A l’occasion du transfert d’un professeur renommé d’Oxford à un institut zurichois entièrement financé par le privé, et la création d’un institut privé attaché à l’Université de Lucerne, l’article se penche sur les avantages qu’offrent ces structures par rapport à l’université. Les professeurs concernés regrettent la bureaucratie «grandissante» des universités. Un professeur avance que dans un institut il est possible de se concentrer sur les sujets qui sont pertinents pour la Suisse. «Cela ne se fait pas assez dans les universités, où la recherche est axée sur les revues anglo-saxonnes et donc très internationale». Michael Schaepman, recteur de l’Université de Zurich, dit: «Les nouveaux instituts de recherche enrichissent la science et une plus grande concurrence peut être stimulante. L’essentiel est de savoir si et comment la liberté de la recherche est garantie.»
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Filtres des articles
21Déc2021
Politique des hautes écoles
Une recherche indépendante contre les théories de complôt
Markus Müller, Professeur en droit public à l’Université de Berne et co-initiant de l’Appel international pour la préservation de l’indépendance scientifique , aussi appelé «Zürcher Appell» (2013), estime qu’une recherche indépendante est le meilleur moyen pour se protéger contre les fake news, théories du complot, fraudes, mensonges et manque de respect envers des scientifiques qui peuvent gagner de l’importance en temps de crise. A son avis, la «force protectrice» d’un contrat qui assure l’indépendance de la recherche ne suffit pas: «Le problème principal est l’influence subtile et indirecte sur l’inconscience des chercheuses et chercheurs. Le grand public y est très sensible. Pour lui, la simple apparence de la dépendance suffit pour douter sérieusement de la crédibilité de l’institution de recherche. […] Si on veut une science qui persiste aussi en temps de crise, on doit en prendre soin en amont.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2021
20Déc2021
Politique des hautes écoles
Les données génétiques du COVID centralisées en Suisse
Le SIB, Institut suisse de bioinformatique, a été choisi, ensemble avec l’Université arctique de Norvège, pour copiloter un programme européen visant à partager librement et de manière harmonisée les données des séquençages génétiques du coronavirus en provenance du monde entier.
Vincent Hiroz nommé directeur de l’EPFL Valais
«Dès le 1er mars 2022, Vincent Hiroz sera le nouveau directeur opérationnel de l’EPFL Valais Wallis en remplacement de Marc-André Berclaz qui prend sa retraite.»
A terme d’un projet de développement du campus, plus de 400 personnes seront actives sur le site de l’EPFL à Sion.
«Politique et sciences s’entremêlent»
Le sociologue allemand Alexander Bogner met en question la positon forte de la science pendant la pandémie.
Il questionne notamment le fait que les chefs d’état en Allemagne et Grande-Bretagne se sont souvent présenté à coté de scientifiques quand ils ont présenté leurs décisions concernant la pandémie. Cela donnerait l’impression que les scientifiues se sont accaparés des scientifiques. «Une politique qui suit entièrement la sciences casse la démocratie.»
«Il perd sa mère mais l’EPFL refuse de différer son examen»
«Un étudiant a perdu sa mère la veille de ses examens. L’école a refusé de les reporter, alors qu’elle le prévoit en cas de symptômes Covid.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 décembre 2021
17Déc2021
Politique des hautes écoles
SEFRI : Rémy Hübschi nommé directeur suppléant
Le président de la Confédération Guy Parmelin a nommé Rémy Hübschi nouveau directeur suppléant du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). […] Il succédera à Josef Widmer, qui a décidé de quitter son poste fin 2021. […] Fort d’une longue expérience en matière de développement de la formation professionnelle, Rémy Hübschi s’est vu confier la direction de divers projets complexes […].
Alain Berset balaie l’initiative qui vise à interdire l’expérimentation animale et humaine
«Sans faire dans la nuance, le conseiller fédéral a appelé au rejet de l’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine qui sera soumise au peuple le 13 février prochain. Le texte vise à interdire totalement la pratique en Suisse sur les animaux, mais aussi à interdire l’importation de produits développés à l’étranger par ce biais. […] Si environ 80 associations soutiennent les initiants, la puissante Protection suisse des animaux (PSA) s’abstient de le faire, elle qui juge le texte trop extrême. Même si aux yeux du Conseil fédéral l’affaire semble claire tant les fronts sont figés, ce sujet hautement émotionnel risque d’occuper les débats […].» (24 heures)
Le Tages-Anzeiger met en avant l’importance des expérimentations animales (et humaines) pour la sortie de la crise sanitaire, la baisse du nombre d’animaux utilisés pour la recherche en Suisse, et le manque de soutien de l’initiative au parlement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 décembre 2021
16Déc2021
Politique des hautes écoles
Naissance de l’IWP, institut de recherche économique suisse
«L’Institut de politique économique suisse de l’Université de Lucerne, dirigé par le professeur Christoph Schaltegger, a pour but de faciliter la formation de l’opinion sur les grandes questions de société, telles que les inégalités. […] Les résultats de ses travaux de recherche veulent en effet être accessibles à toute la population. Ils doivent être compréhensibles, fiables, factuels et contribuer à la formation de l’opinion publique, précise René Scheu, secrétaire général.»
«Les conséquences de l’absence d’accord[-cadre] seront considérables»
La Rectrice de l’Université de Fribourg et professeure de droit international Astrid Epiney a fait une étude pour la Fédération des Entreprises Romandes (FER) Genève et le Groupement des entreprises internationales (GEM) sur les relations bilatérales entre la Suisse et l’Europe. Elle y tire un bilan de la voie bilatérale et analyse les implications de l’échec des négociations. «Ses conclusions sont pour le moins inquiétantes.»
L’initiative pour les droits fondamentaux «pour les primates non-humains» inquiète
Une initiative bâloise souhaite accorder des droits fondamentaux aux primates, comme «le droit des primates non humains à la vie et à l’intégrité physique et mentale». Selon le Tribunal fédéral, l’initiative ne vise toutefois pas à étendre les droits fondamentaux adaptés aux êtres humains, mais à introduire des droits spéciaux, qui ne s’appliquent justement qu’aux primates non humains.
En cas d’acceptation de l’initiative, la mise en œuvre exacte devrait probablement être réglée dans un décret cantonal. Selon le département de la santé responsable de l’initiative, il est cependant déjà certain que les primates auraient besoin d’une représentation d’intérêts en cas d’un «Oui». Il pourrait s’agir par exemple de l’office vétérinaire ou d’une organisation de protection des animaux. Selon la Cour d’appel, un médiateur serait également envisageable.
