Le Parlement a validé un budget 2026 qui respecte le frein à l’endettement, les deux Chambres ont éliminé vendredi les derniers points de discorde. Mercredi 14.12, les Etats ont revu les économies fédérales à la baisse, la coupe dans les Hautes écoles a été fixé à 60 millions par an, soit la moitié de ce qui avait été demandé dans le rapport Gaillard.
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22Déc2025
Politique des hautes écoles
«Subvention aux HES: un référendum est lancé»
La Jeunesse socialiste a lancé un référendum contre le contrat de prestations qui lie l’Etat à la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale Genève (HES-SO Genève). Le 12 décembre dernier, le Parlement a en effet réduit de 2 millions de francs l’enveloppe financière annuelle destinée à l’établissement. S’élevant initialement à 35 millions, elle a finalement été fixée à 33 millions. Selon la Tribune de Genève, le Grand Conseil a justifié cette diminution par l’augmentation des taxes d’études prévue pour la rentrée 2025, une mesure qui devrait générer environ 3 millions de francs de recettes supplémentaires pour la HES-SO Genève.
Pour réduire l’empreinte carbone de la science, des chercheurs français changent leurs méthodes de travail
En France, plusieurs organisations populaires («grassroots») visent concilier l’activité scientifique avec les objectifs climatiques mondiaux, en particulier ceux de l’accord de Paris.
Un acteur important dans ce domaine est par exemple celui du collectif Labos 1point5, et qui rassemble environs 600 scientifiques de diverses disciplines pour analyser et diminuer l’impact environnemental de leurs activités, principalement en mesurant leurs émissions de gaz à effet de serre et en proposant des solutions concrètes.
«La pression en faveur du changement vient également d’en haut, le gouvernement français ayant exigé ces dernières années que toutes les universités et tous les organismes de recherche préparent une feuille de route visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 2 % à 5 % par an, et reconnaissent les chercheurs qui travaillent à la réduction de l’empreinte carbone de la science. «C’est tout le système qui doit vraiment changer», déclare Sandrine Vadon Le Goff, chercheuse à l’IBCP et membre de Labos 1point5.»
«Les cantons romands espèrent stimuler la relève des médecins»
«Une étude cartographie la pénurie de pédiatres et montre les zones où elle pourrait devenir critique d’ici à 2029. […] Plusieurs projets ont été lancés pour rendre attrayante la médecine de premier recours. Encore faut-il que les pédiatres s’installent dans une région sous-dotée.»
Diplômé·e bien formé·e mais sans expérience, «l’enfer du premier job»
Le chômage des jeunes, qui touche majoritairement les diplômé·es du secteur tertiaire, progresse à grande vitesse. «Ralentissement conjoncturel du secteur privé, concurrence de l’IA, austérité budgétaire de la Confédération et de certains cantons contribuent au stress financier.»
Un docteur en sociologie décrit le parcours académique comme extrêmement précaire : les débouchés sont très limités en Suisse, ce qui pousse nombre de chercheur·euses à s’expatrier au prix de sacrifier sa vie sociale. Le Courrier souligne qu’en Suisse 80% du travail de recherche académique est effectué par des employé·es à durée déterminée. De son côté, une diplômée en sciences sociales relève le fort déséquilibre entre le nombre de candidat·es et les postes disponibles. Les jeunes diplômé·es se retrouvent en concurrence avec des profils plus expérimentés, disposant de plusieurs années de pratique professionnelle.
Raphaël Schmid, directeur général d’Interiman Group, recommande aux personnes en recherche d’emploi de mobiliser leur réseau, de renforcer leurs compétences linguistiques et de recourir à un accompagnement professionnel. Il estime par ailleurs que des étapes transitoires, comme un stage ou un contrat à durée déterminée, peuvent constituer un passage clé vers un emploi stable.
Croisade antiscience aux USA
«Le détricotage s’accélère. Un responsable de la Maison-Blanche a annoncé mercredi que le principal centre de recherche du pays serait démantelé [le NCAR, à Boulder (Colorado)]. De son côté, l’Agence de protection de l’environnement va déréglementer les émissions de gaz à effet de serre». (Le Temps)
19Déc2025
Politique des hautes écoles
Interview de la Secrétaire d’Etat Martina Hirayama
Une étude de l’institut pour la recherche économique Ifo [de l’Unviersité de Munich], du groupe de réflexion Econpol et de l’Université de Bocconi est arrivée à la conclusion que seulement 7,5% des fonds du programme Horizon vont dans le financement de projets «efficaces». «La part du lion s’évapore dans la bureaucratie monstrueuse de Bruxelles et sert de source de financement aux grandes entreprises établies», en conclut le journaliste de la Weltwoche Christoph Mörgeli. La Secrétaire d’Etat Martina Hirayama répond que cette étude ne couvre qu’une petite partie des fonds des programmes européens. «Nous pouvons affirmer que 90% des fonds des programmes alloués à la Suisse sont réinvestis dans la recherche et l’innovation ici même. Personne n’aurait intérêt à investir dans un monstre administratif où tant de ressources seraient gaspillées. Non, nos acteurs profitent considérablement des fonds pour leurs activités.»
La science en 2026
L’article de Nature passe en revue plusieurs grands événements et tendances scientifiques à surveiller en 2026. Il met notamment en avant :
- L’essor des «scientifiques IA», c’est-à-dire l’usage croissant de l’intelligence artificielle pour conduire des découvertes scientifiques
- De grandes missions d’exploration de l’espace, avec en particulier des projets visant les lunes de la Terre et de Mars
- Un projet de forage massif au fond des océans, qui pourrait fournir de nouvelles informations sur la géologie marine, le climat ancien et les processus terrestres profonds.
L’article couvre aussi d’autres domaines clés où des avancées ou des développements sont attendus, incluant la santé publique, l’apprentissage automatique (machine learning), la thérapie génique et l’astronomie et astrophysique — secteurs identifiés comme particulièrement actifs et influents en 2026.
L’article mentionne également que le gouvernement du président américain Dondald Trump aura toujours un impact significatif et bouleversant sur les sciences lors de sa deuxième année de présidence. Récemment, l’administration Trump a décidé de recentrer les priorités nationales en matière de recherche sur l’IA et les technologies quantiques. Si certains chercheurs s’en réjouissent, d’autres craignent que cela ne détourne des ressources d’autres domaines.
Scénarios d’avenir pour les universités à l’ère numérique
L’IA transforme rapidement notre façon de travailler, d’apprendre et de faire de la recherche. Cela représente également un défi pour les universités. Le groupe de réflexion FutureU de l’UZH a élaboré des scénarios d’avenir pour les universités à l’ère numérique. Entretien avec Claudia Witt, professeure de médecine, et Karsten Donnay, politologue, sur le positionnement et les actions nécessaires des universités.
A propos de l’IA dans la recherche mondiale et l’enseignement suisse
«Une étude américaine analysant 2,1 millions de preprints montre une hausse de productivité de 36 à 60% après l’adoption des «grands modèles de langage», particulièrement chez les chercheurs non anglophones. Paradoxe: les textes assistés par intelligence artificielle présentent un niveau d’écriture supérieur mais sont moins souvent acceptés par les revues spécialisées, révélant une qualité scientifique moindre. Les experts alertent sur le risque d’un déluge de recherches superficiellement convaincantes mais scientifiquement décevantes qui pourraient saturer la littérature.» (Le Temps)
Par ailleurs, une enquête de l’Université de Fribourg constate qu’une majorité de ses étudiant·es utilise l’intelligence artificielle durant son cursus. «La moitié des étudiants des hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale et de l’Université de Fribourg utilisent l’intelligence artificielle depuis un à deux ans et environ 22% depuis plus longtemps encore. […] Parmi les sondés qui recourent à l’IA, les trois quarts le font quotidiennement ou plusieurs fois par semaine.» Des habitudes similaires ont été constatées chez le corps enseignant, au sein duquel près de deux tiers utilisent l’IA quotidiennement ou plusieurs fois par semaine. (La Liberté)
«Des mécènes privés veulent soutenir le nouvel accélérateur du CERN»
«Pour la première fois depuis sa création, le laboratoire européen de physique des particules bénéficiera du soutien de donateurs privés pour la construction de son prochain instrument phare, le Futur collisionneur circulaire (FCC). Les engagements annoncés jeudi atteignent 860 millions d’euros, soit un milliard de dollars. Cette levée de fonds exceptionnelle réunit des figures emblématiques de la tech et de l’industrie»: la Fondation Breakthrough Prize du milliardaire russe Iouri Milner, le Fonds Eric et Wendy Schmidt pour l’innovation stratégique de l’ancien PDG de Google, l’héritier de la famille Agnelli John Elkann, et l’entrepreneur français Xavier Niel, propriétaire du groupe Iliad, figurent parmi les contributeurs. (Bilan) Le coût total du projet est estimé à 15 milliards de francs. La décision du Conseil du CERN concernant la construction du FCC est attendue vers 2028.
Dissolution du Centre universitaire d’informatique à l’Université de Genève
Mercredi, le rectorat de l’Université de Genève a annoncé à ses étudiant·es et collaborateur·ices sa décision de dissoudre le Centre universitaire d’informatique (CUI). «Les parcours académiques complets des étudiantes et étudiants actuellement inscrits sont garantis jusqu’à la fin de leur cursus, y compris dans le cas d’un master consécutif», précise un porte-parole de l’Université de Genève. Néanmoins, les inscriptions pour la rentrée de septembre 2026-2027 pour un bachelor en systèmes d’information sont suspendues. Selon la Tribune de Genève, «des négociations sont en cours entre les étudiants et le rectorat. Si une solution alternative est trouvée avant le mois de mars, les inscriptions pour la rentrée 2026 pourront avoir lieu.» Contacté par Le Temps, le rectorat explique que «l’offre ne va pas disparaître mais évoluer, sur la base d’un travail auquel les parties prenantes seront associées». Ainsi aucune suppression de poste ne semble prévue dans le cadre de cette réorganisation. Selon les informations du Temps, le rectorat envisagerait de transférer la responsabilité du bachelor à la Faculté d’économie et de management, une perspective qui inquièterait étudiant·es et collaborateur·ices, qui y voient le risque d’une perte d’interdisciplinarité dans le cursus. Le rectorat explique que «ces changements s’inscrivent dans une réorganisation plus large qui permettra à l’Université de mieux accompagner la transition numérique avec la création annoncée d’une nouvelle plateforme de recherche en intelligence artificielle», une «structure interdisciplinaire rattachée au rectorat» et établie pour une durée initiale de cinq ans.
