«La Haute École pédagogique de Lausanne devra refuser des candidats dans certaines filières de formation pour l’année 2024-2025 […] [puisque] le nombre de candidats dépasse la capacité d’accueil de la haute école […]. Les limitations concernent trois disciplines du master en enseignement secondaire I, 19 disciplines du MAS/diplôme en enseignement secondaire II et les masters en pédagogie spécialisée orientation enseignement spécialisé et orientation éducation précoce spécialisée.»
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29Jan2024
26Jan2024
Politique des hautes écoles
Le Conseil des EFP déplore la réduction du budget du Domaine des EPF
«Le Conseil des EPF regrette la décision du Conseil fédéral de réduire de 100 mio CHF le budget du Domaine des EPF. Ces coupes affaiblissent le Domaine des EPF et entravent la réalisation de ses objectifs au profit de l’économie et de la société.»
L’Université de Zurich organise un «China Day»
Dans le cadre d’une série (2022 Japan Day, 2023 India Day, 2025 Vietnam Day), l’Université de Zurich a organisé ce jeudi une journée de réseautage dédiée à la Chine. Parmi les invité-es se comptent l’ambassadeur chinois en Suisse et des représentants de Huawei.
L’objectif de cette manifestation est avant tout de créer des liens entre les étudiants et les anciens étudiants d’une filière de formation continue de l’université, appelée European and Asian Business Management (EABM). Ils et elles pourront ainsi nouer des contacts avec des mentors et des entreprises qui pourraient leur offrir un avenir professionnel. Quatre diplomé-es sur cinq de cette filière sont de nationalité chinoise. L’auteur de l’article soupçonne qu’il s’agit d’une action de lobbying de l’état chinois dans l’université.
Le vice-recteur Christian Schwarzenegger indique que l’université a mis en place des directives qui précisent ce à quoi il faut faire attention lors de coopérations ou de voyages de recherche en Chine. «Un service interne de contrôle des exportations est en cours de création. L’objectif est de créer une institution similaire à celle de l’EPF voisine, qui collabore déjà depuis longtemps avec des entreprises partenaires comme Huawei.»
Un autre article de la NZZ estime et conclut que la Chine lutte contre la fuite des cerveaux qui impacte l’économie et la recherche, particulièrement depuis la pandémie. «Il faut reconnaître [au chef de parti et de l’état] Xi Jinping qu’il a compris le potentiel de la technologie comme aucun autre dirigeant d’Etat – d’où les objectifs ambitieux de la Chine. Ce que l’idéologue Xi n’a pas compris, c’est l’essence même de la science et de la technologie : l’ouverture.»
A partir de 2024, les enseignant-es à Fribourg seront formé-es dans une nouvelle faculté
«Le Conseil d’Etat a approuvé la révision des statuts de l’université cette semaine, avalisant ainsi la création de la nouvelle faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Fribourg. La première rentrée au sein de cette nouvelle entité est prévue en septembre 2025. Le gouvernement avait déjà décidé en 2021 de regrouper la HEP, où sont formés les enseignants du primaire, et l’université, où sont préparés les enseignants du secondaire I et II.»
France : L’Agence de la transition écologique s’allie à l’Université de Strasbourg pour accélérer la transition écologique
«Favoriser la rencontre et les échanges entre les mondes universitaire et socio-économique. C’est tout l’enjeu de la « communauté thématique développement durable » créée dans le cadre d’une convention de partenariat, signée le 19 janvier, entre l’Agence de la transition écologique (Ademe) et l’Université de Strasbourg. Son but, explique un communiqué : mobiliser ensemble les entreprises, les collectivités, les associations et la recherche pour coconstruire des solutions en faveur de la transition écologique.»
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – ONG
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 janvier 2024
25Jan2024
Politique des hautes écoles
Formation de médecins : le blues de la relève
«Entre cursus trop sélectif, exil, surmenage, abandon et reconversion, les symptômes sont nombreux et le diagnostic est clair: la Suisse a mal à la formation de ses futurs médecins. »
Face au grand nombre d’étudiant-es en médecine qui envisagent de tourner le dos à la médecine (34%, selon un récent sondage), le doyen de la faculté de médecine à l’Université de Genève Antoine Geissbuhler remet en question le processus de sélection des étudiant-es à Genève (et Lausanne): «Je me pose moi-même la question car je qualifie cette première année, de manière peut-être un peu abusive, de maltraitante, ose le doyen. La constellation politique actuelle me laisse penser qu’une discussion pourrait avoir lieu afin de trouver une meilleure solution, qui permette d’avoir les étudiants les plus appropriés et de meilleures conditions d’études. Si on s’y met dès aujourd’hui, je pense qu’un nouveau système pourra entrer en fonction d’ici deux à trois ans.» Par rapport aux étudiant-es qui quittent la Suisse pour éviter le numérus clausus à l’étranger, il considère que «forcer les gens à s’exiler pour étudier la médecine est un échec de notre système».
Pour Philippe Eggimann, vice-président de la Fédération des médecins suisses (FMH), les 100 millions de francs débloqués en 2016 pour former plus de médecins ont été «une goutte d’eau par rapport aux coûts globaux de la formation des étudiants par les facultés de médecine». Selon le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Genève, le goulot d’étranglement se situe non seulement au niveau du financement, mais également au niveau des places de stage. «Une solution à ce problème est d’encourager davantage d’étudiants à se tourner vers la médecine de premier recours, qui est d’ailleurs la première à être touchée par la pénurie. Ainsi, placer plus de jeunes médecins en cabinet libérerait de la place en clinique.» Par ailleurs, un projet pilote se déroule cette année même à l’Université de Genève afin de permettre aux étudiants de deuxième année de passer une partie significative de leur formation dans des cabinets médicaux.
Les coupes budgétaires à l’institut Swisspeace, une «atteinte à la liberté académique»
Alfred Bodenheimer, professeur en littérature juive et histoire des réligions à l’Université de Bâle, estime que les propos du Directeur de l’Institut Swisspeace Laurent Goetschel (contre une interdiction du Hamas, pour une solution à un seul état) sont irréalistes («weltfremd») et «controversées, mais ni incendiaires ni conspirationnistes». Pour lui, la décision du Conseil d’Etat de Bâle-Campagne de couper des fonds à l’Institut Swisspeace suite à ces propos sont une atteinte à la liberté académique. «[Laurent] Goetschel n’est plus libre d’exprimer son opinion. […] De telles décisions précipitées, qui peuvent avoir de lourdes conséquences, semblent arbitraires.
Et en tant que professeur, je me demande si j’ai le droit de donner mon opinion.» selon Alfred Bodenheimer, la décision n’a pas été prise suite à une évaluation indépendante et souligne l’importance d’«établir des lignes directrices claires pour les processus décisionnels.»
«Feu à l’institut!»
La journaliste Valerie Wendenburg en vient à la conclusion que «Depuis l’attentat terroriste perpétré par le Hamas contre Israël le 7 octobre, il est devenu délicat pour les scientifiques de s’exprimer en public sur le conflit au Proche-Orient.»
Déjà en novembre [2023], une thèse publiée dans l’Institut pour études urbaines de l’Université de Bâle a fait sensation dans lequel l’auteur décrivait comment Israël, la «puissance occupante» lâche des sangliers pour détruire les récoltes des paysannes palestiniennes.
Une lettre ouverte d’étudiant-es de ce secteur a également également fait «du buzz», dans lequel l’escalade de la violence au Proche-Orient a été qualifiée de «résultat d’une politique de longue date basée sur le colonialisme et l’apartheid».
