Le Conseil fédéral a annoncé hier que pour 2024 elle allouera 650 millions de francs pour les «mesures transitoires» pour la participation à Horizon Europe 2024, comme cela fut le cas pour les années 2021, 2022 et 2023. Le gouvernement rappelle que «son objectif demeure la réintégration de la Suisse au programme Horizon «le plus rapidement possible».» Grace au fait que «[l]es négociations entre la Suisse et l’Union européenne ont officiellement repris le 18 mars […] les chercheuses et chercheurs suisses peuvent de nouveau se porter candidats aux prestigieuses bourses ERC Advanced Grants, un instrument qui s’adresse aux scientifiques confirmés». Néanmoins, une certaine prudence démeure : «[u]ne nouvelle solution temporaire «si aucun accord d’association n’entre en vigueur» est d’ailleurs déjà élaborée pour 2025. Par rapport à celle de 2024, elle pousse un cran plus loin l’implication de la Suisse, avec une participation des scientifiques du pays à tous les appels à projets d’Horizon Europe et Euratom – mais toujours financée par Berne». (Le Temps)
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Filtres des articles
11Avr2024
Politique des hautes écoles
«La Suisse compte le plus de programmes classés en tête»
Selon le classement fait par la société britannique de conseil Quacquarelli Symonds (QS) «[l]a Suisse propose la plus forte concentration au monde de programmes d’études de pointe […]. L’EPFZ y fait carrément figure de leader dans trois domaines: en sciences de la terre et de la mer, en géophysique et en géologie. Dans le domaine de la restauration, la prestigieuse École hôtelière de Lausanne maintient sa première place.»
«Manne fédérale pour l’institut du fédéralisme»
«[L]e Conseil fédéral a mis en consultation mercredi une loi portant sur un soutien financier à l’Institut du fédéralisme de l’Université de Fribourg (IFF) […]. Dans un communiqué, le gouvernement indique que la nouvelle loi fédérale sur les aides financières en faveur de l’IFF sera soumise à des conditions claires. «La Confédération apportera en particulier son aide aux activités de l’institut qui relèvent spécifiquement de l’intérêt du pays. Il s’agit notamment du développement des structures fédérales en Suisse» […]. Cette loi ne prévoit pas de soutien financier de la Confédération pour les activités de recherche et de formation continue de l’IFF […]. La consultation sur la nouvelle loi prendra fin le 12 juillet 2024.»
10Avr2024
Politique des hautes écoles
Interview avec Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg
Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg (UniFR) depuis février 2024, répond à des questions sur les futurs objectifs de l’UniFR. Madame Fromm vise à repositionner l’UniFR dans les sciences dures et appliquées, mais aussi à «[renforcer le] transfert de savoir et de technologies de l’université vers l’économie […],[ainsi qu’à] renforcer le contact avec le grand public» et à donner une priorité à l’interdisciplinarité au sein de l’université. (La Matinale)
- interdisciplinarité
- employabilité des diplômé·e·s
- direction des hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- sciences naturelles
- sciences techniques
«L’EPFZ annule la conférence d’un partisan avoué du Hamas»
Le département d’architecture de l’EPFZ a été objet de nombreuses critiques à cause d’un climat de «haine d’Israël» qui y règnerait. Une des dernières critiques adressées à l’EPFZ concernait l’invitation de l’activiste français Léopold Lambert, qui, selon la NZZ, «ne fait pas mystère sur les réseaux sociaux de sa haine d’Israël, de ses sympathies pour le Hamas et de son mépris pour ses otages, qu’il appelle par dérision «colons».» Monsieur Lambert aurait dû tenir une conférence à l’EPFZ le 10 avril, mais la direction de l’EPFZ a décidé de l’annuler parce que «il n’était pas clair si Lambert était «prêt à se distancer de manière crédible et suffisamment explicite de la violence» […]. La liberté de recherche et d’expression […] est un «bien particulièrement digne de protection». C’est pourquoi [la direction de l’EPFZ a] discuté de possibles manifestations alternatives avec discours et contre-discours.»
«[Monsieur] Lambert a lancé une lettre de protestation ouverte à l’EPF sur le site Internet de son magazine «Funambulist», dans laquelle il parle de «censure» et reproche à l’EPF d’avoir cédé à la pression de médias «de droite» comme la NZZ.»
- engagement politique
- associations estudiantines
- rôle des universités
- liberté d’expression
- profil – EPF
- antisémitisme
Ueli Maurer : «J’ai perdu confiance en la science»
Le premier symposium suisse sur la rétrospective et les perspectives de la politique de santé, sous le titre «Corona – Fakes und Fakten», a eu lieu à Berne où Daniel Beutler, médecin de famille et critique des mesures prises lors de la pandémie du COVID-19, «a réuni des personnes de tout le pays partageant les mêmes idées». Un des orateur·ices qui a pris la parole est l’ancien Conseiller fédéral Ueli Maurer, selon lequel «le gouvernement national a respecté tous les processus politiques», mais la science «aurait mal informé pendant la pandémie et provoqué des mesures trop violentes […], [qui] sont à leur tour à l’origine du profond fossé qui traverse la société jusqu’à aujourd’hui».
ChatGPT: «L’écriture dans le monde post-littéraire»
Eduard Kaeser, physicien et docteur en philosophie, aborde la relation entre l’être humain et la technologie. En particulier il se penche sur la question de l’écriture et de sa transformation avec l’émergence de l’outil ChatGPT.
L’auteur explore la question à travers la position qu’avait Platon sur l’écriture: «Platon, on le sait, n’avait pas une grande estime pour la parole écrite. L’écriture ne parle pas en retour […]. L’écriture «ne donne aux élèves […] que l’apparence de la sagesse, pas la vérité elle-même. Ils entendent […] beaucoup de choses sans véritable enseignement et pensent maintenant être devenus très savants, alors qu’ils sont le plus souvent ignorants et en outre difficiles à traiter, parce qu’ils se croient sages au lieu de l’être […]».» Cette critique est élargie aux générateurs de textes tels que ChatGPT, qui fournissent également «l’apparence de la sagesse […] sans véritable enseignement».
Selon l’auteur, «[u]n monde post-littéraire s’ouvre à nous, dans lequel la maîtrise de l’écriture, technique culturelle vénérable, semble perdre de son importance». Ainsi, la position de Platon, selon lequel «le dialogue est la forme d’expression la plus élevée», est réaffirmée et l’auteur indique que «la véritable performance ne réside pas dans l’écriture, mais dans la lecture [et l’interprétation]». L’auteur propose ainsi qu’une des missions de l’éducation soit davantage axée sur l’interprétation des textes plutôt que sur leur production. Selon Monsieur Kaeser, il faut donc repenser la relation avec la technologie et l’écriture dans le contexte actuel de l’éducation, en valorisant les leçons de Platon sur l’importance du dialogue.
- transformation numérique
- enseignement – méthodes et outils
- ChatGPT
- intelligence artificielle
- recherche – méthodes et outils
«L’université introduit ChatGPT pour tous»
«Tous les étudiants et employés de l’université de Hambourg ont désormais accès à ChatGPT via l’établissement. Les presque 43’000 étudiants et plus de 15’000 employés peuvent utiliser l’application sans que des données personnelles ne soient transmises ou stockées sur ChatGPT […].» (B.Z.)
Hauke Heekeren, Président de l’Université de Hambourg, déclare: «Je me réjouis que nous étudions, utilisions et réfléchissions de manière critique et interdisciplinaire à cette application de l’IA. Il est en même temps indispensable que l’université crée pour les collaborateurs et les étudiants les conditions générales d’une utilisation sûre et informée.» (nachrichten.idw-online)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 avril 2024
9Avr2024
Politique des hautes écoles
«L’Hôpital universitaire de Zurich enregistre une perte de 49 millions de francs
«L’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a enregistré l’an dernier une perte d’environ 49 millions de francs. Des lits ont dû être fermés en raison de la pénurie de personnel qualifié. Les produits d’exploitation ont augmenté de 4,4 pourcent pour atteindre 1,578 milliard de francs, tandis que les coûts ont augmenté de 5,9 pourcent […]. Les charges de personnel ont augmenté de 62 millions de francs (6,8 pour cent) par rapport à l’année précédente. Environ la moitié est due aux augmentations de salaire liées à la compensation du renchérissement.»
«Un professeur de théologie jugé pour un article homophobe»
En 2021, l’association faitière «Pink Cross» demandait à ce que le Professeur de théologie de l’Université de la Suisse italienne, Manfred Hauke, soit poursuivi pour incitation à la haine homophobe. En tant que rédacteur du magazine «Theologisches», Monsieur Hauke a publié un article homophobe du Professeur de théologie polonais, Dariusz Oko.
En 2023 on apprenait que «[l]e ministère public tessinois a déposé plainte contre Manfred Hauke. Le professeur de théologie de la Faculté de théologie à Lugano est accusé de discrimination et d’incitation à la haine, car il avait publié, en tant qu’éditeur d’une revue théologique, un article contenant des passages homophobes.»
On apprend aujourd’hui que «[l]e jugement du procès de Bellinzone contre l’éditeur Hauke s’ouvrira lundi prochain […]. Lundi soir encore, l’USI a déclaré dans un communiqué de presse que le théologien en question n’était pas un employé contractuel de l’université. L’université va néanmoins mettre sur pied une commission ad hoc chargée de déterminer si le professeur Hauke a enfreint les directives éthiques fondamentales de l’université par son comportement.»
