En réponse aux reproches faites aux «urban studies» à l’Université de Bâle, le professeur émerite en sociologie Ueli Mäder défend son alma mater: «L’université de Bâle n’est «absolument pas» un refuge pour l’activisme de gauche, comme on le prétend. Elle est bien trop pluraliste pour cela. Et le domaine des études urbaines est «très renommé et accepté» depuis des années.» Par ailleurs il est «déplacé» de mettre l’ensemble du domaine dans un coin à cause de certaines déclarations – «qui sont effectivement très discutables».
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29Nov2023
Politique des hautes écoles
Le Canada signera l’accord d’association Horizon Europe l’année prochaine
Bruxelles et Ottawa prévoient de signer un accord officiel d’ici à la mi-2024 pour que le Canada devienne un membre associé du programme de recherche Horizon Europe, ce qui signifie que les chercheurs canadiens pourront demander des financements européens aux côtés de leurs partenaires européens.
L’expansion d’Horizon au Canada est la dernière d’une série d’accords que l’UE cherche à conclure avec d’autres économies développées. La Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont adhéré cette année, et des discussions sont en cours avec la Suisse, la Corée et le Japon. L’accord canadien se concentre actuellement sur les principales subventions de recherche collaborative d’Horizon dans les domaines de l’énergie, de la santé, du numérique et d’autres secteurs, mais, selon les représentants canadiens, il pourrait à terme s’étendre à d’autres parties d’Horizon, telles que les subventions de science fondamentale du Conseil européen de la recherche et les actions Marie Skłowdowska Curie pour les échanges d’étudiants.
A l’Université de Genève, «une crise ne remet pas en cause le processus»
Dominique Belin, professeur honoraire de l’Université de Genève, revient sur les difficultés rencontrées pendant le processus pour désigner le ou la nouvelle rectrice de l’Université de Genève. Ces difficultés «résultent de l’accumulation de plusieurs facteurs», et il revient sur les différentes étapes de la prise de décision.
Se payer un soutien en ligne pour réussir?
«A Genève, pour quelques centaines de francs, les étudiants de première année de médecine peuvent souscrire à des abonnements en ligne de soutien à l’apprentissage. E-learning, QCM, conseils d’organisation et examens blancs avec classement: les petites sociétés qui proposent ces prestations, comme Exa-MED et UpMed, rivalisent de slogans pour encourager la souscription. […] Dans un cas comme dans l’autre, les contenus ont été créés spécifiquement autour du programme de la Faculté de médecine de Genève.» L’article revient sur des offres qui fâchent l’Association des étudiants en médecine de Genève (AEMG) et agacent la faculté. Le vice-doyen de la faculté de médecine Mathieu Nendaz tranche : «Pour l’Université, ces prestations payantes, proposées par des privés, «utilisent l’enjeu de l’examen et l’anxiété des étudiants pour tenter de compléter ce que fait déjà l’institution pour préparer les étudiants à l’examen et posent la question de l’égalité d’accès à ces activités selon les moyens financiers».
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- enseignement – méthodes et outils
- enseignement – en ligne
Les universités saoudiennes perdent des chercheurs très cités après la révélation de pratiques douteuses
«Le nombre de chercheurs de haut niveau affiliés à des universités d’Arabie saoudite a fortement diminué, quelques mois après qu’il a été révélé que les institutions incitaient d’éminents scientifiques à l’étranger à déclarer une affiliation saoudienne – souvent en échange d’argent – dans le but d’améliorer leur classement.»
Pôles de recherche nationaux (PRN) : le FNS lance une nouvelle mise au concours
«Sur mandat de la Confédération, le FNS met au concours une nouvelle série de Pôles de recherche nationaux, ouverte à toutes les disciplines et thématiques. […] En collaboration avec la Confédération, le FNS a adapté le cadre de la mise au concours des PRN et remanié la procédure de sélection, en tenant également compte des recommandations formulées suite aux analyses réalisées sur les mises au concours précédentes. […] Les adaptations de la procédure de sélection visent en particulier à renforcer la transparence.»
Les fonctionnaires genevois pourront demander à travailler jusqu’à 67 ans
«A Genève, les fonctionnaires pourront, à leur demande et avec l’accord de leur employeur, travailler jusqu’à 67 ans. Acceptée jeudi soir par le Grand Conseil, cette possibilité concerne aussi les collaborateurs de la HES-SO et de l’UNIGE.»
Deux syndicats pour le corps intermédiaire, Petition Academia et VPOD Mittelbau Unibas, s’y opposent : «We want @stablejobs for the many, not lavishly paid posts for the few […].»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2023
28Nov2023
Politique des hautes écoles
La Suisse «à la traîne» pour Erasmus+?
Contrairement au projet de recherche «Horizon Europe», la planification suisse pour le programme de mobilité Erasmus plus a pris du retard, a critiqué Nadège Widmer, la co-présidente de l’Union des étudiants de Suisse (UNES).
«Des experts» estiment que les préparatifs de l’association à Erasmus se situent entre un an et demi et deux ans de retard par rapport au programme de recherche de l’UE. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) estime que c’est faux. La Suisse serait également prête, pour «Erasmus plus», à «entamer des discussions immédiates en vue d’une association».
Les plus grands perdants sont toutefois les apprentis dans la formation professionnelle, poursuit Gazmendi Noli, co-président de l’UNES. «Car dans le cadre d’Erasmus, l’offre dans la formation professionnelle a été développée le plus».
Université de Bâle: le département «Urban Studies» suspecté d’être trop idéologique
Le département «Urban Studies» de l’Université de Bâle est sous la loupe depuis quelques semaines suite à une prise de position en faveur de la Palestine publiée sur le site de l’université. Cette dernière a non seulement retiré sa prise de position, mais a aussi ouvert une enquête sur un travail d’un doctorant «qui doit déterminer si les normes scientifiques ont été respectées». L’auteur de l’article du SonntagsZeitung souligne qu’au sein des «Urban Studies», «l’activisme propalestinien fait partie du programme d’enseignement depuis des années», et qu’en général «[l]es enseignants n’essaient même pas de conserver un semblant d’objectivité ou de neutralité politique […], [et que] [l]es chargés de cours exprimeraient constamment leur opinion personnelle dans les cours et les séminaires ; les normes scientifiques joueraient un rôle secondaire – si tant est qu’elles jouent un rôle – tant que l’opinion est correcte».
Par ailleurs, «Le secrétariat a envoyé un mail à tous les employés et étudiants avec une collecte de signatures contre une «suprématie blanche sioniste» (« zionist white suprematism ») dans une université américaine.» Déjà en 2021, le département aurait signé un appel international pour le boycott de toute institution liée à la «politique d’Apartheit israélien».
En outre, les directives pour la recherche et l’enseignement élaborées par le département «Urban Studies» et le collectif d’étudiant·es «ont été retirées du web sur ordre de la faculté pour être révisées». Il y était écrit : «Nous sommes conscients qu’en raison de notre héritage colonial, nos pratiques ainsi que nos connaissances restent marquées par le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, le sionisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et le mépris pour les personnes handicapées [«Ableismus»] […]. C’est pourquoi nous nous efforçons de contrer cet héritage». En effet, «l’indignation était trop grande face au fait que le sionisme, c’est-à-dire l’aspiration à un État juif en Palestine, était assimilé au racisme et à l’homophobie.» (SonntagsZeitung)
Martin Lengwiler, Doyen de la faculté de philosophie et d’histoire de l’Université de Bâle, dont fait partie le département «Urban Studies», explique que ces directives «[ont] été rédigées dans le sillage du mouvement «Black Lives Matter» [mais que maintenant] […] un tel message ne [lui] semble plus approprié. En même temps, il faut voir que [les directives veulent] aussi exprimer une nouvelle éthique de la recherche». Monsieur Lengwiler a aussi été sollicité sur la question du soutien financier que les «Urban Studies» donnent à des organisations activistes, et à laquelle il a répondu qu’«il ne s’agit que de petites sommes d’argent qui circulent. Nous parlons ici de quelques centaines de francs […]. Il est possible que l’on puisse être un peu plus équilibré [sur le choix d’organisations activistes]. Mais ce qui est décisif, c’est que l’on associe ces personnes à l’enseignement en tant que partenaires de terrain et qu’on leur verse en contrepartie de petits honoraires. Cela ne signifie pas pour autant que l’on adopte leur point de vue.»
Sollicité sur la garantie de la qualité scientifique, Monsieur Lengwiler affirme qu’elle n’est pas remise en question puisque «[l]es études urbaines sont l’un des domaines les plus performants du Fonds national suisse […], [et] [p]our obtenir des fonds du Fonds national suisse, les projets doivent répondre à des critères de qualité stricts.» (Neue Zürcher Zeitung)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2023
27Nov2023
Politique des hautes écoles
Les universités suisses face à l’antisémitisme
Plusieurs incidents antisémites se sont produits dans les universités suisses. Selon Zsolt Balkanyi-Guery, membre du Conseil de la Fondation contre le racisme et l’antisémitisme, les universités «doivent revendiquer leurs valeurs. Elles doivent rétablir un système dans lequel de tels dérapages ne sont pas possibles […]. Mais il ne suffit pas de licencier des individus. Il faut approfondir la réflexion sur la manière dont les débats sont menés à l’université et insister sur le fait que l’idéologie, quelle qu’elle soit, n’a pas sa place dans une université.»
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- racisme
- profil – universités
- liberté d’expression
- antisémitisme
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2023
24Nov2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 novembre 2023
23Nov2023
Politique des hautes écoles
Quel débat d’idées dans les institutions universitaires ?
Les deux anthropologues du Geneva Graduate Institute Alessandro Monsutti et Julie Billaud s’étonnent de la décision de la Direction du Centre d’études humanitaires de ne pas publier un document sur internet qui reflète les échanges qu’ils ont eu avec les participants du master en études avancées sur les développements tragiques en Israël et Palestine. La direction du Centre invoque les directives de l’Université de Genève sur les conflits et la liberté d’expression: «L’Université est un espace de débat et d’échanges, et la liberté d’expression y est la règle. Elle est la condition de la qualité et de l’existence même du débat démocratique. […] Cette liberté d’expression a des limites claires qui la protègent et doivent être respectées. Les appels à la violence, les actes ou propos antisémites ou islamophobes, explicites ou implicites, sont incompatibles avec les valeurs de l’institution et proscrits par la loi.»
