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Sujet: formation – pasteurs et curés

«Controversée, l’école de théologie HET-PRO ne deviendra pas une HES»

«L’institut évangélique retire sa demande d’accréditation après une évaluation défavorable. […] Selon l’école, les faiblesses relevées concernent les processus et non l’orientation théologique. La mise en œuvre des recommandations serait trop coûteuse.»

La démarche de l’école, de tendance évangélique, avait suscité la controverse «au sein de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud et de l’Université de Lausanne.»

Renouvellement d’accréditation européenne pour la HET-PRO

La HET-PRO (Haute Ecole de théologie protestante, à Saint-Légier (VD)) vient de «voir sa reconnaissance européenne confirmée». Elle a obtenu un renouvellement pour cinq ans de son accréditation par l’European Council for Theological Education (ECTE). Il y a quelques mois, l’école avait été accusée de «lieu de radicalisation» par un professeur honoraire de l’UNIL.

La Haute Ecole de théologie espère obtenir cette année son statut de haute école spécialisée, au niveau suisse. «Nous souhaitons avant tout que nos étudiants soient jugés sur la qualité de leur formation et de leur travail, et non sur des considérations administratives», explique David Richir-Haldemann, professeur à la HET-PRO.

«Une haute école protestante accusée de «radicalisation»»

Alors que la HET-PRO (Haute Ecole de théologie protestante, à Saint-Légier (VD)) est actuellement en processus d’accréditation en tant que HES, le professeur honoraire de l’Université de Lausanne, Pierre Gisel, interpelle les autorités des Eglises réformées. Il accuse l’école, dans la revue scientifique ThéoRèmes, d’être notamment un «lieu de radicalisation» aux tendances «sectaires». Jean Decorvet, pasteur consacré dans l’Eglise réformée vaudoise (EERV) et recteur de la HET-PRO depuis sa création, affirme pourtant que «si une dimension spirituelle est bien présente dans le cursus, elle ne néglige pas la dimension intellectuelle.» Contactée, la sociologue et anthropologue Irene Becci, doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) est toutefois réservée sur l’approche «professante et professionnalisante» de l’école, qu’elle estime «incompatible avec une méthodologie académique».

Actuellement, les facultés de théologie classiques sont «en mal» d’étudiant·es, alors que la HET-PRO compte une cinquantaine d’inscrit·es tous cursus confonds. Suivant le processus d’accréditation, des experts visiteront la HET-PRO dans un mois. «La décision finale devrait ensuite être prise à la fin de l’année 2025», annonce Jean Decorvet.