Alors que les effectifs d’étudiant·es du bachelor proposé par le CUI ont progressé de 222% en dix ans (ce qui représente la formation de l’Unige qui connaît la plus forte croissance ces dernières années), le CUI a perdu durant la même période près d’une dizaine de positions d’enseignement. (Le Temps)
Par ailleurs, des étudiant·es du CUI ont occupé hier l’Uni Dufour afin de demander de renoncer à la suspension des inscriptions pour le prochain semestre. L’Association des étudiants en systèmes d’information (AESI) craint notamment une rupture de «la continuité de la formation» et un risque de voir les jeunes s’orienter vers d’autres cursus ou écoles. (Le Courrier)
Malgré les attaques de l’administration Trump, l’Université d’Harvard se porte bien
Malgré les attaques répétées de l’administration Trump contre Harvard et les universités d’élite américaines, notamment le gel de milliards de dollars de subventions et des menaces politiques, la vie universitaire à Harvard semble demeurer globalement intacte jusqu’à présent. La justice a contraint l’État fédéral à rétablir une partie des financements, et à la fin des vacances semestrielles, la majorité des étudiant·es et enseignant·es internationaux ont pu revenir aux États-Unis. Toutefois, quelques conséquences se font sentir: plusieurs instituts, dont le Davis Center for Russian and Eurasian Studies et le Center for African Studies, ont dû supprimer leurs programmes de bourses, le gouvernement américain ne souhaitant plus soutenir l’enseignement des langues étrangères. À Cambridge, certains amphithéâtres, laboratoires et bureaux pourraient également être déplacés afin de réduire les coûts.
Harvard a choisi de résister juridiquement plutôt que de céder aux pressions politiques, une stratégie qui lui a valu un large soutien public et qui contribue à améliorer l’image des universités d’élite américaines à l’international. Finalement, Donald Trump semble avoir surestimé son pouvoir, estime Mathias Risse, professeur en philosophie politique à la Harvard Kennedy School.
L’Université du Valais œuvrera pour l’équité et l’inclusivité
Ce jeudi, le Grand Conseil valaisan a validé la loi sur l’Université du Valais par 105 oui contre 15 non et 2 abstentions. Il a également pris quelques décisions stratégiques quant à son fonctionnement. Entre autres, «l’Université du Valais devra œuvrer pour une société équitable et inclusive en garantissant l’égalité des chances. Le plénum a validé une participation des étudiants à la gouvernance de l’université, notamment par l’intermédiaire des associations estudiantines. Par contre, il ne sera pas instauré de commission de surveillance de l’Université.» (Blick)
L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 19 décembre 2025
18Déc2025
Politique des hautes écoles
Le Conseil des États limite les coupes prévues dans le domaine de la formation
Le Conseil des États s’est prononcé en faveur d’une limitation des coupes proposées par le plan d’allègement budgétaire 2027 (PAB27) dans plusieurs domaines, dont la formation. «Alors que la Confédération voulait réduire de 120 millions de francs son soutien aux hautes écoles cantonales, le plénum a préféré le diminuer de seulement 60 millions. Au cœur du débat, le risque de faire peser sur les étudiants la prise en charge du manque à gagner, soit une hausse des taxes d’études. Les élus ont aussi approuvé, dans une moindre mesure, les réductions des dépenses dans les domaines de la formation continue et professionnelle ainsi qu’auprès d’Innosuisse.» (Le Temps) Ainsi, le Conseil des Etats a choisi de maintenir «les bases légales» attribuant «un soutien de la Confédération dans le domaine de la formation».
Le Conseil national se penchera sur le programme ce printemps, pouvant alourdir ou affaiblir ce programme budgétaire.
«Le Canton a un budget, mais il ne satisfait personne»
Le budget vaudois 2026 est passé le 17.12.2025. «Les députés ont dit tout le mal qu’ils pensaient du projet de budget du Conseil d’État, avant de le voter.» (24 heures)
Dans l’entretien avec Le Temps, la présidente du Conseil d’Etat vaudois Christelle Luisier évoque comment« le Conseil d’Etat a maintenu 24 millions d’économies dans ce domaine, mais en changeant de mesure. «[N]ous avons opté pour ne pas repourvoir immédiatement, mais seulement après six mois, les 4500 postes qui sont renouvelés chaque année (sauf pour les enseignants, médecins, infirmières et policiers). C’est finalement une meilleure mesure que de ponctionner les salaires: cela induit des effets potentiellement pérennes, puisque chaque service concerné doit voir s’il peut se réorganiser différemment avant de réengager.»
Le Centre national de recherche atmosphérique de Boulder menacé par l’administration Trump
«L’administration Trump a annoncé mardi son intention de démanteler le Centre national de recherche atmosphérique de Boulder (Colorado) accusant ce centre, en pointe sur les questions de réchauffement climatique, d’être alarmiste.»
Genève: Jobs d’étudiant·es moins bien payés
«La décision du Grand Conseil [genevois] de sortir les jobs d’été du dispositif du salaire minimum ne passe pas auprès des étudiant·es, des syndicats et de la gauche. […] Si le peuple devait accepter de plafonner à 75% du salaire minimum les jobs d’été, les étudiant·es verraient leur rémunération mensuelle passer de 4349 francs à 3182, […] une perte de 1167 par mois. […] Zora Holzer, permanente de la CUAE, la faîtière des associations étudiantes de l’université, souligne que, selon les chiffres de l’Observatoire de la vie étudiante, 22% des étudiant·es de l’UNIGE «disent avoir des difficultés financières».»
La votation aura lieu le 8 mars.
«Les HUG veulent rétablir «le climat de confiance»»
«Depuis les dénonciations de propos racistes le 20 août, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont pris plusieurs mesures pour «rétablir le climat de confiance». Ils ont aussi déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public pour le tag raciste apposé sur la porte d’une cadre.» Parmi les mesures, les HUG «ont mené depuis une dizaine d’entretiens de service, déployé un dispositif d’accompagnement auprès des employé·es et lancé une campagne de sensibilisation contre «toute forme de discrimination»». (Le Courrier)
swissuniversities offre une rétrospective 2020-2024 sur les contributions liées à des projets
«Tous les quatre ans, dans le cadre de sa planification stratégique, swissuniversities propose des programmes et des projets stratégiques à la Conférence suisse des hautes écoles et sollicite leur financement. L’objectif de ces programmes est de poursuivre le développement de thèmes stratégiques d’importance politique au sein des hautes écoles.
Les programmes ont été coordonnés par swissuniversities, tandis que les hautes écoles ont pris en charge la direction de certains projets. Les programmes soutenus ont permis de renforcer la coordination sur des thèmes stratégiques au sein des hautes écoles et d’intensifier la collaboration entre les différents types de hautes écoles et les régions linguistiques. Au cours des quatre années, plus de 280 projets ont pu être soutenus, souvent en coopération avec d’autres institutions. Tous les programmes ont affiché un taux d’utilisation élevé des fonds, atteignant parfois 99 %.»
L’Unil dans les médias
IA, durabilité cognitive et pensée critique : nouveau projet Interface
«Une équipe de recherche menée par Axel Matthey (Sciences du langage et de l’information et Centre NUCLEUS, Lettres) s’attache à étudier un usage de l’IA propre à stimuler la pensée critique. Le projet a récemment fait l’objet d’un soutien Interface.»
Revue de presse Unil 18 décembre 2025
17Déc2025
Politique des hautes écoles
Le Grand Conseil approuve finalement le budget 2026 de l’État de Vaud
«Le Canton de Vaud aura un budget pour 2026. […] Il aura fallu un vote nominal pour récolter plus de 76 votes favorables (66 oui, 59 non et 19 abstentions au premier vote). La plupart des refus sont venus des rangs de la gauche radicale et du PS, avec quelques petites voix contre aussi du côté des Vert-e-s et de l’UDC.» (RTS)
Les articles avant le vote:
«Les contours du budget 2026 de l’Etat de Vaud se précisent. Le Grand Conseil est parvenu à boucler le deuxième débat mardi. Des points doivent encore être tranchés mercredi lors du troisième et ultime débat. Mais toute la question sera ensuite de savoir si le Grand Conseil adoptera le projet en vote final.» (RTS)
«Si le problème de l’horloge ne semble plus en être un, rien ne garantit que les Vaudois auront un budget pour 2026. Censés jouer les arbitres, les Vert’libéraux sont pour l’instant les seuls à vouloir voter en faveur de ce projet.» (Le Temps) Alors que la présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart-Narbel, s’interroge sur l’intérêt de refuser ce budget, l’UDC a déjà annoncé par le biais d’un communiqué qu’elle le refuserait. Le meneur de la formation PS, Sébastien Cala, déplore ne pas avoir obtenu ce qu’il attendait «concernant l’Unil et la santé notamment», et annonce qu’il «y a de grandes chances» que son parti vote contre.
