- 16.10.2024 Revue de presse UNIL
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16Oct2024
15Oct2024
Politique des hautes écoles
Financement des hautes écoles: «un débat national s’impose»
«Fortement augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers dans les écoles polytechniques fédérales serait contre-productif en dissuadant les jeunes diplômés, pilier de la force d’innovation de la Suisse, écrivent les présidents d’EPF Martin Vetterli et Joël Mesot»
- financement public
- politique – Suisse
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- rapport Gaillard
USA : une nouvelle université «anti-woke» financée par des milliardaires
L’Université of Austin (AUTX), une institution «anti-woke» a ouvert ses portes au Texas, se revendiquant apolitique. Toutefois, les affiliations politiques des donateurs des 200 millions de dons interrogent. L’université souhaite «favoriser le débat ouvert, la liberté académique et une «quête intrépide de la vérité», tout en mettant l’accent sur l’entrepreneuriat».
Une vidéo publiée sur le compte Youtube de l’école met en contraste les scènes de manifestations pro-palestiniennes sur les campus américains avec un séminaire de l’UATX, qui conclue: «Ils brûlent. Nous construisons».
- liberté académique
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- cancel culture
- conflit israélo-palestinien
«Une nouvelle initiative pour mettre fin à l’expérimentation animale a abouti»
L’initiative populaire fédérale «Oui à un avenir sans expériences sur les animaux» a récolté 100’000 signatures depuis la fin de la semaine dernière. Le texte de la Constitution serait modifié comme suit : «Les expérimentations animales sont interdites […]. Il est également interdit de détenir ou d’élever des animaux à des fins d’expérimentation ou d’en faire le commerce à ces fins.» Les documents seront déposés à la Chancellerie fédérale d’ici mi-novembre.
Depuis 1985, quatre initiatives populaires visant à interdire l’expérimentation animale ont été rejetées. La dernière votation remonte à 2022, avec un refus à plus de 80%. L’initiative de cette année est toutefois plus modérée que la précédente déposée : les expérimentations humaines ne sont plus interdites, ni l’importation de marchandise testée sur des animaux.
Laurent Foiry met en garde contre le « complotisme scientifique » et prône un doute constructif
«La pandémie de Covid-19 a été un terreau très fertile au développement de théories complotistes aussi diverses que variées, explique dans La Matinale le docteur en génétique moléculaire et biologiste Laurent Foiry. Il vient de publier un ouvrage intitulé « Les faux-savants: plongée au cœur du complotisme scientifique » aux éditions de l’Aube, dans lequel il décrypte le phénomène aussi appelé « dénialisme », ou rejet du consensus scientifique. […] Pour venir à bout du complotisme scientifique, rien de mieux, pour Laurent Foiry, que la pédagogie « en expliquant le plus tôt possible aux enfants comment se poser des questions, comment analyser des sources pour ne pas tomber dans la paranoïa ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 octobre 2024
14Oct2024
Politique des hautes écoles
Université de Bâle : approches militantes différentes au sein du mouvement pro-palestinien
Le groupe pro-palestinien étudiant de l’Université de Bâle «unibas4palestine» est en train de se scinder en deux.
«strike4palestine», un nouveau groupe issu du mouvement étudiant initial, a distribué samedi des tracts appelant à une grève générale des étudiant·es. Selon l’article, il s’agit surtout d’activistes proches du parti révolutionnaire communiste «l’Étincelle». Selon leur communiqué, les occupations doivent être suivies d’une grève dans les universités et les écoles, rendant le fonctionnement impossible jusqu’à ce que les institutions répondent aux revendications des activistes.
«unibas4palestine», le mouvement initial qui avait occupé pendant 3 jours plusieurs bâtiments du campus en mai dernier, soutient la grève mais mise surtout sur l’activisme pour attirer l’attention et favoriser un dialogue académique autour de la cause palestinienne, bien que ce dernier soit, selon eux, difficile, car la direction universitaire réagit par «une répression institutionnelle».
Récemment, les manifestant·es ont tout de même pu participer à une table ronde universitaire officielle et s’en réjouissent. Pour la suite, ils et elles souhaitent «continuer à organiser des manifestations, des ateliers, des réunions d’information ainsi que d’autres formes d’action».
Frédéric Borloz s’exprime sur les manifestations étudiantes pro-palestiniennes
Alors que des manifestations étudiantes pro-palestiniennes se déroulaient sur les campus de l’UNIL-EPFL mercredi 9 octobre dernier, le conseiller d’état et ministre de la Formation Frédéric Borloz s’est exprimé à ce propos sur le plateau du 19:30 dimanche.
Le politicien, qui avait fait pression afin que cessent les mobilisations sur les campus étudiants, affirme que si «tout le monde a le droit de s’exprimer dans des lieux publics», il ne tolère pas «l’exclusion des autres étudiant·es» qu’engendre l’occupation de bâtiments. Finalement, Frédéric Borloz a déclaré souhaiter renforcer la formation des enseignant·es de l’école obligatoire sur la thématique du racisme lié à la guerre au Proche-Orient, sans toutefois préciser de calendrier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 octobre 2024
11Oct2024
Politique des hautes écoles
«L’Université [de Genève] perfectionne ses installations numériques dédiées à la recherche»
«À l’UNIGE, le programme «Infrastructures et services numériques pour la recherche» propose depuis cette rentrée académique plusieurs nouveautés. En s’appuyant sur les standards des humanités numériques en matière de partage des ressources visuelles, le service hedera facilite désormais l’analyse de données sémantiques, leur interopérabilité et leur partage ainsi que leur traitement éventuel par l’IA.»
- open science
- gestion de données de recherche
- gestion – ressources informatiques
- open data
- intelligence artificielle
Le CHUV soumis à un vaste plan d’économies
«Pour éviter un lourd déficit, des mesures fortes vont être prises au CHUV, afin de retrouver un équilibre financier d’ici à 2028.»
Vaud : «Galère pour une bourse»
«Erreurs de calcul, délais interminables. De nombreux étudiants vaudois ont pointé du doigt le travail de l’Office cantonal des bourses d’études et d’apprentissage.»
Enrico Letta: « Nous avons été dépassés par les Américains et les Chinois sur l’innovation »
«Ancien Premier ministre italien, Enrico Letta était invité vendredi dans La Matinale pour évoquer l’innovation en Europe. Selon lui, le Vieux Continent a été dépassé à ce niveau par ses concurrents et doit réagir via l’instauration d’un « marché unique » en matière d’investissements dans la recherche.»
L’Unil dans les médias
«Les militants ont presque tout juste»
«Un an après le nouvel embrasement au Proche-Orient, le campus de l’EPFL et de l’Unil reçoit une organisation pacifiste conjointe israélo-palestinienne. Des parents endeuillés par la perte de leur enfant, qui ont choisi de transcender leur peine par la fraternité.»
Revue de presse UNIL 11 octobre 2024
10Oct2024
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es en médecine «dans leur tour d’ivoire»
Au-dela du manque de places d’études en médecine, un autre problème se cristallise: le taux d’abandon des jeunes médecins. Josef Widler, médecin et membre du Grand Conseil zurichois (Centre), estime que«les étudiant-es en médecine sont assis dans leur tour d’ivoire», et qu’ils et elles se font de fausses idées sur le travail quotidien à l’hôpital. Il a déposé une motion en faveur de l’introduction d’un stage pré-études de six mois dans le domaine des soins. Ce stage pourrait être fait à l’hôpital ou en EMS.