- sciences humaines et sociales
- rôle des universités
- profil – universités
- recherche – éthique
- liberté d’expression
- égalité – orientation sexuelle
«Ioulia Navalnaïa va s’exprimer au symposium de St-Gall»
«Ioulia Navalnaïa, veuve de l’opposant russe Alexeï Navalny décédé en février dans un camp de prisonniers en Sibérie, est annoncée comme oratrice au symposium de St-Gall. Elle doit intervenir le 3 mai dans l’aula de l’Université de St-Gall.»
- engagement politique
- politique – Suisse
- rôle des universités
- profil – universités
- politique – Europe
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
«Pourquoi les jobs étudiants pourraient disparaître à Genève»
«Le nombre de jobs d’été a «fortement» diminué depuis l’introduction du salaire minimum en novembre 2020, avertit le PLR genevois cette semaine dans un communiqué. Il demande dans un projet de loi que les entreprises puissent déroger au salaire minimum pour les jobs d’été. Les étudiants de moins de 25 ans, employés pour un maximum de soixante jours pendant les vacances universitaires, ne devraient pas bénéficier du salaire minimum.» En effet, Le PLR genevois met en garde sur le risque de la disparition des jobs d’été pour les étudiant·es car «[a]u lieu de payer un job d’été au salaire minimum, les entreprises préfèrent embaucher quelqu’un avec plus d’expérience pour cet argent», affirme Véronique Kämpfen, députée PLR au Grand Conseil genevois. Madame Kämpfen poursuit : «Certains [jeunes] vont même dans le canton voisin de Vaud pour vendre de la glace et gagner un peu d’argent de poche».
Selon José Ramirez, Professeur d’économie à la HES de Genève, «[i]l est peu probable qu’un travailleur mieux qualifié soit embauché si l’entreprise n’a besoin de lui que pendant deux mois d’été […]. En revanche, il est possible que, au lieu des étudiants, des jeunes de moins de dix-huit ans soient plus souvent employés. Le salaire minimum ne s’appliquant pas à eux. Cette hypothèse ne peut pas [toutefois] être prouvée […].»
Valais : un partenariat pour un pôle de formation continue
«Un pôle de formation continue santé voit le jour en Valais. Il est le fruit d’une collaboration entre la Haute école de santé HES-SO Valais-Wallis, l’Organisation du monde du travail des domaines de la santé et du travail social en Valais (OrTra SSVs) et de la Croix-Rouge Valais […]. Un «Lab santé» doit également être créé. Cette structure doit devenir un incubateur à idées avec l’ambition de répondre «aux besoins des partenaires de manière agile et rapide». Des journées de formation continue coordonnées seront par ailleurs mises en place afin de renforcer la coopération avec les milieux socio-sanitaires.»
- sciences humaines et sociales
- enseignement – métiers de la santé
- employabilité des diplômé·e·s
- profil – HES
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 avril 2024
8Avr2024
Politique des hautes écoles
«La haine d’Israël à l’EPFZ» fait encore parler le monde académique
Le Professeur Alfred Jacoby s’aligne avec la pensée de Monsieur Trüby, qui adressait au département d’architecture de l’EPFZ des critiques quant à une certaine haine envers Israël. Monsieur Jacoby se dit «horrifié» par l’article de Monsieur Trüby et appelle à ce que le département d’architecture de l’EPFZ agisse : «Le fait que l’EPF permette à un petit groupe d’enseignants de diffuser des idées antisémites ou d’alimenter des protestations haineuses n’est pas seulement faux, mais aussi contagieux et donc très dangereux : dans plusieurs universités d’élite américaines, dont l’université Columbia, les étudiants juifs n’osent désormais plus se rendre sur le campus […]. Il est donc temps que le département d’architecture de l’EPF se souvienne de sa qualité académique et de sa tradition libérale et qu’il ne laisse plus de place aux idéologies de haine.»
Royaume-Uni: Pas de ré-association à Erasmus+ tant que les compétences linguistiques des Britanniques demeurent faibles ?
Le Royaume-Uni ne fait plus partie du programme Erasmus+ depuis 2021. Le motif principal serait, selon Nick Leake, Diplomate de haut rang à la mission britannique, «parce que les faibles compétences linguistiques des Britanniques rendaient l’adhésion trop onéreuse». Monsieur Leake, interviewé par politico.eu, explique que «[l]a faible participation des étudiants britanniques au programme, attribuée à leurs faibles compétences linguistiques, a entraîné un déséquilibre des coûts. Londres a dû payer près de 300 millions d’euros de plus par an que ce qu’elle a reçu en retour.»
«Les organisations de jeunesse de Grande-Bretagne et de l’UE font désormais pression pour que le programme soit réintégré, tandis qu’un comité consultatif de l’UE demande à la Commission d’entamer des négociations. Le remplacement par le propre programme d’échange Turing du Royaume-Uni n’a pas répondu aux attentes.» (Die Weltwoche)
Bâle-Ville : Une initiative pour une nouvelle participation de la Suisse à Erasmus+
Fina Girard, membre du Grand Conseil de Bâle-Ville pour l’Alliance des Jeunes Verts, a déposé une «demande de dépôt d’une initiative cantonale demandant la participation assurée de la Suisse à Erasmus+. En effet, contrairement au programme de recherche Horizon Europe, la Confédération n’a toujours pas présenté de plan de financement. L’initiative cantonale doit permettre de donner plus de poids à cette demande.» Pour Jöel Thüring, membre du Grand Conseil de Bâle-Ville pour l’UDC, la réassociation au programme Erasmus+ «augmenterait l’attractivité de Bâle en matière de formation et de recherche […] c’est pourquoi j’ai cosigné l’intervention.»
«La liberté académique est en déclin dans le monde»
Selon un indice annuel «élaboré par plus de 2300 experts à partir de données récoltées dans 179 pays […] la liberté académique est «globalement menacée à travers le monde» : […][s]eule une personne sur trois vit dans un pays garantissant l’indépendance de la recherche et des universités». Ce sont les résultats que des chercheur·es de l’université de Göteborg et de la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg ont présenté dans le cadre du rapport annuel sur la démocratie de l’Institut suédois V-Dem. «[L]es auteurs du rapport […] notent une sérieuse détérioration dans des pays très peuplés, dont la Chine, la Russie et l’Inde […] [mais] l’index révèle un décrochage depuis 2019 du score des États-Unis […] [puisque] les campus universitaires sont devenus des arènes où cette polarisation [politique et sociétale] se déploie.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 avril 2024
5Avr2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 avril 2024
4Avr2024
Politique des hautes écoles
«L’université: tour d’ivoire, ou au service de la société?»
François Degeorge, Directeur général du Swiss Finance Institute, se penche sur le débat autour de la liberté académique ainsi que sur la question du conflit d’intérêts qui peut surgir lorsque recherche académique et secteur privé collaborent.
«Comment les universités peuvent-elles obtenir le meilleur des deux mondes, c’est-à-dire la liberté académique et l’engagement dans la pratique? […] La liberté académique doit être préservée, ce qui signifie que les professeurs et les doctorants doivent être libres de mener leurs recherches et leur enseignement sans ingérence et sans conflit d’intérêts. Deuxièmement, une culture de l’excellence doit être maintenue. Les universitaires doivent être évalués sur la base du système d’évaluation par les pairs, qui garantit que les nominations sont faites selon des normes académiques internationales bien acceptées.»
- recherche – qualité
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
Un déficit de plusieurs millions à la ZHAW
Le département de management de la Haute école spécialisée de Winterthur (ZHAW SML) enregistrait un déficit de plusieurs millions de francs. Reto Steiner, Directeur du département de management à la ZHAW, s’est fait reprocher «d’avoir gonflé de manière disproportionnée le budget du personnel de recherche afin de mieux positionner le SML au niveau international». Le déficit a été ramené à environ 500’000 francs en «engageant ou en promouvant moins de personnel». En effet, «la SML examine actuellement la possibilité d’adapter les modules à option et la taille des classes pour les étudiants, mais aussi de continuer à économiser sur le personnel et les coûts matériels.»
«L’EPFL veut doubler sa présence à Fribourg»
Au moins 50 chercheur·es supplémentaires de l’EPFL vont s’installer sur le site de l’Université de Fribourg, en doublant ainsi le nombre de ses chaires sur le campus de Fribourg. Pour Corentin Fivet, Directeur académique du Smart Living Lab, «[i]l y a du potentiel à Fribourg pour faire du Smart Living Lab un centre de recherche fédéral sur la construction durable».
Formation pour la reconstruction en Ukraine à la HES de Berne
«La Haute Ecole spécialisée (HES) de Berne dispense une formation pour la reconstruction en Ukraine à l’attention des réfugiées de ce pays en Suisse. Elle s’adresse d’abord aux personnes ayant un statut S ainsi que des affinités avec le secteur de la construction. Ce nouvel enseignement, expliqué sur le site Internet de la HES bernoise, débouche sur un certificat CAS (Certificate of Advanced Studies). L’idée est de permettre une «contribution concrète et à long terme» à la reconstruction en Ukraine […]. L’opération est financée de manière privée, par des parrainages, et bénéficie d’un partenariat avec le Secrétariat à l’économie (Seco).» (rtn.ch)
Cette formation s’est désormais élargie, avec le soutien de la Confédération, en débouchant sur une «formation continue en ligne à distance aux Ukrainiens vivant dans leur pays ou à l’étranger […]. Avec le soutien d’entreprises et d’universités suisses, les participants devront prendre part à la conception de projets de reconstruction réels pour l’Ukraine.»