Par ailleurs, «une nouvelle manifestation a eu lieu mardi en fin d’après-midi devant le Grand Conseil vaudois, en plein débat sur le budget 2026 de l’Etat. Quelque 350 personnes étaient rassemblées devant l’entrée du Parlement. […] Des représentant·es des syndicats et des membres du personnel des services publics et parapublics ont déposé hier un cercueil noir devant le bâtiment du Grand Conseil.» (Le Courrier)
«Le Conseil des Etats s’empare ce mercredi de l’impopulaire programme d’économies 2027»
Aujourd’hui, le Conseil des États examine un plan d’économies, revu à la baisse par sa commission, du programme d’allègement 2027 de la Confédération. Si un mécontentement commun existe à propos du programme d’allègement qui vise à freiner la hausse des dépenses fédérales, une nette opposition se dessine sur la santé des finances publiques. La gauche tente de rejeter l’ensemble du paquet jugé trop austère, ne jugeant pas nécessaire ce plan d’économie et le menaçant de référendum, tandis que la droite souhaiterait résoudre «des problèmes de financement» et freiner la hausse des dépenses.
Alors que la ministre des finances Karin Keller-Sutter propose d’épargner 2,4 milliards de francs en 2027, puis 3 milliards en 2028 et en 2029, la commission des finances du Conseil des États souhaite réduire l’ampleur des économies de 600 millions de francs environ par an. Le programme d’allègement 27 se monterait à 1,79 milliard en 2027, à 2,35 milliards en 2028 et à 2,48 milliards en 2029. Parmi son opposition à d’autres mesures, la commission se positionne notamment contre plusieurs coupes dans les domaines de la formation et de la recherche. Elle ne souhaite ainsi économiser «que 60 millions de francs au lieu de 120» pour les universités cantonales (SRF).
«Le National devrait en débattre lors de la session de mars. Le dossier devrait être bouclé à la fin de cette session-là pour qu’un éventuel référendum et une votation populaire puissent être organisés avant l’entrée en vigueur du programme d’allègement.» (Blick)
OA-Monitoring 2023 : maintien à un niveau élevé et nouvelle progression des licences CC
«Plus de trois quarts des nouvelles publications issues de la recherche financée par le FNS sont en libre accès (Open Access, OA). […] La stratégie sur l’Open Access du FNS et les efforts des hautes écoles ont un effet durable, et ont fortement contribué à faire du libre accès aux publications scientifiques la norme. Non seulement cela fait avancer la recherche, mais l’économie et la société peuvent aussi utiliser rapidement et pleinement les résultats scientifiques.»
«À partir de 2026, le FNS participera à Open Research Europe (ORE). Exploitée jusqu’ici par la Commission européenne, cette plateforme de publication sera réorientée, soutenue par un large groupe d’institutions européennes de promotion de la recherche et ouverte au financement au-delà de l’UE.»
Des étudiant·es américain·es à la poursuite de bourses européennes
Un nombre croissant d’étudiant·es américain·es déposeraient des candidatures pour des bourses d’études en Europe, notamment en Allemagne, selon l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD). En effet, ce dernier observe que les demandes ont plus que doublé cette année. Les candidatures portent en particulier sur des programmes «classiques» d’études et de recherche. Cette tendance est attribuée à la politique du gouvernement Trump envers les universités, souvent considérée comme «une atteinte à la liberté académique». Dans le même temps, les programmes européens multiplient leurs efforts de promotion et proposent des opportunités attractives afin d’attirer des talents internationaux.
Le Royaume-Uni de retour dans le programme Erasmus en 2027
Selon The Times, The Guardian et la BBC, un accord passé avec Bruxelles pourrait ouvrir la voie à la participation des étudiant·es britanniques au programme Erasmus à partir de janvier 2027. L’annonce pourrait être faite dès aujourd’hui «dans le cadre du nouveau départ («reset») avec l’Union européenne, régulièrement évoqué par le premier ministre travailliste Keir Starmer». Le Royaume-Uni avait quitté Erasmus en sortant de l’UE début 2021.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 17 décembre 2025
16Déc2025
Politique des hautes écoles
«Combien peut coûter le financement de la recherche ?»
Ce mercredi 17.12., le Conseil des États discutera le programme d’allégement budgétaire. La Berne fédérale veut réduire les dépenses dans la recherche. Environ 1500 postes destinés à de jeunes chercheurs ne pourraient plus être financés.
Les responsables du Fonds national mettent en garde contre une «coupure historique». «Les mesures d’économie prévues nous obligeraient à refuser des centaines de projets de recherche», dit Thorsten Schwede, président du FNS, estimant que la Suisse met ainsi en péril la capacité d’innovation de son économie et sa compétitivité internationale.
La Conseillère des Etats Esther Friedli (UDC, SG) recommande aux hautes écoles de coopérer encore plus étroitement avec le monde économique, de supprimer les dépenses inutiles et d’augmenter encore les frais d’inscription, en particulier pour les étudiants étrangers. C’est selon elle le seul moyen de freiner la hausse des dépenses dans le domaine de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, elle juge, contrairement à Thorsten Schwede, qu’il y a une très forte augmentation des dépenses au niveau fédéral dans le domaine de la science et de la recherche.
Un demi-million de francs pour l’Institut du fédéralisme
«Le Conseil national a validé, hier soir, une enveloppe de 500’000 francs pour l’institution rattachée à l’Université de Fribourg. Proposée par la commission des finances du Conseil des Etats, elle avait échoué une première fois au National, par oubli de la commission compétente.» Selon la socialiste Sarah Wyss, réallouer ces fonds «pourrait bien constituer une utilisation abusive d’un argent initialement prévu pour la coopération».
L’EPFZ met en garde contre un Congrès chinois
Le média insideparadeplatz.ch rapporte que l’EPFZ aurait mis en garde ses étudiant·es contre une invitation à un congrès étudiant à Xi’an (Chine), intitulé China-Europe Youth Dialogue on Civilizations, car la direction considère que participer à cet événement pourrait poser des risques juridiques liés au transfert de savoir-faire scientifique potentiellement soumis à des règles strictes de contrôle des exportations. L’institution rappelle que bien que la participation ne soit pas illégale, les étudiant·es ne doivent ni transporter d’ordinateurs ou informations sensibles ni discuter de travaux non publiés sous peine de violer les régulations suisses sur l’exportation de technologies.
«Le Valais devrait devenir le 11e canton universitaire»
Le gouvernement valaisan a adopté un projet de loi pour créer une université cantonale, appelée Uni Valais-Wallis, en transformant l’actuelle UniDistance Suisse en établissement autonome (dans sa gestion académique, financière et administrative), axé principalement sur la formation à distance et à temps partiel. Cette université, unique en Suisse par son modèle, dispensera des cours à distance tandis que la recherche se fera en présentiel. L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027. D’ici 2030, l’institution pourrait compter 3500 étudiant·es. Le projet a été largement soutenu au parlement cantonal malgré l’opposition de l’UDC.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 16 décembre 2025
15Déc2025
Politique des hautes écoles
Nouvelle manifestation de la fonction publique vaudoise malgré la confusion sur la grève
«La mobilisation de la fonction publique vaudoise s’est poursuivie lundi, malgré une certaine incertitude durant la journée après que le Conseil d’État a déclaré la grève «illicite». Les syndicats fustigent cette affirmation et ont appelé à poursuivre la mobilisation. Une manifestation a encore réuni des milliers de personnes lundi soir à Lausanne.» (RTS)
«Cette nouvelle manifestation a réuni environ 5000 personnes, selon des estimations concordantes de Keystone-ATS et de la police. Une participation bien inférieure aux précédents rassemblements, qui avaient attiré quelque 20 000 participants. Cette manifestation a été précédée d’une nouvelle journée de grève, elle aussi moins suivie que les précédentes.» (Le Courrier)
«Le chef de la communication et de la prévention de la police cantonale vaudoise va devenir porte-parole du gouvernement et vice-chancelier, a appris Le Temps. Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement éprouvant pour le canton et le Conseil d’État, qui tentent de slalomer entre les crises depuis près d’un an.» (Le Temps)
«Marche arrière au Conseil d’Etat»: annulation de la contribution de crise sur les salaires
«Le Conseil d’Etat vaudois fait marche arrière sur deux mesures contestées du budget 2026 pour la fonction publique: il retire la contribution de crise de 0,7% sur les salaires et supprime les décharges de fin de carrière des enseignants. Pour les syndicats, ces concessions n’en sont pas et l’appel à la grève pour lundi est maintenu.» (RTS) Les partis de droite le PLR et l’UDC dénoncent des «décisions prises sous la contrainte de la rue». L’UDC annonce refuser le budget 2026.
A propos de la licéité et de la poursuite de la grève vaudoise
Suite à sa décision de revenir sur deux mesures d’austérité très contestées pour son budget 2026, le Conseil d’État considère dès lors «que les conditions de licéité de la grève ne sont plus remplies». Mais les syndicats SUD, SSP Vaud et FSF estiment les mesures «loin d’être suffisantes» et écrivent que «le maintien des coupes restantes dans les services publics et parapublics reste inacceptable». Ils réfutent donc l’illicéité de la grève, «imposée de manière unilatérale» par le Conseil d’Etat. Selon eux, cette décision porte atteinte au droit de grève et à la liberté syndicale, et seul l’Organe de conciliation pourrait décider du caractère licite d’une grève.
Dans La Matinale de la RTS, Rémy Wyler, avocat et professeur de droit du travail à l’Unil, déclare que le gouvernement «exprime son opinion» à propos de la licéité de la grève. Selon lui «les prétentions des syndicats sont satisfaites», et la grève pourrait devenir illicite. Cette dernière ne remplirait plus les exigences en droit du travail et porterait alors des revendications politiques. L’avocat et professeur ajoute que «seul un tribunal peut décréter, dans un second temps, si un débrayage était illicite», car pour lui l’Organe de conciliation «n’a aucun pouvoir décisionnel» sur la licéité d’une grève.
Face au flou juridique et décisionnel, les syndicats craignent un affaiblissement du mouvement. «Au vu du court délai entre les annonces du gouvernement et la journée d’action prévue par les syndicats, l’Etat de Vaud a indiqué qu’une «tolérance» est de rigueur lundi pour d’éventuels élèves absents ou des grévistes parmi le personnel de la fonction publique.» (RTS)
Manifestation à Berne contre l’austérité fédérale
«Des centaines de personnes ont manifesté samedi après-midi sur la Place fédérale à Berne contre la politique d’austérité de la Confédération et contre le réarmement. Organisée à l’appel des Jeunes communistes, [la manifestation] avait été autorisée. […] Ces économies affaiblissent des domaines tels que les affaires sociales, la culture, l’éducation, les transports publics et l’environnement.»
