«Frédéric Borloz présente ce matin les «défis et opportunités» de l’allongement du cursus gymnasial. Une centaine de nouvelles classes devront ouvrir.»
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
5Mar2024
4Mar2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Neuchâtel collabore avec des chercheurs payés par Philip Morris
«L’Université de Neuchâtel entretient des liens avec des chercheurs de Philip Morris. Comme l’a appris le pôle enquête de la RTS, l’un d’entre eux donne un cours au sein de l’alma mater neuchâteloise. Deux autres employés du cigarettier ont pu y réaliser leur thèse. Ces collaborations scientifiques heurtent les milieux de la prévention. Philip Morris et l’université estiment de leur côté être dans leur bon droit.»
- financement tiers
- liens d’intérêt
- transparence – recherche
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
«Pourquoi la Suisse devrait-elle profiter le plus de l’IA parmi tous les pays ?»
«Selon une analyse du cabinet de conseil PwC, la Suisse a le plus grand potentiel de croissance parmi 20 pays industrialisés dans le domaine de l’intelligence artificielle générative (GenAI). Dans le meilleur des cas, le secteur pourrait augmenter le produit intérieur brut de plusieurs milliards. […] Ce potentiel de croissance est expliqué par le fait que les secteurs de la technologie et des logiciels ainsi que les entreprises des médias, de la pharmacie et de la finance devraient être les plus grands bénéficiaires de la nouvelle technologie : «En Suisse, ces secteurs sont particulièrement bien représentés par rapport à des pays moins affinitaires avec l’IA comme l’Allemagne ou la France»»
- transformation numérique
- recherche – impact
- retour sur investissement (ROI)
- classements des pays
- intelligence artificielle
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2024
1Mar2024
Politique des hautes écoles
Le Conseil européen de la recherche a modifié son mode d’évaluation des candidatures. Voici pourquoi.
Dans une nouvelle publication, la présidente du Conseil européen de la recherche (CER), Maria Leptin, a exposé les raisons qui ont poussé le Conseil scientifique du CER à modifier son mode d’évaluation des chercheur-es. Après un long débat, le Conseil a déclaré qu’il partageait «la préoccupation selon laquelle les systèmes actuels d’évaluation de la recherche utilisent souvent des méthodes inappropriées et étroites pour évaluer la qualité, la performance et l’impact de la recherche et des chercheur-es».
La Commission européenne a lancé des discussions à l’échelle européenne sur la réforme de l’évaluation de l’impact de la recherche en 2022. L’idée est que les méthodes actuelles d’évaluation des chercheurs sont trop étroites et trop rigides. «Pour rester dans l’air du temps», l’accent mis sur les mesures de publication dans les revues devrait être abandonné au profit de réalisations qui donnent une image plus complète.
L’EPFL songe à sacrifier sa ferme modèle
«Choisi il y a quatre ans sur appel à projet, le collectif de la ferme de Bassenges risque de devoir laisser sa place aux chercheurs d’un centre de sciences fondamentales. […] Concrètement, l’école polytechnique aimerait déménager dans la ferme de Bassenges et le château voisin son Centre Bernoulli pour les études fondamentales.»
«La parole commence à se libérer et c’est essentiel»
«L’Université de Genève lance une nouvelle campagne contre le harcèlement et les discriminations. Les ressources à disposition en matière de protection de la personnalité sont rendues plus accessibles grâce à un site internet bilingue.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er mars 2024
29Fév2024
Politique des hautes écoles
«Jeunesse sans histoire»
Le nombre d’étudiant-es en histoire ont connu une «baisse dramatique», selon l’OFS il y en a actuellement 2409 en Suisse – 610 de moins qu’en 2013. «Et ce, paradoxalement, à une époque où les médias ont depuis longtemps proclamé le retour de l’histoire : La crise financière, la crise migratoire, la pandémie, la volonté de puissance mondiale de la Chine, la guerre d’agression de Poutine, la poudrière du Proche-Orient sont autant de thèmes qui ne peuvent être abordés que de manière historique.» Selon l’auteur de l’article Marc Tribelhorn, [lui-même historien], «l’Académie des sciences humaines et sociales a réagi de manière assez désemparée», soulignant qu’il fallait à nouveau mieux communiquer, s’occuper de plus de communication avec les gymnasiens.
Il ajoute: «Ce n’est pas une tragédie si moins de jeunes étudient l’histoire – au contraire. Ils sont encore assez nombreux. Certes, les diplômé-es en histoire (et plus généralement en sciences humaines et sociales), dont la formation est relativement bon marché, ont été jusqu’à présent plutôt bien absorbé-es par le monde du travail. Mais dans les professions qu’ils choisissent traditionnellement – les lycées, les médias, les musées, les archives – il n’y aura pas de pénurie de personnel qualifié de sitôt. En revanche, la baisse des effectifs pose un problème aux séminaires d’histoire : Moins d’étudiant-es s’inscrivent en histoire, cela a des conséquences à moyen terme sur les flux financiers au sein des universités, c’est-à-dire sur le nombre […] des chaires et sur l’étendue de l’enseignement.»
Il continue: «Les professeurs d’histoire se suffisent généralement à eux-mêmes. Ils voient peu de raisons de faire connaître leur discipline et leurs recherches à un large public, bien qu’ils soient financés par l’argent des contribuables et que les références culturelles soient évidentes. Ils ne se sentent pas compétents pour les débats de société, presque plus personne ne veut être un intellectuel public qui fait un travail d’interprétation de l’époque. […] «La science historique est devenue apolitique», avait déclaré le professeur émérite André Holenstein, qui ne craint pas les interventions, par exemple sur la question européenne.» Et ceci aurait des raisons ancrés dans la structure et la politique de la recherche.
Marc Tribelhorn estime que la conscience pour l’importance de l’histoire est en baisse, et prend comme exemple la place qui lui est accordé à l’école. «Pourquoi alors enseigner l’histoire? Pour former à la critique des sources et à la compétence médiatique, notamment face aux fake news, au big data et à l’intelligence artificielle, à la guerre et à l’antisémitisme. Pour comprendre les contextes historiques, notre culture, la « Willensnation » qu’est la Suisse et le monde. Pour participer au processus politique, en particulier dans une démocratie directe. Ou comme le philosophe allemand Odo Marquard l’a un jour formulé de manière pointue : L’avenir a besoin de l’origine («Zukunft braucht Herkunf»).
- sciences humaines et sociales
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- impact des universités
- médias et universités
Le déclin de la médecine généraliste à l’Hôpital universitaire de Zurich
L’Hôpital universitaire de Zurich, ancienne clinique modèle, «est au plus bas». Elle risque de se voir retirer sa reconnaissance en tant que clinique A – la catégorie la plus élevée pour les établissements de formation continue. Selon les recherches effectuées par la NZZ, l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) a récemment jugé la clinique «insuffisante». Les assistants médecins qui y ont travaillé ces dernières années ont critiqué des manquements dans la culture de direction, d’entreprise et d’apprentissage et ont également mise en cause les compétences spécialisées («Fachkompetenz»).
Selon le journal, «Le déclin a commencé en 2005, lorsque la direction de l’hôpital a démantelé ce qui était alors le département de médecine interne et l’a réduit de 180 à 40 lits», en faveur de la médecine spécialisée. Aujourd’hui, la nouvelle direction de l’hôpital tente de réduire la perte d’importance qui se profile à l’horizon «de dernière minute» – et avant que les auditeurs de la clinique ne rendent leur verdict définitif. Elle a annoncé pour l’été 2025 créer un département de médecine interne. Parallèlement, l’université a mis au concours une chaire.
Conflit intergénérationnel à l’hôpital?
De nombreux jeunes médecins critiquent la charge de travail élevée, beaucoup d’entre eux souhaitent une semaine de 42 heures de travail – selon un sondage de la NZZ (février 2023), 40% d’entre eux et elles travaillent plus de 11 heures par jour. Une qui a osé en parler est Laura Biondi, 26 : «C’est une réalité de la génération actuelle : nous souhaitons de plus en plus travailler à temps partiel et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un sujet de préoccupation. Il faut trouver des solutions, sinon nous nous retrouverons un jour sans relève». Cette vision entraîne des conflits avec la génération plus âgée. Othmar Schöb (61), professeur en chirurgie viscérale, travaille 80 heures par semaine. Il avance que pour être vraiment à la hauteur, un chirurgien a besoin de beaucoup d’expérience en salle d’opération : «Cette expérience ne vient pas en se promenant ou en faisant du vélo». (SRF)
Selon Jérôme Mathis, médecin chef du service de gynécologie obstétrique au Centre hospitalier de Bienne (CHB) et codirecteur médical depuis le début de l’année «Les compétences sociales nécessaires pour pratiquer ne sont pas enseignées sur les bancs d’école, on les acquiert avec l’expérience», estime-t’il. «Il est extrêmement difficile de faire vivre la réalité du terrain aux étudiants en médecine.» Il nomme la pression qui pèse sur les établissements de santé comme l’une des causes du problème. «Il faut que l’on apporte des solutions, au niveau politique, pour que les systèmes privé et public collaborent mieux au niveau de la formation. Parfois, entre la formation et les finances, c’est un dilemme. Il faut qu’on réussisse à résoudre cette équation». (Le Journal du Jura)
- carrière académique
- enseignement – métiers de la santé
- conditions de travail
- formation – médecins
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
Le financement privé des Hôpitaux universitaires – un obstacle à la liberté académique?
Les hôpitaux universitaires dépendent de plus en plus des fonds de tiers: l’hôpital universitaire de Bâle (USB) a obtenu en 2022 environ 35 millions de francs par le secteur privé, ce qui correspond à environ 16% de plus que l’année précédente. L’hôpital universitaire de Berne «est encore plus dépendant de l’argent [du secteur privé] que l’USB»: les fonds privés reçus s’élèvent à 43,4 millions de francs en 2022.
Des questions sur la transparence sont soulevés par l’autrice de l’article parce que «il n’est pas précisé quelles entreprises ont financé quels projets de recherche et avec quelles sommes». Il en suit que la question de la liberté académique soit aussi soulevée: l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) explique que les partenariats avec le secteur privé comportent des risques de perte de la liberté académique.«C’est pourquoi les organisations de santé doivent publier les partenariats de recherche stratégiques sur leur site web et pouvoir rendre compte à tout moment de l’ampleur des prestations reçues pour la recherche et le développement».