Cette motion bénéficie déjà d’un grand soutien par la majorité (V’L, PLR et PS), et plusieurs personnes ont également l’espoir d’améliorer ainsi la collaboration des différents métiers de la santé.
Les hôpitaux sont plutôt en faveur d’un stage pour préparer les étudiants au terrain, mais souhaitent que le stage dure juste un mois, d’une part, pour ne pas surcharger les hôpitaux et, d’autre part, pour ne pas prolonger davantage la formation des médecins. Par ailleurs, la question du financement doit encore être clarifiée.
L’association zurichoise des médecins-assistants et chefs de clinique se montre réservée. Interrogée sur la question de savoir si un tel stage est la bonne solution pour réduire les départs de jeunes médecins, elle répond: «nous ne sommes pas sûrs». Selon elle, d’autres mesures devraient être prioritaires pour rendre le métier plus attractif, comme par exemple une limitation du temps de travail des médecins-assistants à 42 heures par semaine plus quatre heures de formation continue. Aujourd’hui, le temps de travail se situe à environ 56 heures en moyenne. Et l’association suggère qu’il serait utile d’étudier d’autres moyens pour choisir les bonnes personnes pour la formation des médecins avant les études, comme par exemple le modèle néerlandais selon lequel les candidat-es passent un «assessment» préalable (des interviews).
Une journée de réflexion pour repenser l’encouragement des carrières scientifiques
«Le FNS a organisé une journée d’échange sur l’encouragement des carrières scientifiques avec les parties prenantes. Ces réflexions doivent lui permettre d’adapter ses instruments pour répondre aux défis du 21e siècle.»
France: «Les partenariats universitaires avec Israël suscitent l’embarras»
Malgré les appels au boycott lancés par des étudiant-es après la riposte du 7 octobre, les universités [françaises] poursuivent la plupart des collaborations.
- mobilité scientifique
- politique – France
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- conflit israélo-palestinien
Médecins de famille à Fribourg – Des solutions face à la pénurie
Pour combler le manque de médecins de famille dans le canton de Fribourg, une filière de formation postgrade sera mise en place à l’Université de Fribourg.
«C’est presque une requête déraisonnable de comparer les universités»
Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, trouve qu’il est difficile, voire impossible de réduire des institutions aussi complexes que l’université à un chiffre dans un classement. «Ils sont bien trop diversifiés dans leur forme, leurs tâches et leur nature pour cela. Ce serait un peu comme si vous compariez les animaux dans un écosystème et que vous leur donniez des chiffres. La souris serait-elle alors moins bonne que l’éléphant parce qu’elle est plus petite ?»
La formation et la culture, «cruciaux pour la construction de notre société»
La conseillère nationale Céline Weber (PVL, VD) regrette que des sujets importants lors de la session d’automne du parlement passent sous le radar, comme notamment la stratégie de formation, recherche et innovation (FRI) pour les années 2025 à 2028.
«La hausse moyenne annuelle d’environ 1,6% n’est certes pas phénoménale, et bien des acteurs auraient souhaité plus. Cela dit, ça reste une hausse, ce qui est tout sauf anecdotique dans le climat actuel de restrictions budgétaires. […] Tous les types de formation sont importants, et nous avons tout à gagner d’avoir un paysage de formation aussi varié que possible, qui réponde aux différentes exigences du marché du travail. Couper dans la formation, ce serait scier la branche sur laquelle on est.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2024
Manifestations pro-palestiniennes (UNIL, EPFL et UNIGE)
Mercredi 9 octobre ont eu lieu des manifestations pro-palestiniennes sur les campus de l’UNIL, de l’EPFL ainsi que de l’UNIGE. Des repas collectifs, discussions, infokiosks et ateliers de sérigraphie se sont déroulés devant le bâtiment Géopolis durant la journée. En milieu d’après-midi, un cortège a ensuite traversé le campus pour se terminer sur l’Esplanade de l’EPFL. Une démonstration scénographique symbolique (de la peinture rouge sur le sol pour «dénoncer le génocide israélien» et «représenter le sang coulant sur les mains de l’institution [l’EPFL]») y a eu lieu.
A Genève, un sit-in pour Gaza a été organisé par des étudiant·es dans le hall d’uni Dufour, notamment pour renouer un dialogue avec le rectorat.
Selon le 24 heures, les manifestant·es lausannois·es étaient près de 200, environ 300 pour Le Courrier, tandis que Le Temps les chiffraient à 100. Le but de la manifestation (organisée par le collectif Occup’ UNIL Pal et la Coordination étudiante pour la Palestine EPFL) était de reprocher à l’UNIL et à l’EPFL de ne pas avoir respecté leurs engagements pris en mai dernier suite à une première occupation de manifestant·es. «Les militant·es déplorent que le fonds d’aide aux universitaires palestinien·nes ne bénéficie pour l’heure à personne, que le comité d’éthique chargé d’évaluer les collaborations internationales n’ait toujours pas été officialisé et que la prise de position du rectorat concernant la guerre au Proche-Orient soit «frileuse» et «très peu publicisée»», précise Le Courrier. Contactée, l’UNIL assure pourtant avoir «pleinement tenu ses engagements», précise le 24 heures.
Du côté de l’EPFL, les critiques sont plus vives. «Les manifestant·es jugent notamment les réponses de l’EPFL sur ses liens avec les universités israéliennes trop imprécises» écrit Le Courrier. «Nous maintenons le fait que, pour nous, le boycott académique n’est pas une réponse appropriée» exprime la porte-parole de l’EPFL.
9Oct2024
Politique des hautes écoles
La recherche du futur
«La fondation «Geneva Science and Diplomacy Anticipator» (GESDA), cofondée par la Confédération, tient son quatrième sommet du 9 au 11 octobre à Genève en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis. Thématique centrale du segment politique de haut niveau dédié à la diplomatie scientifique anticipatoire: la démocratisation de l’accès aux révolutions scientifiques qui façonneront le futur.» (Département fédéral des affaires étrangères)
La NZZ a publié un dossier de huit pages sur ce sommet, avec notamment un aperçu des sujets clés de la recherche de demain (selon le Science Breakthrough Radar), avec Michael Hengartner, président du forum académique de la GESDA et président du Conseil des EPF, et un article sur la présence du Conseiller fédéral Ignazio Cassis au sommet. «La Suisse y a intérêt pour deux raisons : d’une part, elle souhaite que les technologies de pointe soient développées dans le cadre d’une gouvernance démocratique et, d’autre part, que la Genève internationale puisse se positionner comme le centre de cette gouvernance innovante au service de la communauté mondiale.»
«Critiquer la rectrice serait-il misogyne?»
Le Courrier publie une lettre de l’association des étudiant·e·x·s en études genre de l’Université de Genève. Cette dernière accuse la rectrice de leur université d’«instrumentaliser» le discours féministe. En effet, dans deux interviews récentes (pour Le Courrier et Le Temps), Audrey Leuba fait allusion à «une dimension genrée» dans les attaques qui lui sont adressées quant à ses décisions rectorales (sévère répression du mouvement étudiant de soutien à la Palestine et maintien des collaborations avec des universités israéliennes). Pour les étudiant·es, cette réponse fait partie de la «fausse innocence du féminisme blanc», qui «permet d’invisibiliser les dominations auxquelles sa classe participe». En un mot : «attirer l’attention sur son genre permet également à Mme Leuba de recadrer le débat à son avantage et de camoufler la pente autoritaire et antisociale que le rectorat emprunte.»