Les anthropologues estiment que le texte en question produit en collaboration avec des professionnels de l’humanitaire originaires de nombreuses régions du monde respectait ces principes dans la lettre et dans l’esprit. Ils comparent cette situation à d’autres situations jugées similaires dans des universités de France, Allemagne, Etats-Unis et à Bâle. (Le Temps)
La Tribune, la NZZ et Der Spiegel décrivent comment le conflit israélo-palestinien est traité sur les campus américains et Mediapart revient sur la situation en France. [N.D.L.R.: La veille d’actualité à l’étranger n’est pas exhaustive et cette sélection d’articles ne prétend donc pas d’être équilibrée.]
Audrey Leuba désignée rectrice de l’Université de Genève
«Lors de sa séance du 22 novembre 2023, et après consultation du Conseil d’Orientation Stratégique, l’Assemblée de l’Université a désigné la Professeure Audrey Leuba au poste de rectrice de l’Université de Genève. Cette désignation est soumise à nomination par le Conseil d’État, conformément à la loi sur l’Université, pour un mandat de quatre ans, renouvelable. La nouvelle Rectrice doit entrer en fonction au plus tard le 1er avril 2024. Audrey Leuba est professeure de droit civil à l’Université de Genève et doyenne de la Faculté de droit.» (UNIGE)
«Sur le site de l’Assemblée de l’Université, le programme qu’elle a défendu et qui a visiblement séduit s’articule autour de quatre axes: la transition socio-écologique, une approche «proactive, agile et créative» de l’intelligence artificielle, le rétablissement de liens forts au sein de la communauté universitaire, et une institution qui vise l’excellence, tant sur le plan de la recherche et de l’enseignement que de la gouvernance. […] Ultime étape du processus, le Conseil d’Etat doit encore valider la décision de l’Assemblée. Cela devrait être chose faite courant décembre.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2023
22Nov2023
Politique des hautes écoles
Feu vert de Bruxelles pour des discussions avec la Suisse sur Horizon Europe
«La Commission européenne a approuvé mardi à Strasbourg la déclaration commune signée avec la Suisse. Elle s’est également dite prête à mener des entretiens techniques sur le programme de recherche Horizon Europe. Il ne s’agira toutefois que de discussions exploratoires. Les négociations à proprement parler sur ce programme ne pourront débuter que dans le cadre des négociations globales sur un accord, a toutefois précisé le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis.» (Tribune de Genève)
«Interrogée dans l’émission de la RTS Forum, la présidente de swissuniversities, la faîtière des universités suisses, Luciana Vaccaro a de son côté salué «une excellente nouvelle». Jusqu’ici, on avait toujours entendu que les négociations sur une pleine association de la Suisse aux programmes de recherche et de formation Horizon Europe et Erasmus+ n’auraient lieu qu’après les négociations politiques. Si ces négociations peuvent avoir lieu en parallèle, le processus est accéléré. «Cela veut dire qu’au moment où on aura un accord politique, on pourra tout de suite monter à bord», ajoute-t-elle» . (RTS)
Selon le journaliste de la NZZ Hansueli Schöchli, «Pour l’UE, l’accès complet au programme «Horizon» est comme une «carotte» qu’on ne donne pas tout de suite à la Suisse, mais qu’on veut lui mettre sous le nez pendant un certain temps afin de motiver suffisamment Berne. (Neue Zürcher Zeitung)
«Selon certaines sources, l’UE pourrait également vouloir cimenter le lien politique et lier impérativement l’association à Horizon au succès des négociations plus larges sur le paquet bilatéral. Alors que le président français Emmanuel Macron a rappelé l’importance de la recherche suisse lors de sa visite d’Etat de la semaine dernière, ses diplomates à Bruxelles insisteraient sur une ligne dure à l’égard de la Suisse. Si la Suisse et l’UE ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur le paquet global d’ici l’été 2024, la participation au programme de recherche, qui court jusqu’en 2027, serait également menacée.» (Luzerner Zeitung, Basler Zeitung)
«En Suisse, les attaques conservatrices arrivent déguisées en projets de défense de la liberté académique»
Isaac Kamola, professeur associé du Trinity College à Hartford, Conneticut, souligne l’importance de rester vigilant face à la rhétorique conservatrice contre le «wokisme», en particulier lorsqu’elle est déguisée en défense de la liberté académique. «Le mythe («boogeyman») des «professeur-es woke» est une excuse pour repousser les efforts politiques visant à rendre les universités plus démocratiques, plus inclusives et plus justes.»
Selon l’auteure de l’article, «Les anti-réformateurs suisses de l’enseignement supérieur, qui craignent que l’Europe n’importe les «guerres culturelles» américaines d’une manière qui menace la réputation d’un système d’enseignement supérieur autoproclamé humaniste, ont oublié une contradiction essentielle qui sous-tend les débats sur la liberté académique. En théorie, les travailleurs précaires bénéficiant de contrats à court terme ont également le droit de revendiquer la liberté académique.
«La précarité académique est la plus grande menace pour la liberté académique», affirme par ailleurs Isaac Kamola, qui prône la syndicalisation des universitaires.
L’écart entre les genres en science se réduit
Selon John Ioannidis, co-auteur de l’étude «Gender imbalances among top-cited scientists across scientific disciplines over time through the analysis of nearly 5.8 million authors», l’écart entre hommes et femmes devient moins important «Mais il y a une marge considérable d’amélioration dans la plupart des domaines scientifiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2023
21Nov2023
Politique des hautes écoles
l’Isolement des scientifiques russes est croissant
Des données sur les publications scientifiques et des entretiens anonymes brossent le tableau d’un système en retrait rapide de la science internationale, en raison d’une série de procès pour trahison très médiatisés, de restrictions de voyage, d’une rupture des projets officiels avec l’Occident, d’un exode des meilleurs universitaires et de la difficulté d’obtenir du matériel de laboratoire en raison des sanctions.
Si la science russe est de plus en plus isolée de ses collègues du monde entier, en particulier de l’Occident, cela pose une question majeure à l’académie européenne : est-ce ce que nous voulons ?
Professeur du PSI critiqué pour sa proximité avec les frères musulmans
Un chercheur en physique nucléaire au Institut Paul Scherrer (PSI) est à la tête d’une communauté islamique que l’on dit proche des Frères musulmans radicaux.
Pour le PSI, «L’engagement de M. Dehbi pour la fondation n’a pas été un sujet de discussion au PSI. Nous considérons la vie privée de nos collaborateurs comme privée tant qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité. Nous n’en avons pas actuellement.»
Professeure par la grâce des mollahs
Une chercheuse associée à l’Université de Zurich (UZH), liée à la Garde révolutionnaire et au hezbollah et qui détient une chaire dans une université iranienne a tenu dans un podcast de l’UZH des propos relativisant l’obligation du port du voile dans le régime iranien peu après la mort d’une jeune femme de 22 ans détenue par la police des mœurs pour avoir « couvert ses cheveux de manière non réglementaire ». Le podcast a été critiqué parce qu’il ne contextualisait pas les propos et parce qu’il n’y avait pas de questions critiques. Par ailleurs, elle a récemment invité un ancien proche d’Ajatollah Khomeiny à une conférence, qui soutient le Hamas dans une vidéo.
L’historien originaire de l’Iran Kijan Espahangizi qui enseigne à l’UZH commente : «Les relations académiques sont une grande partie de la stratégie «soft power» [de l’Iran], qui inclut les relations économiques, les projets culturels, les groupes de réflexion et des centres religieux.»
Par ailleurs, «Nous devons être beaucoup plus attentifs à la manière dont les acteurs islamistes, en particulier aussi le régime des mollahs, tentent par les voies les plus diverses d’acquérir une influence en Occident, y compris sur la perception du public.»
L’Unil dans les médias
«Est-ce le rôle de l’UNIL d’être contre la guerre comme Miss Monde?»
Le député vert’libéral au Grand Conseil vaudois David Vogel critique les prises de positions «publiques et sélectives sur la marche du monde» de l’UNIL, «D’abord, son message de solidarité avec toutes les populations du Proche-Orient publié sur son site. Mais aussi son texte de «solidarité avec l’Ukraine» – également sur son site – ainsi que celui concernant la situation en Iran, cette fois sur Instagram. […] Ces lignes font bondir le parlementaire. «Ce ne sont pas que des messages d’empathie, ce sont des prises de position politiques de l’UNIL envoyées aux membres de sa communauté. Condamner X, dire ce que doit faire Y, ce n’est pas anodin.»
Revue de presse UNIL 21 novembre 2023
20Nov2023
Politique des hautes écoles
Horizon : Les négociations devraient bientôt commencer
Le Conseil fédéral travaille sur un nouveau mandat de négociations avec l’UE. Celle-ci semblerait ouverte à commencer des premières discussions sur une re-association suisse à Horizon Europe pour clarifier, entre autres, les frais d’accès que la Suisse doit payer pour ce programme de recherche. Ces négociations auront lieu au plus tôt en janvier ou février, quand ou si la Suisse aura adopté le paquet d’accords bilatéraux comprenant des solutions aux questions institutionnelles litigieuses telles que la reprise dynamique du droit.
Si cela est réalisé, la Suisse pourrait redevenir membre à part entière du programme de recherche en mars.
L’EPFZ rejoint la LERU
À compter du 1er janvier 2024, la Ligue des universités européennes de recherche (LERU) s’élargit, avec l’inclusion de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, à 24 membres.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2023
17Nov2023
Politique des hautes écoles
La critical race theory, jugée antisémite, à l’Université de Bâle
Selon le journaliste de la NZZ Thomas Ribi, le cours « Urban studies » à l’Université de Bâle s’est donné comme mission à s’engager «pour la justice raciale («racial justice») dans et hors de l’université». La justice raciale fait partie de la «critical race theory», une idéologie qui influence le débat sur le racisme dans les Etats-Unis et qui commence à gagner en importance dans les hautes écoles européennes.
