«Après l’adoption du budget, [l’Unil] devra composer avec un déficit de 20,7 millions de francs pour 2026, malgré des coupes déjà engagées de l’ordre de 2% en 2025, précise le recteur, Frédéric Herman. «Aujourd’hui, nous ne savons pas si les coupes acceptées par le Grand Conseil seront structurelles ou conjoncturelles.» Le recteur indique que l’UNIL devra poursuivre ses efforts jusqu’en 2028. Pour éviter les licenciements, la direction privilégie pour l’instant le gel de postes.» […]«L’UNIL a toujours su gérer ses budgets, mais l’ampleur
des coupes cantonales et fédérales annoncées, combinées à celles du FNS et d’Innosuisse, ne pourront que se traduire par une diminution des prestations d’enseignement et de recherche» […].
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14Jan2026
L’Unil dans les médias
13Jan2026
Politique des hautes écoles
Les HES dispensent des cours d’appui
«Mathématique et français sont à nouveau au menu des étudiant·es de première année des hautes écoles spécialisées de Genève (HES). Est-ce à dire que le niveau scolaire et d’apprentissage des entrant·es en HES a drastiquement baissé?» Des professionnel·les de l’éducation et les syndicats d’étudiant·es pensent que ceci est dû aux répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’apprentissage scolaire en particulier.
Dans l’intérêt de la Suisse, investissons dans la recherche
«Actuellement en discussion au parlement, le programme d’allègement budgétaire 2027 (PA27) prévoit une baisse d’au moins 10% du budget du FNS dès l’année prochaine.» Torsten Schwede, président du Conseil de la recherche du FNS, écrit que la Suisse doit sa compétitivité économique à l’innovation et à la recherche scientifique, en particulier à la recherche fondamentale financée par le Fonds national suisse (FNS). Il affirme que la recherche privée ne peut pas compenser les coupes, car elle dépend largement des résultats de la recherche publique. Des études estiment que ces réductions pourraient faire baisser le PIB par habitant jusqu’à 0,3 % par an. Torsten Schwede propose un compromis consistant à réduire de moitié les coupes afin de maintenir le niveau actuel de financement, soulignant que cet investissement modeste est crucial pour préserver la place scientifique suisse, sa résilience et sa souveraineté face aux défis géopolitiques.
Un groupe de travail pour assurer les meilleures conditions-cadres possibles aux sciences de la vie en Suisse
«Un groupe de travail va examiner comment offrir les meilleures conditions-cadres possibles aux sciences de la vie et à l’industrie pharmaceutique en Suisse. Ce groupe «place économique Life Science» a été institué par le chef du Département fédéral de l’économie, le président de la Confédération Guy Parmelin, et la cheffe du Département fédéral de l’intérieur, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 13 janvier 2026
12Jan2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 12 janvier 2026
9Jan2026
Politique des hautes écoles
HES, un référendum contre les coupes
«Un comité emmené par la Jeunesse socialiste dénonce une réduction de 2 millions par an de la subvention aux HES genevoises, votée par la majorité de droite au Grand Conseil. […] «L’Etat fait payer plus cher les études et retire l’argent public censé soutenir la formation. C’est un véritable hold-up!» s’insurge Adrien Rastello de la Jeunesse socialiste genevoise.»
Manifestation contre le racisme aux HUG
«Une centaine de personnes ont manifesté pour dénoncer le changement de service imposé à une cadre racisée ayant dénoncé des comportements discriminatoires»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 9 janvier 2026
8Jan2026
Politique des hautes écoles
La communauté scientifique salue globalement l’orientation prise pour le FP10
Horizon Europe entame ses deux dernières années avant une refonte prévue en 2028 avec le 10e programme-cadre (FP10). La Commission européenne teste une approche plus orientée vers l’innovation, avec des appels à projets moins prescriptifs, moins nombreux et des programmes de travail fortement réduits (–33 % en volume, –35 % de sujets).
Cette simplification s’accompagne d’un recours accru au financement forfaitaire (lump sums) et à des appels en deux étapes. Si la communauté scientifique accueille globalement positivement cette évolution, elle souligne que la simplification est inégale selon les thématiques : certains clusters restent très détaillés.
Les scientifiques s’inquiètent toutefois de l’impact sur le système d’évaluation. Des appels plus ouverts exigent davantage d’autonomie et d’expertise de la part des évaluateurs, sans que la Commission n’ait encore précisé comment elle garantira la qualité, la cohérence et la crédibilité des évaluations.
Autre enjeu majeur : le risque d’explosion du nombre de candidatures. Les taux de succès sont déjà très bas (jusqu’à 1 % dans certains appels) et pourraient encore diminuer, notamment avec l’usage croissant de l’IA générative pour rédiger les propositions. Cela pourrait pénaliser surtout les nouveaux entrants, les petites structures et les idées très exploratoires.
La Commission souhaite aussi financer moins de projets mais de plus grande taille. Cette orientation suscite des critiques : lourdeur administrative, budgets insuffisants par partenaire et risques pour l’innovation, en particulier pour la recherche à haut risque. Plusieurs acteurs·rices plaident pour maintenir une diversité de formats, y compris des projets plus courts, plus flexibles ou par étapes.
Enfin, certains estiment que la baisse des taux de succès révèle surtout un sous-financement structurel de la recherche et de l’innovation en Europe, plutôt qu’un simple effet des appels moins prescriptifs.
Les États-Unis se retirent de plusieurs organisations mondiales de recherche et de technologie
Le président américain Donald Trump a publié un décret retirant le pays de dizaines d’organismes internationaux, dont plusieurs axés sur la recherche et la technologie.
Bien que l’on puisse se demander si Trump a le pouvoir de quitter ces organismes sans l’aval du Congrès, cette décision marque un nouveau recul du pays dans le domaine scientifique mondial, en particulier sur les questions environnementales.
Cela concerne notamment:
- le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC),
- l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN),
- l’Alliance solaire internationale (ISA),
- l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IREA),
- le Centre des sciences et technologies en Ukraine,
- le Centre européen d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides,
- l’Institut panaméricain de géographie et d’histoire,
- le Forum des laboratoires nationaux européens de recherche routière,
- l’Institut interaméricain pour la recherche sur le changement global
- l’Université des Nations Unies.
Certains de ces retraits laissent également entrevoir un affaiblissement de l’alliance sécuritaire entre les États-Unis et l’Europe. Par exemple, Trump retire les États-Unis du Centre européen d’excellence pour la lutte contre les menaces hybrides, qui combat la guerre hybride menée par la Chine et la Russie.
La logique qui sous-tend d’autres retraits, par exemple celui d’une alliance de recherche sur les routes avec l’Europe ou d’une union historique et géographique pour les Amériques, n’est pas claire, estime l’auteur de l’article. (Science Business)
«Voici ce que réserve l’année 2026 à la politique européenne en matière de recherche et d’innovation»
2026 s’annonce comme une année clé pour la recherche et l’innovation européennes, marquée par de nouvelles lois, des négociations majeures sur Horizon Europe et la mise en place d’outils pour renforcer la compétitivité de l’UE.
1er trimestre : nouvelles initiatives pour l’innovation
La Commission européenne présentera l’European Innovation Act pour faciliter la mise sur le marché des innovations (bacs à sable réglementaires, accès aux infrastructures, transfert de technologies).
Elle proposera aussi un statut européen des entreprises (28e régime) afin de simplifier l’activité transfrontalière.
2e trimestre : négociations sur Horizon Europe et le Fonds de compétitivité
Les discussions s’intensifieront sur le prochain programme Horizon Europe (175 Md€) et le nouveau Fonds européen de compétitivité – ECF (451 Md€), destiné à soutenir la montée en échelle et la commercialisation de l’innovation.
Le Parlement et le Conseil doivent définir leurs positions respectives d’ici l’été, avec l’objectif d’entamer les négociations interinstitutionnelles à l’automne. Les liens entre Horizon et l’ECF, ainsi que la place des États membres dans les priorités stratégiques, restent des points sensibles.
3e trimestre : focus sur l’Espace européen de la recherche (ERA)
Publication attendue de l’ERA Act, première législation contraignante pour réduire la fragmentation des systèmes de recherche, améliorer la mobilité des chercheurs et encourager l’investissement en R&D (objectif 3 % du PIB).
La Commission présentera aussi un Quantum Act (T2 2026) et un deuxième Biotech Act (T3 2026).
Fin d’année : poursuite des négociations et réformes structurelles
Les négociations Horizon/ECF entreront dans une phase décisive.
La Commission finalisera aussi le Single Basic Act (partenariats industriels, entreprises communes) et une révision du cadre de l’EIT (Institut européen d’innovation et de technologie), dont l’avenir reste incertain.
