- 25.03.2025 Revue de presse UNIL
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25Mar2025
24Mar2025
Politique des hautes écoles
«Sur les technos de demain, la Suisse comme un poulet sans tête»
«La volte-face des Etats-Unis oblige les pays européens à regarder en face les enjeux de souveraineté, y compris en matière scientifique et technologique. Au contraire, la Suisse décide de couper dans ses investissements, y compris les plus stratégiques, avec application et balourdise. Tout cela au nom d’un dogme qui a fait son temps: l’absence de politique industrielle.»
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- intelligence artificielle
- rapport Gaillard
«Un «management tyrannique» dénoncé à l’Hôpital Jules-Gonin»
Le 24 heures a rencontré une quinzaine d’employé·es de l’institut ophtalmique lausannois Jules-Gonin, qui dénoncent «des méthodes de management tyrannique et un quotidien devenu insupportable». Aujourd’hui, le climat de travail occasionnerait un nombre important de démissions et un taux d’absentéisme particulièrement élevé (19% selon le syndicat SUD, un chiffre contesté par la direction). Cette dégradation des rapports de travail et l’attitude de leur direction aurait de potentielles conséquences sur la prise en charge des patient·es.
La situation se serait dégradée à partir de janvier 2024, suite à la nomination de nouveaux cadres. Le syndicat SUD a alors saisi l’inspection du travail, qui s’est rendue dans l’établissement en février dernier. Le reproches viennent avant tout du management mais s’adressent aussi à la direction générale.
Interrogée, la direction«assure que la prise en charge des patients est excellente». Elle se dit préoccupée, expliquant qu’«il faut parfois du temps pour que de nouvelles choses se mettent en place.»
La Fédération syndicale SUD espère que «les subventionneurs, dont l’État, feront la lumière sur cette violence institutionnelle.»
Interrogé sur sa connaissance des difficultés évoquées par les employé·es, le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) répond: «L’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin est un établissement de droit privé, indépendant du DSAS. Sa gestion des ressources humaines, notamment les processus de recrutement, ne relève pas de la compétence du DSAS. Concernant la qualité des soins et la sécurité des patients, le DSAS n’a pas constaté d’éventuels problèmes de prise en charge. Par ailleurs, aucun signalement ou plainte de patient n’a été récemment transmis à l’Office du médecin cantonal.»
«Donald coupe dans le budget des universités et de la recherche scientifique», Columbia cède à la pression
Donald Trump a diminué les budgets des universités et de la recherche scientifique de plusieurs milliards de dollars, créant de l’inquiétude au sein du monde universitaire américain.
L’Université Johns Hopkins de Baltimore a, par exemple, perdu plus de 800 millions de dollars de subventions, ce qui a conduit au licenciement de 2200 employé·es, dont 250 aux Etats-Unis. «Il y a une incompréhension de la raison pour laquelle cela se produit, du moins de la manière dont cela se produit», explique Paul Spiegel, épidémiologiste à la tête d’un département, au micro de la RTS. «Je pense qu’il y aura des décennies de conséquences négatives, en termes de sciences, mais aussi pour l’avenir des jeunes chercheurs», ajoute-il.
La communauté scientifique a déposé plusieurs recours en justice, mais se heurte à une politique «du fait accompli» qui a déjà entrainé la fermeture de plusieurs projets de recherche, conclut le journaliste.
L’Université américaine de Columbia, qui avait reçu un ultimatum pour se conformer aux exigences de la Maison-Blanche, a décidé d’engager les réformes demandées par le gouvernement. Elle l’a fait savoir à ce dernier en lui envoyant une lettre vendredi. N’évoquant jamais la question financière dans sa lettre, l’université se dit prête à «revoir totalement sa gestion des mouvements de protestation étudiants» et «à formaliser une définition de l’antisémitisme». L’université annonce se doter d’un nouveau service d’ordre de «36 agents spéciaux» qui auront la possibilité d’«arrêter» des personnes ou de les expulser du campus quand cela sera jugé «approprié». (Bluewin.ch)
Alors que le gouvernement avait ordonné à l’université de placer les études sur le Proche-Orient, l’Asie du Sud et l’Afrique sous administration forcée pendant cinq ans, privant ainsi la faculté de tout contrôle, l’alma mater n’a pas explicitement répondu à cette mesure drastique, mais a annoncé qu’elle nommerait un responsable chargé de veiller à ce que les programmes d’enseignement soient équilibrés. La direction a également promis une plus grande neutralité institutionnelle, ce qui signifie qu’elle se gardera à l’avenir de toute prise de position politique. (Neue Zürcher Zeitung)
Todd Wolfson, professeur à l’université Rutgers et président de l’American Association of University Professors, a déclaré qu’il s’agissait de la plus grande atteinte à l’autonomie académique et à la liberté d’expression depuis la croisade de McCarthy contre les communistes dans les années 50. (Neue Zürcher Zeitung)
«Cette décision est considérée comme déterminante, car elle pourrait servir de précédent pour d’autres universités de pointe comme Harvard ou Stanford, qui font également l’objet d’une enquête.» (Neue Zürcher Zeitung) Le gouvernement a par exemple menacé mercredi l’Université de Pennsylvanie d’une réduction de 175 millions de dollars car l’université avait admis une femme transgenre dans l’équipe féminine de natation en 2022.
- coupes budgétaires
- autonomie – hautes écoles
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- conflit israélo-palestinien
«Projet de nouveau campus pour la HEP Valais»
Le projet «Sustema» pour le nouveau campus de la Haute École pédagogique du Valais (HEP-VS) à Saint-Maurice a franchi une nouvelle étape. Obligé de refuser chaque année des dossiers de candidatures faute de place, la HEP-VS doit repenser ses infrastructures afin de garantir des conditions d’apprentissage et de travail optimales. «La prochaine étape clé sera l’obtention du crédit d’engagement d’un montant d’environ 51 millions de francs qui sera soumis au Grand Conseil valaisan en automne 2026.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mars 2025
«Master réservé aux médecins de famille: Röstigraben en vue»
«Pour lutter contre la pénurie de médecins généralistes, des élus zurichois veulent une formation ciblée. Les universités de Lausanne et Genève sont sceptiques.»
21Mar2025
Politique des hautes écoles
Un scientifique français refoulé à son entrée aux Etats-Unis pour ses positions « personnelles » sur Donald Trump
«Il devait donner une conférence aux États-Unis, il a finalement été renvoyé en Europe. Un chercheur français a été refoulé le 9 mars du territoire américain, après un contrôle de routine. Ce scientifique français s’est vu reprocher ses prises de position concernant le président américain.»
««Cette mesure aurait été prise par les autorités américaines parce que le téléphone de ce chercheur contenait des échanges avec des collègues et des relations amicales dans lesquels il exprimait une opinion personnelle sur la politique menée par l’administration Trump en matière de recherche », a expliqué Philippe Baptiste, le ministre français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.»
«L’administration Trump joue avec le feu»
Michael Hagner, professeur de recherche scientifique émérite (en 2025) de l’EPFZ, est alarmé par l’atteinte du gouvernement américain à la liberté scientifique, qu’il qualifie d’une «nouvelle tentative massive de torpiller l’autonomie des sciences et de leurs institutions.» Il avance: «Seule une science libre conduit à une culture du savoir civilisée, juste, remettant constamment en question sa propre position et donc ouverte. Cette culture ouverte est indispensable à la démocratie. En fait, lorsqu’une démocratie se porte bien, les sciences se portent également bien. Et quand une démocratie va mal, les sciences vont mal aussi.»
Par ailleurs, un exode des scientifiques de premier ordre aurait des conséquences à long terme sur la place scientifique américaine: «Au début des années 1930, la science en Allemagne était encore le leader mondial absolu. Après 1945, elle était presque inexistante. Aujourd’hui encore, 80 ans plus tard, l’Allemagne ne s’en est pas complètement remise. »
«La Suisse doit attirer les experts américains»
«Le conseiller aux Etats neuchâtelois Baptiste Hurni dépose une motion appelant la Confédération à coordonner les efforts des universités pour accueillir les scientifiques basés aux Etats-Unis. «Une chance à ne pas manquer», défend-il» (Le Temps)
Les universités et les instituts de recherche européens ont déjà commencé à se mobiliser. (Science Business)
«Trump «intimide» les unis suisses»
«L’administration américaine met désormais la science sous pression: elle gèle les fonds de recherche et affaiblit les institutions scientifiques. Des disciplines entières – de la recherche sur le climat à celle sur le genre – sont censurées et vidées de leur substance. La collecte et l’échange international de données, dont les données sanitaires sur le virus hautement pathogène de la grippe aviaire qui circule actuellement, ont été interdits.»
Selon la NZZ am Sonntag, l’administration Trump a en outre envoyé des questionnaires aux universités du monde entier avec l’objectif de vérifier si les projets financés par Washington suivent la ligne politique du gouvernement.
