«Les 8 et 9 avril, dans le cadre de la campagne «UNIGE sans obstacles», deux journées de sensibilisation au handicap sont organisées à Uni Mail. Au programme: ateliers immersifs et rencontres avec des personnes concernées.»
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7Avr2025
Politique des hautes écoles
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 avril 2025
4Avr2025
Politique des hautes écoles
Comment l’Europe entend séduire les scientifiques américains et protéger la liberté académique
«La nouvelle responsable de la recherche de l’Union européenne, Ekaterina Zaharieva, s’exprime dans Nature sur les moyens d’attirer les scientifiques américains mécontents et de réduire la bureaucratie liée aux subventions.» Elle affirme qu’«avant même l’arrivée de la nouvelle administration américaine, elle s’était engagé à faire de la préservation de la liberté académique et scientifique une priorité absolue de son mandat, et ajoute : «nous allons même proposer des mesures législatives l’année prochaine.»
Par ailleurs, elle se déclare favorable à une association indienne aux programmes de recherche: «Je pense que nous devrions entamer des négociations sur son association. S’il y a une volonté politique des deux côtés, nous pouvons terminer les négociations en moins d’un an.»
L’Unil dans les médias
«Le petit-fils de Mandela fait le buzz contre Israël dans les universités romandes»
Selon les recherches de la NZZ, Zwelivelile «Mandla» Mandela relaye la propagande du Hamas et entretient des liens avec des autocrates du monde entier. Le 23 mai 2024, «l’association palestinienne de l’université de Lausanne» l’aurait invité à un événement à proximité de l’Université de Lausanne. Selon cette association, l’événement devait initialement se tenir sur le campus, mais a dû être déplacé dans une salle privée en raison de retards d’organisation.
Le lendemain, Mandela s’est également exprimé à l’Université de Genève, à l’invitation de l’association des étudiants musulmans et d’autres groupes. Selon les informations de la NZZ, peu avant la manifestation, l’UNIGE avait reçu un message contenant des informations sur l’orateur. Plusieurs photos y étaient jointes : Sur l’une d’entre elles, Mandela apparaît aux côtés du leader du Hamas Ismail Haniya, tué depuis lors, et sur l’autre, Mandela pose devant un portrait du commandant Kassem Soleimani des Gardiens de la révolution iraniens, lui aussi tué. Le commentaire de Mandela sous la photo : «Nous saluons les héros de la lutte palestinienne». «Malgré cet avertissement, l’Université de Genève a décidé d’accepter la tenue de la conférence.»
«Par mesure de précaution, le responsable de la communication de l’université a assisté personnellement à l’événement. [Il] a alors pu constater une «accentuation très claire du rejet de toute forme d’antisémitisme et d’islamophobie». Les manifestations de Lausanne et de Genève n’ont pas été organisées uniquement par les étudiants, mais ont pu voir le jour grâce à ce que l’on appelle le Forum musulman européen (EMF). Le président de ce forum, un certain Abdul-Vakhed Niyazov, serait un «vieil ami» de Vladimir Poutine et fondateur du groupe «Muslims in support of president Putin».
«L’experte autrichienne en islamisme Nina Scholz, qui s’intéresse depuis longtemps à l’EMF, considère cette organisation comme un instrument de guerre hybride menée par Poutine contre l’Europe et Israël. Pour le Kremlin, il s’agit de renforcer les organisations qui poursuivent des objectifs antidémocratiques et anti-occidentaux.»
Revue de presse UNIL 4 avril 2025
3Avr2025
Politique des hautes écoles
«Horizon et Erasmus débloqués»
«La Suisse va réintégrer l’ensemble des programmes de recherches européens auxquels elle était associée avant le coup d’arrêt de 2021, à la suite de la rupture des négociations bilatérales prononcée par Berne.» (Le Temps) «Les représentants de Berne et de Bruxelles ont paraphé mercredi l’accord sur la participation de la Suisse aux programmes de l’UE. […] Les participants suisses aux programmes pourront obtenir directement des fonds européens et diriger des consortiums avec des organisations des Etats membres de l’UE.» (Le Courrier)
L’«accord sur les programmes de l’UE» fait partie du «paquet d’accords» pour prolonger les bilatérales. Il ne devrait toutefois pas entrer en vigueur avant un éventuel vote positif des Suisses en 2028. Il pourra toutefois être appliqué de manière anticipée dans le domaine de la recherche. «Il s’agit de six programmes qui concernent la recherche en général (Horizon Europe), la mobilité étudiante (Erasmus+), le nucléaire (Euratom et ITER), le numérique (Digital Europe) et la santé (EU4Health). […] Le calendrier varie toutefois d’un programme à l’autre. Horizon Europe, Euratom et Digital Europe entrent immédiatement en vigueur avec un effet rétroactif au 1er janvier, cela pour des questions de financement. La collaboration avec le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER) reprendra en 2026. La participation au programme EU4Health ne sera actée pour sa part qu’avec l’entrée en vigueur du paquet d’accords, au plus tôt en 2028. Quant à Erasmus+, un outil auquel les représentants des étudiants suisses sont très attachés, il faudra attendre 2027. Pour celui-ci, il faudra d’abord régler le problème de son financement. Contrairement à Horizon Europe, il n’est pas encore assuré.» (Le Temps)
«Défendre les sciences sociales»
Dans le contexte américain actuel d’attaque des sciences du climat et des sciences sociales, mais également par rapport à plusieurs polémiques en France, Irène Peireira, sociologue et philosophe, cofondatrice de l’IRESMO, défend les sciences sociales dans les colonnes du Courrier. Elle avance que très souvent, le discours de l’extrême droite sur les sciences sociales consisterait à affirmer que les universités sont remplies de «gauchistes». […] La réalité, c’est qu’à partir du moment où l’on étudie les inégalités sociales et les discriminations sociales – un pan important des travaux en sociologie –, on constate bel et bien l’existence effective d’inégalités et de discriminations.»
Par ailleurs, «une des grandes difficultés pour le grand public, c’est que les résultats scientifiques comme ceux des sciences sociales reposent sur des méthodes qui ne sont pas connues. Ce que l’on voit dans l’espace public, ce sont des résultats. […] Une autre difficulté tient au fait que les sciences sociales, comme d’autres sciences, sont en partie mathématisées à l’aide de statistiques. […] En outre, la statistique conduit à dépasser les exemples pouvant être observés par tout un chacun pour généraliser des résultats. Ce qui veut dire que les résultats statistiques peuvent ne pas correspondre, aux yeux du public, à ce qu’il a l’impression d’observer au quotidien à partir de cas isolés.»
Irène Peireira conclut : «Si l’extrême droite n’apprécie pas les sciences sociales, c’est qu’elles ne valident pas ses thèses en dépit de différentes tentatives.»
«Plus d’un million pour la recherche sur les organes génitaux féminins et sur le cancer»
Deux groupes de recherche lémaniques ont reçu mardi le prix scientifique Leenaards 2025, d’un montant de 1,4 million.
Le premier groupe de recherche dirigé par la Doctoresse Jasmine Abdulcadir (HUG) développe un outil pour mesurer la sensibilité des organes génitaux féminins dans le cadre de l’accompagnement des femmes victimes d’excision. «Le projet bénéficiera à toutes les femmes souffrant de troubles de la sensibilité génitale, domaine où les mesures scientifiques objectives sont encore « largement insuffisantes ». Les personnes présentant des blessures génitales suite à un accouchement ou des affections neurologiques sont aussi concernées.» (RTS)
L’autre équipe de recherche vient de l’EPFL et de l’Université de Genève et est dirigée par le Professeur Li Tang (EPFL). Elle se concentre sur les personnes atteintes d’un cancer résistants aux immunothérapies, se focalisant sur la structure des cellules cancéreuses. «Le groupe de recherche espère ouvrir la voie à de nouveaux traitements plus efficaces en ciblant une vulnérabilité mécanique de ces cellules.» (RTS)
«Pourquoi la science est-elle autant attaquée aux Etats-Unis?»
Le podcast Le Point J de la RTS interviewe Emmanuelle Perez-Tisserand, historienne spécialiste des Etats-Unis et instigatrice du mouvement Stand Up for Science en France sur les raisons des attaques envers la science aux Etats-Unis. La chercheuse explique:
«Il y a un dégraissage massif des emplois fédéraux. C’est une vieille idée conservatrice selon laquelle le gouvernement ne doit pas avoir une place trop grande dans la société et l’économie.» Il y a aussi «une attaque contre la dette publique qui serait, selon les républicains, trop importante, donc il faut réduire les budgets fédéraux.» Les universités sont particulièrement visées, étant vues comme des lieux de production de savoirs critiques pouvant s’opposer à l’agenda conservateur. Les intérêts des industries extractivistes jouent également un rôle, cherchant à minimiser les recherches sur le changement climatique. On peut également inscrire ce mouvement anti-science dans une histoire plus longue, le fait de semer le doute sur le consensus scientifique. C’est ce qu’on appelle les marchands de doutes.
Des dynamiques similaires sont observées ailleurs dans le monde. L’exemple le plus récent est l’Argentine de Javier Milei. Il a coupé un nombre important de financements, notamment dans les sciences humaines et sociales, dans les universités et la recherche, incitant à rechercher des financements dans le privé, ce qui pose la question de l’indépendance scientifique. En Europe aussi, en Hongrie ou en Turquie, des chercheur·euses ont été inquiété·es quant au sujet de leur recherche ou sur le financement des universités.
La recherche mondiale est affectée par cette situation aux Etats-Unis. «Près d’un quart de la recherche mondiale est produite aux États-Unis. Si elle est affectée, c’est tout le système qui est touché.» Certaines opérations de récupération de données sont actuellement en cours pour sauver ce qui peut l’être.
Julia Steinberger, également interviewée dans cet épisode du Point J en tant que professeure, chercheuse et membre du Collectif pour la liberté académique, la démocratie et la solidarité (CLADS), déclare que «les attaques contre la science aux Etats-Unis concernent aussi la Suisse.» Il s’agit de projets de collaboration, de bases de données, d’infrastructures qui sont menacés. Elle ajoute que la science est elle aussi attaquée en Suisse, mais dans ses capacités, c’est-à-dire à travers les coupes budgétaires que subit actuellement le domaine. «Cela va à l’encontre de ce que nous devrions faire, c’est à dire de compenser les pertes aux Etats-Unis», dit-elle.
L’Unil dans les médias
Demande de «création de postes stables à l’UNIL»
En mars 2025, ACIDUL, l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·e·s de l’Université de Lausanne, a envoyé un courrier à la direction de l’UNIL afin de demander l’augmentation du nombre de postes pérennes au niveau du corps intermédiaire. Ce courrier, qui a également été envoyé au Conseil d’État vaudois, fait suite au sondage lancé par ACIDUL fin 2023 auprès du corps intermédiaire de l’UNIL, et dont les résultats ont été discutés en 2024 avec les associations facultaires du corps intermédiaire.
Voici les besoins demandés, exprimés par les membres des sept facultés de l’UNIL:
- l’augmentation de postes pérennes, en principe à temps plein, au niveau du corps intermédiaire
- l’autonomisation des postes de MER en FBM
- la révision des cahiers des charges des MER1 afin de leur garantir suffisamment de temps pour la recherche
- la reconnaissance de la valeur des MER1 dans la recherche et l’enseignement à l’UNIL
- la réduction du nombre d’heures d’enseignement pour un temps plein des MER2
- l’ajout de tâches d’enseignement aux cahiers des charges des premiers et premières assistantes, si demandé
- la limitation du recours aux chargé·e·s de cours
- le maintien des postes de MA, avec en parallèle des réflexions sur les processus de stabilisation actuels
Revue de presse UNIL 3 avril 2025
2Avr2025
Politique des hautes écoles
«Qu’apportent les études à l’individu et à la société?»
Dans un commentaire de la Neue Zürcher Zeitung, Stefan Legge, vice-directeur de l’Institut de droit et d’économie à l’Université de Saint-Gall se demande ce que les études apportent réellement à l’individu et à la société, en particulier si elles sont plutôt «un investissement ou un bien de consommation pour les étudiant·es».
