de la CUAE, et le fait que la le rectorat a ouvert une procédure visant à suspendre, voire retirer, la reconnaissance à la Conférence universitaire des associations étudiantes (CUAE).
«Penser que le rectorat est en mesure de décider qui sont ses interlocuteurs relèverait d’une confusion des rôles qui se traduirait dans un appauvrissement certain de la démocratie interne à l’Université ainsi qu’une atteinte inacceptable à la liberté de réunion. La liberté académique est un exercice collectif dont les limites ne peuvent être que déterminées par la communauté qui s’en porte garante. Laisser penser qu’il revient aux autorités politiques ou judiciaires, voire à la police, d’établir ce qui peut être fait ou dit au sein de l’Université ne peut qu’ouvrir la voie à des dérives dangereuses qui vont inévitablement finir par restreindre notre liberté d’enseignement et de recherche.»
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- gestion de conflit
- conflit israélo-palestinien
Falsifications dans les publications de recherche : « le cas Aguzzi n’est qu’une illustration d’un problème bien connu»
Le Neue Zürcher Zeitung (03.10.2024) publie un commentaire sur l’affaire Aguzzi (Études trafiquées à l’Hôpital universitaire de Zurich), qui plaide pour un nouveau système scientifique «qui récompense la diligence et la prudence et qui rende la fraude moins attrayante. » L’auteure donne également quelques pistes pour modifier le système d’aujourd’hui «qui incite trop à la manipulation et qui ne recherche pas assez les comportements erronés.» La veille (02.10.2024), le Neue Zürcher Zeitung écrivait que «les scientifiques qui évaluent une publication avant sa publication ne recherchent pas spécifiquement les falsifications. Ils s’intéressent plutôt à la question du sens et de la qualité des expériences réalisées et de leur interprétation.»
Le Tages-Anzeiger quant à lui donne la parole à Edwin Constable, ancien président du Groupe d’expert-e-s en intégrité scientifique, qui évoque également la pression sur les chercheur·euses quant au nombre de leurs publications. Il s’agit du syndrome dit «publish or perish».
La fraude scientifique, un fléau grandissant qui menace l’intégrité de la recherche
«Le monde de la recherche scientifique est confronté à un problème croissant de fraude et de mauvaise conduite, mettant en péril la fiabilité des connaissances produites. Des « détectives scientifiques » tentent de lutter contre ce phénomène, mais font face à de nombreux obstacles.»
Haute école Neuchâtel Berne Jura – Tristan Maillard nommé directeur général de la Haute Ecole Arc
Le Comité stratégique de la Haute Ecole Arc [Neuchâtel, Berne et Jura] a désigné Tristan Maillard pour succéder à Brigitte Bachelard à la tête de la Haute Ecole Arc. L’actuel secrétaire général de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) prendra ses fonctions au premier février 2025.
L’ETH Zurich et l’EPFL approfondissent leur collaboration pour l’IA en Suisse
«L’ETH Zurich et l’EPF Lausanne (EPFL) intensifient leur collaboration en matière d’intelligence artificielle (IA). Elles ont créé l’Institut national suisse pour l’IA (SNAI) afin de relever les défis de l’IA grâce à leur vaste expertise.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2024
2Oct2024
Politique des hautes écoles
La Suisse risque à nouveau d’être exclue du programme Horizon Europe
Les négociations entre la Suisse et l’UE sur la modernisation des accords bilatéraux approchent de leur but. Des progrès ont déjà été réalisés dans certains domaines, comme la reprise dynamique des droits et le règlement des différends. Mais sur d’autres points, comme la libre circulation des personnes, la lutte pour trouver des compromis reste difficile. Lundi 01.10.2024, la France aurait annoncé que si la Suisse ne respecte pas les accords, il n’y aura pas d’accord avant fin 2024.
Sans accord d’ici la fin de l’année, les universités suisses risquent à nouveau d’être exclues du programme de recherche Horizon Europe de l’UE. Les chercheurs suisses ne pourraient alors plus participer aux grands appels d’offres de l’année 2025.
Selon CH Media (par exemple St. Galler Tagblatt), l’Union européenne pourrait exiger une « libre circulation des étudiants » en compensation de la clause de sauvegarde, comme l’écrit CH Media. Une telle clause exigerait que les étudiant-es de l’UE et de la Suisse soient traités de la même manière. Mais cela se heurte apparemment à la résistance de la Suisse. Les négociateurs suisses craignent qu’un accès illimité pour les étudiant-es de l’UE n’affaiblisse la réputation de la maturité suisse. Par ailleurs, la politique a récemment décidé d’augmenter les taxes d’études dans les EPF pour les étudiant-es venant de l’étranger. «Compte tenu de l’augmentation constante du nombre d’étudiants en provenance de l’UE et de la pénurie de ressources, la pression politique est forte pour serrer encore plus la vis dans ce domaine».