Le journaliste critique cette théorie, selon laquelle toutes les personnes blanches sont racistes. Les personnes juives faisant partie des blancs (et blanches), elles ne peuvent pas être victimes de racisme. Selon cette théorie, «Les Juifs israéliens sont globalement considérés comme des colonisateurs et Israël comme un projet colonial que l’Occident aurait construit au Proche-Orient sans tenir compte des réalités historiques. Le sionisme est comparé avec l’islamophobie, le sexisme et le racisme.» Le journaliste épingle par ailleurs une publication de cette filière qui prend comme un fait la légende urbaine que les israéliens lâchent des sangliers en Cisjordanie pour nuire aux Palestiniens.
Il critique par ailleurs la valeur scientifique des recherches: «A l’origine de la recherche, il n’y a […] pas de questions dans les études urbaines. Mais des termes politiques de combat et un aveu de culpabilité.»
Par ailleurs, la filière s’est donné comme objectif de soutenir financièrement des activistes et organisations qui s’engagent pour la justice raciale ainsi que la justice sociale et environnementale.
Selon le service de la communication de l’Université de Bâle, l’université prend note de ces incidents «avec beaucoup d’inquiétude» et la faculté enquêtera si les standards scientifiques sont respectés dans la filière. (Neue Zürcher Zeitung)
Des politiciens bâlois se montre également inquiets. «Des déclarations antisémites ne sont pas tolérables et n’ont pas leur place à l’université», déclare Conradin Cramer, Directeur de l’Instruction publique. (Basler Zeitung)
[L’antisémitisme présumé à l’Université de Bâle a également été traité sur Synopsis le 13 et le 14 novembre 2023]
Appel adressé à swissuniversities pour cesser la collaboration scientifique avec Israël
Un appel de plus de 130 chercheur-es et professeur-es du pays a été adressée à swissuniversities dénonçant la situation à Gaza, la qualifiant de «nettoyage ethnique». Il demande: «Ne soyons pas complices de crimes contre l’humanité, cessons toute collaboration avec les institutions académiques israéliennes !»
Selon Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et des HES-SO, ce n’est pas son rôle. «Il y a beaucoup de guerres dans le monde et nous ne pensons pas que c’est de notre ressort de prendre position là-dedans.» Elle estime que cette situation n’est pas comparable avec l’invasion russe en Ukraine, où swissuniversities s’est positionnée pour l’interruption avec les relations avec certaines universités russes qui se sont prononcées en faveur de la guerre en Ukraine.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 novembre 2023
16Nov2023
Politique des hautes écoles
«Pénurie de médecins: les infirmières et infirmiers spécialisés à la rescousse?»
L’Université de Zurich renonce aux amendes pour les écrivains fantômes
Avec un nouveau règlement disciplinaire à l’Université de Zurich, les étudiant-es fautifs devaient être punis d’une amende pouvant aller jusqu’à 4000 francs, par exemple s’ils employaient un «écrivain fantôme» ou s’ils participaient à des actions politiques perturbatrices. Un travail d’intérêt général aurait également été possible comme alternative à la peine pécuniaire.
Le Tribunal fédéral a déclaré ce nouveau règlement disciplinaire invalide en octobre et l’université renonce désormais à introduire une amende comme mesure disciplinaire
Nouveau Conseil de fondation du FNS dès 2024
Le nouveau Conseil de fondation du FNS est élu. De taille plus réduite, il entrera en fonction début 2024. Majoritairement issues du milieu scientifique, les personnes élues sont :
- Nikola Biller-Andorno
- Astrid Epiney
- Matthias Essenpreis
- Urs Frey
- Agnès Petit
- Didier Queloz
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2023
L’UNIL accueille Emmanuel Macron
«Jeudi matin, en marge de la visite d’Emmanuel Macron sur le campus de l’Université de Lausanne, quelque 200 personnes se sont réunies pour protester contre la venue du président français. Elles ont manifesté leur colère envers son soutien à Israël dans le conflit au Proche-Orient.» (RTS)
15Nov2023
Politique des hautes écoles
Covid-19 : Chercheurs et politiques auraient pu mieux collaborer
«La science et la politique n’ont pas suffisamment collaboré pendant la pandémie de coronavirus. C’est la conclusion des chercheuses et chercheurs dans le rapport de synthèse du Programme national de recherche « Covid-19 » (PNR 78). L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les scientifiques s’accordent à dire que la coopération doit désormais être renforcée.» (RTS)
Le destin bousculé des étudiant-es aidant-es
Selon une étude récente en France, 16 % du corps étudiant sont des [proches] aidant-es, dont une très grande majorité de femmes (86 %). Sur ces 16 % d’aidant-es, 80 % sont en détresse psychologique. Ils et elles se déclarent en moins bonne santé et plus stressés que les autres étudiant-es et leur situation financière est plus précaire.
Par ailleurs, «S’agissant de leur orientation, ils sont plus souvent inscrits dans des filières liées à la santé et au soin, mais aussi dans des formations à distance.
La journaliste du Monde indique par ailleurs que «le Royaume-Uni a une bonne longueur d’avance sur les aidants grâce aux travaux lancés dans les années 1990 par le professeur Saul Becker, une référence européenne sur le sujet. «En France, les recherches académiques sont balbutiantes (les premières enquêtes datent de 2017) et les politiques publiques encore timides (le premier plan national en faveur des aidants n’a été présenté qu’en octobre 2019).
Une «fausse université» au Tessin
Le «Global Center Campus» s’est installé à Novazzano (TI) cette année et propose, selon son site web, des «cours diplômants» exclusivement en ligne et se présente comme un «centre de recrutement universitaire». Puisque cette entreprise n’est pas accréditée conformément à la Loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE), elle n’a pas le droit de se présenter comme tel. « Après quelques vérifications », les autorités cantonales ont alors pris les mesures nécessaires.
«L’EPFL ne respectait pas son propre règlement»
«Un étudiant en échec définitif a obtenu une nouvelle chance grâce au Tribunal administratif fédéral, qui l’a reconnu victime de vices de forme.»
«Les enjeux d’une visite d’Etat»
«La venue en Suisse du président français Emmanuel Macron se veut avant tout symbolique et ne devrait donc pas aboutir à de grandes avancées. Mais certains sujets seront bien discutés et bénéficieront d’impulsions, espère-t-on à Paris et à Berne.»
Un des sujets qui, selon deux journalistes du Temps, «devraient être sur la table mais qui n’y seront pas vraiment» est la participation suisse au programme Horizon Europe. Et selon la Confédération, «Des solutions bilatérales pourront être discutées et une lettre d’intention sera signée pour renforcer les échanges d’étudiants hors Erasmus+ entre les deux pays.»
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 15 novembre 2023
14Nov2023
Politique des hautes écoles
UZH: Toutes les conseillères et tous les conseillers âgés de plus de 70 ans ont été approuvé·es
Le 21.07.2023 le Neue Zürcher Zeitung reportait qu’au sein du Grand Conseil zurichois, une minorité du PS, des Vert’libéraux et des Verts rejetaient «la proposition de re-confirmer deux membres du conseil universitaire [de l’UZH] «parce qu’ils sont âgés de plus de 70 ans». Le Conseil d’Etat zurichois était censé «proposer deux autres personnes pour compléter la composition du Conseil de l’Université de l’UZH».
Finalement, les 7 membres initialement proposé·es ont été approuvé·es par le Grand Conseil: «[l]a majorité du Parlement a soutenu la proposition de la directrice de l’éducation Silvia Steiner, mais uniquement parce qu’elle avait promis de s’améliorer avant le vote. Elle a déclaré que sa direction prenait en compte les critiques du Conseil et qu’elle chercherait à l’avenir de manière encore plus intensive des candidates et des candidats appropriés pour le Conseil de l’Université». Madame Steiner ajoute qu’«[ils procéderont] également à une mise au concours publique lors de futures vacances de postes. Mais il ne faut pas espérer de miracle avant une telle mise au concours publique.» (SRF, à partir de 4’15)
«L’Université de Bâle est «très inquiète» – et prend des mesures»
Le 12.11.2023 le SonntagsZeitung reportait que l’Université de Bâle a effacé de son site web la lettre de solidarité envers le peuple palestinien. En outre, le travail d’un doctorant du département Urban Studies a suscité des critiques, motif pour lequel «[l]a direction de l’université a […] «immédiatement demandé à la faculté de philosophie et d’histoire de vérifier si les standards scientifiques de l’Université de Bâle ont été respectés dans le travail de recherche décrit» [et] «si cette thèse de doctorat est un cas isolé».»
Selon le Basler Zeitung cela ne serait pas «si surprenant». La rédaction a en effet «reçu plusieurs posts provenant des médias sociaux, dans lesquels des collaborateurs de l’université partagent des contenus problématiques sur leurs canaux privés. Un professeur a par exemple partagé un post faisant ouvertement la promotion du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), teinté d’antisémitisme, et mettant Israël entre guillemets. L’annonce d’une conférence de la Palestinienne Nada Elia, qui appelle publiquement à une «intifada» et veut «abolir» le sionisme, bénéficie également d’un soutien. Les critiques reprochent à Elia de prôner l’extermination des juifs et des juives. Ce qui est délicat, c’est que ce post a également été partagé par un canal officiel de l’université («Social Sciences»). Cet état de fait fait également l’objet d’une enquête de la part de la direction de l’université.»
L’UZH s’ajoute à la liste des universités proposant des produits menstruels gratuits
Les hautes écoles suisses qui proposent des tampons hygiéniques gratuits sont de plus en plus nombreuses: l’UNIGE et l’EPFZ depuis 2021, l’UNINE depuis la rentrée 2023, et maintenant l’Université de Zurich (UZH) s’ajoute à la liste.
La prochaine étape pour l’UZH sera-t-elle l’adoption des «toilettes neutres du point de vue du genre»? L’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich écrit que «les toilettes devraient être «étiquetées en fonction de l’infrastructure, par exemple «urinoir» ou «toilettes» ou «WC», et non en fonction du genre». Cela se fait déjà dans d’autres universités, comme à la ZHAW. Des toilettes pour tous les sexes y sont disponibles dans tous les nouveaux bâtiments, «afin de rendre les installations sanitaires de la ZHAW non discriminatoires».»
L’Unil dans les médias
«L’Université de Lausanne joue l’apaisement avant la venue d’Emmanuel Macron»
«Emmanuel Macron effectue une visite officielle en Suisse cette semaine et il se rendra notamment à l’Université de Lausanne pour débattre de l’Europe. Mais cette visite chahute l’Alma mater à cause des propos pro-israéliens du président français au début de la guerre contre le Hamas.»