Le professeur écrit: «L’État suisse subventionne les études dans une large mesure, notamment dans l’espoir que les diplômé·es gagnent des salaires élevés et fournissent ainsi des recettes fiscales sous-financières. Nous devrions donc examiner dans quelle mesure les études constituent effectivement un investissement rentable. […] Les études n’ont pas seulement été subventionnées par l’Etat, mais elles sont également liées à des coûts d’opportunité substantiels : Pendant de nombreuses années, les gens ont essentiellement renoncé à un revenu du travail et l’Etat a dû supporter des pertes fiscales correspondantes. Beaucoup d’argent a donc été investi.»
Après une brève analyse des données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les revenus professionnels bruts standardisés en 2023 pour des emplois à plein temps cinq ans après la fin des études, Stefan Legge ajoute : «Je suis bien sûr conscient que les études peuvent être utiles au-delà du simple calcul financier des coûts et des bénéfices. Mais il est au moins plus difficile de justifier des subventions publiques si le calcul financier n’est pas pertinent. Et elle l’est encore moins si l’on considère qu’environ un tiers des diplômé·es universitaires ne travaillent qu’à temps partiel. […] Nous avons tendance à rendre le fait d’être étudiant·e attractif. On peut douter que cela n’ait que des effets positifs. Les études deviennent aussi un bien de consommation lorsqu’elles procurent du prestige et des moments agréables.»
Finalement il conclut : «La Suisse devrait également se demander si le nombre de 270 000 étudiants est trop élevé et si tous ces jeunes gens investissent au mieux leur temps et l’argent des contribuables qui leur est consacré. Les appels maladroits à «plus d’argent pour l’éducation» ne servent pas à grand-chose. Des économies dans le domaine de l’éducation peuvent également être utiles si l’on considère que les études ne doivent pas être considérées comme un investissement en bloc – et encore moins comme un investissement rentable dans tous les cas.»
- financement public
- politique – Suisse
- rôle des universités
- impact des universités
- retour sur investissement (ROI)
«L’Espagne renforce les règles pour les universités privées»
En Espagne, pour 50 universités publiques, on compte aujourd’hui 46 universités privées. Pour le gouvernement, ce déséquilibre menace l’égalité des chances dans l’enseignement. En effet, les universités privées ne sont souvent ouvertes qu’aux étudiant·es aisé·es, et les diplômé·es du secteur public ne sont pas aussi bien loti·es que ceux·celles du secteur privé. Le gouvernement souhaite désormais renforcer les règles pour les universités privées. Elles devront à l’avenir accueillir au moins 4’500 étudiant·es en cinq ans et répondre à des critères de qualité plus stricts.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 avril 2025
«Les soutiens du professeur Joseph Daher maintiennent la pression sur l’Université de Lausanne»
Mardi, une manifestation de plusieurs dizaines de personnes en soutien au professeur Joseph Daher a eu lieu à l’UNIL. «Trois pétitions en sa faveur ont été remises au rectorat: une première signée par 215 membres du corps enseignant de l’Unil, une seconde signée par un millier d’étudiants et étudiantes et une troisième paraphée par plus de 2200 soutiens nationaux et internationaux, issus en grande partie du monde académique. Ces pétitions, portées par le Collectif pour la liberté académique, la démocratie et la solidarité (CLADS), évoquent une « procédure arbitraire » qui « s’inscrit plus généralement dans un contexte politique de pressions et de répression contre les scientifiques » solidaires de la cause palestinienne.» Mercredi, une conférence sur les attaques contre la liberté académique en France et aux Etats-Unis se tiendra à l’UNIL. La conférence est coorganisée par le CLADS. (RTS)
«[Le collectif Camp Unil Palestine] a exigé l’application du rapport d’éthique publié en janvier par l’université, qui préconise une réévaluation de certains accords avec des instituts israéliens et leur suspension temporaire. Puis, il a sommé l’Unil de réintégrer le professeur en histoire et sciences politiques Joseph Daher, récemment licencié.» (Le Courrier)
À Genève également, des étudiant·es propalestinien·nes se sont à nouveau réunis «pour protester contre les massacres de civils qui ont repris à Gaza et pour dénoncer l’absence de prise de position de leur université à ce sujet». «Dans un rapport rendu début mars, un comité similaire à celui de l’Unil avait conclu de son côté qu’il ne fallait pas reconsidérer les collaborations avec les institutions israéliennes. Le rectorat de l’Université de Genève donnera sa position officielle le 24 avril.» (RTS)
Quelques membres du corps enseignant se sont prononcé·es en solidarité avec Joseph Daher. (Le Courrier)
«Lorsque des manifestants ont essayé de s’introduire dans le bâtiment Geopolis, avec une espèce d’immense tranche de pastèque, poussée sur un charriot, [un] agent de sécurité a tenté de leur barrer le passage. Il a alors été pris à partie par plusieurs personnes, qui l’ont fait tomber.» Il s’est tapé la tête par terre et aurait perdu connaissance et dû être emmené dans un hôpital. (20 minutes)
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- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
1Avr2025
Politique des hautes écoles
Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035, selon Stefanie Walter
Stefanie Walter, professeure de relations internationales et d’économie politique et co-directrice du Centre de compétences de crise de l’Université de Zurich, désigne les trois plus grands défis de son point de vue.
1. Les effets négatifs des changements géopolitiques
Le changement géopolitique d’un ordre mondial stable et fondé sur des règles vers un ordre mondial plus incertain et fondé sur la puissance n’est pas seulement une mauvaise nouvelle générale pour les petites économies ouvertes comme la Suisse, mais a également un impact direct sur le domaine FRI.
2. Les risques du scepticisme scientifique international…
Le scepticisme grandissant envers les sciences aurait déjà eu des conséquences négatives sur son soutien financier public, notamment aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Cela a, selon Stefanie Walter des conséquences sur les collaborations internationales, et il y a également le risque que cette attitude anti-sciences se répande en Suisse.
3. et des opportunités pour une Suisse agissant de manière coordonnée
Les bouleversements massifs à l’étranger offrent la possibilité d’attirer en Suisse des chercheurs de pointe de ces pays. Stefanie Walter plaide en faveur de la création d’un «lieu d’accueil» facile à trouver pour les scientifiques intéressé·es, avec des informations sur les possibilités d’encouragement, les offres d’emploi ainsi que des informations pratiques sur un déménagement et la vie en Suisse.
Grande Bretagne: «la plupart des universités continuent d’utiliser des examens en ligne malgré les craintes de tricherie»
Une étude menée par des experts en intégrité académique révèle que 78 % des universités britanniques utilisent toujours des examens en ligne. Parmi elles, 74 % ont déclaré n’utiliser aucun service de surveillance, tandis que 26 % n’avaient recours à la surveillance ou au contrôle que pour certains de leurs examens, mais pas pour tous. Toujours parmi elles, 70 % des universités ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention de réduire leur utilisation des examens en ligne, 19 % avaient l’intention de réduire leur utilisation et seulement 3 % avaient l’intention d’éliminer complètement les dispositifs.
Cette absence «généralisée» de surveillance devrait susciter des inquiétudes quant à la «validité de [ces] examens en tant que format d’évaluation et à l’assurance qualité des diplômes qui incluent ces évaluations», affirme l’étude. «La montée en puissance du ChatGPT et d’autres chatbots depuis l’introduction de ces mesures à l’époque de la pandémie a rendu cette question encore plus urgente», ajoute le rapport. De plus, cette absence de surveillance place également les étudiant·es dans la «position paradoxale de devoir travailler dans des “conditions d’examen” à distance, sans que l’université ne tente de les gérer». Un des auteurs de l’étude ajoute : «les étudiant·es sont obligés de choisir : ils trichent ou risquent d’obtenir des notes inférieures à celles de leurs camarades qui ont triché, ce qui a des conséquences sur leur employabilité».
«L’étude demande instamment de mettre fin à un «format d’évaluation qui semble manquer de validité fondamentale et dont les avantages périphériques éventuels sont discutables», et appelle à un retour à une «évaluation authentique» qui pourrait inclure des examens pratiques ou des évaluations orales, et qui pourrait donc être plus résistante à la tricherie.»
Des centaines d’étudiant·es sans passeport américain doivent quitter les États-Unis
Des centaines d’«étudiant·es invité·es» ont reçu un e-mail du ministère américain des Affaires étrangères leur demandant de quitter les Etats-Unis le plus rapidement possible, car leur visa a été annulé. Celles et ceux qui ne quitteraient pas immédiatement le pays devraient s’attendre à «des amendes, une détention et/ou une expulsion».
Cette mesure ferait partie de la campagne «Catch and revoke» du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio. Il avait annoncé début mars qu’il allait utiliser l’intelligence artificielle pour évaluer les comptes de médias sociaux et autres données d’environ 1,5 million d’étudiant·es étranger·ères inscrit·es dans les universités américaines. Les étudiant·es concerné·es auraient participé à des manifestations pro-palestiniennes ou posté des éléments jugés «problématiques» par le ministère américain des Affaires étrangères.
Appel à des mesures pour lutter contre l’antisémitisme en Allemagne
En Allemagne, le représentant du gouvernement fédéral pour la vie juive, Felix Klein, fait état de «fortes pressions» subies par les étudiant·es juif·ves pour qu’ils·elles se distancient de l’État d’Israël et de ce qui se passe dans la bande de Gaza. Lorsqu’ils·elles s’y opposent ou qu’ils·elles signalent des incidents antisémites, ils·elles se heurtent souvent à l’indifférence. Felix Klein donne quelques pistes pour lutter contre l’antisémitisme, en particulier dans les universités, où il appelle à un renforcement de l’intervention des services de protection de la Constitution.
«Je constate que des mesures sont déjà prises dans les universités [comme la mise en place de délégué·es à l’antisémitisme]. Mais il faudrait proposer davantage de formations systématiques. Il en existe déjà sur le thème de l’antisémitisme, mais il en faudrait aussi sur Israël et l’histoire du conflit au Proche-Orient. […] Il manque surtout un institut de recherche sur le judaïsme contemporain. […] Ce serait un excellent signal si le nouveau gouvernement fédéral créait une incitation à enrichir le paysage de la recherche sur la vie juive contemporaine. Je suis convaincu que cela aurait également des effets positifs à long terme sur la lutte contre l’antisémitisme.»
Félix Klein appelle également à une amélioration de la législation en Allemagne. «Par exemple, le slogan «Mort à Israël», qui nie le droit d’Israël à exister, devrait être punissable. L’appel à la destruction d’un État n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques», dit-il. Finalement, il conclut : «Le gouvernement fédéral devrait aborder la question de l’antisémitisme dans les universités de manière stratégique, en collaboration avec les universités et les Länder. Les universités devraient disposer de points de contact fixes auprès des autorités de sécurité afin de pouvoir signaler directement les incidents. Les universités ont également des règles pour d’autres dangers. Un exemple : avant un incendie, chacun sait déjà comment agir si un feu se déclare. Un tel plan de procédure doit également être garanti en ce qui concerne l’antisémitisme.»
Le gouvernement britannique condamne un «dogme woke»
En 2021, à l’Université de Sussex, la professeure de philosophie Kathleen Stock a été harcelée car elle a insisté sur la différence biologique entre les sexes et rejetait le concept d’une identité de genre indépendante de l’anatomie. Elle a finalement dû quitter son poste d’enseignante. Aujourd’hui, le gouvernement lui donne pourtant raison. L’Autorité de surveillance des universités Office for Students (OfS) a infligé à l’Université de Sussex une amende d’un montant de 585’000 livres pour non-respect de la liberté d’expression. L’OfS a été créé en 2024 afin de veiller aux libertés d’expression et académique. C’est un organisme public non ministériel, responsable devant le Parlement. Il reçoit des priorités stratégiques du ministère de l’Éducation, tout en restant indépendant du gouvernement.
- égalité – genre
- liberté académique
- liberté d’expression
- harcèlement moral – mobbying
- politique – Grande-Bretagne
«Le CERN publie l’étude de faisabilité de son futur collisionneur»
Le CERN a clos lundi l’étude de faisabilité du Futur collisionneur circulaire (FCC), un anneau de 91 km de circonférence à une profondeur moyenne de 200m qui succèderait à l’actuel LHC (27 km de circ.). La décision d’approbation de construction du FCC est prévue pour 2027 ou 2028, avec une fin des travaux d’ici à 2045. Le coût estimé est d’environ 15 milliards de francs. La majeure partie du financement proviendrait du budget annuel actuel du CERN.