Selon les autrices de l’article Watson, «Une chose est claire: les hautes écoles doivent trouver une manière de gérer cette intervention en provenance de l’étranger. Swissuniversities, la conférence des rectorats, mène déjà une enquête interne. Mais c’est long et complexe, nous affirme-t’on. Une déclaration est attendue au plus tôt la semaine prochaine.» (Watson)
«Excellence et efficience – voilà ce qu’attend le Conseil fédéral du domaine des EPF pour les années 2025 à 2028»
«Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2025 à 2028. Il attend de ce dernier qu’il continue à proposer un enseignement de haute qualité, qu’il réponde aux nouveaux besoins de la recherche et qu’il collabore étroitement avec ses partenaires issus des milieux économiques et de la société. Les Chambres fédérales ont alloué au domaine des EPF une enveloppe budgétaire d’environ 11 milliards de francs pour la période 2025 – 2028. Malgré cette contribution substantielle de la Confédération, le domaine des EPF devra encore davantage miser sur l’efficience et les effets de synergie au cours des quatre prochaines années. »
L’Unil dans les médias
«Les soutiens affluent en faveur du professeur Joseph Daher, évincé de l’UNIL»
«Depuis bientôt deux mois, le motif de la décision prise fin janvier par la direction de l’Unil de ne pas renouveler le contrat du professeur Joseph Daher ne cesse de susciter l’incompréhension, voire l’indignation, des milieux académiques en Suisse – et jusqu’au niveau international.»
Revue de presse UNIL 21 mars 2025
20Mar2025
Politique des hautes écoles
Jan Palmowski : «La Commission européenne doit faire marche arrière sur ses projets de financement de la recherche»
Jan Palmowski, secrétaire général du Guild, une association de «vingt-deux prestigieuses universités européennes à forte intensité de recherche, réparties dans seize pays», écrit que «l’avenir du financement de la recherche et de l’innovation en Europe est en jeu. L’UE a déclaré explicitement qu’elle cherchait à regrouper et aligner dans un Competitiveness Compass les financements européens et nationaux de la recherche, de sorte que cette nouvelle façon de penser au niveau européen pourrait, avec le temps, être adoptée par les gouvernements nationaux également.»
Les lignes de combat se dessinent entre la direction de la Commission et ses colégislateurs, et elles tournent, selon M. Palmowski, autour de trois questions centrales:
Premièrement, contrairement à la rhétorique «alarmiste» de la Commission (« Le statu quo n’est pas une option »), la déclaration de Varsovie reconnaît que les programmes-cadres, vieux de 40 ans, ont réussi à renforcer l’économie, le bien-être des citoyens et les valeurs communes de l’Europe.
Deuxièmement, au moins dans le parlement européen, «il y a un sentiment palpable de frustration concernant la transparence et le style» décisionnel du Conseil européen.
«Troisièmement, s’il est indéniable que FP10 doit être simplifié, le Conseil européen et le Parlement européen se concentrent clairement sur la simplification de la bureaucratie entourant les programmes. Ni l’un ni l’autre n’ont de sympathie pour l’intention apparente de la Commission de créer quelques instruments de directive pour soutenir uniquement ses priorités économiques immédiates.»
Par ailleurs, plusieurs dirigeant·es d’un certain nombre d’universités et hautes écoles suisses (UZH, UNIGE, UNIBE, EPFZ, HES-SO, USI, UNIBAS, ZHdK, UNIFR) se sont prononcés, ensemble avec plusieurs conférences de recteurs (dont swissuniversities) et une centaine d’autres recteurs·rices en faveur d’un programme-cadre pour la recherche (FP10). «Le Competitiveness Compass ne parvient pas à développer une vision qui articulerait une politique de R&I révolutionnaire, fondement essentiel d’une politique de compétitivité efficace. Elle n’atteindra pas ses objectifs si elle n’alimente pas les fondements de la compétitivité de l’Europe, son excellence scientifique. […]»
«Le parlement veut des mesures pour former plus de médecins»
Le Parlement suisse demande au Conseil fédéral des mesures pour former plus de médecins. Après le Conseil National, celui des États a formulé ce matin deux objectifs : former plus de médecins et augmenter la rémunération des généralistes (actuellement moins rémunéré·es que les médecins spécialisé·es).
Actuellement, 40% des médecins en Suisse viennent de l’étranger. La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider a admis que la situation était tendue, mais elle estime qu’exiger de nouvelles dispositions légales ne serait pas opportun. «On s’immisce dans la souveraineté des cantons», a-t-elle expliqué. (RTS: 12h30) Car c’est en effet des coûts que les cantons devront assumer. Toutefois, selon Sébastien Jotterand, coprésident de l’association suisse des médecins de famille et de l’enfance, «les cantons devraient avoir les moyens», puisque «c’est dans la loi. Les cantons et la confédération doivent assurer l’accès pour la population aux soins médicaux de base, donc ça fait partie de leur budget […] de payer des études pour plus de médecins.» Il ajoute qu’il faut compter une douzaine d’années pour former un généraliste, ce qui implique que les effets des mesures d’aujourd’hui ne seront pas immédiatement visibles. (RTS : Forum)
A l’Université de Berne, la création de places d’études supplémentaires, particulièrement en médecine de famille, se heurte à une limite de capacité en termes de places de stage, mais il s’agit également d’un problème d’espace. Des projets [de construction] d’infrastructure supplémentaires prennent plus de temps que planifié. (SRF)
Pascal Gygax: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035
Pascal Gygax, psycholinguiste et lauréat du Prix Marcel Benoist, décrit les trois principaux défis, selon son point de vue, du paysage FRI d’ici 2035.
1.Résister aux mouvements anti-science
«[…] Les attaques de l’administration Trump en 2025 contre le monde scientifique nous choquent, mais la Suisse n’est pas en reste. Par exemple, le 2 mai 2022, lorsque des spécialistes du climat ont présenté leurs derniers travaux au parlement Suisse, deux tiers des politiques n’ont pas assisté à la rencontre. […] une partie de la population reste imperméable aux discours scientifiques et aux données probantes.»
2.Repenser un système académique médiéval
«Les institutions universitaires en Suisse […] sont régies par des castes et des hiérarchies qui ne reposent plus sur le mérite ou d’autres critères objectifs. C’est l’une des structures les moins horizontales que l’on puisse trouver, et cette structure n’est plus viable. […] Les décisions institutionnelles récentes visent à accroître cette précarité, prétendument pour générer de la concurrence et améliorer la production scientifique.Pourtant, peu de recherches corroborent l’idée que la précarité est bénéfique pour la science. En réalité, la précarité nuit à la science. Elle nous incite à nous focaliser sur des résultats à court terme, alors que nous avons besoin de projections scientifiques à long terme. Cependant, l’idée de la concurrence par la précarité s’est insidieusement ancrée dans notre culture.»
3.Se battre pour continuer de faire de la recherche et de l’enseignement de qualité
«Le corps intermédiaire supérieur, véritable pilier de la force académique, voit ses ressources de recherche diminuer. Dans certaines universités et facultés, il n’est plus rare de voir des membres du corps intermédiaire enseigner plus de 12 heures par semaine. Ces postes deviennent même majoritaires, transformant certaines universités en établissements d’enseignement secondaire glorifiés. Les récentes coupes budgétaires de la Confédération aggravent cette situation. […]. Nous devons également trouver de nouvelles formes d’enseignement, plaçant les étudiantes et étudiants au centre de l’apprentissage, diversifier les sources de financement et réinventer la valorisation des membres des hautes écoles. […]»
- financement tiers
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- structure universitaire
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- image de la science
- rapport Gaillard
«Pourquoi les coupes budgétaires américaines ébranlent la recherche suisse»
L’administration Trump a bouleversé le système de financement des Instituts nationaux pour la santé (NIH) pour la recherche biomédicale. Cette décision va avoir des conséquences considérables pour les scientifiques et les fabricants de médicaments un peu partout dans le monde, notamment en Suisse. […] Les institutions suisses ont collaboré à 489 projets des NIH en 2024.» Parmi les bénéficiaires se trouvent l’EPFZ, l’Université de Berne et l’Institut suisse de bio-informatique à Genève et l’industrie pharmaceutique.
Academic Freedom Index 2025
L’Indice de liberté académique a été mis à jour récemment, un rapport qui donne un aperçu de l’état de la liberté académique dans 179 pays. Comme les années précédentes, les niveaux de liberté académique varient considérablement d’un pays à l’autre. «L’analyse montre que les pays où des partis anti-pluralistes sont au pouvoir ont des niveaux de liberté académique inférieurs à ceux où les partis anti-pluralistes n’ont que peu ou pas d’influence politique.» Pour approfondir la relation entre l’anti-pluralisme et la liberté académique, trois cas illustratifs ont été examinés: L’Argentine, la Pologne et les États-Unis.
Parmi les pays où le déclin de la liberté académique a été statistiquement et substantiellement significatif, on trouve plusieurs démocraties, comme l’Argentine, la Finlande, la Grèce, Israël, le Portugal et les États-Unis. Le recul de la liberté académique a également été mesurable en Autriche et en Allemagne, mais dans les deux cas, le recul reste faible et n’est pas encore substantiellement significatif, selon les auteurs du rapport.
L’ETHZ se retire de X, l’EPFL et l’Université de Zurich y demeurent
«L’ETHZ n’utilisera plus activement ce compte à partir de maintenant», a fait savoir l’institution dans son dernier post sur X. La haute école explique sa décision par le fait que la portée des contributions sur ce réseau social est en recul depuis des années et que les activités de ces robots ont augmenté, «ce qui accroît les frais de modération». L’ETH continue d’être présente sur d’autres plateformes comme Instagram, Bluesky ou Tiktok.
«D’autres instituts de formation comme l’EPFL ou l’Université de Zurich (UZH) sont encore actifs sur X. L’UZH est en train de clarifier la question de son maintien sur la plateforme, comme elle l’a fait savoir sur demande.» (Tages-Anzeiger)
L’Unil dans les médias
La résistance s’organise contre le rapport Gaillard
Le programme d’économies présenté par le Conseil fédéral sous le titre «Programme d’allègement budgétaire 2027» – [connu sous le nom «rapport Gaillard»] – prévoit des économies de 460 millions de francs dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. Les universités, les EPF et les hautes écoles spécialisées sont particulièrement concernées, notamment avec une augmentation des taxes d’études et des coupes dans le FNS. Ces mesures d’économies s’ajouteraient aux restrictions financières déjà décidées l’automne dernier par les Chambres fédérales.