En attente d’une publication sur l’évaluation de l’Université de Bâle pour vérifier si les normes scientifiques sont respectées dans le domaine des études urbaines», le co-fondateur de l’institut Manuel Herz regrette le manque de soutien de l’Université face à la «couverture très partiale des médias». L’institut n’aurait pas eu le droit de s’exprimer sur cette affaire. «Il est difficile de voir comment un institut universitaire, dans lequel un travail académique de haut niveau est effectué, peut être muselé.»
Ueli Maeder, sociologue émérite de l’Université de Bâle, défend également l’institut: «Les médias ont révélé et critiqué des déclarations délicates. Mais au lieu d’explorer les contextes, certains ont simplifié et généralisé de manière inqualifiable.»
Markus Schefer, professeur de droit public et administratif à l’université de Bâle, s’inquiète également pour la liberté scientifique par rapport à la décision du Grand Conseil de Bâle-Campagne de ne plus financer l’institut Swisspeace à cause des propos de son Directeur, qui s’est exprimé dans les médias sur la situation au moyen-orient.
L’idée d’un Conseil scientifique intercantonal romand pour le climat fait son chemin
«Diminuer de deux tiers les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030? Atteindre la neutralité carbone en 2050? Deux objectifs du Plan climat cantonal impossibles à atteindre, selon le groupe de réflexion, mandaté par le Conseil d’État genevois en 2021, pour analyser des pistes d’action. […] La présidente du Conseil pour le climat, Sophie Swaton, elle-même chercheuse à l’Université de Lausanne, a présenté […] les treize recommandations, regroupées en quatre chapitres[, dont la] création d’un Conseil scientifique intercantonal à l’échelle romande: il serait chargé de réunir les connaissances scientifiques et de guider les politiques grâce à des indicateurs, notamment sur la réduction des gaz à effet de serre.»
Interview-bilan avec Astrid Epiney, rectrice sortante de l’Université de Fribourg
«Rectrice de l’Université de Fribourg depuis 2015, Astrid Epiney s’apprête à quitter sa fonction.» Dans une interview, elle dit: «L’une des caractéristiques de l’Université de Fribourg est sa taille humaine. Mais cette stagnation relative vient surtout du fait que notre université a davantage de peine à attirer les étudiants alémaniques, le nombre de francophones ayant par contre beaucoup augmenté. La création de l’Université de Lucerne en 2000 est l’une des explications à cela, mais il y a une évolution inquiétante au niveau suisse: l’intérêt pour la Romandie a beaucoup diminué côté alémanique. Si les citoyens établis à l’est de Berne ne comprennent plus le français, il y a un risque pour la cohésion nationale. »
«Le numerus clausus de l’EPFL vise les étudiants français»
La consultation ouverte par l’EPFL qui souhaite «[l]a limitation du nombre d’étudiants étrangers pour juguler la croissance des effectifs» avait déjà été envisagée par le Conseil des EPF après que «[l]a Confédération avait annoncé dans son budget 2024 des coupes budgétaires de l’ordre de 2% dans les montants alloués aux EPF.» (Le temps)
Néanmoins, le Journaliste du 24h, Jérôme Cachin, questionne cette approche en soulignant que le 70% des étudiant·es étranger·es travaillent ensuite dans des entreprises suisses et que «[l]es investissements dans l’EPFL ne sont perdus ni pour la position internationale de la Suisse ni pour ses intérêts économiques propres. Et, comme il s’agit d’investissements sur le long terme, les résultats sont forcément moins tangibles que les colonnes comptables des prochains budgets annuels de la Confédération.» Le journaliste poursuit en disant qu’«[u]n numerus clausus, fondé sur le critère de la couleur nationale du diplôme, ne peut être qu’entaché du soupçon de discrimination.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO et Présidente de Swissuniversities, affirme que «L’EPFL choisit un chemin qui permet de garantir à nos étudiants qui ont fait la maturité chez nous un accès illimité. C’est la première mission d’une haute école suisse […]. L’idée ici n’est pas de dire: on ne veut plus du tout d’étudiants étrangers, mais on fixe une jauge.» (Le temps)
L’émission Forum demande à Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL, comment ça se fait que depuis 2010 à l’EPFL on observe une croissance de 233% d’étudiant·es avec un diplôme étranger, alors que ce n’est pas le cas à l’EPFZ. Monsieur Dillenbourg explique que c’est une question de «voisinage» différent: «en Allemagne un étudiant qui finit son secondaire et qui est vraiment attiré par les sciences et les technologies peut sans autre rentrer dans les grandes universités technologiques [allemandes]. En France pour entrer dans les grandes écoles de sciences et technologies [les étudiant·es] doivent faire une ou deux années de préparatoire qui sont vraiment très épouvantables […] et ensuite il y a un concours d’admission.»
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- profil – universités
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
- profil – EPF
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«Les repas à 5 fr. mettent à genoux les cafétérias de l’Uni [de Genève]»
Depuis 2021, certains des menus proposés dans les quatre grosses cafétérias de l’Université de Genève (Uni Dufour, Uni Mail, CMU et Sciences II) coûtent 5 francs et «représentaient 38% des repas achetés par les étudiants. Le revers de la médaille, c’est que l’entreprise zurichoise SV Group, qui gère ces lieux, n’arrive plus à dégager de rentabilité. Or, le rectorat entend perpétuer cette offre destinée à lutter contre la précarité estudiantine. Le contrat qui lie SV Group à l’Université a ainsi été résilié à l’amiable au 31 juillet».
«Pour maintenir les repas à 5 francs, l’alma mater prévoit de passer d’un modèle de contrat de bail à celui d’une prestation de service. Autrement dit, elle prendra à sa charge les investissements. Le nouveau contrat portera sur cinq ans mais comportera une clause de résiliation: l’Université songe en effet, à terme, à entièrement internaliser ses cafétérias. Elle a mandaté la Haute école de gestion pour explorer la faisabilité d’une telle option». (20minutes.ch)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 janvier 2024
24Jan2024
Politique des hautes écoles
«Un projet de loi pour supprimer l’École d’avocature a été déposé à Genève»
L’élu du Mouvement citoyens genevois (MCG), Skender Salihi, a déposé un projet de loi pour supprimer le cursus de l’École d’avocature de Genève (ECAV, rattachée à la Faculté de Droit de l’Université de Genève), «rendu obligatoire pour l’examen du barreau après un stage d’avocat – en théorie accessible directement après un Bachelor en Droit». Plusieurs critiques ont été soulevées sur l’ECAV, par exemple le fait qu’elle ne soit «pas véritablement professionnalisante […]. Chaque année, après cinq à six ans d’études de droit, des personnes se retrouvent au chômage ou à l’hospice.» Problématique semble aussi être sa «situation financière gantée d’opacité», mais aussi le taux d’échec qui s’est élevé à 66,67% lors de la session d’examen de septembre 2023. Finalement, Monsieur Salihi reproche à l’ECAV d’être «[…] sept fois plus [chère] que la taxe universitaire ordinaire» et de ne pas être reconnue par le système de Bologne.