Thomas Rohner, le professeur à la HES qui a lancé le CAS sur la reconstruction de l’Ukraine, «veut mettre en place un centre de formation pour les réfugiés, qu’il s’agisse de réfugiés de guerre, de réfugiés climatiques ou de réfugiés économiques. «Nous voulons former de telles personnes de manière ciblée afin qu’elles puissent retourner dans leur pays».»
- financement public
- politique – Suisse
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
- enseignement – en ligne
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 avril 2024
3Avr2024
Politique des hautes écoles
EPZF : L’«Affaire Carollo» fait encore parler
L’«Affaire Carollo» est bien connu au sein de l’EPFZ, puisqu’il s’agit du premier licenciement de l’histoire de l’école supérieure : celui de Madame Marcella Carollo. Elle avait été accusée de mobbing et ensuite licenciée. Le mari de Madame Carollo est l’Astrophysicien Simon Lilly, également professeur à l’EPFZ.
Monsieur Lilly a donné son «cours d’adieu» la semaine dernière, qui a été qualifié de «règlement de comptes avec les décideurs de l’université», après avoir gardé le silence pendant sept ans. «Lors de son discours d’adieu, Simon Lilly a donné sa version de l’histoire. Il a décrit son épouse comme une excellente universitaire, qui comptait parmi les meilleures au monde dans sa discipline, mais qui s’est retrouvée à l’EPF dans un environnement hostile et a été rabaissée de manière sexiste en tant qu’épouse d’un professeur […]. Dans son attaque, Lilly s’en est pris à d’autres dirigeants et mandataires de l’EPF. Ainsi, le président de l’EPF de l’époque, Lino Guzzella, aurait décidé de dissoudre l’Institut d’astronomie, bien que les accusations n’aient pas encore été examinées à ce moment-là. De plus, la rectrice de l’époque, Sarah Springman, a «écrasé» la tentative de deux collègues féminines d’exiger dans une pétition une enquête sur les accusations avant que des mesures irrévocables ne soient prises.»
Les personnes citées ainsi que le service de presse de l’EPFZ n’ont pas répondu : l’EPFZ écrit «qu’il ne s’exprime pas, car l’affaire est close juridiquement depuis plusieurs années déjà».
Insatisfaction auprès du corps intermédiaire académique de l’Université de Bâle
Le corps intermédiaire académique de l’Université de Bâle avait cru en une amélioration des conditions de travail après que des réformes avaient été annoncées à la faculté de philosophie et d’histoire. Néanmoins, le rectorat a stoppé la réforme et le Syndicat des services publics (SSP – VPOD) prépare maintenant une prise de position afin de solliciter la direction.
L’Université de Bâle serait sous pression à cause du déficit enregistré en 2022 (il n’y a pas encore de données concernant l’année 2023) et à cause de l’incertitude quant au budget de 2026-2029, qui sera discuté par les deux cantons de Bâle bientôt. Ainsi, le porte-parole de l’université de Bâle, Matthias Geering, explique que «[l]e rectorat est ouvert à une réforme du corps intermédiaire sans incidence sur les coûts».
Moins d’argent pour l’Université de Bâle ?
Le budget de l’Université de Bâle pour la période 2026-2029 doit encore être négocié, mais des coupes sont dans l’air du coté de Bâle-Campagne. En effet, les politiciens de Bâle-Campagne s’inquiètent des finances cantonales et certains proposent des coupes budgétaires à l’université pour résoudre ce problème. Si d’une part l’UDC de Bâle-Campagne revendique une résiliation du contrat universitaire avec Bâle-Ville, le centre plaide plutôt en faveur d’une réduction du financement pour l’université.
Il faut continuer à soutenir la collaboration entre universités et société
Hanna Hilbrandt, Professeure de géographie sociale et de recherche urbaine à l’Université de Zurich, Carolin Schurr, Professeure de géographie sociale et culturelle à l’Université de Berne et Claske Dijkema, chargée de cours à l’Institut pour la diversité sociale et culturelle de la Haute école spécialisée bernoise, se penchent sur le débat qu’il y a autour des relations entre la science, la société et l’activisme politique.
Si les médias qualifient souvent les collaborations entre universités et société d’«activisme académique» et les directions des universités les qualifient souvent comme «idéologiques», les trois académiciens pensent que ces critiques «[ne sont] pas seulement contradictoire[s], [elles ignorent] également l’état de la recherche accepté au niveau international. Les collaborations science-pratique ont été fortement encouragées par l’État, les universités et le secteur privé au cours de la dernière décennie.»
Les trois académiciens tiennent a rappeler que «[l]es principes directeurs des universités suisses ne définissent pas seulement la liberté académique comme base centrale de l’innovation scientifique. Ils soulignent également la responsabilité de l’université d’aborder les questions de société. La collaboration transdisciplinaire avec différents groupes y apporte une contribution essentielle.»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
Une initiative populaire pour inscrire les relations Suisse-UE dans la Constitution
L’Alliance Europe a lancé une initiative populaire pour renforcer les liens entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Sanija Ameti, Coprésidente du mouvement «Opération Libero» qui est à l’origine de l’initiative, affirme que «[à] travers l’Initiative Europe, la société civile annonce […] son soutien aux négociations en cours entre la Suisse et l’UE à un moment critique […]».
L’initiative souhaite que les relations entre la Suisse et l’UE soient ancrées dans la Constitution et proposent d’introduire l’article suivant : «La Confédération participe activement
à l’intégration européenne». Un alinéa de l’article précise que : «[La Confédération] conclut à cette fin des traités internationaux avec l’Union européenne permettant une participation durable et évolutive aux libertés du marché intérieur européen et à d’autres domaines de la coopération européenne, notamment la culture, la formation, la recherche et la protection du climat.»
«Une éventuelle votation sur l’initiative Europe surviendrait de toutes façons après la fin des négociations entre Berne et Bruxelles […]. Alliance Europe a désormais jusqu’au 2 octobre 2025 pour réunir les 100’000 signatures nécessaires. Au côté d’Opération Libero, on retrouve les Vert-e-s, l’Union des étudiant-e-s de Suisse, le Mouvement européen Suisse et d’autres organisations de la société civile, ainsi que des députés de gauche» (rts.ch)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 avril 2024
2Avr2024
Politique des hautes écoles
Y-Parc sans direction (pour la troisième fois)
Le pôle technologique à Yverdon-les-Bains, Y-Parc, se retrouve pour la troisième fois sans direction. La dernière Directrice opérationnelle, Karen Undritz, «annonçait [après une poignée de semaines] sa démission avec effet immédiat sur le réseau LinkedIn. Elle dénonce alors une situation de gouvernance «malsaine», source de «tensions» liée au maintien du directeur ad interim comme chef de projet […]. Ce départ précipité tombe mal pour une entreprise qui tentait de redorer son image, ternie par la polémique entourant le licenciement d’une précédente directrice, Juliana Pantet, en juillet 2021».
Le problème principal d’Y-Parc, pour certains, serait la difficulté à développer une stratégie qui puisse satisfaire tous les intérêts en jeu. Effectivement, «[l]a société Y-Parc SA a pour mission d’animer le site et de mettre en relation des différents occupants, mais elle ne possède pas le parc. Ce dernier appartient à la ville, à l’ECA (Etablissement cantonal d’assurance) et au canton. Une architecture complexe à laquelle il faut ajouter les propriétaires des différents bâtiments, à l’image de la caisse de retraite de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) […]. [C]e grand nombre de parties prenantes est à l’origine de tensions permanentes. Les problèmes de communication sont récurrents. L’audit de 2021 confirme l’existence de ces intérêts contradictoires. Il y a la ville qui vise «par la croissance du parc de nouveaux contribuables», les propriétaires de terrains qui «souhaitent réaliser une plus-value sur celui-ci» ou encore le canton qui «cherche un moteur de développement durable économique dans les secteurs des hautes technologies». Pour un autre locataire du site, c’est cette trop forte emprise des collectivités publiques, locales voire régionales, qui pose problème. Il évoque le conseil d’administration de la SA, où on ne retrouve qu’un seul entrepreneur, aux côtés des représentants de la ville et du canton, de l’école d’ingénieurs HEIG-VD, de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV) ou de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI)».
L’EPFZ (encore) critiquée au sujet d’Israël
Cette fois, l’EPFZ est critiquée puisqu’elle va accueillir une conférence qui sera tenue par Léopold Lambert, un activiste français et éditeur d’un magazine de gauche, qui «a une vision du monde qui présente Israël comme le refuge du mal et la terreur du Hamas comme un acte de libération».
«La HETS Fribourg lance une formation inédite pour éliminer le racisme des institutions»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 avril 2024
28Mar2024
Politique des hautes écoles
Anna Fontcuberta i Morral: «L’EPFL doit assurer l’excellence»
Protestations pro-palestiniennes : La tension monte dans les universités italiennes
Les tensions restent vives en Italie à la suite des manifestations organisées par des étudiants dans plusieurs universités en soutien à la population palestinienne et contre ce qu’ils appellent le génocide en cours à Gaza. Les accords de collaboration entre les universités italiennes et israéliennes figurent parmi les motifs de protestation.
