Filtres des articles

Recherche

Tendances des 2 dernières semaines

Aucun mot-clé trouvé.

Sujet: expérimentation humaine

Refus de l’initiative contre l’expérimentation animale

L’initative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine a été rejeté par 79,1 % des votant·e·s. Aucune autre initiative a été balayé aussi clairement au cours des six dernières années. Cependant, le sujet devrait revenir sur la scène politique prochainement:

  • Les Jeunes Vert·e·s du canton de Vaud ont lancé une pétition demandant que les méthodes alternatives reçoivent le même soutien financier que les expérimentations animales.
  • Sentience Politics, le comité derrière l’initiative bâloise pour des droits fondamentaux pour les primates (qui a également été refusé par 75% des voix ce dimanche) va probablement soumettre une nouvelle initiative pour l’interdiction de l’élevage intensif au niveau fédéral à la fin de l’année.
  • La Commission de la science, de l’éducation et de la recherche du Conseil national a approuvé en novembre une initiative parlementaire de Katja Christ (PVL, Bâle-Ville) selon laquelle davantage de fonds devraient être alloués au développement d’alternatives à l’expérimentation animale.
Retours négatifs à l’Initiative populaire « Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine »

L’initiative visant à interdire l’expérimentation animale et humaine soumise au vote le 13 février prochain continue à susciter des réactions.

Catherine Labouchère, députée (PLR, VD) avance que si l’initiative passe, «les patients et les animaux subiront l’arrêt de la recherche de plein fouet avec comme seule solution un exode vers des pays plus tolérants, pour certains moins réglementés avec des protocoles moins sévères. La médecine à deux vitesses s’installera de façon insidieuse et sans profit aucun pour la population humaine et animale captive, car sans possibilité de s’expatrier». (24 heures)

Quatre scientifiques de l’Université de Fribourg s’opposent à l’initiative, en expliquant le processus d’autorisation fortement réglementé et les effets néfastes pour le progrès en médecine humaine et animale en Suisse en cas d’un oui à l’initiative. (Le Temps)

Le responsable du Centre du phénoménologique de l’EPFL, Xavier Warot, est également contre l’initiative populaire, et voit cela comme occasion de parler de l’expérimentation animale. «Longtemps, certains scientifiques pratiquant l’expérimentation animale étaient dans leur tour d’ivoire. Mais la confiance s’est érodée, et il est temps d’informer et de s’ouvrir à l’échange». (Heidi.news)

«La tendance dangereuse du véganisme total»

L’auteur de l’article estime que l’inititiative populaire qui vise l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine revient à saper le droit fondamental à la santé. Par rapport à cette initiative («grossière, mais triviale»), l’initiative bâloise d’accorder des droits fondamentaux aux primates non-humains est plus raffinée et il est plus difficile de cerner ses conséquences. Et selon l’auteur, «C’est là que réside le risque.» La philosophie de son organisation initiatrice Sentience Politics repose sur l’idée que les intérêts de l’être humain ne doivent en principe plus primer sur ceux des autres êtres vivants sensibles. «Etape par étape, il s’agit d’une grande utopie: la suisse végane dans tous les domaines de la vie.»

«Expérimentation animale: oser l’ambiguïté du dialogue»

Servan Grüniger et Marie Zufferey, président et coresponsable de l’antenne romande du groupe de réflexion «pour une culture favorable à la recherche» Reatch!, ont rédigé un article sur les conséquences néfastes qu’aurait l’acceptation de l’initiative populaire pour l’interdiction d’expérimentations sur les animaux et les humains.

«… le débat sur l’expérimentation animale ne devrait pas se limiter à mettre aux prises défenseur·euse·s des animaux et chercheur·euse·s recourant à l’expérimentation animale. A côté de ces protagonistes, il serait profitable que s’asseyent à une même table non seulement les professionnel·le·s travaillant avec des animaux de laboratoire, mais également des personnalités issues de la médecine humaine et vétérinaire, de l’éthique, de la statistique ou du droit. En outre, le public doit avoir accès à un contenu informationnel qui dépasse les slogans réducteurs.» Dans cette idée, le groupe Reatch organise ainsi un débat public sur cette question.