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- employabilité des diplômé·e·s
- financement public
- politique – Suisse
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- taxes d’études
«Etudes: Lancement d’un institut pour la communication digitale à Fribourg»
«L’Université de Fribourg va lancer un Institut pour la communication digitale et l’innovation des médias (IDCMI) au début du semestre de printemps. L’entité est le fruit d’une collaboration avec la Haute école spécialisée (HES) des Grisons.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2024
23Jan2024
Politique des hautes écoles
L’EPFL lance une consultation pour restreindre les admissions des étudiant·es étranger·es
«En douze ans, [l]’effectif d’étudiants [de l’EPFL] a plus que doublé. Conséquence: l’encadrement et les structures sont saturés. Face à cette situation, l’EPFL souhaite limiter les admissions à 3000 en 1re année de bachelor [dès 2025].» (20 minutes)
«Prévue pour quatre ans et renouvelable si nécessaire, la restriction toucherait les étudiants titulaires d’un diplôme étranger […]. Concrètement, tous les diplômés d’une maturité suisse seraient admis sans restriction, ainsi que l’exige la loi sur les EPF, de même que les personnes répétant leur première année. Puis les places restantes seraient attribuées aux candidatures avec diplôme de l’étranger, classées par ordre décroissant de leurs notes de fin d’études secondaires. La réduction des personnes finalement admises serait de l’ordre de 20%.» (Le Courrier)
«Comme la loi des EPF autorise de restreindre l’admission d’étudiants au bénéfice d’un diplôme étranger si des problèmes de capacité l’exigent, l’Ecole prévoit de demander l’autorisation au Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) d’imposer une limitation à 3000 étudiants en première année de bachelor. Elle a lancé, pour ce faire, une consultation interne lundi.» (watson.ch)
«La consultation court jusqu’au 18 mars, et selon le résultat, la proposition sera portée devant le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF). Ce dernier devrait se prononcer dans le courant du deuxième semestre.» Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation de l’EPFL, explique qu’««[a]vec cette mesure de limitation provisoire, [ils veulent] revenir à la situation de 2020, et ainsi assurer la qualité de la formation et les conditions d’études les meilleures possibles» […]. L’EPFL ajoute que cette proposition a été analysée et discutée pendant deux ans notamment entre la direction, l’Association générale des étudiants et l’association du corps enseignant.» (20min.ch)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2024
22Jan2024
Politique des hautes écoles
Université de Zurich: «Des chiffres sur le harcèlement sexuel gardés secrets»
L’Université de Zurich «[…] recueille […] des chiffres sur les demandes et les cas [de harcèlement sexuel] signalés, mais les données sont secrètes. Un rapport correspondant est uniquement envoyé à la direction de l’université. Même la commission pour l’égalité n’y a pas accès. L’université justifie cette confidentialité par la protection des données.» Les conseillères cantonales GLP zurichoises Nathalie Aeschbacher et Andrea Gisler demandent au parlement cantonal «pourquoi une grande institution publique est si peu transparente». Selon Madame Aeschbacher, «[l]’université entreprend déjà beaucoup, et c’est louable […] [m]ais tant que nous ne recevons pas de chiffres sur les cas, nous ne savons ni quelle est l’ampleur du problème, ni si les mesures prises sont efficaces.»
Si l’Université de Zurich «se cache derrière la protection des données» pour ne pas rendre publiques les chiffres sur les cas du harcèlement sexuel – qui, en plus, sont en augmentation – comment se comportent-elles les autres universités suisses? «Il y a, grosso modo, trois camps : ceux qui, comme l’université de Zurich, ne communiquent aucun chiffre [Université de Saint-Gall et Haute Ecole d’art de Zurich], ceux qui, sur demande, donnent au moins des valeurs approximatives [Haute école zurichoise des sciences appliquées], et ceux qui rendent les chiffres publics [Université de Berne].»
«L’Université de Fribourg affirme ne pas avoir elle-même une vue d’ensemble complète, car les personnes concernées peuvent s’adresser à divers services de consultation, même en dehors de l’université. Mais à Fribourg, il y a toujours une enquête auprès des étudiants de première année […]. Il existe différents points de contact à l’ETH Zurich. Il est notamment possible d’envoyer un message anonyme via un formulaire en ligne. Une statistique sur l’ensemble des cas n’est toutefois pas établie, notamment parce que les personnes concernées peuvent s’annoncer à de nombreux endroits de manière très simple et qu’il manque une vue d’ensemble, fait savoir l’école supérieure.»
- formation – médecins
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- harcèlement sexuel et sexisme
- profil – universités
L’Unil dans les médias
Nouvelle hausse de coûts de l’extension de l’Unithèque (BCU)
«Les coûts de l’extension de l’Unithèque, sur le campus universitaire lausannois, ne cessent de grimper». En effet, 2,15 millions de francs en plus avaient été octroyés et autorisés par le Conseil d’Etat afin de «viser l’autonomie énergétique et répondre aux besoins des utilisateurs» […]. [L]e 15 janvier 2024, le Conseil d’Etat a adopté une troisième demande de dépenses supplémentaires de 10,7 millions de francs. Elle vise à s’adapter à «l’évolution des normes contraignantes de construction et d’exploitation depuis l’adoption du crédit d’ouvrage en 2019» […]. Ce crédit doit encore être validé par la Commission des finances du Parlement. Il vise aussi à poursuivre les travaux de rénovation des cuisines de l’Unithèque, et ceci dès l’été 2024.» (rts.ch)
- financement public
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Revue de presse UNIL 22 janvier 2024
19Jan2024
Politique des hautes écoles
Les «Responsible Business Education Awards» des Financial Times
Le Financial Times revient sur ses «Responsible Business Education Awards», et les stratégies en développement durables de plusieurs «business schools» du monde, notamment ces gagnants:
- l’Aalto University School of Business, Helsinki
- Colorado State University College of Business
- l’Iéseg School of Management, Paris
- le Saïd Business School, Oxford
- le Vrije Universiteit School of Business & Economics, Amsterdam
«Les écoles soucieuses des critères «ESG» [environnementaux, sociaux et de gouvernance] – avec des programmes d’études axés sur le développement durable et des campus à faible émission de carbone – ont montré leur volonté de répondre aux besoins urgents de la société et de l’environnement.»
L’IMD est la seule école de ce type en Suisse qui a été nommée, par ailleurs classée comme « fortement recommandée ».
«Mon travail en laboratoire génère beaucoup de déchets. Voici comment nous avons réduit notre empreinte»
Une doctorante souhaitant réduire l’empreinte écologique de son laboratoire décrit comment elle a créé un réseau de personnes qui ont la même motivation. Leur plus grand succès en termes d’économies d’énergie a été d’éteindre plusieurs congélateurs institutionnels suite à un «freezer challenge».
Royaume-Uni : la dépendance des universités aux étudiants étrangers
«L’Etat britannique a fortement réduit son budget consacré aux universités. Le financement public par étudiant est au plus bas depuis vingt-cinq ans. Les étudiants internationaux représentent la dernière manne disponible : ils apportent désormais 20% des revenus des universités, un doublement en une décennie. […] [En] difficulté financière [les universités], risquent de créer des diplômes à deux vitesses, avec des exigences plus élevées pour les Britanniques.»
L’Université de York a notamment «décidé de réduire les notes demandées aux étudiants étrangers pour [l’admission dans] tous les cursus.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 janvier 2024
18Jan2024
Politique des hautes écoles
«La Suisse se lance dans la course folle aux superordinateurs»
«C’est une course folle dans laquelle se lance la Suisse. Cette course, c’est celle aux superordinateurs, seuls capables de faire tourner des modèles d’intelligence artificielle (IA) extraordinairement gourmands en puissance de calcul. En l’espace de quelques heures, Swisscom, l’EPFL et l’EPFZ ont fait plusieurs annonces importantes à ce sujet, évoquant notamment la souveraineté numérique de la Suisse.»
«Les étudiants étrangers n’ont pas à payer plus»
L’UDC genevoise a récemment souhaité augmenter les taxes d’études du corps étudiant étranger à l’Université de Genève. Dans un argumentaire, la CUAE a qualifié la demande de l’UDC de «raciste et anti-sociale» et irréaliste dans sa mise en application. «[L]es inégalités sociales et économiques que subissent les étudiantexs étrangèrexs sont déjà très nombreuses. Il serait dramatique d’encore les amplifier.»