De nombreuses critiques dénoncent un projet «énergivore, trop cher et délétère pour l’environnement» alors que les potentielles retombées scientifiques ne sont pas certaines, en plus d’un coût élevé qui pourrait contraindre à l’abandon d’autres projets de recherche. De l’autre côté, le physicien de l’Université de Zurich qui siège au comité des directives scientifiques du CERN, Gino Isidori, défend le projet. «Il ne s’agit pas seulement de découvrir une nouvelle particule, mais de comprendre quelque chose de tout à fait fondamental: le mécanisme de Higgs, unique en son genre. Ce mécanisme explique comment toutes les structures de l’univers acquièrent leur masse», explique-t-il. «Avec le FCC, l’Europe conserverait sa position de leader mondial de la recherche sur les particules.»
Etats-Unis: Les membres des académies nationales lancent un avertissement
Une lettre au peuple américain a été rendue publique hier, signée par plus de 1800 membres des 3 académies nationales de sciences, ingénierie et médecine (NAS, NAM et NAE), en faveur de l’indépendance de la recherche scientifique. «Nous demandons à l’administration de cesser son attaque massif contre la science américaine et nous invitons le public à se joindre à cet appel. »
Leading Houses : attribution des mandats pour la coopération bilatérale FRI 2025-2028 de la Suisse
«Pendant la période de financement 2025-2028, la Confédération continuera d’encourager la coopération dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) entre acteurs suisses et partenaires extra-européens par le biais de programmes bilatéraux. La secrétaire d’État Martina Hirayama a signé fin mars 2025 des conventions de prestations avec cinq hautes écoles, qui sont ainsi mandatées en tant que Leading Houses pour la mise en œuvre de ces programmes. […] Les programmes de coopération bilatéraux avec des pays partenaires extra-européens sont l’un des instruments servant à la mise en œuvre de la « Stratégie internationale du Conseil fédéral dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation».»
L’Unil dans les médias
Le Donut UNIL 2023 : Mesurer les progrès vers une transition durable
«L’UNIL poursuit son engagement pour une transition écologique et sociale avec la publication du Donut 2023, une actualisation majeure depuis la première version réalisée en 2019.»
Revue de presse UNIL 1er avril 2025
31Mar2025
Politique des hautes écoles
«À Berne, des élus font du pied aux cerveaux américains»
Le parlementaire Baptiste Hurni (PS/NE) a déposé à la fin de la dernière session une motion afin d’attirer les chercheur·euses américain·es. Il propose notamment de créer de bonnes conditions-cadres : accélérer les procédures administratives, autoriser les chercheur·euses à accéder aux financements du Fonds national suisse, mais aussi leur offrir une prime à l’installation. La motion est soutenue par des élus du Centre, du PLR, ainsi qu’un MCG (Mouvement citoyens genevois).
Selon Baptiste Hurni, il s’agirait d’un investissement rentable: «Les chercheurs de ce niveau attirent les fonds internationaux. Cela permet d’engager des équipes, y compris et en priorité des chercheurs suisses. Ces derniers ne seraient donc aucunement prétérités.» «Renflouer les équipes est d’autant plus important en ce moment», à cause de tensions autour de la non-association complète au programme Horizon Europe, qui ont fait fuir quelques scientifiques.
Les rectorats des universités indiquent ne pas avoir changé leur processus de recrutement, ni en avoir l’intention. «Les hautes écoles suisses continueront à suivre leurs procédures établies, indique Martina Weiss, secrétaire générale de Swissuniversities. Les chercheurs des États-Unis sont, comme toute personne intéressée, invités à postuler aux offres d’emploi disponibles.»
L’EPFL, qui connait un tournus important de ses professeur·es, pourrait néanmoins saisir des opportunités américaines au vol. (Le Matin Dimanche)
L’exil des cerveaux américains
Des scientifiques souhaitent que les Hautes écoles et universités suisses accueillent leurs homologues américains visés par des coupes budgétaires massives de l’administration Trump dans la science et la recherche. Une chercheuse américaine sur le climat a récemment quitté son pays pour des raisons politico-financières pour s’intégrer dans un laboratoire d’un compatriote à l’EPFZ.
André Csillaghy, responsable du département de Data Science à la Haute Ecole d’Ingénierie et Techniques Environnementales (FHNW Brugg, près de Zurich) déclare : «Dans beaucoup de domaines, on manque de personnel qualifié. C’est une opportunité de pouvoir avoir plus de personnes qui viendraient ici.» Il préconise le lancement d’un programme national pour accueillir les scientifiques américains, à l’image de celui à l’Université Aix Marseille.
Le gouvernement américain supprime en masse des informations liées à plusieurs thématiques, notamment le changement climatique et la diversité. Des archivistes travaillent à identifier et sauvegarder ces données [voir aussi cet article].
Nathalie Chèvre, de l’Université de Lausanne, avoue de son côté qu’elle s’attèle à sauvegarder les bases de données américaines en lieu sûr, au cas où elles disparaîtraient. Par ailleurs, elle évoque également que la recherche est de moins en moins soutenue en Suisse et en Europe. (RTS)
L’article de Nau.ch traite l’exil de trois chercheurs renommés de l’Université de Yale qui se sont récemment exilés au Canada.
«L’antisémitisme progresse en Suisse romande»
La Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) a publié son rapport annuel 2024 sur l’antisémitisme en Suisse. Elle «déplore une hausse importante d’actes hostiles envers la communauté juive.» «Face à [cette violence], il n’y a pas de véritable réponse politique», déclare Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Cicad.
«Les manifestations de soutien aux Palestiniens et les mobilisations des étudiants au sein des universités romandes ont aussi été le théâtre de propos problématiques, selon l’association, qui cite le slogan controversé «From the river to the sea, Palestine will be free». Elle le considère comme «un appel à l’abolition de l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif».» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
«Pas si facile de partir en séjour étudiant»
Plusieurs membres de l’Université expliquent au Temps les potentielles difficultés et freins à l’organisation d’un séjour universitaire de mobilité. Chaque année, plus d’une vingtaine d’étudiants de l’UNIL renonceraient à leurs projets d’échange.
«Certains étudiants nous contactent parce qu’ils ne trouvent pas d’informations sur les équivalences de cours, les demandes de bourses, les délais à respecter, observe Myriam Schneider, secrétaire générale de la Fédération des associations d’étudiant·e·x·s (FAE) de l’Université de Lausanne (Unil). C’est vrai que les cours choisis à l’étranger peuvent ne pas être reconnus ici, les crédits universitaires être calculés différemment, les dates de début de semestre ne pas être synchronisées… Il faut très bien faire son planning pour s’assurer que tout fonctionne.»
Actuellement un rapport est en consultation à l’attention du Conseil fédéral, proposant de réduire le forfait fédéral à 10% pour la mobilité internationale dans l’éducation et la formation. «De telles coupes réduiraient les chances de faire un séjour pour ceux qui ont moins de moyens financiers», avertit Olivier Tschopp, directeur de Movetia, agence nationale pour la promotion des échanges et de la mobilité dans le système éducatif. «Tout un pan de la population estudiantine n’envisage pas ces séjours parce que sa situation financière ne le lui permet pas. Elle doit travailler à côté pour vivre et craint de ne pas retrouver son emploi ni son logement à son retour», détaille Cédric Rychen, directeur du Service des affaires sociales et de la mobilité étudiante de l’Unil. «Réintégrer Erasmus+ signifierait toutefois une offre plus importante, des facilités administratives et des moyens financiers plus importants», note Olivier Tschopp.
Olivier Tschopp et Lukas Graf observent finalement depuis le covid une tendance, en Suisse et à l’étranger, aux séjours plus courts avec formats hybrides, tels que des Blended Intensive Programmes, que l’UNIL propose depuis 2 ans.
Revue de presse UNIL 31 mars 2025
28Mar2025
Politique des hautes écoles
Faire accéder les réfugié·es à l’enseignement supérieur pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
«Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et swissuniversities, la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses, veulent ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur en Suisse aux réfugiés qui ont le potentiel nécessaire, et contribuer ainsi à lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Cinq projets, proposés par les universités de Bâle, de Lausanne et de Lucerne, par la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) et par la Haute école pédagogique de Lucerne (HSLU), ont été sélectionnés pour la première phase du programme pilote.»
«Les universités européennes offrent l’«asile scientifique» aux chercheurs américains fuyant les coupes budgétaires de Trump»
Les universitaires américains qui espèrent échapper au gel des financements et à l’imposition d’une idéologie sont activement recrutés par des universités aux Pays-Bas, en Belgique et en France. (The Guardian)
Selon un sondage du magazine Nature (p=1600), 75% des scientifiques américains envisagent de quitter le pays. Beaucoup d’entre eux ont déclaré qu’ils cherchaient un emploi en Europe et au Canada.
«L’avenir du CERN est important pour la science et la coopération internationale»
Le Conseil du CERN va maintenant devoir prendre une décision difficile. À moins que certains pays n’injectent des fonds importants, le financement du Future Circular Collider (FCC) incertain. Mais attendre trop longtemps pourrait signifier qu’il y aura un grand écart entre l’ouverture de la nouvelle installation et la fermeture du Large Hadron Collider (LHC), et qu’une expertise précieuse pourrait être perdue.
Même si les physicien·nes ne sont pas d’accord sur ce que le CERN doit faire, ils et elles sont presque tous soucieux de l’avenir du laboratoire et doivent maintenant, avec leurs dirigeant·es, expliquer pourquoi les contribuables européens, qui financent la majeure partie du budget annuel du laboratoire, devraient eux aussi s’en préoccuper. Les enjeux dépassent le cadre de la science, et même celui de l’Europe.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 mars 2025
27Mar2025
Politique des hautes écoles
La HES-SO adopte ses objectifs pour les années 2025-2028
«La HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale et ses sept cantons partenaires ont renouvelé la Convention d’objectifs qui les lie […]. La convention fixe les objectifs de l’institution pour la période 2025-2028. L’attractivité des formations HES pour la société et les milieux professionnels, l’ancrage régional, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la recherche d’efficience dans la gestion de l’institution figurent parmi les priorités. »
Luciana Vaccaro reconduite à la tête de la HES-SO
«Le Comité gouvernemental a renouvelé pour quatre ans le mandat de la Rectrice Luciana Vaccaro, lors de sa séance du 20 mars 2025. Ce renouvellement garantit la continuité dans la direction académique et stratégique de la HES-SO jusqu’au 30 septembre 2029.»
Hausse du nombre de médecins insuffisante pour combler les besoins
Le nombre de médecins en Suisse a augmenté de 3,7% en 2024, soit 1502 personnes de plus qu’en 2023. «Cette augmentation est réjouissante, mais bien trop faible pour combler le manque de médecins», commente aisni la Fédération des médecins suisses (FMH) selon sa dernière statistique médicale.
«La densité de médecins de premier recours reste trop faible, avec une moyenne de 0,8 équivalent temps plein temps pour 1000 habitants au lieu de 1, comme le recommandent différentes études.» (RTS) A noter que «la répartition des médecins reste très inégale sur le territoire. Les grandes villes bénéficient d’une forte présence médicale, notamment en ce qui concerne les spécialistes» alors que des «disparités régionales sont marquées: l’objectif de 1,0 est atteint dans les zones urbaines, tandis qu’il chute à 0,4 dans les régions rurales» (medinside.ch).
«Si le nombre de médecins a augmenté, les taux d’occupation ont diminué et il est devenu rare de travailler 60 heures par semaine ou plus.» (RTS) La charge de travail moyenne diminue donc progressivement: elle est passée de 8,9 demi-journées par semaine en 2014 à 8,6 en 2024 (medinside.ch). De plus, les médecins souhaitent de plus en plus exercer à temps partiel et dans des cabinets de groupe.
«Pour remédier à la pénurie de médecins de premier recours et à la dépendance à l’étranger, la FMH demande une augmentation du nombre de places d’études et de postes de formation postgraduée ainsi que des conditions cadres propices.» (RTS) Néanmoins «tous les acteurs du système de santé ne partagent pas le point de vue de la FMH selon lequel la Suisse manquerait de médecins. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) souligne que le pays affiche déjà une densité médicale très élevée en comparaison européenne», avec 4,74 médecins pour 1’000 habitants en Suisse. Selon des économistes de la santé «une simple augmentation du personnel ne suffit pas: il faut améliorer l’efficacité du système et repenser ses structures». Ils craignent en effet une possible surabondance et une hausse des coûts (medinside.ch).