En parallèle
Les chercheurs et innovateurs se disputeront les 14 Md€ restants d’Horizon Europe et testeront de nouveaux instruments, comme les super-bourses ERC de 7 M€ sur 7 ans et les Advanced Innovation Challenges du Conseil européen de l’innovation.
En conclusion, 2026 sera une année de préparation, de propositions et de négociations intenses, tandis que les accords définitifs sont attendus surtout en 2027.
Les États-Unis « détruisent leur leadership scientifique à coups de boulet de démolition », déclare le chef de la diplomatie européenne en matière de recherche
Dans un dernier coup de poing avant son départ à la retraite fin 2025, Signe Ratso, haute responsable de la Commission européenne chargée de la diplomatie scientifique, a vivement critiqué les États-Unis pour avoir, selon elle, gravement entamé leur réputation de leader mondial de la recherche. Elle accuse l’administration américaine de saper la liberté académique et le financement de la recherche, notamment par des coupes budgétaires, des restrictions sur les thématiques liées à la diversité et des pressions politiques sur les universités.
Face à cette situation, Signe Ratso estime que l’UE doit renforcer ses liens scientifiques avec des pays «partageant les mêmes valeurs». Sous son mandat, le programme Horizon Europe s’est largement ouvert à des partenaires comme la Corée du Sud, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Japon, l’Australie et Singapour, tout en réintégrant le Royaume-Uni et la Suisse. Elle se félicite de cette internationalisation, même si ces pays ne participent qu’aux projets collaboratifs et non au Conseil européen de la recherche.
Cependant, l’avenir est incertain : le prochain programme FP10 (à partir de 2028) devrait accorder plus de place à la défense et à la compétitivité industrielle européennes, ce qui pourrait limiter la participation de partenaires non européens, surtout dans les projets sensibles ou à double usage civil-militaire.
Ces propos s’inscrivent dans un contexte plus large de réévaluation des relations transatlantiques, alors que l’Europe cherche à défendre davantage son autonomie stratégique, ses valeurs et la liberté de la recherche scientifique.
«Une Europe plus forte a besoin d’un programme Erasmus+ doté d’un financement adéquat»
17 groupes universitaires – dont LERU, CESAER, The Guild et EUA – appellent les États membres, le Parlement européen et la Commission européenne à garantir une enveloppe d’au moins 60 milliards d’euros pour Erasmus+ entre 2028 et 2034 lors des négociations en cours sur le prochain budget à long terme de l’UE (cadre financier pluriannuel).
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 8 janvier 2026
7Jan2026
Politique des hautes écoles
«Hausse massive des investissements pour la recherche militaire dans les universités suisses»
«L’armée prévoit d’augmenter massivement son budget de recherche d’ici à 2030. Les hautes écoles suisses pourraient en profiter, pour contribuer à la modernisation technologique de l’armée, avec un accent particulier sur les Ecoles polytechniques fédérales de Zurich (EPFZ) et de Lausanne (EPFL).»
«La science suisse renoue avec ses succès passés en Europe»
«Les chercheurs en Suisse ont postulé 80 fois avec succès à des bourses pour « recherche d’excellence » au cours de la première année de leur nouvelle participation à Horizon Europe. Selon la Confédération, ils ont pu « renouer sans transition avec leurs très bons taux de réussite d’Horizon 2020 ».»
«La science a tenu bon»
«En 2025, la science n’a pas été épargnée. Coupes budgétaires, programmes suspendus, collaborations fragilisées, institutions attaquées ou discréditées: dans plusieurs pays, et notamment aux Etats-Unis, de nombreux chercheurs ont vu leur travail ralenti, voire stoppé net. Et pourtant. Malgré ces vents contraires, la science a tenu bon.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 7 janvier 2026
6Jan2026
Politique des hautes écoles
Le FNS prévoit des restrictions dans l’encouragement des projets
«Pour faire face à la forte hausse de la demande de subsides, le FNS prévoit des restrictions dans l’Encouragement de projets. Le but est de préserver la qualité de la procédure d’évaluation et de stabiliser les taux de succès.»
Le FNS mène une réflexion sur des nouvelles mesures à introduire en 2026, comme:
- une limitation à deux subsides par scientifique au maximum, l’un d’entre eux devant concerner un projet Lead Agency / Weave / ICIS.
- une limitation à une requête par chercheur·e sur une période de 12 mois
- une exclusion des requérant·es à l’étranger en dehors des projets Lead Agency / Weave / ICIS.
- une revue à la baisse des plafonds budgétaires des projets soumis
- recherche – qualité
- coupes budgétaires
- financement public
- politique – Suisse
- évaluation – chercheur·e·s
- rapport Gaillard
Hausse des taxes pour contrer l’austérité
«Face au resserrement des financements publics, les hautes écoles suisses multiplient hausses de taxes et coupes budgétaires.» Arcinfo et le Nouvelliste présentent les pratiques dans les différents cantons.
Genève accélère la recherche sur les maladies cardiovasculaires
«L’Université de Genève lance un nouveau centre de recherche dédié aux pathologies cardiovasculaires. Objectif: fédérer les expertises à travers une grande variété de domaines.»
L’EPFL dresse un bilan positif de son programme d’adoption d’animaux de laboratoire
«Depuis 2022, l’EPFL propose l’adoption de rats de laboratoire pour leur éviter l’euthanasie. Plus de 250 rongeurs ont déjà trouvé un foyer grâce à cette initiative et le chiffre continue à augmenter. Ce programme s’étend désormais aussi aux universités bernoises et bâloises. Genève devrait bientôt les rejoindre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 6 janvier 2026
Une pétition contre la «nage forcée» des souris
«Controversé, ce test visant à vérifier l’effet de potentiels traitements antidépresseurs, classé comme une contrainte sévère par la Confédération, est utilisé par l’EPFL et l’UNIL» mais n’a pas été pratiqué à l’UNIL en 2025. Une campagne vise à l’interdire ce test en Suisse.
5Jan2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 5 janvier 2026
31Déc2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 31 décembre 2025
30Déc2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 30 décembre 2025
29Déc2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 29 décembre 2025
24Déc2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 24 décembre 2025
23Déc2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 23 décembre 2025
22Déc2025
Politique des hautes écoles
«C’est officiel : stocker vos données en Europe ne sert à rien face aux USA»
«Une expertise juridique commandée par le ministère allemand de l’Intérieur confirme ce que beaucoup redoutaient : les autorités américaines peuvent accéder aux données stockées sur des serveurs européens. La localisation physique des données ne protège en rien contre la surveillance américaine. […]
L’expertise juridique va plus loin : même le chiffrement des données ne constitue pas une protection suffisante. » (Mac4ever)
Dans une analyse récente, les avocats Stefan Hessel, Christina Ziegler-Kiefer et Moritz Schneider parviennent néanmoins à la conclusion qu’une utilisation conforme à la protection des données de la solution cloud Microsoft 365 reste en principe possible. Le risque abstrait découlant des pouvoirs extraterritoriaux des États-Unis ne justifie pas à lui seul une mise en cause automatique de la fiabilité du sous-traitant, tant qu’aucune violation systématique du droit européen n’est prouvée. […] D’autres expert·es ne partagent pas cet avis. (heise)
«Des étudiants de l’ECAL exigent la rupture de partenariats israéliens»
Mercredi soir, lors du Xmas Market, le marché de Noël de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), un groupe de militant·es a accroché une banderole propalestinienne. «L’initiative organisée par une soixantaine d’élèves visait à faire pression sur la direction, qu’ils accusent de ne pas avoir rompu ses partenariats avec trois universités israéliennes.» Un des partenariat a été gelé cet automne, tandis que les deux autres restent actuellement inactifs. «Pourtant, sous l’onglet «collaborations» du site internet de l’ECAL, ces trois partenariats n’apparaissent plus», écrit le 24 heures. «Son directeur contacté, l’ECAL indique qu’elle ne souhaite pas commenter cette action ni prendre position à ce sujet.»
«Le parlement valide le budget fédéral 2026»
Le Parlement a validé un budget 2026 qui respecte le frein à l’endettement, les deux Chambres ont éliminé vendredi les derniers points de discorde. Mercredi 14.12, les Etats ont revu les économies fédérales à la baisse, la coupe dans les Hautes écoles a été fixé à 60 millions par an, soit la moitié de ce qui avait été demandé dans le rapport Gaillard.
«Subvention aux HES: un référendum est lancé»
La Jeunesse socialiste a lancé un référendum contre le contrat de prestations qui lie l’Etat à la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale Genève (HES-SO Genève). Le 12 décembre dernier, le Parlement a en effet réduit de 2 millions de francs l’enveloppe financière annuelle destinée à l’établissement. S’élevant initialement à 35 millions, elle a finalement été fixée à 33 millions. Selon la Tribune de Genève, le Grand Conseil a justifié cette diminution par l’augmentation des taxes d’études prévue pour la rentrée 2025, une mesure qui devrait générer environ 3 millions de francs de recettes supplémentaires pour la HES-SO Genève.