Pour les institutions privées, comme les zoos ou les instituts de recherche privés qui ne détiennent actuellement pas de primates, l’initiative ne serait pas directement contraignante. La question de savoir si l’initiative pourrait tout de même s’appliquer dans des cas particuliers par le biais d’un effet tiers indirect est controversée, par exemple si un tribunal fondait son jugement sur les droits fondamentaux des primates dans un litige concernant la détention de singes dans un zoo. La cour d’appel exclut un tel effet à l’égard des tiers, mais le conservateur des singes du Zoo de Bâle est inquiet, indiquant que l’acceptation de l’initiative pourrait avoir comme conséquence qu’un animal en souffrance ne pourrait plus être euthanasié.
«The time is ripe to bring Switzerland back to the Erasmus programme »
Le réseau Erasmus Student Network exprime son soutien sans faille à une association rapide de la Suisse au programme Erasmus, rejoignant ainsi les appels lancés par l’Academic Cooperation Association, l’Association européenne des universités et l’Union européenne des étudiant-e-s.
Premier retour sur le programme Horizon Europe
Les chercheurs sont maintenant aux prises avec le nouveau programme de recherche de l’Union européenne, dont les architectes disent qu’il est simplifié dans sa structure et conçu pour être beaucoup plus axé sur l’impact que ses prédécesseurs. La première série de candidatures étant terminée, Science Business a demandé aux chercheurs leurs premières impressions sur Horizon Europe.
Les avis sont partagés. Qu’il s’agisse de louer la légèreté de l’administration ou de suggérer qu’il serait préférable de revenir aux soumissions sur papier, la communauté des chercheurs est divisée. Une chose sur laquelle la plupart s’accordent est que les appels d’Horizon Europe sont plus ambitieux que jamais, et que peu d’entre eux peuvent faire rentrer leurs propositions dans la nouvelle limite de 45 pages.
La durabilité des établissements d’enseignement supérieur européen est freiné par un manque de fonds
Selon une étude de l’Association des universités européennes sur 305 institutions européennes, la barrière principale pour implémenter des mesures écologiques à l’université est le manque de fonds. Les personnes interrogés notent également «seul un petit nombre de collaborateur-rices s’engage» et que les activités n’étaient «pas suffisamment stratégiques».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 décembre 2021
15Déc2021
Politique des hautes écoles
Les hautes écoles en Suisse rapportent beaucoup plus qu’elles ne coûtent
Les villes du Canton Valais (Sierre et Sion) étaient les seules en Suisse à payer 10% du fonctionnement des hautes écoles du degré tertiaire. Cette exception va tomber, comme l’a promis le Grand Conseil. A l’origine de cette réforme est Sierre, qui ne veut plus payer pour Unidistance, une haute école sans enseignement sur place. Le retour sur investissement de cette institution était quasiment inexistant pour la ville. Par ailleurs, la ville a vu ses dépenses grimper avec la croissance des hautes écoles, sans pouvoir gérer cette croissance elle-même.
L’émission La Matinale revient sur les retombées financières des universités qui dispensent des cours en présentiel en Suisse romande. A titre d’exemple, les hautes écoles du Canton de Fribourg, qui coûtent par année CHF 90 millions au Canton, rapportent aux citoyen-ne-s en moyenne CHF 280.- en pouvoir d’achat supplémentaire. A Neuchâtel, ce même calcul mène à CHF 194.- par personne (en 2009). Conclusion: «Les hautes écoles en Suisse rapportent beaucoup plus qu’elles ne coûtent.» Cela dit, toutes les retombées ne sont monétisable, comme par exemple son rayonnement bénéfique pour les start-ups, le transfert technologique, le marché de l’emploi et les salaires.
Cesla Amarelle: «Pour restaurer la crédibilité de la Suisse à Bruxelles»
««La meilleure manière de défendre la coopération scientifique avec l’Europe est de remonter à la source du problème. Aujourd’hui, il est indispensable de déterminer un cadre nouveau», écrit Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.»
Sans accord-cadre, le casse-tête de la participation de l’EPFL à ITER
«L’EPFL est un partenaire de longue date du projet ITER, expérience scientifique inédite qui doit prouver la faisabilité sur les plans scientifique et technologique de la fusion nucléaire. L’idée est de reproduire le même phénomène thermophysique que celui qui survient au cœur d’une étoile. […] Le réacteur expérimental d’ITER, en cours de construction, doit livrer ses premiers résultats à l’horizon 2027.»
Dans les hautes écoles, la crainte du retour des cours à distance
«Les cantons ont jusqu’à ce 14 décembre pour se prononcer sur l’un des deux scénarios mis en consultation par le Conseil fédéral. Dans les mesures proposées, le même sort est réservé aux universités et aux hautes écoles spécialisées: un retour à l’enseignement à distance avec une exception pour les examens. Du côté des universités romandes, on affirme attendre les annonces du Conseil fédéral — qui devraient être présentées vendredi 17 décembre — pour se prononcer sur les mesures à venir.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2021
14Déc2021
Politique des hautes écoles
Stress : les femmes et les étudiants ont le plus souffert du semi-confinement
«Alors que la Suisse cherche à contrer la 5e vague de Covid, trois études de l’EPFL montrent l’impact psychologique qu’a eu le semi-confinement du printemps 2020 sur la population. Les femmes et les étudiants ont le plus souffert.»
De la compréhension entre politiques et scientifiques
Servan Grüniger est Président du groupe de réflexion Reatch , co-initiateur du projet Franxini, membre du comité consultatif de CH++ et fait des recherches à l’Institut des mathématiques de l’Université de Zurich. Il est également membre de la Jeune Académie Suisse. Dans son article et son podcast, il parle du rapport entre politiques et scientifiques et des rôles de ces organisations dans l’effort d’améliorer la compréhension et la relation entre les deux camps.
Par ailleurs, il estime que depuis la pandémie et la grève pour le climat, il y a un plus grand nombre de scientifiques «qui se pressent à l’aréna». Il prend comme exemple l’organisation de groupes de scientifiques contre le moratoire aux OGN, en faveur de la Loi sur le CO2, et le cas de certains anciens membres de la de la Taskforce scientifique contre le Covid.
Deux nouvelles facultés pour l’Université de Lucerne
L’Université de Lucerne créera deux nouvelles facultés – une pour la santé et la médecine et une pour les sciences comportementales et la psychologie.
Aujourd’hui, le Conseil d’Etat met en consultation la modification de loi nécessaire à cet effet. Cette loi pourrait entrer en vigueur début 2023.
«Contrairement aux universités complètes comme l’Université de Bâle ou l’EPFZ, Lucerne aura une université spécialisée en sciences humaines, qui pourra ainsi se profiler et croître», a dit le Directeur de l’Education Marcel Schwerzmann. D’autres sujets – comme les langues ou des arts – n’y seront pas enseignés parce que cet offre existe déjà ailleurs, et les sciences naturelles ou techniques sont jugés trop coûteuses pour le canton. Par ailleurs, les études en médecine seront limitées à un «Joint Master» avec l’Université de Zurich, d’orientation Médecine générale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 décembre 2021
13Déc2021
Politique des hautes écoles
Les mesures proposées par le Conseil fédéral touchent aussi le domaine universitaire
Lors d’une conférence de presse vendredi (10.12.), le Conseil fédéral a mis en consultation deux variantes de mesures qui doivent entrer entrer en vigueur en cours de cette semaine.