Selon le Syndicat SSP, le travail de mobilisation a déjà commencé dans certaines universités et doit maintenant s’intensifier. «A l’Université de Lausanne, par exemple, la section étudiante du SSP initie, après deux séances d’information, un comité commun contre l’augmentation des taxes d’études. L’objectif est de créer des collectifs similaires dans le plus grand nombre possible d’universités et, idéalement, d’organiser une journée d’action nationale décentralisée avant la fin de la période de consultation, le 5 mai 2025. A l’Université de Genève, une assemblée générale contre les mesures d’économie est prévue pour le 10 avril.»
Revue de presse UNIL 20 mars 2025
19Mar2025
Politique des hautes écoles
Plaidoyer du CSS contre les mesures du rapport Serge Gaillard
Sabine Süsstrunk, présidente du Conseil suisse de la science (CSS), écrit un commentaire dans les colonnes de la NZZ en défaveur des mesures d’économies de la Confédération proposées dans le rapport «Serge Gaillard», arguant que «les dépenses de recherche et de développement sont considérées comme des investissements et non comme de simples frais courants».
«En tant qu’organe consultatif de la Confédération, le [CSS] recommande au gouvernement et au Parlement de ne pas mettre en œuvre en l’état les coupes prévues dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation.» La présidente dénonce en particulier l’unique solution proposée par le groupe d’expert·es. Elle écrit : «Afin de permettre une priorisation stratégique des propositions d’économie, il faudrait soumettre au Parlement non pas un paquet global comme prévu, mais plutôt un ensemble de propositions. Sur cette base, les approches peuvent être discutées individuellement et les priorités fixées. Si l’évitement d’un tel débat peut être compréhensible du point de vue de la tactique de négociation, cette démarche doit être rejetée du point de vue de la politique démocratique et de la stratégie.» Finalement, elle met en garde contre les conséquences futures de telles coupes, dont les effets ne seraient pas immédiatement visibles. «Les coupes opérées aujourd’hui dans la formation et la recherche entraîneront demain une baisse de la croissance économique. En outre, les conséquences pour la relève scientifique et pour l’attractivité de la Suisse en tant que site de recherche et d’innovation ne se feront sentir que progressivement et avec un certain retard. Le savoir risque de partir à l’étranger.»
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«Le crédit pour le nouveau bâtiment de l’Université de Neuchâtel adopté au Grand Conseil»
Les députés neuchâtelois ont accepté mardi par 95 oui et 4 non un crédit de près de 96,8 millions de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment pour l’Université de Neuchâtel, .
Le financement du projet, nommé Univers, sera assuré par le canton de Neuchâtel à raison de 37,3 millions de francs, par la Banque cantonale (BCN) pour 40 millions, et par la Confédération via le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour 19,5 millions millions. «Si l’on se réfère à ce que le rapport Gaillard propose comme économies pour la Confédération, notamment dans la formation, nous pourrions perdre 20 millions si nous ne disons pas oui aujourd’hui à ce projet», a alerté peu avant le vote l’écologiste Emile Blant. (Le Courrier) L’investissement n’a pas été soumis au mécanisme habituel de frein à l’endettement, dont la dérogation est permise en cas d’investissement jugé majeur pour le Canton. (ArcInfo)
«C’est l’investissement le plus important de l’histoire récente de la République, a déclaré Crystel Graf (PLR), conseillère d’Etat en charge de la Formation. Ce projet va renforcer l’attractivité de la formation et le pôle de recherche». Elle rappelle également que l’université est passée de 3’200 étudiants en 2001 à 4’400 actuellement. (RTS)
Le projet Univers sera installé sur l’ancien site de Panespo au bord du lac, occupé actuellement un parking public provisoire et une antenne du lycée Jean-Piaget. Le bâtiment sera composé d’un learning center, un auditoire modulable de 700 places pouvant accueillir «des évènements d’envergure pour le canton» et des congrès internationaux, des salles de cours et de réunion, ainsi que des bureaux et une cafétéria. Il permettra de regrouper les instituts de la faculté des lettres et sciences humaines. La construction devrait s’achever au printemps 2029.
«L’ETHZ ne veut plus s’exprimer sur les conflits géopolitiques»
Les conflits géopolitiques de ces dernières années ont provoqué des tensions dans les hautes écoles du monde entier. «En réaction, la direction de l’école ETH a mis en place en juillet 2024 une commission ad hoc pour le positionnement institutionnel. Son mandat consistait à élaborer une base de décision pour savoir si l’ETH Zurich devait prendre position en tant qu’institution face aux crises et aux conflits géopolitiques. […] En février 2025, la direction de l’école a adopté le document de position de la commission ad hoc pour le positionnement institutionnel. Il conclut qu’à l’avenir, l’ETH Zurich ne prendra pas de position officielle lors de conflits géopolitiques.» (ethz.ch)
La professeure de bioéthique Effy Vayena, qui a dirigé la commission, déclare : «le fait de s’en tenir à des positions officielles ne signifie pas que notre institution est indifférente aux défis mondiaux». Mais la meilleure contribution que l’ETH puisse apporter au monde est de remplir sa mission en matière de recherche, d’enseignement et de transfert de connaissances.
L’ETHZ n’est pas la seule à s’exprimer ainsi : l’EPFL écrit «il n’est pas de notre devoir de réagir aux décisions politiques prises aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde». (BZ)
Pour la conseillère nationale socialiste Anna Rosenwasser, qui s’engage pour l’inclusion et qui est membre de la Commission parlementaire de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC), ce qui fait l’ETHZ «signifie se retirer délibérément de toute responsabilité». Elle déclare que «la neutralité est une exigence absurde lorsqu’il s’agit de science». Car la science fournit des faits qui servent de base à l’analyse, à la prise de décision et à la formation d’opinion. «Si elles se dérobent à l’influence des gouvernements populistes de droite, elles risquent non seulement de perdre leur crédibilité, mais aussi leur propre indépendance.»
Mathilde Crevoisier, présidente de la CSEC du Conseil des Etats, déclare que les hautes écoles sont bien sûr libres d’opter pour une stricte neutralité, mais que «le problème est de savoir si elles le font par peur de représailles politiques».
Antonio Loprieno, professeur d’histoire des institutions et ancien recteur de l’université de Bâle affirme qu’il «comprend que les universités préfèrent ne pas prendre position sur la géopolitique. Le monde est devenu trop complexe.» «Toutefois, lorsqu’il ne s’agit pas de politique mais de liberté académique, les universités devraient se tenir debout : «Ceux qui en ont les moyens ne devraient pas se laisser intimider, et je pars du principe que les universités suisses peuvent se le permettre», dit Loprieno.» «Mon expérience est que les réponses ponctuelles aux tentatives de pression sont plus efficaces que les déclarations publiques», ajoute-t-il.
En février dernier, les Académies suisses des sciences ont cosigné une déclaration publique de prise de position avec All European Academies (ALLEA), demandant aux gouvernements et aux institutions de «renforcer les efforts en cours pour protéger la liberté académique et l’autonomie des institutions scientifiques». (BZ)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mars 2025
18Mar2025
Politique des hautes écoles
Amnesty lance une pétition pour «garantir le droit de manifester»
Amnesty International Suisse a lancé une campagne (voici la pétition) pour la liberté de manifester. «À Fribourg, Lausanne et Zurich, des étudiant·e·x·s qui se sont mobilisé·e·x·s face à la crise à Gaza sont toujours sous le coup de procédures pénales.»
«Malheureusement, en Suisse, les manifestations pacifiques sont d’abord considérées comme des questions de sécurité et de gestion de l’espace public », souligne Anita Goh, responsable de campagne.
«Le rapport Gaillard ne convainc pas les cantons»
Le plan d’allègement budgétaire de la Confédération, le «Plan Gaillard» est jugé «extrêmement insatisfaisant» par les gouvernements cantonaux. «Craignant des reports de charges, ils demandent au Conseil fédéral de revoir sa copie. […] . Les cantons ne seront pas les seuls à monter aux barricades. Les syndicats ont d’ores et déjà dénoncé un «programme thatchérien» touchant au social, à la formation et à l’environnement.»
Pour Didier Juillerat, directeur du CIP à Tramelan (BE), les mesures d’économies prônées par le rapport d’experts «Serge Gaillard» met en danger la formation continue: «En résumé, le secteur clé de la formation de remise à niveau en compétences de base des adultes est menacé pour une économie de 19 millions par année. En sachant qu’à moyen terme, 30% des adultes en âge de travailler (soit plus de 1,6 million en 2023) risquent de voir leur poste menacé par manque de compétences, est-ce bien raisonnable? (ajour.ch)
Trois axes pour renforcer la recherche et l’innovation en Allemagne
«L’Allemagne est en proie à une polycrise : guerres en Europe et dans le monde, incertitudes géopolitiques, perte de compétitivité, lenteur de la transformation de l’économie et perspective de déstabilisation du système social.» Dans le contexte de la formation d’un nouveau gouvernement, 24 organisations de la recherche et de l’innovation ont avancé trois propositions pour «maintenir – et développer – la croissance économique et la stabilité sociale» du pays:
1. «donner la priorité à la recherche et à l’innovation»
Les organisations préconisent d’investir 4% du PIB dans l’innovation et la recherche. «Il faut une stratégie cohérente à long terme, avec des objectifs clairs, qui tienne compte des exigences de la science et de l’industrie. C’est la seule façon de garantir la sécurité de la planification. Tous les ministères concernés doivent collaborer de manière coordonnée.»