L’université de Genève organise des ateliers d’agroécologie tout public
Depuis la fin septembre l’UNIGE propose des ateliers de conseils et techniques liés à l’arboriculture, la viticulture ou encore le maraîchage. Ces activités sont nées d’un projet d’étudiant·es en master à l’Institut des sciences de l’environnement. Pour un cocréateur des ateliers «il y a un effet de mode et un côté militant», «nous voulons susciter une réflexion, pour opérer des choix en matière de consommation». AgriGenève salue l’initiative. Mais la faîtière des agriculteurs précise toutefois qu’il s’agit d’un modèle particulier d’agriculture «qui constitue une offre complémentaire». En effet, ce mode d’exploitation ne pourrait pas constituer un objectif prioritaire: «son rendement reste faible, alors que l’on doit maintenir le taux actuel d’auto-approvisionnement pour nourrir la population», précise la directrice d’AgriGenève.
Le classement du Times Higher Education 2025
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) reste la meilleure haute école d’Europe continentale, selon le dernier classement publié mardi par le magazine spécialisé « Times Higher Education » (THE).
Voici le classement des universités suisses:
- 11. EPFZ (=)
- 32. EPFL (33. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 104. Université de Berne (116. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 126. Université de Bâle (123. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
- 134. Université de Lausanne (143. dans le ranking « World University Ranking 2024 »)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 octobre 2024
8Oct2024
Politique des hautes écoles
Fraudes scientifiques en neurosciences
Des fraudes scientifiques en neurosciences sont dénoncées en parallèle en Suisse et aux Etats-Unis. Il s’agit dans les deux cas d’accusations de manipulation et de réutilisation d’images.
Au cours de ces derniers mois, Ariano Aguzzi, une «coriphée» du domaine des prions de l’Université de Zurich, a dû retirer ou corriger certaines de ses publications. Alarmée d’irrégularités il y déjà quelques années, la direction de l’université n’avait toutefois pas pris de mesures, «ce qui s’avère aujourd’hui très discutable»selon le Sonntagsblick, «[c]ar quatre ans après la fin de l’enquête [M.] Aguzzi a dû retirer l’un de ses travaux, jugé pourtant conforme aux attentes («sauber») par la direction de l’université, quatre ans après la fin de l’enquête. Pour un autre travail, qui avait également reçu la bénédiction de la direction de l’université en 2020, une correction a été effectuée en été 2024.»
Une autre point critiqué par le SonntagsBilck, est qu’il aurait utilisé à tort un titre de «MD-PhD» dans sa signature e-mail, sur Twitter et dans ses publications scientifiques, alors qu’il n’aurait jamais suivi un programme PhD (il est titulaire d’un doctorat en médecine humaine et de plusieurs doctorats honorifiques). L’Université de Zurich estime que c’était une erreur de traduction par la faculté de médecine, pas la sienne.
Aux Etats-Unis, un chercheur est accusé par la revue Science d’avoir trafiqué des images dans ses recherches, relate la SRF. Les études portaient principalement sur les maladies de Parkinson et Alzheimer. Eliezer Masliah aurait réutilisé des images pour des expériences totalement différentes, et à «des dizaines d’années» d’intervalles. Pas moins de 132 articles sont concernés, ce qui remet dès lors en questions un grand nombre de résultats scientifiques de ce domaine. La question de savoir qui était complice de ces fraudes est soulevée dans la dénonciation de Science, mais reste ouverte.
- recherche – qualité
- évaluation par des pairs
- fraude scientifique
- image de la science
- évaluation – chercheur·e·s
Vers plus de places d’études en médecine à Bâle?
Selon le porte-parole de l’Université de Bâle, celle-ci serait prête à augmenter le nombre de places d’études. Mais cela nécessite une réorganisation du cursus ainsi que des mesures au niveau de l’infrastructure. L’université salue la perspective de réorienter le test d’entrée aux études de médecine avec l’objectif de le rendre plus proche de la réalité et d’interroger ainsi des compétences qui joueront un rôle plus tard dans l’exercice de la profession.
La Conseillère d’état Sarah Wyss (PS, BS) estime qu’il faudrait créer des places d’études supplémentaires explicitement pour les médecins de premier recours et les pédiatres. «Cela impliquerait bien sûr une restriction, car les étudiants doivent se décider très tôt pour leur spécialité, mais je trouverais cela fondamentalement juste». Elle serait par ailleurs contre l’introduction de l’accès «illimité» aux études comme à l’Université Lausanne, l’échec d’un grand nombre d’étudiant ne serait pas pertinent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 octobre 2024
Le classement et l’UNIL
Dans Le Temps du 24 septembre, le député vaudois Fabrice Moscheni (UDC) s’alarme de la «chute» de l’UNIL dans le classement Quacquarelli Symonds (QS). M. Moscheni associe notamment sa position dans un classement international a une mesure fiable de la qualité de l’enseignement et de la recherche.
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et le chercheur FNS senior à l’UNIL Antoine Gallay défendent l’Université de Lausanne dans des articles respectifs. Les deux soulignent les limitations des classements, et celui du QS en particulier, pour mesurer la qualité de l’enseignement et de la recherche.
La première avance: «La qualité des hautes écoles suisses repose sur une procédure d’accréditation rigoureuse, menée par un organe indépendant instauré par la Confédération et les cantons: le Conseil suisse d’accréditation (CSA)» Ce système «n’est pas mû par des motivations autres – commerciales notamment – que le développement et le maintien de la qualité au sein des hautes écoles suisses» prend en compte l’employabilité des diplômé-es, la formation des citoyen-nes à part entière et la capacité à se démarquer dans les réseaux scientifiques.
Le deuxième critique le fait que Fabrice s’est référé à « des classements », mais qu’il a seulement nommé un classement (QS), «l’un des classements internationaux les plus fréquemment cités (avec ceux de l’Université Jiao Tong de Shanghai, duTimes Higher Educationet de l’Université de Leiden),» selon lequel l’UNIL a reculé significativement, depuis 2015, contrairement aux universités de Genève et de Zurich. «De fait, si le classement de Leiden montre aussi le déclin de Lausanne, l’institution progresse au contraire dans le classement de Shanghai et reste stable dans celui du Times Higher Education. La comparaison avec Genève et Zurich confirme l’évolution relativement stable et similaire des trois institutions au fil des ans.» Il estime donc que Fabrice Moscheni a choisi le classement qui lui permettait d’étayer son propos, jugeant que dans le contexte de la recherche, cela serait de la«fraude scientifique», qu’il manque de «rigueur et d’honnêteté intellectuelles».
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- direction des hautes écoles
- enseignement – qualité
- classement des hautes écoles
- rôle des universités
7Oct2024
Politique des hautes écoles
Les réductions budgétaires de la Confédération inquiètent le président de l’EPFL
Le Matin Dimanche donne la parole à Martin Vetterli, futur ex-président de l’EPFL, le temps d’une interview. Pour le scientifique, les investissements dans l’éducation devraient être «assurés» par le politique, car pour lui «la gratuité et la qualité de la formation sont à l’origine de la prospérité de la Suisse». Il plaide donc pour un «un grand débat national sur le financement de l’école publique».