«Le PS choisit Nordmann»
«Le Parti socialiste vaudois a désigné samedi en fin de matinée Roger Nordmann comme candidat à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat du 8 mars prochain pour succéder à Rebecca Ruiz. L’ex-conseiller national a été préféré au chef du groupe PS au Grand Conseil, Sébastien Cala.» (RTS) Il affrontera l’UDC Jean-François Thuillard, soutenu par le PLR. «À l’opposé du spectre politique, Ensemble à Gauche a choisi la conseillère communale Agathe Raboud Sidorenko pour défendre ses couleurs. Le POP a, lui, renoncé à présenter un candidat.» Les Vert’libéraux ont également renoncé à lancer un candidat malgré quatre volontaires. (24 heures)
«Quand on parle de couper dans les budgets, c’est juste une expression»
Face aux manifestations de fonctionnaires vaudois, le professeur de finances publiques de l’IDHEAP à l’Unil Nils Soguel relativise l’idée de «coupes budgétaires»: «en fait, on ne coupe pratiquement jamais. On baisse le taux de croissance des dépenses d’une année à l’autre», explique-t-il. Il rappelle que les règles constitutionnelles imposent l’équilibre financier et que les excédents passés ont été utilisés pour réduire l’endettement et prévenir les revendications, le gouvernement ayant eu recours à des amortissements supplémentaires et des préfinancements, c’est-à-dire des charges comptables «fictives». La situation actuelle résulte aussi de choix populaires en faveur de nouvelles dépenses et de baisses d’impôts, dans un contexte où la mémoire du surendettement des années 1990 s’estompe.
L’Unil dans les médias
«L’Unil a mandaté des agents privés aux méthodes «problématiques»»
«Des étudiants de l’Unil racontent avoir été pris en photos par des agents de sécurité privés durant la grève du 4 décembre dernier dans le bâtiment Geopolis. L’Université de Lausanne s’explique.»
Revue de presse Unil 15 décembre 2025
12Déc2025
L’Unil dans les médias
«Fonction public: y’a le feu au lac»
Le Courrier met en parallèle les budgets du canton de Vaud et de Genève, qui «provoquent les mêmes colères». «Mêmes recettes d’austérité pour un même résultat. […] Les coupes budgétaires envisagées provoquent une forte mobilisation du personnel de l’Etat.»
A propos du canton de Vaud, l’absence de négociation entre le Conseil d’État et les syndicats, la controverse autour de la «contribution de crise» de 0,7% sur les salaires publics et les désaccords au Grand Conseil bloquent l’avancement du budget, dont l’adoption la semaine prochaine reste incertaine. Une mobilisation d’ampleur inédite touche toujours la fonction publique. «A l’Université de Lausanne, c’est historique: environ 270 salarié·es grévistes et plus de 1200 étudiant·es en soutien», détaille un doctorant dans Le Courrier. Une solidarité s’organise avec les Hautes Ecoles sociales (HETSL), de la santé (HESAV) et pédagogique (HEP), et «des solutions sont trouvées pour concilier mobilisation et validation des cours», telles que des «garderies solidaires». Une nouvelle journée de grève, accompagnée d’actions et d’une manifestation, est prévue pour lundi prochain, suivie d’un rassemblement «festif» mardi devant le Grand Conseil. L’assemblée a également fixé une prochaine réunion au 6 janvier et envisage une journée de grève, d’actions et de manifestation le 12 janvier.
Revue de presse Unil 12 décembre 2025
11Déc2025
L’Unil dans les médias
Vaud: grève de la fonction publique le 11.12.2025
Il a été décidé de reconduire la grève contre les coupes dans le secteur public et parapublic demain, 12.12 et lundi, 15.12. avec une manfiestation en fin de journée. Il y aura également un «rassemblement festif» devant le Grand Conseil mardi 16.12. à 16:30.
Revue de presse Unil 11 décembre 2025
10Déc2025
Politique des hautes écoles
«En cas de doute, les jeunes devraient choisir la formation professionnelle»
«Les diplômés sont de plus en plus touchés par le chômage, tandis que la tendance à l’académisation se poursuit – surtout dans les villes. Selon les données les plus récentes, la formation professionnelle offre une plus grande sécurité au travail – et diverses options pour progresser dans sa carrière.»
A qui hésite entre formation académique ou professionnelle, Ursula Renold, qui a suivi un apprentissage bancaire dans sa jeunesse et est aujourd’hui professeure de systèmes éducatifs à l’EPFZ souligne la valeur de l’apprentissage: «Je conseille aux parents et aux jeunes : en cas de doute, ils devraient choisir la formation professionnelle.»
Une analyse de la fédération des employeurs montre que le nombre de diplômés au chômage a augmenté de 70% depuis 2010. Cette hausse ne peut être attribuée qu’en partie au nombre croissant d’étudiants diplômés, notamment dans les hautes écoles spécialisées. Les diplômés de l’apprentissage constatent le contraire : leur taux de chômage a baissé de 40% au cours de la même période, alors que le nombre d’apprentis n’a diminué que de 6%. Les personnes ayant suivi une formation professionnelle supérieure seraient les plus performantes sur le marché du travail.
«Il s’agit là d’un défi pour les universités», qui continuent de privilégier une formation académique centrée sur la recherche, alors que seule une minorité des étudiant·es se destinent à ce domaine. Les programmes d’études «ne sont guère orientés vers les exigences du marché du travail» et «refusent une plus grande référence à la pratique en faisant référence à la pertinence de la pensée critique et à la liberté de recherche et d’enseignement». Plusieurs filières, en particulier dans les sciences humaines, les arts ou les cursus interdisciplinaires, enregistrent des taux de chômage relativement élevés.
Patrick Chuard-Keller, économiste en chef des employeurs, dénonce un «écart croissant entre l’offre d’éducation et le marché du travail».
L’EPFZ «met sa réputation en danger»
Selon le journaliste de la NZZ Rico Bandle, l’EPFZ «devrait reconsidérer de toute urgence son processus d’approbation» des évènements, car «le seul titre de l’événement [du weekend dernier] et la liste des participants indiquaient qu’il s’agissait avant tout d’idéologie et d’activisme, pas de savoir». Pour lui, l’organisation de telles conférences par l’institution pourrait mettre en danger sa réputation.
Lors du weekend dernier, se tenait à l’EPFZ la conférence intitulée «Der grosse Kanton: Rise & Fall of the BRD», organisé conjointement par l’EPFZ et la Haute école des arts de Zurich (ZHdK). Selon Rico Bandle, seules des personnes de gauche, critiques envers Israël, auraient été invitées. La conférence s’est tenue en Suisse car il «ne serait plus possible de s’exprimer librement en Allemagne». Pour le journaliste, le problème de la tenue de cette conférence n’est pas le fait que «des personnalités controversées aient pu exprimer leur opinion», mais qu’«un congrès sur un sujet interne à l’Allemagne, où une seule position était autorisée, ait été financé par les contribuables suisses», dans une réunion qui «n’avait rien à voir avec un discours scientifique ouvert».
La ZHdK a versé 42’000 francs à la conférence, le Kunsthaus de Zurich a mis des locaux à disposition gratuitement, et l’EPFZ n’ayant pas versé d’argent, a participé à l’organisation de la manifestation qui a eu lieu en partie dans leurs bâtiments. Sur demande, l’EPFZ a écrit qu’elle «partait du principe que les principes scientifiques seront respectés» et que le symposium a passé le «processus régulier d’autorisation de l’EPFZ».
Nouvelle candidate pour le siège de Rebecca Ruiz
«La conseillère communale lausannoise Agathe Raboud Sidorenko (Ensemble à gauche) se porte candidate à la succession de la conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz lors de l’élection complémentaire du 8 mars. Son parti revendique une «candidature de terrain contre l’austérité budgétaire». […] Comédienne, médiatrice culturelle et mère de deux enfants en bas âge, Agathe Raboud Sidorenko est également candidate à un siège à la Municipalité de Lausanne le 8 mars.» (Le Courrier)
Grève à l’Unil et dans le canton Vaud
A l’Unil, la grève continue aujourd’hui, voici le programme. Un meeting entre grévistes de différentes hautes écoles et un gymnase aura lieu à 13h à Géopolis, et un autre rassemblement des hautes écoles aura lieu à 17h.
Hier, au terme d’une huitième journée de mobilisation de la fonction publique, 21’500 manifestant·es (selon la police) ont défilé dans les rues. En soirée, une voiture a perturbé le défilé, ne s’arrêtant pas pour les manifestant·es. «Dans les rangs, fonctionnaires, étudiants, enfants, retraités et autres alliés.» (24 heures) «Le défilé a notamment réuni des enseignants, des bibliothécaires, des employés du CHUV et des doctorants à l’Unil, mais également quelques personnes travaillant dans le privé venues montrer leur soutien à la fonction publique.» (RTS)
A propos de la grève d’hier, «le syndicat SSP-Vaud a dénombré en matinée 65 établissements en grève, dont 43 écoles du primaire et du secondaire, et 14 gymnases impactés par la grève.» (RTS) «La grève touche aussi des établissements d’études supérieures. L’Université de Lausanne (UNIL) voit certains de ses employés et de ses étudiants participer au mouvement de grève en protestant contre la hausse des taxes d’études et les coupes dans la recherche. Pareil du côté de la Haute école pédagogique (HEP Vaud), de la Haute école de travail social (HETSL) et de la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV). De plus, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) est indiqué comme «en grève le 9 décembre».» (Blick)
L’Unil dans les médias
Débat budgétaire au Grand Conseil Vaudois: «non» à des moyens supplémentaires pour l’Unil
Les débats sur le budget 2026 se sont poursuivis hier au Grand Conseil vaudois. La majorité de droite a rejeté la majorité des amendements de la gauche, à quelques exceptions près. A propos de la formation, le Grand Conseil a dit «non» aux moyens supplémentaires demandés pour les classes 1-2P, les hautes écoles et l’Unil. A propos de la santé et de l’action sociale, bien que tous les amendements n’aient pas encore été abordés, le Grand Conseil a déjà confirmé les coupes prévues au CHUV et à Unisanté. (Blick)
Revue de presse Unil 10 décembre 2025
9Déc2025
Politique des hautes écoles
«La recherche et l’innovation sont-elles vraiment en danger?»