Débat sur l’expérimentation animale

Johannes Boacek, Professeur en neurosciences à l’École polytechnique fédérale, explique «pourquoi il est trompeur de penser que nous pouvons remplacer complètement l’expérimentation animale par des méthodes alternatives, et pourquoi nous devons abaisser plutôt qu’élever les obstacles à la recherche.» Il estime qu’il serait possible et nécessaire de rationaliser les procédures administratives relatives aux licences expérimentales. (ETH)

Expérimentation animale: les milieux scientifiques condamnent une initiative «extrême»

L’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale ne laisse pas d’inquiéter les milieux scientifiques. Lors d’une prise de parole commune, le 13 janvier 2022, les représentants des principales institutions du pays, autour du Fonds national suisse (FNS), ont réaffirmé leur opposition drastique au texte et leurs inquiétudes s’il emportait le suffrage populaire.

L’initiative contre expérimentation animale, un « danger pour la santé »

«Le texte qui veut interdire l’expérimentation animale et humaine en Suisse aurait des conséquences « désastreuses » pour la santé humaine et la recherche. Un comité de partis de gauche et de droite a plaidé lundi en faveur du non lors de la votation du 13 février. […] Cette initiative menacerait les soins médicaux pour la population, a avancé le comité interpartis devant les médias. Elle créerait également d’énormes problèmes pour la médecine vétérinaire, la recherche et l’innovation, l’industrie pharmaceutique et l’agriculture.»

Selon l’auteure de l’article paru dans la NZZ am Sonntag, l’argument, souvent avancé, que de moins en moins d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation animale, n’est pas tout à fait valide: «Le nombre d’animaux de laboratoire « utilisés » représente moins de la moitié de tous les animaux de laboratoire qui meurent chaque année dans les instituts de recherche suisses. Des centaines de milliers d’animaux sont certes élevés pour l’expérimentation, mais jamais utilisés à des fins scientifiques.» Du point de vue du comité d’initiative, la Confédération maquille le nombre de victimes de l’expérimentation animale. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, compétent en la matière, rejette cette accusation.

La Conseillère aux Etats Maja Graf (Verts, BL), opposée à l’expérimentation animale, se montre choquée par le grand nombre d’animaux de laboratoires: «Cela soulève beaucoup de questions pour moi». Cependant, elle ne soutient tout de même pas cette initiative, car elle «manque sa cible».

Detlef Günther, vice-président pour la recherche à l’EPFZ, s’oppose également contre l’initiative, et souligne l’importance d’une discussion basée sur les faits où les chercheur-e-s peuvent exprimer leurs points de vues sans devoir craindre pour leur vie.

Alain Berset balaie l’initiative qui vise à interdire l’expérimentation animale et humaine

«Sans faire dans la nuance, le conseiller fédéral a appelé au rejet de l’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine qui sera soumise au peuple le 13 février prochain. Le texte vise à interdire totalement la pratique en Suisse sur les animaux, mais aussi à interdire l’importation de produits développés à l’étranger par ce biais. […] Si environ 80 associations soutiennent les initiants, la puissante Protection suisse des animaux (PSA) s’abstient de le faire, elle qui juge le texte trop extrême. Même si aux yeux du Conseil fédéral l’affaire semble claire tant les fronts sont figés, ce sujet hautement émotionnel risque d’occuper les débats […].» (24 heures)

Le Tages-Anzeiger met en avant l’importance des expérimentations animales (et humaines) pour la sortie de la crise sanitaire, la baisse du nombre d’animaux utilisés pour la recherche en Suisse, et le manque de soutien de l’initiative au parlement.