Quant au futur de l’EPFL, Martin Vetterli explique que les domaines de recherches privilégiés pour ces prochaines années sont : les sciences de l’environnement «soit tout ce qui a trait aux solutions technologiques pour limiter le réchauffement climatique», les interfaces entre les sciences de la vie et l’ingénierie, les sciences fondamentales, ainsi que l’IA. Pour le scientifique, ce qui distingue la contribution humaine de celle d’une intelligence artificielle, c’est l’originalité.
- financement public
- direction des hautes écoles
- profil – EPF
- durabilité et climat
- intelligence artificielle
Le Conseil d’Etat fribourgeois affirme son soutien pour les expériences animales
Le Conseil d’Etat estime que l’expérimentation animale conserve son utilité pour la recherche. En effet, bien que «les modèles informatiques (in silico) ou le travail sur les cellules souches (in vitro) se développent, ils ne permettent pas de supplanter totalement le recours au vivant». Au niveau académique, le nombre d’animaux utilisés a significativement diminué ces dernières années. Il n’en est cependant pas de même en ce qui concerne le secteur privé. Enfin, la mort des souris et rats de laboratoires en fin d’expérience reste une problématique non résolue. Alors que les animaux sont en principe systématiquement tués après expérimentation, «la méthode d’abattage la plus courante reste l’euthanasie par CO2», «un procédé douloureux» d’après certains députés du Grand Conseil.
«Les universités américaines n’ont pas réussi à instaurer un dialogue constructif après le 7 octobre. Mais certains étudiants tentent toujours de parler»
«Tout comme les pourparlers de paix au Moyen-Orient n’ont jamais abouti à grand-chose, les efforts de dialogue des universités ont souvent échoué. Parfois en raison des craintes des administrations et de leur capitulation face aux pressions extérieures, parfois en raison des réactions négatives des étudiants qui considèrent ces initiatives comme des tentatives hors de propos visant à les apaiser et à normaliser la vie sur le campus au milieu d’une guerre qui fait rage.
Cela ne veut pas dire que les étudiants n’essaient pas – en fait, ils ont souvent été plus nuancés, plus curieux et plus disposés à s’engager dans des discussions franches que les universités ne le «prévoyaient» («made room for»).»
Un congé menstruel pour les étudiantes
Le magazine Femina accorde un petit encadré à la question du congé menstruel pour les femmes. Le dispositif est déjà en place en Espagne, dans quelques universités françaises, ainsi que dans certaines municipalités suisses. «On garde espoir du côté des unis suisses» intime l’article.
Le président de l’EPFZ regrette l’exclusion russe au CERN
Lors d’un entretien, Günther Restori, président de l’EPFZ et chercheur au CERN, regrette l’exclusion de 500 scientifiques russes du CERN en réaction à l’invasion russe en Ukraine.
La formation continue de l’EPFZ mise sur l’éthique dans l’IA
«Le premier « CAS ETH Machine Learning in Finance and Insurance » touche à sa fin. Les participants ont particulièrement apprécié la manière dont la technologie, l’éthique et la pratique ont été combinées pour utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable dans leurs entreprises.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 octobre 2024
4Oct2024
Politique des hautes écoles
Dossier sur la Palestine
Le Courrier a publié tout un dossier sur le conflit au moyen-orient à l’occasion de l’anniversaire du conflit le plus récent entre l’Israël et Gaza (le 7 octobre 2023).
Dans l’article «Un pays, deux presses ?», le syndicaliste dans le secteur des médias de l’agglomération zurichoise, Idris Djelid, double national suisse et algérien, note une différence entre la presse romande et alémanique dans le traitement de l’information sur les mobilisations en Suisse et évoque des pressions pesant sur des journalistes. Par ailleurs, «Dépositaire cette semaine auprès de la Chancellerie fédérale d’une pétition qui demande aux autorités politiques et académiques de cesser toute répression envers les étudiant·es tout en leur rendant la liberté de parole, la juriste de l’ONG Swissactionforhumanrights, Tania Bukhari, constate «une plus grande criminalisation à leur égard, et pas seulement dans des médias orientés à droite».
L’article «Des voix juives indignées» parle d’un des «collectifs juifs, désormais organisés au niveau européen qui dénoncent la colonisation israélienne et le sionisme», le groupe genevois Marad. Interviewé, il note que «L’occupation de l’université de Genève a été un évènement propice aux échanges, à la solidarité et à des rencontres précieuses et diversifiées. […][Cependant,] [f]orce est de constater que l’université réprime, censure, empêche toute tentative de réunion.»
Dans l’article «En quête d’action et de sens», l’étudiante en psychologie à l’Unil, Rym raconte sa participation au mouvement d’occupation de Géopolis et précise les motivations de son engagement.
Dans l’article «La liberté d’expression ne peut justifier la diffusion de discours haineux», le Secrétaire général de la CICAD, Johanne Gurfinkiel, regrette l’antisémitisme en Suisse, notamment lors des manifestations étudiantes.
Genève : «On peut critiquer sans attiser la haine raciale»
Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la Cicad, regrette : «Les collectifs propalestiniens pour ne pas dire anti-israéliens sur les campus romands […] recourent à la violence verbale, incitant à appeler à «l’intifada jusqu’à la victoire». Professeurs et étudiants juifs ou pas sont ciblés et des actes de vandalisme, tels que des graffitis antisémites et des affichages appelant à l’anéantissement d’Israël, sont devenus récurrents.»
Singapour «respecte les droits de l’homme», affirme la Commission dans un document «sensible» d’Horizon Europe
Singapour négocie avec l’UE pour son association au programme Horizon Europe. Dans un document interne, la Commission européenne a vanté les mérites de Singapour en matière de démocratie et de droits de l’homme auprès des Etats membres pour justifier l’inclusion de la ville-Etat dans le programme de recherche.
Certains groupes de défense des droits de l’homme comme Amnesty International condamnent cette évaluation. «La Commission européenne a tenté d’éluder la question de la situation des droits de l’homme à Singapour, tout en admettant qu’il existe des problèmes évidents », a déclaré un porte-parole d’Amnesty International. « Il est très décevant que la Commission européenne soit parvenue à la conclusion que Singapour respecte les droits de l’homme.»
Un nouveau « space master » permet d’étudier l’espace à l’EPFZ
«Un nouveau cursus unique en Europe, selon l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, permet d’étudier les sciences spatiales. Une première volée d’étudiants et d’étudiantes a intégré cet automne ce « space master ». Le projet est chapeauté par l’ancien responsable de recherche de la NASA: le Professeur Thomas Zurbuchen.»
Université de Zurich: «La diaspora chinoise est en colère»
Le représentant diplomatique du gouvernement taïwanais David Huang va donner une conférence avec le titre «Discover the Untold Story of Taiwan’s Sovereignty!» à l’Université de Zurich, invité par l’association étudiante Foraus.
Certain-es étudiant-es chinoise-es se sont offusqués autant par ce titre de conférence que par le fait qu’il a été présenté comme ambassadeur, soulignant que le Taiwan n’est pas reconnu comme pays souverain dans la plupart des pays. Ils et elles ont contacté leur Consulat général à Zurich et l’ambassade à Berne, qui a alors contacté le rectorat.
Suite à une demande du rectorat, l’association étudiante a alors modifié l’invitation à cet événement, présentant David Huang comme «representative».