Pour réduire l’empreinte carbone de la science, des chercheurs français changent leurs méthodes de travail
En France, plusieurs organisations populaires («grassroots») visent concilier l’activité scientifique avec les objectifs climatiques mondiaux, en particulier ceux de l’accord de Paris.
Un acteur important dans ce domaine est par exemple celui du collectif Labos 1point5, et qui rassemble environs 600 scientifiques de diverses disciplines pour analyser et diminuer l’impact environnemental de leurs activités, principalement en mesurant leurs émissions de gaz à effet de serre et en proposant des solutions concrètes.
«La pression en faveur du changement vient également d’en haut, le gouvernement français ayant exigé ces dernières années que toutes les universités et tous les organismes de recherche préparent une feuille de route visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 2 % à 5 % par an, et reconnaissent les chercheurs qui travaillent à la réduction de l’empreinte carbone de la science. «C’est tout le système qui doit vraiment changer», déclare Sandrine Vadon Le Goff, chercheuse à l’IBCP et membre de Labos 1point5.»
«Les cantons romands espèrent stimuler la relève des médecins»
«Une étude cartographie la pénurie de pédiatres et montre les zones où elle pourrait devenir critique d’ici à 2029. […] Plusieurs projets ont été lancés pour rendre attrayante la médecine de premier recours. Encore faut-il que les pédiatres s’installent dans une région sous-dotée.»
Diplômé·e bien formé·e mais sans expérience, «l’enfer du premier job»
Le chômage des jeunes, qui touche majoritairement les diplômé·es du secteur tertiaire, progresse à grande vitesse. «Ralentissement conjoncturel du secteur privé, concurrence de l’IA, austérité budgétaire de la Confédération et de certains cantons contribuent au stress financier.»
Un docteur en sociologie décrit le parcours académique comme extrêmement précaire : les débouchés sont très limités en Suisse, ce qui pousse nombre de chercheur·euses à s’expatrier au prix de sacrifier sa vie sociale. Le Courrier souligne qu’en Suisse 80% du travail de recherche académique est effectué par des employé·es à durée déterminée. De son côté, une diplômée en sciences sociales relève le fort déséquilibre entre le nombre de candidat·es et les postes disponibles. Les jeunes diplômé·es se retrouvent en concurrence avec des profils plus expérimentés, disposant de plusieurs années de pratique professionnelle.
Raphaël Schmid, directeur général d’Interiman Group, recommande aux personnes en recherche d’emploi de mobiliser leur réseau, de renforcer leurs compétences linguistiques et de recourir à un accompagnement professionnel. Il estime par ailleurs que des étapes transitoires, comme un stage ou un contrat à durée déterminée, peuvent constituer un passage clé vers un emploi stable.
Croisade antiscience aux USA
«Le détricotage s’accélère. Un responsable de la Maison-Blanche a annoncé mercredi que le principal centre de recherche du pays serait démantelé [le NCAR, à Boulder (Colorado)]. De son côté, l’Agence de protection de l’environnement va déréglementer les émissions de gaz à effet de serre». (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 22 décembre 2025
19Déc2025
Politique des hautes écoles
Interview de la Secrétaire d’Etat Martina Hirayama
Une étude de l’institut pour la recherche économique Ifo [de l’Unviersité de Munich], du groupe de réflexion Econpol et de l’Université de Bocconi est arrivée à la conclusion que seulement 7,5% des fonds du programme Horizon vont dans le financement de projets «efficaces». «La part du lion s’évapore dans la bureaucratie monstrueuse de Bruxelles et sert de source de financement aux grandes entreprises établies», en conclut le journaliste de la Weltwoche Christoph Mörgeli. La Secrétaire d’Etat Martina Hirayama répond que cette étude ne couvre qu’une petite partie des fonds des programmes européens. «Nous pouvons affirmer que 90% des fonds des programmes alloués à la Suisse sont réinvestis dans la recherche et l’innovation ici même. Personne n’aurait intérêt à investir dans un monstre administratif où tant de ressources seraient gaspillées. Non, nos acteurs profitent considérablement des fonds pour leurs activités.»
La science en 2026
L’article de Nature passe en revue plusieurs grands événements et tendances scientifiques à surveiller en 2026. Il met notamment en avant :
- L’essor des «scientifiques IA», c’est-à-dire l’usage croissant de l’intelligence artificielle pour conduire des découvertes scientifiques
- De grandes missions d’exploration de l’espace, avec en particulier des projets visant les lunes de la Terre et de Mars
- Un projet de forage massif au fond des océans, qui pourrait fournir de nouvelles informations sur la géologie marine, le climat ancien et les processus terrestres profonds.
L’article couvre aussi d’autres domaines clés où des avancées ou des développements sont attendus, incluant la santé publique, l’apprentissage automatique (machine learning), la thérapie génique et l’astronomie et astrophysique — secteurs identifiés comme particulièrement actifs et influents en 2026.
L’article mentionne également que le gouvernement du président américain Dondald Trump aura toujours un impact significatif et bouleversant sur les sciences lors de sa deuxième année de présidence. Récemment, l’administration Trump a décidé de recentrer les priorités nationales en matière de recherche sur l’IA et les technologies quantiques. Si certains chercheurs s’en réjouissent, d’autres craignent que cela ne détourne des ressources d’autres domaines.
Scénarios d’avenir pour les universités à l’ère numérique
L’IA transforme rapidement notre façon de travailler, d’apprendre et de faire de la recherche. Cela représente également un défi pour les universités. Le groupe de réflexion FutureU de l’UZH a élaboré des scénarios d’avenir pour les universités à l’ère numérique. Entretien avec Claudia Witt, professeure de médecine, et Karsten Donnay, politologue, sur le positionnement et les actions nécessaires des universités.
A propos de l’IA dans la recherche mondiale et l’enseignement suisse
«Une étude américaine analysant 2,1 millions de preprints montre une hausse de productivité de 36 à 60% après l’adoption des «grands modèles de langage», particulièrement chez les chercheurs non anglophones. Paradoxe: les textes assistés par intelligence artificielle présentent un niveau d’écriture supérieur mais sont moins souvent acceptés par les revues spécialisées, révélant une qualité scientifique moindre. Les experts alertent sur le risque d’un déluge de recherches superficiellement convaincantes mais scientifiquement décevantes qui pourraient saturer la littérature.» (Le Temps)
Par ailleurs, une enquête de l’Université de Fribourg constate qu’une majorité de ses étudiant·es utilise l’intelligence artificielle durant son cursus. «La moitié des étudiants des hautes écoles spécialisées de Suisse occidentale et de l’Université de Fribourg utilisent l’intelligence artificielle depuis un à deux ans et environ 22% depuis plus longtemps encore. […] Parmi les sondés qui recourent à l’IA, les trois quarts le font quotidiennement ou plusieurs fois par semaine.» Des habitudes similaires ont été constatées chez le corps enseignant, au sein duquel près de deux tiers utilisent l’IA quotidiennement ou plusieurs fois par semaine. (La Liberté)
«Des mécènes privés veulent soutenir le nouvel accélérateur du CERN»
«Pour la première fois depuis sa création, le laboratoire européen de physique des particules bénéficiera du soutien de donateurs privés pour la construction de son prochain instrument phare, le Futur collisionneur circulaire (FCC). Les engagements annoncés jeudi atteignent 860 millions d’euros, soit un milliard de dollars. Cette levée de fonds exceptionnelle réunit des figures emblématiques de la tech et de l’industrie»: la Fondation Breakthrough Prize du milliardaire russe Iouri Milner, le Fonds Eric et Wendy Schmidt pour l’innovation stratégique de l’ancien PDG de Google, l’héritier de la famille Agnelli John Elkann, et l’entrepreneur français Xavier Niel, propriétaire du groupe Iliad, figurent parmi les contributeurs. (Bilan) Le coût total du projet est estimé à 15 milliards de francs. La décision du Conseil du CERN concernant la construction du FCC est attendue vers 2028.