Revue de presse UNIL 14 novembre 2023
13Nov2023
Politique des hautes écoles
«Jean-Marc Jancovici de passage à l’UNIGE»
«[…] Jean-Marc Jancovici donnera lundi soir une conférence à l’Université de Genève (UNIGE).» Certaines personnes s’interrogent sur la pertinence d’avoir invité une personnalité pronucléaire dans une ville comme Genève, car «[s]a promotion de l’énergie nucléaire pour remplacer les énergies fossiles, en arguant qu’elle émet peu de carbone, lui vaut […] de nombreuses critiques.»
«Figure très médiatisée, membre du Haut Conseil français pour le climat, Jean-Marc Jancovici se voit toutefois reprocher une multiplication d’erreurs et d’argumentations discutables sur l’énergie nucléaire […]». Alfonso Gomez, le maire de Genève, ouvrira la cérémonie et il regrette que ««le fait que l’Université ait invité ce conférencier lui donne une caution académique». Précisons que c’est la Fondation Latsis qui l’a invité au nom de The Shift Project.»
L’Université de Bâle ne veut pas prendre position sur le conflit au Moyen-Orient
«Le 17 octobre, le département [Urban Studies] a publié sur le site officiel de l’université [de Bâle] une lettre de solidarité avec le peuple palestinien. L’escalade actuelle de la violence est le «résultat d’une politique de longue date basée sur le colonialisme des colonies et l’apartheid», peut-on lire dans la lettre signée par les «étudiants en sciences sociales». Selon cette lettre, seul Israël est responsable de la violence ; la terreur du Hamas, le massacre et la torture de centaines de spectateurs pacifiques d’un concert, n’est pas mentionnée dans la lettre.»
Néanmoins cette lettre a été enlevée du site web de l’Université de Bale, qui «souhaite éviter une polarisation supplémentaire du débat et renonce donc à prendre position.»
En outre, un doctorant du département Urban Studies a «étudié les effets d’une «arme négligée» des Israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie : la puissance occupante lâcherait sciemment des sangliers pour nuire aux Palestiniens et détruire leurs récoltes […]. Il n’y a jamais eu de preuves à ce sujet. Le [doctorant] n’en présente pas non plus. Il est vrai qu’une invasion de sangliers cause des dégâts dans la région, mais aussi du côté israélien». Mais pour le doctorant, il n y a pas des «nuances de gris» et qualifie les Israéliens de «colonisateurs sionistes».
Martin Lengwiler, Doyen de la faculté de philosophie et d’histoire, à laquelle le département Urban Studies est rattaché, affirme qu’«[i]l ne peut pas être question que ce département se soit globalement idéologisé ou politisé.» (SonntagsZeitung)
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L’Unil dans les médias
«Et si Macron rencontrait (aussi) des Suisses qui ne pensent pas comme lui?»
Selon le Blick, il y aura plusieurs mécontent·es lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Suisse. «Trois absents de taille démontrent […] que cette visite, côté français, sera vite expédiée, même si Emmanuel Macron garde toujours dans sa botte la possibilité d’une initiative de dernière minute. […] Premiers absents : les milieux économiques et financiers. » Ensuite viennent les Suisses allemand·es, auxquels le président ne rendra pas visite, contrairement à son prédécesseur François Hollande, qui s’était rendu à Zurich en 2015.
Et finalement, «[t]roisième absent de ce programme, bien sûr toujours susceptible de changer: la démocratie directe et le référendum, que le président français ne cesse de défendre chez lui, au point de convoquer les forces politiques le 17 novembre pour en reparler, sitôt son escapade helvétique achevée.»
En ce qui concerne les tensions liées à la venue de M. Macron à l’Université de Lausanne «[…] les deux parties ont accordé leurs violons, a appris watson. Ceux qui protestaient contre la présence du chef de l’Etat français dans les murs de l’Unil, lui reprochant sa politique «antisociale» en France et son «soutien inconditionnel» à Israël dans la guerre en cours à Gaza, ont appris qu’ils pourraient prendre la parole lors de l’échange public qu’il aura avec le président de la Confédération, Alain Berset. A cette occasion, le conseiller communal socialiste lausannois Mountazar Jaffar, assistant en science-politique à l’Unil, l’une des figures de la mobilisation en faveur de la Palestine dans le chef-lieu vaudois, posera une question en lien avec la guerre au Proche-Orient.»
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Revue de presse UNIL 13 novembre 2023
10Nov2023
Politique des hautes écoles
Universités américaines, véritables poudrières
La tension dans les grandes universités américaines continue de croître. Actes antisémites en augmentation, manifestations sur les campus, «affiches montrant les visages des 240 otages israéliens et étrangers aux mains du Hamas […] arrachées» et dénonciations sur internet, la situation se péjore.
«Lundi, Elizabeth Magill, la présidente de l’Université de Pennsylvanie, a fait état de messages antisémites visant plusieurs employés et annoncé qu’elle avait saisi le FBI. Vendredi dernier, l’Université de Cornell […] a annulé tous les cours […]» après qu’un étudiant ait proféré des menaces de mort à l’encontre de toutes les personnes juives qu’il croiserait sur le campus.
Différents acteur∙trices n’appartenant pas au monde académique s’en mêlent. L’Anti-Defamation League a «[lancé une] permanence juridique pour les étudiants juifs» après qu’un sondage ait révélé que «56% des étudiants juifs ne se sentaient pas en sécurité sur leur campus.» Les donateur∙trices mettent la pression aux universités et retirent leur soutien. «La Floride, dirigée par le candidat républicain Ron DeSantis, a demandé à toutes les universités de l’Etat à bannir […]» le groupe «étudiants pour la justice en Palestine» (SJP).
Certaines des associations estudiantines qui avaient signé une lettre ouverte propalestinienne juste après l’attaque du Hamas se sont aujourd’hui rétractées. «Les dirigeants académiques ont été sommés de se positionner pour se distancier de leurs propres étudiants, ce qu’ils ont fini par faire. Certains professeurs craignent au contraire que de telles prises de position, car elles risquent de réduire les espaces de débats.»
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«Encore une fausse alerte à la haute école»
En moins d’un mois, la Haute École de santé (HEdS) aura subi deux fois une fausse alerte amok pour intrusion malveillante. «Le 16 octobre, l’alarme s’était déjà déclenchée toute seule», ce qui avait entraîné l’intervention de la police et l’évacuation de 350 personnes.
««En raison d’un dysfonctionnement technique, l’alarme se déclenche toute seule», explique le Département de l’instruction publique, qui promet de régler rapidement le problème.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 novembre 2023
9Nov2023
Politique des hautes écoles
Revues prédatrices et paper mills : le problème des faux travaux publiés en masse
«La littérature scientifique est polluée par de faux manuscrits produits par des paper mills ─des entreprises qui vendent de faux travaux et de fausses signatures à des chercheurs qui ont besoin de publications dans des revues pour leur CV.»
«Une analyse non-publiée communiquée à Nature suggère qu’au cours des deux dernières décennies, plus de 400 000 articles de recherche présentant de fortes similitudes textuelles avec des études connues produites par des paper mills ont été publiés. Environ 70 000 d’entre eux ont été publiés rien que l’année dernière […]. L’analyse estime que 1,5 à 2 % de tous les articles scientifiques publiés en 2022 ressemblent étroitement à des travaux produits par des paper mills. Parmi les articles de biologie et de médecine, ce taux s’élève à 3 %.» (Nature.com)
«L’homme derrière tout cela est Adam Day, directeur de la société londonienne «Clear Skies». Il a conçu une intelligence artificielle qui lit les bases de données scientifiques du monde entier et doit distinguer les travaux suspects de ceux qui ne le sont pas. Il le fait à la demande expresse et avec le soutien des revues spécialisées.»
Certains des plus grands se font avoir. Pour rappel, en 2021 la «Royal Society of Chemistry (RSC) de Londres a dû reconnaître […] qu’elle était tombée dans le piège de copieurs. Elle n’avait pas publié que des plagiats isolés, mais 69.» (Die Welt)
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«Le «détecteur de ChatGPT» détecte les articles générés par l’IA avec une précision sans précédent»
«Selon une étude publiée le 6 novembre dans Cell Reports Physical Science, un outil d’apprentissage automatique peut facilement repérer les articles de chimie rédigés à l’aide du chatbot ChatGPT. Le classificateur spécialisé, […] pourrait aider les éditeurs universitaires à identifier les articles créés par des générateurs de texte IA.»
«Testé sur des introductions écrites par des personnes et sur des introductions générées par l’IA à partir des mêmes revues, l’outil a identifié les sections écrites par ChatGPT-3.5 sur la base des titres avec une précision de 100 %. Pour les introductions générées par ChatGPT et basées sur des résumés, la précision était légèrement inférieure, à 98 %. L’outil a fonctionné tout aussi bien avec le texte écrit par ChatGPT-4, la dernière version du chatbot.» Ces résultats sont nettement supérieurs que ceux performés par «l’outil de classification de texte produit par OpenAI, le fabricant de ChatGPT » et que ZeroGPT.
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«L’EPFL lance un centre dédié à l’intelligence artificielle»
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) […] vient de lancer un nouveau centre, qui se fixe deux objectifs initiaux: coordonner tous les travaux de recherche en cours dans [le] domaine [de l’IA] sur le campus, mais aussi contribuer à la création de systèmes d’IA plus sûrs». Ce centre sera codirigé par deux professeurs de l’EPFL, Pascal Frossard, de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur, et Marcel Salathé, de la Faculté informatique et communications, et de la Faculté des sciences de la vie».
Monsieur Salathé explique que le premier pas sera de «cartographier tout ce que fait l’EPFL sur le terrain de l’intelligence artificielle […], [puisqu’]il est important que tout le monde soit au courant des projets sur le campus afin de permettre une collaboration optimale». Le professeur souhaite aussi «intensifier [leur] collaboration avec le secteur public» et davantage d’implication en open source.
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2023
8Nov2023
Politique des hautes écoles
Une pétition contre l’école d’avocature
Un texte ayant récolté 153 signatures a été envoyé à la direction de l’école d’avocature, demandant «une révision du barème d’admission.»