2. Créer des espaces de liberté plutôt que de la bureaucratie
«Pour une croissance durable en Allemagne, il faut plus de courage pour la liberté et plus de confiance dans les acteurs de la recherche, du développement et de l’innovation.»
3. Développer la culture de l’accueil
«Dans le contexte des évolutions géopolitiques, l’une des priorités du nouveau gouvernement fédéral doit être de s’engager au niveau national et international en faveur d’une société pluraliste et ouverte. La coopération scientifique internationale est plus importante que jamais. Face à la pénurie croissante de personnel qualifié, nous avons besoin d’une immigration ciblée vers notre système scientifique et notre marché du travail. Cela ne fonctionnera qu’avec une culture de l’accueil, pour laquelle toutes les forces démocratiques de notre pays doivent s’engager avec véhémence.»
Ultimatum pour Columbia et climat insécuritaire dans les universités américaines
L’Université de Columbia a jusqu’à demain pour se conformer aux exigences de la Maison-Blanche, qui lui a suspendu 400 millions de dollars de subventions, les mettant en garde contre d’éventuelles mesures contraignantes si elle ne remplit pas «l’obligation de protéger les étudiants juifs sur le campus». (Nature)
La Maison blanche réclame «la mise sous-tutelle du département sur le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie du Sud-Est. […] Selon cet ultimatum, des mesures disciplinaires, voire l’expulsion de l’université des étudiants qui avaient occupé le campus devraient être prononcées.» (Le Temps)
A Columbia, «il règne un sentiment général d’insécurité et une grande indignation face à la tentative d’ingérence du gouvernement dans les affaires internes», décrit Andreas Wimmer, professeur de sociologie à l’Université de Columbia. «En interne, l’université est divisée sur la meilleure réaction à adopter dans cette situation», ajoute-t-il. «De mon point de vue, la liberté de recherche et d’expression aux États-Unis est menacée à la fois par l’extrême droite et par l’extrême gauche.» (SRF)
«Vendredi dernier, le Département de l’éducation […] a lancé une enquête contre une cinquantaine d’universités suspectées de continuer à promouvoir la diversité et l’inclusion dans leurs rangs, en violation des décrets signés par Donald Trump. Car ces politiques de discrimination positive […] sont aujourd’hui accusées de «racisme» contre la majorité blanche aux Etats-Unis.»
L’auteur du Temps estime: «L’argent est le nerf de cette guerre idéologique.» Mais quel est le but de cette offensive? «Les leaders autoritaires forcent les gens à gober leurs mensonges. Les universités sont des contre-pouvoirs face à cet abrutissement», avance Isaac Kamola, professeur associé de science politique au Trinity College, dans le Connecticut, et directeur du Centre pour la liberté académique de l’association des professeurs d’université.
Selon Aida A. Hozic, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’Université de Floride, l’administration Trump agit aussi par «désir de revanche». «L’économie du savoir est considérée comme privilégiant une élite libérale, expose-t-elle, alors que le mouvement «Make America Great Again» se fait le porte-parole des Américains sans diplômes». (Le Temps)
Par ailleurs, l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis a annoncé jeudi une vague de licenciements. La raison serait la coupe claire opérée au sein de l’agence d’aide au développement USAID. «Selon les informations fournies, 1975 postes doivent être supprimés dans 44 pays, et 247 emplois sont concernés aux États-Unis.» (swissinfo.ch)
Les Etats-Unis interrogent l’ETHZ sur les questions de genre et de climat
Selon les recherches de la NZZ am Sonntag, les autorités américaines ont demandé à l’ETHZ des informations sur ses recherches. «L’ETH Zurich a reçu un ‘questionnaire’ de l’administration américaine concernant un projet pour lequel nous avons reçu des fonds fédéraux américains», a confirmé le service de presse de la haute école. Alors que l’institution polytechnique garde secret le nom du projet dont il s’agit ainsi que les questions du formulaire, il semblerait qu’il soit clair qu’elles portent sur la diversité, l’égalité, l’inclusion et le climat. En effet, de tels questionnaires avaient également été envoyés à des universités américaines, dont un professeur assistant de l’Université du Michigan avait récemment publié quelques questions sur Bluesky : «Pouvez-vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’un projet de diversité, d’égalité et d’inclusion et qu’il ne contient pas de tels éléments?» ; «Pouvez-vous confirmer qu’il ne s’agit pas d’un projet de justice climatique ou environnementale?» ; «Le projet prend-il des mesures appropriées pour protéger les femmes et les défendre contre l’idéologie du genre?»
En Suisse, de nombreuses hautes écoles reçoivent des financements américains pour la recherche : l’ETH Zurich a reçu en moyenne près de 2,5 millions de francs par an de subventions américaines au cours des dix dernières année, l’EPFL a conclu cinq nouveaux accords pour environ 1,2 million de francs de soutien états-unien. Les universités de Bâle, Genève, Berne et Zurich comportent également des projets financés par les États-Unis. Toutefois, il semblerait qu’aucune autre institution n’ait encore reçu de tels questionnaires. L’ETHZ annonce cependant vouloir se concerter avec les autres universités suisses avant de répondre aux questions américaines.
«Dans le domaine de la recherche suisse, personne ou presque ne veut s’exprimer publiquement sur les questionnaires», écrit la NZZ am Sonntag, «le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation renvoie aux hautes écoles.» Malgré l’inquiétude des financements américains, la nouvelle situation de l’administration américaine pourrait toutefois profiter à la Suisse : de nombreux chercheur·euses tournent de plus en plus le dos aux États-Unis, se dirigeant alors parfois vers les deux EPF helvétiques. «Nous constatons actuellement un intérêt accru de la part des chercheurs américains», écrit l’EPFL.
- études genre
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- durabilité et climat
- gestion des finances universitaires
- recherche – pluralité
Les cerveaux américains frappent à la porte des universités européennes
Alors que la France a déjà annoncé débloquer des millions pour accueillir les chercheur·euses fuyant les Etats-Unis, la Suisse est toujours silencieuse. L’Université Aix Marseille (amU) a lancé le programme «Safe Place for Science», auquel une quarantaine de scientifiques ont déjà répondu une semaine après la décision. Le programme prévoit de pouvoir dégager jusqu’à 15 millions d’euros sur 3 ans.
Dans l’éditorial du Temps, une journaliste argumente en faveur d’un accueil des chercheur·euses américain·es en Suisse. Elle avance principalement deux arguments: des questions de valeurs («aux Etats-Unis, ce ne sont pas seulement des individus qui sont attaqués, mais bien la démarche scientifique elle-même») et de prospérité («embaucher des scientifiques américains doit donc être vu comme un investissement, et non comme une œuvre de bienfaisance»).
La porte-parole de l’EPFL Corinne Feuz explique que «la période n’est pas idéale [pour accueillir des scientifiques étranger·ères] alors que les hautes écoles subissent des coupes de financement provenant de la Confédération. Mais c’est un moment dans lequel l’EPFL peut malgré tout saisir des opportunités, notamment en cherchant des fonds tiers.» Elle ajoute : «l’EPFL pourrait accélérer certaines procédures de recrutement, comme nous le faisons déjà pour des projets présentant des défis importants et nécessitant une mise en œuvre rapide.» (Le Temps)
Du côté de l’UNIGE, «il n’y a pas à ce stade de mouvement massif, mais nous constatons en effet un intérêt de chercheuses ou chercheurs travaillant actuellement aux Etats-Unis», souligne la rectrice Audrey Leuba. (Le Temps)
A l’UNIL, l’attachée de presse Géraldine Falbriard avance que l’université dit ne pas pouvoir évaluer si les demandes de scientifiques américains sont en augmentation, car les enseignements en français prédominent. (Le Temps) De son côté, l’oncologue Johanna Joyce (UNIL), présidente élue de l’Association européenne pour la recherche sur le cancer, explique que les candidatures spontanées de scientifiques américains pour son laboratoire ont quintuplé depuis janvier. (science.org)
Finalement à l’ETHZ, la professeure Sonia Seneviratne, membre du bureau du GIEC, dit recevoir de nombreuses demandes de collègues américain·es ou travaillant aux Etats-Unis. «Il n’est pas dans notre intérêt que la science américaine disparaisse, notamment dans le domaine du climat. Certaines des données qu’elle fournit sont irremplaçables; leur perte serait extrêmement dommageable pour la lutte contre le changement climatique», ajoute-t-elle. (Le Temps)
Selon science.org, «certain·es expert·es politiques estiment que les gouvernements nationaux devraient faire davantage pour attirer les talents étrangers». Des pressions sont faites en Australie pour que l’offre des visas ou des permis soit accélérée pour les meilleur·es scientifiques américain·es, «une idée qui a également été discutée en Norvège et dans d’autres pays au cours des dernières semaines». Néanmoins, de nombreuses universités connaissent actuellement des problèmes de financement, comme au Canada, où les institutions sont confrontées à de grandes coupes budgétaires. «Au Royaume-Uni, de nombreuses universités suppriment actuellement des emplois. […] Aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens, les budgets consacrés à la science et à l’enseignement supérieur font également l’objet de réductions.» (science.org)
«L’Université de Berne abandonne la tibétologie»
Dès la rentrée d’automne, les cours de tibétain et de mongol seront supprimés à l’Université de Berme. «Le service de presse justifie cette réorientation par une baisse du nombre d’étudiant·es. De plus, l’apprentissage du tibétain ou du mongol est «très difficile». Il y aura cependant toujours un pôle de recherche sur l’histoire des idées du bouddhisme indo-tibétain.» «L’Internationale Vereinigung für Tibetische Studien a réagi dans une lettre avec une «profonde inquiétude» : selon l’association, les institutions académiques devraient résister à la «pression politique» de la Chine visant à réduire la présence du Tibet dans le discours académique international. L’Université de Berne, quant à elle, nie que la pression chinoise ait joué un rôle dans l’abandon de la tibétologie.» Depuis peu pourtant, l’université propose à ses étudiant·es «Langue et société chinoises» comme branche secondaire.