Lorenzo Avellino, chercheur en postdoc à l’Université de Genève et ancien secrétaire de la CUAE, qui estime qu’«il serait bien plus pertinent d’évoquer l’accaparement des ressources humaines sur lequel l’économie suisse se tient, en particulier dans le domaine recherche et développement. Un aspect qui contribue à priver le Sud global de ses meilleurs talents, qui travaillent parfois jusqu’à l’exploitation en terre helvétique, se tenant prêts à être renvoyés chez eux lorsqu’ils ne sont plus demandés en raison d’un système de permis de séjour parmi les plus restrictifs d’Europe.
«Une manière de créer des cours qui est juste géniale»
«Johan Rochel et Baptiste Lecoeur ont formé un «tandem» enseignant-étudiant dans le cadre d’un cours sur l’éthique en matière d’intelligence artificielle. Un concept d’enseignement soutenu par la Vice-présidence pour la transformation responsable de l’EPFL. […] Une quinzaine de tels «tandems» ont été formés au cours des derniers mois, pour des enseignements aussi variés que les matériaux ou la physique, par exemple, ou la conception d’un nouveau cours sur les énergies et le climat. L’objectif est double: offrir un soutien aux enseignantes et enseignants qui désirent apporter plus de durabilité dans leur cours, et permettre aux étudiantes et étudiants de contribuer concrètement à la transformation de l’enseignement tout en étant rémunérés. «Je pense que ce modèle est également intéressant au-delà de l’éducation à la durabilité», estime Jacopo Grazioli, chef de projet éducation au sein de l’unité Durabilité qui a initié ces tandems.»
L’Unil dans les médias
«Le recteur Herman répond aux députés»
«Divisé sur la procédure à suivre, le Grand Conseil a réexpédié, mardi, le plan stratégique 2022-2027 de l’Université de Lausanne (UNIL) à la Commission de la formation, par seulement 72 voix contre 68. À cause de ce couac, la PLR Florence Bettschart-Narbel patientera encore avant de défendre ses amendements visant à y ajouter la question de l’intelligence artificielle (IA). Frédéric Herman, recteur de l’UNIL, répond aux critiques: «Nous présentons une stratégie pour la transition numérique, qui comprend l’IA. En
outre, il y a eu de multiples recrutements de spécialistes de l’IA […]. Il faut savoir aussi qu’une task force a été créée pour réfléchir à l’avenir de l’enseignement et de la recherche, en rapport avec l’IA. L’UNIL doit se positionner sur l’impact sociétal de l’IA.»
Revue de presse UNIL 18 janvier 2024
17Jan2024
Politique des hautes écoles
«La bureaucratie dans les hautes écoles s’accroît»
Mathias Biswanger, professeur d’économie à la HES de la Suisse nord-occientale (FHNW), écrit qu’il y a toujours plus de bureaucratie dans les HES et universités suisses, particulièrement depuis les débuts de la «nouvelle gestion publique», qui est partie du principe que les hautes écoles, tout comme d’autres organisations publiques, ne peuvent être encadrées efficacement que si elles sont gérées comme des entreprises privées, avec des objectifs et des chiffres clés. Une partie de cette bureaucratie est liée à la gestion de la qualité, et aux accréditations en particulier. Par ailleurs, selon l’OFS, le taux de personnel universitaire travaillant dans l’administratif serait monté de 17,7 à 19,2 entre 2013 et 2020, et dans les HES de 21.9 à 23.7%. Ce taux est comparable aux statistiques d’Allemagne, de Danemark et de Suède. Mathias Biswanger souligne que le taux du personnel administratif ne montre pas le temps que le personnel non-administratif passe avec les charges bureaucratiques comme des demandes de financement, la rédaction de rapports, la recherche de partenaires pour la recherche, la gestion de budget, le controlling, l’organisation d’ateliers d’expert-es et l’évaluation de la recherche d’autres scientifiques. Selon des sondages en Allemagne, de telles tâches commencent à dominer. L’auteur estime que la bureaucratie est de moins en moins utile et de plus en plus nocive, par exemple pour la motivation des chercheurs et chercheuses.
La Suisse occupe une place de choix dans le domaine spatial, selon Renato Krpoun
« L’excellence de l’écosystème académique en Suisse » aide l’Europe à maintenir sa place dans le domaine spatial, se réjouit le chef de la division des affaires spatiales, Renato Krpoun, du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). Il évoque, entre autres, l’Université de Berne, qui a participé aux premières missions lunaires.
Comment les universités peuvent-elles jouer un rôle central dans le renforcement de la résilience économique ?
«Les universités peuvent jouer un rôle très important pour relever ces défis en contribuant au transfert des connaissances vers la société dans son ensemble.» Le président de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich Joël Mesot affirme que les universités aident notamment à faire face aux défis comme le changement climatique, le maintien des chaînes d’approvisionnement, l’intelligence artificielle et la prévention des effets négatifs qui peuvent en découler et la cybersécurité. Il évoque à l’occasion un certain nombre de projets de recherche de l’EPFZ.
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La Suisse «au cœur d’un réseau mondial de l’IA»
«L’EPFZ, l’EPFL et la Confédération vont travailler avec Microsoft, Google ou Amazon pour tenter de réduire les risques liés à l’intelligence artificielle. Des chercheurs vont collaborer avec des ingénieurs. Pour la Suisse, c’est un coup de projecteur important.»
Open research vs. sécurité
La sécurité de la recherche est un sujet de plus en plus sensible en Europe. Slaven Misljencevic, chargé de mission à la direction de la recherche de la Commission européenne, déclare: «Depuis la fin de l’année 2019 […] nous avons observé un nombre croissant de cas d’ingérence étrangère ciblant les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche de l’UE. […] C’était relativement nouveau parce qu’à l’époque, il était question de science ouverte et d’ouverture sur le monde. Soudain, nous avons été confrontés à un problème qui a peut-être été facilité par cette ouverture.» En 2021, la Commission européenne a proposé une nouvelle approche de la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation. En janvier 2022, elle a publié des lignes directrices sur l’ingérence étrangère dans la recherche de l’UE, qui définissent des mesures sur la manière dont les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche peuvent identifier et traiter les risques d’ingérence étrangère.
La Commission travaille sur des recommandations qui visent, pour la première fois en Europe, une définition commune du problème de la coopération internationale en matière de recherche, selon le principe directeur «ouvert là où c’est possible, fermé là où c’est nécessaire».
La coopération ouverte doit rester l’option par défaut de l’Europe en matière de collaboration internationale dans le domaine de la recherche, malgré la situation géopolitique difficile actuelle, juge l’Association européenne de l’université (EUA). «L’Europe reste «assez ouverte», mais on a le sentiment que «les choses pourraient devenir beaucoup plus fermées»», déclare Thomas Jørgensen, directeur de la coordination des politiques et de la prospective à l’EUA
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A Genève, la Faculté de médecine propose des cours d’anatomie plus ouverts sur la différence
L’Unil dans les médias
Le plan stratégique de l’UNIL pour les années 2022-2027 a été renvoyé en commission
«Le débat sur l’Université n’aurait dû être qu’une formalité», juge la journaliste des 24 heures. «En séance de commission en juin dernier, aucun député n’avait demandé de changement. Pourtant, le rapport ne fait pas l’unanimité», notamment parce que le l’intelligence artificielle (IA) n’y est pas mentionnée. En raison d’une mécompréhension concernant le dépôt d’amendements, le débat retourne en commission.