Diego Taboada, directeur romand d’Avenir Suisse et Lukas Schmid, chercheur principal à Avenir Suisse, estiment que les coupes envisagées par la Confédération dans le domaine de la recherche et de l’innovation sont justifiées. Pour eux, ces «ajustements ponctuels» ne représentent pas «un changement de cap dans la politique [suisse] de soutien à la recherche et à l’innovation».
Voici leurs principaux arguments:
- les allégements sont temporaires et interviennent suite à des années de hausse (presque triplement de moyens pour le FNS depuis 2003);
- les allégements créent une occasion pour le FNS et Innosuisse de réévaluer leurs priorités;
- en comparaison internationale, le budget de la Suisse pour R&D reste élevé;
- nombre de fonds pour R&D en Suisse proviennent de l’économie privée (70% en 2023). Les allègements prévus ne représentent que 0,6% des dépenses suisses dans le secteur;
- la Suisse a fait le choix judicieux de concentrer ses efforts sur la recherche fondamentale, où elle reste en tête;
- le programme d’allègement permet d’éviter d’augmenter les impôts ou l’endettement, c’est-à-dire un alourdissement de la charge des entreprises «qui fournissent les moyens nécessaires pour financer la recherche de demain».
Finalement, ils rappellent que dès 2028, les contributions fédérales devraient à nouveau augmenter de près de 3% par an.
«Vaud: le débat budgétaire joue la montre»
«Le Grand Conseil n’a pas entamé le premier débat sur le budget, alors que la rue gronde à nouveau aujourd’hui. Les députés ne siégeant que le mardi, voire le mercredi, il ne reste que quatre jours, qui seront tronqués par le Noël du Grand Conseil et l’élection de Guy Parmelin, pour arriver au vote final.» (24 heures)
Dans l’éditorial du Temps, écrivant à propos du fait que les enseignant·es vaudois·es risquaient de perdre l’opinion publique, le journaliste Raphaël Jotterand écrit: «Les lieux de formation ne doivent pas devenir des lieux de militantisme. Il y va de la neutralité et de la dignité de nos institutions.» (Le Temps)
Le SSP de son coté a publié un fact-checking sur les propos de la Conseillère d’Etat vaudoise Christelle Luisier, qui affirmait, entre autres, que des négociations avec le syndicat ont eu lieu, ce que ce dernier nie. «Le Conseil d’État n’a pas et ne veut toujours pas négocier avec les organisations représentant les employé·es des services publics et parapublics, alors même que des coupes massives sont prévues dans le budget et que les employé·es rejettent massivement ces choix et demandent des négociations.» (RTS et SSP Vaud)
Aujourd’hui, (mardi 09.12.2025), la fonction publique vaudoise a entamé une nouvelle journée de mobilisation pour protester contre le projet de budget 2026 et ses mesures d’économies à hauteur de 305 millions. Il s’agit de la huitième depuis début octobre. «Plusieurs actions sont prévues dans la journée, dont certaines dans des EMS en ville de Lausanne. Une manifestation suivra en début de soirée. » (RTS)
«Un pôle IA de soins neurologiques» aux HUG
«Le pôle de soins neurologiques et psychiatriques des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a été inauguré jeudi. Cette structure s’appuie sur l’intelligence artificielle (IA) pour optimiser son fonctionnement.» L’IA sera principalement utilisée pour le «travail rébarbatif». Lui seront déléguées «les tâches administratives et la génération de rapports». Des chatbots IA seront également disponibles pour les patient·es afin de répondre à leurs questions.
«Ex-chercheur à l’UniNE, un historien est condamné pour diffamation»
Un historien de 40 ans, ancien assistant postdoctorant de l’Université de Neuchâtel, a été condamné pour diffamation envers son ancien supérieur, un Français de 64 ans ex-recteur de l’Université Lumière Lyon qui dirigeait alors l’Institut d’histoire de l’UniNE. Le coupable aurait transmis anonymement des accusations de fraude comptable finalement jugées infondées par un audit administratif commandé par l’Université. Devant la cour, le professeur victime, n’enseignant plus à Neuchâtel, a déclaré avoir été «transformé en paria» suite à la parution de l’enquête dans les médias.
La juge qualifie la culpabilité du chercheur de «moyennement élevée», condamnant un mobile «égoïste»: «il a agi dans un esprit de pure vengeance», «très affecté par le non-renouvellement de son contrat de travail». L’historien accusé a été condamné à une peine pécuniaire de 1800 francs avec sursis. Il doit également verser 1000 francs à la victime pour tort moral, ainsi que s’acquitter des frais de justices (5235 francs) et des honoraires des avocats (27’000 francs). L’accusé a fait appel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 9 décembre 2025
8Déc2025
Politique des hautes écoles
A l’EPFZ, des examens bientôt notés grâce à l’IA
A partir du semestre de printemps 2026, l’EPFZ lancera un projet pilote dans lequel l’intelligence artificielle assistera la notation des examens. Gerd Kortemeyer, chercheur et membre staff pour le rectorat de l’EPFZ, travaille sur le développement de ce projet dans le cadre du projet Ethel de l’institution. Ses recherches se concentrent sur l’échelle des procédures d’évaluation pour les examens MINT complexes et manuscrits (physique, chimie, mathématiques) en utilisant des LLMs multimodaux modernes tels que le GPT-5. Dans sa méthodologie, il ne prône pas un remplacement complet des correcteurs humains mais un flux de travail entre humain et machine. Pour les cas incertains ou ambigus, une transmission à des expert·es humains sera automatique.
Pour les étudiant·es, l’utilisation de l’IA offre différents avantages: attribution de points partiels pour des étapes intermédiaires, disponibilité rapide des résultats en ligne, possibilité pour les étudiant·es de s’opposer en ligne aux évaluations de l’IA qui seront ensuite examinées par des correcteur·ices humains.
L’EPFZ prône de nombreux outils d’intelligence artificielle pour soutenir l’enseignement et la recherche. Elle recommande en outre Microsoft Copilot, Google Gemini, NotebookLM, ainsi qu’Apertus. Un chatbot est également disponible à l’EPFZ depuis deux ans (développé dans le cadre du projet Ethel), permettant aux étudiant·es de recevoir des commentaires sur leurs exercices ainsi que de répondre à leurs questions. Des chatbots sont également utilisés à l’Université de Zurich et à l’EPFL.
Une étude rétractée après 25 ans de suspicion de conflits d’intérêts
«Une influente étude affirmant que le glyphosate ne présente aucun risque grave pour la santé a été récemment retirée pour suspicion de conflits d’intérêts, 25 ans après cette publication qui a entre-temps guidé nombre de décisions politiques malgré des alertes quant à la probité de ses auteurs. Si des chercheurs ont salué cette rétractation, sa lenteur interroge quant à l’intégrité de la recherche menée autour de l’ingrédient clé du Roundup, herbicide le plus vendu dans le monde.» (Le Temps)
En 2002, soit deux ans après la publication de l’étude, une lettre signée par une vingtaine de chercheur·euses dénonçait déjà «des conflits d’intérêts, un manque de transparence et l’absence d’indépendance éditoriale» au sein de la revue scientifique. L’affaire a ensuite éclaté en 2017 lorsque des documents internes de l’entreprise en conflit d’intérêt ont été divulgués, révélant le rôle d’employé·es de l’entreprise dans l’écriture de l’étude désormais retirée.
Naomi Oreskes, historienne des sciences à l’Université Harvard et coautrice d’une publication à propos de l’influence de cette étude, déclare que «la communauté scientifique a besoin de meilleurs mécanismes pour identifier et retirer les articles frauduleux». Pour Nathan Donley, scientifique du Centre pour la diversité biologique, cet épisode n’est qu’un exemple d’«un phénomène plus large au sein de la littérature scientifique». «Je suis sûr qu’il y beaucoup articles du même genre, écrits par d’autres que leurs auteurs affichés et aux conflits d’intérêts non déclarés», déclare John Ioannidis, professeur à l’Université Stanford. «Mais ils sont très difficiles à révéler, à moins de se plonger» dans des documents d’archives, ajoute-t-il
«Le CHUV a recueilli plus de 70 signalements pour harcèlement en quatre mois»
Depuis juillet 2025, la «cellule Safe» du CHUV recueille les signalements concernant des situations de harcèlement au sein de l’hôpital universitaire. «En quatre mois, plus de 70 cas m’ont été signalés, pour un total de 130 entretiens avec des victimes ou des témoins. C’est assez énorme», rapporte Nadine Thalmann, spécialisée dans la médiation et la gestion des conflits, responsable de la cellule antiharcèlement du CHUV. Le CHUV indique qu’il «y a déjà eu des sanctions, y compris des licenciements». Les signalements émanent de presque tous les secteurs, mais «les dossiers les plus graves concernent les médecins et ce, tous types de harcèlement confondus», déclare Nadine Thalmann. «C’est une profession où la hiérarchie peut facilement influencer la formation et la carrière des médecins assistants», explique-t-elle.
Roger Nordmann et Sébastien Cala, «deux candidats solides» socialistes pour le Conseil d’Etat vaudois
Suite à l’annonce vendredi de Sébastien Cala, chef de groupe des socialistes au Grand Conseil vaudois, à propos de sa candidature pour succéder à Rebecca Ruiz lors de l’élection complémentaire du 8 mars, le parti socialiste comporte à présent «deux candidats solides» en lice pour le Conseil d’Etat vaudois. Sébastien Cala, «élu de la Vallée de Joux, chercheur en sciences du sport à l’Université de Lausanne (UNIL), est notamment très actif dans les domaines du sport, de la santé et de l’action sociale». (RTS) Le parti désignera son candidat le 13 décembre lors d’un congrès extraordinaire.