Nouveau site web pour réunir les études cliniques des HUG et de l’UNIGE

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) se dotent d’un site web pour y réunir l’ensemble de ses recherches. Le site recherche.hug.ch a comme premier objectif de pouvoir mieux communiquer avec les participant·e·s d’études cliniques.

«Participer à une étude clinique signifie contribuer au développement de la science médicale, mais aussi potentiellement bénéficier de traitements nouveaux en échange de données de santé. Les bénéfices mais aussi les risques doivent impérativement être exposés aux volontaires au préalable», déclare l’initiatrice du projet, Nadja Elia, qui travaille pour l’UNIGE et pour les HUG en tant qu’anesthésiologiste.

Un scientifique zurichois défend l’expérimentation animale

Ce lundi 6 juin, le Conseil des États examine l’initiative visant à interdire les expériences sur les animaux. Les exigences sont de grande portée : non seulement les expériences sur les animaux seraient automatiquement définies comme des actes de cruauté punissables, mais la recherche sur les humains serait également largement interdite.

Pour le neuroscientifique et professeur en imagerie expérimentale à l’Université de Zurich Bruno Weber, une telle interdiction serait un désastre pour la recherche. Son groupe de recherche observe notamment la circulation du sang dans les plus petits vaisseaux sanguins, ce qui n’est pas possible sans un cœur qui pompe le sang. C’est pourquoi les expériences sur les animaux sont irremplaçables pour la recherche argumente-t-il. Pour démontrer que les expériences sur les animaux sont déjà assez strictement réglementées, il présente son laboratoire au journal Blick.

L’auteur de l’article estime qu’il est peu probable que l’initiative aboutisse. Le Conseil fédéral et le Conseil national ont déjà recommandé son rejet, et même le mouvement de protection des animaux s’y est opposé.

Les conséquences scientifiques des droits fondamentaux pour les singes

Le canton Bâle-Ville votera prochainement sur une initiative visant à garantir aux primates «non humains» des droits fondamentaux. Hans-Peter Schreiber, ancien professeur de bioéthique estime derrière cette initiative se cache l’intention d’obtenir un droit fondamental au niveau fédéral pour d’autres animaux, afin que plus aucun animal ne puisse être utilisé à des fins de recherche.

Ceci ne serait irresponsable, car l’expérimentation animale contribue de manière décisive à la production de connaissances en médecine humaine. Face à la population vieillissante, une acceptation de cette initiative serait hautement irresponsables envers des millions de personnes souffrant de troubles neurologiques qui espèrent des avancés scientifiques pour le développement de thérapies.

Par ailleurs, la médecine humaine et la médecine vétérinaire étant étroitement liés, les avancées en médecine humaine permettraient également aux humains de mieux soigner les animaux. En conséquence, Hans-Peter Schreiber conclue qu’une acceptation de l’initiative serait «inacceptable» du point de vue éthique de la médecine humaine et animale.

Pour un «non» à l’initiative populaire contre l’expérimentation animale et humaine

Servan Grüninger, président du groupe de réflexion «Reatch – Research and Technology for Switzerland», plaide pour le «non» à l’initiative populaire «contre l’expérimentation animale et humaine», qu’il nomme «l’interdiction de la recherche et de la médecine». D’après lui, même les recherches en psychologie, en sciences du sport ou en économie comportementale seraient mises en danger par cette initiative. L’importation de médicaments développés à l’étranger tels que le vaccin contre la grippe seraient interdite et la population suisse serait à la merci des pandémies futures.

Il dénonce la manière émotionnelle que la presse aborde ce sujet, qui fait le jeu des initiant-es et empêche tout débat rationnel.

«Les médias se perdent dans les coulisses des sujets scientifiques et techniques.»

L’auteur Servan Grüniger, Président du groupe de réflexion reatch, démontre avec beaucoup d’exemples que les médias ne représentent pas de façon équilibrée les enjeux essentiels de certaines initiatives qui touchent les domaines scientifiques et techniques.