Ulrike Roesler, professeur d’études tibétaines et himalayennes à l’université d’Oxford, refuse l’argument de la difficulté de la langue. «Enfin, il serait impensable que des universités proposent des cursus en sciences islamiques sans l’arabe ou en histoire chinoise sans le chinois, car ces langues sont trop difficiles. En somme, la décision est «extrêmement myope» et «particulièrement décevante» pour un pays qui a été un pionnier dans le soutien et l’étude de la culture tibétaine».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mars 2025
17Mar2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mars 2025
14Mar2025
Politique des hautes écoles
«Et si la Suisse offrait l’asile scientifique aux cerveaux américains?»
«Des scientifiques souhaitent que les Hautes écoles et universités suisses accueillent leurs homologues américains visés par des coupes budgétaires massives de l’administration Trump dans la science et la recherche. Ils et elles demandent à ce que la Suisse se dote d’un « programme Einstein » pour attirer ces cerveaux, a appris la RTS. […] Rappelant que les comptes fédéraux pour l’an dernier sont « nettement moins pessimistes » que prévu, [la présidente de swissuniversities] Luciana Vaccaro s’attend donc à ce que la Confédération « révise les estimations pour les années à venir », prédisant que la voilure des coupes devra être « profondément revue ».
Le Conseil fédéral adopte le premier supplément au budget 2025
«Lors de sa séance du 14 mars 2025, le Conseil fédéral a adopté 7 crédits supplémentaires au total, en proposant d’augmenter d’environ 675 millions le budget de l’exercice en cours. Ces fonds sont presque entièrement requis par les programmes de l’UE pour la recherche et l’innovation (666 millions). »
Domaine des EPF : presque tous les objectifs stratégiques 2024 ont été atteints
«Le 14 mars 2025, le Conseil fédéral a examiné le rapport de gestion et le rapport financier du Conseil des EPF pour 2024 concernant le domaine des EPF. Le nombre d’étudiants et de doctorants a augmenté de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Les sciences de l’ingénieur restent le domaine d’études le plus représenté avec près de 11 000 étudiants et doctorants. À quelques exceptions près, les objectifs fixés pour le domaine des EPF ont été atteints.»
Une lettre ouverte en faveur d’un soutien massif européen à la recherche et l’innovation
Dans une lettre ouverte publiée le 12 mars, les principales institutions scientifiques européennes s’unissent pour demander un programme-cadre solide pour la recherche et l’innovation. [Les associations suisses n’ont pas pris position.]
La NASA annonce la fermeture de deux départements et du bureau du scientifique en chef
Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
L’Unil dans les médias
Lettre ouverte à la Direction de l’UNIL
La British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES), la Société des études sur le Moyen-Orient et le Mondes musulmans (SEMOMM) et la Società per gli studi sul medio oriente (SeSaMo) ont redigé une lettre ouverte à Frédéric Herman, recteur de l’Univerisité de Lausanne, pour exprimer leur profonde inquiétude quant au traitement réservé au professeur Joseph Daher. «Nous comprenons que le Prof. Daher a été soumis à une procédure arbitraire par le rectorat de l’Université de Lausanne (UNIL), conduisant au non-renouvellement de son contrat (signé en mai 2024) en tant que professeur invité pour le semestre de printemps 2025. […] Les mesures prises par la direction de l’UNIL semblent s’inscrire dans la longue série d’attaques nationales et internationales contre la liberté de penser, d’enseigner, de rechercher et d’apprendre qui ont affecté et continuent d’affecter les enseignants, les chercheurs et les étudiants. Elles menacent les droits démocratiques fondamentaux de tous. En conséquence, nous exigeons la réintégration immédiate de notre collègue le Prof. Daher dans son enseignement et ses fonctions au sein de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL.»
Revue de presse UNIL 14 mars 2025
13Mar2025
Politique des hautes écoles
Portrait de Patrick Bodenmann, vice-doyen Enseignement et diversité à la FBM
«Les doyens passent, Jean-Daniel Tissot, Manuel Pascual, et Patrick Bodenmann reste : il a conservé son rôle à la tête du dicastère Enseignement et diversité, qui chapeaute les cinq écoles de la FBM, avec la prise de fonction de Renaud Du Pasquier en 2024. Une façon de marquer la continuité dans un secteur particulièrement sensible pour la faculté, notamment au moment où la filière de médecine est mise sous pression.»
- relève scientifique
- enseignement – métiers de la santé
- formation – médecins
- direction des hautes écoles
- égalité
L’arrestation d’une figure étudiante pro-palestinienne provoque l’indignation aux Etats-Unis
«L’indignation a gagné le monde universitaire et les défenseurs des droits humains aux Etats-Unis après l’arrestation d’une figure des manifestations pro-palestiniennes à l’Université Columbia de New York. […] «Si Mahmoud Khalil peut se voir retirer son statut de résident permanent […] alors aucun immigré ou étudiant international d’aucun campus américain n’est en sécurité», s’est […] inquiétée la Coalition d’étudiants pour la solidarité avec la Palestine de Columbia. Le mouvement a par ailleurs dénoncé « le silence inquiétant » de l’université, qui n’a pas commenté l’arrestation.»
Le classement mondial des universités QS par matière (2025)
Le classement mondial des universités QS par matière 2025 comprend 55 disciplines réparties dans 5 grands domaines. La comparaison est faite parmi plus de 21’000 offres académiques, dans plus de 1’700 universités de 100 pays et territoires.
«La Suisse jouit d’une bonne réputation parmi les employeurs et se caractérise par une forte attractivité […] [Le pays] compte 234 entrées spécialisées dans le classement. Parmi celles-ci, 13% augmentent, 44% diminuent, 34% restent inchangées et 22 sont nouvelles. Dans les domaines spécialisés larges, la Suisse compte 32 entrées. 56% augmentent, 25% diminuent, 13% restent stables et deux sont nouvelles.» La Suisse se place en première position dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de l’hôtellerie et des sciences de la terre et de la mer (prnewswire.com). «L’ETH apparaît comme la meilleure université suisse en sciences de la vie, et en médecine dentaire, deux universités suisses se retrouvent dans le top 10.» (medinside.ch)
«Il est frappant de constater que les facultés de médecine suisses ne brillent pas autant dans ce «concours de beauté» que les cliniques universitaires suisses dans le classement de «Newsweek»: l’USZ [Hôpital universitaire de Zurich], l’USB [Hôpital universitaire de Bâle] et le CHUV y sont récemment classés parmi les 15 meilleurs hôpitaux du monde. […] Cela indique que les points forts de notre pays se situent davantage dans le domaine clinique que dans la recherche et l’enseignement.» (medinside.ch)
- classement des hautes écoles
- médecine – recherche
- formation – doctorant·e·s
- classements des pays
- essais cliniques
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mars 2025
12Mar2025
Politique des hautes écoles
La Déclaration de Varsovie
«Les 10 et 11 mars 2025, la secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama a participé à la réunion informelle des ministres de la recherche des États membres de l’Union européenne (UE), à Varsovie. Dans le cadre de cette rencontre semestrielle, les débats politiques ont principalement porté sur la conception stratégique du prochain programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation (PC10), dont le lancement est prévu en 2028, ainsi que sur la compétitivité de l’UE. En marge de cette réunion, la secrétaire d’État Martina Hirayama a aussi mené des entretiens bilatéraux avec ses homologues de différents pays.»
Lors de la réunion, les ministres de la recherche de l’UE ont envoyé un «signal fort» avec la Déclaration de Varsovie: ils et elles souhaitent que le prochain programme-cadre, le FP10, soit un programme de recherche et d’innovation autonome et qu’l ne fasse pas partie d’un fonds de compétitivité européen plus large.
La NZZ dresse un bilan de la présidence de Joël Mesot à l’EPFZ
Le Conseil des EPF regrette la décision de Joël Mesot de ne pas accepter un troisième mandat et remercie le président de l’EPFZ pour son action fructueuse, saluant sa «vision stratégique et sa grande capacité de direction». L’organe de direction stratégique du Domaine des EPF met particulièrement l’accent sur le projet «rETHink», que M. Mesot a lancé peu après son entrée en fonction en 2019 et qui doit préparer la haute école à l’avenir sur le plan organisationnel et culturel. Ce projet a notamment permis de définir six valeurs fondamentales de l’EPF : responsabilité, ingéniosité, ouverture, respect, inclusion et compétence (dans le sens de «Befähigung» ou «empowerment»). Les thèmes du développement du personnel et du leadership ainsi que du transfert de connaissances et des relations économiques ont également été renforcés sous Joël Mesot. Et les événements suivants ont marqué la présidence: le licenciement d’une professeure accusée d’abus de pouvoir, de harcèlement et de népotisme, la pandémie de Covid-19 et les mesures d’économie annoncées par la confédération. Selon la NZZ, «ces dernières devraient toucher le Domaine des EPF moins durement que redouté.»