«L’université peut-elle me refuser l’entrée à cause de ma dyslexie?»
La Constitution suisse interdisant la discrimination des personnes handicapées, les cantons doivent prendre des mesures «que requièrent la prévention, la réduction ou l’élimination des inégalités». Ils sont néanmoins libres de décider comment et sous quelle forme ils le font.
Cependant, le Tribunal fédéral «qualifie un supplément de temps de mesure fondamentalement appropriée pour la compensation des désavantages». «[U]ne université ne peut pas refuser catégoriquement un supplément de temps lors de l’examen d’entrée, même sans réglementation spécifique dans un décret. Elle doit plutôt examiner dans chaque cas concret si le but de l’examen peut également être atteint avec un supplément de temps.» Selon le Tribunal fédéral, les facilités formelles d’examen accordées aux personnes handicapées peuvent également être «de pauses plus longues ou supplémentaires, d’un examen plus structuré, d’un examen en plusieurs étapes, d’autres formes d’examen ou de l’utilisation d’un ordinateur».
Départ de la directrice Angelika Kalt après 17 années au FNS
«Une page se tourne au FNS avec la retraite de sa directrice Angelika Kalt. Durant ces dernières 17 années, elle a joué un rôle central dans le développement de l’institution et la maîtrise de ses défis. […] Sa succession sera assurée par une co-direction. À partir du 1er avril, Katrin Milzow et Thomas Werder Schläpfer se partageront les tâches à la tête de l’institution. Tous deux sont déjà membres du Comité de direction, elle en tant que responsable du Développement de la recherche, lui comme responsable de l’Encouragement de la recherche.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mars 2025
26Mar2025
Politique des hautes écoles
«Inquiétudes pour l’Institut du fédéralisme»
Alors que l’Institut du fédéralisme (IFF) de l’Université de Fribourg est privé de tout financement de la Confédération depuis la fin d’année 2024, ses responsables seront auditionnés jeudi par la Commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national. En discussion, une loi fédérale spécifique lui garantissant un financement de base pouvant atteindre jusqu’à 1 million de francs par an. «L’éventuelle manne fédérale ne servirait en aucun cas aux activités de recherche et de formation, mais serait affectée aux missions de son centre international (IRCC). Ces prestations sont nombreuses, de l’accueil de délégations étrangères à des visites à l’étranger ou à l’accompagnement de projets», détaille Andreas Stöckli, codirecteur de l’IFF depuis 2018. «Les cantons contribuent justement au centre de compétence national, mais les activités internationales ont besoin de la Confédération. Dans le contexte géopolitique actuel, cet instrument de promotion du fédéralisme et de la démocratie est plus que jamais nécessaire», plaide Florence Nater, conseillère d’Etat neuchâteloise.
Plaidoyer pour le journalisme scientifique
Dans les colonnes du Temps, Odile Ammann et Aimée Zermatten, respectivement professeure associée à l’UNIL et chargée de cours à l’UNIBE, dénoncent les dernières restrictions budgétaires affectant la presse scientifique, ainsi que la formation, la recherche et l’innovation. «Elles illustrent la fragilité et l’érosion croissante d’institutions pourtant indispensables à la survie de l’Etat de droit et dont on pouvait penser que la protection, garantie depuis longtemps par la Constitution fédérale, était acquise: la recherche scientifique, d’une part, le journalisme, d’autre part. […] Tant la recherche scientifique que le journalisme ont pour mandat de livrer à nos sociétés démocratiques des informations fondées. Tous deux permettent aux citoyennes et citoyens de mieux comprendre – et, si nécessaire, de remettre en question de manière critique – ce qui les entoure et les concerne.» Les auteures du billet voient une «relation symbiotique» entre science et journalisme, et plaident en conclusion en faveur d’un «partenariat durable entre science et médias, indispensable pour faire face aux défis majeurs qui attendent nos sociétés.»
«Créer des instituts fédéraux» pour la formation de plus de médecins?
Dans les colonnes de l’AGEFI, l’ancien conseiller national (Centre) et professeur honoraire de l’EPFL Jacques Neirynck affirme qu’«il faudrait retirer la formation en médecine de la responsabilité des cantons, tout comme on l’a fait pour la technique et les sciences qui sont à sa base. […] On pourrait donc créer des instituts fédéraux pour former autant de médecins et bien mieux formés que ne peut le faire une université cantonale.» Cette mesure «heurtant de front un des piliers de la Suisse, son fédéralisme», Jacques Neirynck invite à repenser l’adaptation de notre système politique, car «les temps changent et mettent en cause les traditions les mieux établies parce qu’elles furent précieuses et deviennent gênantes.»
«La science n’est ni une religion ni un parti politique»
Dans les colonnes du Temps, la rectrice de la HES-SO et présidente de Swissuniversities Luciana Vaccaro invite le monde universitaire en entier, «des étudiants en bachelor jusqu’aux dirigeants des institutions académiques, à se battre pour la juste place de la science dans notre société».
«La défense de la science au niveau mondial a besoin d’un élan d’une autre amplitude pour contrer cette censure délétère. C’est d’autant plus nécessaire et urgent que la purge actuelle n’est qu’une des expressions, certes spectaculaire, d’un mouvement que l’on a vu croître un peu partout, y compris en Europe: le relativisme, qui place sur un niveau d’égalité la science et la croyance ou les opinions.»
Luciana Vaccaro explique qu’à court terme, il y aurait certainement des opportunités d’accueil des scientifiques américain·es, en s’appuyant par exemple sur des programmes du Conseil européen de la science. La Suisse aurait «beaucoup à y gagner, pour autant qu’elle ne se focalise pas sur une approche comptable de la recherche», précise-t-elle.
«L’avortement n’est pas un sujet de débat» à l’Université de Genève
Un article paru sur le site Renversé dénonce le rapport du comité scientifique de l’Université de Genève sur «le rôle des universités dans le débat public», dont les auteur·trices se disent «déçuexs et choquéexs par son contenu».
L’article signale en particulier la conclusion du rapport. En réponse à la question de savoir si les universités devraient se positionner sur le «débat public», le comité a écrit : «le comité scientifique estime que les universités ne doivent généralement pas prendre position sur des sujets comme la politique pénale ou fiscale, la légalité de l’avortement ou de l’euthanasie, la guerre en Ukraine ou le conflit israélo-palestinien».
Les auteur·trices de l’article accusent ainsi le rectorat actuel: « [le rectorat actuel] rejette l’université comme un espace de recherche, de réflexion appliquée, une institution en lien avec le monde extérieur, un endroit au sein duquel les savoirs permettent une prise de position critique, nuancée et argumentée sur un objet. Le rectorat actuel prouve son oubli de l’histoire en faisant comme si les thèmes sur lesquels il refuse de se positionner n’étaient pas basés sur des luttes sociales et la création du savoir pour y parvenir, mais des questions éthiques privées que chacun.e.x devrait se poser chez soi (et uniquement chez soi). L’université se lisse, et devient un business. Il faut attirer des étudiantexs, des financements, se hisser dans le classement, être un espace de prestige. Et quand l’objectif est de plaire à tout le monde, il faut bien se garder de prendre position et d’affirmer des positions tranchées – même sur des droits humains.»
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- éthique
- conflit israélo-palestinien
Don de 12,7 millions de francs controversé à l’Université de Zurich
Le concessionnaire automobile Emil Frey offre 12,7 millions de francs à l’Université de Zurich (UZH) pour la création d’un nouveau centre de recherche sur la mobilité individuelle. Baptisé UZH Center for the Future of Personal Mobility, il sera rattaché à l’Institut de gestion d’entreprise de la Faculté des sciences économiques. Il y sera notamment étudié les effets de la politique des transports et du climat, les propulsions et carburants alternatifs, les concepts de mobilité innovants, l’infrastructure pour le chargement et le ravitaillement, le rôle des véhicules autonomes, les offres de partage et les services de transport basés sur des applications.
«Quelle sera la crédibilité de la recherche aux yeux du public si elle a été cofinancée par une entreprise qui a un intérêt économique dans les résultats?», demande Markus Müller, professeur de droit public et administratif à l’Université de Berne. «Le thème de la circulation individuelle des personnes est important et doit être étudié surtout dans le contexte de la politique climatique, mais pas avec le soutien financier d’une entreprise de distribution automobile», affirme-t-il.
Marc Chesney, professeur émérite de finances au Department of Finance de l’UZH est du même avis : «En principe, une telle somme se fait au détriment de l’indépendance», déclare-t-il. Selon lui, la transparence est importante et une publication du contrat entre l’université et l’entreprise Emil Frey serait utile. Il ajoute qu’à l’heure du réchauffement climatique, il faudrait plutôt encourager la recherche sur la mobilité publique.
Depuis 2018, l’UZH publie les dons et les contributions de sponsoring de plus de 100’000 francs pour les chaires de fondation dans une liste transparente. L’ordonnance de l’UZH sur la collecte de fonds stipule que les contributions de sponsoring ne doivent pas «porter atteinte à la liberté de la recherche et de l’enseignement» ni «compromettre la réputation et la crédibilité de l’université».
Emil Frey sera membre du conseil consultatif externe pour le centre de recherche, qui sera composé de représentant·es de l’académie et d’autres spécialistes. Le conseil consultatif conseillerait par exemple le centre dans la mise en œuvre des résultats de recherche.
Sur 738 chaires à l’UZH, 26 sont aujourd’hui financées par le secteur privé. Avec 65 millions, l’UBS finance cinq chaires de la faculté des sciences économiques.
«La Suisse reste le pays à déposer le plus de brevets par habitant»
Selon le bilan annuel de l’Office européen des brevets (OEB), la Suisse a déposé 9966 demandes de brevet en 2024 (hausse de 3,2% par rapport à 2023), ce qui la classe au 3e rang en Europe et au 7e rang mondial. La Suisse est le pays qui a déposé le plus de demandes par habitant·e. Elle enregistre sa quatrième année consécutive de croissance. Au total, l’OEB a enregistré près de 200’000 demandes de brevets du monde entier.
«En Suisse, c’est le secteur de la technologie médicale qui a déposé le plus de demandes de brevets, avec 1045 dépôts. […] Le deuxième domaine technologique pour les inventions suisses est celui des techniques de mesure (908 demandes).» La plus forte croissance des demandes de brevets suisses a été enregistrée dans le domaine de l’informatique (+37,4%). Les brevets liés aux technologies des énergies propres pour des machines et appareils sont également en forte croissance (+21,3%, 813 demandes). (RTS)
«Outre les grandes entreprises, trois établissements d’enseignement supérieur figurent dans le top 30 des déposants suisses: les Ecoles polytechniques fédérales de Lausanne (100 demandes) et Zurich (85), ainsi que l’Université de Zurich (41). En 2024, l’EPFL était classée première université européenne pour les demandes de brevets à l’OEB, l’EPFZ en 3e position et l’Université de Zurich en 10e position.» (RTS) Parmi les entreprises suisses, ce sont Hoffmann-La Roche (710 demandes) et ABB qui déposent le plus d’innovations. (RTS, SRF)
En Suisse, l’arc lémanique compte parmi les régions les plus inventives (Vaud : 1222 demandes, Genève : 1104 ; Zurich : 1272). Selon l’économiste en chef de l’OEB, Yann Menière: «il faut un bel équilibre entre de grosses entreprises, comme Nestlé et Sicpa dans le canton de Vaud, ou Hoffmann-La Roche à Bâle, mais qui n’écrasent pas les autres.» Il salue également le mix, au bord du Léman, entre le milieu académique, avec l’EPFL, et un tissu industriel solide, composé de très nombreuses PME et start-up. Pour lui, les nombreuses interfaces entre les centres de recherche et l’industrie sont l’une des caractéristiques des pays qui ont un bon classement, selon le ratio brevets/population. (24 heures)
Les femmes restent, cette année encore, sous-représentées dans les demandes de brevet. En 2024, 26% de toutes les demandes déposées auprès de l’OEB en provenance de Suisse mentionnaient au moins une femme comme inventeur. Un pourcentage légèrement supérieur à la moyenne des Etats membres de l’OEB (25%). (RTS)
L’Unil dans les médias
«Le savoir, c’est l’ignorance: la science en danger»
Le journal Solidarités écrit que l’attaque généralisée contre la science aux États-Unis s’inscrit «dans une vague mondiale de répression des libertés académiques et d’expression sur les campus». Dans ce cadre, le média interviewe Julia Steinberger, co-rédactrice du GIEC et chercheuse à l’UNIL. Par rapport au «cas de Joseph Daher», elle qualifie le professeur de «bouc émissaire, la proie facile: précaire, d’origine syrienne, ouvertement politique, soutenant les étudiant·es.»