Les dernières initiatives ont eu lieu hier (mardi) à Rome et à Gênes. Dans la capitale, les étudiants de l’université La Sapienza ont occupé le rectorat pendant quelques heures, ne le quittant qu’après quelques instants d’affrontements avec la police et avec la promesse de répéter la manifestation prochainement. Même dans la capitale de la Ligurie, les protestations contre le recteur ont été très vives.
Au centre des initiatives étudiantes, la situation à Gaza, qualifiée de génocide, et la solidarité avec la population palestinienne touchée, mais aussi les accords que les universités italiennes ont conclus avec les universités israéliennes, en particulier l’appel du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale en faveur de projets de coopération industrielle, scientifique et technologique entre l’Italie et Israël. [En fin 2023,] plus de 4 000 professeurs et chercheurs de toute l’Italie ont signé pour que cet accord soit suspendu.
Le 26.03.2024, la ministre des universités, Annamaria Bernini, qui jusqu’à il y a quelques jours dialoguait avec les étudiants, en apprenant l’occupation du rectorat de l’université Sapienza et les insultes au recteur de l’université de Gênes, a pris contact par téléphone avec le chef de la police, avec lequel elle a déclaré qu’elle discuterait de la situation à l’intérieur des universités dans les jours à venir. Une position qui a déclenché une controverse politique, l’opposition criant à la militarisation des universités.
Escalation d’un conflit entre un professeur et un marxiste pro-palestinien
Avec des slogans comme «Intifada jusqu’à la victoire» ou «Free Palestine», l’Etincelle, la branche suisse de l’International Marxist Tendency (IMT), prend clairement position pour la Palestine dans le conflit du Proche-Orient.
Lors d’une action non-autorisée de ce groupe dans l’Université de Berne, un professeur d’université bernois a bousculé un étudiant activiste. L’université qualifie ce comportement d’«inacceptable».
Un collaborateur de l’Université de Berne tabasse un étudiant soupçonné d’avoir utilisé ChatGPT
Un assistant d’université a tabassé un étudiant parce qu’il aurait utilisé ChatGPT pour rédiger son essai.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 mars 2024
27Mar2024
Politique des hautes écoles
Anna Fontcuberta i Morral sera la nouvelle présidente de l’EPFL
«Le 27 mars 2024, le Conseil fédéral a nommé Anna Fontcuberta i Morral à la présidence de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette professeure en science et génie des matériaux de 49 ans, qui enseigne aujourd’hui dans l’institution, prendra la succession de Martin Vetterli le 1er janvier 2025.»
Promotion de la relève scientifique : «des mesures supplémentaires sont nécessaires»
«Le Conseil fédéral a adopté le 27 mars 2024 le rapport «Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique». Il estime que des mesures supplémentaires doivent être déployées pour continuer à améliorer les possibilités de carrière de la relève scientifique. […] Le Conseil fédéral se félicite des mesures prises par les hautes écoles, la Conférence des rectrices et recteurs des hautes écoles suisses (swissuniversities), le Fonds national suisse (FNS) et la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE). […] La Confédération et les cantons entendent mettre en œuvre deux mesures de portée nationale dans le cadre de la CSHE. La première consiste en un projet coordonné par swissuniversities que la CSHE prévoit de lancer pour la période d’encouragement 2025-2028. Destiné à poursuivre le développement et à assurer la mise en œuvre de plans d’action en faveur de la promotion de la relève dans les hautes écoles universitaires, ce projet d’un montant maximal de 20 millions de francs est tout particulièrement axé sur la phase postdoctorale. […]
La deuxième mesure consiste en des principes adoptés fin 2023 par la CSHE pour promouvoir la relève scientifique dans les hautes écoles universitaires. Ces principes misent sur une politique moderne en matière de personnel et d’embauche, un climat de travail constructif et une planification précoce des carrières. […]»
«Si l’université n’est plus un endroit protégé et sûr, nous avons un problème»
Depuis deux semaines, deux agent-es de sécurité sont devant la porte lorsque l’historien et directeur adjoint du Centre d’études juives Erik Petry donne son cours sur Israël à l’Université de Bâle. Devant l’amphithéâtre, des tracts ont été distribués – ce qui est interdit à l’Université de Bâle – et des slogans ont été criés par des membres de la Marxist Society. La situation ne s’est pas détendue, car mercredi dernier, à la fin du cours, une personne s’est levée dans l’amphithéâtre, a critiqué le cours et a lancé des slogans.
Erik Petry affirme que les incidents actuels créent une ambiance tendue au sein de l’amphithéâtre. «L’université est un safe space. Un lieu protégé où des questions critiques sont discutées et où les étudiants devraient se sentir en sécurité. […] J’observe en ce moment une discussion très polarisée. Il me semble que beaucoup de choses, qui ont toujours été là, sont maintenant rendues publiques. Cette pensée en noir et blanc n’est pas nouvelle. Depuis le 7 octobre, les gens sont émotionnellement plus bouleversés. Beaucoup manifestent leur solidarité pour un côté sans voir la perspective de l’autre côté. Je suis effrayé par l’antisémitisme qui s’exprime actuellement. Mais je ne peux pas dire que cela me surprenne.»
Erik Petry prend par ailleurs la défense du Directeur du institut Swisspeace Laurent Goetschel. Il s’était prononcé en défaveur de l’interdiction du Hamas, ce qui fait comme réaction que le Canton de Bâle-Campagne a cessé de financer l’institut. «Laurent Goetschel est une voix importante dans le discours actuel. On peut discuter de ses déclarations, mais cette réaction de la part de la politique n’est pas compréhensible.»
Dans l’article il y a une publicité pour un débat public sur le sujet de la liberté académique, qui aura lieu à Bâle le 17.04.2024.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mars 2024
26Mar2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich reste silencieuse sur le harcèlement sexuel
Une professeure en droit qui gère un point de contact interne pour le harcèlement sexuel à l’Université de Zurich constate une hausse de cas considérable. Le public ne doit toutefois pas savoir quelle est l’ampleur réelle du problème : dès qu’il s’agit de chiffres concrets, «l’UZH devient muette. [La professeure] recense certes les cas et rédige un rapport à l’attention du rectorat, mais celui-ci le fait disparaître au fond d’un placard.» Deux conseillères d’état avaient par ailleurs soumis la question du nombre de cas d’harcèlement sexuel à l’université au parlément, sans succès.
L’Université de Zurich fait référence à la protection des données : «La publication de statistiques annuelles irait à l’encontre de cet impératif de protection.» Kurt Bodenmüller du service de presse explique: «Il n’est pas exclu, surtout lorsque le nombre de cas est faible, qu’il y ait des suppositions [sur l’identité des personnes impliqués]».
La protectrice des données zurichoise, quant à elle, ne voit pas de raison de garder le nombre de cas secret. Alors que l’UZH ne fournit même pas de données approximatives, les statistiques de la criminalité pour les districts («Bezirke») et même pour certains arrondissements («Stadtkreise») de la ville de Zurich détaillent différents sous-types de délits sexuels, même dans un district de taille comparable à la communauté universitaire zurichoise.
Positionnement de l’Université de Berne sur la liberté académique
L’Université de Berne s’exprime sur la lettre ouverte « Pour la défense de la liberté académique en Suisse« . «La présentation de certaines circonstances dans la lettre ouverte est unilatérale et occulte des faits. […] L’Université de Berne n’observe aucune érosion de la liberté académique en son sein. La liberté de l’enseignement et de la recherche est en tout temps garantie à l’Université de Berne. Indispensable pour toute université, cette liberté telle qu’elle a été définie doit être protégée et défendue. Tous les collaboratrices et collaborateurs de l’Université doivent y prendre part.»
Par ailleurs, l’institut d’études du Proche-orient avait été dissout «Sur la base des conclusions du rapport d’enquête administrative […]. […] [L’université] répond ainsi à la demande d’en élargir l’objet de recherche et d’enseignement, qui était auparavant très étroit, et de placer le domaine d’études dans un contexte plus large incluant la recherche, la langue et la perspective historique. La dissolution de l’ISNO n’entrave pas la science et l’enseignement, mais, au contraire, en élargit l’horizon et en renforce la diversité. »
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- médias et universités
- liberté d’expression
Les comptes du canton de Vaud dans le rouge, une première en 20 ans
Pour la première fois depuis 2004, les comptes du canton de Vaud sont dans le rouge et affichent un déficit opérationnel de 39 millions en 2023. […] Le Canton précise que parmi les objets réalisés ou en cours de réalisation figurent notamment les bâtiments destinés à l’enseignement postobligatoire, supérieur et UNIL, le CHUV, les routes et les transports publics. […] Confronté à des charges qui explosent, le Conseil d’Etat annonce un plan d’action pour freiner leur progression.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 mars 2024
25Mar2024
Politique des hautes écoles
Egalité des chances et recrutement de professeur∙es : Publication du rapport
swissuniversities a analysé comment les différentes institutions mettent en œuvre et concrétisent dans la pratique les recommandations et bonnes pratiques en la matière de l’égalité des chances et la diversité dans les procédures de recrutement des professeur∙es. «Des mesures telles que la recherche proactive de candidates, l’utilisation de critères d’évaluation adaptés et la définition d’objectifs chiffrés quant au nombre de femmes professeures recrutées sont mises en place. Découvrez plus d’informations dans le rapport « Recrutement des professeur∙es : Analyse des bonnes pratiques des hautes écoles universitaires ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 mars 2024
22Mar2024
Politique des hautes écoles
Un test d’adhésion qualifié «idéologique» pour les futur-es doctorant-es de l’Université de Bâle
L’Université de Bâle a publié des directives pour interviewer des futur-es doctorant-es. Sous le chapitre «compétences clés», à côté de « l’impulsion et la persévérance », « l’orientation vers les résultats » ou « la technique de travail », la « diversité et l’inclusion » en font explicitement partie.