L’engagement de l’UNIGE dans les zones de conflit
Dans une communication interne (Le Journal), l’Université de Genève présente son engagement dans «les zones de conflit», notamment via les programmes Gaza Health Initiative, InZone, Horizon académique et Scholars at Risk.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 octobre 2024
3Oct2024
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral veut optimiser la coordination de la recherche de l’administration fédérale
«L’administration fédérale lance et soutient des initiatives de recherche scientifique dont les résultats servent à l’accomplissement de ses tâches. Le 27 septembre 2024, le Conseil fédéral a décidé de mettre en œuvre des mesures pour améliorer la coordination de ses activités que l’on appelle la recherche de l’administration fédérale.»
«Science et politique dialoguent mal»
Biodiversité, protection du loup, construction d’autoroutes ou objectifs climatiques liés au CO2, les scientifiques suisses peinent à peser sur les choix politiques en Suisse. Il s’agit de «revers successifs qui relancent un débat fondamental: celui de la place accordée à la science dans les décisions politiques.» Selon Alexandra Hofmänner, auteure d’un rapport sur le rôle de la science dans la gestion politique de la pandémie de Covid-19 en Suisse, explique que «ni le parlement ni le Conseil fédéral ne disposent d’instruments directs et efficaces d’un conseil scientifique, comme c’est le cas dans d’autres pays. Les politiciens n’ont que peu de possibilités d’obtenir des conseils scientifiques et les scientifiques ne savent pas à qui s’adresser.» L’occasion de la pandémie n’aurait pas été saisie pour développer de nouvelles formes de conseil scientifique politique, cela évoque des problème structurels, culturels et légaux qui persistent.
Université de Genève: «ne pas évacuer les idées qui heurtent»
Lorenzo Avellino, chercheur en postdoc à l’Université et ancien secrétaire de la Conférence universitaire des associations étudiantes (CUAE), regrette l’interdiction de la distribution de l’agenda de la CUAE, et le fait que la le rectorat a ouvert une procédure visant à suspendre, voire retirer, la reconnaissance à la Conférence universitaire des associations étudiantes (CUAE).
«Penser que le rectorat est en mesure de décider qui sont ses interlocuteurs relèverait d’une confusion des rôles qui se traduirait dans un appauvrissement certain de la démocratie interne à l’Université ainsi qu’une atteinte inacceptable à la liberté de réunion. La liberté académique est un exercice collectif dont les limites ne peuvent être que déterminées par la communauté qui s’en porte garante. Laisser penser qu’il revient aux autorités politiques ou judiciaires, voire à la police, d’établir ce qui peut être fait ou dit au sein de l’Université ne peut qu’ouvrir la voie à des dérives dangereuses qui vont inévitablement finir par restreindre notre liberté d’enseignement et de recherche.»
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- gestion de conflit
- conflit israélo-palestinien
Falsifications dans les publications de recherche : « le cas Aguzzi n’est qu’une illustration d’un problème bien connu»
Le Neue Zürcher Zeitung (03.10.2024) publie un commentaire sur l’affaire Aguzzi (Études trafiquées à l’Hôpital universitaire de Zurich), qui plaide pour un nouveau système scientifique «qui récompense la diligence et la prudence et qui rende la fraude moins attrayante. » L’auteure donne également quelques pistes pour modifier le système d’aujourd’hui «qui incite trop à la manipulation et qui ne recherche pas assez les comportements erronés.» La veille (02.10.2024), le Neue Zürcher Zeitung écrivait que «les scientifiques qui évaluent une publication avant sa publication ne recherchent pas spécifiquement les falsifications. Ils s’intéressent plutôt à la question du sens et de la qualité des expériences réalisées et de leur interprétation.»
Le Tages-Anzeiger quant à lui donne la parole à Edwin Constable, ancien président du Groupe d’expert-e-s en intégrité scientifique, qui évoque également la pression sur les chercheur·euses quant au nombre de leurs publications. Il s’agit du syndrome dit «publish or perish».
La fraude scientifique, un fléau grandissant qui menace l’intégrité de la recherche
«Le monde de la recherche scientifique est confronté à un problème croissant de fraude et de mauvaise conduite, mettant en péril la fiabilité des connaissances produites. Des « détectives scientifiques » tentent de lutter contre ce phénomène, mais font face à de nombreux obstacles.»
Haute école Neuchâtel Berne Jura – Tristan Maillard nommé directeur général de la Haute Ecole Arc
Le Comité stratégique de la Haute Ecole Arc [Neuchâtel, Berne et Jura] a désigné Tristan Maillard pour succéder à Brigitte Bachelard à la tête de la Haute Ecole Arc. L’actuel secrétaire général de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) prendra ses fonctions au premier février 2025.
L’ETH Zurich et l’EPFL approfondissent leur collaboration pour l’IA en Suisse
«L’ETH Zurich et l’EPF Lausanne (EPFL) intensifient leur collaboration en matière d’intelligence artificielle (IA). Elles ont créé l’Institut national suisse pour l’IA (SNAI) afin de relever les défis de l’IA grâce à leur vaste expertise.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2024
2Oct2024
Politique des hautes écoles
La Suisse risque à nouveau d’être exclue du programme Horizon Europe
Les négociations entre la Suisse et l’UE sur la modernisation des accords bilatéraux approchent de leur but. Des progrès ont déjà été réalisés dans certains domaines, comme la reprise dynamique des droits et le règlement des différends. Mais sur d’autres points, comme la libre circulation des personnes, la lutte pour trouver des compromis reste difficile. Lundi 01.10.2024, la France aurait annoncé que si la Suisse ne respecte pas les accords, il n’y aura pas d’accord avant fin 2024.
Sans accord d’ici la fin de l’année, les universités suisses risquent à nouveau d’être exclues du programme de recherche Horizon Europe de l’UE. Les chercheurs suisses ne pourraient alors plus participer aux grands appels d’offres de l’année 2025.
Selon CH Media (par exemple St. Galler Tagblatt), l’Union européenne pourrait exiger une « libre circulation des étudiants » en compensation de la clause de sauvegarde, comme l’écrit CH Media. Une telle clause exigerait que les étudiant-es de l’UE et de la Suisse soient traités de la même manière. Mais cela se heurte apparemment à la résistance de la Suisse. Les négociateurs suisses craignent qu’un accès illimité pour les étudiant-es de l’UE n’affaiblisse la réputation de la maturité suisse. Par ailleurs, la politique a récemment décidé d’augmenter les taxes d’études dans les EPF pour les étudiant-es venant de l’étranger. «Compte tenu de l’augmentation constante du nombre d’étudiants en provenance de l’UE et de la pénurie de ressources, la pression politique est forte pour serrer encore plus la vis dans ce domaine».
Quelle est l’importance d’une association suisse au programme Horizon Europe?
Le directeur de Roche, Jörg-Michael Rupp, soulignait en septembre l’importance d’une intégration suisse au programme de recherche européenne Horizon Europe et la signature de l’accord-cadre avec l’Union européenne, qui est la condition pour une réintégration. «Si la Suisse n’est pas bientôt réintégrée pleinement dans le programme de recherche Horizon, nous nous attendons à des désavantages durables. Pour les scientifiques ambitieux, Horizon est essentiel, il fait partie de leur carrière, leur prestige dépend de leur capacité à diriger des projets européens. Quiconque reste à l’écart a perdu.»