Dissolution du Centre universitaire d’informatique à l’Université de Genève
Mercredi, le rectorat de l’Université de Genève a annoncé à ses étudiant·es et collaborateur·ices sa décision de dissoudre le Centre universitaire d’informatique (CUI). «Les parcours académiques complets des étudiantes et étudiants actuellement inscrits sont garantis jusqu’à la fin de leur cursus, y compris dans le cas d’un master consécutif», précise un porte-parole de l’Université de Genève. Néanmoins, les inscriptions pour la rentrée de septembre 2026-2027 pour un bachelor en systèmes d’information sont suspendues. Selon la Tribune de Genève, «des négociations sont en cours entre les étudiants et le rectorat. Si une solution alternative est trouvée avant le mois de mars, les inscriptions pour la rentrée 2026 pourront avoir lieu.» Contacté par Le Temps, le rectorat explique que «l’offre ne va pas disparaître mais évoluer, sur la base d’un travail auquel les parties prenantes seront associées». Ainsi aucune suppression de poste ne semble prévue dans le cadre de cette réorganisation. Selon les informations du Temps, le rectorat envisagerait de transférer la responsabilité du bachelor à la Faculté d’économie et de management, une perspective qui inquièterait étudiant·es et collaborateur·ices, qui y voient le risque d’une perte d’interdisciplinarité dans le cursus. Le rectorat explique que «ces changements s’inscrivent dans une réorganisation plus large qui permettra à l’Université de mieux accompagner la transition numérique avec la création annoncée d’une nouvelle plateforme de recherche en intelligence artificielle», une «structure interdisciplinaire rattachée au rectorat» et établie pour une durée initiale de cinq ans.
Alors que les effectifs d’étudiant·es du bachelor proposé par le CUI ont progressé de 222% en dix ans (ce qui représente la formation de l’Unige qui connaît la plus forte croissance ces dernières années), le CUI a perdu durant la même période près d’une dizaine de positions d’enseignement. (Le Temps)
Par ailleurs, des étudiant·es du CUI ont occupé hier l’Uni Dufour afin de demander de renoncer à la suspension des inscriptions pour le prochain semestre. L’Association des étudiants en systèmes d’information (AESI) craint notamment une rupture de «la continuité de la formation» et un risque de voir les jeunes s’orienter vers d’autres cursus ou écoles. (Le Courrier)
Malgré les attaques de l’administration Trump, l’Université d’Harvard se porte bien
Malgré les attaques répétées de l’administration Trump contre Harvard et les universités d’élite américaines, notamment le gel de milliards de dollars de subventions et des menaces politiques, la vie universitaire à Harvard semble demeurer globalement intacte jusqu’à présent. La justice a contraint l’État fédéral à rétablir une partie des financements, et à la fin des vacances semestrielles, la majorité des étudiant·es et enseignant·es internationaux ont pu revenir aux États-Unis. Toutefois, quelques conséquences se font sentir: plusieurs instituts, dont le Davis Center for Russian and Eurasian Studies et le Center for African Studies, ont dû supprimer leurs programmes de bourses, le gouvernement américain ne souhaitant plus soutenir l’enseignement des langues étrangères. À Cambridge, certains amphithéâtres, laboratoires et bureaux pourraient également être déplacés afin de réduire les coûts.
Harvard a choisi de résister juridiquement plutôt que de céder aux pressions politiques, une stratégie qui lui a valu un large soutien public et qui contribue à améliorer l’image des universités d’élite américaines à l’international. Finalement, Donald Trump semble avoir surestimé son pouvoir, estime Mathias Risse, professeur en philosophie politique à la Harvard Kennedy School.
L’Université du Valais œuvrera pour l’équité et l’inclusivité
Ce jeudi, le Grand Conseil valaisan a validé la loi sur l’Université du Valais par 105 oui contre 15 non et 2 abstentions. Il a également pris quelques décisions stratégiques quant à son fonctionnement. Entre autres, «l’Université du Valais devra œuvrer pour une société équitable et inclusive en garantissant l’égalité des chances. Le plénum a validé une participation des étudiants à la gouvernance de l’université, notamment par l’intermédiaire des associations estudiantines. Par contre, il ne sera pas instauré de commission de surveillance de l’Université.» (Blick)
L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 19 décembre 2025
18Déc2025
Politique des hautes écoles
Le Conseil des États limite les coupes prévues dans le domaine de la formation
Le Conseil des États s’est prononcé en faveur d’une limitation des coupes proposées par le plan d’allègement budgétaire 2027 (PAB27) dans plusieurs domaines, dont la formation. «Alors que la Confédération voulait réduire de 120 millions de francs son soutien aux hautes écoles cantonales, le plénum a préféré le diminuer de seulement 60 millions. Au cœur du débat, le risque de faire peser sur les étudiants la prise en charge du manque à gagner, soit une hausse des taxes d’études. Les élus ont aussi approuvé, dans une moindre mesure, les réductions des dépenses dans les domaines de la formation continue et professionnelle ainsi qu’auprès d’Innosuisse.» (Le Temps) Ainsi, le Conseil des Etats a choisi de maintenir «les bases légales» attribuant «un soutien de la Confédération dans le domaine de la formation».
Le Conseil national se penchera sur le programme ce printemps, pouvant alourdir ou affaiblir ce programme budgétaire.
«Le Canton a un budget, mais il ne satisfait personne»
Le budget vaudois 2026 est passé le 17.12.2025. «Les députés ont dit tout le mal qu’ils pensaient du projet de budget du Conseil d’État, avant de le voter.» (24 heures)
Dans l’entretien avec Le Temps, la présidente du Conseil d’Etat vaudois Christelle Luisier évoque comment« le Conseil d’Etat a maintenu 24 millions d’économies dans ce domaine, mais en changeant de mesure. «[N]ous avons opté pour ne pas repourvoir immédiatement, mais seulement après six mois, les 4500 postes qui sont renouvelés chaque année (sauf pour les enseignants, médecins, infirmières et policiers). C’est finalement une meilleure mesure que de ponctionner les salaires: cela induit des effets potentiellement pérennes, puisque chaque service concerné doit voir s’il peut se réorganiser différemment avant de réengager.»
Le Centre national de recherche atmosphérique de Boulder menacé par l’administration Trump
«L’administration Trump a annoncé mardi son intention de démanteler le Centre national de recherche atmosphérique de Boulder (Colorado) accusant ce centre, en pointe sur les questions de réchauffement climatique, d’être alarmiste.»
Genève: Jobs d’étudiant·es moins bien payés
«La décision du Grand Conseil [genevois] de sortir les jobs d’été du dispositif du salaire minimum ne passe pas auprès des étudiant·es, des syndicats et de la gauche. […] Si le peuple devait accepter de plafonner à 75% du salaire minimum les jobs d’été, les étudiant·es verraient leur rémunération mensuelle passer de 4349 francs à 3182, […] une perte de 1167 par mois. […] Zora Holzer, permanente de la CUAE, la faîtière des associations étudiantes de l’université, souligne que, selon les chiffres de l’Observatoire de la vie étudiante, 22% des étudiant·es de l’UNIGE «disent avoir des difficultés financières».»
La votation aura lieu le 8 mars.
«Les HUG veulent rétablir «le climat de confiance»»
«Depuis les dénonciations de propos racistes le 20 août, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont pris plusieurs mesures pour «rétablir le climat de confiance». Ils ont aussi déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public pour le tag raciste apposé sur la porte d’une cadre.» Parmi les mesures, les HUG «ont mené depuis une dizaine d’entretiens de service, déployé un dispositif d’accompagnement auprès des employé·es et lancé une campagne de sensibilisation contre «toute forme de discrimination»». (Le Courrier)
swissuniversities offre une rétrospective 2020-2024 sur les contributions liées à des projets
«Tous les quatre ans, dans le cadre de sa planification stratégique, swissuniversities propose des programmes et des projets stratégiques à la Conférence suisse des hautes écoles et sollicite leur financement. L’objectif de ces programmes est de poursuivre le développement de thèmes stratégiques d’importance politique au sein des hautes écoles.
Les programmes ont été coordonnés par swissuniversities, tandis que les hautes écoles ont pris en charge la direction de certains projets. Les programmes soutenus ont permis de renforcer la coordination sur des thèmes stratégiques au sein des hautes écoles et d’intensifier la collaboration entre les différents types de hautes écoles et les régions linguistiques. Au cours des quatre années, plus de 280 projets ont pu être soutenus, souvent en coopération avec d’autres institutions. Tous les programmes ont affiché un taux d’utilisation élevé des fonds, atteignant parfois 99 %.»
L’Unil dans les médias
IA, durabilité cognitive et pensée critique : nouveau projet Interface
«Une équipe de recherche menée par Axel Matthey (Sciences du langage et de l’information et Centre NUCLEUS, Lettres) s’attache à étudier un usage de l’IA propre à stimuler la pensée critique. Le projet a récemment fait l’objet d’un soutien Interface.»