Les candidat-es à un poste de doctorat doivent répondre à des questions telles que : «Quelle est votre expérience de la diversité culturelle ? Comment gérez-vous les différences culturelles et la diversité ? Comment agissez-vous dans un environnement diversifié et comment garantissez-vous l’inclusion ? Quels sont les avantages et les défis de la diversité culturelle ?»
Steppan Martin, assistant/post-doc en psychologie de l’Univeristé de Bâle, craint que les entretiens d’embauche ne soient «instrumentalisés pour empêcher les collègues ayant une idéologie erronée d’accéder aux études de doctorat».
Il n’est pas précisé quelles réponses et quelles attitudes sont souhaitées ou considérées comme favorables à une candidature réussie dans l’esprit de l’Université de Bâle en tant qu’employeur. Mais, selon le journaliste du Weltwoche Philipp Gut, «c’est justement ce manque de clarté qui ouvre un champ de mines – pour les deux parties, pour les candidats, mais aussi pour les professeurs.»
Menacée de perdre son bail, la Ferme de Bassenges ouvre ses portes au public
«Installé depuis 2020, le collectif exploitant la Ferme de Bassenges risque d’être délogé à l’horizon 2026. L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) réfléchit à établir dans le bâti de l’exploitation agricole un centre de recherche en sciences fondamentales.» Tom Müller, membre fondateur du collectif, «organise une journée portes ouvertes ce vendredi pour alerter sur cette situation et pousser l’EPFL à inscrire l’activité de la ferme dans ses statuts. Une pétition pour sa sauvegarde a été lancée au début du mois.
«L’argent n’a pas d’odeur dans les universités, vraiment?»
Dominique Sprumont, [professeur titulaire] à l’Institut de droit de la santé, à l’Université de Neuchâtel et président de la commission d’éthique de la recherche du Canton de Vaud, pose la question: «[E]st-ce que les collaborations avec n’importe quelle industrie sont compatibles avec ce cadre éthique et institutionnel? L’industrie du tabac, comme celle des énergies fossiles, a une longue histoire de manipulation des faits et de la science. […] Certaines universités ont compris le danger, comme celles de Genève ou de Lausanne, et interdisent toute collaboration [avec l’industrie du tabac]. Les autres universités suisses et les académies devraient aussi arrêter de se faire enfumer par cette industrie dangereuse pour la santé et l’indépendance de la science. C’est une question d’intégrité scientifique et de crédibilité.»
Scholars at risk, un réseau d’institutions universitaires qui défend la liberté académique
Interview de Marianne Hall, déléguée à l’intégration à l’université de Genève.
Record de francophones à l’Université de Fribourg
En 2022, 60% des étudiant-es à l’Université de Fribourg étaient francophones. «L’université ne reste pas les bras croisés. Une
task force a été créée pour comprendre et contrer l’érosion des étudiants germanophones. L’université participe aussi à divers salons estudiantins en suisse et parfois à l’étranger, et une nouvelle campagne publicitaire a été créée cette année, ciblée pour la suisse allemande.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 mars 2024
21Mar2024
Politique des hautes écoles
L’exclusion d’Horizon Europe coûte cher à la Confédération
La Suisse a investi 1,85 milliard de francs pour compenser son expulsion soudaine du programme européen. Ce montant a-t-il été investi correctement? Le Contrôle fédéral des finances a publié un audit sur le sujet hier.
La compensation des désavantages – le rectorat zurichois prend position
L’Université de Zurich a organisé un débat public sur l’accessibilité des études. Au début de l’évènement, 40 des 100 personnes présentes ont tourné le dos au recteur en protestation.
La source principale du conflit est le droit à des «compensations des désavantages» («Nachteilsausgleiche»). Il s’agit des adaptations individuelles des conditions d’études et d’examens, approuvés par l’université. Manque de ressources humaines dans le bureau qui traite les demandes, cela peut prendre deux mois pour avoir une réponse du bureau compétent. La vice-rectrice Gabriele Siegert explique que seulement 10% des demandes ont pris un retard, ce qui serait «assez acceptable» vue que le nombre des demandes a triplé depuis 2019.
Le recteur Michael Schaepman a affirmé qu’il a compris depuis – suite [aux réactions] à une interview que l’Université de Zurich n’a pas répondu de manière assez cohérente aux besoins et aux droits des personnes concernées. Il a pris des mesures pour ajouter des ressources humaines pour traiter les demandes de compensation en 2024, et qu’une facilitation du processus est en cours.
La Suisse toujours championne des dépôts de brevets par habitant
«La Suisse est le pays qui a déposé le plus de demandes de brevets par habitant en 2023. En chiffres absolus, la Confédération se trouve à la 3e place en Europe et la 7e dans le monde, selon le Patent Index 2023, publié mardi par l’organisme. Les cantons de Zurich, Vaud et Bâle-Ville se démarquent en particulier.»
«Genève votera sur la formation des maîtres en trois ans»
Le Comité référendaire a réussi à recueuillir environ 11 000 signatures (plus du double requis) et ce sera aux citoyens de décider de la durée de la formation des enseignant·es.
UNIFR: une formation continue en management des fédérations sportives
«Swiss Olympic, la Haute école fédérale de sport de Macolin et l’Institut pour le management des associations de l’Université de Fribourg lancent conjointement un CAS en management des fédérations sportives […]. Le CAS en management du sport se transforme et devient le CAS en management des fédérations sportives [afin que] les étudiants et étudiantes acquièrent de solides connaissances en matière de management du sport et se spécialisent dans la gestion des fédérations». La première session commencera le 21 octobre 2024.
«[L]es femmes chargées de fonction sont tout particulièrement encouragées à participer. Ainsi, dans le but de valoriser les femmes au sein du sport suisse, Swiss Olympic octroiera chaque année cinq bourses à des femmes faisant déjà partie de fédérations sportives pour leur permettre de suivre cette formation.»
Le Conseil des EPF refuse de tripler la taxe aux étudiant·es étranger·es
Le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF) a rejeté la proposition qui visait à tripler la taxe pour les étudiant·es étranger·es. La CEPF doit encore se prononcer sur la solution proposée par l’EPFL: introduire un numerus clausus à 3000 étudiant·es étranger·es en première année de bachelor.
L’ancien Conseiller national (VD, Centre), Jacques Neirynck, pense que cette proposition de l’EPFL «présente cependant l’inconvénient majeur de créer des auditoires hétérogènes où les étrangers sont mieux formés que les Suisses». En effet, l’admission des étudiant·es étranger·es à l’EPFL serait basée sur le critère de réussite au baccalauréat, ce qui ne serait pas le cas pour les étudiant·es suisses.
«Haine d’Israël à l’EPFZ»
Selon Stephan Trüby, théoricien de l’architecture et directeur de l’Institut des fondements de l’architecture moderne et de la conception de l’Université de Stuttgart, «[l]e département d’architecture de l’ETH Zurich se classe […] en tête de tous les établissements d’enseignement importants dans le monde en ce qui concerne la haine d’Israël – juste derrière l’Université Columbia de New York.» 27 personnes de ce département auraient par exemple signé une lettre ouverte du groupe «Architects and Planners Against Apartheid» dans lequel «le monde de l’architecture est appelé à se lever contre les destructions en Palestine et pour la «liberté académique». Israël est accusé de génocide et d’«urbicide» – un anéantissement ciblé de villes. La terreur du Hamas n’est en revanche pas mentionnée. »
Monsieur Trüby relate plusieurs événements en lien avec des collaborateur·ices de l’EPFZ, comme par exemple :
- «une conférence du département d’architecture en décembre dernier [qui] était accompagnée de slogans «Stop the Genocide» qui s’affichaient sur des écrans numériques»
- «un postdoctorant [qui] a diffamé sur les réseaux sociaux la bibliothèque nationale israélienne récemment achevée par Herzog & de Meuron, la qualifiant de construction «bâtie sur le vol» («auf Raub gebaut»)»
- sur instagram «[d]’autres doctorantes, doctorants et assistantes appellent sur Instagram à l’«intifada», c’est-à-dire au soulèvement contre Israël».
- dans le cadre d’un projet de recherche de l’EPFZ, un doctorant aurait créé une bibliothèque en ligne afin de rendre plus accessibles les «connaissances sur la Palestine et sa lutte contre le colonialisme». Sur le site web, qui avait une URL EPF jusqu’en 2023, on trouve des numérisations de magazines en langue arabe, dont une couverture montrant un Palestinien dessiné de manière héroïque avec une arme à feu et une grenade. En dessous, on peut lire en arabe : «Gloire aux combattants qui ont détruit les chars des unités fascistes». Sous l’image, on peut voir le logo du Front populaire de libération de la Palestine, considéré comme une organisation terroriste par l’UE.