«Je reçois souvent des menaces de mort» : interview sur la controverse de l’origine du Covid-19
Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.
Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.
Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.
Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»
De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»
Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- médias et universités
- politique – Chine
- COVID-19
- expertise scientifique
«Le porte-parole du Hamas, al-Jazeera, forme des activistes suisses»
En août 2024, des activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes du monde entier se sont rassemblé·es à Istanbul pour une conférence organisée par le groupe «Global Student Movement for Palestine». Le but de la conférence était d’aider les étudiants et étudiantes à se mettre en réseau et à acquérir un savoir-faire pour l’organisation de manifestations anti-israéliennes. Des participant·es suisse·sses étaient présent·es à ce rassemblement qui unissait de nombreux·ses sympathisant·es du Hamas.
Par exemple, le journaliste qui enseigne aux activistes palestinien·nes comment mener des campagnes travaille pour l’Al Jazeera Media Institute, chaîne dont la couverture médiatique est «en accord avec la position politique de l’Etat du Qatar» et qui diffuse une propagande islamiste. «Comme le montre la conférence d’Istanbul […], l’empire médiatique qatari d’al-Jazeera ne fait pas qu’accompagner les violences du Hamas dans la bande de Gaza. Il veille également à ce que la propagande du Hamas soit diffusée en Europe et à ce que les opposants à l’organisation terroriste soient intimidés, les collaborateurs de la chaîne formant des activistes occidentaux à la protestation.»
Un jeune homme de l’Université de Zurich a participé à cette conférence. Étudiant en droit, il est engagé dans le groupe d’étudiant·es «Students for Palestine ZH». Des manifestations du groupe ont régulièrement lieu à l’Université de Zurich, à l’ETH, à la ZHdK et à la ZHAW.
La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) «prévient que le dialogue démocratique dans les universités suisses est menacé. Les professeurs et les étudiants, «surtout ceux d’origine juive», seraient intimidés par de telles actions. L’université est invitée à intervenir.» Actuellement, des actions se poursuivent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mars 2025
11Mar2025
Politique des hautes écoles
Publication du rapport «très réservé» de l’Unige sur son rôle dans le débat public
Après dix mois de travail de la part de onze enseignant·es, étudiant·es et externes, tous·les membres du comité scientifiques, l’Université de Genève publie son rapport sur le rôle de l’institution dans le débat public ainsi que sur l’impact que des considérations politiques pouvaient avoir sur des accords ou des partenariats scientifiques. La démarche avait été lancée suite à l’occupation propalestinienne d’Uni-Mail, en mai 2024.
Le rapport, publié hier, s’appuie sur le principe de «réserve institutionnelle», qui stipule que «les autorités universitaires ne se prononcent pas sur des questions sociales et politiques, sauf si celles-ci affectent directement leur mission». Quant aux accords de collaboration, «le comité scientifique défend [leur] maintien car ils sont des catalyseurs pour faire face aux enjeux mondiaux». La réserve du rapport ne semble toutefois pas avoir fait consensus au sein du comité scientifique, puisque de nombreux commentaires sont joints au rapport, insistant sur la nécessité de «mettre en œuvre une procédure d’évaluation chargée de réexaminer les accords de collaboration institutionnelle avec les universités et les centres de recherche impliqués dans des violations du droit international humanitaire et des droits humains».
La Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) dénonce ce rapport, le qualifiant de «lâcheté institutionnelle». Le journaliste du Courrier Roderic Mounir écrit : «Il est urgent de ne rien changer, mais la liberté d’expression doit être préservée. C’est en substance la conclusion du rapport du comité scientifique de l’université de Genève.» Une consultation aura lieu prochainement sur la base du rapport, a annoncé le rectorat de l’Université, ajoutant que «le rectorat prendra position à l’issue de cette consultation, le 24 avril prochain».
«Les diplômés à temps partiel dans le viseur des Jeunes PLR»
Plusieurs quotidiens régionaux romands traitent la proposition des Jeunes PLR (JLR), dévoilée en début d’année, de faire rembourser les coûts de formation à certain·es diplômé·es : «les diplômés des universités et des hautes écoles, dont l’impôt sur le revenu n’atteint pas un seuil à déterminer, en raison d’un travail à temps partiel, doivent avoir l’obligation de rendre une certaine somme. Les personnes qui se trouvent au-dessus de ce seuil ne doivent rien rembourser.» Les frais concernés représenteraient les participations annuelles de la Confédération et des cantons dans les revenus des hautes écoles. Le président des JLR Jonas Lüthy affirme que la somme économisée «peut atteindre potentiellement la totalité des financements étatiques des universités». Il suggère également que les économies qui résulteraient de la mesure conduiraient à des baisses d’impôts pour la population.
Interviewée, la professeur en sociologie de l’éducation à l’UNIL Gaële Goastellec, affirme que «cela revient à considérer que les études et les étudiants n’amènent rien au bien commun» et que «cette mesure amplifierait les inégalités sociales [et] aurait un impact sur les femmes» parce qu’elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. Elle ajoute que «cela revient à tenir les individus pour responsables du lien entre leur diplôme et la valeur économique qui y est associée sur le marché de l’emploi, ainsi que du dynamisme de l’emploi dans leur secteur» et précise qu’il y a une «confusion à demander à des diplômés de rembourser les coûts de fonctionnement d’une institution qui a beaucoup d’autres activités que la seule formation d’étudiants».
UniDistance cherche désormais un·e nouveau·elle recteur·ice
Un appel d’offres a été lancé en interne le 4 février et en externe le 6 février pour le poste de recteur·ice de l’UniDistance Suisse. Le poste est dorénavant conçu de manière à ce que les candidatures internes potentielles soient également abordées.
Depuis le licenciement, après 4 mois d’activité, de la rectrice Karin Moser, début 2024, l’institution avait renoncé à chercher immédiatement un·e successeur·e. Le professeur Nicolas Rothen, vice-directeur, a alors assuré l’intérim à la tête de l’institution. Un accent a ainsi pu être mis sur le développement stratégique de l’institution, avant de chercher un·e nouveau·elle recteur·ice. Selon le président du conseil de fondation Stefan Bumann, l’objectif reste l’accréditation en tant qu’université du canton du Valais en 2027.
«Stop aux économies sur le dos des étudiant·es»
Publiée dans les colonnes du Courrier, une lettre de Federico Di Napoli, étudiant et membre du comité exécutif de l’UNES (Union des étudiant·es de Suisse), «dénonce l’impact des politiques d’austérité sur la population étudiante, en proie à une précarisation croissante».
L’Unil dans les médias
«L’UNIL se couche devant l’extrême droite»
«En ne prolongeant pas le contrat du professeur Joseph Daher, en raison de son engagement en faveur du peuple palestinien, l’Université de Lausanne se place du côté des nouveaux maîtres du monde, dont l’avènement a été facilité, précisément, par de tels renoncements.»
- rôle des scientifiques
- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
Revue de presse UNIL 11 mars 2025
Interview du professeur Joseph Daher sur la répression de la liberté académique en Europe
Interviewé par Global Voices (communauté internationale et multilingue de blogueur·euses, journalistes, traducteur·ices, chercheur·euses et militant·es des droits de l’homme) suite au non-renouvellement de son contrat par l’UNIL, le professeur Joseph Daher partage son expérience en détaillant les événements qui ont conduit au non-renouvellement de son contrat et en explique les implications plus larges pour la liberté académique en Europe.
Joseph Daher affirme que «l’université a l’obligation de protéger ses employés contre les attaques publiques» et que cela n’aurait pas été fait dans son cas. Selon lui, cette répression ne venait pas seulement de l’extrème droite mais également de «l’autoritarisme néolibéral» pour «faire taire les dissident·es et de contrôler les récits».
«Il s’agit d’une tendance globale liée à un capitalisme en crise, à une crise des droits démocratiques et à un recul plus large des libertés. La Palestine joue un rôle clé dans cette répression. Elle a été instrumentalisée pour démanteler toute construction d’une alternative de gauche.»
«L’université n’est pas un espace neutre […] [elle] est un champ de bataille, tout comme d’autres secteurs de la société. Et c’est dangereux, car je crois que le rôle premier des universitaires devrait être de développer des connaissances critiques, de critiquer la société afin de l’améliorer, de défendre les droits démocratiques et sociaux.»
Joseph Daher accuse notamment les universités de ne pas «respecter leurs propres principes» en termes de liberté académique. «Il s’agit d’un précédent extrêmement dangereux pour l’avenir des universités et la production de connaissances critiques qui devraient être transmises aux étudiants et à la société en général.»
[Un certain nombre d’articles sur ce sujet a été publié sur l’entrée « Campus occupé: l’UNIL met fin au contrat d’un professeur” du 17.02.2025. L’affichage de la liste des articles nécessite un grand écran.]
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
10Mar2025
Politique des hautes écoles
France: Les universités préparent l’arrivée de chercheurs américains
««De nombreux chercheurs reconnus s’interrogent déjà sur leur avenir aux États-Unis», écrit Philippe Baptiste, ministre français chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un courrier adressé à l’Agence nationale de la recherche, aux organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm, etc.) et aux universités. Le ministre demande à ces organismes de lui faire parvenir leurs «réflexions, alertes, analyses et propositions concrètes en la matière, tant sur les technologies et champs scientifiques prioritaires que sur les dispositifs eux-mêmes à mobiliser ou à mettre en place».»