Revue de presse Unil 18 décembre 2025
17Déc2025
Politique des hautes écoles
Le Grand Conseil approuve finalement le budget 2026 de l’État de Vaud
«Le Canton de Vaud aura un budget pour 2026. […] Il aura fallu un vote nominal pour récolter plus de 76 votes favorables (66 oui, 59 non et 19 abstentions au premier vote). La plupart des refus sont venus des rangs de la gauche radicale et du PS, avec quelques petites voix contre aussi du côté des Vert-e-s et de l’UDC.» (RTS)
Les articles avant le vote:
«Les contours du budget 2026 de l’Etat de Vaud se précisent. Le Grand Conseil est parvenu à boucler le deuxième débat mardi. Des points doivent encore être tranchés mercredi lors du troisième et ultime débat. Mais toute la question sera ensuite de savoir si le Grand Conseil adoptera le projet en vote final.» (RTS)
«Si le problème de l’horloge ne semble plus en être un, rien ne garantit que les Vaudois auront un budget pour 2026. Censés jouer les arbitres, les Vert’libéraux sont pour l’instant les seuls à vouloir voter en faveur de ce projet.» (Le Temps) Alors que la présidente du PLR Vaud, Florence Bettschart-Narbel, s’interroge sur l’intérêt de refuser ce budget, l’UDC a déjà annoncé par le biais d’un communiqué qu’elle le refuserait. Le meneur de la formation PS, Sébastien Cala, déplore ne pas avoir obtenu ce qu’il attendait «concernant l’Unil et la santé notamment», et annonce qu’il «y a de grandes chances» que son parti vote contre.
Par ailleurs, «une nouvelle manifestation a eu lieu mardi en fin d’après-midi devant le Grand Conseil vaudois, en plein débat sur le budget 2026 de l’Etat. Quelque 350 personnes étaient rassemblées devant l’entrée du Parlement. […] Des représentant·es des syndicats et des membres du personnel des services publics et parapublics ont déposé hier un cercueil noir devant le bâtiment du Grand Conseil.» (Le Courrier)
«Le Conseil des Etats s’empare ce mercredi de l’impopulaire programme d’économies 2027»
Aujourd’hui, le Conseil des États examine un plan d’économies, revu à la baisse par sa commission, du programme d’allègement 2027 de la Confédération. Si un mécontentement commun existe à propos du programme d’allègement qui vise à freiner la hausse des dépenses fédérales, une nette opposition se dessine sur la santé des finances publiques. La gauche tente de rejeter l’ensemble du paquet jugé trop austère, ne jugeant pas nécessaire ce plan d’économie et le menaçant de référendum, tandis que la droite souhaiterait résoudre «des problèmes de financement» et freiner la hausse des dépenses.
Alors que la ministre des finances Karin Keller-Sutter propose d’épargner 2,4 milliards de francs en 2027, puis 3 milliards en 2028 et en 2029, la commission des finances du Conseil des États souhaite réduire l’ampleur des économies de 600 millions de francs environ par an. Le programme d’allègement 27 se monterait à 1,79 milliard en 2027, à 2,35 milliards en 2028 et à 2,48 milliards en 2029. Parmi son opposition à d’autres mesures, la commission se positionne notamment contre plusieurs coupes dans les domaines de la formation et de la recherche. Elle ne souhaite ainsi économiser «que 60 millions de francs au lieu de 120» pour les universités cantonales (SRF).
«Le National devrait en débattre lors de la session de mars. Le dossier devrait être bouclé à la fin de cette session-là pour qu’un éventuel référendum et une votation populaire puissent être organisés avant l’entrée en vigueur du programme d’allègement.» (Blick)
OA-Monitoring 2023 : maintien à un niveau élevé et nouvelle progression des licences CC
«Plus de trois quarts des nouvelles publications issues de la recherche financée par le FNS sont en libre accès (Open Access, OA). […] La stratégie sur l’Open Access du FNS et les efforts des hautes écoles ont un effet durable, et ont fortement contribué à faire du libre accès aux publications scientifiques la norme. Non seulement cela fait avancer la recherche, mais l’économie et la société peuvent aussi utiliser rapidement et pleinement les résultats scientifiques.»
«À partir de 2026, le FNS participera à Open Research Europe (ORE). Exploitée jusqu’ici par la Commission européenne, cette plateforme de publication sera réorientée, soutenue par un large groupe d’institutions européennes de promotion de la recherche et ouverte au financement au-delà de l’UE.»
Des étudiant·es américain·es à la poursuite de bourses européennes
Un nombre croissant d’étudiant·es américain·es déposeraient des candidatures pour des bourses d’études en Europe, notamment en Allemagne, selon l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD). En effet, ce dernier observe que les demandes ont plus que doublé cette année. Les candidatures portent en particulier sur des programmes «classiques» d’études et de recherche. Cette tendance est attribuée à la politique du gouvernement Trump envers les universités, souvent considérée comme «une atteinte à la liberté académique». Dans le même temps, les programmes européens multiplient leurs efforts de promotion et proposent des opportunités attractives afin d’attirer des talents internationaux.
Le Royaume-Uni de retour dans le programme Erasmus en 2027
Selon The Times, The Guardian et la BBC, un accord passé avec Bruxelles pourrait ouvrir la voie à la participation des étudiant·es britanniques au programme Erasmus à partir de janvier 2027. L’annonce pourrait être faite dès aujourd’hui «dans le cadre du nouveau départ («reset») avec l’Union européenne, régulièrement évoqué par le premier ministre travailliste Keir Starmer». Le Royaume-Uni avait quitté Erasmus en sortant de l’UE début 2021.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 17 décembre 2025
16Déc2025
Politique des hautes écoles
«Combien peut coûter le financement de la recherche ?»
Ce mercredi 17.12., le Conseil des États discutera le programme d’allégement budgétaire. La Berne fédérale veut réduire les dépenses dans la recherche. Environ 1500 postes destinés à de jeunes chercheurs ne pourraient plus être financés.
Les responsables du Fonds national mettent en garde contre une «coupure historique». «Les mesures d’économie prévues nous obligeraient à refuser des centaines de projets de recherche», dit Thorsten Schwede, président du FNS, estimant que la Suisse met ainsi en péril la capacité d’innovation de son économie et sa compétitivité internationale.
La Conseillère des Etats Esther Friedli (UDC, SG) recommande aux hautes écoles de coopérer encore plus étroitement avec le monde économique, de supprimer les dépenses inutiles et d’augmenter encore les frais d’inscription, en particulier pour les étudiants étrangers. C’est selon elle le seul moyen de freiner la hausse des dépenses dans le domaine de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, elle juge, contrairement à Thorsten Schwede, qu’il y a une très forte augmentation des dépenses au niveau fédéral dans le domaine de la science et de la recherche.
Un demi-million de francs pour l’Institut du fédéralisme
«Le Conseil national a validé, hier soir, une enveloppe de 500’000 francs pour l’institution rattachée à l’Université de Fribourg. Proposée par la commission des finances du Conseil des Etats, elle avait échoué une première fois au National, par oubli de la commission compétente.» Selon la socialiste Sarah Wyss, réallouer ces fonds «pourrait bien constituer une utilisation abusive d’un argent initialement prévu pour la coopération».
L’EPFZ met en garde contre un Congrès chinois
Le média insideparadeplatz.ch rapporte que l’EPFZ aurait mis en garde ses étudiant·es contre une invitation à un congrès étudiant à Xi’an (Chine), intitulé China-Europe Youth Dialogue on Civilizations, car la direction considère que participer à cet événement pourrait poser des risques juridiques liés au transfert de savoir-faire scientifique potentiellement soumis à des règles strictes de contrôle des exportations. L’institution rappelle que bien que la participation ne soit pas illégale, les étudiant·es ne doivent ni transporter d’ordinateurs ou informations sensibles ni discuter de travaux non publiés sous peine de violer les régulations suisses sur l’exportation de technologies.