«Le Conseil fédéral remet sur le tapis une obligation du télétravail» Ce concernant, «il ne peut pas s’en tenir à une simple recommandation. Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler en home office, il faudrait renoncer à une réglementation 3G ou 2G. Le masque restera alors obligatoire dans les locaux avec plus d’une personne. […] Dans les universités et les hautes écoles spécialisées, l’enseignement à distance devrait à nouveau s’appliquer, à l’exception des examens. C’est relativement peu contraignant compte tenu de la pause durant les fêtes de fin d’année et la reprise universitaire seulement à la mi-février 2022.» (Blick.ch)
La Fédération des étudiant-e-s neuchâtelois-es «souhaite manifester son opposition» concernant le retour à l’enseignement à distance, qui aurait des «conséquences dramatiques» pour l’ensemble du corps estudiantin. «De plus, il faut rappeler que bon nombre d’étudiant-e-s, particulièrement en Faculté des Lettres et Sciences Humaines, sont évalués durant les dernières semaines du semestre. La perspective d’une partie importante du corps estudiantin d’être évalué à distance, par exemple sous forme de présentations, ne peut être satisfaisante, tant pour les étudiant-e-s que pour la FEN et pour les autorités politques.»
«La place scientifique a besoin d’Europe»
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney regrette l’exclusion suisse du programme Horizon Europe, qui «représente un très grand risque de perte d’attractivité de la place de recherche et d’innovation helvétique et entraîne des conséquences négatives considérables à plusieurs niveaux.»
Corona: «Instituts des sciences non-appliquées»
Selon le médecin et auteur Michael Hagner, professeur en Études en sciences («science studies») à l’EPFZ, le rôle des universités dans les discussions sur l’endiguement de la pandémie n’a pas suffisamment été abordé. Il estime que les universités pourraient faire «beaucoup plus» pour comprendre les différentes facettes de la pandémie et pour indiquer des perspectives pour sortir de la crise. L’auteur prend comme exemple l’Université de Princeton, qui limite l’accès au campus aux personnes vaccinées qui se font tester 1-2 fois par semaine par test PCR. Ces mesures garantissent que le fonctionnement de l’Université peut être maintenu dans une large mesure. Par ailleurs, les données liées à la thématique sont librement accessibles sur un tableau de bord. Ces données permettent de mieux comprendre la pandémie. L’auteur ajoute: «cette politique transparente et cohérente peut servir d’exemple pour la société entière» pour son comportement civique: «Tous les membres de l’université, quel que soit leur statut, sont tenus de s’engager.»
L’auteur plaide en faveur d’une obligation de se vacciner pour étudier ou travailler à l’université. «Qu’est-ce qui s’oppose à ce que les organes politiques […] accordent aux institutions qui se consacrent à l’enseignement et à la recherche la liberté d’expérimenter sur elles-mêmes leurs formes dynamiques de gestion du savoir et de «non-savoir»? Cette expertise vécue est pourtant précisément ce qui distingue une université d’autres institutions publiques, et c’est pourquoi les universités ne peuvent pas être assimilées à d’autres autorités publiques dans cette situation.»
Vers une réforme de la procédure d’appel à l’Université de Zurich?
Ces dernières années, l’Hôpital universitaire de Zurich a connu des problèmes de gestion, et certains étaient liés au double engagement des professeurs pour l’hôpital et l’université. Le nouveau chef de l’Hôpital André Zemp souhaite s’inspirer du fonctionnement à l’Hôpital universitaire de Bâle, où la procédure d’appel est organisée entre l’université et l’hôpital, mais ce serait le dernier qui engage le candidat gagnant.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 décembre 2021
10Déc2021
Politique des hautes écoles
UNIGE: Masqués mais sans certificat, ils feront leurs examens en présentiel
«Une décision annoncée en pleine pandémie par le rectorat qui dit suivre les consignes fédérales et cantonales.»
Appel aux universités de faire des investissements et des achats de manière plus durable
La Lgue européenne des universités de recherche (LERU) estime que les universités ont leur rôle à jouer dans la transition écologique, notamment moyennant des fondes de pension et des achats de biens et de services plus durables et socialement responsables.
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
- gestion des finances universitaires
EUA : Prise de position sur l’association de la Suisse à Horizon et Erasmus+.
«L’European University Association s’engage pour que la Suisse s’associe le plus rapidement possible à Horizon Europe et Erasmus+. L’EUA est convaincue que les deux partenaires perdraient beaucoup à retarder la participation de la Suisse, elle souhaite donc que cette question de l’association soit dissociée des négociations politiques sur les conditions-cadres des relations Suisse-UE.
L’European University Association est l’association faîtière européenne des hautes écoles et compte plus de 800 membres de 48 pays.
Lire la prise de position ici.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 décembre 2021
9Déc2021
Politique des hautes écoles
Résolution neuchâteloise en faveur d’une ré-association suisse au programme Horizon Europe
«Le Grand Conseil neuchâtelois s’inquiète du sort des chercheurs suisses, exclus du programme de recherche européen. Les députés ont approuvé mercredi à la majorité qualifiée une résolution demandant au Conseil fédéral de prendre toutes les mesures utiles pour que les institutions suisses retrouvent rapidement une pleine association au programme Horizon Europe.»
Des dysfonctionnements à l’IHEID dénoncés par des étudiant-e-s
«A Genève, la crise couve à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID). Un groupe d’étudiants et étudiantes occupe la cafétéria de la Maison de la Paix pour critiquer entre autres la gouvernance de l’institution. […] Des pancartes y dénoncent une certaine loi du silence. Les protestataires déplorent une représentation trop faible des étudiants dans les processus décisionnels ainsi que des salaires insuffisants pour les assistants. Pour Aurélie Semunovic, étudiante et co-organisatrice du sit-in, le problème se situe au niveau de la gouvernance. Elle dénonce notamment un cas de harcèlement sexuel répété qui n’a pas été traité. […] Pour la directrice de l’IHEID Marie-Laure Salles, les étudiants sont intégrés dans les processus décisionnels et les salaires des assistants ont été augmentés récemment. En outre, elle dit ne pas avoir connaissance de cas d’harcèlement sexuel.»
- structure universitaire
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- harcèlement sexuel et sexisme
Gain de cause pour le gréviste de la faim: le Parlement sera formé aux enjeux climatiques
«Guillermo Fernandez, qui avait entamé une grève de la faim le 1er novembre sur la Place fédérale, a obtenu gain de cause: les parlementaires suisses seront expressément formés aux questions climatiques le 2 mai 2022, a annoncé ce 9 décembre la présidente du Conseil national Irène Kälin. L’Académie Suisse des Sciences Naturelles (Scnat) a été chargée d’organiser cet événement et d’y inviter les experts suisses ayant participé au dernier rapport du Giec.» Le gréviste avait déjà bénéficié du soutien d’une vingtaine de scientifiques «aussi bien du Giec et de l’Ipbes — plate-forme onusienne équivalente, mais sur la biodiversité.»