Donald Trump menace de couper 400 millions de dollars de financements à l’Université de Columbia
La semaine dernière, Donald Trump a menacé de couper les fonds à toute université autorisant «des manifestations illégales», promettant aussi d’expulser dans leur pays d’origine les étudiant·es étranger·ères «agitateur·ices». Dans ce cadre, l’administration Trump a annoncé vendredi la «suppression immédiate» de 400 millions de dollars (352,3 millions de francs suisses) de subventions fédérales à l’Université de Columbia. L’institution était, au printemps 2024, l’épicentre des manifestations propalestiniennes américaines.
«Ces suppressions représentent la première série d’actions et d’autres devraient suivre», ont écrit vendredi quatre agences et ministères fédéraux, dont ceux de la Justice et de l’Éducation, dans un communiqué qui dénonce «l’inaction face au harcèlement persistant des étudiants juifs».
Les conséquences seront ressenties «non seulement par les professeurs et les étudiants, mais aussi par tous ceux qui bénéficient de la recherche essentielle sur des maladies» et «d’autres problèmes de santé publique, menée à Columbia», a précisé la présidente de l’Association américaine des universités, Lynn Pasquerella.
«Mobilisation mondiale des scientifiques face aux attaques américaines contre la recherche»
Après une semaine de manifestations dans le Colorado aux Etats-Unis, une mobilisation mondiale s’est créée sous le nom de Stand up for science, afin de s’exprimer contre les licenciements massifs et les coupes budgétaires du gouvernement américain dans la science et la recherche.
En Europe, des dizaines de rassemblements ont eu lieu vendredi, notamment à l’UNIL. (RTS : 12h45).
A l’ETHZ, une centaine de chercheur·euses se sont réuni·es devant le bâtiment principal de l’école pour exprimer leur solidarité envers leurs collègues américain·es qui craignent pour leur emploi, et faire part de leurs craintes quant à l’évolution de la science climatique dans le monde (Tages-Anzeiger).
Valais: Les hautes écoles disent non au plan fédéral d’économie
Dans un communiqué, les hautes écoles et institutions de recherche de niveau tertiaire valaisannes font part de leur inquiétude face au programme d’allègement budgétaire 2027 de la Confédération.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mars 2025
7Mar2025
Politique des hautes écoles
«La tolérance zéro contre le harcèlement ne suffit pas»
«Le directeur des HUG, Robert Mardini, veut opposer «une culture d’intégrité» au harcèlement sexuel et aux comportements inadéquats dont ont été victimes des collaborateurs de l’institution»
«La science est un pilier de la stabilité»
Des rassemblements sont prévus aujourd’hui aux Etats-Unis pour dénoncer les attaques de Donald Trump envers les scientifiques. Selon Julia Steinberger, contributrice du GIEC, la Maison-Blanche veut la peau de la démocratie
CLADS soutient la demande estudiantine d’un comité éthique compétent à l’EPFL
Le Collectif pour la Liberté académique, la Démocratie et la Solidarité (CLADS) exprime son soutien à la demande émanant d’étudiant·e·s de l’EPFL d’emboîter le pas à l’université de Lausanne en mandatant un rapport d’expert·e·s indépendant·e·s sur l’éthique des collaborations. «Une telle réflexion constituerait un premier pas essentiel pour garantir l’alignement de nos institutions académiques sur leurs valeurs fondamentales, le bien public, les droits humains et le droit international.»
- collaboration hautes écoles – militaire
- collaboration entre hautes écoles
- recherche – éthique
- éthique
- conflit israélo-palestinien
L’UNIGE et la Ville renforcent leur synergie
«Une nouvelle convention-cadre a été signée le 6 mars. Elle ouvre la voie à de nombreux projets entre l’Université et les musées et bibliothèques de Genève.»
La BCN verse 60 millions de francs pour deux projets neuchâtelois liés à la formation
«Le Banque cantonale neuchâteloise (BCN) met à disposition du Canton une contribution exceptionnelle de 60 millions de francs. Elle soutient ainsi deux projets, à savoir la construction d’un nouveau bâtiment destiné à l’Université de Neuchâtel ainsi que la rénovation et l’assainissement des bâtiments voués à accueillir la Haute Ecole Arc et le futur pôle Métiers du Temps/Times Arts au Locle.»
L’Unil dans les médias
L’UNIL intensifie sa lutte contre les violences en ligne
«Chaque année, la police cantonale vaudoise enregistre «une centaine» de plaintes liées au phénomène de la haine en ligne. Pour s’adapter à ce fléau, l’Université de Lausanne a présenté jeudi soir son plan d’action pour prévenir et lutter contre les violences en ligne. Ces mesures sont un renforcement du dispositif Aide UNIL, lancé il y a tout juste deux ans, en réponse à une enquête faisant état de 150 actes pénalement répréhensibles sur le campus. […] [L]’université ajoute à ce dispositif une task force pour traiter les situations, une veille sur les réseaux sociaux, ainsi que l’intégration de la thématique dans les formations obligatoires aux nouveaux membres du corps académique. Des ateliers consacrés à toute la communauté seront organisés dès la rentrée prochaine.»
Irene Becci: «La théologie, ce n’est pas que pour devenir pasteur, j’y tiens»
Irène Becci, «[l]a doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne réagit aux propos de l’ancien président des Eglises réformées romandes. Ce dernier reproche aux facultés de théologie de Genève et Lausanne de chercher à maintenir un monopole sur la formation des pasteurs.[…] Irène Becci affirme que la faculté forme des théologiens, qui peuvent s’engager dans diverses professions.»
Revue de presse UNIL 7 mars 2025
6Mar2025
Politique des hautes écoles
Budget fédéral et annonce de départ de Joël Mesot
A l’occasion de sa séance des 5 et 6 mars 2025, «le Conseil des EPF a procédé à l’allocation des fonds fédéraux pour l’année 2026, qui comprend les chiffres prévisionnels pour les années 2027-2029, ainsi qu’une allocation de ressources complémentaire pour 2025. Après deux années marquées par des mesures d’économie, le Parlement a relevé le Budget 2025 du Domaine des EPF. Cela permettra de compenser une partie de la coupe unique de 100 mio CHF dans le budget 2025 et d’affecter des fonds supplémentaires à la Swiss AI Initiative. […] Etant donné que la Confédération a clos son compte 2024 sur un résultat meilleur que prévu, il ne devrait pas y avoir de nouvelles coupes budgétaires en 2026.»
Le Conseil des EPF a également pris acte de la décision de Joël Mesot, président de l’ETH Zurich, de renoncer à un troisième mandat. Son mandat actuel s’achèvera fin 2026.
Christian Leumann : «Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035»
Du point de vue de l’ ancien recteur de l’Université de Berne, Christian Leumann, actuel président de la direction d’un hôpital universitaire, trois défis du paysage FRI peuvent être identifiés : l’influence politique croissante sur la liberté de la recherche, les perturbations géopolitiques et l’influence de l’intelligence artificielle (IA) sur la pratique de la recherche.
«La recherche est de plus en plus coûteuse, alors que les budgets disponibles sont limités. Il en résulte une pression croissante de la part des politiques pour cibler les thèmes de recherche en fonction de leur pertinence sociale ou économique immédiate. […] Cela menace d’éroder la liberté scientifique ancrée dans la Constitution, l’un des principes centraux de la réussite du siècle des Lumières, qui a permis la prospérité actuelle.»
Michael Hengarnter: Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035
Michael Hengartner, président du Conseil des EPF, estime que le succès «remarquable» de nos hautes écoles repose sur trois piliers : une ouverture internationale, une bonne gouvernance et un financement de base solide et stable. «Maintenir ces trois facteurs de succès est notre plus grand défi, car ils déterminent de manière décisive la pérennité et la compétitivité du paysage FRI.»
Par rapport à l’ouverture internationale, il évoque l’importance pour les hautes écoles universitaires d’attirer les meilleurs talents et de collaborer à l’international, mais aussi du défi du «numéro de haute voltige («Drahtseilakt») d’une part en protégeant la sécurité nationale et nos valeurs occidentales, d’autre part en assumant leur fonction très importante de bâtisseuses de ponts (au sens de «diplomatie scientifique») entre les pays et les cultures.»
Du point de vue de gouvernance, la complexité liée au grand nombre de lois sur les différents niveaux qui concernent les hautes écoles aurait des avantages mais «rend également l’optimisation de l’ensemble du système quasiment impossible. Chacun optimise, bien sûr, en premier lieu pour lui-même. Cela conduit malheureusement souvent à l’inefficacité, qui se fait douloureusement sentir, surtout en période de pénurie financière. La répartition des tâches, des compétences et des coûts, telle que décrite dans la LAHE, est-elle encore la meilleure recette pour l’avenir ? Ou est-il temps de mener une discussion fondamentale sur l’espace suisse des hautes écoles ? Je plaide pour cette dernière solution.»
Concernant la stabilité du financement, Michael Hengartner regrette les coupes budgétaires dans le domaine des EPF en 2025 de 5%, «de nouvelles réductions sont à craindre pour les années à venir. Parallèlement, la concurrence internationale s’intensifie. Des pays comme la Chine, notamment, investissent massivement dans leurs universités et leurs centres de recherche, ce qui augmente la pression sur les institutions suisses. L’époque où tout le monde pouvait se permettre de tout faire est révolue.»