«[C]ette formation, qui n’existe qu’à Genève, avait été instaurée pour juguler […] l’hécatombe aux examens du barreau, la dernière étape avant la pratique de la profession. […] Ce passage obligé a infléchi la courbe de l’échec de 4% (de 6,6% à 2%).» Les reproches qui lui sont adressés sont pluriels. Tout d’abord, «les conditions de l’examen elles-mêmes qui pèchent par leur opacité et mettent après deux tentatives les étudiants en échec définitif. À la session de septembre, plus de 67,5% ont échoué.» Puis, les frais d’écolage de 35’000 CHF et le fait que «contrairement à ce que prétend la direction de l’ECAV, la formation ne raccourcit pas systématiquement de six mois la durée du stage qui s’effectue dans une étude d’avocat.»
«Yvan Jeanneret, président de l’Ecole d’avocature déclare que «L’ECAV ne peut malheureusement assurer la réussite de tous, l’échec, source de frustration légitime, faisant partie de toute formation.» […] En ce qui concerne la durée du stage, elle est comme le prévaut la loi de 18 mois au minimum. L’ECAV n’a pas la charge d’organiser et de cadrer les modalités du stage ni d’intervenir dans les rapports contractuels entre maîtres de stage et stagiaires. À noter que le montant de l’écolage n’est pas non plus du ressort de l’école mais de celui du Conseil d’Etat.»
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Les campus romands sous tension
«Récemment, […] des échanges ont eu lieu entre des élèves de l’EPFL et sa direction afin que celle-ci prenne acte du climat de tension sur le campus, où les rapports de nombre entre les étudiants musulmans ou chrétiens moyen-orientaux et les étudiants juifs ou israéliens sont, comme partout, fortement déséquilibrés. »
«Des affiches annonçant une conférence intitulée «Intifada jusqu’à la victoire» accueillie dans les murs de l’Université de Genève; une manifestation co-organisée par le syndicat SUD Etudiant·e·s et Précaires à Lausanne en soutien à la Palestine; un appel des étudiants de la HEAD (Haute Ecole d’art et de design) à ce que leur direction cesse tout programme d’échange avec les universités israéliennes: les campus des hautes écoles et universités romandes sont le lieu de mobilisations pro-palestiniennes très marquées.»
Du côté de la Suisse alémanique, les rectorats ont pris le parti «d’interdire les rassemblements en soutien à la Palestine» pour éviter que les manifestations ne dégénèrent. (Le Temps)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2023
«Des étudiants veulent «pourrir» la visite d’Emmanuel Macron»
La visite du Président de la République française, Emmanuel Macron, prévue pour le 16 novembre prochain dans le bâtiment Amphimax de l’Université de Lausanne (UNIL) «ne fait pas l’unanimité au sein de l’Unil». Certain·es étudiant·es «veulent perturber cet événement. Les actions se mettent en place sur les réseaux sociaux». Les motifs? Il y en a plusieurs, mais un étudiant admet que «la cause principale qui le motive à «pourrir» cet échange est le conflit israélo-palestinien».
«[U]n petit comité s’est mis en place. Il a ouvert un canal Telegram qui compte à ce jour plus de 490 membres […]. Les contestataires souhaitent mettre sur pied des protestations hors du bâtiment: «faire raisonner des casseroles», intervenir avec des slogans. Ou mettre sur pied des actions depuis l’intérieur de la salle: Gilets jaunes, se peindre les mains en rouge ou se lever dans la salle pour interrompre les échanges. Poser des questions sur certains sujets qui fâchent au président de la République est aussi envisagé […]. Dans les échanges Telegram, Alain Berset est également attaqué et ciblé par les étudiants. La raison? L’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes, la nouvelle voie d’autoroute sur l’Arc lémanique et aussi le climat et la Palestine».
Néanmoins, beaucoup d’étudiant·es déplorent ces réactions et sont «outrés par ces propos». Une étudiante de psychologie dit que «[l]a seule chose [qu’elle peut] reprocher à ceux qui ont organisé cet événement, c’est de ne pas avoir prévu assez de places».
L’UNIL «est au courant que des actions de protestation pourraient avoir lieu. Des mesures de sécurité telles que la fermeture de l’Amphimax ou de certains parkings seront prises dès le mercredi 15 novembre».
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7Nov2023
Politique des hautes écoles
Le documentaire qui n’est pas du goût de l’Université de Saint-Gall
Dans une interview, Piet Baumgartner relate sa collaboration avec l’Université de Saint-Gall (HSG) pour le tournage de son documentaire «The Driven Ones», qui est sorti ce mois-ci dans les salles de cinéma suisses. Il «[…] a voulu savoir ce qui motive la future élite économique [et] a accompagné les étudiants pendant sept ans – de leurs études à leurs premières expériences professionnelles.»
«Cela a commencé de manière très transparente» explique le réalisateur au St Galler Tagblatt. «Nous avons présenté notre projet au responsable de la filière et avons obtenu son accord. […] Ensuite, de plus en plus de portes nous ont été fermées. Nous avons très souvent remarqué que nous n’étions pas les bienvenus. […] J’ai ressenti une très forte pression et aussi beaucoup de peur, sans doute aussi parce qu’il y a eu tant de scandales au sein de la HSG. Cela m’a plus qu’étonné. Une université financée par des fonds publics devrait être ouverte à la discussion.»
Il déplore le fait que dans le cursus de la HSG, «[…] il manque la possibilité de réfléchir. Ce qui est surtout enseigné, c’est de prendre des décisions très rapidement sous une énorme pression du temps», mais «[…] l’université ne propose pas assez d’espaces de réflexion pour réfléchir à la responsabilité sociale.»
Au reproche adressé vis-à-vis du côté partial de son long-métrage, il répond qu’«[u]n documentaire est toujours subjectif, il a une dramaturgie.»
Questionnements sur la liberté d’expression à l’UZH
Johannes Ullrich, Professeur de psychologie à l’Université de Zurich (UZH), «a offert à une étudiante une plate-forme pour faire une publicité détaillée en faveur du communisme et de la «International Marxist Tendency» (IMT)». L’IMT est une «organisation communiste internationale IMT, non reconnue par l’Université de Zurich et qui remet en question le droit à l’existence d’Israël». Sollicitée par Nebelspalter, l’UZH a déclaré qu’elle ne «voyait pas de problème à ce que la jeune communiste s’exprime pendant les heures de cours officielles […]. Une université est un lieu de débat et vit de différentes opinions: [i]l n’est donc pas inhabituel que des étudiants – en accord avec les professeurs concernés – s’adressent à leurs camarades en marge d’un cours et attirent par exemple l’attention sur des projets ou des manifestations»».
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«Une professeure donne une conférence sur la «sorcellerie féministe queer»»
Dans un article de watson.ch on apprenait qu’en septembre 2024 L’Université d’Exeter (GB) débutera un nouveau master en magie et sciences occultes.
Fin octobre, à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), une conférence intitulée «Apprendre les sorcières comme art contredisciplinaire» a été tenue par la professeure Ines Kleesattel. Madame Kleesattel «dirige la filière «Enseignement de l’art et du design» à l’Institute Arts and Design Education de la Haute école d’art et de design de Bâle, qui fait elle-même partie de la FHNW. Son cursus est organisé en coopération avec la Haute école pédagogique».
«Son cours inaugural était conçu comme une conférence-performance, sur fond de «niveaux sonores» de [la «co-sorcière» Pascale Schreibmüller] et accompagné de projections vidéo. De plus, comme le dit Kleesattel, différents matériaux ont été utilisés. «Il y avait des herbes de jardin qui répandaient leur parfum dans la salle de conférence, de petites reconstitutions de situations historiques avec des personnages de jeu, des extraits de films et des livres cités pour lesquels je faisais des commentaires de différentes sortes – parfois sous la forme d’une question notée dans la marge, parfois avec une langue de fruit collante». De plus, Madame Kleesattel «a disposé devant elle, sur un pupitre, différents ustensiles : une boule de verre, une bougie dans un cristal, un bouc jouet».
Le député UDC au Grand Conseil bâlois, Joël Thüring, estime qu’«il est incompréhensible que la direction d’une haute école tolère de telles conférences» et que «[l]e débat sur le genre dérape complètement dans les hautes écoles spécialisées». Monsieur Thüring a «déposé une question auprès du Conseil d’Etat»: il «souhaite savoir dans quelle mesure l’organisation d’une telle manifestation est bénéfique pour la réputation d’une haute école financée par quatre cantons. Les responsables de la FHNW sont Argovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure».
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«Le calendrier nu des étudiants en médecine est disponible»
Cette année encore, «[l]es étudiants en médecine genevois se déshabillent pour la bonne cause dans leur calendrier nu, en vente dès ce mardi.»
«Réalisé par l’association Les Saturnales, composé d’étudiants de 3e année de bachelor en médecine humaine, médecine dentaire et sciences biomédicales, le traditionnel calendrier est vendu cette année au profit des associations No Difference et Peak.»
«[…] Il a aussi pour vocation de permettre aux étudiants de se mettre dans la peau de leurs futurs patients en dévoilant leur corps. «Loin d’être une démarche à connotation sexuelle, écrit l’association, cette initiative vise à faire ressentir la vulnérabilité des patients lors de consultations médicales.»» (24 Heures)
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Sommet sur l’IA en Grande-Bretagne : entre enjeux et critiques
Pour l’Angleterre et les Etats-Unis, les ambitions sont de « […] renforcer [les] capacités de recherche en matière d’IA, […] notamment sur des efforts visant à élargir l’accès aux puissants superordinateurs nécessaires à l’entraînement des IA.» Signée la semaine passée par de nombreux états à Bletchley, la déclaration éponyme «[…] prévoit de mieux évaluer et gérer les risques liés à la puissance de l’IA «frontier», c’est-à-dire des systèmes avancés susceptibles d’être utilisés pour développer des technologies à risque, telles que les armes biologiques. Pionnier de l’IA et directeur scientifique de Mila, l’Institut québécois de l’IA au Canada, Yoshua Bengio souligne le rôle très dominant des entreprises dans le domaine, et les profits convoités. «Nous avons besoin d’universitaires et d’organisations financées par le gouvernement qui travaillent réellement à la protection du public pour pouvoir mieux comprendre ces systèmes» dit-il. (Nature)
Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire se montre ouvertement ironique, déclarant que «[s]i l’on écoute certaines présentations apocalyptiques, on a l’impression que des robots hostiles vont débarquer dans nos rues.» (03.11 – Le Monde) «Certains voient dans les discours alarmistes un détournement de l’attention d’autres problèmes plus immédiats, comme les erreurs, les biais discriminatoires, le respect du droit d’auteur ou l’impact sur l’emploi. Lors du sommet, ce discours a été relayé par [la vice-présidente des Etats-Unis] Kamala Harris – qui a jugé ces risques «existentiels pour ceux qui les vivent».» (04.11 – Le Monde)
Avis partagé par un auteur d’un article dans Science Business, qui remarque que «[l]es universités de l’UE ont été pratiquement exclues du sommet britannique sur la sécurité de l’IA […]. 46 universités, groupes de réflexion et centres de recherche ont été invités, mais une seule institution de l’UE – University College Cork – a reçu une invitation par courrier, alors que le Québec, à lui seul, comptait trois institutions présentes.» Il s’interroge : «Mais qu’est-ce que tout cela signifie pour les chercheurs universitaires, qui ont été laissés de côté par les entreprises technologiques américaines et chinoises lorsqu’il s’agit de construire des modèles d’IA de pointe ?»