Revue de presse UNIL 17 janvier 2024
16Jan2024
Politique des hautes écoles
Pour l’inscription de la «science» dans la constitution fédérale et un meilleur conseil scientifique en période de crise
Pour répondre à deux postulats, le Conseil fédéral a demandé à un bureau de conseil privé de considérer les options de conseils scientifiques en temps de crise. Résultat: le rapport conclut qu’une «commission ad-hoc basée sur un réseau interdisciplinaire» est la solution la plus apte à apporter de l’expertise à la gestion de crise de la confédération. En décembre, le Conseil fédéral a alors accepté une proposition de mise en œuvre de cette idée venant de six organisations scientifiques. Celle-ci avait comme limitation de ne nécessiter ni des moyens supplémentaires, ni un amendement législatif. Et elle laisse sans réponse des questions, par exemple sur les modalités de collaboration et à partir de quel moment une situation est considérée une crise. Selon l’autrice et l’auteur de l’article (Alexandra Hofmänner, professeure invitée à la RWTH Aachen, et Dieter Imboden, professeur émérite à l’EPFZ et ancien président du Conseil pour la recherche du FNS), pendant la pandémie la solution des commissions ad-hoc n’a pas pu répondre à la très grande demande d’information venant du monde politique, des associations, médias, etc. «et il est devenu évident que la qualité des conseils en temps de crise dépend énormément des règles claires et des contacts bien rodés.»
Alexandra Hofmänner et Dieter Imboden regrettent le manque de base légale pour des conseils scientifiques et indiquent que la liberté académique est protégée seulement dans le cadre de l’enseignement et la recherche scientifique, mais que la science «englobe également une multitude d’institutions et d’organisations différentes, des procédures d’évaluation scientifique, des us et coutumes disciplinaires, des relations de travail, des organes de publication à but non lucratif et commercial et, enfin et surtout, la collaboration avec le monde politique. En outre, la science établit des normes et des directives de qualité qui façonnent notre structure sociale et notre perception de nous-mêmes. Elle est également chargée d’analyser, sous différents angles, notre savoir, notre pensée et notre action dans un monde en constante évolution. […] Dans la mesure où la Constitution fédérale ne mentionne que la recherche et l’enseignement, et non la science dans son ensemble, comme domaine d’activité de l’État, des questions importantes concernant les relations entre l’État et la science restent sans réponse.»
Selon les auteur-es, cela vaut en particulier pour le conseil politique scientifique qui, en Suisse, avec les deux formats de consultation de la Confédération – la commission extraparlementaire et la commission de recherche – n’est que peu doté en comparaison internationale et ne couvre pas suffisamment les besoins de conseil des décideurs politiques, des médias et de la société civile. Par ailleurs, il reste peu clair quel rôle la science peut ou doit jouer pour aider les gens à former une opinion.
«L’absence de canaux de collaboration entre la science et le monde politique pourrait être en partie responsable du fait que les jeunes descendent actuellement plus souvent dans la rue pour expliquer aux politiciens l’état actuel de la science et les inciter à agir. Il y a également un manque de cours de formation qui permettent d’acquérir les compétences nécessaires […] au conseil politique scientifique.» […]
«Le rôle de la science dans l’État et la société ne doit pas être mesuré uniquement à l’aune de sa contribution au progrès économique, à la prospérité et à la croissance. Elle est déterminante pour le comportement décisionnel du souverain politique et pour la cohésion sociale. C’est pourquoi, dans les démocraties libérales, la science soutient le pouvoir («ist von staatstragender Bedeutung»).»
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- politique – Suisse
- médias et universités
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
Bruxelles reconnaît la législation suisse en matière de protection des données
«[L]a Suisse [a revu] sa propre législation en matière de protection des données qui datait de 1993. La nouvelle mouture est entrée en vigueur le 1er septembre 2023 […][et] «[s]elon la Commission européenne, la Suisse offre un niveau adéquat de protection des données […]. [Pour] la Confédération […]: «La transmission transfrontière de données de l’UE ou de l’EEE sans obstacle administratif est cruciale pour la place économique de la Suisse et la compétitivité du pays».» (Le Temps)
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- open access
- transformation numérique
- politique – Suisse
- protection des données
- gestion de données de recherche
- politique – Europe
La plateforme X suscite des préoccupations dans les universités
L’Université de Neuchâtel «a décidé de mettre son compte sur X en veille […] jusqu’à nouvel ordre» et explique qu’«[elle veut] marquer une forme de scepticisme». Auparavant, «le Chuv a tourné le dos à X en décembre dernier, tout comme la Faculté de biologie et de médecine de l’Unil en octobre.» Les autres universités suisses continuent d’utiliser X «pour une question de visibilité» et «par manque d’alternative». Au delà de la Suisse, «[t]outes les universités européennes se […] posent [la question sur X]. Certaines testent d’autres réseaux.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 janvier 2024
15Jan2024
Politique des hautes écoles
Examens à l’ère du ChatGPT
Selon Sophie Gremaud, auteure de l’article paru dans la Liberté et le Courrier, «les robots conversationnels sont capables de miracles sur les bancs académiques. ChatGPT est même un très bon élève, capable de passer avec brio certains examens et d’élaborer des présentations et des essais convaincants.» Elle a rédigé un tour d’horizon des pratiques en Suisse et constate: «Environ une année après l’apparition de ce parfait instrument de fraude dans la routine et le cartable des étudiants, force est de constater que les milieux académiques sont à la traîne.»
Genève : «Faut-il faire payer plus cher l’université aux étudiants étrangers?»
«Débat entre Michael Andersen, député UDC au Grand conseil genevois, Emile Blant, membre du comité de l’Union des étudiant-e-s de Suisse et député Vert au Grand conseil neuchâtelois.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2024
12Jan2024
Politique des hautes écoles
L’ancien chef de la communication du projet de recherche ITER met en garde contre le battage médiatique autour de l’énergie de fusion
L’ancien responsable de la communication d’ITER Michel Claessens a averti que l’industrie de l’énergie de fusion se livrait à un battage médiatique risqué et potentiellement trompeur sur la technologie, en contournant les nombreux obstacles techniques qui subsistent avant que la fusion ne puisse apporter des avantages significatifs.
Déjà en 2021, il a affirmé qu’ITER réduisait au silence les employés qui dénonçaient des problèmes, s’inquiètant que certains chercheurs soient devenus complices de ce qu’il appelle la « propagande de la fusion ».
« Nous devons être clairs avec le public », a déclaré M. Claessens à Science|Business. « Nous en sommes encore à la phase de recherche et de développement. Nous sommes encore loin des applications commerciales. Je suis vraiment contrarié et je ne pense pas que cela soit utile lorsque les gens disent que la fusion sera l’énergie de l’avenir ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 janvier 2024
11Jan2024
Politique des hautes écoles
«Les universités doivent se montrer plus fermes»
Le journaliste Eric Aschwanden de la NZZ espère que le récent licenciement de deux professeurs de l’Université de Saint-Gall (HSG) soit un signal d’alarme pour les autres universités, «L’Institut pour la gestion de la chaîne d’approvisionnement de Saint-Gall n’est probablement pas le seul département d’une université où les professeurs ne font pas la distinction entre leur mission publique et leurs propres intérêts. Il est également connu que certains professeurs profitent de l’inégalité de pouvoir entre eux et leurs collaborateurs. Les directions des hautes écoles feraient bien de prendre au sérieux les plaintes des étudiants, des doctorants et des anciens étudiants et d’agir, si nécessaire.» (Neue Zürcher Zeitung)
Le journaliste Stefan Millus du Nebelspalter, [un journal de droite en ligne] estime par contre que le licenciement du directeur de l’institut était motivé politiquement, puisqu’il s’est souvent exprimé dans les médias «de manière critique» sur des sujets comme Climat, Corona et genre «qui dépassent son domaine d’expertise». Par ailleurs, «les médias sont impatients de donner une mauvaise image de la HSG ou de son personnel. La densité de professeurs et d’instituts de gauche y est tout simplement beaucoup plus faible qu’à Zurich ou à Berne.» (Nebelspalter)
Le bras de fer suisse avec Elsevier
«Ces derniers mois, les discussions consacrées au renouvellement de la licence nationale Elsevier n’ont pas abouti. A défaut d’avoir obtenu un accord conforme à son mandat de négociation, Swissuniversities joue les prolongations. […] Un blocage similaire ankylose les négociations entre le Consortium des bibliothèques universitaires suisses et la maison Taylor & Francis. […] Aujourd’hui, l’association [swissuniversities] essaie de tendre vers un modèle de licence qui se concentre sur l’aspect «Publish», et non plus des licences hybrides «Read & Publish». Le but ultime étant de pouvoir publier les articles de leurs chercheurs en libre accès dans la totalité des revues du portefeuille des maisons d’édition – celles-ci étant plus réticentes à ouvrir l’accès dans leurs revues les plus prestigieuses.»