- financement tiers
- liens d’intérêt
- recherche – qualité
- liberté académique
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- gestion des finances universitaires
- transparence
L’UNINE propose la spécialisation «Sociétés numériques» pour son master en sciences sociales
L’Université de Neuchâtel lance la spécialisation «Sociétés numériques» pour son master en sciences sociales. «Ce programme de cours sera proposé dès l’automne en collaboration avec l’Université de Fribourg qui a lancé […] à l’automne 2023 un programme d’études secondaires intitulé «Digital Society» dans le cadre de son master en sciences sociales.»
«Le professeur Philip Balsiger, responsable du master en sciences sociales de l’Université de Neuchâtel, explique que cette spécialisation vise à fournir aux étudiants des outils pour appréhender les effets de la numérisation sur la société […] [et ajoute que] [l]es sciences sociales se sont désormais emparées de ces questions, et la manière d’analyser la numérisation interroge aussi nos méthodologies». (letemps.ch)
- transformation numérique
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
«L’Université de Genève dédommage une étudiante qui avait contracté le VIH dans l’un de ses laboratoires»
Une étudiante italienne qui a effectué un échange d’études en 2011 à l’Université de Genève dans le cadre du programme universitaire européen Erasmus, a contracté le virus du sida dans un laboratoire de l’UNIGE. Ce n’est qu’en 2019 que l’étudiante a découvert être positive au virus du sida, après avoir fait un examen pour pouvoir donner son sang. La confirmation que le virus a été contracté à l’UNIGE vient de laboratoires italiens qui «concluent, sur la base d’un séquençage génétique, que le virus que porte la jeune femme «est identique à ceux qui ont été conçus en laboratoire» à Genève».
L’étudiante a donc entamé une bataille judiciaire contre l’université, qui s’est conclue par un dédommagement d’environ 140’000 francs. Le porte-parole de l’UNIGE a expliqué que «[l]es parties ont souhaité, par gain de paix, mettre un terme à la procédure judiciaire en cours […]. La transaction en cours de finalisation n’implique pas de reconnaissance de responsabilité ou de prétentions de l’une ou l’autre partie». (RTS)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 février 2024
28Fév2024
Politique des hautes écoles
En 2023, le FNS a investi 959 millions de francs
Selon les chiffres provisoires fournies par le FNS, 959 millions de francs ont été alloués dans le cadre de ses instruments d’encouragement réguliers: «577 millions de francs ont été consacrés à l’encouragement de projets qui donne l’opportunité aux chercheuses et chercheurs expérimentés de réaliser leurs propres idées. […] 198 millions [ont été consacrés] pour le travail des groupes de recherche dans les programmes et 138 millions pour les chercheuses et chercheurs de la relève dans les instruments d’encouragement de carrière.»
Les mesures transitoires Horizon Europe ont été doté de 235 millions de francs.
«Une conseillère nationale bâloise demande de nouvelles voies pour les études de médecine»
La pénurie de médecins en Suisse continue à préoccuper la politique. Pour rappel, depuis huit ans la Confédération finance des mesures cantonales qui visent à promouvoir la formation des médecins suisses. Ainsi, les places d’études en médecine ont été augmentées, mais d’autres problèmes existent. La porte-parole de l’Hôpital universitaire de Bâle, Caroline Johnson, explique que «[l]e problème est qu’il n’y a pas forcément trop peu de médecins, mais que les spécialités sont occupées de manière très différente […]. Il y a des domaines qui ressentent plus nettement la pénurie de spécialistes et qui doivent investir davantage pour recruter la relève.»
Le rapport 2023 de l’Obsan conclue que «c’est surtout la psychiatrie et la psychothérapie des enfants et des adolescents qui risquent de manquer de soins […] [et] recommande donc d’accroître la visibilité et l’attractivité des spécialités où l’offre de soins est insuffisante ou menacée. Pour que les médecins formés puissent ensuite exercer leur métier le plus longtemps possible, les formations continues devraient également être conçues de manière à ce que les participants acquièrent des compétences qui leur permettent de faire face à tous les changements d’exigences «dans le cadre de l’apprentissage tout au long de la vie».»
Fin aout 2023, on apprenait que la conseillère nationale Sarah Wyss (PS/BS) demandait la création d’une haute école fédérale de médecine qui serait financé par tous les cantons. La Confédération a répondu que rien ne changerait au nombre des étudiant·es, mais se dit «consciente […] [que] d’autres optimisations sont nécessaires pour améliorer les conditions-cadres des futurs médecins.»
Ainsi, Madame Wyss demande maintenant de «réfléchir à la possibilité de réserver certaines places d’études supplémentaires à des spécialités spécialement sous-dotées […]. Elle mène actuellement de nombreuses discussions afin de rendre ses approches compatibles avec la majorité.»
- formation continue
- formation – médecins
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – politique
- accès aux études
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2024
27Fév2024
Politique des hautes écoles
Lettre ouverte sur la gestion des conflits géopolitiques dans les universités suisses
«L’Union des Etudiant·e·s Suisse (UNES) s’exprime de manière critique dans une lettre ouverte sur la gestion des conflits dans les hautes écoles suisses et souhaite que les hautes écoles encouragent une discussion ouverte et constructive et assument leur responsabilité dans le débat public.»
Est-ce que les hautes écoles doivent renoncer aux partenariats avec les universités israéliennes?
Plusieur·es étudiant·es de la Haute Ecole d’art et de design (HEAD) «se mobilisent [et] reprochent à leur école de ne pas avoir un positionnement clair sur l’offensive israélienne sur Gaza». Une étudiante se demande pourquoi la HEAD a pris position concernant le conflit entre la Russie et l’Ukraine et pourquoi cela n’a pas été le cas pour la Palestine et Israël. Une délégation d’étudiant·es a rencontré Madame Lada Umstätter, Directrice de la HEAD «pour demander entre autres le boycott académique de la HEAD envers deux universités israéliennes.» (RTS : 19h30)
Madame Umstätter répond que «l’école ne prendra aucune position politique, mais propose des espaces de discussion pacifiques à ce sujet». Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO et Présidente de swissuniversities, estime cette réponse de la directrice de la HEAD adéquate: «[l]es universités en Suisse, par tradition, ne prennent pas de position politique, si ce n’est sur des sujets qui les concernent directement. Dans le cas de la guerre qui a été démarrée par la Russie envers l’Ukraine, nous avons interrompu des partenariats avec des universités qui ont appuyé cette agression. Mais si une université ne prend pas position, nous estimons qu’il ne faut pas confondre un gouvernement avec les institutions.» (RTS : Forum)
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
Le processus de Bologne conduit-il à une surqualification ou à une mauvaise qualification ?
Rester à l’université après le bachelor – ou aller dans le monde du travail ? L’atelier de réflexion libéral Avenir Suisse estime que les nombreux masters universitaires sans pratique professionnelle posent problème : «Il en résulte le problème d’une formation trop longue (surqualification) et qui rate sa cible (inadéquation de compétences).»
Selon le journaliste des 20 minutes Yannick Weber, «Avenir Suisse ne cite pas une étude de l’Office fédéral de la statistique, qui montre que le problème n’est pas de grande ampleur. Seuls 6% des diplômés de master ont un emploi qui ne correspond pas à leurs qualifications. C’est moins que pour les détenteurs… de bachelors d’une HES (un peu plus de 10%)»
Ursula Renold, professeur de systèmes éducatifs à l’EPFZ, s’oppose également aux conclusion d’Avenir Suisse, se basant sur les données du dernier rapport sur l’éducation. «Les universités contribuent largement à la capacité d’innovation de la Suisse. C’est pourquoi je pense que ce ne serait pas une bonne décision de faire du bachelor le diplôme standard, car c’est pour cela que nous avons les hautes écoles spécialisées.»(SRF)
Les jeunes socialistes bâlois souhaitent abolir les taxes d’études
Les jeunes socialistes de Bâle-Ville demande une abolition des taxes d’études dans les universités et les HES, actuellement entre 700 et 850 francs par semestre. «Ainsi, dans le meilleur des cas, il reste plus de temps pour étudier parce que, par exemple, le deuxième job d’étudiant n’est plus nécessaire». La suppression des frais d’inscription semestriels apporte donc une plus grande égalité des chances.
EPFL: Maths et informatique en opération de séduction auprès des écoliers
Le premier salon vaudois dédié aux MINT (Mathématiques, Informatique, sciences Naturelles et Technique) a ouvert ses portes lundi sur le campus de l’EPFL. L’objectif est de susciter l’intérêt des enfants de 8 à 12 ans pour ces disciplines.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 février 2023
26Fév2024
Politique des hautes écoles
La formation continue fait moins d’adeptes en Suisse
Matthias Rüegg, Recteur de la Hochschule für Wirtschaft Zürich (HWZ), explique qu’ils ont enregistré une perte d’étudiants de 10% en 2022. Plusieurs motifs pourraient expliquer ce phénomène: le Covid-19 ou encore le fait qu’on pense «[…] qu’on est tellement recherché qu’on n’a même pas besoin de suivre une formation continue».
Selon Heidi Joos, Directrice de l’association Avenir 50 Plus, «[i]l règne une véritable folie des certificats […], «[l]es travailleurs âgés ont très rarement l’un de ces nouveaux titres, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont pas les compétences nécessaires.» Mais ils n’ont pas le label de qualité CAS, MAS (Master en études avancées) ou autre certificat très valorisé.» Pour ce type de formation il faut en outre être prêt·es à payer plusieurs milliers de francs, jusqu’à 100’000 francs suisses.
Des coupes budgétaires pourraient impacter le campus EPFL Valais-Wallis
En janvier 2024 la Confédération annonçait vouloir économiser 100 millions de francs de budget du domaine des EPF. Le campus EPFL Valais-Wallis s’inquiète de l’impact que ces économies auraient sur son site. Vincent Hiroz, Directeur de l’EPFL Valais-Wallis, admet que «[leur] budget annuel est aujourd’hui de 30 à 35 millions de francs. En cas de réduction, [leurs] activités de recherche en pâtiront.» Le Professeur en ingénierie des procédés industriels et des systèmes énergétiques à l’EPFL Valais-Wallis, François Maréchal, ajoute que «[c]es mesures budgétaires risquent de reporter l’engagement de nouveaux professeurs ou l’ouverture de nouvelles chaires. Cela aura des répercussions sur la qualité des projets de recherche […]. Investir dans la recherche, c’est investir sur du long terme, pour l’avenir. Le moment serait mal venu de couper dans des domaines tels que la transition énergétique et l’étude du climat, qui sont non seulement stratégiques pour l’EPFL, mais aussi pour l’industrie, l’économie et la société civile.»