EPFL : Des bourses postdoctorales pour former des leaders éco-responsables
«Un nouveau programme de bourses postdoctorales à l’EPFL, co-financé par l’Union Européenne [par le programme Horizon 2020], va permettre de financer des projets innovants répondant aux objectifs de développement durable des Nations Unies, par le biais de collaborations entre les secteurs académique, industriel et des organismes à but non lucratif.»
Trop d’honneur?
Le Doctorat honoris causa pour Mario Gattiker, Secrétaire d’Etat pour la Migration (SEM), a suscité des critiques: Les jeunes partis de gauche et des ONG de politique d’asile comme Droit de rester Fribourg, ont publié une une prise de position commune : « La politique inhumaine de Gattiker ne mérite aucune distinction ». L’article présente un livre («Zuviel der Ehre?)» qui se penche sur la question de l’utilité des Dr .hc. (en Allemagne et en Autriche). «Les honneurs et les déshonneurs nous renseignent sur le rapport à l’histoire et le système des valeurs en vigueur.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 décembre 2021
8Déc2021
Politique des hautes écoles
«Informer honnêtement au lieu de persuader»
Matthias Egger, président du Conseil national de la recherche du Fonds national suisse (FNS), plaide pour une communication scientifique transparente et indique un changement de paradigmes en termes de communication scientifique, entre les articles de référence «Top five tips for communicating science» (New Scientist, 2009) par Randy Olson et «Five rules for evidence communication» (Nature, 2020).
Comment créer un pont entre société et les sciences
Rédigé en collaboration avec la Jeune académie suisse, l’article présente plusieurs manières dans laquelles les scientifiques peuvent apporter leur expertise à la société. Pour cela, «Il faut non seulement des modèles scientifiques, mais surtout un sentiment commun d’équité et de confiance entre les partenaires. La confiance pourrait être créée, entre autres, moyennant une écoute active et le partage d’information, d’expériences et de risques.» Par ailleurs, «Il faut […] un entraînement commun pour établir la confiance entre les personnes et les organisations et clarifier les attentes communes en matière de communication et de flux d’information. C’est ainsi que peut naître un collectif qui agit de manière efficace et adaptative dans des situations de stress, car les capacités d’improvisation sont là. […] Les scientifiques traditionnellement formés n’ont pratiquement aucune expérience de ces processus et leur conception n’est pas une tâche facile.»
Concrètement, les auteur-e-s suggèrent deux mesures:
- Des cours obligatoires pour la relève académique sur les méthodes de travail inter- et transdisciplinaires et sur les systèmes complexes. Par ailleurs, la reconnaissance académique de ces compétences «fait défaut», car leur impact est difficilement quantifiable.
- Des réformes structurelles : «Par exemple, il faut des organisations de politique scientifique institutionnalisées qui relient les besoins de la société aux questions, aux objectifs et aux résultats de la recherche. Les stratégies actuelles de communication politique des universités tentent d’emprunter cette voie, mais restent unilatérales. […] Le public doit participer davantage à la production de connaissances.»
«Ce nouveau monde de la recherche donnera automatiquement une impulsion à des contextes culturels, sociaux et éducatifs plus diversifiés dans la prise de décision politique. […] Ce n’est qu’ainsi que nous trouverons les meilleures nouvelles idées et que nous aurons une chance de les mettre en œuvre.»
Lettre ouverte au Conseil des États en faveur d’une adhésion suisse au programme Erasmus+
L’Alliance « Pour une Suisse ouverte+souveraine » souligne l’importance d’Erasmus+ au moyen d’une lettre ouverte au Conseil des États. Parmi les 36 signataires figurent l’UNES, le Conseil suisse des Activités de Jeunesse et la Chambre vaudoise de commerce et de l’industrie.
L’UE s’apprête à renforcer sa coopération dans le domaine des maladies rares
Les maladies rares seront à l’ordre du jour de la présidence française du Conseil de l’UE. Les parties prenantes et les députés européens réclament un partage transfrontalier transparent des données afin de soutenir la recherche en matière de diagnostic, de traitement et de soins.
Les marches pour le climat ont suscité des vocations
«Le mouvement des grèves du climat a […] été un déclic pour bon nombre de jeunes. Décidant de prolonger leur engagement au-delà des cortèges et autres actions militantes, des jeunes gens se lancent dans des études en lien avec l’environnement et le développement durable. L’intérêt pour ces filières de formation est exponentiel ces dernières années.»
«Fini l’année sabbatique! Les étudiants filent direct à l’uni»
Selon l’OFS, «Le taux de passage direct vers les hautes écoles après la maturité gymnasiale a fortement augmenté avec la crise sanitaire. […] Ceux qui passent sans transition du gymnase à l’uni étaient 45% avant la pandémie, contre 53% l’an dernier.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 décembre 2021
7Déc2021
Politique des hautes écoles
Sept pays de plus associés au programme Horizon Europe
La Bosnie-et-Herzégovine, la Géorgie, Israël, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie rejoignent le programme européen de recherche Horizon Europe, ce qui porte à 14 le nombre total de pays associés.Ces accords signifient que parmi les 18 pays avec lesquels l’UE a officiellement négocié une association à Horizon Europe, seuls l’Albanie, le Maroc, la Tunisie et le Royaume-Uni doivent encore adhérer officiellement. La Commission a déclaré que l’Albanie devrait adhérer dans les semaines à venir.
Alors que le Royaume-Uni a été un acteur dominant dans les précédents programmes de R&D de l’UE, la Commission a refusé de finaliser son association face aux différends politiques en cours après le Brexit. La Suisse, qui a obtenu le plus de fonds parmi les pays tiers dans le cadre d’Horizon 2020, «est encore plus à l’écart» en raison de ses propres différends avec l’UE.
L’Université de Berne est certifiée pour sa politique en faveur des familles
L’Université de Bâle s’engage de manière stratégique et durable pour une orientation favorable à la famille. Elle est la première université suisse à avoir obtenu le certificat de l’audit «haute école favorable aux familles». Les représentant-e-s de l’université considèrent ce certificat comme une étape importante – mais il reste encore du chemin à parcourir.
« Nous espérons que nous serons désormais perçus comme un employeur encore plus attractif, et pas seulement en Suisse », ajoute Reto Jeker, responsable des ressources humaines.
L’Université de Zurich enquêtera sur les abus dans l’Église catholique
L’église catholique fait appel à l’Université de Zurich pour enquêter sur les abus sexuels commis en Suisse par des prêtres au cours des dernières décennies. Un contrat de recherche a été conclu après un an et demi de négociations. Selon les chercheuses, la grande question se pose de savoir dans quelle mesure les paroisses seront prêtes à coopérer et à dévoiler leurs archives.