- la professeure invitée de l’ETH Samia Henni s’est fait remarquer, entre autres, en parlant publiquement d’une «machine à tuer sioniste» – et en signant l’appel au boycott du pavillon israélien à la Biennale d’art de Venise de cette année».
Contacté, L’EPFZ dit qu’elle n’a pas connaissance de ces propos.
L’EPFL Valais explique la prévention et l’intervention en cas d’accidents chimiques
«En février, deux incidents de laboratoire survenus à quelques jours d’intervalle nécessitaient l’intervention des pompiers ainsi qu’un important déploiement sécuritaire. Le quartier avait été bouclé, et les collaborateurs évacués. Ces récents événements ont poussé l’EPFL Valais à lever le voile, hier, sur son dispositif de sécurité.»
Julien Howald, Coordinateur santé et sécurité à l’EPFL Valais, explique qu’«[e]n plus de disposer d’équipements sécurisés tels que les chapelles de laboratoire, les 250 à 300 collaborateurs sont formés pour repérer tout dysfonctionnement et activer les premières mesures […]. [L]’EPFL Valais dispose également d’une quinzaine de secouristes formés aux premiers soins et habilités à prendre en charge des blessures légères au sein du personnel.»
Vincent Hiroz, Directeur opérationnel de l’EPFL Valais veut rassurer: «Bien que nous manipulions des produits dangereux, tout est entrepris pour limiter le risque au maximum, à l’interne comme à l’externe.» Il ajoute que l’air des laboratoires «est renouvelé six à huit fois par heure, voire plus selon la situation.»
EPFL: l’enseignement à distance ne décourage pas les étudiant·es à se rendre sur le campus
Malgré la diffusion des cours en ligne, les étudiant·es de l’EPFL se rendent nombreuses et nombreux sur le campus de l’EPFL. Une enquête menée sur 7000 personnes à l’EPFL conclue que «[e]n juin 2022, 57% des sondés affirmaient assister entre «souvent» et «toujours» aux cours dans les amphis et salles du campus. En novembre 2022, ce chiffre s’élevait à 75% et en juin 2023 à 62%. Et s’ils n’assistent pas aux cours en présentiel, 52% des étudiants affirment venir de toute manière sur le campus, pour étudier, travailler sur des projets ou pour des activités sociales.»
Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL explique ainsi que «les enregistrements vidéo du cours (en direct) ne sont […] pas le facteur principal qui détermine [la] présence [des étudiant·es] à un cours sur le campus ou non».
«L’enquête montre que, pour que les étudiants assistent aux cours, il faut que ceux-ci soient jugés intéressants, difficiles ou proposent des activités différentes de ce qui se trouve dans la retransmission en direct».
Le Grand Conseil de Fribourg décide du sort de la Faculté de droit
«Les députés fribourgeois sont invités à se prononcer sur un crédit d’engagement et un crédit d’étude additionnel en faveur de l’Université de Fribourg, totalisant 15 millions de francs. Ce montant doit servir à regrouper la Faculté de droit dans un nouveau bâtiment. Une transformation attendue depuis plus d’une décennie.»
Un drone à usage civil développé en Suisse a été utilisé par l’armée américaine
«Conçu à l’EPFL à l’aide de fonds publics, un drone de cartographie helvétique est devenu l’un des outils du renseignement militaire américain, a appris le Pôle enquête de la RTS. Il a été déployé en zone de guerre en Afghanistan de 2017 à 2020 au moins. Les institutions suisses impliquées se disent étrangères à ces développements.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 mars 2024
20Mar2024
Politique des hautes écoles
«Attaques» contre l’université en Suisse: «des centaines de profs s’inquiètent»
«Initiée le 27 février en réaction à des sanctions disciplinaires prises après le massacre du Hamas, une lettre ouverte signée par 500 universitaires suisses, dénonce les «attaques médiatiques et politiques contre les sciences sociales et humaines». Le rectorat de l’Université de Genève réagit.»
L’Unil dans les médias
Les libéraux-radicaux veulent cadrer les millions alloués au CHUV
Le PLR met en question, en forme de deux motions, les «centaines de millions de francs» versés chaque année au CHUV à titre de «prestations d’intérêt général». «La première demande que l’UNIL, qui fournit une enveloppe académique de 120 millions de francs au CHUV, «reprenne la main dessus», en assortissant cette manne d’objectifs précis, qui doivent faire l’objet d’une évaluation régulière. Ces manquements ont été documentés l’automne dernier dans un épais rapport de la Cour des comptes. L’UNIL a d’ailleurs accepté les recommandations formulées par les magistrats.»
Revue de presse UNIL 20 mars 2024
Les étudiants «non-racisés» de l’UNIL et de l’EPFL exclus d’un atelier contre le racisme
«Le 22 mars prochain, un atelier sur le thème du racisme se déroulera à l’Université de Lausanne et sera réservé aux étudiants «racisés». L’événement suscite des réactions contrastées dans la sphère politique.»
19Mar2024
Politique des hautes écoles
La discrétion du monde académique
Marc Chesney, professeur à la faculté d’économie de l’Université de Zurich, écrit: «Un aspect en particulier est resté dans l’ombre et interpelle. Il s’agit de la réticence du monde académique en finance à s’exprimer publiquement sur les causes et les responsables de la débâcle de CS. A quelques exceptions près, c’est plutôt le silence radio qui prédomine. Que ce soit avant, pendant et depuis cet effondrement, rares sont les articles des spécialistes universitaires. […] Ils auraient pourtant dû prendre position, ne serait-ce que par respect pour le contribuable qui les finance en grande partie. […] A quoi est dû cet effacement, ce manque d’analyse objective d’une telle crise? A un conflit d’intérêts, une capture cognitive du monde académique qui s’alignerait sur les points de vue de grandes institutions financières?»
«La Suisse toujours championne des dépôts de brevets par habitant»
Le «déclin» de l’institut du Moyen-Orient à l’Université de Berne
L’Institut du Moyen-Orient à l’Université de Berne a fermé ces portes récemment «à cause d’une situation intenable» : un collaborateur scientifique avait écrit sur le réseau X que l’attaque du 7 octobre était le meilleur cadeau d’anniversaire qu’il a jamais eu.
Reinhard Schulze, professeur émérite d’études sur l’Islam et en nouvelle philologie orientale, avait longtemps laissé la marque de l’Institut et affirme qu’il regrette profondément ce développement et blâme aussi le fait que ces successeurs n’auraient pas assez cultivé les liens avec le (grand) public en fournissant des expertises.
Selon un rapport d’enquête, il y avait un «corset idéologique» qui primait à l’institut qui qualifiait Israël comme un «peuple coupable» et les palestiniens comme les victimes. Reinhard Schulze affirme que cette perspective n’était pas présente quand il travaillait encore à l’institut. «Cela n’a rien à voir avec la science. […] Cette réduction, cette création de corps populaires est un concept politique très à droite à l’origine. Qu’une telle chose soit présentée comme une science par la gauche au 21e siècle est une horreur. […] Personne ne m’a jamais reproché, en tant que vieil homme blanc allemand, de ne pas parler de l’islam. Ce serait certainement différent maintenant ».» Il estime que cela fait déjà quelques années, que les études sur l’islam à Berne manquent de crédibilité. «J’aurais cependant souhaité que l’université s’engage plus fortement à ce que l’islamologie, en tant que discipline associée à la science du Proche-Orient, continue à occuper une place importante, y compris sur le plan institutionnel.»
L’Université de Zurich inaugure le nouveau Musée d’histoire naturelle
Michael Schaepman, Recteur de l’Université de Zurich, et Stephan Neuhauss, Doyen de la recherche de la Faculté de Mathématiques et Sciences Naturelles de l’UZH, ont inauguré le Musée d’histoire naturelle de l’Université de Zurich (NMZ), qui comprend quatre musées de l’UZH. Ainsi, le Musée Zoologique et le Musée Paléontologique ont été réunifiés lors de l’inauguration, alors que le Musée Anthropologique et le Musée Botanique feront officiellement partie du NMZ jusqu’au printemps 2025. Le point fort de cette nouvelle ouverture est l’exposition de quatre dinosaures qui ont été reçus en donation par l’UZH en 2019. Le Recteur de l’UZH explique que «[l]e Musée d’Histoire Naturelle fait vivre directement la recherche scientifique et montre dans un langage précis et pourtant simple comment parvenir à de nouvelles connaissances scientifiques». Dennis Hansen, Chef de projet du NMZ, ajoute que «[l]’unification des quatre musées sous un même toit et une seule administration n’est qu’une étape. La vision […] est qu’à l’occasion du bicentenaire de l’université en 2033, un musée plus grand sera inauguré et que d’autres musées de l’université rejoindront. Mais rien de concret n’a encore été décidé.»
L’Unil dans les médias
Action «contre la précarité» des doctorant-es
«Une septantaine de personnes ont participé mardi à une action sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL) « contre la précarité des doctorants ». Une pétition, munie de plus de 1000 signatures, a été remise à la direction de l’UNIL.»