«A ce jour, seule l’UDC a désigné son candidat à cette élection complémentaire. Il s’agit du député et ex-président du Grand Conseil Jean-François Thuillard», agriculteur et syndic de Froideville. (RTS)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 8 décembre 2025
5Déc2025
Politique des hautes écoles
Luisa Lambertini, rectrice de l’USI, démissionne
La rectrice de l’Université de la Suisse italienne a décider de retourner à la recherche scientifique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Gabriele Balbi, membre du rectorat actuel, la remplacera à titre intérimaire.
Réélection du recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman
Selon le média insideparadeplatz.ch, le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman aurait obtenu un résultat mitigé lors de sa réélection il y a deux semaines: «environ 100 des quelque 700 professeurs» n’auraient pas voté pour son nouveau mandat. Selon les critiques, le recteur ne s’opposerait pas suffisamment à l’interdiction de l’expérimentation animale. La porte-parole de l’Université à déclaré aux professeur·es qui ne souhaitaient pas donner de nouveau mandat au recteur que «Michael Schaepman a été nommé par le Sénat avec plus de 73 % des voix».
Plaidoyer de Luciana Vaccaro pour l’innovation sociale
Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de swissuniversities plaide pour l’innovation dans le domaine social, souvent dans l’ombre de l’innovation technologique de la «tech» et des sciences dures. Elle cite la plateforme Innovation Booster, mise sur pied par l’Association suisse pour la promotion de l’innovation sociale, qui a soutenu «des projets originaux» axés sur le thème «Innover ensemble les services à la personne».
Selon elle, une «caractéristique constante» de l’innovation sociale est «la notion de partage, non seulement d’expérience mais aussi de responsabilités, de prises de décision et de point de vue», notamment les interactions entre personnes issue de la société civile et chercheur·euses, à propos de projets conceptuels ou concrets. Elle écrit: «Cette nouvelle manière d’envisager l’interaction sociale touche aussi à la manière de former – notamment au niveau universitaire ou des hautes écoles. On ne construit plus un cours de haut en bas, mais on le fait avec celles et ceux qui vont en bénéficier.»
«Les fonctionnaires vaudois ne décolèrent pas et votent une «grève sans fin»»
«La fonction publique vaudoise a connu jeudi une nouvelle journée de grève pour protester contre le projet de budget 2026 et ses 305 millions de mesures d’économies. C’était la septième journée de colère des employés des services publics et parapublics depuis octobre.» (RTS)
«Lors d’une assemblée générale unitaire en soirée, le personnel des services publics et parapublics a voté à la quasi unanimité une nouvelle résolution. Celle-ci appelle à la poursuite du mouvement, de la mobilisation et de la grève dès vendredi et la semaine prochaine […] La résolution parle de «grève sans fin».» (Blick) Une nouvelle assemblée devra décider de la suite du mouvement mercredi prochain.
La journaliste du 24 heures Marie Maurisse écrit que «certains [employés des services publics et parapublics vaudois] pourraient renoncer à la mobilisation pour des raisons budgétaires, car chaque jour de grève est autant de salaire en moins». Après quelques calculs, elle explique ainsi que «nombre des salariés n’ont pas fait grève, mais sont allés manifester».
La Chine influence les universités suédoises
Un récent rapport montre comment la Chine influence les universités suédoises. Les expert·es de la Chine en particulier auraient le sentiment d’être soumis à «une influence autoritaire généralisée», écrivent les auteur·es de l’Université de Mälardalen et du Centre national des connaissances pour la Chine. Cela aurait pour conséquences sur les étudiant·es et chercheur·euses anxiété, stress et autocensure, cette dernière influençant très directement le travail scientifique. Les personnes ayant été interrogées dans le cadre de ce rapport ont ainsi déclaré avoir modifié ou retiré des articles, ou alors changé l’orientation de leur projet de recherches par crainte de représailles. Moyens de pressions, chantage et intimidations, seraient ainsi vécus par les chercheur·euses chinois·es en Suède.
Mais la Suède ne serait pas un cas isolé. «En mai 2024, Amnesty International a publié une étude montrant comment les étudiants chinois à l’étranger sont menacés, surveillés et harcelés par les autorités locales. La pression est souvent dirigée contre les familles en Chine.»
La science suédoise dépend dans une certaine mesure de la Chine, notamment grâce aux partenariats universitaires et aux financements de recherche Durant la dernière décennie, le nombre de chercheur·euses chinois·es présent·es dans le pays a doublé, atteignant environ 700. En plus de constituer un problème pour les étudiant·es et les chercheur·euses, l’influence de la Chine comporterait un risque pour la sécurité de la Suède. En effet, le parti communiste pourrait accéder à des connaissances dans des domaines sensibles, notamment ceux liés à des projets de recherche à double usage.
- liens d’intérêt
- espionnage
- collaboration hautes écoles – militaire
- politique – Chine
- collaboration hautes écoles – politique
L’Unil dans les médias
Revue de presse de l’Unil en grève (le 4.12.2025)
«Plusieurs centaines d’étudiants et membres du personnel ont à nouveau cessé le travail jeudi pour protester contre les coupes budgétaires, prévues au niveau cantonal et fédéral. Dès 7h, les bâtiments Anthropole et Géopolis ont été bloqués. Depuis lundi, les groupes mobilisés ont maintenu une présence quotidienne sur le campus pour préparer la journée de grève de ce jeudi.» (20 minutes)
Watson est allé à la rencontre d’étudiant·es et personnel de l’Unil qui se sont mobilisés ce jeudi.
Revue de presse Unil 5 décembre 2025
4Déc2025
Politique des hautes écoles
Le bachelor HES avec une expérience pratique intégrée dans les matières MINT définitivement ancré dans le paysage académique suisse
Les programmes de bachelor avec une expérience pratique intégrée proposé par les hautes écoles spécialisées dans les matières MINT (mathématiques, informatique, sciences et technique) s’ancrent définitivement dans le paysage académique suisse. Les deux chambres fédérales ont désormais approuvé le projet du Conseil fédéral, qui était en phase pilote depuis 2016. Seront admis dans ces filières sans examen les titulaires d’une maturité professionnelle ou gymnasiale. Ces filières d’études durent quatre ans au lieu de trois, et la partie pratique en entreprise représente 40% de la durée totale des études. Le projet de loi nécessite d’être encore clarifié car le Conseil des Etats y a ajouté un article supplémentaire.
«L’intelligence artificielle redessine les campus américains»
«Des milliers d’étudiants se ruent vers les nouveaux cursus en IA. Au MIT, cette filière est déjà devenue le deuxième programme le plus prisé, tandis que 62% des formations en informatique classique voient leurs inscriptions chuter.»
«Censure à l’université» de Neuchâtel ?
«L’université de Neuchâtel a refusé de mettre à disposition une salle pour deux conférences sur la Palestine du professeur et chercheur Joseph Daher. Si l’UniNe se défend de toute censure, mettant en avant l’application du règlement, les associations organisatrices, tout comme le principal intéressé, y voient une décision politique.» L’UniNe explique que «les conférences données dans ses murs sont autorisées si elles sont organisées par une entité de type chaire ou institut et sous la responsabilité d’un·e professeur·e UniNE expert·e du domaine». Une membre de l’Association anti-impérialisme étudiante (AAIE) estime elle que le rectorat ne tient pas ses engagements pris lors de l’occupation estudiantine de mai 2024, à savoir de «laisser [l’association] organiser des événements afin d’aborder la question palestinienne».
En mars 2024, l’Université avait déjà refusé en ses murs la tenue d’une conférence de Salah Hammouri concernant le système judiciaire carcéral israélien, invoquant «un manque de personnel». Les évènements actuels se tiendront finalement à l’Hôtel des associations, un lieu d’intégration sociale.
«Après les débordements, l’appel au calme des politiques et des syndicats»
«Une nouvelle manifestation a eu lieu mercredi en fin d’après-midi devant le Grand Conseil vaudois, en plein débat sur le budget 2026 de l’Etat, dans une «ambiance bon enfant», indique le président du législatif. La veille, un rassemblement avait été marqué par des débordements.» (RTS)
Le Temps et le 24 heures reviennent sur les éléments de violence lors de la manifestation de mardi soir. «Ce qu’on retient à chaud, c’est que les débordements desservent avant tout la cause défendue par les syndicats. […] Car il faudra beaucoup de hauteur de vue de la part des députés pour oublier ce triste épisode et siéger dans un esprit apaisé ces prochains jours», écrit le journaliste du 24 heures Vincent Maendly.
Un premier vote du Grand Conseil vaudois valide la contribution de crise sur les salaires des fonctionnaires
«Le Grand Conseil accepte en première lecture un prélèvement de 0,7% sur les salaires dès la classe 5, malgré de fortes manifestations et l’opposition de la gauche. […] Ce vote devra encore être confirmé la semaine prochaine lors du deuxième débat.» (Le Temps) Plusieurs amendements ont été proposés mais refusés, notamment la demande de préservation des classes salariales 1-9 contre les classes 1-5 dans le projet initial, et la demande d’une ponction de 2,1% l’an prochain uniquement sur les montants au-delà des 100’000 premiers francs de salaire.