Deux entrepreneurs suisses à succès, Heinrich Fischer und Urs Wietlisbach, refusent, quant à eux, l’accord-cadre. Une réintégration à Horizon serait «souhaitable», «mais l’EPF est également forte sans Horizon».« Heinrich Fischer avance: «Depuis que la Suisse a dû dire adieu à Horizon il y a trois ans, dix chercheurs ont quitté l’EPF pour l’UE. Dans le même temps, 30 sont venus de l’UE chez nous. Le nombre d’étudiants en provenance de l’UE a également fortement augmenté.»
Heinrich Fischer est le directeur du comité de pilotage de l’organisation Boussole / Europe («Kompass Europa») et Urs Wietlisbach est son co-fondateur. Cette initiative «[rejette] le paquet de négociation (accord-cadre 2.0), qui devrait redéfinir les relations bilatérales entre la Suisse et l’UE, car celui-ci restreint beaucoup trop l’autodétermination de démocratie directe et la souveraineté de la Suisse.»
Pétition pour le droit à la parole des étudiant-es déposée à Berne
Une pétition signée par plus de 3000 personnes demande aux autorités politiques et universitaires de faire en sorte que cesse la répression des étudiant-es. Les signataires regrettent des mesures «de plus en plus violentes à des fins d’intimidation». Le Courrier mentionne comme exemple la direction de l’EPFZ qui a déposé une quarantaine de plaintes «à l’encontre d’étudiant-es qui avaient eu le tort de manifester leur soutien à la Palestine» et un débat annulé, où les intervenant-es avaient été soupçonnés de préjugés anti-israéliens.
Par ailleurs, selon une étudiante interrogée, la mobilisation [contre la guerre au Gaza et au Liban] se poursuit aussi à l’UNIL, et des discussions [avec la direction] auraient lieu pour créer un comité d’éthique.
Le CERN fête les 70 ans de son existence
Le CERN célèbre ses 70 ans d’existence, une occasion pour l’institution de fêter ses découvertes passées et promouvoir ses projets futurs, dont l’ambitieux Futur collisionneur circulaire (FCC).
Ce projet rencontre une forte résistance locale en vue de son empreinte écologique. La Liberté a interviewé Jean-Bernard Billeter, ingénieur EPFZ et responsable des thématiques liées au futur collisionneur à l’association Noé21, qui estime que le CERN n’est «plus en phase avec les réalités du XXl e siècle.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 octobre 2024
1Oct2024
Politique des hautes écoles
«Censure» : L’EPFZ annule un cours sur des systèmes d’armes autonomes et l’IA
Le groupe Tech ETHics, créé en juin par des étudiant-es et employé-es de l’EPFZ, préoccupés par le manque de conscience au sein de la communauté des EPF quant à l’impact sociétal des technologies «que nous contribuons à développer». Il a organisé une conférence sur le développement de l’intelligence artificielle et des systèmes d’armes autonomes et leurs conséquences pour la science et la législation. Un représentant de l’université de Harvard et une représentante d’Amnesty International devaient prendre la parole. Mais la Direction de l’EPFZ a décidé d’annuler la conférence au dernier moment: «Les organisateurs ont tendance à avoir des préjugés politiques. Dans les liens figurant sur les affiches d’invitation, il apparaît clairement qu’il s’agit d’un groupe anti-israélien». Pratiquement au même moment, une manifestation des «Students for Palestine» était en outre annoncée sur la terrasse de l’école polytechnique. Le porte-parole de Tech ETHics se défend contre les accusations, notamment celles d’«anti-israélisme» («Antiisraelismus»)».
Au Royaume-Uni, des universités en crise
En 2024, 40 % des universités britanniques seront en déficit, selon une estimation de l’Office for Students, l’instance régulatrice de l’enseignement supérieur. […] La ministre de l’éducation, Bridget Phillipson, a déjà indiqué que si une institution fait faillite, l’État ne viendra pas à son secours. «Les universités sont autonomes, a-t-elle dit. Il leur incombe de gérer leurs budgets sans faire appel au contribuable.»»
Les quotas de médecins de campagne, un modèle à suivre?
Dans le cadre des coûts de la santé qui prennent l’ascenseur, l’abandon du numérus clausus en médecine par le parlement et en prenant en compte le souhait de beaucoup de jeunes médecins de travailler à temps partiel, le rédacteur en chef de la NZZ am Sonntag Beat Balzli propose l’introduction d’un contrat entre les diplômés et le pays qui investit dans l’avenir des soins de santé. «Ceux qui abandonnent doivent rembourser une partie des frais d’études, ont suggéré les professeurs émérites Erich W. Russi et Johann Steurer dans un commentaire invité dans la NZZ [du 03.01.2024]. Mais pourquoi ne pas aller plus loin ?» En Bavière, par exemple, il n’est pas nécessaire d’avoir une très bonne note dans la maturité, un «Superabi», pour être admis dans un certain nombre d’établissements. En contrepartie, les diplômé-es s’engagent à travailler ensuite pendant dix ans comme médecin généraliste dans une «zone de besoin». Celles et ceux qui ne respectent pas cette obligation doivent payer 250’000 euros. «Cela ressemble un peu à de la contrainte et à de l’économie planifiée, c’est certainement optimisable, mais cela mérite réflexion», conclut le rédacteur en chef.
Fribourg : La facture des manifestations pour Gaza
Le Conseil d’Etat fribourgeois a évalué le coût de la mobilisation estudiantine de cinq jours en faveur d’un cessez-le-feu en Palestine de 100’000 à 200’000 francs. Pour le Conseil d’Etat, les ressources mobilisées n’étaient pas disproportionnées: «Sur la base du faible nombre d’éléments à disposition le 13 mai 2024, et confronté à un mouvement organisé, inconnu, volontairement anonyme et revendicateur, l’université n’avait d’autre choix que de mettre en place le dispositif retenu.» La Coordination étudiante pour la Palestine se dit déçu et consterné par cette réponse par rapport au droit de manifester et du fait que l’action («vingt personnes, silencieuses, dans un couloir») était pacifique: «On nous dépeint comme un groupe menaçant et dangereux, alors que nous avions envie d’ouvrir le dialogue. L’anonymat devait avant tout nous protéger contre d’éventuelles conséquences administratives.»
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- gestion de conflit
- gestion des finances universitaires
- conflit israélo-palestinien
Le «wokisme» dans les universités suisses
L’auteur du livre «La diffusion du wokisme en Suisse» (2024), Jonas Follonier, écrit que «Rien qu’en Suisse romande, on peut citer de multiples exemples d’application de cette idéologie ces cinq dernières années dans les universités, les écoles, les médias, la culture ou encore l’espace public.»
Il prend comme exemple le dépliant d’une campagne contre l’harcèlement de l’Université de Genève en 2017, qui indique que le sentiment d’être harcelé suffit pour qu’il y ait effectivement harcèlement, une notion que l’Université de Neuchâtel a repris dans le cadre d’une campagne similaire menée en 2019. «Or, dans un État de droit, la personne accusée doit pouvoir expliquer son point de vue, sans quoi la vérité ne peut être établie.» Un autre exemple de «wokisme» seraient, selon l’auteur, les règles de diversité dans les engagements de professeur-es «à Lausanne».