Comment réagir face aux coupes budgétaires? Monsieur Hiroz mentionne les offices fédéraux, «qui disposent de programmes de soutien à l’innovation indépendants des budgets alloués par le Conseil des EPF», mais aussi le secteur privé. A ce propos, Monsieur Maréchal explique qu’«[o]n pourrait également imaginer rechercher davantage de fonds auprès d’industries. Mais le risque serait que celles-ci nous imposent ensuite leur vision. La liberté de la recherche est fondamentale et doit être préservée.»
Christophe Darbellay, Conseiller d’Etat chargé de l’économie et de la formation, «peine à comprendre ces coupes de la Confédération», d’autant plus que le nombre d’étudiant·es ne cesse d’augmenter, que la Suisse ne bénéficie pas du programme d‘Horizon Europe et que la transition énergétique et le climat sont des défis majeurs en ce moment en Suisse. Monsieur Darbellay s’inquiète si les coupes budgétaires «[…] touchent l’ensemble des institutions dépendantes des écoles polytechniques». Cela pourrait en effet menacer le projet du Valais de «développer un centre national pour les énergies renouvelables impliquant l’EPFL et l’ETHZ».
Yves Flückiger parle du développement de l’UNIGE
D’ici à 2032, deux nouveaux bâtiments sont prévus pour le campus de l’Université de Genève et un «student center». Le recteur Yves Flückiger explique: «Nous avons constaté que beaucoup d’universités disposent d’un lieu qui réunit l’ensemble de leurs activités culturelles, sportives et associatives. Des espaces qui favorisent les rencontres et les échanges et que nous imaginons prendre place là où se situe actuellement le pavillon provisoire qui jouxte le bâtiment d’Uni Mail. Ce Student Center pourrait voir le jour d’ici à 2032 ou 2033.»
- associations estudiantines
- direction des hautes écoles
- sports universitaires
- construction et gestion de campus
- arts et science
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 février 2024
23Fév2024
Politique des hautes écoles
«Nous avons zéro franc de réserves libres»
La Confédération souhaite économiser des millions dans les hautes écoles et renvoie à leurs imposantes réserves. Le président du Conseil des EPF Michael Hengartner et Michael Schaepman, le recteur de l’Université Zurich, ne sont pas d’accord. Ils remettent en question le calcul du Conseil fédéral.
Michael Schaepman avance: L’université de Zurich a aujourd’hui de facto zéro franc de réserves libres. Nous avons des réserves affectées, par exemple pour absorber les fluctuations de la demande dans les filières de formation continue.
Michael Hengartner ajoute: «Nous sommes confrontés à de nombreux défis majeurs : Le changement climatique, la perte de biodiversité, la transition énergétique, la révolution de l’IA. Je ne peux pas dire : « Dans cinq ans, nous investirons dans une initiative d’IA, mais pour l’instant, nous devons faire des économies ». Dans cinq ans, le train est parti.»
Dans l’interview, il est par ailleurs question si les universités cantonales sont assez présentes dans la politique nationale. Michael Hengartner évoque qu’elles manquent de visibilité et Michael Schaepman regrette que beaucoup de parlementaires ne sont pas (assez) conscients de l’ampleur de la collaboration entre son université et l’EPFZ.
- engagement politique
- financement public
- politique – Suisse
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- taxes d’études
- gestion des finances universitaires
Le MBA, un «plus» plutôt qu’un sésame
«S’ils restent des diplômes prestigieux et un signal dans une carrière, ces programmes d’études supérieures axés sur la gestion ne sont plus un prérequis ni une garantie d’accéder à des hauts postes»
Passer de quatre à trois années d’études dans la HEP genevoise: l’avis des formateurs
Selon Olivier Maulini, directeur de l’Institut universitaire de formation pour l’enseignement (IUFE), trois ans ne suffisent pas pour pratiquer dans tous les degrés à l’école primaire (1P-8P) .
«Je ne souhaite pas travailler avec des institutions israéliennes»
«Chercheuse à l’Université de Lausanne, Oriane Sarrasin a décidé de ne plus collaborer avec des institutions israéliennes «jusqu’à la fin de l’occupation de la Palestine». L’élue socialiste au Grand Conseil vaudois l’a fait savoir sur Instagram début février.»
Pourquoi le nombre d’étudiant-es en sciences humaines et sociales est en recul?
L’auteur de l’article écrit: «La raison pour laquelle le nombre d’étudiants en sciences humaines est en baisse est une question qui appelle des réponses complexes. […] L’un des principaux problèmes du débat est qu’il n’existe guère de littérature de recherche sur le choix des études en Suisse. C’est pourquoi de nombreuses tentatives d’explication sont plus proches de la thèse que de la conclusion.»
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall et Beat Immenhauser, secrétaire général du ASSH avaient récemment évoqué que cela était un problème d’image public.
Stefan Wolter, professeur titulaire de l’Université de Berne et directeur du Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation, estime qu’un trop grand nombre de diplômé-es ne trouvent que des emplois à temps partiel. Par ailleurs, il a collaboré à une étude qui montre que les diplômés en sciences humaines ayant obtenu les meilleures notes ont des chances similaires de trouver un emploi adapté à leur formation que les diplômés qui n’obtiennent que des résultats suffisants dans les filières dites « Mint » (Mathématiques, Informatique, sciences Naturelles et Technique). Par ailleurs, ces filières attirent de plus en plus d’étudiantes, tout comme les études en droit.
En outre, le nombre de filières en sciences humaines et sociales est monté, ce qui pourrait avoir un impact négatif pour des filières comme l’histoire, mais il n’y a pas de statistiques qui pourraient prouver si cette théorie est vraie.
«Ce qui est clair en revanche : Les tendances influencent régulièrement le choix des études. Jusqu’à récemment, les sciences politiques faisaient partie de ces tendances. Stefan Wolter a une explication à cela: Des figures très présentes dans l’opinion publique, comme l’ancien politologue de la SRF Claude Longchamp, peuvent devenir des modèles. […]«Mais à un moment donné, les étudiants remarquent qu’il ne peut justement y avoir qu’un seul Longchamp». C’est alors qu’une tendance s’affaiblit peu à peu.»
En fin août 2023, la Société suisse d’histoire lancera une campagne visant à faire connaître aux gymnasiens les avantages des études d’histoire.
Coopération entre les Universités de Genève et Lucerne
L’Université de Lucerne et l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) de Genève souhaitent collaborer. Une première étape prévoit l’échange d’étudiant-es et de doctorant-es.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 février 2024
22Fév2024
Politique des hautes écoles
Diriger une université de haut niveau est-il le métier le plus difficile?
«Les universités américaines, qui sont au centre de débats toxiques sur la liberté d’expression et la diversité, souffrent d’une crise de légitimité qui a également placé la fonction présidentielle [du recteur ou de la rectrice] sous un microscope. Le poste de président est depuis longtemps source de frustrations. Au-delà de l’utilisation de l’argent des donateurs et de quelques décisions importantes en matière de recrutement, les présidents d’université exercent étonnamment peu de pouvoir officiel.»
Le travail d’un président ou une présidente consiste à «satisfaire une équipe hétéroclite de parties intéressées» devient plus difficile, voire impossible: les étudiants les «bousculent», les donateurs se font plus entendre.
L’une des options consiste à repenser les fonctions du président. Cela pourrait impliquer de limiter leur capacité à faire des déclarations politiques, ou de «renforcer leur obligation de mérite et de liberté d’expression». Les conseils d’administration sont toutefois plus susceptibles d’aborder le problème par le biais de leurs nominations présidentielles que par une modification de la Constitution.
Certains considèrent qu’il serait intéressant de choisir «un homme d’affaires» pour la présidence, particulièrement pour gérer les excès de bureaucratie «qui touchent beaucoup d’universités», mais les entreprises américaines ne se sont pas montrées plus aptes à naviguer dans les guerres culturelles toxiques du pays. «Un-e ancien-ne politicien-ne, une autre possibilité, peut savoir comment faire des cadeaux aux donateurs et s’acoquiner avec les journalistes, mais il serait un paratonnerre pour les critiques des partisans du parti qu’il ne représente pas. Dans les deux cas, l’outsider aura du mal à gagner le respect de la faculté avec laquelle il doit travailler.»
«La vérité est que l’origine des candidats n’est pas le problème. Une crise d’identité engloutit les universités américaines. Elles sont déchirées entre leurs responsabilités en matière d’apprentissage et de justice sociale – et c’est une tension que tout président aura du mal à résoudre. Cette situation est porteuse d’enseignements plus larges pour toutes les organisations. Les institutions qui ne s’appuient pas sur un objectif clair, qu’il s’agisse de la recherche du savoir ou de la recherche du profit, sont vouées à des crises périodiques. Même le capitaine le plus habile aurait du mal à diriger un tel navire.»
Les universités avec le meilleur rendement sur investissement
Une nouvelle analyse du Times Higher Education, basée sur les données du classement World University Rankings peut désormais révéler quels pays donnent le meilleur rendement de leur système universitaire sur l’investissement.
Les scientifiques du THE ont attribué une note à chaque établissement figurant dans le classement en utilisant trois indicateurs de revenus – revenus institutionnels, revenus de la recherche et revenus de l’industrie – et en les comparant aux notes attribuées à la recherche, à l’enseignement et à la collaboration avec l’industrie. «En zoomant ensuite sur les moyennes par pays, nous pouvons avoir une vue d’ensemble des systèmes universitaires des pays qui tirent le meilleur rendement.»
Les dix premiers pays, si l’on considère uniquement ceux qui comptent au moins dix universités classées, sont le Royaume-Uni, la France, l’Iran, le Pakistan, l’Italie, l’Inde, l’Espagne, les États-Unis, l’Égypte et l’Arabie saoudite.
Le Conseil fédéral veut investir plus d’argent dans la recherche énergétique
Pour répondre à de nouvelles questions urgentes concernant la sécurité de l’approvisionnement et la transformation du système énergétique en un système à zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050, le Conseil fédéral encourage la recherche sur l’énergie et le climat avec 106,8 millions de francs supplémentaires. Ces moyens doivent être compensés par les messages relatifs à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation.
Concrètement, le gouvernement fédéral prévoit d’élargir un instrument de promotion de la recherche existant. Jusqu’à présent, le programme d’encouragement appelé Sweet (Swiss energy research for the energy transition) dispose de 136,4 millions de francs pour la période de 2021 à 2032. Les 106,8 millions de francs supplémentaires doivent être utilisés pour les années 2025 à 2036. Sweet deviendra ainsi Sweeter (Swiss research for the energy transition and emissions reduction).