Sarah Springman quitte le poste de rectrice de l’EPFZ
Après sept ans de service en tant que rectrice de l’EPFZ, Sarah Springman quitte son poste pour la fin de l’année. En février, elle deviendra Directrice du St Hilda’s College de l’Université d’Oxford. Son successeur sera le Professeur en Physique des particules et astrophysique Günther Dissertori.
Un comité scientifique pour conseiller la Ville de Bienne
La Ville de Bienne se dote d’un comité scientifique pour se faire conseiller en matière d’écologie. Une première en Suisse, le comité s’est réuni ce mois de novembre «pour donner des conseils à l’Exécutif biennois sur le thème de la protection du climat». Composé de deux figures politiques et quatre expert·e·s scientifiques, la première rencontre avec la Ville a débouché sur l’adoption de la Stratégie climatique 2050.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 décembre 2021
6Déc2021
Politique des hautes écoles
«La classe académique devient trop grande»
Selon l’auteur Thomas Sevic, «créateur de véhicules d’investissements» et diplômé universitaire, le nombre croissant de diplômé-e-s universitaires a comme conséquence la création d’emplois qui sont plus nuisibles qu’utiles à la société, et qui sont souvent financés par la communauté. Il divise ce type d’emplois dans 5 groupes:
- Gestionnaires de la diversité, chargé-e-s de racisme, délégué-e-s de vélos et autres chargé-e-s de mission
- Gestionnaires de qualité et concepteurs de modèles
- Résolution de conflits, relations internationales, aide au développement
- Entreprises proches de l’état
- Pseudo-entrepreneur-e-s
L’auteur estime que ces emplois ne seront bientôt plus suffisants pour absorber la surproduction de diplômées. Par ailleurs, «il serait également injuste de diaboliser en soi la forte proportion d’universitaires en sciences humaines : une partie de la création de valeur moderne se fait de plus en plus dans des domaines tels que la communication, la créativité, l’analyse ou le langage en général. Les apologistes des disciplines purement scientifiques sont souvent trop réducteurs. […] Mais il est également vrai que nous formons chaque année des milliers de diplômés universitaires dans des secteurs économiquement faibles, alors que nous faisons venir de l’étranger des milliers d’experts en informatique ou en finance.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2021
3Déc2021
Politique des hautes écoles
«Nos universités sacrifiées et sans soutien»
Les députés Alexandre de Senarclens (PLR, GE) et Florence Bettschart-Narbel (PLR, VD) regrettent le manque de soutien politique aux institutions académiques face à l’exclusion suisse du programme Horizon Europe : «les conseillères d’Etat chargées de l’Instruction publique des cantons de Genève et Vaud sont totalement absentes de ce débat. […] [Elles] doivent sortir de leur silence et former une coalition des cantons universitaires pour défendre la Suisse comme centre de recherche et d’avenir. L’Arc lémanique – par son dynamisme et son excellence – a des responsabilités et un rôle de leader à jouer pour contrebalancer la procrastination irresponsable dont fait preuve le Conseil fédéral dans ce dossier. […] Si nos universités ne peuvent s’arrimer à l’Europe, Genève, Vaud et la Suisse dans son ensemble seront durement pénalisés à l’avenir.»
Un «studio d’innovation» pour l’Université de Neuchâtel
La Faculté des sciences économiques de l’Université de Neuchâtel souhaite transformer une salle de cours en espace destiné aux travaux pratiques en groupe, appelé «studio d’innovation».
«La satisfaction n’est pas un critère de qualité de l’enseignement»
«Dans une nouvelle déclaration intitulée « Préoccupations et recommandations sur l’utilisation de la satisfaction des étudiants pour mesurer la qualité de l’enseignement », la Ligue des universités de recherche européennes (LERU) met en garde contre la pratique courante consistant à utiliser les enquêtes de satisfaction des étudiants pour évaluer les enseignants universitaires ou comme critère d’évaluation de la qualité de l’enseignement. Il convient plutôt de se concentrer sur les différentes composantes de l’enseignement et de l’apprentissage, y compris la perception qu’ont les étudiants de divers aspects de l’environnement d’enseignement et d’apprentissage.»
Le post-factuel prend le dessus
Selon Eduard Kaeser, physicien et philosophe et PhD en philosophie, «L’expérience de la pandémie montre qu’il est préférable que le factuel prenne le pas sur le «culturellement construit». Mais la bulle postmoderne ne veut pas éclater, au contraire : elle se gonfle.» Il regrette notamment qu’une populace («Mob») ait évincé la philosophe Kathleen Stock de l’Université de Sussex à cause de son opinion «vintage» selon laquelle certaines caractéristiques humaines sont déterminées en premier lieu par la biologie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 décembre 2021
2Déc2021
Politique des hautes écoles
Discussion sur l’intégrité de la recherche
Le nouveau code d’intégrité de l’Association suisse des sciences montre quels sont les principes de base à respecter et comment agir en cas de violations. Il a été présenté à Berne et a été débattu «de manière engagée». Astrid Epiney, Rectrice à l’Université de Fribourg, évoque que la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses est en train d’élaborer les conditions-cadres pour un centre de compétences avec un pool d’expert·e·s susceptibles de mener des enquêtes. Elle ajoute: « En Suisse, un tel centre de compétences ne pourrait toutefois qu’avoir une fonction de soutien. Pour des raisons juridiques, l’institution concernée doit mener elle-même les investigations et décider des mesures à prendre.»
Méthodes pour tisser le dialogue entre scientifiques et citoyen-ne-s
«La crise sanitaire a mis en lumière le fossé entre la communauté scientifique et le grand public. A l’heure des théories du complot et de la méfiance à l’égard des progrès technologiques, il est plus que nécessaire de bâtir une société de la connaissance.»
Le Monde présente, entre autres, l’Espace Mendès France, qui, dans la lignée de sa démarche d’éducation populaire, «expérimente des ateliers pour apporter la science au plus près du terrain» et un programme de dialogue entre chercheur-e-s et lycéen-ne-s (le Pacte mondial des jeunes pour le climat). Dans un article, Véronique Kleiner, médiatrice scientifique, parle de sa stratégie pour atteindre un public d’agriculteurs-rices ou de familles du cru pour des événements de médiation scientifique: «Nous faisons de la science sans en avoir l’air.»
«L’autonomie des universités est-elle menacée par la politique et le droit européen en matière de données?»
La Ligue des universités de recherche européennes (LERU) a publié une déclaration:
«Les universités sont devenues de plus en plus dépendantes des entreprises de plateformes dominantes qui définissent et dirigent les architectures numériques des universités par le biais de technologies matérielles et logicielles, ce qui entraîne un verrouillage de l’utilisateur et du vendeur. Dans le même temps, il n’est pas clair dans quelle mesure la législation européenne sur les données actuellement en cours d’élaboration affecte les universités. C’est pourquoi la LERU propose, dans cette déclaration sur les données, un certain nombre de principes de base pour traiter les données, en s’adressant à toutes les parties prenantes concernées : législateurs, fournisseurs numériques, individus dans les universités, universités et industrie.