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
- liberté d’expression
- durabilité et climat
- conflit israélo-palestinien
Revue de presse UNIL 26 mars 2025
25Mar2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 mars 2025
24Mar2025
Politique des hautes écoles
«Sur les technos de demain, la Suisse comme un poulet sans tête»
«La volte-face des Etats-Unis oblige les pays européens à regarder en face les enjeux de souveraineté, y compris en matière scientifique et technologique. Au contraire, la Suisse décide de couper dans ses investissements, y compris les plus stratégiques, avec application et balourdise. Tout cela au nom d’un dogme qui a fait son temps: l’absence de politique industrielle.»
- financement public
- politique – Etats-Unis
- politique – Suisse
- politique – Europe
- innovation
- intelligence artificielle
- rapport Gaillard
«Un «management tyrannique» dénoncé à l’Hôpital Jules-Gonin»
Le 24 heures a rencontré une quinzaine d’employé·es de l’institut ophtalmique lausannois Jules-Gonin, qui dénoncent «des méthodes de management tyrannique et un quotidien devenu insupportable». Aujourd’hui, le climat de travail occasionnerait un nombre important de démissions et un taux d’absentéisme particulièrement élevé (19% selon le syndicat SUD, un chiffre contesté par la direction). Cette dégradation des rapports de travail et l’attitude de leur direction aurait de potentielles conséquences sur la prise en charge des patient·es.
La situation se serait dégradée à partir de janvier 2024, suite à la nomination de nouveaux cadres. Le syndicat SUD a alors saisi l’inspection du travail, qui s’est rendue dans l’établissement en février dernier. Le reproches viennent avant tout du management mais s’adressent aussi à la direction générale.
Interrogée, la direction«assure que la prise en charge des patients est excellente». Elle se dit préoccupée, expliquant qu’«il faut parfois du temps pour que de nouvelles choses se mettent en place.»
La Fédération syndicale SUD espère que «les subventionneurs, dont l’État, feront la lumière sur cette violence institutionnelle.»
Interrogé sur sa connaissance des difficultés évoquées par les employé·es, le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) répond: «L’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin est un établissement de droit privé, indépendant du DSAS. Sa gestion des ressources humaines, notamment les processus de recrutement, ne relève pas de la compétence du DSAS. Concernant la qualité des soins et la sécurité des patients, le DSAS n’a pas constaté d’éventuels problèmes de prise en charge. Par ailleurs, aucun signalement ou plainte de patient n’a été récemment transmis à l’Office du médecin cantonal.»
«Donald coupe dans le budget des universités et de la recherche scientifique», Columbia cède à la pression
Donald Trump a diminué les budgets des universités et de la recherche scientifique de plusieurs milliards de dollars, créant de l’inquiétude au sein du monde universitaire américain.
L’Université Johns Hopkins de Baltimore a, par exemple, perdu plus de 800 millions de dollars de subventions, ce qui a conduit au licenciement de 2200 employé·es, dont 250 aux Etats-Unis. «Il y a une incompréhension de la raison pour laquelle cela se produit, du moins de la manière dont cela se produit», explique Paul Spiegel, épidémiologiste à la tête d’un département, au micro de la RTS. «Je pense qu’il y aura des décennies de conséquences négatives, en termes de sciences, mais aussi pour l’avenir des jeunes chercheurs», ajoute-il.
La communauté scientifique a déposé plusieurs recours en justice, mais se heurte à une politique «du fait accompli» qui a déjà entrainé la fermeture de plusieurs projets de recherche, conclut le journaliste.
L’Université américaine de Columbia, qui avait reçu un ultimatum pour se conformer aux exigences de la Maison-Blanche, a décidé d’engager les réformes demandées par le gouvernement. Elle l’a fait savoir à ce dernier en lui envoyant une lettre vendredi. N’évoquant jamais la question financière dans sa lettre, l’université se dit prête à «revoir totalement sa gestion des mouvements de protestation étudiants» et «à formaliser une définition de l’antisémitisme». L’université annonce se doter d’un nouveau service d’ordre de «36 agents spéciaux» qui auront la possibilité d’«arrêter» des personnes ou de les expulser du campus quand cela sera jugé «approprié». (Bluewin.ch)
Alors que le gouvernement avait ordonné à l’université de placer les études sur le Proche-Orient, l’Asie du Sud et l’Afrique sous administration forcée pendant cinq ans, privant ainsi la faculté de tout contrôle, l’alma mater n’a pas explicitement répondu à cette mesure drastique, mais a annoncé qu’elle nommerait un responsable chargé de veiller à ce que les programmes d’enseignement soient équilibrés. La direction a également promis une plus grande neutralité institutionnelle, ce qui signifie qu’elle se gardera à l’avenir de toute prise de position politique. (Neue Zürcher Zeitung)
Todd Wolfson, professeur à l’université Rutgers et président de l’American Association of University Professors, a déclaré qu’il s’agissait de la plus grande atteinte à l’autonomie académique et à la liberté d’expression depuis la croisade de McCarthy contre les communistes dans les années 50. (Neue Zürcher Zeitung)
«Cette décision est considérée comme déterminante, car elle pourrait servir de précédent pour d’autres universités de pointe comme Harvard ou Stanford, qui font également l’objet d’une enquête.» (Neue Zürcher Zeitung) Le gouvernement a par exemple menacé mercredi l’Université de Pennsylvanie d’une réduction de 175 millions de dollars car l’université avait admis une femme transgenre dans l’équipe féminine de natation en 2022.
- coupes budgétaires
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- liberté d’expression
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
- conflit israélo-palestinien
«Projet de nouveau campus pour la HEP Valais»
Le projet «Sustema» pour le nouveau campus de la Haute École pédagogique du Valais (HEP-VS) à Saint-Maurice a franchi une nouvelle étape. Obligé de refuser chaque année des dossiers de candidatures faute de place, la HEP-VS doit repenser ses infrastructures afin de garantir des conditions d’apprentissage et de travail optimales. «La prochaine étape clé sera l’obtention du crédit d’engagement d’un montant d’environ 51 millions de francs qui sera soumis au Grand Conseil valaisan en automne 2026.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mars 2025
«Master réservé aux médecins de famille: Röstigraben en vue»
«Pour lutter contre la pénurie de médecins généralistes, des élus zurichois veulent une formation ciblée. Les universités de Lausanne et Genève sont sceptiques.»
21Mar2025
Politique des hautes écoles
Un scientifique français refoulé à son entrée aux Etats-Unis pour ses positions « personnelles » sur Donald Trump
«Il devait donner une conférence aux États-Unis, il a finalement été renvoyé en Europe. Un chercheur français a été refoulé le 9 mars du territoire américain, après un contrôle de routine. Ce scientifique français s’est vu reprocher ses prises de position concernant le président américain.»
««Cette mesure aurait été prise par les autorités américaines parce que le téléphone de ce chercheur contenait des échanges avec des collègues et des relations amicales dans lesquels il exprimait une opinion personnelle sur la politique menée par l’administration Trump en matière de recherche », a expliqué Philippe Baptiste, le ministre français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.»
«L’administration Trump joue avec le feu»
Michael Hagner, professeur de recherche scientifique émérite (en 2025) de l’EPFZ, est alarmé par l’atteinte du gouvernement américain à la liberté scientifique, qu’il qualifie d’une «nouvelle tentative massive de torpiller l’autonomie des sciences et de leurs institutions.» Il avance: «Seule une science libre conduit à une culture du savoir civilisée, juste, remettant constamment en question sa propre position et donc ouverte. Cette culture ouverte est indispensable à la démocratie. En fait, lorsqu’une démocratie se porte bien, les sciences se portent également bien. Et quand une démocratie va mal, les sciences vont mal aussi.»
Par ailleurs, un exode des scientifiques de premier ordre aurait des conséquences à long terme sur la place scientifique américaine: «Au début des années 1930, la science en Allemagne était encore le leader mondial absolu. Après 1945, elle était presque inexistante. Aujourd’hui encore, 80 ans plus tard, l’Allemagne ne s’en est pas complètement remise. »
«La Suisse doit attirer les experts américains»
«Le conseiller aux Etats neuchâtelois Baptiste Hurni dépose une motion appelant la Confédération à coordonner les efforts des universités pour accueillir les scientifiques basés aux Etats-Unis. «Une chance à ne pas manquer», défend-il» (Le Temps)
Les universités et les instituts de recherche européens ont déjà commencé à se mobiliser. (Science Business)
«Trump «intimide» les unis suisses»
«L’administration américaine met désormais la science sous pression: elle gèle les fonds de recherche et affaiblit les institutions scientifiques. Des disciplines entières – de la recherche sur le climat à celle sur le genre – sont censurées et vidées de leur substance. La collecte et l’échange international de données, dont les données sanitaires sur le virus hautement pathogène de la grippe aviaire qui circule actuellement, ont été interdits.»
Selon la NZZ am Sonntag, l’administration Trump a en outre envoyé des questionnaires aux universités du monde entier avec l’objectif de vérifier si les projets financés par Washington suivent la ligne politique du gouvernement.
Selon les autrices de l’article Watson, «Une chose est claire: les hautes écoles doivent trouver une manière de gérer cette intervention en provenance de l’étranger. Swissuniversities, la conférence des rectorats, mène déjà une enquête interne. Mais c’est long et complexe, nous affirme-t’on. Une déclaration est attendue au plus tôt la semaine prochaine.» (Watson)
«Excellence et efficience – voilà ce qu’attend le Conseil fédéral du domaine des EPF pour les années 2025 à 2028»
«Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2025 à 2028. Il attend de ce dernier qu’il continue à proposer un enseignement de haute qualité, qu’il réponde aux nouveaux besoins de la recherche et qu’il collabore étroitement avec ses partenaires issus des milieux économiques et de la société. Les Chambres fédérales ont alloué au domaine des EPF une enveloppe budgétaire d’environ 11 milliards de francs pour la période 2025 – 2028. Malgré cette contribution substantielle de la Confédération, le domaine des EPF devra encore davantage miser sur l’efficience et les effets de synergie au cours des quatre prochaines années. »
L’Unil dans les médias
«Les soutiens affluent en faveur du professeur Joseph Daher, évincé de l’UNIL»
«Depuis bientôt deux mois, le motif de la décision prise fin janvier par la direction de l’Unil de ne pas renouveler le contrat du professeur Joseph Daher ne cesse de susciter l’incompréhension, voire l’indignation, des milieux académiques en Suisse – et jusqu’au niveau international.»
Revue de presse UNIL 21 mars 2025
20Mar2025
Politique des hautes écoles
Jan Palmowski : «La Commission européenne doit faire marche arrière sur ses projets de financement de la recherche»
Jan Palmowski, secrétaire général du Guild, une association de «vingt-deux prestigieuses universités européennes à forte intensité de recherche, réparties dans seize pays», écrit que «l’avenir du financement de la recherche et de l’innovation en Europe est en jeu. L’UE a déclaré explicitement qu’elle cherchait à regrouper et aligner dans un Competitiveness Compass les financements européens et nationaux de la recherche, de sorte que cette nouvelle façon de penser au niveau européen pourrait, avec le temps, être adoptée par les gouvernements nationaux également.»
Les lignes de combat se dessinent entre la direction de la Commission et ses colégislateurs, et elles tournent, selon M. Palmowski, autour de trois questions centrales:
Premièrement, contrairement à la rhétorique «alarmiste» de la Commission (« Le statu quo n’est pas une option »), la déclaration de Varsovie reconnaît que les programmes-cadres, vieux de 40 ans, ont réussi à renforcer l’économie, le bien-être des citoyens et les valeurs communes de l’Europe.
Deuxièmement, au moins dans le parlement européen, «il y a un sentiment palpable de frustration concernant la transparence et le style» décisionnel du Conseil européen.
«Troisièmement, s’il est indéniable que FP10 doit être simplifié, le Conseil européen et le Parlement européen se concentrent clairement sur la simplification de la bureaucratie entourant les programmes. Ni l’un ni l’autre n’ont de sympathie pour l’intention apparente de la Commission de créer quelques instruments de directive pour soutenir uniquement ses priorités économiques immédiates.»