Les fonds d’encouragement de Sweeter vont à des consortiums composés de hautes écoles, d’entreprises ainsi que de villes, de cantons et de communes. Ces derniers participent avec leurs propres fonds.
- financement public
- politique – Suisse
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Le CHUV ne communiquera plus via le réseau X
Le CHUV ne communiquera plus via le réseau social X (ex-Twitter) en raison d’un contrôle insuffisant de la désinformation sur ce réseau. ««Je peux comprendre la démarche du CHUV car la désinformation médicale est massive sur X, avec très peu de modération puisqu’Elon Musk a licencié la quasi-totalité de ceux qui en avaient la responsabilité», réagit Stéphane Koch expert en réseaux sociaux. «L’autre réalité dont il faut également tenir compte, et on l’a amplement vu durant la pandémie de covid, est le nombre très important de médecins et de membres du personnel soignant qui ont été menacés. […] En revanche, le revers de la médaille quand on se retire d’un tel réseau, c’est que justement, on y laisse le champ libre à une désinformation qui est particulièrement importante pour ce qui est du domaine médical.» […] Selon l’expert, la solution résiderait dans la création d’une plateforme transversale au niveau romand voire Suisse, à travers laquelle l’ensemble des acteurs de la santé, professionnels et autorités sanitaires se coordonneraient pour valider ou infirmer les informations médicales publiées sur les réseaux sociaux.»
L’EPFL accusée de contribuer au «génocide en cours» à Gaza
«Le journal de l’association estudiantine Unipoly accuse l’EPFL d’avoir aidé Israël à développer des armes, en 2003. Contactée par Blick, l’institution se défend et dit avoir «apporté son expertise dans un champ d’étude dont les domaines d’application sont très larges.»
[…] «l’EPFL réfute […] tout lien entre cette collaboration scientifique et la dramatique situation actuelle à Gaza, en particulier l’hypothèse selon laquelle ‘son soutien technologique a, par extension, probablement contribué au génocide en cours’.» […]
L’école s’oppose par ailleurs «à toute action de boycott académique» puisque «la science est, par essence, internationale». «Elle condamne fermement tout acte contraire au droit humanitaire international. [Et] encourage par ailleurs sa communauté, et les associations qui en font partie comme Unipoly, à éviter l’escalade politique, à contribuer à apaiser la situation et promouvoir une solution pacifique.»
L’UNIGE expulse les recruteurs du Parti communiste révolutionnaire
«En pleine campagne de recrutement, le Parti communiste révolutionnaire (PCR) s’est fait mettre à la porte de l’Université de Genève» […] considérant qu’il s’agissait d’une «opération de prosélytisme politique». «Nous faisons la distinction entre une association étudiante comme l’Asema, qui fonctionne davantage comme un cercle de sympathisants, et un parti politique», précise une source de l’UNIGE.
«La décision prise par l’Unige tranche avec l’apparente permissivité de l’Université de Fribourg. A notre connaissance, l’alma mater fribourgeoise n’a pas interdit la campagne de recrutement prévue par le même PCR samedi 24 février dans ses locaux. Une «Ecole Lénine» à l’enseigne du PCR doit en effet s’y tenir à cette date».
Biden se félicite d’avoir annulé la dette étudiante de près de 4 millions d’Américains
«Joe Biden, qui a en grande partie conquis la Maison Blanche en 2020 grâce aux jeunes électeurs, a annoncé mercredi une nouvelle mesure d’effacement de dette étudiante, en se félicitant d’avoir, au total, annulé les créances de ce type pour « près de 4 millions d’Américains ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 février 2024
Après des accusations de harcèlement, le Zelig vire un de ses membres
«Zelig, le bar de l’Université de Lausanne (UNIL), est secoué par des accusations de harcèlement depuis plusieurs semaines. En réaction, l’association annonce avoir décidé d’exclure «un ancien membre».»
21Fév2024
Politique des hautes écoles
La science peut «jouer un rôle important pour la promotion de la paix»
«La Suisse, pays de lois et de culture, utilise-t-elle vraiment tous les leviers possibles pour contribuer à la prévention de la violence et à l’instauration de la paix ?» interroge Klaus Schönenberger, directeur du EssentialTech Centre de l’EPFL. «Il existe une ressource suisse qui reste largement inexploitée au service de la paix : Science et technologie. […] [Ces dernières] peuvent contribuer à lutter contre les trois types de violence identifiés par le chercheur Johan Galtung : la violence directe (physique, visible), la violence culturelle (idéologies d’exclusion, haine) et la violence structurelle (régimes de ségrégation, aliénation). En voici quelques exemples : Les technologies de déminage préviennent la violence directe ; les technologies de détection automatique des discours de haine permettent d’identifier la violence culturelle sur les réseaux sociaux. Pour contrer la violence structurelle qui empêche l’accès à des biens essentiels tels que l’eau, la nourriture, l’éducation ou les soins de santé, on utilise des technologies qui renforcent la résilience des victimes : Gestion des ressources en eau, éducation en ligne ou accès aux technologies médicales. Il serait naïf de croire que les solutions technologiques peuvent à elles seules résoudre les conflits armés. Elles peuvent néanmoins jouer un rôle important dans la promotion de la paix. Elles représentent un défi pour la science, car la complexité des problèmes exige une approche véritablement interdisciplinaire et intégrative. Chaque projet doit rassembler, outre les sciences « exactes » et « sociales », les bénéficiaires finaux et leurs représentants (ONG, organisations internationales). Où, sinon en Suisse, où ces acteurs se rencontrent et collaborent, une telle approche a-t-elle une chance de réussir ?»
Soutien «massif» pour la diversité dans les universités suisses
«Une lettre ouverte en faveur de la diversité et de l’égalité dans les hautes écoles a récemment remué l’Université de Fribourg, selon plusieurs sources. Dans son texte, un constat: «Il continue d’exister de nombreuses barrières et obstacles aux femmes, aux personnes perçues comme non-blanches ou aux personnes issues de l’immigration» pour accéder à des postes dans les hautes écoles et universités suisses.» Le document a été remis à différentes institutions (universités, aux HES, au Fonds national suisse ainsi qu’à l’Académie suisse des sciences humaines et sociales).
- égalité – genre
- racisme
- étudiant·e·s étrangers·ères
- enseignement – pluralité
- égalité – origine nationale
- collaborateurs·rices étrangers·ères
- recherche – pluralité
Formation interprofessionnelle pour les métiers de la santé
«La formation interprofessionnelle prend de l’ampleur dans de nombreuses hautes écoles malgré le manque récurrent de ressources financières. Sven Streit, médecin de famille et professeur à l’Université de Berne, fait le point sur les évolutions actuelles et sur la contribution des différents acteurs à cet égard.»
«Le rapport de la HSG reste sous le couvercle»
En juin 2023 on apprenait que l’Université de Saint-Gall (HSG) a retiré la direction de l’Institut de gestion de la chaîne d’approvisionnement (ISCM) au Professeur et Directeur, Wolfgang Stölzle.
Le gouvernement avait communiqué qu’ un rapport d’enquête était disponible mais qu’il «ne pouvait pas encore être publié, car la procédure était encore en cours et que le professeur devait se voir accorder le droit d’être entendu.»
Entre-temps, aucun rapport d’enquête n’a été rendu public et la Conseillère cantonale, Bettina Surber (PS), l’a rappelé en novembre, en exigeant la divulgation du rapport sur la base d’une décision du Tribunal fédéral du 2 août de l’année dernière. «A l’époque, la plus haute juridiction suisse avait décidé que dans le cas de l’hôpital universitaire de Zurich, un rapport d’enquête anonymisé devait être présenté à un journaliste, même si la procédure n’était pas encore terminée. Pour les collaborateurs concernés, cela ne porte pas non plus atteinte au «devoir de surveillance» et aux «droits de la personnalité».» Le gouvernement de Saint-Gall répond que «le rapport ne sera pas publié, ni pendant la procédure, ni après sa conclusion» et que la jurisprudence mentionnée ne s’applique pas à Saint-Gall: «[c]ontrairement à la loi sur l’information et la protection des données du canton de Zurich, la loi sur la transparence du canton de Saint-Gall prévoit une exception fondamentale au droit d’accès à l’information pour les informations et les documents relatifs au traitement du contenu des affaires pendantes (art. 7 al. 1 OeffG)».
«Le 9 janvier 2024, l’université a informé le public qu’un accord de départ avait été conclu et que l’ancien directeur de l’ISCM-HSG quitterait l’université de Saint-Gall à la fin du semestre, le 31 juillet 2024. Jusqu’à cette date, le professeur est en congé».
Le gouvernement annonce aussi que «[l]es demandes de consultation du rapport peuvent être faites en vertu de la loi sur la transparence. Les éventuelles demandes seront examinées et feront l’objet d’une réponse sur la base des critères déterminants de la législation saint-galloise».
L’Unil dans les médias
Digital Dreams Festival, une manifestation inédite sur le campus de l’UNIL
«L’UNIL hébergera un nouveau festival. C’est le nouveau bébé de Marc Atallah, ancien directeur la Maison d’Ailleurs et des Numerik Games à Yverdon (VD): le Digital Dreams Festival. Ce dernier investira le campus universitaire de Dorigny du 6 au 8 septembre prochains. La manifestation, qui vise le grand public, sera articulée autour des technologies numériques et de leur impact dans les champs artistiques, culturels, scientifiques, pédagogiques et économiques. »
20Fév2024
Politique des hautes écoles
La critique des sciences humaines passe à côté de la cible
«Dans les polémiques contre les sciences humaines et sociales («Geisteswissenschaften)», on tire à la chevrotine dans l’espoir que quelque chose reste accroché», avance Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall.
«La Suisse aime l’ARN, mais pas encore le messager»
«Au Swiss RNA Therapeutics Summit, fin janvier, tout le monde était convaincu que la molécule d’ARN est théoriquement capable de traiter ou de guérir de très nombreuses maladies. Des opportunités que la Suisse aborde à petit bras, en sabordant un programme de recherche à Zurich. Pour autant, Roche, Novartis et tant d’autres réinvestissent massivement le domaine. […]
Ce programme de recherche touchant à sa fin, la question se pose désormais de savoir quelle direction va prendre la recherche sur l’ARN en Suisse. Le nouvel NCCR sur l’ARN messager proposé par Steve Pascolo ayant été écarté, cette technologie pourrait cependant trouver un autre support avec l’entreprise Swiss Vaccine, récemment lancée par l’ancien président de l’EPFL Patrick Aebischer. […]
Comme le remarque [de pharmaco-chimie à l’ETH Zurich] Jonathan Hall, «le potentiel médical des différents types d’ARN est gigantesque. Il crée une véritable ruée vers l’or dans le monde.» La Suisse serait bien inspirée de ne pas la manquer. Et peut-être pas avec un NCCR pour faire suite à celui lancé en 2014, mais plusieurs, autour des différentes familles de cette molécule centrale de la vie.»