Le parlement est, par exemple, actuellement en discussion sur l’initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine». Outre l’interdiction de l’expérimentation animale, l’initiative appelle à une interdiction totale de la recherche sur les humains et à une interdiction des importations de tous les produits médicaux nouvellement développés qui ont été testés auparavant sur des humains ou des animaux. Cette initiative ne «détruirait pas seulement en grandes parties la place scientifique suisse, mais mettrait en danger les vies humaines. […] Cependant, au lieu d’examiner de manière critique toutes les conséquences de l’initiative, le débat médiatique porte presque exclusivement sur l’expérimentation animale.» L’auteur juge aussi inefficace la prise de position de swissuniversities, qui se focalise également trop sur la recherche animale.

Les discussions autour de la vaccination, du changement climatique et de le 5G ne seraient également pas équilibrées. L’état de la recherche (et les certitudes qui y sont liées) sont souvent mal comprises, et l’importance donnée à certaines risques est influencée par des sentiments et craintes subjectifs.

Le problème des études cliniques non-publiés

D’après des recherches de la SRF, environ 20% des études cliniques en Suisse ne sont pas publiées et leurs résultats seraient donc inaccessibles aux chercheurs, mais également aux médecins et patients. Ce refus de publier peut porter des conséquences considérables, telle que l’étude menée sur le disque intervertébral artificiel (Cadisc) dont l’utilisation s’était avérée problématique pour la santé, mais qui n’a pas empêché sa commercialisation en 2010. Il fallut attendre 4 ans avant que ce produit soit retiré du marché.
L’organisation étudiante internationale Universities Allied for Essential Medicines (UAEM) avance qu’elle veut agir et ne plus regarder cette situation les bras croisés. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) voient leur responsabilité dans l’encouragement et la formation continue des chercheurs, plutôt que «jouer les policiers». L’Hôpital universitaire de Bâle a engagé deux personnes supplémentaires qui soutiendront des chercheurs de l’enregistrement («Registrierung») à la publication. Cela faciliterait la mise au courant des dirigeants du domaine sur les recherches en cours et leurs publications.

L’initiative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine a récolté le nombre nécessaire de signatures

L’initiative populaire «oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès» lancée le 2 octobre a réuni les 100’000 signatures nécessaires à son dépôt, bien avant le délai maximal, à savoir le 3 avril 2019. Le groupe d’initiant·e·s, originaires de St.Gall, affirme que l’interdiction ne concernerait pas uniquement l’expérimentation, mais également le commerce et l’importation de produits testés sur les animaux.
D’après plusieurs sondages, une majorité de la population suisse se montrerait néanmoins sceptique face à cette initiative, jugée trop radicale. L’Association «Protection suisse des animaux» prend également ses distances avec le texte, affirmant ne pas vouloir entrer dans des «discussions politiques stériles» pour se focaliser sur l’interdiction d’expérimentations avec les primates.

Réactions sur le fait que VW a fait des expérimentations sur l’effet des gaz d’échappement sur hommes et singes

La Commission européenne s’est dite «choquée» mardi (30.01.2018) par la révélation de expérimentation sur des singes et des humains par l’industrie automobile allemande pour savoir quels sont les effets du dioxyde d’azote sur leur état de santé. Un article de Watson conclut que ces expérimentations de ce type auraient bien pu être faites en Suisse, même sans l’accord d’une commission d’éthique.

Ce qui est «irritant» pour Alan Niederer, médecin et journaliste de la NZZ, c’est que «l’industrie n’est pas intéressée à des données scientifiques propres et scientifiques, elle a utilisé la recherche pour des intérêts de marketing». Il indique notamment les faiblesses scientifiques de ces recherches, qui ont été faites en collaboration avec la Haute école technique d’Aix-la-Chapelle. Alan Niederer estime que l’idée d’une participation financière des responsables de la pollution n’est pas fausse, mais «l’emploi de ces fonds devrait être décidé par une commission neutre comme en Suisse le FNS».