La RTS a étudié l’évolution salariale des fonctionnaires vaudois sur les dix dernières années, tout en comparant les secteurs public et privé. Elle en conclut, entre autres, qu’«en dix ans, les rétributions ont évolué très différemment entre les secteurs. Alors que les fonctionnaires ont vu le salaire médian augmenter de 1,6%, la hausse a été de 9% dans le privé. […] Les diplômés de l’Université œuvrant pour une collectivité publique ont vu leur rémunération baisser de 11%, alors qu’elle augmentait de 8% en entreprise.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 4 décembre 2025
L’Unil en grève ce jeudi 4 décembre
«La mobilisation contre les coupes budgétaires s’étend dans le canton de Vaud, avec une journée de grève ce 4 décembre. De nombreux établissements scolaires et institutions publiques sont concernés. […] L’Université de Lausanne et l’EPFL voient certains de leurs employés faire grève.» Parmi les hautes écoles, suivent également le mouvement la Haute école pédagogique (HEP Vaud), la Haute école de travail social (HETSL), la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) et probablement le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). (Blick)
Le Comité unitaire UNIL-EPFL contre la hausse des taxes, les coupes dans la recherche et les politiques d’austérité annonce des blocages de l’Unil, propose des cours alternatifs de l’«université populaire» durant la grève, et publie ses revendications: l’abolition des taxes d’études et la mise en place d’un salaire étudiant, l’internalisation de tous les services privés, l’incorporation de délégations représentatives à la proportionnalité de chaque corps de l’Université à l’intérieur de chaque instance décisionnelle, la fin des contrats à durée déterminée.
3Déc2025
Politique des hautes écoles
L’Université de Berne transfère un centre de compétence à ses facultés
L’Université de Berne dissoudra d’ici fin 2025 le Center for Regional Economic Development (CRED) et transférera ses activités directement dans les facultés, estimant que ses prestations peuvent y être mieux intégrées. La recherche sur le tourisme sera reprise au sein d’un nouveau centre facultaire (FfT) rattaché au département d’économie, tandis que les autres domaines (économie régionale, géographie, entrepreneuriat) continueront dans leurs unités d’origine. Christoph Pappa, secrétaire général de l’Université de Berne, déclare : «Le CRED a été conçu comme un regroupement temporaire destiné à renforcer la recherche sur les développements économiques régionaux. Après un examen approfondi, la direction de l’université est arrivée à la conclusion que les prestations du CRED peuvent aussi bien être mises en œuvre au sein des facultés.»
Cette restructuration ne s’accompagne ni de suppressions d’emplois ni de changements pour les étudiant·es, et vise à renforcer durablement la recherche en développement économique régional et en tourisme au sein de l’Université.
«Le Conseil des Etats s’empare du budget 2026 dans un contexte de rigueur budgétaire»
La session d’hiver des Chambres fédérales a débuté lundi à Berne pour une durée de trois semaines. «Les sénateurs ont empoigné l’examen du budget 2026, avec le paquet de mesures d’économie du Conseil fédéral dans le viseur.» (RTS) «Le Conseil des Etats s’est sensiblement éloigné [du plan d’économies] soumis par le Conseil fédéral. Le débat se poursuivra jeudi au Conseil national.» (Le Temps)
Au Parlement vaudois, début mouvementé des discussions sur le budget 2026
Les parlementaires vaudois ont entamé mardi les discussions à propos du budget 2026. «Pour l’heure, les discussions sont restées générales, mais elles ont déjà confirmé que le projet du Conseil d’Etat ne contentait personne.» (Blick) «Après deux heures et demie de débat, le Grand Conseil a voté l’entrée en matière par 127 voix, contre 12 et 9 abstentions. Les oppositions proviennent des rangs de la gauche. […] Seul le PLR n’a pas menacé de refuser le budget en vote final.» (24 heures) A la fin de la séance du Grand Conseil, environ 1500 membres de la fonction publique et parapublique ont encerclé le parlement vaudois, accueillant les parlementaires sortant·es de leur séance.
«Pris à partie mardi soir à leur sortie du Grand Conseil lors d’une manifestation de la fonction publique, les députés vaudois ont condamné ces événements. La présidente du gouvernement, Christelle Luisier, s’est dite « atterrée ». Reconnaissant des « bousculades », les syndicats prennent des mesures en vue des prochains rassemblements.» (RTS)
Dans les colonnes du Courrier, Sébastien Guex, professeur honoraire de l’Université de Lausanne et spécialiste de l’histoire économique et sociale suisse, rejette l’idée d’une «crise» des finances publiques qui justifierait les mesures d’austérité. Selon lui, «rien ne justifie un tel alarmisme pour 300 millions de déficit sur un budget dépassant les 12 milliards. […] Non seulement il n’y a pas de crise des finances publiques, mais ces dernières sont idylliques.» Il ajoute que le problème ne se trouverait pas dans une grande augmentation des dépenses, mais dans le choix politique de ne considérer que «les déséquilibres de court terme». Selon lui, le Conseil d’Etat cherche à éviter d’aborder l’évolution sur le long terme des recettes fiscales, «qui joue pourtant un rôle central».
Roger Nordmann se porte candidat pour remplacer Rebecca Ruiz au Conseil d’Etat vaudois
Une semaine après l’annonce de la démission de Rebecca Ruiz, la liste des papables pour la succéder se réduit. L’ex-conseiller national Roger Nordmann se porte candidat lors de l’élection complémentaire du 8 mars.
«Les Vert-e-s ont déjà annoncé qu’ils soutiendraient la candidature socialiste et ne lanceraient donc personne dans la course. A ce jour, seule l’UDC a désigné son candidat à cette élection complémentaire au Conseil d’Etat. Il s’agit du député et ex-président du Grand Conseil Jean-François Thuillard.» (RTS)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 3 décembre 2025
2Déc2025
Politique des hautes écoles
Une pétition réclame l’interdiction du voile islamique «de l’école enfantine à l’université»
Le comité d’Egerkingen, une association proche de l’UDC, a déposé une pétition de 12’000 signatures pour l’interdiction du voile à l’école. «Elle demande d’interdire les foulards liés à l’islam dans les écoles publiques suisses, des enseignants aux élèves, de l’école enfantine à l’université. Les couvre-chefs d’autres religions, comme la kippa juive, ne seraient en revanche pas concernés.» (RTS) Le texte mentionne également d’autres pratiques religieuses: «pas de déplacement d’examens lors du jeûne du ramadan, ni de congés pour fêtes musulmanes». Le Conseil fédéral devra prendre acte de la pétition. Le comité d’Egerkingen était à l’origine de l’interdiction des minarets et de celle de la burqa, des initiatives qui sont passées avec succès lors des votations. A noter que deux motions UDC seront déposées lors de la session d’hiver du Parlement: «l’une vise à interdire le port du voile à l’école pour les filles de moins de 16 ans, l’autre serait valable pour les employés de l’administration publique» (20 minutes). Le Comité d’Egerkingen annonce que si ces motions échouaient, il pourrait lancer une initiative populaire fédérale.
Objectivité scientifique mise en doute dans une thèse financée par le FNS
Le journaliste de la NZZ Rico Bandle interroge l’objectivité scientifique d’une thèse de doctorat acceptée au Geneva Graduate Institute cet automne, et la lie à «la montée d’idéologies dans de nombreuses universités en Europe et aux États-Unis». Le sujet de la thèse traite du trafic de sperme issu des prisons israéliennes, afin que le liquide soit livré aux femmes des prisonniers pour qu’elles puissent tomber enceintes par insémination artificielle.
L’anthropologue remis en question, Izzeddin Ara, a interrogé une cinquantaine de mères, qui sont tombées enceintes à la suite d’un trafic de sperme, et qui «voient leur maternité comme faisant partie de la résistance, qu’elles ont surmonté les épreuves non seulement pour elles-mêmes mais surtout pour la communauté palestinienne». Le journaliste voit plusieurs problématiques dans l’écriture de cette thèse. Il met notamment en avant la «grande probabilité» que ce travail glorifie des gens qualifiés de «prisonniers politiques» alors qu’ils auraient «planifié ou même exécuté des assassinats d’innocents». Il note également l’utilisation par l’auteur, lui-même d’origine palestinienne, du terme «Palestine historique» à la place de «Israël». Le journaliste se demande ainsi: «Pourquoi les professeurs responsables ne l’ont-ils pas informé des lacunes? Pourquoi une université reconnue accepte-t-elle une thèse aussi unilatérale qui peut être interprétée comme glorifiant le terrorisme ?» Selon lui, l’acceptation de cette thèse est directement liée à la montée actuelle d’idéologies dans les universités occidentales.
Le journaliste relève par ailleurs l’existence de liens étroits entre le Geneva Graduate Institute et le Qatar, le pays qui a financé le Hamas et dont les revenus pétroliers favorisent la diffusion de l’idéologie des Frères musulmans dans le monde entier. Marie-Laure Salles, directrice du Geneva Graduate Institute, précise néanmoins que la coopération avec le Qatar n’a aucune incidence sur le contenu de la recherche: «il n’y a absolument aucun financement du fonds qatarien pour nos activités de recherche ou notre programme de doctorat». Le doctorat d’Izzeddin Araj a été financé par une bourse d’excellence du FNS pour trois ans et par un financement interne de l’institut (qui est lui-même financé par la Confédération à hauteur de 18 millions de francs par an, ainsi que par le canton de Genève). Interrogé, le SEFRI déclare que la demande de recherche qui a servi de base à la décision concernant la bourse d’Izzeddin Araj en 2020 «est très différente du contenu de la thèse publiée en 2025», et renvoie la responsabilité à l’institut qui a supervisé le travail.