- médecine – recherche
- profil – universités
- impact des universités
- recherche – impact
- retour sur investissement (ROI)
L’EPFZ organise une exposition sur le thème du handicap [physique]
L’EPFZ organise une exposition sur le thème de la mobilité et l’inclusion.
«Cette exposition explique quelles activités quotidiennes peuvent être entravées, par exemple par une paralysie médullaire, et met en évidence les dysfonctionnements. Elle présente de manière ludique les solutions techniques qui permettent de compenser partiellement ces handicaps afin de promouvoir l’égalité des chances et l’autodétermination. Elle donne un aperçu de la vie des personnes handicapées et de leurs défis quotidiens. Ainsi, cette exposition tente de contribuer à une société plus inclusive.»
Les tendances dans le choix des études
Les langues et les sciences sociales à l’université sont en perte de vitesse. Après des années de boom, l’intérêt pour certaines disciplines est en berne depuis une dizaine d’années, constate la SRF. Le 20 minutes souligne que «L’Université de Lausanne fait cependant office d’exception dans le paysage académique suisse. La situation y est ainsi plus favorable pour les Lettres et les Sciences humaines que dans le reste du pays.» Le porte-parole de l’Université de Neuchâtel Nando Luginbühl avertit que «s’il devait se produire un déclin dans un avenir proche, la relève des enseignants dans le secondaire I et II pourrait être difficilement assurée».
«Le problème ne se pose pas avec les sciences dures (maths, physique, informatique…), qui attirent la majorité des étudiants. Joël Mesot, président de l’École polytechnique fédérale de Zurich, explique que ces disciplines ont bénéficié d’une campagne de promotion «efficace» et d’aides financières de la Confédération.» (20 minutes)
Responsable du domaine études et enseignement au séminaire d’histoire de l’Université de Zurich, Marietta Meier, regrette un taux d’abandon trop élevé, ce qu’elle trouve surtout regrettable après la première année d’études de base. «Je pense que la transition entre les études de base et le complément de formation («Aufbaustudium») est relativement difficile. Dans les études de base, les étudiants bénéficient d’un encadrement plus intensif. […] Nous discutons donc actuellement […] [la question]: devrions-nous accompagner davantage le processus de recherche ?» Par ailleurs, la Société suisse d’histoire a lancé en 2023 une campagne à laquelle l’Université de Zurich participe financièrement et en termes de contenu. «Cette année, nous allons faire un essai : des étudiants en histoire se rendront dans des écoles cantonales pour parler de leurs études.» (etü)
- sciences humaines et sociales
- formation – enseignant·e·s
- employabilité des diplômé·e·s
- impact des universités
L’UBS soutient l’Université de Saint-Gall
En 2021, Crédit Suisse (CS) avait signé un accord avec l’Université de Saint-Gall (HSG), assurant de participer aux coûts d’un nouveau Centre pour l’innovation dans les services financiers et plusieurs chaires qui y sont liées. L’UBS qui a racheté la CS a décidé d’honorer cet engagement et est devenue la banque officielle du campus et partenaire de diverses organisations et programmes de la HSG tels que l’association des étudiant-es, le Career and Corporate Services Center (CSC) et le Master in Banking and Finance. De plus, l’objectif d’UBS et de la HSG est d’élargir le pool de diplômés hautement qualifiés en tant que futurs cadres. «Des ateliers, des conférences et des programmes pratiques dans le domaine de la planification de carrière et du développement des compétences contribuent à préparer les étudiants de manière ciblée aux défis du monde du travail.» (St. Galler Tagblatt)
«La liberté illimitée de la recherche et de l’enseignement est une préoccupation centrale des deux partenaires et est considérée comme une condition importante pour le succès de la collaboration», constate la banque. Selon le journaliste de tippinpoint, «Il est difficile de vérifier si cette liberté est réellement vécue. A l’inverse, il y a toujours des doutes sur cette liberté.»
«Piquet pour Gaza à la HEAD»
Des étudiant·es de l’école d’art genevoise HEAD demandent à la direction de mettre fin à ses partenariats avec des écoles israéliennes. Un appel à la grève est lancé.
«Vers 9 heures, les élèves ont hissé un drapeau palestinien autour d’un buste antique dressé dans la cour. A peine une heure plus tard, un représentant de l’administration leur a demandé de le retirer car «susceptible de heurter certains élèves». Injonction dont ont fait fi les occupant·es, même si le drapeau a plus tard été retiré en douce par un membre du personnel.»
Une revendication concerne le positionnement officiel de l’école (de la directrice de la HEAD, Lada Umstatter, à la rectrice de la HES-SO, Luciana Vaccaro, et à la directrice de la HES-SO, Daniela Di Mare Apere), pour adopter «un discours approprié autour de la guerre d’Israël contre Gaza». Au lendemain de l’attaque du Hamas le 7 octobre, la HEAD a déjà lancé un communiqué:
«l’école est un lieu où s’exprime la sensibilité de chacun-e-x. Elle est aussi une caisse de résonance. […] Toutefois, l’école ne doit pas être un lieu de division: au sein de la HEAD, nous condamnons toute déclaration unilatérale publique d’opinions politiques excluant le dialogue. Nous condamnons tous les actes blessants et violents qui peuvent affecter nos étudiants et les membres de notre personnel, ou qui nourrissent l’antisémitisme, l’islamophobie, ou toute autre forme de discrimination et exclusion, sans exception».
Publication sur un livre sur la «cancel culture»
Susanne Schröter, éthnologue et Directrice du Centre de recherche sur l’islam mondial à l’Université Goethe à Francfort a rédigé un livre sur «la nouvelle guerre culturelle», la cancel culture dans les universités et ailleurs. Elle estime que dans le monde académique, les gens ne touchent plus à aucun sujet de recherche qui pourrait susciter des contradictions de la gauche «woke». (srf)
Elle estime par ailleurs qu’il y a une alliance sur l’islamisme et cette gauche «woke» (3sat). «Nous devons voir où cette frénésie de recherche [sur les thématiques qualifié de «woke»] a déjà laissé des lacunes. Par exemple, dans le domaine de l’islamisme dit légaliste, où il n’y a presque plus rien en Allemagne, car les jeunes chercheurs n’osent plus s’attaquer à ce domaine multiculturel important. Tout le contraire de l’islamisme violent, où la recherche existe bel et bien. Ainsi, il n’y a pas une seule chaire sur l’islamisme. Il en va de même pour la recherche critique sur la migration. Même pour les travaux portant par exemple sur la violence au nom de l’honneur, on ne trouve personne.» (srf)
Par ailleurs, elle estime que c’est aux directions universitaires d’organiser des disputes et de prendre des mesures que ces débats ne peuvent pas être interrompus par des activistes. (3sat)
L’Unil dans les médias
Lancement d’Interface, le Fonds de soutien à la recherche partenariale de l’UNIL
«Projet ambitieux du plan d’intention de la Direction, Interface sera lancé le 12 mars 2024. Ce Fonds de soutien à la recherche partenariale viendra soutenir et encourager des projets de recherche innovants et à fort impact social, développés entre des membres de la communauté UNIL et des partenaires externes.»
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- impact des universités
- collaboration hautes écoles – politique
- recherche – impact
- collaboration hautes écoles – ONG
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Revue de presse UNIL 20 février 2024
19Fév2024
Politique des hautes écoles
Les plans quadriennaux des universités sont-ils adaptés aux changements sociétaux?
Les plans quadriennaux des universités apparaissent de plus en plus inadaptés face aux avancées technologiques, mais aussi face aux tensions géopolitiques, économiques et à l’urgence climatique. Pourtant la stratégie des hautes écoles «détermine l’orientation de [la] recherche et [du] développement. C’est vital pour [les] entreprises innovantes [et] c’est aussi important pour permettre [aux] jeunes d’acquérir des compétences d’avenir.» Le risque est en effet que «les jeunes risquent à terme d’être déconnectés des besoins du marché du futur […], [car] le marché du travail change de plus en plus vite […].»
Le rôle des hautes écoles est donc crucial pour la société, mais «quand tout s’accélère ça oblige nos universitaires à plus de réactivité. On l’a vu: certains chercheurs ont changé leur domaine d’études pendant le COVID pour nous être utile. Mais le risque c’est de voir s’affaiblir les domaines considérés comme des usines à chômeurs. L’utilité ne doit pas être le seul critère du choix de la matière à enseigner. Il en va de notre culture de notre humanisme.» En tout cas, dans notre système, la réorientation de cours de cursus dépend largement des facultés et des professeur·es, ce qui fait que «certains enseignants vont régulièrement remodeler leurs cours, d’autres par contre se sentent moins à l’aise. Ça freine certaines refontes mais ce système du bas vers le haut a aussi des avantages: il sert de filtre entre la société et le milieu académique pour éviter par exemple que les doctorants ne doivent changer leurs recherches au fur et à mesure.»
- employabilité des diplômé·e·s
- direction des hautes écoles
- enseignement – qualité
- retour sur investissement (ROI)
- enseignement – pluralité
«L’accusation d’idéologie est souvent empreinte d’idéologie»
Dans une interview accordée à la SonntagsZeitung, la rectrice de l’université de Bâle Andrea Schenker-Wicki, a approuvé l’affirmation selon laquelle le postcolonialisme est « une idéologie » qui divise le monde en coupables et victimes.
Le professeur émérite d’histoire à l’Université de Bâle Georg Kreis estime qu’il s’agissait d’une question suggestive «et je pense qu’elle [Andrea Schenker-Wicki] y a succombé. Sur le fond, cette critique globale n’est pas du tout justifiée. L’idéologie est une interprétation schématisée du monde qui n’admet que ce que les convictions fondamentales existantes autorisent. Le reproche d’idéologie provient souvent d’attitudes qui sont elles-mêmes marquées par l’idéologie.»
