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Sujet: ghostwriting

De plus en plus d’étudiant·es achètent leurs travaux universitaires

Marcel Kopper, directeur général de l’agence suisse GWriters, qui offre du ghostwriting académique affirme que «la demande en Suisse a sensiblement augmenté ces dernières années. Cela s’explique moins par une baisse des inhibitions que par les nouvelles conditions générales dans le domaine des études.» Il explique qu’aujourd’hui, de nombreux étudiant·es seraient «soumis à des contraintes de temps considérables en raison d’une activité professionnelle ou d’obligations familiales», et certain·es payeraient des agences pour qu’elles écrivent des travaux académiques en entier ou en partie à la place d’elles et eux. Ainsi, la plupart du temps, les GWriters s’occuperaient d’étudiant·es qui travaillent et d’étudiant·es internationaux·ales qui auraient besoin de soutien linguistique supplémentaire.

Aujourd’hui, il existerait une demi-douzaine d’agences de ghostwriting académique en Suisse. L’expert juridique Christian Lenz du cabinet d’avocats Lenz & Caduff déclare: «En Suisse, la situation juridique concernant le ghostwriting pour les travaux académiques n’a pas encore été clarifiée par un tribunal. Je ne suis pas au courant de jugements qui qualifient le ghostwriting d’infraction pénale.» Cependant, l’expert met en évidence les déclarations d’indépendance que les étudiant·es doivent signer afin de confirmer que le travail a été écrit par elles et eux. Des mesures disciplinaires pourraient être envisagées, allant de réprimandes à une exclusion de l’université, dit-il.

Il est prévu qu’un centre de compétence pour l’intégrité scientifique voit le jour en Suisse en 2026 afin de pallier aux manquements dans le cas de fraudes scientifiques.

Une université à Prague abandonne les travaux de bachelor à cause des IA et des «ghostwriters»

En raison de l’inquiétude croissante face à l’IA et aux ghostwriters, une université pragoise ose une mesure radicale : elle veut supprimer complètement les travaux de bachelor.

Au lieu de cela, l’université prévoit d’orienter les exigences pour le diplôme de bachelor vers la pratique. Cela laisserait moins de place au plagiat et permettrait aux étudiants d’acquérir une expérience jugée plus utile pour leur future vie professionnelle.

L’Université de Zurich renonce aux amendes pour les écrivains fantômes

Avec un nouveau règlement disciplinaire à l’Université de Zurich, les étudiant-es fautifs devaient être punis d’une amende pouvant aller jusqu’à 4000 francs, par exemple s’ils employaient un «écrivain fantôme» ou s’ils participaient à des actions politiques perturbatrices. Un travail d’intérêt général aurait également été possible comme alternative à la peine pécuniaire.

Le Tribunal fédéral a déclaré ce nouveau règlement disciplinaire invalide en octobre et l’université renonce désormais à introduire une amende comme mesure disciplinaire