«Le Valais devrait devenir le 11e canton universitaire»
Le gouvernement valaisan a adopté un projet de loi pour créer une université cantonale, appelée Uni Valais-Wallis, en transformant l’actuelle UniDistance Suisse en établissement autonome (dans sa gestion académique, financière et administrative), axé principalement sur la formation à distance et à temps partiel. Cette université, unique en Suisse par son modèle, dispensera des cours à distance tandis que la recherche se fera en présentiel. L’entrée en vigueur de la LUVa est prévue à l’horizon 2028, sous réserve d’une décision positive du Conseil suisse d’accréditation, au printemps 2027. D’ici 2030, l’institution pourrait compter 3500 étudiant·es. Le projet a été largement soutenu au parlement cantonal malgré l’opposition de l’UDC.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 16 décembre 2025
15Déc2025
Politique des hautes écoles
Nouvelle manifestation de la fonction publique vaudoise malgré la confusion sur la grève
«La mobilisation de la fonction publique vaudoise s’est poursuivie lundi, malgré une certaine incertitude durant la journée après que le Conseil d’État a déclaré la grève «illicite». Les syndicats fustigent cette affirmation et ont appelé à poursuivre la mobilisation. Une manifestation a encore réuni des milliers de personnes lundi soir à Lausanne.» (RTS)
«Cette nouvelle manifestation a réuni environ 5000 personnes, selon des estimations concordantes de Keystone-ATS et de la police. Une participation bien inférieure aux précédents rassemblements, qui avaient attiré quelque 20 000 participants. Cette manifestation a été précédée d’une nouvelle journée de grève, elle aussi moins suivie que les précédentes.» (Le Courrier)
«Le chef de la communication et de la prévention de la police cantonale vaudoise va devenir porte-parole du gouvernement et vice-chancelier, a appris Le Temps. Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement éprouvant pour le canton et le Conseil d’État, qui tentent de slalomer entre les crises depuis près d’un an.» (Le Temps)
«Marche arrière au Conseil d’Etat»: annulation de la contribution de crise sur les salaires
«Le Conseil d’Etat vaudois fait marche arrière sur deux mesures contestées du budget 2026 pour la fonction publique: il retire la contribution de crise de 0,7% sur les salaires et supprime les décharges de fin de carrière des enseignants. Pour les syndicats, ces concessions n’en sont pas et l’appel à la grève pour lundi est maintenu.» (RTS) Les partis de droite le PLR et l’UDC dénoncent des «décisions prises sous la contrainte de la rue». L’UDC annonce refuser le budget 2026.
A propos de la licéité et de la poursuite de la grève vaudoise
Suite à sa décision de revenir sur deux mesures d’austérité très contestées pour son budget 2026, le Conseil d’État considère dès lors «que les conditions de licéité de la grève ne sont plus remplies». Mais les syndicats SUD, SSP Vaud et FSF estiment les mesures «loin d’être suffisantes» et écrivent que «le maintien des coupes restantes dans les services publics et parapublics reste inacceptable». Ils réfutent donc l’illicéité de la grève, «imposée de manière unilatérale» par le Conseil d’Etat. Selon eux, cette décision porte atteinte au droit de grève et à la liberté syndicale, et seul l’Organe de conciliation pourrait décider du caractère licite d’une grève.
Dans La Matinale de la RTS, Rémy Wyler, avocat et professeur de droit du travail à l’Unil, déclare que le gouvernement «exprime son opinion» à propos de la licéité de la grève. Selon lui «les prétentions des syndicats sont satisfaites», et la grève pourrait devenir illicite. Cette dernière ne remplirait plus les exigences en droit du travail et porterait alors des revendications politiques. L’avocat et professeur ajoute que «seul un tribunal peut décréter, dans un second temps, si un débrayage était illicite», car pour lui l’Organe de conciliation «n’a aucun pouvoir décisionnel» sur la licéité d’une grève.
Face au flou juridique et décisionnel, les syndicats craignent un affaiblissement du mouvement. «Au vu du court délai entre les annonces du gouvernement et la journée d’action prévue par les syndicats, l’Etat de Vaud a indiqué qu’une «tolérance» est de rigueur lundi pour d’éventuels élèves absents ou des grévistes parmi le personnel de la fonction publique.» (RTS)
Manifestation à Berne contre l’austérité fédérale
«Des centaines de personnes ont manifesté samedi après-midi sur la Place fédérale à Berne contre la politique d’austérité de la Confédération et contre le réarmement. Organisée à l’appel des Jeunes communistes, [la manifestation] avait été autorisée. […] Ces économies affaiblissent des domaines tels que les affaires sociales, la culture, l’éducation, les transports publics et l’environnement.»
«Le PS choisit Nordmann»
«Le Parti socialiste vaudois a désigné samedi en fin de matinée Roger Nordmann comme candidat à l’élection complémentaire au Conseil d’Etat du 8 mars prochain pour succéder à Rebecca Ruiz. L’ex-conseiller national a été préféré au chef du groupe PS au Grand Conseil, Sébastien Cala.» (RTS) Il affrontera l’UDC Jean-François Thuillard, soutenu par le PLR. «À l’opposé du spectre politique, Ensemble à Gauche a choisi la conseillère communale Agathe Raboud Sidorenko pour défendre ses couleurs. Le POP a, lui, renoncé à présenter un candidat.» Les Vert’libéraux ont également renoncé à lancer un candidat malgré quatre volontaires. (24 heures)
«Quand on parle de couper dans les budgets, c’est juste une expression»
Face aux manifestations de fonctionnaires vaudois, le professeur de finances publiques de l’IDHEAP à l’Unil Nils Soguel relativise l’idée de «coupes budgétaires»: «en fait, on ne coupe pratiquement jamais. On baisse le taux de croissance des dépenses d’une année à l’autre», explique-t-il. Il rappelle que les règles constitutionnelles imposent l’équilibre financier et que les excédents passés ont été utilisés pour réduire l’endettement et prévenir les revendications, le gouvernement ayant eu recours à des amortissements supplémentaires et des préfinancements, c’est-à-dire des charges comptables «fictives». La situation actuelle résulte aussi de choix populaires en faveur de nouvelles dépenses et de baisses d’impôts, dans un contexte où la mémoire du surendettement des années 1990 s’estompe.
L’Unil dans les médias
«L’Unil a mandaté des agents privés aux méthodes «problématiques»»
«Des étudiants de l’Unil racontent avoir été pris en photos par des agents de sécurité privés durant la grève du 4 décembre dernier dans le bâtiment Geopolis. L’Université de Lausanne s’explique.»
Revue de presse Unil 15 décembre 2025
12Déc2025
L’Unil dans les médias
«Fonction public: y’a le feu au lac»
Le Courrier met en parallèle les budgets du canton de Vaud et de Genève, qui «provoquent les mêmes colères». «Mêmes recettes d’austérité pour un même résultat. […] Les coupes budgétaires envisagées provoquent une forte mobilisation du personnel de l’Etat.»
A propos du canton de Vaud, l’absence de négociation entre le Conseil d’État et les syndicats, la controverse autour de la «contribution de crise» de 0,7% sur les salaires publics et les désaccords au Grand Conseil bloquent l’avancement du budget, dont l’adoption la semaine prochaine reste incertaine. Une mobilisation d’ampleur inédite touche toujours la fonction publique. «A l’Université de Lausanne, c’est historique: environ 270 salarié·es grévistes et plus de 1200 étudiant·es en soutien», détaille un doctorant dans Le Courrier. Une solidarité s’organise avec les Hautes Ecoles sociales (HETSL), de la santé (HESAV) et pédagogique (HEP), et «des solutions sont trouvées pour concilier mobilisation et validation des cours», telles que des «garderies solidaires». Une nouvelle journée de grève, accompagnée d’actions et d’une manifestation, est prévue pour lundi prochain, suivie d’un rassemblement «festif» mardi devant le Grand Conseil. L’assemblée a également fixé une prochaine réunion au 6 janvier et envisage une journée de grève, d’actions et de manifestation le 12 janvier.
Revue de presse Unil 12 décembre 2025
11Déc2025
L’Unil dans les médias
Vaud: grève de la fonction publique le 11.12.2025
Il a été décidé de reconduire la grève contre les coupes dans le secteur public et parapublic demain, 12.12 et lundi, 15.12. avec une manfiestation en fin de journée. Il y aura également un «rassemblement festif» devant le Grand Conseil mardi 16.12. à 16:30.
Revue de presse Unil 11 décembre 2025
10Déc2025
Politique des hautes écoles
«En cas de doute, les jeunes devraient choisir la formation professionnelle»
«Les diplômés sont de plus en plus touchés par le chômage, tandis que la tendance à l’académisation se poursuit – surtout dans les villes. Selon les données les plus récentes, la formation professionnelle offre une plus grande sécurité au travail – et diverses options pour progresser dans sa carrière.»
A qui hésite entre formation académique ou professionnelle, Ursula Renold, qui a suivi un apprentissage bancaire dans sa jeunesse et est aujourd’hui professeure de systèmes éducatifs à l’EPFZ souligne la valeur de l’apprentissage: «Je conseille aux parents et aux jeunes : en cas de doute, ils devraient choisir la formation professionnelle.»
Une analyse de la fédération des employeurs montre que le nombre de diplômés au chômage a augmenté de 70% depuis 2010. Cette hausse ne peut être attribuée qu’en partie au nombre croissant d’étudiants diplômés, notamment dans les hautes écoles spécialisées. Les diplômés de l’apprentissage constatent le contraire : leur taux de chômage a baissé de 40% au cours de la même période, alors que le nombre d’apprentis n’a diminué que de 6%. Les personnes ayant suivi une formation professionnelle supérieure seraient les plus performantes sur le marché du travail.