Des étudiant-es de la faculté de philosophie et d’histoire ont par ailleurs contesté cette affirmation dans une lettre ouverte qui a fait la une des journaux. La question de la liberté de la science a également été soulevée, dans le contexte de prises de position politiques controversées de représentants de l’université à Bâle et à Berne.
Georg Kreis critique tout de même les études postcolonialistes: « Les aspects économiques me manquent dans les études postcoloniales. Il s’agit en premier lieu de mentalités et d’idées, et pas assez de la situation sur place dans les anciennes colonies.»
Pourquoi étudier les langues ou l’histoire?
L’intérêt pour les études en sciences sociales et humaines a nettement diminué. Beat Immenhauser, Secrétaire général de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (ASSH), «constate que la valeur de ces branches d’études est remise en question dans la perception du public» et l’ASSH «veut maintenant changer la perception du public et prévoit une campagne.»
«La campagne «Étudier l’histoire», lancée depuis l’été en ligne et dans les médias sociaux avec un budget de 60 000 francs, pourrait servir de modèle. Pour le responsable de la campagne, Flavio Eichmann, secrétaire général de la Société suisse d’histoire, il était clair que «ne rien faire n’est pas une option». Car l’intérêt pour les sciences historiques est en baisse. De plus, les EPF et les hautes écoles spécialisées feraient de la publicité de manière offensive. Et les disciplines Mint – mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique – sont encouragées depuis des années.» En effet, une des raisons qui pourrait expliquer la baisse d’intérêt pour les sciences sociales et humaines serait la promotion de Mint, mais il y aurait aussi l’insécurité, l’invisibilité des sciences humaines et sociales et la proposition d’une large offre des hautes écoles spécialisées qui pourraient jouer un rôle.
Le souci «de rendre les sciences humaines et sociales plus visibles et d’attirer l’attention du public, […] [s’accompagne] aussi de [celui de] trouver de l’argent au sein des instituts et des universités ainsi qu’entre les hautes écoles […], [puisque] [l]es domaines d’études sont également évalués en fonction du nombre d’étudiants. Moins d’étudiants signifie donc aussi moins de moyens financiers.»
Négociations bilatérales: lettre ouverte du Conseil des EPF au Conseil fédéral
«Les hautes écoles suisses et les organisations d’encouragement de la recherche et de l’innovation souhaitent par cette lettre exprimer leur soutien au projet de mandat du Conseil fédéral pour de nouvelles négociations bilatérales entre la Suisse et l’Union européenne (UE).»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 février 2024
16Fév2024
Politique des hautes écoles
Les entreprises voudraient que davantage d’étudiants s’arrêtent au bachelor
Favoriser l’interruption d’études universitaires après le premier diplôme profiterait à l’économie et à la collectivité, selon une analyse d’Avenir Suisse parue jeudi, à l’occasion des 25 ans du système de Bologne. «Selon les sociétés consultées, davantage d’interruptions entre le bachelor et le master seraient possibles et, dans la plupart des cas, souhaitées. «Cela permettrait d’acquérir une expérience supplémentaire et de faire un choix d’études plus spécifique sur cette base». Les entreprises pourraient ainsi influencer la prochaine étape de la formation du collaborateur, ce qui réduirait la surqualification des diplômés universitaires estimée à 15% l’année de leur entrée dans le monde professionnel.» Avenir Suisse suggère deux réformes: des taxes d’études plus élevées pour le Master, estimant que l’utilité privée augmente plus avec le degré que l’utilité sociale, et une modification des programmes d’études: Le Bachelor devrait davantage être axé sur l’employabilité et le Master sur les possibilités de spécialisation.
Vision d’avenir pour le campus de l’Université de Genève
Avec deux nouveaux bâtiments attendus et de nombreuses rénovations récentes ou en cours, «le campus se métamorphose, en symbiose avec le développement de la ville et du canton.»
«Au travail pour les hautes écoles!»
Luciana Vaccaro, rectrice des HES-SO [et présidente de swissuniversities], écrit sur la difficulté des hautes écoles de trouver des collaborateurs-rices dans la situation de plein-emploi. «[C]ertains postes ouverts dans des HES, malgré leur forte attractivité, ont dû être mis plusieurs fois au concours pour trouver preneur, et cherchent encore la perle rare dans les cas les plus difficiles. […] Cette réalité touche l’ensemble des domaines, dans le personnel scientifique, technique ou administratif.»
L’EPFZ offre un séminaire pour les nouveaux parlementaires
Les nouveaux élu-es au Conseil national se trouvent souvent face à un amas de thèmes complexes. C’est pourquoi l’EPFZ a transmis, lors d’un séminaire de deux jours, des points de vue scientifiques sur des domaines politiques pertinents.
Douze professeur-es de six universités suisses ont transmis des connaissances de base sur divers domaines politiques tels que la sécurité, la migration, l’économie, le climat et l’énergie, l’éducation ou la santé. Les parlementaires nouvellement élus n’ont pas seulement acquis des connaissances pertinentes, ils ont également échangé leurs points de vue au-delà des frontières des partis et ont appris des anciens membres de l’Assemblée fédérale.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – politique
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 février 2024
15Fév2024
Politique des hautes écoles
Le FNS se dote d’une structure tournée vers l’avenir
«Un Conseil de fondation réduit, un Conseil de la recherche aux compétences élargies et un nouvel organe avec l’Assemblée des délégué·es – le FNS se réorganise afin de continuer à assumer ses tâches avec efficacité.»
Le soutien pédagogique «doit s’attaquer au manque de respect des étudiant-es à l’égard des femmes»
«Le fait est que la nature d’un poste d’enseignant-e diffère considérablement en fonction de la façon dont on se présente physiquement. Tant que nos discussions pédagogiques et nos établissements d’enseignement supérieur n’auront pas abordé cette question, les femmes professeurs continueront d’endurer un niveau d’irrespect que leurs collègues masculins n’imaginent même pas possible.», estime Hannah H. Kim, professeure en philosophie à l’Université d’Arizona.
Elle suggère deux mesures:
1. Communiquer sur le fait que «[c]e comportement découle d’une résistance générale à l’égard des femmes en position d’autorité. Le fait de savoir qu’il ne s’agit pas d’instructeurs individuels peut atténuer l’effet des interactions négatives.»
2. Les cours de pédagogie doivent prendre en compte le profil [le «background»] des enseignant-es. «Il est temps d’institutionnaliser le soutien spécifique à l’enseignement dont les femmes et les «BIPOC» (noir-es, aux autochtones et personnes de couleur) ont besoin depuis longtemps. Il pourrait s’agir de former les enseignants à la manière de traiter professionnellement le manque de respect ou de désamorcer les situations tendues avec les étudiant-es. Et cela pourrait signifier que l’on précise dès le départ comment les enseignant-es doivent demander de l’aide.»
FNS: Didier Queloz renonce à entrer au Conseil de fondation
«Le nouveau Conseil de fondation du FNS a décidé qu’aucun de ses membres ne pouvait prétendre à des fonctions de direction dans un Pôle de recherche national, raison pour laquelle Didier Queloz renonce à entrer au Conseil.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 février 2024
14Fév2024
Politique des hautes écoles
Genève: Référendum lancé contre le raccourcissement de la durée de la formation des enseignant·es
En opposition au projet de loi du PLR qui veut raccourcir la durée de la formation des enseignant·es du primaire de quatre à trois ans, et qui a été adopté par le Grand Conseil, un référendum a été lancé: «syndicats enseignants, étudiant·es et partis politiques participeront à la récolte de signatures.»
Les opposant·es au projet de loi du PLR soulèvent plusieurs points: pour Francesca Marchesini, Présidente de la Société pédagogique genevoise (SPG), «[c]e projet est irresponsable surtout au regard de l’introduction de l’école inclusive» et «raccourcir la formation des pédagogues détériorerait la qualité de l’enseignement délivré.» David Rey, Président du Syndicat des enseignant·es romand·es, rappelle qu’en Suisse et au niveau international, «la tendance […] était au contraire au rallongement du cursus.»
En outre, «[l]es opposant·es soulignent que, «contrairement à ce que déclare la droite», la formation genevoise est très axée sur le terrain avec 40% de stages contre 25% en Valais et 18% sur Vaud. Raccourcir le cursus n’amènerait pas davantage de pratique, bien au contraire.» Selon les opposant·es, en plus, «si un certain nombre d’étudiant·es choisissent de se former dans le canton de Vaud, ce qui coûte à Genève, ce n’est pas parce que la formation est plus courte, mais parce que Genève, soumis à un numerus clausus, n’accepte pas suffisamment de postulant·es.» (Le Courrier)
Finalement, pour Thérèse Thévenaz-Christen, du Comité autonome des formateurs d’enseignants, «[c]ette loi est sexiste, elle vise à déqualifier un métier à 80% féminin».
Le Comité référendaire a jusqu’au 20 mars pour récolter 5538 signatures. (Le Temps)
- égalité – genre
- politique – Suisse
- enseignement – méthodes et outils
- collaboration hautes écoles – politique
- profil – HEP
- durée des études
- politique – Genève
«Des snacks pour les étudiants et les médecins»
Les entreprises Coop et Selecta souhaitent ouvrir de nouveaux magasins dans les universités, les hautes écoles spécialisées et les hôpitaux, qui «seront ouverts 24 heures sur 24 et se passeront de personnel.»
Frank Keller, Directeur de Selecta Suisse, déclare qu’«[u]n contrat a déjà été conclu avec un hôpital cantonal» et qu’«[ils sont] en contact avec d’autres hôpitaux ainsi qu’avec des universités.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 février 2024
13Fév2024
Politique des hautes écoles
Le projet de mandat de négociation avec l’UE approuvé par la deuxième commission
«La Confédération navigue à vue»
Marc Oehler, directeur de la société genevoise Infomaniak, estime que les autorités fédérales n’ont toujours pas avancé sur le dossier du cloud public. Il dénonce un manque d’implication politique. «Aujourd’hui, la Confédération pourrait décider de s’appuyer sur l’économie locale pour développer un partenariat public-privé qui intègre aussi les milieux académiques afin de créer un cercle vertueux. Cela permettrait à l’argent de rester en Suisse, tout en formant des spécialistes qui pourront trouver des débouchés ici.»