Amnesty International questionne l’interdiction des manifestations estudiantines en Suisse
«Deux récents événements ont été purement et simplement interdits à l’École polytechnique fédérale de Zurich et à l’université de Genève sous prétexte d’un lien avec le conflit actuel en Israël et dans le Territoire palestinien occupé. Amnesty International questionne ces interdictions favorisées par les récentes prises de position du Conseil fédéral sur les manifestations estudiantines. L’organisation demande aux autorités et aux rectorats de s’engager en faveur du droit fondamental à la liberté d’expression sur les campus.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er octobre 2024
30Sep2024
Politique des hautes écoles
Études trafiquées à l’Hôpital universitaire de Zurich
«L’Université de Zurich enquête depuis mars sur des soupçons de falsification de résultats de recherche à l’Institut de neuropathologie de l’Hôpital universitaire. »
«Les universités suisses se méfient de plus en plus des étudiants chinois»
L’auteur de l’article «revient d’une conférence scientifique où, devant la machine à café, les participants ont abordé un sujet explosif. La Suisse accueille 4000 étudiants et chercheurs chinois dans ses universités, dans le cadre d’une relation avec Pékin traditionnellement étroite. Mais ces dernières années, une défiance est apparue, sur fond de soupçons d’espionnage et d’usage militaire des recherches. Le temps de la naïveté semble terminé.»
S’endetter pour étudier
Certain-es étudiant-es contractent des prêts de formation afin de financer leurs études. Selon Marie Hallmann, responsable communication de la fondation Educa Swiss, il y a une «forte croissance» de la demande. « Pour l’autrice de l’article, cette tendance interroge sur l’efficacité des systèmes de bourses cantonales.»
La Fondation pour l’innovation technologique célèbre ses 30 ans
«La Fondation pour l’innovation technologique (FIT) célèbre ses trente ans. Depuis sa création, à la fin de 1994, cet organisme public-privé a accordé des prêts et des bourses totalisant quelque 70 millions de francs. Des fonds qui ont aidé au lancement de 300 start-up en Suisse romande.»
Des molécules à portée de main à l’Université de Fribourg grâce à une salle virtuelle
«L’Université de Fribourg fait œuvre de pionnière en proposant une salle de classe où l’immersion en trois dimensions est possible. Chez les étudiantes et étudiants en chimie comme à la direction, cette nouveauté est accueillie avec enthousiasme.»
Un nouveau phare pour l’innovation médicale
L’emblématique Genolier Innovation Hub a été inauguré. Entre formation, recherche et traitements cliniques, l’écrin de cet «hôtel» pour entreprises compte bien faciliter la découverte de solutions novatrices dans le domaine de la santé.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 septembre 2024
27Sep2024
Politique des hautes écoles
Le message FRI 2025-2028 est sous le toit
«Le domaine des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) bénéficiera de 50 millions de francs de plus en 2025. Quant aux taxes des étudiantes et étudiants étrangers des EPF, elles tripleront au moins. Le Parlement s’est accordé jeudi [26.09.2024] sur le message FRI 2025-2028.»
Le Conseil national valide la réorganisation de Movetia
«L’agence privée de promotion des échanges et de la mobilité Movetia doit devenir un établissement fédéral. Le National a validé jeudi, par 124 voix contre 53, un projet en ce sens, contre l’avis des sénateurs et de l’UDC. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 septembre 2024
26Sep2024
Politique des hautes écoles
Pour former plus de médecins, les unis devront renoncer à des projets
«Le Parlement a proposé mercredi que les hautes écoles investissent 25 millions de francs ces quatre prochaines années pour améliorer la relève médicale, en particulier dans le domaine de la médecine de famille. Les universités avertissent que cet argent devra être pris sur d’autres domaines.»
«Ces 25 millions, le Conseil suisse des hautes écoles devra les prendre sur l’enveloppe existante des projets liés au financement de base, qui est autour des 120 millions », rappelle Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities. «On devra enlever autre chose, comme des projets portant, par exemple, sur la durabilité, la digitalisation ou l’égalité des chances. A ce stade, ce n’est pas une enveloppe qu’on peut étendre», regrette-t-elle. (RTS)
L’Université de Berne place la priorité sur la réduction et l’innovation dans sa stratégie climatique
«L’Université de Berne adapte sa stratégie climatique. Au lieu d’être sur le plan comptable considérée comme climatiquement neutre d’ici 2025 grâce à l’achat de grandes quantités de certificats de compensation, elle élabore dans le cadre d’un processus participatif une feuille de route à long terme sur la neutralité climatique en 2030, qui met davantage l’accent sur les mesures de réduction et les approches innovantes. […]
Malgré cette priorité mise sur les mesures de réduction, les émissions de gaz à effet de serre resteront inévitables dans un avenir prévisible. L’Université de Berne veut compenser ces émissions en contribuant positivement à la protection climatique. Pour cela, elle suit deux voies : les émissions restantes des voyages en avion doivent continuer à être compensées par l’achat de certificats. […] D’autre part, le projet de feuille de route sur la neutralité climatique en 2030 vise également à mettre en œuvre de nouvelles possibilités alternatives d’engagement en faveur du climat, ceci principalement dans le propre domaine d’action des membres de l’université et avec des partenariats avec des acteurs sociaux, politiques et économiques. Il peut s’agir par exemple de projets et de recherches visant à réduire les émissions de CO2, d’investissements dans de nouvelles technologies ou de projets d’adaptation au changement climatique»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 septembre 2024
25Sep2024
Politique des hautes écoles
Précarité étudiante – plus de visibilité demandée
«[U[n postulat déposé au Grand Conseil par Yannick Maury (Vert·e·s) et Guy Gaudard (PLR) demande au Conseil d’Etat des chiffres précis sur la précarité étudiante régulièrement relayée par la presse. […] Toutefois, en se basant sur l’augmentation des demandes de bourses des étudiant ·es de l’UNIL et de l’EPFL, les députés estiment la situation «alarmante».»
Genève : «Quand le rectorat utilise l’arme de la censure»
«Chercheur à l’université de Genève, Lorenzo Avellino déplore la réaction du rectorat de l’Unige d’interdire la diffusion de l’agenda édité par la CUAE (Conférence universitaire des associations d’étudiant·es).» L’objet contient des références propalestiniennes discutées dans l’agenda éditée par la CUAE (Conférence universitaire des associations étudiant-es).
Il regrette :«Alors que les étudiant·es sauvaient l’honneur de l’alma mater en soutenant qu’il n’est pas moralement acceptable que pour libérer 251 otages on massacre 40 000 personnes dont 16 000 enfants, la seule voix qui se levait du corps professoral suisse était celle défendant la «neutralité académique». […] [L]a plupart [des] enseignant·es se cachent derrière un concept des plus fumeux, confondu avec la neutralité axiologique, délibérément agité pour prévenir la possibilité même que, depuis les facultés, se lève une parole claire sur ce qui est en train de se passer au Moyen Orient. De cette manière on confond l’université avec un sommet diplomatique et le débat académique avec une médiation, trahissant ainsi la mission même de l’institution, qui est censée être celle de fournir, au travers d’un savoir spécialisé, les outils à la cité pour prendre des décisions à bon escient.»