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2023
6Nov2023
Politique des hautes écoles
USA: les grèves et les syndicats portent leurs fruits pour la situation des post-doctorant·es
La question des salaires des post-doctorant·es aux Etats-Unis est loin d’être dépassée. Nombreuses grèves qui ont eu lieu sur le sol états-unien et l’essor de la syndicalisation d’étudiant·es et des post-doctorant·es contraignent les universités à s’adapter (ou au moins d’essayer) et «à réfléchir à la manière dont elle[s] rémunère[nt] les chercheurs en début de carrière et à ce que sera l’avenir de la science universitaire».
En effet, la formation des syndicats et l’élargissement de ceux-ci a permis, selon de nombreux étudiant·es diplômés, post-doctorant·es et scientifiques confirmé·es, de faire entendre certaines revendications. Ainsi, «[a]près des mois de négociations tendues et une grève évitée de justesse, les postdocs et les chercheurs associés de l’Université de Columbia ont accepté cette semaine un contrat qui augmentera leur salaire minimum de 10 000 dollars, pour le porter à 70 000 dollars, et leur offrira d’autres avantages, notamment une allocation de garde d’enfants de 5 000 dollars».
«À l’université Rutgers, où 9 000 étudiants diplômés, postdocs et professeurs ont entamé une grève d’une semaine au début de l’année, l’université a accepté de financer les augmentations qui n’étaient pas budgétisées dans les subventions. Mais le syndicat de Columbia n’a pas réussi à obtenir un accord similaire».
Globalement, les universités semblent «[reconnaître] la nécessité d’augmenter les salaires. Mais ils sont également confrontés à des contraintes budgétaires bien réelles […]. Certains universitaires affirment que les agences fédérales de financement, telles que les National Institutes of Health et la National Science Foundation, doivent augmenter les subventions pour couvrir l’augmentation des salaires». Les syndicats partagent l’avis selon lequel les subventions fédérales jouent un rôle crucial et «reconnaissent que les subventions fédérales à la recherche n’ont pas suivi l’inflation et s’inquiètent de la charge supplémentaire qui pèse sur les chefs de laboratoire».
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«Sport universitaire: changement dans la continuité à l’Université de Neuchâtel»
«Raphaël Germann et Yves L’Eplattenier se partagent la direction du Service des sports de l’Université de Neuchâtel (SUN). Ils succèdent à Bertrand Robert».
Genève: La bibliothèque des Bastions n’aura pas la place pour tous les livres
Le renouvellement de la bibliothèque des Bastions a commencé en 2022 et se terminera en 2027. Alors que le chantier a débuté récemment, des questionnements ont déjà surgi: 60’000 ouvrages (ou 40%) de la future collection de l’Université de Genève (UNIGE) ne pourront pas être placés dans la future bibliothèque des Bastions une fois la rénovation terminée. À la place, ces ouvrages seront transférés au Dépôt de la Bibliothèque universitaire (DBU) et «pourront être commandés et reçus dans un délai de vingt-quatre heures par les utilisateurs». Les enseignant·es de la Faculté des lettres trouvent cela «inacceptable» et «s’inquiètent»: certain·es se demandent «comment n’a-t-on pas pu prévoir suffisamment d’espace?» et regrettent qu’«on [leur] avait dit qu’il y aurait davantage de place qu’initialement».
L’UNIGE affirme qu’«[i]l n’y a pas d’erreur, les travaux du bâtiment central viennent de commencer, conformément au projet validé par l’Université, sur lequel se base l’autorisation de construire» et «qu’il est connu depuis le début du projet que les surfaces disponibles dans le bâtiment central de Bastions après rénovation sont inférieures à celles actuellement exploitées à Battelle». L’UNIGE affirme en outre que «les plans d’aménagement du bâtiment font encore l’objet de discussions et restent à affiner», et que les critères définitifs pour décider quels ouvrages ne se trouveront pas à la bibliothèque des Bastions «ne sont pas arrêtés». Néanmoins le service de communication de l’UNIGE donne des indices: «on parle par exemple (des ouvrages) qui n’ont jamais été empruntés depuis l’an 2000, de ceux disponibles en plusieurs exemplaires, des encyclopédies ou dictionnaires disponibles en ligne […]».
«Israël-Palestine: situation tendue à Uni-Mail»
Vendredi matin à Uni-Mail (Université de Genève), les agent∙es de sécurité sont intervenu∙es plusieurs fois pour «appeler au calme». Une «action pour la libération des otages israélien∙nes détenu∙es dans la bande de Gaza par le Hamas» se tenait au même endroit qu’un stand d’une association pro-palestinienne, ce qui a mené à un débat qui a vite dérapé.
Marco Cattaneo, directeur de la communication de l’université de Genève, a répondu aux critiques. Une étudiante a reproché qu’au «[v]u [de] la tension que provoque le conflit, l’université n’aurait jamais dû autoriser une si grande manifestation, surtout quand les organisateur·trices ne sont même pas des universitaires». M. Cattaneo rappelle que «le bâtiment n’est pas réservé aux associations universitaires mais accueille beaucoup d’événements tant privés que publics». Il déclare également que «[l]a liberté d’expression implique bien évidemment le désaccord, et l’université garantit qu’il puisse s’exprimer dans le respect». (Le Courrier)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2023
Deux présidents en visite à l’UNIL
«La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Suisse passera par l’Université de Lausanne. Le président français sera accompagné d’Alain Berset pour deux heures de discussion sur le thème de l’Europe le 16 novembre.» […] Cet «événement surprise» a été annoncé mercredi dans un courriel envoyé aux étudiants par l’alma mater. «Les deux présidents traiteront de leurs points de vue sur l’Europe», indique le communiqué, qui précise qu’un programme détaillé sera transmis prochainement.» (RTS Info)
«Joli coup de l’UNIL» salue le 24 Heures. «À noter toutefois que l’événement est réservé aux membres de l’UNIL et de l’EPFL. Constater que le lien qui permet de s’inscrire en ligne est saturé depuis des heures suffit à mesurer l’engouement des étudiants pour cette rencontre exceptionnelle.»
«[C]ette visite est la concrétisation d’un processus progressif d’amélioration dans la relation bilatérale» explique Marc Ferracci, député des Français de Suisse et du Liechtenstein. «Ça fait suite à une situation de refroidissement, il ne faut pas se voiler la face. […] J’espère que la page est en train de se tourner, et je pense qu’il y a maintenant l’espace politique pour avancer.» (Le Matin Dimanche)
3Nov2023
Politique des hautes écoles
Université de Zurich : quand «une Ecole d’Automne Marxiste» fait sa pub pendant un cours de psychologie
Un professeur de psychologie a tendu le micro à une étudiante de l’université de Zurich afin «[…] qu’elle puisse faire sa diatribe politique au nom de l’organisation MSZ […]», l’association estudiantine marxiste de Zurich. L’association cherchait à recruter de nouveaux membres, alors que l’institution «[…] a récemment interdit une manifestation […]» sur le campus.
Le journaliste relatant l’incident s’interroge, un brin ironique, sur le discours de l’étudiante, qui n’a «pas dû voir à quel point le communisme fonctionnait de manière fantastique lors de son effondrement en 1989». Il relève également que «[…] si le capitalisme, l’argent, l’État et les gouvernements ne fonctionnaient pas, il n’y aurait ni université de Zurich, ni études de psychologie et encore moins de contribuables pour financer les études coûteuses de cette communiste enragée.»
«À la fin de son discours, «l’étudiante a fait librement de la publicité pour l’«Ecole Marxiste d’Automne» à Bienne. Celle-ci est gérée par la même organisation «Der Funke», qui est également membre de la Jeunesse socialiste suisse, […] qui rêve publiquement de l’éradication de l’Etat d’Israël […] [et] qui n’a peut-être plus aucune idée, par manque de connaissances historiques, que le communisme a assassiné cent millions de personnes au XXe siècle.»
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Pour ou contre le «positionality statement» ?
Le positionality statement (ou en français, la déclaration de position) est une pratique qui est en augmentation et qui divise le monde scientifique, selon le journal de Science. Ajouter à un article scientifique «[…] la race, l’ethnicité, la situation géographique, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, le statut de handicap et le niveau de carrière […] sont déjà une pratique établie dans de nombreuses sciences sociales, telles que la sociologie et l’anthropologie.» Cette tendance semble également s’étendre aux autres domaines de la science et devient même un critère pour certains journaux.
Certain∙es chercheur∙es saluent le procédé tandis que d’autres le décrient. Pour Alejandra Núñez-de la Mora, anthropologue biologique à l’université de Veracruz, «[i]l s’agit d’une invitation à réfléchir plus largement au rôle du chercheur dans le travail qu’il tente de comprendre.» Patricia Nayna Schwerdtle, «qui étudie la santé publique mondiale à l’université de Heidelberg», n’est pas du même avis. «[Elle] trouve étonnant que [la publication de déclarations de position] soit si répandue sans qu’il soit prouvé qu’elle permette réellement d’atteindre les objectifs fixés.» Sa principale inquiétude est «[…] que les déclarations de position ne servent qu’à donner des signaux de vertu et passent sous silence des questions plus profondes, telles que la crise de la reproductibilité dans le domaine scientifique.»