Comment lutter contre l’espionnage dans les hautes écoles suisses
Interviewé dans la NZZ am Sonntag, Günther Dissertori, recteur de l’EPFZ, explique que les hautes écoles suisses se préparent à renforcer leur protection contre l’espionnage scientifique. Afin d’hamoniser les pratiques entre les différentes institution, un groupe de travail (dirigé par lui-même) au sein de Swissuniversities propose que «chaque haute école crée un service dédié à la sécurité des connaissances». «Il serait notamment chargé du contrôle des exportations du savoir et de l’évaluation des candidatures sensibles. Le recteur recommande également la création d’un centre national de coordination, afin de mutualiser les informations, publier des alertes et éviter qu’un candidat refusé par une institution soit admis dans une autre.» Depuis que l’EPFZ a mis en place son nouveau protocole de sécurité (1 an), plus de 80 candidatures ont été refusées. (20 minutes)
«Le Grand Conseil sera «encerclé» mardi et mercredi avant la grève de jeudi»
Ce mardi dès 16h30, des collaborateur·ices de l’État ont été appelé·es à manifester devant l’entrée du parlement vaudois durant les débats à propos des coupes annoncées au budget 2026. Les syndicats annoncent que l’«encerclement» durera jusqu’à 18h ce mardi, et jusqu’à 22h ce mercredi. Jeudi marquera ensuite la 4e journée de grève contre les coupes salariales. Une assemblée générale jeudi à 18h30 décidera de la suite du mouvement, notamment «sur l’éventualité d’une grève reconductible ou d’autres actions», explique Françoise-Emmanuelle Nicolet, de SUD. Jusqu’à présent le Conseil d’État maintient son refus de négocier. Sa présidente Christelle Luisier a néanmoins informé les syndicats qu’ils seraient conviés à une consultation «dès le 1er semestre 2026» au sujet du «plan de retour à l’équilibre budgétaire à horizon 2030».
«L’université n’est pas un endroit pour moi»
L’enquête 2024 de Office fédéral de la statistique (OFS) montre que près de 29 % des étudiant·es suisses souffrent de symptômes de dépression modérée à sévère, un chiffre en hausse par rapport à 2020 (23%), et presque deux fois supérieur à celui de la population générale de 18-35 ans.
Les causes sont multiples: forte pression académique, manque de structure dans les études, obligations de travailler à côté, stress lié à l’avenir (crise climatique, instabilité politique, fluctuations économiques), peur de l’échec, perspectives professionnelles incertaines, phase de vie particulièrement sensible pour les jeunes adultes (détachement de la maison parentale, établissement de relations sociales). Pour certain·es, cela entraîne des phases de dépression, des abandons d’étude ou des arrêts maladie. Le manque d’accompagnement et la complexité administrative rendent l’accès à des aménagements ou traitements difficiles.
Selon Livia Bohli, du centre de conseil psychologique de l’Université de Zurich, il faut plus de services préventifs, une aide précoce et des améliorations structurelles, en particulier un meilleur accès à la psychothérapie. Markus Diem, directeur du centre de conseil aux étudiant·es de l’Université de Bâle, soutient également l’idée de structures plus contraignantes dans les universités (par exemple une obligation de présence), tout en relevant la possibilité d’organisation de groupes d’apprentissage et de soutien mutuel.
Toujours plus de pression sur les doctorant·es et post-doctorant·es
Une nouvelle enquête d’Actionuni, l’association faîtière du corps intermédiaire universitaire, montre que 22% des personnes interrogées présentent des symptômes dépressifs et beaucoup se sentent épuisées. Selon Actionuni, environ 80% des employé·es académiques en Suisse sont engagé·es pour une durée déterminée, et parmi elles·eux 39% déclarent être très stressé·es à cause de cela. A cela s’ajoute la souffrance d’une charge de travail élevée, de la pression de la concurrence et de salaires parfois bas. De plus, une forte hiérarchie de pouvoir entre professeur·es et collaborateur·es scientifiques existe. Un tiers des personnes interrogées ont été victimes de mobbing, de discrimination ou de harcèlement; 59% ont vécu ou observé que leurs supérieurs faisaient pression pour qu’elles travaillent le soir, le week-end ou pendant les vacances; 40% affirment que leur institution ne les écoute pas lorsqu’elles expriment leurs inquiétudes. Les personnes les plus concernées seraient les femmes et les personnes non-binaires, ainsi que les employé·es étranger·ères avec un permis de travail non-permanent.
«La valeur des diplômes s’est effondrée. L’IA change tout. »
«Dans un livre-choc, le chirurgien et conférencier français Laurent Alexandre plaide pour «l’arrêt des études». Selon lui, les universités doivent changer pour intégrer l’intelligence artificielle dans les cursus.» Il avance: «Il est essentiel de connaître l’histoire pour avoir une capacité prospective. Les jeunes doivent apprendre à entreprendre, à réfléchir, à devenir les entrepreneurs de l’IA.»
- sciences humaines et sociales
- employabilité des diplômé·e·s
- enseignement – compétences
- entreprenariat et spin-offs
- intelligence artificielle
Une commission réduit le paquet d’allègement de la Confédération, dont des coupes dans le domaine de la recherche et formation
La commission des finances du Conseil des Etats a réduit de 603 millions de francs les économies du programme d’allègement pour 2027. Elle a repris environ 80% des décisions du programme proposé par le gouvernement. Sur 57 mesures proposées par le Conseil fédéral, 31 sont reprises sans modification, et 26 sont modifiées ou refusées. 6 mesures supplémentaires sont proposées.
«La commission s’est opposée à plusieurs coupes dans les domaines de la formation et de la recherche. Les frais des étudiants des EPF devraient être plus importants qu’actuellement, mais nettement moins que prévu par le Conseil fédéral pour 2027. Cela concerne aussi […] divers projets liés aux hautes écoles, InnoSuisse ou l’encouragement à la formation continue.» La commission a néanmoins accepté une réduction de la contribution fédérale au Fonds national suisse. (Le Temps)
Débat sur le budget vaudois 2026
««24heures» a organisé une interview croisée entre la présidente de la Commission des finances du Grand Conseil, la PLR Florence Gross, et le vice-président de la commission, le socialiste Julien Eggenberger.»
A côté de l’Unil, «le Campus Santé sort de terre»
«La construction du Campus Santé va bon train à Chavannes-près-Renens, près du site de l’Université de Lausanne. Il comprendra à terme quatre bâtiments disposés autour d’un vaste espace arboré, d’une surface de près de 3,5 hectares. […] La mise en service des deux bâtiments est attendue pour la rentrée 2026.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 1er décembre 2025
Revue de presse Unil 2 décembre 2025
«Après trois jours d’occupation illégale du campus de l’UNIL, les étudiants ont levé le camp»
«À l’Université de Lausanne, une occupation d’étudiants a pris fin vendredi matin après trois nuits […] Jusqu’à 70 étudiants ont même dormi dans une partie du rez-de-chaussée du bâtiment Anthropole. Le rectorat a privilégié le dialogue pour éviter toute évacuation manu militari.» Les occupant·es se réunissent en ce début de semaine afin de voter s’ils·elles choisissent de manifester à Lausanne sous les fenêtres des autorités vaudoises ou s’ils·elles reprennent l’occupation.
28Nov2025
Politique des hautes écoles
Sécurité des connaissances : la CSHE adopte le rapport de swissuniversities
«Face à un contexte géopolitique en mutation et à l’intensification des collaborations internationales en recherche, le président du groupe de travail mis en place par swissuniversities fin 2024 sur mandat de la CSHE a présenté aujourd’hui une stratégie globale pour renforcer la sécurité des connaissances dans les institutions suisses, tout en préservant leur excellence scientifique et leur ouverture.»
Le rapport s’adresse aux hautes écoles et aux instances gouvernementales.
Faudrait-il compenser les coupes dans la recherche par le budget militaire?
«Réduction des fonds pour la recherche, mais augmentation du budget de l’armée. Serait-ce l’occasion de compenser les pertes en investissant la somme disponible dans la recherche sur l’armement?»
Dominique Foray, professeur émérite en management de l’innovation à l’EPFL et membre du Conseil suisse de la science, dit «Oui», Laurent Goetschel, professeur en sciences politiques à l’Université de Bâle et directeur de la fondation Swisspeace, dit «Non».
L’Unil dans les médias
Occupation de l’Unil et annonce de la prochaine journée de grève
Les nuits du 26 et 27 novembre un groupe de personnes mobilisées contre la hausse des taxes d’étude et les coupes budgétaires a passé une nuit dans le bâtiment Anthropole. Le mouvement a par ailleurs annoncé des manifestations les mardi 2 et mercredi 3 décembre devant le Grand Conseil, le jeudi 4 décembre en grève, «et plus encore s’il le faut».
Revue de presse Unil 28 novembre 2025
27Nov2025
Politique des hautes écoles
«Nouvelle journée de mobilisation de la fonction publique vaudoise»
«Plus de 20’000 personnes ont pris la rue hier soir à Lausanne pour protester contre les coupes budgétaires annoncées par le Conseil d’Etat pour 2026. Il s’agit de la quatrième journée de mobilisation depuis début octobre. D’autres grèves et actions ont ponctué la journée, notamment à l’Université de Lausanne (UNIL) et devant les bureaux des différents conseillers d’Etat.» (Le Temps) «Les syndicats ont, quant à eux, avancé le chiffre de 28’000 personnes durant la mobilisation.» (Le Courrier) «Une nouvelle mobilisation est annoncée le 2 et le 3 décembre, avec un appel à rassemblement pour encercler le Grand Conseil, et une grève le 4 décembre, mais pas de nouveau cortège.» (24 heures)
«Les syndicalistes ont aussi évoqué la démission de la conseillère d’Etat et ministre de la Santé Rebecca Ruiz, annoncée quelques heures auparavant. Les grévistes y voient une occasion manquée de «rompre la collégialité» et d’afficher un soutien clair au mouvement de grève qui germe depuis près de deux mois au sein des secteurs publics et parapublics.» (Le Courrier) Dans l’émission Forum de la RTS, Rebecca Ruiz explique que les manifestations des fonctionnaires ne sont pas liées à sa démission, qui est vraiment rattachée «au respect des dispositions légales pour que le corps électoral soit convoqué en temps voulu et d’éviter ainsi que cette élection ne se tienne de manière différée par rapport aux élections communales». Néanmoins, «le contexte financier très difficile» est «un élément en plus» qui rend sa «décision encore plus difficile».
La conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz annonce sa démission
«La conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz a annoncé mercredi sa démission du gouvernement cantonal. La ministre a déclaré ne plus être capable d’assumer sa fonction à cause de ses problèmes de santé. Elue en 2019, la socialiste lausannoise remettra son mandat au printemps 2026, a-t-elle précisé en conférence de presse» (RTS)