Par ailleurs, plusieurs dirigeant·es d’un certain nombre d’universités et hautes écoles suisses (UZH, UNIGE, UNIBE, EPFZ, HES-SO, USI, UNIBAS, ZHdK, UNIFR) se sont prononcés, ensemble avec plusieurs conférences de recteurs (dont swissuniversities) et une centaine d’autres recteurs·rices en faveur d’un programme-cadre pour la recherche (FP10). «Le Competitiveness Compass ne parvient pas à développer une vision qui articulerait une politique de R&I révolutionnaire, fondement essentiel d’une politique de compétitivité efficace. Elle n’atteindra pas ses objectifs si elle n’alimente pas les fondements de la compétitivité de l’Europe, son excellence scientifique. […]»
«Le parlement veut des mesures pour former plus de médecins»
Le Parlement suisse demande au Conseil fédéral des mesures pour former plus de médecins. Après le Conseil National, celui des États a formulé ce matin deux objectifs : former plus de médecins et augmenter la rémunération des généralistes (actuellement moins rémunéré·es que les médecins spécialisé·es).
Actuellement, 40% des médecins en Suisse viennent de l’étranger. La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider a admis que la situation était tendue, mais elle estime qu’exiger de nouvelles dispositions légales ne serait pas opportun. «On s’immisce dans la souveraineté des cantons», a-t-elle expliqué. (RTS: 12h30) Car c’est en effet des coûts que les cantons devront assumer. Toutefois, selon Sébastien Jotterand, coprésident de l’association suisse des médecins de famille et de l’enfance, «les cantons devraient avoir les moyens», puisque «c’est dans la loi. Les cantons et la confédération doivent assurer l’accès pour la population aux soins médicaux de base, donc ça fait partie de leur budget […] de payer des études pour plus de médecins.» Il ajoute qu’il faut compter une douzaine d’années pour former un généraliste, ce qui implique que les effets des mesures d’aujourd’hui ne seront pas immédiatement visibles. (RTS : Forum)
A l’Université de Berne, la création de places d’études supplémentaires, particulièrement en médecine de famille, se heurte à une limite de capacité en termes de places de stage, mais il s’agit également d’un problème d’espace. Des projets [de construction] d’infrastructure supplémentaires prennent plus de temps que planifié. (SRF)
Pascal Gygax: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035
Pascal Gygax, psycholinguiste et lauréat du Prix Marcel Benoist, décrit les trois principaux défis, selon son point de vue, du paysage FRI d’ici 2035.
1.Résister aux mouvements anti-science
«[…] Les attaques de l’administration Trump en 2025 contre le monde scientifique nous choquent, mais la Suisse n’est pas en reste. Par exemple, le 2 mai 2022, lorsque des spécialistes du climat ont présenté leurs derniers travaux au parlement Suisse, deux tiers des politiques n’ont pas assisté à la rencontre. […] une partie de la population reste imperméable aux discours scientifiques et aux données probantes.»
2.Repenser un système académique médiéval
«Les institutions universitaires en Suisse […] sont régies par des castes et des hiérarchies qui ne reposent plus sur le mérite ou d’autres critères objectifs. C’est l’une des structures les moins horizontales que l’on puisse trouver, et cette structure n’est plus viable. […] Les décisions institutionnelles récentes visent à accroître cette précarité, prétendument pour générer de la concurrence et améliorer la production scientifique.Pourtant, peu de recherches corroborent l’idée que la précarité est bénéfique pour la science. En réalité, la précarité nuit à la science. Elle nous incite à nous focaliser sur des résultats à court terme, alors que nous avons besoin de projections scientifiques à long terme. Cependant, l’idée de la concurrence par la précarité s’est insidieusement ancrée dans notre culture.»
3.Se battre pour continuer de faire de la recherche et de l’enseignement de qualité
«Le corps intermédiaire supérieur, véritable pilier de la force académique, voit ses ressources de recherche diminuer. Dans certaines universités et facultés, il n’est plus rare de voir des membres du corps intermédiaire enseigner plus de 12 heures par semaine. Ces postes deviennent même majoritaires, transformant certaines universités en établissements d’enseignement secondaire glorifiés. Les récentes coupes budgétaires de la Confédération aggravent cette situation. […]. Nous devons également trouver de nouvelles formes d’enseignement, plaçant les étudiantes et étudiants au centre de l’apprentissage, diversifier les sources de financement et réinventer la valorisation des membres des hautes écoles. […]»
- financement tiers
- carrière académique
- structure universitaire
- conditions de travail
- financement public
- conciliation carrière académique – famille
- image de la science
- rapport Gaillard
«Pourquoi les coupes budgétaires américaines ébranlent la recherche suisse»
L’administration Trump a bouleversé le système de financement des Instituts nationaux pour la santé (NIH) pour la recherche biomédicale. Cette décision va avoir des conséquences considérables pour les scientifiques et les fabricants de médicaments un peu partout dans le monde, notamment en Suisse. […] Les institutions suisses ont collaboré à 489 projets des NIH en 2024.» Parmi les bénéficiaires se trouvent l’EPFZ, l’Université de Berne et l’Institut suisse de bio-informatique à Genève et l’industrie pharmaceutique.
Academic Freedom Index 2025
L’Indice de liberté académique a été mis à jour récemment, un rapport qui donne un aperçu de l’état de la liberté académique dans 179 pays. Comme les années précédentes, les niveaux de liberté académique varient considérablement d’un pays à l’autre. «L’analyse montre que les pays où des partis anti-pluralistes sont au pouvoir ont des niveaux de liberté académique inférieurs à ceux où les partis anti-pluralistes n’ont que peu ou pas d’influence politique.» Pour approfondir la relation entre l’anti-pluralisme et la liberté académique, trois cas illustratifs ont été examinés: L’Argentine, la Pologne et les États-Unis.
Parmi les pays où le déclin de la liberté académique a été statistiquement et substantiellement significatif, on trouve plusieurs démocraties, comme l’Argentine, la Finlande, la Grèce, Israël, le Portugal et les États-Unis. Le recul de la liberté académique a également été mesurable en Autriche et en Allemagne, mais dans les deux cas, le recul reste faible et n’est pas encore substantiellement significatif, selon les auteurs du rapport.
L’ETHZ se retire de X, l’EPFL et l’Université de Zurich y demeurent
«L’ETHZ n’utilisera plus activement ce compte à partir de maintenant», a fait savoir l’institution dans son dernier post sur X. La haute école explique sa décision par le fait que la portée des contributions sur ce réseau social est en recul depuis des années et que les activités de ces robots ont augmenté, «ce qui accroît les frais de modération». L’ETH continue d’être présente sur d’autres plateformes comme Instagram, Bluesky ou Tiktok.
«D’autres instituts de formation comme l’EPFL ou l’Université de Zurich (UZH) sont encore actifs sur X. L’UZH est en train de clarifier la question de son maintien sur la plateforme, comme elle l’a fait savoir sur demande.» (Tages-Anzeiger)
L’Unil dans les médias
La résistance s’organise contre le rapport Gaillard
Le programme d’économies présenté par le Conseil fédéral sous le titre «Programme d’allègement budgétaire 2027» – [connu sous le nom «rapport Gaillard»] – prévoit des économies de 460 millions de francs dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. Les universités, les EPF et les hautes écoles spécialisées sont particulièrement concernées, notamment avec une augmentation des taxes d’études et des coupes dans le FNS. Ces mesures d’économies s’ajouteraient aux restrictions financières déjà décidées l’automne dernier par les Chambres fédérales.
Selon le Syndicat SSP, le travail de mobilisation a déjà commencé dans certaines universités et doit maintenant s’intensifier. «A l’Université de Lausanne, par exemple, la section étudiante du SSP initie, après deux séances d’information, un comité commun contre l’augmentation des taxes d’études. L’objectif est de créer des collectifs similaires dans le plus grand nombre possible d’universités et, idéalement, d’organiser une journée d’action nationale décentralisée avant la fin de la période de consultation, le 5 mai 2025. A l’Université de Genève, une assemblée générale contre les mesures d’économie est prévue pour le 10 avril.»
Revue de presse UNIL 20 mars 2025
19Mar2025
Politique des hautes écoles
Plaidoyer du CSS contre les mesures du rapport Serge Gaillard
Sabine Süsstrunk, présidente du Conseil suisse de la science (CSS), écrit un commentaire dans les colonnes de la NZZ en défaveur des mesures d’économies de la Confédération proposées dans le rapport «Serge Gaillard», arguant que «les dépenses de recherche et de développement sont considérées comme des investissements et non comme de simples frais courants».
«En tant qu’organe consultatif de la Confédération, le [CSS] recommande au gouvernement et au Parlement de ne pas mettre en œuvre en l’état les coupes prévues dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation.» La présidente dénonce en particulier l’unique solution proposée par le groupe d’expert·es. Elle écrit : «Afin de permettre une priorisation stratégique des propositions d’économie, il faudrait soumettre au Parlement non pas un paquet global comme prévu, mais plutôt un ensemble de propositions. Sur cette base, les approches peuvent être discutées individuellement et les priorités fixées. Si l’évitement d’un tel débat peut être compréhensible du point de vue de la tactique de négociation, cette démarche doit être rejetée du point de vue de la politique démocratique et de la stratégie.» Finalement, elle met en garde contre les conséquences futures de telles coupes, dont les effets ne seraient pas immédiatement visibles. «Les coupes opérées aujourd’hui dans la formation et la recherche entraîneront demain une baisse de la croissance économique. En outre, les conséquences pour la relève scientifique et pour l’attractivité de la Suisse en tant que site de recherche et d’innovation ne se feront sentir que progressivement et avec un certain retard. Le savoir risque de partir à l’étranger.»
- coupes budgétaires
- financement public
- impact des universités
- retour sur investissement (ROI)
- rapport Gaillard
«Le crédit pour le nouveau bâtiment de l’Université de Neuchâtel adopté au Grand Conseil»
Les députés neuchâtelois ont accepté mardi par 95 oui et 4 non un crédit de près de 96,8 millions de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment pour l’Université de Neuchâtel, .
Le financement du projet, nommé Univers, sera assuré par le canton de Neuchâtel à raison de 37,3 millions de francs, par la Banque cantonale (BCN) pour 40 millions, et par la Confédération via le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour 19,5 millions millions. «Si l’on se réfère à ce que le rapport Gaillard propose comme économies pour la Confédération, notamment dans la formation, nous pourrions perdre 20 millions si nous ne disons pas oui aujourd’hui à ce projet», a alerté peu avant le vote l’écologiste Emile Blant. (Le Courrier) L’investissement n’a pas été soumis au mécanisme habituel de frein à l’endettement, dont la dérogation est permise en cas d’investissement jugé majeur pour le Canton. (ArcInfo)
«C’est l’investissement le plus important de l’histoire récente de la République, a déclaré Crystel Graf (PLR), conseillère d’Etat en charge de la Formation. Ce projet va renforcer l’attractivité de la formation et le pôle de recherche». Elle rappelle également que l’université est passée de 3’200 étudiants en 2001 à 4’400 actuellement. (RTS)
Le projet Univers sera installé sur l’ancien site de Panespo au bord du lac, occupé actuellement un parking public provisoire et une antenne du lycée Jean-Piaget. Le bâtiment sera composé d’un learning center, un auditoire modulable de 700 places pouvant accueillir «des évènements d’envergure pour le canton» et des congrès internationaux, des salles de cours et de réunion, ainsi que des bureaux et une cafétéria. Il permettra de regrouper les instituts de la faculté des lettres et sciences humaines. La construction devrait s’achever au printemps 2029.
«L’ETHZ ne veut plus s’exprimer sur les conflits géopolitiques»
Les conflits géopolitiques de ces dernières années ont provoqué des tensions dans les hautes écoles du monde entier. «En réaction, la direction de l’école ETH a mis en place en juillet 2024 une commission ad hoc pour le positionnement institutionnel. Son mandat consistait à élaborer une base de décision pour savoir si l’ETH Zurich devait prendre position en tant qu’institution face aux crises et aux conflits géopolitiques. […] En février 2025, la direction de l’école a adopté le document de position de la commission ad hoc pour le positionnement institutionnel. Il conclut qu’à l’avenir, l’ETH Zurich ne prendra pas de position officielle lors de conflits géopolitiques.» (ethz.ch)
La professeure de bioéthique Effy Vayena, qui a dirigé la commission, déclare : «le fait de s’en tenir à des positions officielles ne signifie pas que notre institution est indifférente aux défis mondiaux». Mais la meilleure contribution que l’ETH puisse apporter au monde est de remplir sa mission en matière de recherche, d’enseignement et de transfert de connaissances.