Les données sont le pétrole qui alimente de plus en plus les développements économiques, universitaires et sociaux à travers le monde. Les universités ont un rôle important à jouer dans le paysage des données. Elles sont les gardiennes d’une culture commune de la connaissance et un agent de nouvelles connaissances. Cependant, les universités sont devenues de plus en plus dépendantes des sociétés de plateforme dominantes qui sont devenues une force motrice dans la conception des environnements d’apprentissage et d’enseignement des universités publiques. Ces entreprises définissent et orientent les architectures numériques des universités par le biais de technologies matérielles et logicielles, ce qui entraîne une dépendance vis-à-vis des utilisateurs et des fournisseurs. Ces évolutions menacent l’autonomie institutionnelle et la liberté académique, et portent atteinte au rôle de l’université dans la société. […]»
- autonomie – hautes écoles
- protection des données
- gestion de données de recherche
- gestion – ressources informatiques
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2021
1Déc2021
Politique des hautes écoles
Le National refuse de doubler le milliard de cohésion pour relancer les discussions avec l’UE
La commission de politique extérieure de la Chambre du peuple avait proposé de faire passer la contribution de la Confédération de 953 millions de francs à près de deux milliards. Cette hausse était soumise à une condition: la signature d’ici la mi-2022 de l’accord d’association de la Suisse aux programmes européens en cours Horizon Europe, Digital Europe, ITER, Euratom et Erasmus+.»
Plaidoyer en faveur d’un doctorat HES autonome
Andri Silberschmid est depuis mars 2021 le président de FH Suisse, l’organisation faîtière des diplômé-e-s des HES. Dans un entretien, il souligne l’importance pour les HES de former eux-mêmes des doctorant-e-s pour leur propre relève académique. «Les modèles de coopérations actuels avec les universités excluent des spécialisations comme celles dans les arts, la musique, en soins et ne sont donc pas une alternative tout à fait à la hauteur.»
La Source dédie un hub à l’innovation dans les soins
L’Institut et Haute École de la santé La Source, à Lausanne, lance un hub appelé «H4» destiné à accompagner des projets innovants dans le domaine des soins. La plateforme est financée par le Canton de Vaud à la hauteur de CHF 1,5 million.
Premier programme doctoral commun de l’EPFL et l’EPFZ
Les deux écoles polytechniques fédérales lancent un nouveau programme de doctorat commun dans les sciences de l’apprentissage. L’objectif est de former des spécialistes qui mettront à profit leurs connaissances techniques et scientifiques pour promouvoir la recherche, l’enseignement et l’apprentissage.
L’Université de Zurich ose l’indépendance digitale
L’Université de Zurich (UZH) développe son propre système d’examens en ligne, et elle a lancé un appel d’offre dans ce sens. La pandémie sert actuellement d’accélérateur à ce qui était de toute façon prévu à plus long terme : un apprentissage qui passe de plus en plus par le numérique. Selon l’appel d’offres de l’UZH: «L’acceptation et la demande de cadres d’examens électroniques dans l’offre d’enseignement de toutes les facultés» se sont «intensifiées de manière fulgurante» pendant la pandémie.»
Selon l’auteur de l’article, la numérisation dans les universités ouvre des portes, mais génère également des incertitudes: «Est-ce là l’avenir des études ? Moins de campus, plus de travail à domicile ? L’isolement à la maison au lieu d’une vie d’étudiant passionnante ? La numérisation pourrait toutefois résoudre un problème qui se fait de plus en plus pressant pour l’université depuis des années : le manque de place.»
Les présidentes du Club de Rome critiquent les universités
Selon les présidentes du Club of Rome, Mamphela Ramphele et Sandrine Dixson-Declève, beaucoup d’étudiant-e-s universitaires s’adressent à elles avec la question «comment diriger le monde dans le futur». «De nombreux professeures du monde entier confirment que les académies ne préparent plus les jeunes à résoudre les grands défis de notre époque et à réfléchir aux relations et à la complexité de notre monde. […] Nous devons offrir aux jeunes un espace de réflexion, de partage des connaissances avec des penseuses issues des disciplines les plus diverses, des sciences naturelles à la sociologie en passant par la politique et l’économie, et ce dans le monde entier.» Elles regrettent que les systèmes d’éducation de nombreuses pays en développement soient restés «figés au 16ème siècle».
Un nouveau master en sciences du cerveau
L’ETH Zurich et l’Université de Zurich proposent conjointement un nouveau master interdisciplinaire en sciences du cerveau dès l’automne 2022. Le programme combine la biologie, les neurosciences et les méthodes cliniques.
Du favoritisme éditorial dans la recherche biomédicale?
«Une étude française soulève des doutes quant à l’intégrité de certaines revues de recherche biomédicale. Des auteurs semblent bénéficier d’un passe-droit dans l’évaluation de leur recherche grâce à leur proximité avec le comité éditorial de certaines revues. Ces comportements révèlent les failles de certains systèmes d’évaluation de la recherche.»
«La proximité des hautes écoles spécialisées avec les entreprises représente une valeur ajoutée pour la Suisse».
«Laurent Sciboz est membre du conseil suisse de la science et professeur ordinaire à la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) où il dirige l’Institut d’informatique de la HES-SO Valais-Wallis. Sur la question des défis des HES, il note en premier: «La coopération entre les HES et les universités est encore insuffisante. C’est dommage, car les différentes hautes écoles sont souvent basées dans la même ville. Ce problème est peut-être aussi dû aux traditions respectives de ces deux types de hautes écoles: certaines universités existent depuis des siècles, alors que les HES n’ont été fondées qu’il y a quelques décennies. Avec une meilleure collaboration, on pourrait mieux contribuer à la chaîne de valeur en Suisse.» Les autres défis concernent l’interdisciplinarité et le financement des projets de recherche, une grande partie de la recherche des HES n’étant pas directement soutenue par les cantons. «En conséquence, le risque que des collaborateurs scientifiques expérimentés quittent notre équipe devient important.»
Les Universiades annulées
«Lucerne renonce aux Universiades d’hiver, qui devaient se dérouler du 11 au 21 décembre. Cet événement sportif devait réunir quelque 1600 étudiantes et étudiants issus de 540 hautes écoles de plus de 50 pays. Les restrictions de voyage qui se répandent dans le monde à la suite de l’apparition du variant Omicron l’auraient empêché de se tenir dans des conditions acceptables.»