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Les États-Unis sont en tête pour ce qui est de la commercialisation de la recherche financée par le CER
Les auteurs d’une étude récente des brevets basés sur des recherches financées par le Conseil européen pour la recherche (CER) ont constaté que le soutien de ce dernier génère effectivement des inventions de grande qualité. Malheureusement pour l’UE, ce sont les entreprises basées aux États-Unis qui déposent le plus de brevets basés sur ces avancées scientifiques. En conséquence, la recherche financée par le CER est confrontée au «paradoxe européen», c’est à dire qu’en dépit de ses excellentes performances scientifiques, l’UE est à la traîne de ses principaux concurrents internationaux en matière d’innovation. Selon les auteurs de l’étude, cela s’explique notamment par l’absence d’un écosystème dynamique de start-ups.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 septembre 2024
24Sep2024
Politique des hautes écoles
«Gaza, agendas et liberté d’association : une lettre ouverte à la communauté universitaire et à la cité»
«Nous, chercheur-e-s, enseignant-e-s et membres du personnel de l’Université de Genève, prenons aujourd’hui la parole pour exprimer notre préoccupation face aux évènements récents qui ont mis notre Alma mater sous les feux des projecteurs. […]»
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Le Parlement prêt à assouplir le numerus clausus en médecine
«Le Conseil des États a largement accepté une motion du National visant à sélectionner les étudiants sur des critères de compétences et à proposer une meilleure offre de places d’études et de stages cliniques.» Le Conseil fédéral doit donc présenter une alternative au numerus clausus.
FNS: «Neuf recommandations pour le 10e programme-cadre de l’UE (FP10)»
«Dans sa prise de position, le Fonds national suisse (FNS) apporte sa contribution à l’élaboration du prochain programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation (2028-2034). Il présente sa vision et ses attentes du point de vue de l’encouragement de la recherche en Suisse.»
Une commission interparlementaire réprimande l’Université de Bâle pour la gestion des occupations pro-palestiniennes
En mai 2024, l’Université de Bâle a été occupée à plusieurs reprises par le groupe Unibas4palestine, qui demandait à l’institution de cesser toute collaboration avec les institutions israéliennes. Une commission de contrôle et de gestion interparlementaire de l’université félicite la direction de l’université d’avoir évité la violence et d’avoir maintenu en grande partie l’enseignement. En outre, la commission souligne de manière positive que le dialogue a été recherché avec les occupants, mais critiques aussi les ultimatums posés par la direction de l’université. (La direction de l’université avait donné aux occupants un délai pour quitter les lieux de leur propre initiative, un délai qui a été repoussé à plusieurs reprises.) «Il est clair», écrit la commission, «que la crédibilité de l’université est mise à mal lorsque des ultimatums sont posés sans qu’il y ait ensuite de conséquences immédiates». En ce qui concerne la mission scientifique de l’université, la commission constate que «selon le rectorat, l’université est un lieu de dialogue scientifiquement fondé et d’analyse sociopolitique, mais pas un lieu de débat politique».
Des années de mobbing et d’humiliations dénoncées aux HUG
«Une culture de travail toxique persistante a déchiré le service de chirurgie maxillo-faciale et orale. L’Hôpital nie en bloc.»
Un superordinateur suisse de classe mondiale commence ses activités
Issu d’une collaboration entre l’EPFZ et l’EPFL, le sixième ordinateur le plus performant de la planète a été inauguré à Lugano. Il doit permettre d’accélérer la recherche, notamment en intelligence artificielle.
Selon Antoine Bosselut, professeur assistant en intelligence artificielle, «en lançant la Swiss AI Initiative en décembre dernier, notre objectif était de concevoir un programme permettant aux chercheurs et aux développeurs d’accéder efficacement à cette ressource. Douze institutions publiques réparties dans tout le pays font déjà partie du programme et nous en accueillons d’autres»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 septembre 2024
«L’Unil restera la meilleure université de Lausanne»
Fabrice Moscheni, député UDC au Grand Conseil vaudois, regrette que dans les classements internationaux des universités tels que celui de Quacquarelli Symonds, «l’Unil voit sa position en baisse constante depuis des années. […] [L]e rectorat de l’Unil pourrait augmenter un peu son ambition en ayant comme objectif, a minima, de rattraper, voire dépasser, l’Université de Genève d’ici à 2028.»
Par rapport à son plan stratégique 2022 à 2027, il «remarque une forte tendance de l’Unil à vouloir être un acteur des thématiques sociétales, mais peu ou pas de mesures tangibles pour mesurer la qualité des deux missions essentielles de l’Unil: l’enseignement et la recherche.»
23Sep2024
Politique des hautes écoles
L’UDC veut interdire toute manifestation à l’Université de Genève
«Après les différentes affaires qui ont éclaté à l’Université de Genève ces dernières années, l’UDC a déposé un projet de loi pour défendre la « neutralité » de l’institution. Pour le parti, l’UNIGE doit être un lieu de savoir neutre, où les manifestations n’ont pas leur place.»
Genève continuera de former ses enseignants en quatre ans
«Le projet de raccourcir la formation des enseignant·es du primaire a échoué devant le peuple. Les Genevois·es ont refusé la réforme par 61,11% des voix.»
Le Conseil des EPF nomme quatre nouveaux membres à la direction de l’EPFL
La nomination des nouveaux membres de la direction intervient dans le cadre de l’entrée en fonction de la future présidente de l’EPFL, Anna Fontcuberta i Morral, avec effet au 1er janvier 2025. De plus, le Conseil des EPF a accédé à la demande de l’EPFL de limiter l’admission aux études de bachelor pour les titulaires d’un certificat étranger permettant l’accès aux études supérieures.
Un immense écran immersif pour étudier et traiter l’arthrose au CHUV
Le CHUV a inauguré les nouvelles installations du Swiss BioMotion Lab. «Ce laboratoire spécialisé dans l’analyse et la rééducation du mouvement permettra de réaliser des recherches d’envergure et de faire profiter les patient-e-s des données biomécaniques jusqu’ici principalement utilisées en recherche.»
Des centaines de scientifiques russes expulsés du CERN
«Le CERN, basé à Genève, met fin à sa collaboration avec la Russie. Des centaines de scientifiques russes devront quitter la Suisse d’ici fin novembre. Les relations avec Moscou ne seront pas totalement rompues, au grand dam de l’Ukraine.»
«La fin de l’élite»
Le taux d’obtention de la maturité est monté à presque 23%, en 2000 c’était encore 18%. Le journaliste Peer Teuwsen en conclut: «En Suisse […], l’enseignement supérieur devient une marchandise de masse. C’est déplorable. Car au lieu d’une plus grande justice sociale, cela conduira à plus d’injustice. […] Premièrement, une formation dont bénéficient de plus en plus de personnes a de moins en moins de valeur. Pour se distinguer de la masse, il faut obtenir des certificats supplémentaires, ce qui prolonge la durée de la formation. C’est pourquoi, deuxièmement, ces personnes manquent encore plus longtemps à l’économie. Troisièmement, il y a une surproduction dans de nombreuses disciplines académiques. Avons-nous besoin d’autant de psychologues, de pédagogues ou d’architectes? Non. Ce sont plutôt les ouvriers spécialisés qui manquent.»
Il regrette par ailleurs une qualité de l’enseignement qui est en baisse, des notes inflationnaires et que l’enseignement se focalise souvent sur «les faibles», sans prendre en considération la promotion des talents.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 septembre 2024
A Lausanne et à Genève, la hausse des prix dans les cafétérias critiquée
«Les prix des repas dans les cafétérias de l’Unil ont augmenté cette année. Un collectif étudiant dénonce un manque de transparence. La situation est similaire à Genève.»