L’ETHZ n’est pas la seule à s’exprimer ainsi : l’EPFL écrit «il n’est pas de notre devoir de réagir aux décisions politiques prises aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde». (BZ)
Pour la conseillère nationale socialiste Anna Rosenwasser, qui s’engage pour l’inclusion et qui est membre de la Commission parlementaire de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC), ce qui fait l’ETHZ «signifie se retirer délibérément de toute responsabilité». Elle déclare que «la neutralité est une exigence absurde lorsqu’il s’agit de science». Car la science fournit des faits qui servent de base à l’analyse, à la prise de décision et à la formation d’opinion. «Si elles se dérobent à l’influence des gouvernements populistes de droite, elles risquent non seulement de perdre leur crédibilité, mais aussi leur propre indépendance.»
Mathilde Crevoisier, présidente de la CSEC du Conseil des Etats, déclare que les hautes écoles sont bien sûr libres d’opter pour une stricte neutralité, mais que «le problème est de savoir si elles le font par peur de représailles politiques».
Antonio Loprieno, professeur d’histoire des institutions et ancien recteur de l’université de Bâle affirme qu’il «comprend que les universités préfèrent ne pas prendre position sur la géopolitique. Le monde est devenu trop complexe.» «Toutefois, lorsqu’il ne s’agit pas de politique mais de liberté académique, les universités devraient se tenir debout : «Ceux qui en ont les moyens ne devraient pas se laisser intimider, et je pars du principe que les universités suisses peuvent se le permettre», dit Loprieno.» «Mon expérience est que les réponses ponctuelles aux tentatives de pression sont plus efficaces que les déclarations publiques», ajoute-t-il.
En février dernier, les Académies suisses des sciences ont cosigné une déclaration publique de prise de position avec All European Academies (ALLEA), demandant aux gouvernements et aux institutions de «renforcer les efforts en cours pour protéger la liberté académique et l’autonomie des institutions scientifiques». (BZ)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mars 2025
18Mar2025
Politique des hautes écoles
Amnesty lance une pétition pour «garantir le droit de manifester»
Amnesty International Suisse a lancé une campagne (voici la pétition) pour la liberté de manifester. «À Fribourg, Lausanne et Zurich, des étudiant·e·x·s qui se sont mobilisé·e·x·s face à la crise à Gaza sont toujours sous le coup de procédures pénales.»
«Malheureusement, en Suisse, les manifestations pacifiques sont d’abord considérées comme des questions de sécurité et de gestion de l’espace public », souligne Anita Goh, responsable de campagne.
«Le rapport Gaillard ne convainc pas les cantons»
Le plan d’allègement budgétaire de la Confédération, le «Plan Gaillard» est jugé «extrêmement insatisfaisant» par les gouvernements cantonaux. «Craignant des reports de charges, ils demandent au Conseil fédéral de revoir sa copie. […] . Les cantons ne seront pas les seuls à monter aux barricades. Les syndicats ont d’ores et déjà dénoncé un «programme thatchérien» touchant au social, à la formation et à l’environnement.»
Pour Didier Juillerat, directeur du CIP à Tramelan (BE), les mesures d’économies prônées par le rapport d’experts «Serge Gaillard» met en danger la formation continue: «En résumé, le secteur clé de la formation de remise à niveau en compétences de base des adultes est menacé pour une économie de 19 millions par année. En sachant qu’à moyen terme, 30% des adultes en âge de travailler (soit plus de 1,6 million en 2023) risquent de voir leur poste menacé par manque de compétences, est-ce bien raisonnable? (ajour.ch)
Trois axes pour renforcer la recherche et l’innovation en Allemagne
«L’Allemagne est en proie à une polycrise : guerres en Europe et dans le monde, incertitudes géopolitiques, perte de compétitivité, lenteur de la transformation de l’économie et perspective de déstabilisation du système social.» Dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement, 24 organisations de la recherche et de l’innovation ont avancé trois propositions pour «maintenir – et développer – la croissance économique et la stabilité sociale» du pays:
1. «donner la priorité à la recherche et à l’innovation»
Les organisations préconisent d’investir 4% du PIB dans l’innovation et la recherche. «Il faut une stratégie cohérente à long terme, avec des objectifs clairs, qui tienne compte des exigences de la science et de l’industrie. C’est la seule façon de garantir la sécurité de la planification. Tous les ministères concernés doivent collaborer de manière coordonnée.»
2. Créer des espaces de liberté plutôt que de la bureaucratie
«Pour une croissance durable en Allemagne, il faut plus de courage pour la liberté et plus de confiance dans les acteurs de la recherche, du développement et de l’innovation.»
3. Développer la culture de l’accueil
«Dans le contexte des évolutions géopolitiques, l’une des priorités du nouveau gouvernement fédéral doit être de s’engager au niveau national et international en faveur d’une société pluraliste et ouverte. La coopération scientifique internationale est plus importante que jamais. Face à la pénurie croissante de personnel qualifié, nous avons besoin d’une immigration ciblée vers notre système scientifique et notre marché du travail. Cela ne fonctionnera qu’avec une culture de l’accueil, pour laquelle toutes les forces démocratiques de notre pays doivent s’engager avec véhémence.»
Ultimatum pour Columbia et climat insécuritaire dans les universités américaines
L’Université de Columbia a jusqu’à demain pour se conformer aux exigences de la Maison-Blanche, qui lui a suspendu 400 millions de dollars de subventions, les mettant en garde contre d’éventuelles mesures contraignantes si elle ne remplit pas «l’obligation de protéger les étudiants juifs sur le campus». (Nature)
La Maison blanche réclame «la mise sous-tutelle du département sur le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie du Sud-Est. […] Selon cet ultimatum, des mesures disciplinaires, voire l’expulsion de l’université des étudiants qui avaient occupé le campus devraient être prononcées.» (Le Temps)
A Columbia, «il règne un sentiment général d’insécurité et une grande indignation face à la tentative d’ingérence du gouvernement dans les affaires internes», décrit Andreas Wimmer, professeur de sociologie à l’Université de Columbia. «En interne, l’université est divisée sur la meilleure réaction à adopter dans cette situation», ajoute-t-il. «De mon point de vue, la liberté de recherche et d’expression aux États-Unis est menacée à la fois par l’extrême droite et par l’extrême gauche.» (SRF)
«Vendredi dernier, le Département de l’éducation […] a lancé une enquête contre une cinquantaine d’universités suspectées de continuer à promouvoir la diversité et l’inclusion dans leurs rangs, en violation des décrets signés par Donald Trump. Car ces politiques de discrimination positive […] sont aujourd’hui accusées de «racisme» contre la majorité blanche aux Etats-Unis.»
L’auteur du Temps estime: «L’argent est le nerf de cette guerre idéologique.» Mais quel est le but de cette offensive? «Les leaders autoritaires forcent les gens à gober leurs mensonges. Les universités sont des contre-pouvoirs face à cet abrutissement», avance Isaac Kamola, professeur associé de science politique au Trinity College, dans le Connecticut, et directeur du Centre pour la liberté académique de l’association des professeurs d’université.
Selon Aida A. Hozic, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’Université de Floride, l’administration Trump agit aussi par «désir de revanche». «L’économie du savoir est considérée comme privilégiant une élite libérale, expose-t-elle, alors que le mouvement «Make America Great Again» se fait le porte-parole des Américains sans diplômes». (Le Temps)
Par ailleurs, l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis a annoncé jeudi une vague de licenciements. La raison serait la coupe claire opérée au sein de l’agence d’aide au développement USAID. «Selon les informations fournies, 1975 postes doivent être supprimés dans 44 pays, et 247 emplois sont concernés aux États-Unis.» (swissinfo.ch)
Les Etats-Unis interrogent l’ETHZ sur les questions de genre et de climat
Selon les recherches de la NZZ am Sonntag, les autorités américaines ont demandé à l’ETHZ des informations sur ses recherches. «L’ETH Zurich a reçu un ‘questionnaire’ de l’administration américaine concernant un projet pour lequel nous avons reçu des fonds fédéraux américains», a confirmé le service de presse de la haute école. Alors que l’institution polytechnique garde secret le nom du projet dont il s’agit ainsi que les questions du formulaire, il semblerait qu’il soit clair qu’elles portent sur la diversité, l’égalité, l’inclusion et le climat. En effet, de tels questionnaires avaient également été envoyés à des universités américaines, dont un professeur assistant de l’Université du Michigan avait récemment publié quelques questions sur Bluesky : «Pouvez-vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’un projet de diversité, d’égalité et d’inclusion et qu’il ne contient pas de tels éléments?» ; «Pouvez-vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’un projet de justice climatique ou environnementale?» ; «Le projet prend-il des mesures appropriées pour protéger les femmes et les défendre contre l’idéologie du genre?»
En Suisse, de nombreuses hautes écoles reçoivent des financements américains pour la recherche : l’ETH Zurich a reçu en moyenne près de 2,5 millions de francs par an de subventions américaines au cours des dix dernières année, l’EPFL a conclu cinq nouveaux accords pour environ 1,2 million de francs de soutien états-unien. Les universités de Bâle, Genève, Berne et Zurich comportent également des projets financés par les États-Unis. Toutefois, il semblerait qu’aucune autre institution n’ait encore reçu de tels questionnaires. L’ETHZ annonce cependant vouloir se concerter avec les autres universités suisses avant de répondre aux questions américaines.
«Dans le domaine de la recherche suisse, personne ou presque ne veut s’exprimer publiquement sur les questionnaires», écrit la NZZ am Sonntag, «le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation renvoie aux hautes écoles.» Malgré l’inquiétude des financements américains, la nouvelle situation de l’administration américaine pourrait toutefois profiter à la Suisse : de nombreux chercheur·euses tournent de plus en plus le dos aux États-Unis, se dirigeant alors parfois vers les deux EPF helvétiques. «Nous constatons actuellement un intérêt accru de la part des chercheurs américains», écrit l’EPFL.
- études genre
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- durabilité et climat
- gestion des finances universitaires
- recherche – pluralité
Les cerveaux américains frappent à la porte des universités européennes
Alors que la France a déjà annoncé débloquer des millions pour accueillir les chercheur·euses fuyant les Etats-Unis, la Suisse est toujours silencieuse. L’Université Aix Marseille (amU) a lancé le programme «Safe Place for Science», auquel une quarantaine de scientifiques ont déjà répondu une semaine après la décision. Le programme prévoit de pouvoir dégager jusqu’à 15 millions d’euros sur 3 ans.
Dans l’éditorial du Temps, une journaliste argumente en faveur d’un accueil des chercheur·euses américain·es en Suisse. Elle avance principalement deux arguments: des questions de valeurs («aux Etats-Unis, ce ne sont pas seulement des individus qui sont attaqués, mais bien la démarche scientifique elle-même») et de prospérité («embaucher des scientifiques américains doit donc être vu comme un investissement, et non comme une œuvre de bienfaisance»).