Par ailleurs, il trouve «effarant» que les EPF aient annoncé un partenariat avec des multinationales comme Microsoft, Google et Amazon pour favoriser la création d’IA sûres. «En tant que contribuable, je suis abasourdi de voir que l’argent des impôts sert à renforcer des entreprises américaines. Ces institutions académiques auraient mieux fait de développer un tel partenariat dans l’open source. Et si vraiment elles veulent faire des donations à des privés, elles auraient pu choisir de le faire pour des sociétés suisses, ou au moins européennes…»
- open access
- cybersécurité
- enseignement – informatique
- politique – Suisse
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- gestion – ressources informatiques
Classement des MBA 2024
Dans un classement du Financial Times des MBA en 2024, l’IMD est en 36ème position et l’Université de Saint-Gall (HSG) 65ème. Les universités et « business schools » ont été évaluées sur la base de 21 critères, comme par exemple celui de l’efficience du réseau Alumni (sur la base des notes attribuées par les diplômés pour leur aide dans diverses tâches telles que la recherche de conseils en matière de carrière, de stages, d’offres d’emploi et le recrutement de personnel). Deux nouveaux critères ont été ajoutés cette année: l’empreinte carbone et «l’enseignement sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et le «net zéro».
«Mis K.O. par la médecine»
Une étudiante en 6ème année de médecine à l’UNIL critique la formation des médecins: «Je trouve qu’on nous bande les yeux car durant les études, nous ne sommes pas formés à rédiger, synthétiser… Être médecin ne se résume pas à la pratique clinique, c’est en réalité à moitié un métier de secrétaire, que l’on doit apprendre sur le tas.»
Une autre, qui est partie étudier en Roumanie, lance: «Je pense que les universités suisses devraient également sélectionner les futurs médecins sur la base de leurs dossiers personnels et non pas uniquement sur des tests d’aptitudes qui ne reflètent pas nécessairement le type de médecin que l’étudiant sera à l’avenir». Elle salue également le fait que les étudiant-es sont rapidement exposés à la pratique clinique en Roumanie. «Les stages sont organisés très tôt et chaque matière est enseignée avec un équilibre de 50% de cours théoriques et 50% de travaux pratiques.»
Deux étudiants témoignent comment ils ont essayé pendant des longues années à passer le numérus clausus ou la première année et ensuite une passerelle après un bachelor en biomédecine à l’Université de Genève, ce que l’un a réussi et l’autre pas. Les deux critiquent cette sélection, et le deuxième est «convaincu que les critères du numerus clausus devraient accorder une plus grande importance à l’intelligence émotionnelle et qu’il est crucial d’ouvrir davantage l’accès aux études de médecine pour répondre à la pénurie de médecins. De plus, il est essentiel de valoriser les autres professions médicales afin que les docteurs, souvent débordés, puissent déléguer plus de tâches médicales. En tant qu’ambulanciers ou infirmiers, nous avons beaucoup à apporter…»
- enseignement – métiers de la santé
- conditions de travail
- formation – médecins
- enseignement – qualité
- numerus clausus
«2023: une année juteuse pour les start-up de l’EPFL»
«En 2023, les start-ups de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) ont levé 470 millions de francs. Le total des collectes est même de 769 millions en comptant les sociétés hébergées au sein de l’Innovation Park, a déclaré la Haute-École vaudoise lundi. […] Le nombre de rondes initiales de financement à moins d’un million de francs a de son côté bondi à 120, contre 94 un an plus tôt»
HETS-Fribourg: un CAS en antiracisme
«La HETS-Fribourg souligne que cette nouvelle offre répond aux recommandations du Service de lutte contre le racisme et de la Conférence suisse des services spécialisés dans l’intégration. Une manière, pour les organisations, «d’assumer et de concrétiser leurs ambitions en matière de responsabilité sociale» et «de promouvoir l’égalité et la diversité».»
L’Université de Lucerne lance un Master en politique, économie et droit du climat
L’Université de Lucerne lancera en automne 2024 un nouveau master sur le changement climatique – et sur les approches permettant de le contrer. «Alors que la perspective des sciences naturelles a jusqu’à présent dominé le discours autour du changement climatique, le master entend mettre en lumière «le rôle des hommes et de leurs institutions, aussi bien dans les interactions sociales, économiques que politiques», en combinant des connaissances en politique, en économie et en droit afin de permettre aux étudiants d’approfondir leur compréhension des multiples aspects du changement climatique.
Luciana Vaccaro reste présidente de swissuniversities
«Le 8 février 2024, l’assemblée plénière de swissuniversities a élu Luciana Vaccaro à la présidence de swissuniversities pour un nouveau mandat allant du 1ᵉʳ août 2024 au 31 juillet 2027. […] Au cours de son deuxième mandat, les objectifs prioritaires de Luciana Vaccaro comprennent la garantie d’un financement adéquat des prestations et des attentes envers les hautes écoles dans le cadre du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) 2025-2028, l’association rapide et complète aux programmes européens Horizon Europe et Erasmus+ ainsi que le développement de l’Open Science.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 février 2024
12Fév2024
Politique des hautes écoles
Un centre d’études du loup compromis
«L’Université de Neuchâtel a le projet de créer un centre d’études autour du loup dans une forêt au nord de La Chaux-de-Fonds. Même pas encore né, ce projet a du plomb dans l’aile car il nécessiterait un nombre important d’autorisations et de dérogations. «Au niveau vétérinaire, le projet devrait obtenir une autorisation d’expérimentation animale, qui devra être complétée par une autorisation d’animalerie, une autorisation d’exposition d’animaux, puisqu’il est prévu que le centre soit accessible au public, et une autorisation d’importation d’animaux, étant donné que les louveteaux seraient importés du Canada», a indiqué le Conseil d’Etat à une intervention du député Patrick Erard (Verts). […] Le Conseil d’Etat a précisé qu’il a été informé que les associations de protection de la nature et les milieux agricoles ne sont pas du tout enthousiastes à l’idée de ce centre.»
Le Swiss Integrative Center for Human Health a cessé ses activités
«Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), centre de compétence en santé humaine lancé en 2014 à Fribourg, a mis fin à ses activités en toute discrétion. […] Comptant parmi les actionnaires minoritaires du SICHH à hauteur de 2% chacun (Biovalley Investments détenant 88% du capital-actions), l’Université de Fribourg et l’Hôpital fribourgeois (HFR) n’ont pas été en mesure d’apporter des précisions.» Le centre a notamment essuyé un refus de soutien de la part d’Innosuisse en 2022, car «pour bénéficier d’une subvention, «le niveau et la qualité de la recherche doivent notamment être comparables à ceux des centres de recherche de l’enseignement supérieur», une condition qui n’était pas remplie par le SICHH, société anonyme à but non lucratif, qui reste officiellement toujours inscrite au Registre du commerce».
ZHdK: Le «chaos chez les créatifs»
La NZZ a mené des entretiens avec une vingtaine de personnes de l’intérieur de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), qui «dressent le portrait d’une institution chancelante». La ZHdK avait introduit un nouveau modèle d’études qui différencie matières principales et matières secondaires, et qui s’appelle «Major-Minor». Ce modèle a amené, jusqu’à présent, à «une suppression de postes de 2,2 pour cent, soit 12 postes à plein temps et 22 licenciements partiels […]. Dans un sondage interne réalisé auprès des collaborateurs en 2022 et dont ce journal a obtenu une copie, «Major-Minor» obtient systématiquement des mauvaises notes.» Les étudiant-es ont également exprimé leur inquiétude en adressant une lettre ouverte à Marijke Hoogenboom, Directrice du département Arts du spectacle et cinéma «dans laquelle ils exposaient leur point de vue sur les «licenciements drastiques de professeurs à domicile dans le domaine de l’art dramatique».» Un autre problème qui est ressorti des entretiens est le népotisme présent et qui sévit le personnel: «[u]ne responsable de département aurait exigé, après son embauche, que son mari soit également engagé. Et ce, sans appel d’offres. Un autre chef de département aurait engagé son fils dans la recherche au sein de son propre département. Une responsable de département aurait refusé des modules ou des missions à son compagnon. Un autre chef de département aurait confié des missions à son frère.»
Tout serait de la responsabilité «[d’]une rectrice dont beaucoup doutent des capacités […]». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK depuis octobre 2022 attire beaucoup de critiques des employé-es de la ZHdK, qui «se demandent comment cette peintre de 56 ans a pu accéder à ce poste important […]. Le CV de [Karin] Mairitsch [ne] mentionne […] [p]as de postes qui vous prédestinent à la position prestigieuse de rectrice de la ZHdK.» Même la décision de la rectrice d’interrompre la coopération avec l’école chinoise Shenzhen International School of Design (SISD), «qui reçoit plus de la moitié de son budget de recherche de l’armée chinoise», n’a pas été complètement soutenue.
En dernier lieu, la ZHdK a été rendue attentive parce qu’«elle forme trop de personnes pour trop peu de postes sur le marché du travail. C’est également ce qu’a constaté le Zurich Centre for Creative Economies. Un processus de réduction s’imposerait d’urgence.»
«La cancel culture n’est pas une réelle menace»
Margit Osterloh a connu un «shit-storm suite à la publication en été 2023 («Studentinnen-Studie»). La directrice de recherche au Center for Research in Economics, Management and the Arts (Crema) à Zurich tire des leçons de cette épisode, et plus largement pour la «cancel culture» dans la science.
- Les personnes concernées souffrent de sacrifices personnels importants en termes de stress mais profitent également en gagnant une notoriété croissante.
- La plupart du temps les scientifiques ne sont pas «annulés» par leurs supérieurs («von oben»), mais par le corps étudiant («von unten»). «Ainsi, la cancel culture – même si elle ne représente que l’opinion d’une minorité, est plus largement soutenue par la population. Plus important encore : les jeunes et les étudiant-es ont toujours introduit des idées progressistes dans le débat et lancé des réformes.»
- Comme dans de nombreux mouvements sociaux-révolutionnaires, des minorités élitistes se sont érigées en donneurs de leçons à la « majorité silencieuse », avec un ton de supériorité morale, et il y a une culture de victimisation.
- Dans l’espace germanophone, la cancel culture est surestimée, et elle se réfère aux résultats d’un sondage du Tages-Anzeiger en printemps 2023. Cela fait aussi partie de la science de supporter le « scepticisme organisé », et il n’y a pas de «spirale de silence».
- C’est à la direction universitaire de défendre la liberté académique, comme l’a fait dans son cas l’Université de Zurich, en organisant un débat publique. L’Université de Hamburg a publié notamment un code de conduite pour la liberté académique qui statue que l’université garantit un espace libre pour le débat critique même là où l’opinion publique démocratique, en raison de convictions bien ancrées, réagit de manière sensible, voire indignée, à des remises en question.