«Il s’agit là d’un défi pour les universités», qui continuent de privilégier une formation académique centrée sur la recherche, alors que seule une minorité des étudiant·es se destinent à ce domaine. Les programmes d’études «ne sont guère orientés vers les exigences du marché du travail» et «refusent une plus grande référence à la pratique en faisant référence à la pertinence de la pensée critique et à la liberté de recherche et d’enseignement». Plusieurs filières, en particulier dans les sciences humaines, les arts ou les cursus interdisciplinaires, enregistrent des taux de chômage relativement élevés.
Patrick Chuard-Keller, économiste en chef des employeurs, dénonce un «écart croissant entre l’offre d’éducation et le marché du travail».
L’EPFZ «met sa réputation en danger»
Selon le journaliste de la NZZ Rico Bandle, l’EPFZ «devrait reconsidérer de toute urgence son processus d’approbation» des évènements, car «le seul titre de l’événement [du weekend dernier] et la liste des participants indiquaient qu’il s’agissait avant tout d’idéologie et d’activisme, pas de savoir». Pour lui, l’organisation de telles conférences par l’institution pourrait mettre en danger sa réputation.
Lors du weekend dernier, se tenait à l’EPFZ la conférence intitulée «Der grosse Kanton: Rise & Fall of the BRD», organisé conjointement par l’EPFZ et la Haute école des arts de Zurich (ZHdK). Selon Rico Bandle, seules des personnes de gauche, critiques envers Israël, auraient été invitées. La conférence s’est tenue en Suisse car il «ne serait plus possible de s’exprimer librement en Allemagne». Pour le journaliste, le problème de la tenue de cette conférence n’est pas le fait que «des personnalités controversées aient pu exprimer leur opinion», mais qu’«un congrès sur un sujet interne à l’Allemagne, où une seule position était autorisée, ait été financé par les contribuables suisses», dans une réunion qui «n’avait rien à voir avec un discours scientifique ouvert».
La ZHdK a versé 42’000 francs à la conférence, le Kunsthaus de Zurich a mis des locaux à disposition gratuitement, et l’EPFZ n’ayant pas versé d’argent, a participé à l’organisation de la manifestation qui a eu lieu en partie dans leurs bâtiments. Sur demande, l’EPFZ a écrit qu’elle «partait du principe que les principes scientifiques seront respectés» et que le symposium a passé le «processus régulier d’autorisation de l’EPFZ».
Nouvelle candidate pour le siège de Rebecca Ruiz
«La conseillère communale lausannoise Agathe Raboud Sidorenko (Ensemble à gauche) se porte candidate à la succession de la conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz lors de l’élection complémentaire du 8 mars. Son parti revendique une «candidature de terrain contre l’austérité budgétaire». […] Comédienne, médiatrice culturelle et mère de deux enfants en bas âge, Agathe Raboud Sidorenko est également candidate à un siège à la Municipalité de Lausanne le 8 mars.» (Le Courrier)
Grève à l’Unil et dans le canton Vaud
A l’Unil, la grève continue aujourd’hui, voici le programme. Un meeting entre grévistes de différentes hautes écoles et un gymnase aura lieu à 13h à Géopolis, et un autre rassemblement des hautes écoles aura lieu à 17h.
Hier, au terme d’une huitième journée de mobilisation de la fonction publique, 21’500 manifestant·es (selon la police) ont défilé dans les rues. En soirée, une voiture a perturbé le défilé, ne s’arrêtant pas pour les manifestant·es. «Dans les rangs, fonctionnaires, étudiants, enfants, retraités et autres alliés.» (24 heures) «Le défilé a notamment réuni des enseignants, des bibliothécaires, des employés du CHUV et des doctorants à l’Unil, mais également quelques personnes travaillant dans le privé venues montrer leur soutien à la fonction publique.» (RTS)
A propos de la grève d’hier, «le syndicat SSP-Vaud a dénombré en matinée 65 établissements en grève, dont 43 écoles du primaire et du secondaire, et 14 gymnases impactés par la grève.» (RTS) «La grève touche aussi des établissements d’études supérieures. L’Université de Lausanne (UNIL) voit certains de ses employés et de ses étudiants participer au mouvement de grève en protestant contre la hausse des taxes d’études et les coupes dans la recherche. Pareil du côté de la Haute école pédagogique (HEP Vaud), de la Haute école de travail social (HETSL) et de la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV). De plus, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) est indiqué comme «en grève le 9 décembre».» (Blick)
L’Unil dans les médias
Débat budgétaire au Grand Conseil Vaudois: «non» à des moyens supplémentaires pour l’Unil
Les débats sur le budget 2026 se sont poursuivis hier au Grand Conseil vaudois. La majorité de droite a rejeté la majorité des amendements de la gauche, à quelques exceptions près. A propos de la formation, le Grand Conseil a dit «non» aux moyens supplémentaires demandés pour les classes 1-2P, les hautes écoles et l’Unil. A propos de la santé et de l’action sociale, bien que tous les amendements n’aient pas encore été abordés, le Grand Conseil a déjà confirmé les coupes prévues au CHUV et à Unisanté. (Blick)
Revue de presse Unil 10 décembre 2025
9Déc2025
Politique des hautes écoles
«La recherche et l’innovation sont-elles vraiment en danger?»
Diego Taboada, directeur romand d’Avenir Suisse et Lukas Schmid, chercheur principal à Avenir Suisse, estiment que les coupes envisagées par la Confédération dans le domaine de la recherche et de l’innovation sont justifiées. Pour eux, ces «ajustements ponctuels» ne représentent pas «un changement de cap dans la politique [suisse] de soutien à la recherche et à l’innovation».
Voici leurs principaux arguments:
- les allégements sont temporaires et interviennent suite à des années de hausse (presque triplement de moyens pour le FNS depuis 2003);
- les allégements créent une occasion pour le FNS et Innosuisse de réévaluer leurs priorités;
- en comparaison internationale, le budget de la Suisse pour R&D reste élevé;
- nombre de fonds pour R&D en Suisse proviennent de l’économie privée (70% en 2023). Les allègements prévus ne représentent que 0,6% des dépenses suisses dans le secteur;
- la Suisse a fait le choix judicieux de concentrer ses efforts sur la recherche fondamentale, où elle reste en tête;
- le programme d’allègement permet d’éviter d’augmenter les impôts ou l’endettement, c’est-à-dire un alourdissement de la charge des entreprises «qui fournissent les moyens nécessaires pour financer la recherche de demain».
Finalement, ils rappellent que dès 2028, les contributions fédérales devraient à nouveau augmenter de près de 3% par an.
«Vaud: le débat budgétaire joue la montre»
«Le Grand Conseil n’a pas entamé le premier débat sur le budget, alors que la rue gronde à nouveau aujourd’hui. Les députés ne siégeant que le mardi, voire le mercredi, il ne reste que quatre jours, qui seront tronqués par le Noël du Grand Conseil et l’élection de Guy Parmelin, pour arriver au vote final.» (24 heures)
Dans l’éditorial du Temps, écrivant à propos du fait que les enseignant·es vaudois·es risquaient de perdre l’opinion publique, le journaliste Raphaël Jotterand écrit: «Les lieux de formation ne doivent pas devenir des lieux de militantisme. Il y va de la neutralité et de la dignité de nos institutions.» (Le Temps)
Le SSP de son coté a publié un fact-checking sur les propos de la Conseillère d’Etat vaudoise Christelle Luisier, qui affirmait, entre autres, que des négociations avec le syndicat ont eu lieu, ce que ce dernier nie. «Le Conseil d’État n’a pas et ne veut toujours pas négocier avec les organisations représentant les employé·es des services publics et parapublics, alors même que des coupes massives sont prévues dans le budget et que les employé·es rejettent massivement ces choix et demandent des négociations.» (RTS et SSP Vaud)
Aujourd’hui, (mardi 09.12.2025), la fonction publique vaudoise a entamé une nouvelle journée de mobilisation pour protester contre le projet de budget 2026 et ses mesures d’économies à hauteur de 305 millions. Il s’agit de la huitième depuis début octobre. «Plusieurs actions sont prévues dans la journée, dont certaines dans des EMS en ville de Lausanne. Une manifestation suivra en début de soirée. » (RTS)
«Un pôle IA de soins neurologiques» aux HUG
«Le pôle de soins neurologiques et psychiatriques des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a été inauguré jeudi. Cette structure s’appuie sur l’intelligence artificielle (IA) pour optimiser son fonctionnement.» L’IA sera principalement utilisée pour le «travail rébarbatif». Lui seront déléguées «les tâches administratives et la génération de rapports». Des chatbots IA seront également disponibles pour les patient·es afin de répondre à leurs questions.