L’Université de Lucerne, qui servait de quartier général de l’événement, avait planifié pour le mois de décembre le déroulement des cours universitaires en ligne, et maintient cette décision.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er décembre 2021
30Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 novembre 2021
29Nov2021
Politique des hautes écoles
Pour la première fois, l’EPFL décerne un diplôme non genré
«Nara, 24 ans, a obtenu de l’école que son master reçu en octobre n’utilise pas de formule au masculin ou au féminin. Récit d’une croisade qui a démarré à fin 2020.»
«Dépités, les scientifiques ont tentés de faire plier la justice»
En soutenant que les tribunaux doivent écouter la science et acquitter les activistes du climat qui avaient occupé le siège des Retraites Populaires en 2019, six chercheurs et chercheuses se défendent d’être sortis de leur rôle. Dans une publicité, ils s’étaient adressé au juge l’invitant à «écouter les scientifiques» et à aquitter les activistes
Plaidoyer pour une science ouverte et visible
Cem Gabay, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, estime que la crise sanitaire a dévoilé «dans certains cercles» la méfiance envers les sciences. Face à cela, il rappelle le «devoir essentiel de l’université: l’ouverture vers la cité dans toutes ses incarnations, politiques, ou associations, mais aussi et surtout la population, et notamment la jeunesse. Pour cela, nous devons faire l’effort de communiquer plus, mieux peut-être, et différemment. Nous devons faire notre révolution culturelle en apprenant à dialoguer au-delà de nos canaux habituels. C’est cela, aussi, la science ouverte.»
«De la dommageable anglicisation de nos universités»
Pascal Praplan, titulaire d’une licence ès langue et littérature anglaises, regrette la prévalence de l’anglais dans l’enseignement et la recherche universitaire.
Université de Berne: «Ici, l’expérimentation animale est éthiquement responsable»
L’Université de Berne souhaite contribuer à offrir aux malades le meilleur type de soutien possible, affirment le Recteur de l’Université de Berne Christian Leumann et le Vice-recteur à la recherche Daniel Candinas. Lorsqu’aucune autre méthode ne permet d’atteindre le but recherché, les expériences sur les animaux sont donc aussi éthiquement responsables, soulignent-ils dans l’interview parue dans le dernier magazine UniPress sur le thème de l’expérimentation animale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2021
26Nov2021
Politique des hautes écoles
La Déclaration de Ljubljana sur l’égalité des genres vise à corriger le déséquilibre dans la recherche et l’innovation
«La Déclaration de Ljubljana portera ses fruits dans le nouvel Espace européen de la recherche [EER] revitalisé, sous la forme d’une action de l’agenda politique de l’EER visant à promouvoir l’égalité des sexes et à favoriser l’inclusion, mise en œuvre au cours des trois prochaines années», a déclaré Simona Kustec, ministre slovène des sciences. Parmi ses objectifs, la déclaration s’engage à garantir des parcours professionnels équitables, ouverts, inclusifs et égalitaires entre les sexes dans la recherche, à utiliser les plans d’égalité des sexes pour promouvoir un changement institutionnel systémique et supprimer les obstacles institutionnels, et à renforcer les réalisations en matière d’égalité des sexes au sein de l’Espace européen de la recherche.
Dans le cadre d’une autre initiative visant à promouvoir l’égalité, la Commission exige de tous les candidats à ses subventions Horizon Europe qu’ils démontrent que leur institution a mis en place un plan d’égalité des sexes.
Le sommet du Conseil européen de l’innovation (EIC) a coïncidé avec la publication de She Figures 2021, qui souligne l’ampleur de l’écart entre les sexes, avec seulement 26% des postes de professeurs titulaires dans les états-membres de l’UE occupés par des femmes.
L’Université de Suisse italienne à la tête d’un classement
L’Université de Suisse italienne (USI) est a reçu le Global Studen Satisfaction Award, dans la catégorie «Interaction étudiant-e – enseignant-e».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 novembre 2021
25Nov2021
Politique des hautes écoles
Angelika Kalt, directrice du FNS, élue à la co-vice-présidence de Science Europe
«Pour la première fois, le FNS siège à la direction de Science Europe. Il pourra ainsi faire valoir encore davantage son expertise au plan international. […] Science Europe représente les principaux organismes publics de financement et de recherche en Europe. Depuis sa création en 2011, cette organisation œuvre en faveur de l’excellence de la recherche et de l’efficacité des politiques en la matière. Ses domaines d’action comprennent la liberté académique, l’éthique et l’intégrité de la science, l’accès à la recherche, les infrastructures, l’égalité des sexes, l’open access et l’évaluation de la recherche.»
L’Université de Zurich s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2030
L’Université de Zurich prend des mesures pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2030, 50 % des émissions devant être réduites par des mesures internes. En 2018/2019, 35 % des émissions à effet de serre ont été émis lors des déplacements en avion. L’Université vise donc une réduction d’au moins 53% de ses vols.
L’Université de Genève se dote d’un premier bilan carbone
«L’Université [de Genève] a récemment rendu publics les résultats d’une analyse de son empreinte carbone. Ces données brutes vont servir à orienter la politique de développement durable de l’institution. Explications avec Fabrice Calame, conseiller au Rectorat responsable de ces questions.»
Un accès aux données administratives pour la recherche permettrait des meilleures décisions politiques
Kurt Schmidheini, professeur en économie à l’Université de Bâle, regrette que beaucoup de données étatiques ne soient pas accessibles pour la science, comme par exemple les données sur les impôt. Ce type de données pourraient fournir des informations sur les perspectives d’avancements économiques de la population, mais également sur l’impact d’un changement de loi.
Selon l’expert, il y a une demande pour une politique basée sur un «vrai savoir», des preuves. «Nous devrions savoir en avance quelles conséquences auront les décisions.» La Suisse aurait commencé ces dernières années à faire des estimations financières sur l’impact des changements de loi, mais en ce moment, ces analyses sont faites par des expert-e-s internes à l’administration. «Pour les chercheur-e-s ou citoyen-ne-s il est impossible de savoir si ces informations sont cohérentes.» Il y a déjà eu une telle erreur dans une étude en 2016 concernant la discrimination fiscale des couples mariés, qui aurait eu comme conséquence la décision de refaire le vote.
«La Suisse a peu de données organisées de façon centralisée, et aussi peu de tradition pour utiliser les données pour la politique. Cela est probablement dû à une attitude plus critique envers l’État par rapport à d’autres pays, par exemple par rapport aux pays scandinaves. En Suisse, nous pensons que l’État ne doit pas avoir trop de pouvoir. Et les données c’est aussi du pouvoir.» Il évoque également la question de la protection des données de recherche. «Une structure de données bien protégés serait généralement un bon avantage pour la place de la recherche empirique en Suisse.»
Par ailleurs, la pandémie aurait montré qu’il est important de fournir l’accès aux données pour que les citoyen-ne-s puissent accepter les recommandations des épidémiologistes.