Près de 20% des étudiant-es en France ne mangent pas à leur faim
«Près de 20% des étudiants (19%) ne mangent pas à leur faim, selon une étude menée par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), premier syndicat étudiant en France. […] Cela concerne aussi bien les étudiants boursiers (28% ne mangent pas à leur faim) que les non boursiers (16%, soit un sur six). Car malgré un repas à 3,30 euros dans les restaurants universitaires pour les non boursiers et un tarif d’un euro pour les boursiers et étudiants précaires, ils jugent les tarifs trop élevés.»
Une association intercantonale pour guider la transition climatique de l’agriculture
«Une nouvelle association intercantonale voit le jour dans le milieu de l’agriculture en Suisse romande. Pilotée depuis le canton de Vaud, AgroImpact veut accompagner la transition climatique de l’agriculture à travers la réduction de son empreinte carbone. […] «C’est un modèle novateur pour financer la transition climatique dans l’agriculture avec un monitoring important et un objectif de certification via une expertise et une validation scientifique», a résumé la conseillère d’Etat vaudoise en charge des finances et de l’agriculture Valérie Dittli. […] [Cette alliance] est soutenue par les chambres d’agriculture des six cantons romands, par des acteurs de l’industrie et du commerce comme Nestlé, des ONG telles WWF et Earthworm, des institutions de recherche (EPFL, HEG Genève, HEPIA), des institutions de vulgarisation (Agridea, Proconseil, Agora) et des groupements comme PROLAIT et la Fédération suisse des producteurs de céréales.» (RTS)
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
- durabilité et climat
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 janvier 2024
10Jan2024
Politique des hautes écoles
«La vie difficile des assistant-es»
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, amène une réflexion sur la condition des assistant·es universitaires et le culte du génie en faisant également appel à sa propre expérience.
«La description compliquée du poste d’«assistant scientifique», qui n’a presque jamais été vraiment accompli ou rempli («erfüllt») et qui est entre-temps en révision permanente, apparaît comme le symptôme d’un compromis impossible à atteindre – et est devenu un contre-motif dans l’histoire de l’assistant maladroit. D’une part, l’assistant scientifique est subordonné au titulaire d’une chaire et doit soutenir sa recherche avec un tiers de son temps de travail, ce qui n’arrive que rarement, car une telle fonction est difficilement compatible avec l’image de soi du supérieur, qui est normative et romantique . D’autre part, l’assistant doit poursuivre de manière indépendante le projet de recherche de son habilitation et faire ainsi preuve par anticipation d’un rang de génie qui le met inévitablement en concurrence avec le professeur. Entre les deux, le dernier tiers de son temps est consacré à une charge d’enseignement dont le niveau – entre le niveau de base et l’inspiration de renouvellement – n’a jamais fait l’unanimité.»
Ensuite, Hans Ulrich Gumbrecht décrit son propre expérience: « Il s’agissait […] moins d’une formation professionnelle faite par étapes en matière de compétences que d’un cas absurde de présomption de génie que je n’ai jamais pu satisfaire et qui m’a poursuivi jusqu’à l’éméritat en tant que potentiel de sentiments secrets d’infériorité.»
Genève: «L’UDC veut une taxe plus haute pour les étudiants étrangers»
«[…] [L]e Grand Conseil [genevois] doit étudier la demande d’augmentation substantielle de l’enveloppe cantonale attribuée à [l’Université de Genève (UNIGE)]. Pour 2024-2027, la subvention cantonale augmenterait par paliers ( jusqu’à 25,5 millions de plus), pour atteindre 405 millions de francs par an en 2027, sur un budget total de 840 millions.»
L’UDC suggère de taxer davantage les étudiant·es étrangers·ères. Selon Vincent Schaller, membre du comité de l’UDC, «[a]vant de faire appel au contribuable genevois, il faut davantage ponctionner les étudiants étrangers […]». Pour Jean-Philippe Leresche, Professeur de l’Université de Lausanne, «[n]ombre d’étudiants renoncent déjà à la Suisse en raison de son coût de la vie très élevé.» En outre, Marco Cattaneo, porte-parole de l’UNIGE, rappelle que «la Confédération alloue de l’argent pour chaque étudiant, d’où qu’il vienne. Sur les 71 millions de la subvention fédérale annuelle, le total des étudiants étrangers fait gagner près de 30 millions à l’UNIGE.»
L’Université de Saint-Gall licencie deux professeurs pour manquements à l’intégrité scientifique
L’Université de Saint-Gall, aussi nommé HSG, met fin à sa collaboration avec deux professeurs, dont le président de l’Institut de gestion de la chaîne d’approvisionnement (ISCM) Wolfgang Stölzle. Les deux chercheurs sont accusés de manquements à l’intégrité scientifique.
En juin 2023 déjà, la HSG a retiré à Wolfgang Stölzle la direction de l’institut en raison d’une « culture de gestion problématique » et de conflits d’intérêts.
Selon l’enquête interne, l’autre professeur, un professeur titulaire, a utilisé à plusieurs reprises des parties de textes de travaux d’étudiants pour des publications personnelles sans référence correspondante. Il aurait également copié des expertises pour des thèses de doctorat qu’il supervisait «ce qui pourrait avoir pour effet d’invalider le titre de docteur» des personnes supervisés.
L’avocate des doctorant-es lesé-es Senta Cottinelli considère la décision de l’université comme un signe contre l’inégalité de pouvoir («Machtgefälle») qui régnait jusqu’à présent entre les professeurs et les doctorants. Les universités auraient le devoir d’intervenir auprès des professeurs fautifs. «Les professeurs ne doivent pas être de facto inamovibles», écrit-elle.
Appel de chercheur·es et universitaires français·es au cessez-le-feu immédiat en Palestine
Le monde académique français se mobilise pour la Palestine. Jusqu’à présent plus de 1 300 chercheur·es et universitaires ont singné la campagne «Engageons-nous activement pour arrêter immédiatement le génocide et la guerre d’occupation en Palestine».
Dans le texte les signataires appellent à un cessez-le-feu immédiat et «[exhortent] tous les collègues et étudiants à se joindre à [eux] pour s’opposer activement à la destruction de Gaza et notamment des universités palestiniennes et aux attaques systématiques contre la communauté universitaire palestinienne dans son ensemble.» Ils et elles appellent en outre à «[s]outenir et participer au Boycott Académique visant les institutions académiques israéliennes complices de la violation des droits des Palestiniens [et à ] [é]tablir des liens académiques avec des universités et des universitaires palestiniens».
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2024
9Jan2024
Politique des hautes écoles
Le hub médical de Genolier se veut catalyseur d’innovations
«Deux ans après la pose de la première pierre, le chantier du Genolier Innovation Hub est à bout touchant. La construction semi-enterrée, qui forme un socle au pied de la clinique privée de Genolier, est bientôt prête à accueillir des sociétés et des acteurs de la santé dans le développement d’innovations au niveau international. Inédit en Suisse, le site deviendra opérationnel au printemps et l’inauguration est prévue en automne 2024.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 janvier 2024
8Jan2024
Politique des hautes écoles
«La transition alimentaire, une priorité»
Directeur de l’Integrative Food & Nutrition Center de l’EPFL, Christian Nils Schwab vient de quitter ses fonctions. Il regrette : «l’alimentation n’est malheureusement pas un champ de recherche stratégique pour l’EPFL. Notre centre a joui d’une grande liberté d’action, mais de peu de ressources et d’un soutien limité de la part de la direction. […] L’absence de professeurs spécialisés dans les questions alimentaires est un facteur limitant alors que les besoins, mais aussi les opportunités, sont immenses.»