La porte-parole de l’EPFL Corinne Feuz explique que «la période n’est pas idéale [pour accueillir des scientifiques étranger·ères] alors que les hautes écoles subissent des coupes de financement provenant de la Confédération. Mais c’est un moment dans lequel l’EPFL peut malgré tout saisir des opportunités, notamment en cherchant des fonds tiers.» Elle ajoute : «l’EPFL pourrait accélérer certaines procédures de recrutement, comme nous le faisons déjà pour des projets présentant des défis importants et nécessitant une mise en œuvre rapide.» (Le Temps)
Du côté de l’UNIGE, «il n’y a pas à ce stade de mouvement massif, mais nous constatons en effet un intérêt de chercheuses ou chercheurs travaillant actuellement aux Etats-Unis», souligne la rectrice Audrey Leuba. (Le Temps)
A l’UNIL, l’attachée de presse Géraldine Falbriard avance que l’université dit ne pas pouvoir évaluer si les demandes de scientifiques américains sont en augmentation, car les enseignements en français prédominent. (Le Temps) De son côté, l’oncologue Johanna Joyce (UNIL), présidente élue de l’Association européenne pour la recherche sur le cancer, explique que les candidatures spontanées de scientifiques américains pour son laboratoire ont quintuplé depuis janvier. (science.org)
Finalement à l’ETHZ, la professeure Sonia Seneviratne, membre du bureau du GIEC, dit recevoir de nombreuses demandes de collègues américain·es ou travaillant aux Etats-Unis. «Il n’est pas dans notre intérêt que la science américaine disparaisse, notamment dans le domaine du climat. Certaines des données qu’elle fournit sont irremplaçables; leur perte serait extrêmement dommageable pour la lutte contre le changement climatique», ajoute-t-elle. (Le Temps)
Selon science.org, «certain·es expert·es politiques estiment que les gouvernements nationaux devraient faire davantage pour attirer les talents étrangers». Des pressions sont faites en Australie pour que l’offre des visas ou des permis soit accélérée pour les meilleur·es scientifiques américain·es, «une idée qui a également été discutée en Norvège et dans d’autres pays au cours des dernières semaines». Néanmoins, de nombreuses universités connaissent actuellement des problèmes de financement, comme au Canada, où les institutions sont confrontées à de grandes coupes budgétaires. «Au Royaume-Uni, de nombreuses universités suppriment actuellement des emplois. […] Aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens, les budgets consacrés à la science et à l’enseignement supérieur font également l’objet de réductions.» (science.org)
«L’Université de Berne abandonne la tibétologie»
Dès la rentrée d’automne, les cours de tibétain et de mongol seront supprimés à l’Université de Berme. «Le service de presse justifie cette réorientation par une baisse du nombre d’étudiant·es. De plus, l’apprentissage du tibétain ou du mongol est «très difficile». Il y aura cependant toujours un pôle de recherche sur l’histoire des idées du bouddhisme indo-tibétain.» «L’Internationale Vereinigung für Tibetische Studien a réagi dans une lettre avec une «profonde inquiétude» : selon l’association, les institutions académiques devraient résister à la «pression politique» de la Chine visant à réduire la présence du Tibet dans le discours académique international. L’Université de Berne, quant à elle, nie que la pression chinoise ait joué un rôle dans l’abandon de la tibétologie.» Depuis peu pourtant, l’université propose à ses étudiant·es «Langue et société chinoises» comme branche secondaire.
Ulrike Roesler, professeur d’études tibétaines et himalayennes à l’université d’Oxford, refuse l’argument de la difficulté de la langue. «Enfin, il serait impensable que des universités proposent des cursus en sciences islamiques sans l’arabe ou en histoire chinoise sans le chinois, car ces langues sont trop difficiles. En somme, la décision est «extrêmement myope» et «particulièrement décevante» pour un pays qui a été un pionnier dans le soutien et l’étude de la culture tibétaine».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mars 2025
17Mar2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mars 2025
14Mar2025
Politique des hautes écoles
«Et si la Suisse offrait l’asile scientifique aux cerveaux américains?»
«Des scientifiques souhaitent que les Hautes écoles et universités suisses accueillent leurs homologues américains visés par des coupes budgétaires massives de l’administration Trump dans la science et la recherche. Ils et elles demandent à ce que la Suisse se dote d’un « programme Einstein » pour attirer ces cerveaux, a appris la RTS. […] Rappelant que les comptes fédéraux pour l’an dernier sont « nettement moins pessimistes » que prévu, [la présidente de swissuniversities] Luciana Vaccaro s’attend donc à ce que la Confédération « révise les estimations pour les années à venir », prédisant que la voilure des coupes devra être « profondément revue ».
Le Conseil fédéral adopte le premier supplément au budget 2025
«Lors de sa séance du 14 mars 2025, le Conseil fédéral a adopté 7 crédits supplémentaires au total, en proposant d’augmenter d’environ 675 millions le budget de l’exercice en cours. Ces fonds sont presque entièrement requis par les programmes de l’UE pour la recherche et l’innovation (666 millions). »
Domaine des EPF : presque tous les objectifs stratégiques 2024 ont été atteints
«Le 14 mars 2025, le Conseil fédéral a examiné le rapport de gestion et le rapport financier du Conseil des EPF pour 2024 concernant le domaine des EPF. Le nombre d’étudiants et de doctorants a augmenté de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Les sciences de l’ingénieur restent le domaine d’études le plus représenté avec près de 11 000 étudiants et doctorants. À quelques exceptions près, les objectifs fixés pour le domaine des EPF ont été atteints.»
Une lettre ouverte en faveur d’un soutien massif européen à la recherche et l’innovation
Dans une lettre ouverte publiée le 12 mars, les principales institutions scientifiques européennes s’unissent pour demander un programme-cadre solide pour la recherche et l’innovation. [Les associations suisses n’ont pas pris position.]
La NASA annonce la fermeture de deux départements et du bureau du scientifique en chef
Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
L’Unil dans les médias
Lettre ouverte à la Direction de l’UNIL
La British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES), la Société des études sur le Moyen-Orient et le Mondes musulmans (SEMOMM) et la Società per gli studi sul medio oriente (SeSaMo) ont redigé une lettre ouverte à Frédéric Herman, recteur de l’Univerisité de Lausanne, pour exprimer leur profonde inquiétude quant au traitement réservé au professeur Joseph Daher. «Nous comprenons que le Prof. Daher a été soumis à une procédure arbitraire par le rectorat de l’Université de Lausanne (UNIL), conduisant au non-renouvellement de son contrat (signé en mai 2024) en tant que professeur invité pour le semestre de printemps 2025. […] Les mesures prises par la direction de l’UNIL semblent s’inscrire dans la longue série d’attaques nationales et internationales contre la liberté de penser, d’enseigner, de rechercher et d’apprendre qui ont affecté et continuent d’affecter les enseignants, les chercheurs et les étudiants. Elles menacent les droits démocratiques fondamentaux de tous. En conséquence, nous exigeons la réintégration immédiate de notre collègue le Prof. Daher dans son enseignement et ses fonctions au sein de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL.»
Revue de presse UNIL 14 mars 2025
13Mar2025
Politique des hautes écoles
Portrait de Patrick Bodenmann, vice-doyen Enseignement et diversité à la FBM
«Les doyens passent, Jean-Daniel Tissot, Manuel Pascual, et Patrick Bodenmann reste : il a conservé son rôle à la tête du dicastère Enseignement et diversité, qui chapeaute les cinq écoles de la FBM, avec la prise de fonction de Renaud Du Pasquier en 2024. Une façon de marquer la continuité dans un secteur particulièrement sensible pour la faculté, notamment au moment où la filière de médecine est mise sous pression.»
- relève scientifique
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- direction des hautes écoles
- égalité
L’arrestation d’une figure étudiante pro-palestinienne provoque l’indignation aux Etats-Unis
Le classement mondial des universités QS par matière (2025)
Le classement mondial des universités QS par matière 2025 comprend 55 disciplines réparties dans 5 grands domaines. La comparaison est faite parmi plus de 21’000 offres académiques, dans plus de 1’700 universités de 100 pays et territoires.
«La Suisse jouit d’une bonne réputation parmi les employeurs et se caractérise par une forte attractivité […] [Le pays] compte 234 entrées spécialisées dans le classement. Parmi celles-ci, 13% augmentent, 44% diminuent, 34% restent inchangées et 22 sont nouvelles. Dans les domaines spécialisés larges, la Suisse compte 32 entrées. 56% augmentent, 25% diminuent, 13% restent stables et deux sont nouvelles.» La Suisse se place en première position dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de l’hôtellerie et des sciences de la terre et de la mer (prnewswire.com). «L’ETH apparaît comme la meilleure université suisse en sciences de la vie, et en médecine dentaire, deux universités suisses se retrouvent dans le top 10.» (medinside.ch)
«Il est frappant de constater que les facultés de médecine suisses ne brillent pas autant dans ce «concours de beauté» que les cliniques universitaires suisses dans le classement de «Newsweek»: l’USZ [Hôpital universitaire de Zurich], l’USB [Hôpital universitaire de Bâle] et le CHUV y sont récemment classés parmi les 15 meilleurs hôpitaux du monde. […] Cela indique que les points forts de notre pays se situent davantage dans le domaine clinique que dans la recherche et l’enseignement.» (medinside.ch)
- classement des hautes écoles
- médecine – recherche
- formation – doctorant·e·s
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mars 2025
12Mar2025
Politique des hautes écoles
La Déclaration de Varsovie
«Les 10 et 11 mars 2025, la secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama a participé à la réunion informelle des ministres de la recherche des États membres de l’Union européenne (UE), à Varsovie. Dans le cadre de cette rencontre semestrielle, les débats politiques ont principalement porté sur la conception stratégique du prochain programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation (PC10), dont le lancement est prévu en 2028, ainsi que sur la compétitivité de l’UE. En marge de cette réunion, la secrétaire d’État Martina Hirayama a aussi mené des entretiens bilatéraux avec ses homologues de différents pays.»
Lors de la réunion, les ministres de la recherche de l’UE ont envoyé un «signal fort» avec la Déclaration de Varsovie: ils et elles souhaitent que le prochain programme-cadre, le FP10, soit un programme de recherche et d’innovation autonome et qu’l ne fasse pas partie d’un fonds de compétitivité européen plus large.
La NZZ dresse un bilan de la présidence de Joël Mesot à l’EPFZ
Le Conseil des EPF regrette la décision de Joël Mesot de ne pas accepter un troisième mandat et remercie le président de l’EPFZ pour son action fructueuse, saluant sa «vision stratégique et sa grande capacité de direction». L’organe de direction stratégique du Domaine des EPF met particulièrement l’accent sur le projet «rETHink», que M. Mesot a lancé peu après son entrée en fonction en 2019 et qui doit préparer la haute école à l’avenir sur le plan organisationnel et culturel. Ce projet a notamment permis de définir six valeurs fondamentales de l’EPF : responsabilité, ingéniosité, ouverture, respect, inclusion et compétence (dans le sens de «Befähigung» ou «empowerment»). Les thèmes du développement du personnel et du leadership ainsi que du transfert de connaissances et des relations économiques ont également été renforcés sous Joël Mesot. Et les événements suivants ont marqué la présidence: le licenciement d’une professeure accusée d’abus de pouvoir, de harcèlement et de népotisme, la pandémie de Covid-19 et les mesures d’économie annoncées par la confédération. Selon la NZZ, «ces dernières devraient toucher le Domaine des EPF moins durement que redouté.»
«Je reçois souvent des menaces de mort» : interview sur la controverse de l’origine du Covid-19
Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.
Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.
Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.
Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»
De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»
Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»
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«Le porte-parole du Hamas, al-Jazeera, forme des activistes suisses»
En août 2024, des activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes du monde entier se sont rassemblé·es à Istanbul pour une conférence organisée par le groupe «Global Student Movement for Palestine». Le but de la conférence était d’aider les étudiants et étudiantes à se mettre en réseau et à acquérir un savoir-faire pour l’organisation de manifestations anti-israéliennes. Des participant·es suisse·sses étaient présent·es à ce rassemblement qui unissait de nombreux·ses sympathisant·es du Hamas.
Par exemple, le journaliste qui enseigne aux activistes palestinien·nes comment mener des campagnes travaille pour l’Al Jazeera Media Institute, chaîne dont la couverture médiatique est «en accord avec la position politique de l’Etat du Qatar» et qui diffuse une propagande islamiste. «Comme le montre la conférence d’Istanbul […], l’empire médiatique qatari d’al-Jazeera ne fait pas qu’accompagner les violences du Hamas dans la bande de Gaza. Il veille également à ce que la propagande du Hamas soit diffusée en Europe et à ce que les opposants à l’organisation terroriste soient intimidés, les collaborateurs de la chaîne formant des activistes occidentaux à la protestation.»
Un jeune homme de l’Université de Zurich a participé à cette conférence. Étudiant en droit, il est engagé dans le groupe d’étudiant·es «Students for Palestine ZH». Des manifestations du groupe ont régulièrement lieu à l’Université de Zurich, à l’ETH, à la ZHdK et à la ZHAW.
La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) «prévient que le dialogue démocratique dans les universités suisses est menacé. Les professeurs et les étudiants, «surtout ceux d’origine juive», seraient intimidés par de telles actions. L’université est invitée à intervenir.» Actuellement, des actions se poursuivent.