- rôle des scientifiques
- protection des données
- gestion de données de recherche
- collaboration hautes écoles – politique
«Want research integrity? Stop the blame game»
Malcom Macleod, directeur académique pour l’amélioration et l’intégrité de la recherche l’Université d’Edimbourg et professeur en neurologie et neuroscience translationelle, estime que les universités devraient se concentrer sur des mesures pour améliorer l’intégrité de la recherche plutôt que l’intégrité des chercheur-e-s. «Si la qualité du travail de chaque scientifique pouvait être améliorée ne serait-ce qu’un peu, l’impact global sur l’intégrité de la recherche serait énorme. Je me suis efforcé de comprendre comment les institutions peuvent encourager des améliorations progressives et de grande envergure. Deux choses sont nécessaires : un changement collectif de mentalité et une évolution vers des mesures appropriées.»
Quand des universitaires féministes sont accusées de transphobie
«Le débat fait rage dans les universités britanniques entre les défenseurs des droits des trans et les féministes convaincues que le sexe est une réalité biologique. La querelle a désormais pris des airs de chasse aux sorcières. Récit.»
L’Université de Saint-Gall «se disculpe»
L’Université de Saint-Gall est arrivée à la conclusion, moyennant deux groupes de travail internes, qu’elle n’est pas influencée par la chine. Le seul expert externe du groupe de travail était, jusqu’à récemment, membre du Conseil d’administration d’un Institut Confucius, rattaché au Ministère chinois pour l’éducation. L’auteure de l’article en vient à la conclusion: L’université souhaite se disculper elle-même.
Un des rapports préconise cependant l’établissement d’un nouveau groupe de travail d’experts interne externes pour discuter des problèmes comme l’autocensure lors d’une collaboration avec la Chine. Par ailleurs, le sénat de l’Université organisera un atelier sur les particularités d’une collaboration scientifique avec la Chine.
Zurich : les coûts de contrôle du certificat Covid
La HES zurichoise ZHAW contrôle tous les jours les certificats de 2500-2950 personnes. Chaque semaine ce contrôle dans les 33 bâtiment de la HES coûte CHF 100’000.-.
L’Université de Zurich et l’EPFZ dépensent beaucoup moins, parce qu’il y a seulement des contrôles par échantillonnage dans ces institutions. Les coûts s’élèvent donc à seulement CHF 15’000.- à CHF 25’000.-.
Repas subventionnés et codes QR
L’Université de Genève et la HES-SO Genève proposeront dès le 6 décembre des repas «Fourchette verte» à 5 francs pour le corps étudiant, subventionnés par le canton. Une application web, en phase finale de développement, permettra au corps étudiant de générer des codes QR personalisés pour cette réduction, des codes qui seront non transmissibles et valables une fois par jour.
L’Unil dans les médias
A quoi ressemblera HEC de demain?
«Marianne Schmid Mast est depuis cet automne la nouvelle doyenne d’HEC [de l’Université de]Lausanne. Psychologue de formation, spécialiste en leadership et management, son profil est différent de celui de ses prédécesseurs. Dans une interview donnée au Temps, elle détaille sa vision d’HEC Lausanne, dans la continuité de ce qu’a fait le précédent décanat mais en renforçant certaine dimensions comme la durabilité. Elle revient aussi sur l’image faussée que l’on se fait de la faculté, uniquement tournée vers l’économie pure, alors qu’elle est bien plus diverse.»
Revue de presse UNIL 25 novembre 2021
24Nov2021
Politique des hautes écoles
Un deuxième milliard pour la cohésion en échange d’un accès à Horizon Europe et Erasmus?
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) propose de doubler le milliard de cohésion pour l’UE à condition que cette dernière accepte la Suisse en tant que membre associé à part entière des programmes Horizon Europe et Erasmus+. La proposition suscite des réactions partagées parmi le monde politique suisse et des explications de la part des membres de la CPE-N.
Prises de positions critiques :
- Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) soulève plusieurs limites : Avec une telle augmentation, des «travaux préparatoires approfondis» supplémentaires seraient nécessaires avec les pays partenaires. De plus, l’orientation thématique de ces nouveaux fonds devrait être discuté au préalable, ce qu’il n’estime pas faisable dans le temps limité à disposition. (NZZ)
- Damian Müller (PLR, LU), président de la CPE du Conseil d’Etat, critique que la Suisse signalerait ainsi qu’elle considère l’UE comme achetable, et qu’elle n’a rien d’autre à offrir que de l’argent. Il exige que la Suisse développe un plan concret avec une stratégie de développement des relations bilatérales. (NZZ)
- Benedikt Würth (Le Centre, SG), conseiller aux États, considère également qu’il faut d’abord élaborer un paquet global qui servira de base à d’autres discussions, dont les contributions feront parti. (NZZ)
- Pour Philipp Matthias Bregy (Le Centre, VS), conseiller national, présenter une proposition dans le «vide» sans consulter l’UE n’est pas efficace. Selon lui, il faut attendre la rencontre du ministre des Affaires étrangères Cassis avec le vice-président de la Commission européenne en janvier 2022 à Davos (lors du Word Economic Forum).
Explication de la part de membres de la CPE-N :
- Eric Nussbaumer (PS, Bâle), initiant de cette proposition, la conçoit comme «un antidote à la situation empoisonnée générée par la rupture unilatérale des négociations sur l’accord-cadre institutionnel». (La Liberté)
- Christine Bulliard-Marbach (le centre, FR), évoque l’urgence de la situation actuelle. Sans signal rapide à l’UE, «nous allons perdre la possibilité de nous associer à Horizon Europe.[…] Le but est de proposer une base de discussion, ce que l’UE attend de nous, avec l’association de la Suisse à Horizon Europe en contrepartie.» (La Liberté)
Selon la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et le Temps, il est peu probable que la proposition passe les deux chambres du Parlement. Le Conseil d’État, qui est généralement plus sceptique vis-à-vis de la contribution à la cohésion, devrait s’y opposer.
«Chambardements dans l’évaluation des scientifiques»
Dans le monde de la publication scientifique française, un changement de paradigme s’annonce : l’instrument d’évaluation qui mesure l’impact des journaux scientifiques se fait abandonner par de plus en plus de financeurs de la recherche. Il s’agit d’un système de calcul qui indique combien de fois un·e chercheur·euse est cité dans des articles de recherche. A travers les années, il s’est développé comme le moyen privilégié pour classer les chercheur·euse·s et de rendre compte de leur réputation. Cependant, il mesure plus souvent la quantité de publications que leur qualité.
Pour cette raison, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ne demandera plus la liste de publications de ses candidat·e·s. En revanche, il s’intéressera plus précisément à différentes facettes d’un choix limité de publications pour évaluer sa qualité. Pour Chérifa Boukacem, professeure en science de l’information de l’université Claude-Bernard-Lyon, il s’agit d’un véritable changement de culture : «On passe d’un paradigme quantitatif à un paradigme plus narratif, dans lequel le chercheur explique ses contributions et où plusieurs facettes de l’activité sont prises en compte ».