«Ex-chercheur à l’UniNE, un historien est condamné pour diffamation»
Un historien de 40 ans, ancien assistant postdoctorant de l’Université de Neuchâtel, a été condamné pour diffamation envers son ancien supérieur, un Français de 64 ans ex-recteur de l’Université Lumière Lyon qui dirigeait alors l’Institut d’histoire de l’UniNE. Le coupable aurait transmis anonymement des accusations de fraude comptable finalement jugées infondées par un audit administratif commandé par l’Université. Devant la cour, le professeur victime, n’enseignant plus à Neuchâtel, a déclaré avoir été «transformé en paria» suite à la parution de l’enquête dans les médias.
La juge qualifie la culpabilité du chercheur de «moyennement élevée», condamnant un mobile «égoïste»: «il a agi dans un esprit de pure vengeance», «très affecté par le non-renouvellement de son contrat de travail». L’historien accusé a été condamné à une peine pécuniaire de 1800 francs avec sursis. Il doit également verser 1000 francs à la victime pour tort moral, ainsi que s’acquitter des frais de justices (5235 francs) et des honoraires des avocats (27’000 francs). L’accusé a fait appel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 9 décembre 2025
8Déc2025
Politique des hautes écoles
A l’EPFZ, des examens bientôt notés grâce à l’IA
A partir du semestre de printemps 2026, l’EPFZ lancera un projet pilote dans lequel l’intelligence artificielle assistera la notation des examens. Gerd Kortemeyer, chercheur et membre staff pour le rectorat de l’EPFZ, travaille sur le développement de ce projet dans le cadre du projet Ethel de l’institution. Ses recherches se concentrent sur l’échelle des procédures d’évaluation pour les examens MINT complexes et manuscrits (physique, chimie, mathématiques) en utilisant des LLMs multimodaux modernes tels que le GPT-5. Dans sa méthodologie, il ne prône pas un remplacement complet des correcteurs humains mais un flux de travail entre humain et machine. Pour les cas incertains ou ambigus, une transmission à des expert·es humains sera automatique.
Pour les étudiant·es, l’utilisation de l’IA offre différents avantages: attribution de points partiels pour des étapes intermédiaires, disponibilité rapide des résultats en ligne, possibilité pour les étudiant·es de s’opposer en ligne aux évaluations de l’IA qui seront ensuite examinées par des correcteur·ices humains.
L’EPFZ prône de nombreux outils d’intelligence artificielle pour soutenir l’enseignement et la recherche. Elle recommande en outre Microsoft Copilot, Google Gemini, NotebookLM, ainsi qu’Apertus. Un chatbot est également disponible à l’EPFZ depuis deux ans (développé dans le cadre du projet Ethel), permettant aux étudiant·es de recevoir des commentaires sur leurs exercices ainsi que de répondre à leurs questions. Des chatbots sont également utilisés à l’Université de Zurich et à l’EPFL.
Une étude rétractée après 25 ans de suspicion de conflits d’intérêts
«Une influente étude affirmant que le glyphosate ne présente aucun risque grave pour la santé a été récemment retirée pour suspicion de conflits d’intérêts, 25 ans après cette publication qui a entre-temps guidé nombre de décisions politiques malgré des alertes quant à la probité de ses auteurs. Si des chercheurs ont salué cette rétractation, sa lenteur interroge quant à l’intégrité de la recherche menée autour de l’ingrédient clé du Roundup, herbicide le plus vendu dans le monde.» (Le Temps)
En 2002, soit deux ans après la publication de l’étude, une lettre signée par une vingtaine de chercheur·euses dénonçait déjà «des conflits d’intérêts, un manque de transparence et l’absence d’indépendance éditoriale» au sein de la revue scientifique. L’affaire a ensuite éclaté en 2017 lorsque des documents internes de l’entreprise en conflit d’intérêt ont été divulgués, révélant le rôle d’employé·es de l’entreprise dans l’écriture de l’étude désormais retirée.
Naomi Oreskes, historienne des sciences à l’Université Harvard et coautrice d’une publication à propos de l’influence de cette étude, déclare que «la communauté scientifique a besoin de meilleurs mécanismes pour identifier et retirer les articles frauduleux». Pour Nathan Donley, scientifique du Centre pour la diversité biologique, cet épisode n’est qu’un exemple d’«un phénomène plus large au sein de la littérature scientifique». «Je suis sûr qu’il y beaucoup articles du même genre, écrits par d’autres que leurs auteurs affichés et aux conflits d’intérêts non déclarés», déclare John Ioannidis, professeur à l’Université Stanford. «Mais ils sont très difficiles à révéler, à moins de se plonger» dans des documents d’archives, ajoute-t-il
«Le CHUV a recueilli plus de 70 signalements pour harcèlement en quatre mois»
Depuis juillet 2025, la «cellule Safe» du CHUV recueille les signalements concernant des situations de harcèlement au sein de l’hôpital universitaire. «En quatre mois, plus de 70 cas m’ont été signalés, pour un total de 130 entretiens avec des victimes ou des témoins. C’est assez énorme», rapporte Nadine Thalmann, spécialisée dans la médiation et la gestion des conflits, responsable de la cellule antiharcèlement du CHUV. Le CHUV indique qu’il «y a déjà eu des sanctions, y compris des licenciements». Les signalements émanent de presque tous les secteurs, mais «les dossiers les plus graves concernent les médecins et ce, tous types de harcèlement confondus», déclare Nadine Thalmann. «C’est une profession où la hiérarchie peut facilement influencer la formation et la carrière des médecins assistants», explique-t-elle.
Roger Nordmann et Sébastien Cala, «deux candidats solides» socialistes pour le Conseil d’Etat vaudois
Suite à l’annonce vendredi de Sébastien Cala, chef de groupe des socialistes au Grand Conseil vaudois, à propos de sa candidature pour succéder à Rebecca Ruiz lors de l’élection complémentaire du 8 mars, le parti socialiste comporte à présent «deux candidats solides» en lice pour le Conseil d’Etat vaudois. Sébastien Cala, «élu de la Vallée de Joux, chercheur en sciences du sport à l’Université de Lausanne (UNIL), est notamment très actif dans les domaines du sport, de la santé et de l’action sociale». (RTS) Le parti désignera son candidat le 13 décembre lors d’un congrès extraordinaire.
«A ce jour, seule l’UDC a désigné son candidat à cette élection complémentaire. Il s’agit du député et ex-président du Grand Conseil Jean-François Thuillard», agriculteur et syndic de Froideville. (RTS)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 8 décembre 2025
5Déc2025
Politique des hautes écoles
Luisa Lambertini, rectrice de l’USI, démissionne
La rectrice de l’Université de la Suisse italienne a décider de retourner à la recherche scientifique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Gabriele Balbi, membre du rectorat actuel, la remplacera à titre intérimaire.
Réélection du recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman
Selon le média insideparadeplatz.ch, le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman aurait obtenu un résultat mitigé lors de sa réélection il y a deux semaines: «environ 100 des quelque 700 professeurs» n’auraient pas voté pour son nouveau mandat. Selon les critiques, le recteur ne s’opposerait pas suffisamment à l’interdiction de l’expérimentation animale. La porte-parole de l’Université à déclaré aux professeur·es qui ne souhaitaient pas donner de nouveau mandat au recteur que «Michael Schaepman a été nommé par le Sénat avec plus de 73 % des voix».
Plaidoyer de Luciana Vaccaro pour l’innovation sociale
Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de swissuniversities plaide pour l’innovation dans le domaine social, souvent dans l’ombre de l’innovation technologique de la «tech» et des sciences dures. Elle cite la plateforme Innovation Booster, mise sur pied par l’Association suisse pour la promotion de l’innovation sociale, qui a soutenu «des projets originaux» axés sur le thème «Innover ensemble les services à la personne».
Selon elle, une «caractéristique constante» de l’innovation sociale est «la notion de partage, non seulement d’expérience mais aussi de responsabilités, de prises de décision et de point de vue», notamment les interactions entre personnes issue de la société civile et chercheur·euses, à propos de projets conceptuels ou concrets. Elle écrit: «Cette nouvelle manière d’envisager l’interaction sociale touche aussi à la manière de former – notamment au niveau universitaire ou des hautes écoles. On ne construit plus un cours de haut en bas, mais on le fait avec celles et ceux qui vont en bénéficier.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse de l’Unil en grève (le 4.12.2025)
«Plusieurs centaines d’étudiants et membres du personnel ont à nouveau cessé le travail jeudi pour protester contre les coupes budgétaires, prévues au niveau cantonal et fédéral. Dès 7h, les bâtiments Anthropole et Géopolis ont été bloqués. Depuis lundi, les groupes mobilisés ont maintenu une présence quotidienne sur le campus pour préparer la journée de grève de ce jeudi.» (20 minutes)
Watson est allé à la rencontre d’étudiant·es et personnel de l’Unil qui se sont mobilisés ce jeudi.