Les présidents des EPF s’opposent à la réduction du budget
La Confédération veut économiser 100 millions de francs au sein des Écoles polytechniques fédérales. Les présidents des deux institutions rappellent quelles seraient les conséquences.
Une partie du CNRS relaie une campagne pro-nouveaux OGM
«En amont du vote des eurodéputés, mercredi 7 février, sur les conditions d’autorisation en Europe des «nouveaux OGM», l’organisation WePlanet a orchestré sur les réseaux sociaux une campagne d’influence fondée sur la mise en avant de chercheurs favorables à la dérégulation de la diffusion de ces plantes, issues des nouvelles techniques génomiques (NGT pour New Genomic Techniques).» L’ONG a bénéficié d’un appui de l’Institut de biologie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Selon l’article du Monde «La direction du CNRS reconnaît cependant que cette position n’est pas le fruit d’une confrontation pluridisciplinaire de points de vue.»»
Un écologue, directeur de recherche au CNRS se dit «Consterné par une prise de position publique de certains acteurs au CNRS qui prend en otage l’ensemble de l’établissement ». Une biologiste médaille de bronze du CNRS écrit qu’elle est «Assez hallucinée sur la manière de nous enjoindre de faire du lobbying et que le CNRS [relaie] textuellement les propos d’une ONG, assez nébuleuse qui plus est».
- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- engagement politique
- financement public
- liberté académique
- liberté d’expression
- génie génétique
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 février 2024
Un Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques ouvre à l’UNIL
Le Centre d’expertise sur les extrêmes climatiques (ECCE) a été officiellement inauguré vendredi à l’Université de Lausanne. «Entre recherche et proposition de services, le but de ce nouveau pôle est d’accompagner la population dans l’anticipation des phénomènes climatiques à risques. […] Des partenariats avec MétéoSuisse, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), l’Établissement cantonal d’assurance (ECA), d’autres compagnies d’assurances et de réassurance ou encore l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont par exemple prévus. Les domaines d’expertise couvriront la météorologie, la climatologie, l’intelligence artificielle, les statistiques, la physique, la gestion des risques ou encore la finance durable, détaille le directeur de l’ECCE.»
- rôle des scientifiques
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
- intelligence artificielle
9Fév2024
Politique des hautes écoles
Défense de la théorie post-coloniale
Bernhard Schär, professeur à l’Université de Lausanne et directeur d’un groupe de recherche internationale sur les relations de la Suisse et de l’Europe avec les empires coloniaux en Asie et en Afrique et la philosophe Patricia Purtschert de l’Université de Berne parlent de la pertinence des études post-coloniales en Suisse.
Bernhar Schär estime que le paradigme postcolonial a changé la donne. Il a élargi les sciences «trop longtemps limitées à l’échelle nationale et eurocentriste» à une science de l’humanité entière, s’intéressant également à des personnes qui ne sont pas des acteurs politiques.
Patricia Purtschert comprend les études post-coloniale comme une autre perspective de recherche, comme par exemple l’histoire des femmes, de la vie quotidienne ou de l’économie, qui étudient certains aspects du passé.
La rectrice de l’Université de Bâle [Andrea Schenker-Wici] avait récemment qualifié dans la SonntagsZeitung le post-colonialisme comme «idéologie» et l’ancien recteur de l’Université de Bâle Antonio Loprieno a écrit dans son rapport sur les études urbaines à Bâle qu’«en raison de sa proximité avec le discours politique, la recherche postcoloniale ne fait pas assez la distinction entre science et engagement politique.»
Bernhard Schär répond à cela que la science est toujours aussi politique, (une opinion que partage Patricia Putschert). Il avance: «Chaque scientifique doit décider lui-même si et comment il souhaite apporter son expertise. […] Mais c’est aussi un acte politique que de se taire lorsqu’on est expert sur un sujet.»
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- profil – universités
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
Interview avec Laurent Goetschel, directeur de Swisspeace
«Le parlement de Bâle-Campagne supprime sa subvention à la fondation Swisspeace, qui mène des recherches sur la paix et la médiation. En cause, les propos de son directeur, Laurent Goetschel, sur le Hamas. Une décision qui remet en question les fondements de la recherche scientifique helvétique.» Ce dernier estime que «C’est comme si des opposants aux vaccins avaient demandé de fermer des facultés de médecine pendant la pandémie.»
L’IA dans les laboratoires
La chercheuse en intelligence artificielle Maria Graziani, lauréate du Prix Latsis 2023, explique comment l’intelligence artificielle pourrait profondément modifier le(s) processus scientifiques. Elle travaille actuellement pour IBM Research Europe.
«Erasmus est de retour dans le débat fédéral, et les étudiants font monter la pression»
«Afin de profiter de ce nouvel élan et d’appeler le Conseil fédéral à s’engager pleinement, étudiants et associations de jeunesse, accompagnés par des parlementaires de la gauche et du centre, se sont donné rendez-vous ce vendredi pour une action sur la place Fédérale.
[…]Fabien Fivaz, conseiller national vert (NE) qui prendra la parole lors de la manifestation, souligne qu’il n’y a à ce stade pas de message du Conseil fédéral sur l’association à Erasmus et sur son financement. «C’est le principal obstacle. Pour Horizon Europe, la planification et une enveloppe de 6,2 milliards ont déjà été votées en 2020 en prenant en compte plusieurs scénarios. Il faut régler la question d’Erasmus le plus rapidement possible», insiste le parlementaire.
«Je crains que, face à la situation financière actuelle de la Confédération, le Conseil fédéral joue la montre, alors qu’il faudrait anticiper, poursuit-il. S’il attend de boucler les négociations pour élaborer son message, le mettre en consultation et le soumettre au parlement, on en aura encore pour deux ans.»»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 février 2024
8Fév2024
Politique des hautes écoles
Critiques sur la collaboration entre l’EPFZ et Philip Morris
«[L]’Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT Suisse) fustige la collaboration entre Philip Morris et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich […]. Alors que des universités dans le monde, et en Suisse aussi, tournent le dos à l’industrie du tabac, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a fait le choix inverse […]. [E]n parcourant un site internet de Philip Morris, [AT Suisse] a découvert deux projets de recherche réalisés main dans la main avec l’EPFZ […], entre 2017 et 2021 […] [et] financé[s] à hauteur d’un million de francs […]. Ces recherches proposent de nouvelles méthodes d’analyse dans les domaines de la toxicologie et de la chimie, et ne portent pas directement sur la nocivité de tel ou tel produit du tabac.»
Pour Luciano Ruggia, Directeur d’AT Suisse, «[u]ne telle collaboration est inacceptable […]. Les industries de la cigarette essaient de manipuler la vérité depuis très longtemps […]. Elles le font par différentes stratégies; une des plus importantes, c’est de produire de l’évidence scientifique qu’ils utilisent à leur fin, ils font tout pour produire une évidence qui est biaisée.» Philip Moris rejette les accusations et indique que «[sa] participation […] aux études réalisées avec l’EPFZ est transparente […].»
Le service de presse du polytechnique de Zurich explique que «les chercheurs de l’EPFZ sont libres de décider des questions qu’ils souhaitent aborder et s’ils veulent collaborer avec des tiers. L’EPFZ n’exclut pas de manière générale certaines branches comme partenaires potentiels». Pour les contrats à plus de 50’000 francs «le vice-président de la recherche doit donner son autorisation», ce qui a été le cas «car les questions posées sont scientifiquement pertinentes et intéressantes pour la société. De plus, tous les résultats ont été rendus publics […]». L’EPFZ estime ensuite que «l’indépendance et l’intégrité scientifique ont toujours été garanties. Mais l’institution en est consciente: des bailleurs de fonds peuvent avoir des intérêts propres et les résultats d’une recherche peuvent être interprétés de manière sélective. «En déduire qu’aucune collaboration de ce type n’est possible serait un frein pour la recherche et l’innovation en Suisse».»
L’AT Suisse a alerté le Fonds national suisse de la recherche (FNS) puisque «[l]es deux principaux articles scientifiques qui présentent ces recherches mentionnent aussi un financement [de la part du FNS] […]. [L]e FNS a constaté qu’il n’avait pas été informé par les professeures de l’EPFZ sur leurs partenariats avec Philip Morris, alors qu’elles bénéficiaient d’importantes subventions du FNS. Courant 2023, l’institution a ouvert une procédure administrative contre une des deux chercheuses.» Le Chef de la communication du FNS indique que «les recherches financées par Philip Morris et le FNS respectivement étaient des recherches menées indépendamment l’une de l’autre, qui n’ont impliqué aucune collaboration ni aucun cofinancement quelconque entre l’entreprise privée et le FNS […]. Aucune sanction n’a été prise, mais un correctif a dû être apporté dans la revue scientifique ayant publié ces travaux. De plus, suite à ce cas, le FNS a décidé d’envoyer chaque année aux chercheurs et chercheuses un courriel «pour leur rappeler de nous informer dans le cas d’une collaboration avec un partenaire externe» […].»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a pour sa part déclaré qu’elle «a pour principe «d’exclure toute collaboration avec l’industrie du tabac» […]. Cela étant, elle a tout de même signé des mandats de prestations avec Philip Morris.» (rtsinfo)
- financement tiers
- rôle des scientifiques
- financement public
- liberté académique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- profil – EPF
- intégrité scientifique
EPFL Valais: «Incident chimique sans gravité»
Mardi soir, quarante pompiers et douze véhicules ont été mobilisés suite à un incident chimique qui a eu lieu sur le site de l’EPFL de Sion et qui «n’a engendré ni fuite de gaz ni départ de feu». Vincent Hiroz, Directeur du site sédunois de l’EPFL, explique que «[d]ans le cadre d’une expérience en cours dans un four de laboratoire, deux bouteilles avec une solution aqueuse contenant des réactifs fortement dilués ont cassé et le liquide s’est répandu au sol […]. Le personnel présent au deuxième étage a tout de même été évacué par précaution et le local sécurisé. Aucun blessé n’est à déplorer.»
David Vaquin, Commandant des sapeurs-pompiers sédunois, rappelle que «Sur le site de la HES et de l’EPFL, il s’agit principalement de recherche, [ils ne sont] donc pas confrontés à des quantités comme dans l’industrie», mais il indique que «[p]our le CSI de Sion, la présence de ces hautes écoles est un challenge. En ce sens, [ils ont] renforcé [leur] formation dans le domaine chimique et [ils visitent] régulièrement les locaux, d’une manière proactive. Des plans d’intervention provisoire en lien avec certaines expériences sont également mis sur pied.»