En tant que directeur, Nils Schwab a lancé plusieurs projets systémiques en partenariat avec E4S (Entreprise for Society), en collaboration avec l’UNIL et l’IMD, visant une approche transversale et interdisciplinaire des questions de durabilité.
- interdisciplinarité
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – EPF
- durabilité et climat
L’Unil dans les médias
Y a-t-il des espions chinois sur le campus universitaire lausannois?
La pression des services de renseignement chinois sur la Suisse s’accroît. Selon les recherches de Tamedia (auquel appartiennent, entre autres, le 24 heures et le Tages-Anzeiger), un groupe de Chinois s’était installé à la fin de l’automne 2018 dans la bibliothèque de l’Institut suisse de droit comparé, ouverte au public. «Les visiteurs étaient une énigme pour l’institution, placée sous la surveillance du Conseil fédéral et qui dépend administrativement du Département fédéral de justice et police.»
Selon Béatrice Métraux, ex-conseillère d’État chargée de la Justice et de la Police, les programmes de prévention Prophylax et le programme Technopol du Service de renseignement de la Confédération pourraient intéresser l’institut.
Revue de presse UNIL 8 janvier 2024
5Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 janvier 2024
4Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 janvier 2024
3Jan2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 janvier 2024
29Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 décembre 2023
28Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 décembre 2023
27Déc2023
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 décembre 2023
22Déc2023
Politique des hautes écoles
L’EPFL doit accorder le statut d’association à la société masculine d’étudiants Zofingue
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 décembre 2023
21Déc2023
Politique des hautes écoles
Corée du Sud: une plainte a été déposée suite à une irrégularité dans l’examen d’entrée à l’université
Il est reconnu que le système éducatif de la Corée du Sud est très exigeant et que le test d’entrée à l’université (Suneung) «fait partie des examens les plus difficiles au monde». Lors du test qui a eu lieu cette année (en novembre) «une grave erreur s’est produite dans la capitale Séoul: la cloche d’une école a sonné 90 secondes trop tôt.» Pour cela, «les élèves saisissent la justice et demandent une indemnisation.» La procédure est encore en cours mais les élèves «pourraient bien obtenir gain de cause» puisque «[p]ar le passé, des indemnités ont déjà été versées suite à des plaintes similaires.»
Italie: projet de loi pour «protéger Noël dans les écoles»
Le parti de droite Fratelli d’Italia «a déposé un projet de loi au Parlement afin d’empêcher que les fêtes de Noël ne soient rebaptisées «fêtes d’hiver» […] [d]ans les écoles et les universités italiennes.»
Cette action a été justifiée par la sénatrice de droite Lavinia Mennuni par «les «décisions inacceptables et embarrassantes de certaines autorités scolaires» au cours des dernières années […]. [L]’essence même du Noël chrétien serait modifiée par une prétendue considération pour les croyants d’autres religions.» Selon la sénatrice Mennuni «des dispositions similaires devraient également s’appliquer à Pâques.» (20min.ch)
«Manifestation pour la Palestine devant [et non à] l’Université de Bâle»
Mercredi 20.12.2023 «une manifestation pro-palestinienne [qui a rassemblé une vingtaine de personnes] a eu lieu sur la Petersplatz devant la Kollegienhaus de l’Université de Bâle». Matthias Geering, responsable de la communication de l’Université de Bâle explique que «[t]out est resté pacifique. Les participants ont cherché à discuter avec les passants, ils ont distribué des flyers et avaient une banderole […]. Comme les participants se sont rassemblés sur la Petersplatz et donc dans l’espace public, l’université n’était pas impliquée.»
Quant aux suppositions «qu’au moins une partie des manifestants provenait de l’environnement de l’université», Monsieur Geering répond que «ce n’est pas non plus un problème [et que] [l]’université est le lieu du débat.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 décembre 2023
20Déc2023
Politique des hautes écoles
Un centre d’études du loup envisagé à La Chaux-de-Fonds
«Un centre d’études autour du loup pourrait voir le jour près de Pouillerel, à La Chaux-de-Fonds, à l’initiative de l’Université de Neuchâtel. «Il y a effectivement une volonté de partenariat entre l’Université et la Ville pour mener des recherches sur le comportement animal dans le cadre d’un projet d’importance nationale consacré à l’étude des origines du langage», confirme Nando Luginbühl, le porte-parole de l’institution. […] «Nous soutenons le projet», relève le conseiller communal chaux-de-fonnier Théo Bregnard. A ses yeux, il permet de renforcer le lien entre la Métropole horlogère et l’Université de Neuchâtel, «qui doit avoir une vision cantonale».
61 universités en faveur de l’association suisse au programme Horizon Europe
Les 4 associations universitaires allemandes (German U15) françaises (Udice), britanniques (Russell Group) et suisses (swissuniversities), ont signé une lettre ouverte en faveur de l’association suisse au programme européen Horizon Europe.
Rester en Suisse après ses études
«Parmi les solutions envisagées pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, le Conseil fédéral pourrait permettre aux diplômés étrangers de rester sur le sol helvétique plus facilement, une fois leur formation terminée. Le gouvernement propose de ne pas soumettre aux contingents les titulaires étrangers d’un bachelor, d’un master ou d’un doctorat obtenus en Suisse dans un domaine en manque de personnel qualifié.»
Les événements «les plus marquants» de l’année en matière de recherche et d’innovation en Europe
Selon l’auteur de l’article paru dans Science Business, «2023 a peut-être été l’une des années les plus intéressantes et les plus intenses de la politique européenne et internationale en matière de recherche et d’innovation.»
Un des évenements clés: «En fin 2023, la plus récente étape des négociations entre Bruxelles et Berne a permis aux chercheurs suisses de commencer à demander des subventions du Conseil européen de la recherche, après que le Conseil fédéral suisse ait approuvé un projet de mandat de négociation avec l’UE.»
Des enseignant-es de l’Eracom dénoncent un climat de travail toxique
««Environnement de travail toxique», «dysfonctionnements dans l’organisation», et un «management marqué par l’opacité et l’arbitraire»: tel est le climat qui règnerait à l’École romande d’arts et communication (Eracom), selon le Syndicat vaudois des maître·sses de l’enseignement professionnel (SVMEP), qui tenait une conférence de presse hier.» (Le Courrier)
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- harcèlement sexuel et sexisme
- harcèlement moral – mobbying
Les risques de l’AI lors de la rédaction de demandes de bourse
Le Conseil européen de la recherche (CER) a averti les candidat-es qu’ils et elles devaient respecter l’intégrité académique lors de l’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) pour rédiger des propositions de recherche.
Adéla Jiroudková, directrice du bureau de soutien à la recherche de l’université Charles à Prague, où les directeurs de recherche utilisent l’IA générative, a déclaré qu’elle était «très consciente» que certaines sociétés de conseil utilisaient ce type de logiciel pour rédiger des demandes de subvention. Selon elle, cela constitue «un problème encore plus grave» que l’utilisation de l’IA par les universités dans le même but. «Ils utilisent vos connaissances, vos notes et vos brouillons et les introduisent dans ChatGPT ou des plateformes similaires sans le consentement du chercheur.» Dans le même temps, une dépendance excessive à l’égard de l’IA pourrait conduire à une homogénéisation de la recherche, où «seules les propositions qui entrent dans un certain moule ou qui cochent des cases algorithmiques spécifiques sont approuvées.»