- autonomie – hautes écoles
- diplomatie scientifique
- financement public
- politique – Suisse
- profil – universités
- profil – EPF
Parution de la revue Horizons du FNS
Alain Aspect: «Ça m’agace beaucoup quand on dit que la science, c’est le doute»
«Le physicien Alain Aspect, prix Nobel 2022, nuance dans La Matinale le rôle du doute en science. Il explique que si le débat est crucial lors de nouvelles découvertes, le consensus scientifique finit par s’établir grâce à la méthode expérimentale. Face aux fake news, il souligne l’importance de vulgariser cette démarche.»
«Concrétiser la diplomatie scientifique»
Jacques Ducrest, ambassadeur et chef de la division Relations internationales au SEFRI, dresse un inventaire des diverses mesures de la Confédération pour renforcer les relations internationales de la Suisse en matière de formation, de recherche et d’innovation.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mars 2025
5Mar2025
Politique des hautes écoles
Donald Trump menace les universités «qui permettent des manifestations illégales»
«Tout financement fédéral cessera pour les collèges, écoles ou universités qui permettent des manifestations illégales», annonce Donald Trump sur son réseau social Truth Social. « Les agitateurs seront emprisonnés et/ou renvoyés définitivement dans leur pays d’origine », ajoute-t-il, tandis que «les étudiants américains seront définitivement exclus ou, selon leur crime, arrêtés. PAS DE MASQUES», écrit-il, selon MSN, «déterminé à bouleverser le système éducatif».
- liberté académique
- politique – Etats-Unis
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
Université de Bâle : Un collectif demande la démission de deux professeurs
Le Collectif Dulifera demande à l’Université d’appliquer son code de conduite et une pratique de zéro tolérance par rapport à deux professeurs qui sont accusés d’abus de pouvoir et de violence sexualisés. «[N]ous demandons une protection conséquente des victimes plutôt que des agresseurs·euses : une communication transparente, des mesures concrètes de prévention et une réflexion autocritique sur les structures de pouvoir fondamentales à l’université qui facilitent et masquent la violence sexualisée.»
Interview avec la rectrice de l’Université de la Suisse italienne
Luisa Lambertini, rettrice USI, regrette les coupes budgétaires de la Confédération qui touchent la recherche et les universités.
Les HUG prennent à leur tour des mesures après les révélations de harcèlement
«Après le CHUV, c’est au tour des HUG de prendre des mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel. Son nouveau directeur a annoncé mardi au personnel renforcer les plateformes d’alerte et rendre obligatoire certaines formations de sensibilisation.»
- égalité – genre
- conditions de travail
- formation – médecins
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
L’Unil dans les médias
UNIL: une pétition pour mieux concilier vie de famille et études
«La section étudiante du Syndicat des services publics (SSP Vaud) a remis une pétition de 519 signatures à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL). Celle-ci veut obtenir des mesures concrètes pour garantir aux étudiants parents ou proches aidants des conditions d’études justes et adaptées.»
Revue de presse UNIL 5 mars 2025
Christine Sempoux, vice-doyenne Relève académique et égalité
«Médecin cheffe au sein du Service de pathologie clinique du CHUV, Christine Sempoux a rejoint le décanat de la FBM dès 2021, en continuité de son engagement dans la Commission égalité, diversité et inclusion de la FBM.» Dans une interview elle parle des enjeux de son second mandat.
4Mar2025
Politique des hautes écoles
«Hausse des taxes d’études: n’oublions pas d’adapter les bourses!»
Le gouvernement fédéral suisse envisage une augmentation significative des frais d’inscription à l’université, dans le but de transférer les coûts de l’enseignement supérieur des contribuables vers les étudiants. Les étudiant·es suisses pourraient voir leurs frais doubler, tandis que ceux et celles venant de l’étranger pourraient voir leurs frais multipliés par quatre. Mais quel serait l’impact sur les inscriptions, la diversité des étudiant·s et les résultats académiques ?
Un nouveau livre blanc rédigé par Marius Brülhart, Rafael Lalive, Marie Polier et Enrico Rubolino de la HEC UNIL passe en revue la recherche mondiale sur les taxes d’études et les résultats d’études des étudiants.
Les principaux points à retenir sont :
- L’inscription globale est largement insensible aux augmentations de frais, bien que les étudiant·es à faible revenu soient plus sensibles aux prix.
- Des taxes d’études plus élevées peuvent entraîner un effort académique plus important et des taux d’obtention de diplôme plus rapides.
- L’aide financière est cruciale – des bourses et des prêts bien conçus peuvent compenser les obstacles rencontrés par les étudiant·s défavorisé·s.
- Les inégalités en matière d’éducation commencent tôt – les interventions politiques avant l’université sont les plus importantes.
Et si les médecins généralistes avaient leur propre filière d’études?
Des élu·es PLR zurichois ont une idée pour revaloriser les médecins de famille: créer une formation académique spécifique. Mais il faudrait un changement de la loi sur les professions médicales au niveau fédéral pour que cela devienne possible.
Des représentant·es de l’EPFZ et de l’Université de Zurich soutiennent cette idée, ainsi que 90 parlementaires cantonaux de tous bords.
Les taxes universitaires en Suisse en comparaison européenne
La Confédération doit faire des économies et prévoit donc, entre autres, de doubler les frais de scolarité à partir de 2027. Cela propulserait la Suisse au 4e rang des pays européens les plus chers pour les étudiants, après la Grande-Bretagne (sauf l’écosse), les Pays-Bas, l’Italie et l’Hongrie.
La Commission européenne invite l’Inde à rejoindre Horizon Europe
La Commission européenne cherche à élargir la liste des pays associés à son programme de recherche et d’innovation, doté de 93,5 milliards d’euros, en invitant l’Inde à envisager de rejoindre Horizon Europe. « L’UE et l’Inde sont conscientes qu’elles ont besoin l’une de l’autre. Les partenariats et la confiance sont très importants dans le monde turbulent actuel », a déclaré le commissaire européenne à la recherche Ekaterina Kaharieva.
Mme Zaharieva n’a pas présenté de calendrier pour les négociations, mais l’Inde rejoindrait un club restreint de pays faisant partie d’Horizon Europe, dont le Royaume-Uni et Israël. L’année dernière, l’UE a conclu des négociations avec la Suisse. Plus loin, la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Corée du Sud ont négocié leur association au pilier II du programme-cadre de recherche de l’UE. Singapour et le Japon sont également en pourparlers.
La grande peur de l’échec définitif
«La crainte d’être exclu d’un cursus en raison de ratages répétés hante le parcours de beaucoup d’étudiants. Tout le monde ne vit pas de la même façon cet événement, qui peut parfois s’avérer lourd de conséquences»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2025
3Mar2025
Politique des hautes écoles
Les associations suisses du corps intermédiaire des hautes écoles appellent au maintien du financement de la recherche et de l’enseignement en Suisse
actionuni et 12 organisations du corps intermédiaire (dont ACIDUL) ont publié une prise de position s’opposant à des coupes de budget fédéral qui menacent les institutions de recherche en Suisse.
«La politique antiscience de Trump est une opportunité unique pour la Suisse»
«Les débats autour de l’Ukraine et de Gaza ont éclipsé le fait que l’administration Trump se livre aussi à un véritable coup de force dans les milieux scientifiques, en licenciant à tour de bras dans les grandes agences (NIH, FDA, EPA…) et en coupant les financements de recherche, sur fond de lutte contre le wokisme. Les institutions académiques suisses pourraient en bénéficier, comme l’avait compris l’ancien président de l’EPFL Patrick Aebischer, confronté en son temps à une situation analogue.»
«Encore faudra-t-il que la Confédération ne coupe pas, comme prévu, dans les budgets de la formation et de la recherche.», avance-t-il. «Nous devrions au contraire être pragmatiques et octroyer les budgets nécessaires pour attirer les meilleurs talents et le faire savoir.»
- autonomie – hautes écoles
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- politique – Suisse
Une expérience du CERN visée par l’administration Trump
Le 20 janvier, le président américain Donald Trump a donné l’ordre aux agences fédérales de mettre fin au financement de programmes de recherche labellisés DEI, pour «diversité, équité et inclusion».
Bras armé de la nouvelle politique américaine, le sénateur républicain Ted Cruz a établi une base de données listant quelque 3400 projets de recherche financés par la National Science Foundation (Fondation nationale pour la science), qu’il qualifie de «wokes», et faisant de «la propagande néo-marxiste»
Un projet de recherche menée au CERN par des chercheurs de l’Université d’Illinois figure sur cette liste : ses recherches sur l’univers ont une dimension pédagogique pour servir à l’enseignement secondaire dans des écoles de Chicago accueillant une population constituée de minorités sous-représentées dans le domaine scientifique.
L’Université de Genève bannit une paroisse adventiste pour non-respect de la laïcité
Fin janvier dernier, la paroisse adventiste anglophone de Genève a organisé un « week-end de réveil » sur le campus. L’alma mater refusera désormais d’accueillir cette église.
FNS: «Investir dans la recherche génère des savoirs pour l’innovation économique et sociale»
«En 2024, le FNS a investi 960 millions de francs dans de nouveaux projets, bourses à l’étranger et publications, dans le cadre de ses instruments d’encouragement réguliers. Par ailleurs, les mesures transitoires ont bénéficié de 189 millions supplémentaires.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mars 2025
28Fév2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2025
27Fév2025
Politique des hautes écoles
Le CHUV annonce des actions concrètes après les révélations de harcèlement
«Suite à l’enquête de Temps Présent révélant des cas de harcèlement sexuel, de chantage et d’abus de pouvoir par certains chirurgiens et chefs de service, le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) annonce mercredi avoir pris des mesures, dont la création d’une cellule dédiée.»