Revue de presse UNIL 19 mars 2024
18Mar2024
Politique des hautes écoles
Les scientifiques suisses peuvent à nouveau demander des bourses européennes – mais celles-ci seront seulement accordées si la Suisse est ré-associée au «paquet Horizon» à temps
Les négociations entre l’UE et la Suisse ayant été officiellement lancées aujourd’hui, les chercheurs basés en Suisse peuvent à nouveau demander des bourses du Conseil européen pour la recherche (ERC).
«For ERC grants, legal entities established in Switzerland will now be treated as entities established in an Associated Country the ERC Work Programme 2024 for calls opening in 2024 (ie for Advanced Grants). However, grant agreements can only be signed with successful applicants if the association agreement with Switzerland applies at that time.»
FNS: Nouvelle vision pour l’égalité, la diversité et l’inclusion
«Outre l’égalité entre femmes et hommes, le FNS souhaite promouvoir la diversité et l’inclusion afin de garantir l’excellence et la pertinence sociale de la recherche qu’il encourage. […] Afin de mettre en œuvre sa vision EDI [égalité, diversité et inclusion] et la mission qui en découle, le FNS élaborera un plan d’action courant 2024. Celui-ci proposera des mesures concrètes et définira des étapes clés en vue de faire progresser cette thématique au cours des quatre prochaines années. »
Le nombres d’étudiants inscrits à l’EPFL et à l’EPFZ a augmenté en 2023
«Le Conseil fédéral a adopté vendredi le rapport sur la gestion et les finances du Conseil des EPF. L’effectif des étudiants inscrits dans les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) a augmenté de 3,6% en 2023. […] Fin janvier, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) annonçait envisager d’introduire une limitation d’admission dès 2025 pour les étudiantes et étudiants titulaires d’un diplôme étranger. Un moyen de limiter le nombre total d’élèves qui a explosé ces dernières années, passant d’un peu plus de 5000 à près de 11’000 depuis 2010.
L’Unil dans les médias
«Semaine contre le racisme ou promotion du voile? »
Alors que s’ouvre lundi une semaine antiraciste à l’Université de Lausanne, une trentaine de personnes, dont certaines travaillent à l’UNIL, écrivent à la conseillère d’Etat vaudoise Isabelle Moret pour critiquer les sujets abordés, le choix de personnes invitées et le manque de place accordé au sujet de l’antisémitisme.
Par ailleurs, une deuxième lettre de protestation a été envoyée à la direction de l’UNIL, souhaitant la mise en place d’une action contre l’antisémitisme. «Notre demande n’est pas d’organiser toute une semaine à ce sujet, mais par exemple de lui donner sa place sur votre site internet à la page «non-discrimination» et d’être ouvert à l’avenir à l’organisation d’évènements. […] Depuis 5 mois, les étudiants juifs dans le monde entier sont pris à partie, agressés, empêchés de s’exprimer dans de nombreuses universités, écrivent les auteurs de la lettre adressée au rectorat. Nous espérons que cette actualité vous encourage à agir à l’Unil avant que la situation ne dégénère ici également.»
- égalité – genre
- engagement politique
- rôle des universités
- antisémitisme
- égalité – religion
- conflit israélo-palestinien
Revue de presse UNIL 18 mars 2024
L’égalité des sexes dans la carrière académique
Que fait-on à l’échelle suisse, au niveau de l’UNIL et au sein de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) pour atteindre la parité homme-femme dans le milieu académique ? Un récent article publié dans la revue Cell propose des idées de mesures concrètes, basées sur des exemples ayant fait leurs preuves, pour lutter contre le phénomène de l’effet « ciseaux » traduisant la masculinisation des postes hiérarchiques.
Lilian Michalik, vice-rectrice égalité, diversité et carrières UNIL, affirme «qu’aujourd’hui on assiste à un rétropédalage des mesures mises en place. Certaines, telles que la bourse PRIMA par exemple, sont petit à petit stoppées.»
15Mar2024
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es handicapé-es sont peu écouté-es à l’Université Zurich
Selon la Loi nationale sur l’égalité des personnes handicapées, les universités sont tenues de leur offrir, dans la mesure du possible, les mêmes conditions que pour tous les autres. Si cela n’est pas possible, elles doivent prendre des mesures pour adapter l’offre de formation aux besoins des personnes handicapées. Seraina Eisele, de l’association d’étudiant-es VSUZH, déclare : «L’université fait preuve d’une méconnaissance effrayante dans le domaine de l’inclusion. Elle ne semble pas connaître les besoins réels des étudiants handicapés. Malgré cela, la direction de l’université refuse depuis des mois d’entamer un dialogue avec nous».
L’université elle-même voit les choses différemment : elle s’engage «sans réserve» en faveur de l’inclusion, dit-elle dans un communiqué publié en automne. Les barrières sont systématiquement supprimées, les personnes concernées sont impliquées et les ressources sont augmentées.
Dans une publication de la Zürcher Studierenzeitung en mai 2023, plusieurs personnes concernées faisaient état de la bureaucratie et des longs délais d’attente pour les demandes d’aide. En effet, en faculté des lettres (philosophische Fakultät), une personne sur dix a dû attendre plus longtemps que les six semaines prévues pour obtenir une réponse.
Et puis une interview avec le recteur Michael Schaepman avait choqué la conférence des handicapé-es du canton Zurich (BKZ). Se référant aux aides aux handicapé-es, appelés «Nachteilsausgleich», avait dit: « »Il n’y a pas de jugement de valeur, nous voulons prendre en compte tout le monde : Mais nous ne devons pas non plus parler de «Vorteilsausgleich» (péréquation des avantages) . (Rit.)» Martina Schweizer, responsable de la BKZ, parle à la NZZ d’une «attitude problématique» de l’université.
Les critiques des associations portent sur deux choses: la procédure complexe de la demande de compensation des désavantages, qu’il faut renouveler pour chaque semestre même quand le handicap est chronique ou de naissance, et l’enregistrement des cours, qui a diminué suite à la pandémie (selon un sondage, 64% des personnes avec handicap déclarent que leur quotidien a été facilité par les nouvelles formes d’apprentissage)
Le recteur de l’université a justifié ce choix ainsi: «Si nous ne proposions des podcasts qu’à ces personnes, nous les favoriserions et les autres réclameraient pour être désavantagés». Des enregistrements généralisés risqueraient de pousser les étudiant-es à l’isolement.
Parcoursup, «une machine à anxiété»
«FRANCE Comme chaque année, les futurs bacheliers avaient jusqu’à hier pour faire connaître leurs «vœux» de formation pour l’après-bac sur cette plateforme très centralisée et hiérarchisante. Et si elle est critiquée par beaucoup, personne ne veut la changer»
Le conflit israélo-palestinien rebondit jusqu’à l’Université de Neuchâtel
L’Université de Neuchâtel a refusé de louer une salle pour une conférence donnée par un avocat palestinien sous le titre «Les prisonniers politiques palestiniens: comment le système judiciaire et carcéral maintient l’apartheid en Israël/Palestine.» Les organisateurs, un collectif réunissant sept groupements (des mouvements de gauche, féministe, écologiste ou encore libertaire), porté par BDS-Neuchâtel, (qui lui-même réunit des associations «appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël»), parlent de censure. Le secrétaire général de l’Université conteste cette accusation: «Nous aurions pris exactement la même décision dans le cas d’un événement présentant un point de vue opposé.»
«Le Conseil fédéral ne veut pas se payer l’échange»
Suite à l’acceptation de l’initiative contre l’immigration de masse, la Suisse a été exclue des programmes européens Horizon et Erasmus. Dans le cadre des renégociations actuelles, Erasmus semble une préoccupation secondaire.
Nadège Widmer, co-présidente de l’Union des étudiants de Suisse (UNES), explique : «C’est principalement parce que le paquet de financement pour Horizon a déjà été adopté par le Parlement fédéral, ce qui n’est pas le cas pour Erasmus». Comme le prix total d’une nouvelle association à Erasmus n’est pas encore connu, le Conseil fédéral ne peut pas encore soumettre le financement au vote. De plus, Horizon aurait été davantage mis en avant par les politiques en raison de son importance pour la recherche. Elle affirme qu’une association tardive détériore la position de la Suisse dans le domaine de l’éducation en Europe et dans le monde. Selon elle, il est probable que davantage d’universités européennes ne souhaitent pas poursuivre leur partenariat avec des universités suisses en raison des complications administratives que cela implique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mars 2024
14Mar2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich quitte le ranking du Times Higher Education (THE)
L’Université de Zurich (UZH) a décidé de se retirer du classement mondial des universités du Times Higher Education. «Le classement n’est pas en mesure de refléter le large éventail d’activités d’enseignement et de recherche entreprises par les universités». Elle ne fournira donc plus de données pour ce classement.
Par ailleurs, l’UZH est signataire de l’accord international sur la réforme de l’évaluation de la recherche, coordonné par Science Europe, l’Association européenne des universités (EUA) et d’autres organisations, qui mettent l’accent sur la qualité plutôt que sur la quantité. L’équipe dirigeante de l’UZH est convaincue que la qualité scientifique doit être le facteur décisif dans toutes les décisions relatives à la politique de recherche.
Pierre Vandergheynst – [ancien vice-recteur de l’éducation à l’EPFL] – salue cette décision qu’il qualifie de «courageuse».