«Au moins une équipe de chercheurs étudie si ces déclarations ont l’effet escompté. Rose Oronje, chercheuse à l’African Institute for Development Policy, et ses collègues de la Liverpool School of Tropical Medicine évaluent les résultats de la publication de déclarations de réflexivité – une pratique similaire qui encourage les chercheurs engagés dans des collaborations mondiales à réfléchir à la manière dont leur travail reconnaît les communautés impliquées.»
- transparence – recherche
- recherche – éthique
- égalité – origine nationale
- évaluation – chercheur·e·s
- égalité – orientation sexuelle
Nouveau parc technologique pour l’EPFL
«Alors que l’EPFL Innovation Park déborde, un deuxième complexe est en projet. Il devrait amener 1200 places de travail […].»
«Il a passé le cap des trente ans, accueille 500 entreprises et plus de 2800 personnes actives dans l’innovation de pointe. À Écublens, l’EPFL Innovation Park est l’un des plus importants parcs technologiques de Suisse. Et il est plein comme un œuf. C’est pourquoi un deuxième site devrait se construire, à un jet de pierre, toujours dans la même commune. La mise à l’enquête est annoncée de mi-novembre à mi-décembre, donnant l’occasion de présenter à la population, mardi soir, les ambitions de ce nouveau projet.»
Baptisé Ecotope, le complexe est financé par la Fondation EPFL Innovation Park et sera construit avec du bois et du béton recyclé.
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- profil – EPF
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 novembre 2023
2Nov2023
Politique des hautes écoles
Grande-Bretagne : campagne nationale contre le harcèlement en milieu universitaire
«Un groupe d’universitaires et d’autres membres du personnel de plusieurs universités britanniques ont lancé une initiative indépendante pour lutter contre les brimades et le harcèlement dans l’enseignement supérieur. L’un des objectifs du groupe est de plaider en faveur de la création d’un médiateur indépendant auquel les personnes victimes de harcèlement peuvent s’adresser si elles estiment que leur établissement ne traite pas leur plainte de manière adéquate.»
Astrophysicien à l’université de Cambridge, Wyn Evans est l’un des responsables du 21 Group, un groupe de défense spécialisé qui a été lancé le 1er novembre. Ses objectifs sont de récolter des données sur le harcèlement de manière plus large et «[…] de plaider en faveur de la création d’un bureau de médiateur indépendant pour le système d’enseignement supérieur britannique, afin que les étudiants puissent s’adresser à quelqu’un si les établissements traitent mal les plaintes pour brimades. Un tel organisme existe pour les étudiants de premier cycle – l’Office of the Independent Adjudicator for Higher Education – mais pas pour les autres membres du système universitaire.»
«Des enquêtes menées dans divers départements universitaires et disciplines académiques du Royaume-Uni indiquent qu’environ 30 à 40 % des étudiants, des universitaires et d’autres membres du personnel sont victimes d’intimidation ou de harcèlement de la part d’un membre de leur département ou de leur domaine d’activité, précise M. Evans. Le harcèlement peut avoir des effets pernicieux et durables sur le travail et la santé mentale d’une personne.»
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
Un «premier pas» vers une législation de l’IA
«La Chine, les Etats-Unis, l’UE et une vingtaine de pays ont signé mercredi au Royaume-Uni la déclaration de Bletchley pour un développement «sûr» de l’intelligence artificielle (IA), lors du premier sommet international sur l’essor fulgurant de cette technologie.»
«Face au potentiel grandissant des modèles comme ChatGPT, la déclaration de Bletchley «montre que pour la première fois, le monde se réunit pour identifier le problème et mettre en avant ses opportunités» a souligné la ministre britannique de la Technologie Michelle Donelan à l’AFP. Cette réunion «n’a pas pour objectif de poser les bases d’une législation mondiale, elle doit servir à tracer une voie à suivre», a-t-elle précisé.» (Blick.ch)
Entretien d’embauche de grande ampleur
Hier 300 personnes se sont réunies dans une salle d’Uni Dufour à Genève pour un entretien d’embauche d’exception : celui des deux candidates en lice pour le poste de rectrice de l’Université de Genève. «Dans le public, de nombreux représentants du corps enseignant, des professeurs, des chercheurs, du personnel administratif mais aussi des étudiants. Présents également les 45 membres de l’Assemblée de l’Université.»
«La présentation publique est une première dans la République, jamais aucun candidat à un poste dirigeant d’une grande institution genevoise n’a dû affronter une telle épreuve. Cette nouvelle procédure a été mise en place par l’Assemblée de l’Université, après le refus du Conseil d’État de nommer Eric Bauce en janvier dernier.» Le choix de la nouvelle rectrice se fera le 22 novembre.
- carrière académique
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- médias et universités
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- politique – Genève
Le Recteur de l’UZH critiqué par les associations de personnes handicapées
La Conférence des personnes handicapées du canton de Zurich, de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants (FSA) et de l’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich (VSUZH) critiquent le Recteur de l’Université de Zurich (UZH), Michael Schaepman, selon lequel «il ne faut pas non plus parler de «compensation des avantages»[pour les personnes handicapées]».
«Ces organisations lui reprochent de minimiser ou d’ignorer les besoins des personnes handicapées […]. Il a par exemple déclaré lors de l’interview : «Si nous ne proposions des podcasts qu’à ces personnes (handicapées), nous les privilégierions et d’autres se plaindraient d’être désavantagées»». La VSUZH prend position et affirme que non seulement Monsieur Schaepman «[favorise] […] la discrimination des étudiants handicapés, mais [il remet] fondamentalement en question leur présence à l’université». L’UZH n’a pas souhaité s’exprimer aux médias et compte d’abord répondre à la VSUZH.
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- accès aux études
- égalité – handicap
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 novembre 2023
1Nov2023
Politique des hautes écoles
«Bâle-Ville doit soutenir un projet de recherche international»
«Le gouvernement bâlois dépose une demande de contribution étatique de 4 millions de francs pour le projet de recherche international «Clinnova – Innovation in Healthcare» pour la période de 2024 à 2026. Le projet vise à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle dans les grandes quantités de données pour le secteur de la santé.»
«Le Conseil d’Etat voit dans ce projet une «excellente opportunité» de contribuer à la recherche de pointe, de faire progresser le développement numérique dans le domaine de la santé, comme il l’écrit dans son bulletin de mardi. Il s’agit d’encourager l’utilisation des données numériques de santé pour la recherche.» (Nau.ch)
- transformation numérique
- financement public
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- recherche – pluralité
- intelligence artificielle
Réfugié∙es et universités suisses
«De nombreux réfugiés, notamment d’Ukraine, sont bien formés. Cela a conduit à un changement de mentalité et plusieurs universités proposent désormais des cours de préparation pour les réfugiés.» Un projet pilote lancé par l’université de Berne a pour but de permettre aux personnes réfugiées en Suisse d’accéder aux hautes écoles et universités plus facilement
Les étudiant∙es réfugié∙es sont confrontés à différents problèmes. Ne possédant pas de maturité fédérale, elles et ils ne peuvent pas toujours accéder aux bancs des universités. Ensuite, toutes et tous ne parlent pas parfaitement la langue exigée pour le cursus d’étude. De plus, pour les ukrainien∙nes par exemple, leur statut de protection ne leur permet pas de rester tout au long du cursus. Elles et ils doivent parfois repartir avant que celui-ci ne soit achevé, si la situation dans leur pays est à nouveau considérée comme sûre. (Nau.ch)
Le programme, nommé «Kompass», n’a pu compter que 20 participant∙es, alors qu’il y avait 70 inscrit∙es à l’origine. «[F]inancé par la Confédération et le canton, des fondations privées et l’université», il a débuté fin août et dure deux semestres. (Berner Zeitung)
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«Conseil stratégique du CHUV adoubé»
«Le Grand Conseil vaudois a ratifié hier la composition du nouveau Conseil stratégique du CHUV à Lausanne. Avec ses neuf membres, cet organe de réflexion et de prospective nommé pour cinq ans sera un intermédiaire entre le CHUV et le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). […] La création d’un Conseil stratégique (CS) découlait du contre-projet du Conseil d’Etat à une initiative du PLR visant à autonomiser le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).» (Le Courrier)
Un peu plus de sous pour l’UniNE
«Les députés neuchâtelois ont accepté mardi sans opposition le mandat d’objectifs 2023-2026 de l’Université de Neuchâtel (UniNE). Ils ont porté le crédit quadriennal à 211 millions, contre 200 millions dans la version du Conseil d’Etat. Les taxes universitaires ne devraient pas augmenter.»
«L’enveloppe financière proposée par le gouvernement était jugée inférieure aux besoins estimés par l’UniNE. Cette dernière souhaitait 54 millions de francs (soit 216 millions sur quatre ans) pour mener à bien ses objectifs.» L’Université obtient moins que ce qu’elle souhaitait à l’origine, mais le secrétaire général Fabian Greub se dit «soulagé» et reconnaissant envers le canton de Neuchâtel «qui fait le maximum». Il craint néanmoins la concurrence, car «si les autres ont plus d’argent à disposition, ça devient très, très difficile de régater […].»
«[L]’Université n’est pas au point mort. Le nombre d’étudiants a augmenté de 12% à la rentrée» déclare Crystel Graf, la conseillère d’Etat en charge de la Formation. «L’établissement est toutefois face à des défis qui doivent être vus comme des opportunités. Il faudra faire preuve de créativité pour construire des solutions innovantes». (RTS.ch)
- financement public
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2023
31Oct2023
Politique des hautes écoles
Avis: financement privé dans les universités suisses
«[L]e débat sur le financement de l’enseignement et de la recherche universitaires par l’économie privée» est d’actualité, mais reste une pratique «encore méconnue et mal comprise en Suisse. Pourtant, la tendance est à la hausse. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (2019), la part de financement privé des universités et des écoles polytechniques fédérales va de 10 à 41% selon les établissements. Ces partenariats, […] [concernent] la finance, […] la médecine, la pharmacie et une vaste palette de technologies».