«La crédibilité des chercheurs n’a pas à souffrir de leur engagement politique»
«De nouvelles lignes directrices pour l’engagement politique et le conseil politique basé sur la science sont en vigueur à l’ETH Zurich depuis février. Elles guident les membres de l’ETH qui souhaitent participer au dialogue entre la science et la politique. Benedikt Knüsel, chef de l’unité Interface science-politique, explique les principaux enjeux de ce champ de tension manifeste.»
Vers un système mixte pour la maturité gymnasiale dans le canton de Neuchâtel
«Le canton de Neuchâtel est en faveur d’un système mixte pour la mise en œuvre de la maturité gymnasiale en quatre ans. Ce dispositif, prévu à l’horizon 2034, permettra à certains élèves de commencer le lycée après la 10e année de l’école obligatoire. […]
Selon des statistiques demandées auprès des universités de Neuchâtel et de Genève ainsi que de l’EPFL, les connaissances disciplinaires des étudiants ayant accompli une maturité gymnasiale en trois ans dans le canton de Neuchâtel ne sont pas moins bonnes que celles des étudiants formés dans d’autres cantons.
Neuchâtel, tout comme Jura et Vaud, doit toutefois faire passer sa maturité gymnasiale de trois à quatre ans. Le système mixte a aussi été choisi par le canton de Vaud. Il est en vigueur dans de nombreux cantons alémaniques dont Berne, Lucerne ou Saint-Gall.»
Augmentation de l’antisémitisme en sciences humaines et sociales
A l’occasion de la publication du rapport sur l’antisémitisme 2023, son co-auteur Zslot Balkanyi-Guery, président de la Fondation contre le racisme [et l’antisémitisme], constate une augmentation de l’antisémitisme, notamment dans certaines disciplines des sciences humaines et sociales [«Geisteswissenschaften»]. «On y observe une tendance à diviser la société, voire le monde dans son ensemble, en deux catégories : les forts surpuissants et les faibles sans droits. Dans ce narratif woke, Israël est un État d’apartheid qui tient en échec les Palestiniens opprimés et n’est pas intéressé par une solution. Ce sont des schémas d’explication très simples pour des questions historiquement complexes.» Il continue: «Les actions qui découlent d’un wokeisme presque totalitaire sont rapidement antisémites. Ces matières prétendent défendre le bien et améliorer le monde. Cela conduit à un rétrécissement de l’éventail des opinions et fait de l’université un lieu d’idéologie. Je pense que c’est une évolution dangereuse. Dans une démocratie, un établissement scientifique vit d’une multitude de points de vue. On n’est pas obligé de les partager tous, mais on doit les admettre. Un regard sur l’histoire du 20e siècle montre très clairement ce qui se passe lorsque cela n’est plus possible.»
- sciences humaines et sociales
- harcèlement moral – mobbying
- enseignement – pluralité
- antisémitisme
- recherche – pluralité
- conflit israélo-palestinien
La présidente du Conseil suisse de la science critique les coupes fédérales dans la formation, la recherche et l’innovation
Le Conseil fédéral veut dépenser un demi-milliard de francs de moins que prévu initialement pour la formation, la recherche et l’innovation. La raison en est la situation financière tendue. Sabine Süsstrunk, présidente du Conseil suisse de la science, critique cette décision et en montre les conséquences. Elle explique par ailleurs que pour chaque franc investi dans ce domaine, il y a un retour sur l’investissement de cinq francs.
FNS : «La demande croissante de fonds devient un défi»
«Depuis plusieurs années, les demandes de fonds auprès du FNS augmentent continuellement. Pourquoi cette évolution ? Les chercheuses et chercheurs sont-ils plus nombreux à solliciter un financement, ou les budgets soumis sont-ils plus élevés ? Et quelles sont les conséquences de cette dynamique ? Pour répondre à ces questions, [le FNS a] procédé à une analyse de données internes.»
Le directeur de Sciences Po Paris démissionne
Mathias Vicherat a annoncé sa démission de ses fonctions de directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et d’ administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) «afin de préserver l’institution». Monsieur Vicherat avait été accusé de violences conjugales par son ex-compagne, sans pour autant qu’une plainte ou une main courante soient déposées. Néanmoins, ces accusations étant lourdes pour son image, Monsieur Vicherat «avait finalement proposé son retrait provisoire, le 11 décembre […]. Le directeur avait repris ses fonctions le 29 janvier, après avoir obtenu l’aval d’une commission constituée de dix membres des différents conseils de l’école. Celle-ci avait souhaité néanmoins que Mathias Vicherat se déporte des sujets relatifs aux violences sexistes et sexuelles (VSS), le temps que l’enquete préliminaire ouverte par le parquet de Paris rende ses condusions».
Monsieur Vicherat a finalement présenté sa démission auprès de la direction de Sciences Po après avoir appris qu’il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel. Le syndicat Union étudiante Sciences Po se réjouit de cet acte et explique que «[s]on retour à l’école était une offense et une marque de mépris à l’égard de toutes victimes de [violences sexistes et sexuelles]». Les prochains jours Sciences Po Paris va nommer une administration provisoire, jusqu’à ce que le prochain directeur soit nommé. Le syndicat Union étudiante Sciences Po «appelle [en outre] à une réforme du processus de désignation de la nouvelle direction, «qui doit aller vers une procédure beaucoup plus démocratique et transparente».» (Le Monde)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 mars 2024
13Mar2024
Politique des hautes écoles
Sélection en médecine à revoir
Le Conseil national a adopté hier, par 144 voix contre 43, une motion de Benjamin Roduit (Centre, VS) demandant qu’il y ait une meilleure offre de places d’études et de stages cliniques.
«Les universités limitent […] le nombre d’étudiants par le biais d’un test d’aptitude écrit très sélectif ou par une sélection à la fin de la première année. De nombreux étudiants sont ainsi écartés sans que cela soit fondé sur des critères qualitatifs.», avance-t’il.
«Le programme spécial en médecine humaine de la Confédération, qui prévoit d’augmenter le nombre de titres délivrés chaque année par les universités suisses de 850 en 2014 à 1350 au moins en 2025, ne parviendra pas à lui seul à diminuer la dépendance vis-à-vis de l’étranger.» Il conclut qu’il sera nécessaire que la Confédération et les cantons prennent d’autres mesures afin d’augmenter le nombre de diplômé-es.
Peu de personnes en Suisse suivent des formations continues
Un tiers des suisses n’a pas suivi de formation continue ces cinq dernières années, 50% n’en a pas fait ces 12 derniers mois. Dominique Choffat de la RTS développe :
«Si on regarde les personnes qui n’ont pas suivi de formation depuis 5 ans elles sont bien plus nombreuses à avoir un faible niveau de formation initial ou à ne pas être en emploi, c’est ce qui ressort d’une enquête menée en 2021 par l’OFS. Notre pays est pourtant fier de son niveau de formation mais la raison la plus souvent évoquée c’est qu’elles ne ressentent pas le besoin de le faire, sans doute parce que personne ne l’a fait remarquer, parce que c’est aussi difficile d’accepter nos propres lacunes. Les autres freins ce sont les contraintes familiales, le manque de temps et les coûts jugés trop élevés surtout pour les personnes sans emploi.
Ces chiffres alarment le syndicat travail Suisse. […] On vit une période particulière : certaines entreprises sont en train de licencier d’autres font face à un manque de personnel qualifié. Plus de 40’000 places vacantes ont été annoncées selon le SECO mais les compétences disponibles ne correspondent pas forcément à celles qui sont recherchées et c’est l’un des objectifs de la formation continue de réintégrer certaines personnes sur le marché du travail, mais c’est aussi utile pour prendre du galon, pour changer d’emploi ou simplement pour entretenir nos connaissances. Nos métiers évoluent […]. Tout le monde ne doit pas devenir un spécialiste en cybersécurité ou en intelligence artificielle mais il nous faut apprendre à intégrer de nouveaux outils technologiques. Les entreprises n’ont pas réagi quand ChatGPT a émergé. Aujourd’hui les cours ne désemplissent plus. […] c’est une garantie d’efficacité ? Tout dépend du type de formation continue que vous allez entreprendre si c’est une démarche pour progresser hiérarchiquement ou plutôt une formation continue liée à votre métier. Dans les banques par exemple certaines fonctions exigent une certification obligatoire, mais oui, il existe des effets positifs. Deux groupes de personnes ont été observés sur plusieurs années, l’un a suivi un cours de formation continue en 2015, l’autre pas. Le salaire du premier a augmenté en moyenne de 5% de plus dans les années qui ont suivi par rapport à l’autre et le risque de se retrouver au chômage a baissé de 2,5%. C’est un rapport publié l’année passée par le Centre Suisse de coordination pour la recherche en éducation qui l’indique. […] Notre système de formation continue repose beaucoup sur nos épaules, à nous les employé-es, et c’est décourageant. Pour un tiers d’entre nous on se décide souvent à se former pour les mauvaises raisons (quand on sent venir à danger), pas forcément par motivation, et de nombreuses entreprises n’ont pas encore développé une vraie culture du feedback avec un entretien annuel, un retour sur nos compétences, des formations à la clé. Nos chefs auraient peut-être aussi, eux, besoin d’une formation continue.»