Que pensent les experts du financement des universités par les banques ? Pour François Degeorge, Professeur de finance à l’Université de la Suisse italienne et directeur du Swiss Finance Institute, cette pratique n’est pas problématique et il ajoute que «des banques financent des fondations sans but lucratif, en coopération avec des universités. Ces fondations sont dotées d’une gouvernance scientifique stricte qui vise à l’excellence académique et qui assure l’indépendance des universités et des chercheurs».
Marc Chesney, Professeur de finance à l’Université de Zurich, s’oppose à l’avis de Monsieur Degeorge et «estime que «recevoir des montants d’une ou plusieurs grandes banques incite soit à se taire, soit à défendre l’agenda de ces institutions». Comme exemple, il cite certains sujets de recherche qui selon lui «ne sont pas pertinents pour le bien commun»».
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«L’EPFZ dans la ligne de mire des grandes puissances»
«Aucune autre haute école suisse n’entretient des contacts aussi intenses avec la Chine que l'[Ecole polytechnique fédérale] : elle a des contrats de coopération avec quatre universités de l’Empire du Milieu. Mais selon la «NZZ am Sonntag», les demandes de chercheurs chinois qui souhaitent venir à l’école polytechnique sont examinées de plus en plus intensivement, notamment en raison de soupçons d’espionnage. Des chercheurs ont déjà été refusés pour cette raison.»
Suite à la décision de l’ex-président américain, Donald Trump, de «[…] [déclarer] l’état d’urgence national dans le domaine des télécommunications «pour se protéger des ennemis étrangers »», l’EPFZ a dû prendre certaines mesures. Leur décision a été de ne «[…] mettre aucune technologie américaine à disposition de Huawei […].» Pourtant, «[s]elon la Confédération, les contrôles à l’exportation des États-Unis ne sont pas juridiquement valables. Les hautes écoles suisses décident de manière autonome avec quelles institutions étrangères elles coopèrent et à quelles conditions.»
«La Suisse se trouve dans une position typique de pays tiers, celle de devoir choisir l’un ou l’autre côté. Le savoir-faire des hautes écoles suisses est convoité au niveau international, en particulier celui de l’EPF. L’école polytechnique souhaite maintenir les échanges scientifiques avec la Chine, mais en même temps, la situation géopolitique mondiale s’aggrave. Et la Confédération reste à l’écart, elle n’affirme pas ses propres valeurs et n’a pas défini de limites claires.»
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- recherche – impact
USA: le gouvernement face aux discriminations dans les universités
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël, il y a aux Etats-Unis une «hausse alarmante des incidents antisémites dans les écoles et sur les campus universitaires». Le gouvernement américain se mobilise: «l’exécutif américain organise une réunion avec des représentants d’organisations juives» et «[l]e ministre de l’Éducation […] [se rendra] dans une université et [participera] à une table ronde avec des étudiants juifs […]. L’exécutif américain assure par ailleurs avoir simplifié les procédures permettant de porter plainte pour discrimination sur les campus américains, par exemple pour les personnes victimes d’insultes à caractère antisémite ou islamophobe».
- politique – Etats-Unis
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- antisémitisme
Un temple de la Chaux-de-Fonds reconverti en centre de séminaires pour l’UNINE
«La Ville, l’Université de Neuchâtel et l’Association de sauvegarde du patrimoine des Montagnes neuchâteloises (Aspam) collaborent sur un projet de sauvegarde et de réaffectation du temple des Eplatures. Il sera non seulement reconstruit, mais aussi reconverti en lieu scientifique et culturel et comportera des logements pour les étudiants.» Après la tempête qui a frappé la ville de la Chaux-de-Fonds le 24 juillet de cette année, le temple a besoin d’être reconstruit. «Les travaux devraient être terminés en 2025.»
«La nef deviendra une sorte de salle polyvalente. Nous garderons toutes les qualités architecturales de l’édifice», ajoute la présidente de l’Aspam. Dans les combles, une cafétéria d’une vingtaine de places sera aménagée. Une petite cuisine pour réchauffer des plats prendra place dans la nef» explique Jean-Daniel Jeanneret, président de la ville.
«Le rectorat voit du potentiel, notamment pour les formations de troisième cycle de type écoles doctorales. Une école doctorale est un rassemblement de quelques jours entre doctorantes et doctorants qui travaillent sur des thématiques apparentées, au niveau romand, suisse ou international, parfois avec des scientifiques invités. On peut aussi imaginer y organiser des séminaires facultaires sous forme de bloc de quelques jours, de la formation continue, des journées de réflexion, ou y accueillir des groupes de recherche invités dans le cadre de partenariats internationaux» se réjouit Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel.
- financement tiers
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Genève: «Ils veulent plus de logements pour les étudiants»
Selon une étude de JLL, leader du conseil en immobilier, «[l]’offre en logements étudiants ne couvre qu’à peine 10% de la demande». Ainsi, pour apporter une solution à la pénurie de logements pour étudiant·es à Genève, trois ancien·nes étudiant·es de la Haute École de gestion créent la start-up «Immocrush» avec le but de convertir les bureaux vides en logements étudiants. «Leur solution repose sur un principe de «cocons». Chaque personne dispose d’une petite chambre – un cocon avec lit, bureau et armoire. Le reste de l’espace est commun: grande cuisine, pièce à vivre, salles de bains et toilettes».
Le trio d’ancien·nes étudiant·es est finaliste du Prix IDDEA pour les entreprises durables, et «espèrent ouvrir leur première résidence pour la rentrée de septembre 2024 […]. Fin mars, [ils devraient] avoir la version finale de [leurs] cocons, à ce moment-là [ils vont] l’exposer dans le hall d’Uni Mail pour que les étudiants puissent découvrir [leur] projet et [leur] faire leurs retours».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2023
30Oct2023
Politique des hautes écoles
«Les cantines scolaires verdissent de plus en plus leurs menus»
Les cantines scolaires et universitaires ne cessent d’adapter leur offre aux défis de la transition écologique et de l’augmentation de la population mondiale. Ainsi, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «s’est […] dotée d’un cahier des charges en matière d’alimentation responsable […], [et] [l]es étudiants et professeurs ont progressivement modifié leurs habitudes». Bruno Rossignol, responsable du secteur de la restauration et des commerces à l’EPFL, explique qu’«[ils ont] mis un jour strictement végétarien depuis 2018 […]. La moitié de l’offre de repas est par ailleurs ovo-végétarienne […]. La part des repas végétariens est passée de 5% en 2018 à 56% aujourd’hui», mais l’objectif de l’EPFL est d’augmenter cette offre à 80% jusqu’à 2028.
Julien Meillard, adjoint à la transition écologique à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL), explique que sur le campus universitaire «[u]ne journée par semaine est végétarienne […]. Au quotidien, on impose aussi à nos exploitants-restaurateurs que le plat le moins cher soit végétarien».
Tant l’UNIL que l’EPFL ne comptent pas s’arrêter là: à l’UNIL «[l]e nombre de jours strictement végétariens devrait être augmenté à partir de la prochaine rentrée académique». À l’EPFL, «[l]es quelque 17’700 personnes présentes sur le campus ont voté pour éliminer des cartes le bœuf et le veau, très impactants pour le climat, et de favoriser la volaille et les viandes dégageant moins de CO2 en élevage».
«Gisela Michel est la nouvelle vice-rectrice à l’enseignement de l’Université de Lucerne»
Gisela Michel, Professeure ordinaire de comportement social et de santé à l’Université de Lucerne (UNILU), «sera la nouvelle vice-rectrice de l’enseignement et des relations internationales de l’Université de Lucerne à partir du 1er août 2024», en succédant ainsi à Martina Caroni. (nau.ch)
«Une professeure licenciée en Chine pour avoir fait des recherches sur Tiananmen»
Rowena He, Professeure agrégée d’histoire au sein de l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK), se penche sur la question de la répression des manifestations pro-démocratie sur la place Tiananmen à Pékin, à travers la publication d’un livre en 2014 et de nombreuses recherches. «Le sujet de la répression des manifestations de la place de Tiananmen est très sensible pour les dirigeants communistes et toute commémoration interdite en Chine continentale […]. Hong Kong a pendant longtemps été le seul endroit de Chine, avec Macao, à une moindre échelle, où toute commémoration des victimes de l’intervention de l’armée chinoise contre ces manifestants pacifiques, qui a fait des centaines, voire plus d’un millier de morts, était tolérée. Mais en raison de la reprise en main par Pékin du territoire autrefois semi-autonome, les veillées à la bougie en mémoire des victimes sont interdites depuis 2020.»
Conséquence pour la professeure: licenciement avec effet immédiat et refus du prolongement de son visa par les autorités. «Un porte-parole de l’université CUHK a affirmé que «l’emploi de résidents non permanents est conditionné par la possession d’un visa valide. Les décisions relatives aux visas relèvent du département de l’immigration et l’université n’est pas en mesure de peser sur l’attribution des visas»». (rts.ch)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2023
27Oct2023
Politique des hautes écoles
Frais d’université doublés
Le gouvernement québécois a annoncé au début du mois d’octobre que les frais de leurs universités seront doublés pour certain∙es étudiant∙es à partir de l’automne 2024. «Les étudiants anglophones de l’extérieur de la province» verront leurs frais passer de 8’922 $ CA à 17’000 $ CA. «En outre, la province a annoncé que les frais de scolarité pour les étudiants étrangers – à l’exception des pays avec lesquels le Québec a conclu des accords (par exemple, la France et la Belgique) – augmenteront pour atteindre au moins 20 000 $ CA. Elle a également supprimé la limite des frais supplémentaires que les universités peuvent facturer.»
La première raison avancée par le gouvernement est économique. «Cela coûte très cher au gouvernement du Québec et aux contribuables québécois pour des étudiants qui sont venus ici et qui n’y restent pas», a déclaré Pascale Déry, ministre de l’enseignement supérieur du Québec lors de la conférence de presse organisée pour annoncer le changement.» La seconde raison évoquée : dissuader les étudiant∙es anglophones, une «menace pour le «visage français» de Montréal».
Les universités de McGill, Concordia et Bishop risque d’être impactées par cette décision et leurs dirigeants s’en insurgent. «Sébastien Lebel-Grenier, directeur de Bishop, a qualifié de «catastrophique» la perte d’environ un quart des revenus de l’université (payés par les 30 % d’étudiants de l’école qui viennent d’autres provinces).»
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