Le Conseil du CERN décide de conclure la coopération avec la Russie et le Belarus en 2024
Le Conseil du CERN a réaffirmé finir la coopération avec la Russie et le Belarus au cours de l’année 2024 à la lumière de l’invasion militaire en cours de l’Ukraine par la Fédération de Russie avec la participation de la République de Biélorussie.
Les relations se poursuivent avec les scientifiques de nationalité russe ou biélorusse par ailleurs affiliés au CERN.
L’Unil dans les médias
Interview sur l’Assemblée de la transition de l’UNIL
Julien Meillard, adjoint du dicastère Transition écologique et Campus de l’Université de Lausanne et membre du comité de pilotage de l’Assemblée de la transition, parle de cette dernière.
Revue de presse UNIL 20 décembre 2023
19Déc2023
Politique des hautes écoles
Les bourses d’études vaudoises sont à la traîne
«Près de 4000 étudiants vaudois galèrent en attendant désespérément de savoir s’ils toucheront une bourse»
«Nous ne visons pas à promouvoir certains sujets de recherche»
Dans une interview avec la NZZ, Angelika Kalt, présidente du Fonds national suisse, se défend des accusations que des critères « politiques » comme ceux de la diversité et du genre jouent un rôle dans la distributions de fonds de recherche et affirme que les sujets retenus reflètent les intérêts des chercheurs et chercheuses, que le FNS n’est pas biaisé «de gauche».
Plaidoyer du Conseil suisse de la science en faveur d’un organe de coordination et de financement pour la recherche transdisciplinaire
Susan M. Gasser quitte le Conseil suisse de la science après huit ans. La biochimiste affirme que la Suisse pourrait mieux organiser son système de recherche pour faire face aux défis mondiaux. Les compétences sont là, il manque un organe de coordination pour les grands défis interdisciplinaires – comme le changement climatique, les pandémies, la diminution de la biodiversité, la dépendance aux énergies fossiles, la cybersécurité – afin d’élaborer des solutions techniques qui sont applicables économiquement. La Suisse possèderait tous les atouts pour cela, notamment les deux EPF, les quatre établissements du domaine des EPF et les HES.
«Le Conseil [suisse] de la science ne veut pas remplacer le système actuel de la Suisse, mais le compléter par un nouvel organe mis en place par la Confédération. Nous proposons qu’Innosuisse, l’agence fédérale pour l’innovation, lance un projet pilote ARPA.» Selon le modèle américain des ARPA (Agences de projets de recherche avancée), les projets de recherche ne sont pas financés de manière «bottom up».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2023
18Déc2023
Politique des hautes écoles
Deux profils du monde académique parmi les «20 personnalités [qui] ont fait rayonner le canton de Vaud»
«Pour la sixième année, les lecteurs et journalistes de «24 heures» vont élire la personnalité qui a marqué 2023. Et le Vaudois ou la Vaudoise qui s’illustre sur le web ou les réseaux sociaux». Deux profils du monde académique font partie de la liste des «20 personnalités [qui] ont fait rayonner le canton de Vaud»: Frédéric Herman, Recteur de l’Université de Lausanne, qui «[d]epuis son entrée en fonction […] travaille à une institution plus inclusive des minorités et plus écologique», et Luciana Vaccaro, Présidente de Swissuniversities et directrice de la HES-SO, «[dont le] dynamisme et [la] capacité à prendre en compte toutes les réalités, comme celle de la place des femmes, sont un atout pour les universités et les hautes écoles».
Suisse – UE: L’adoption du mandat de négociation fait espérer la réintégration d’Horizon Europe
«Le Conseil fédéral a adopté un mandat de négociation après une phase exploratoire très longue, mais prometteuse […]. Le paquet de négociations avec l’Union européenne prévoit un accord sur la participation de la Suisse aux programmes de recherche et de formation européens, qui pourrait être formalisé en 2025, […] l’UE ayant laissé entrevoir un accord transitoire pour que la Suisse réintègre le programme de recherche Horizon Europe dès 2024 «si les négociations progressent rapidement ».»
Au sein des milieux académiques règne l’optimisme: Frédéric Herman, Recteur de l’Université de Lausanne, «[y voit] beaucoup d’espoir dans cette annonce, […] c’est la première fois que l’on perçoit des signaux positifs depuis que la Suisse a été exclue des programmes européens de recherche.» Pour Luciana Vaccaro, Présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO «[c]ette nouvelle est un énorme soulagement pour toute la communauté académique suisse.» Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, ajoute que «[l]es mesures transitoires financées par la Confédération […] n’ont pu offrir un substitut comparable à une pleine participation à Horizon Europe.» Selon Martin Vetterli, Président de l’EPFL, «[l]’exclusion de la Suisse des programmes européens rend notre place scientifique moins attractive, […] [et il ajoute que] «[l]’ouverture des discussions est une excellente nouvelle, mais nous devons rester extrêmement attentifs au fait que la science et la recherche sont souvent les domaines sacrifiés sur l’autel de la politique». (Le Temps)
- Erasmus+
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2023
15Déc2023
Politique des hautes écoles
Des étudiant-es de l’Université de Zurich la critiquent pour sa gestion du conflit israélo-palestinien
«L’université de Zurich n’est actuellement pas un lieu où l’on peut tenir un discours ouvert et sûr sur ce qui se passe en Israël et en Palestine», juge l’association estudiantine VSUZH. Elle regrette un manque de transparence et de communication. «Il est difficile de comprendre pourquoi des manifestations annoncées sont annulées et que des prises de position concernant cela sont supprimées.»
Interview du Recteur de l’UNIGE sur la liberté d’expression à l’université
«Du 4 au 16 décembre, une exposition organisée à l’Université de Genève par trois associations étudiantes retrace l’histoire du conflit israélo-palestinien en rendant hommage aux milliers de victimes arabes des frappes de Tsahal à Gaza. Début novembre, dans le même hall de l’université, 220 paires de chaussures et les photos de 220 otages israéliens ont été installées par un collectif citoyen, pour une action d’envergure en soutien aux personnes kidnappées par le Hamas.»
Yves Flückiger, Recteur de l’Université de Genève, explique qu’«[a]u tout début du conflit, des collègues [lui] ont demandé s’ils pouvaient continuer d’enseigner le conflit israélo-palestinien de la même manière durant leurs cours. Évidemment! […] Si les universités s’interdisent d’aborder les questions difficiles, comment les chercheurs pourront-ils porter des réflexions impartiales qui esquisseront des solutions au conflit? Face à certaines réactions extrêmes, des collègues demandent que l’on «reste en dehors de tout cela». Une institution qui refuse d’aborder les questions difficiles par crainte d’affronter un public estudiantin polarisé n’est plus une université que je souhaite défendre.»
L’institut Swisspeace, accusé d’activisme anti-israélien, se voit coupé d’une partie de son financement public
Le Conseil d’Etat de Bâle Campagne a décidé d’annuler son accord de financement à l’Institut Swisspeace de l’Université de Bâle, un financement de 100’000 francs par année. Son Directeur Laurent Goetschel, professeur en sciences politiques à l’Université de Bâle, accusé d’avoir tenu des propos anti-israéliens, aurait relativisé l’agression du 7 octobre à la télévision (SRF «Club»), s’était prononcé en faveur du modèle à un seul état et contre une interdiction du Hamas et aurait dénié à Israël le droit à une légitime défense. Cette annulation de l’accord de financement par Bâle-Campagne remet également en question le financement par la Confédération
Laurent Goetschel est déçu: «La critique du Grand Conseil ne porte pas sur la qualité de notre recherche, mais uniquement sur quelques propos personnels de moi en tant que chercheur sur la paix.» Par ailleurs, ses propos auraient été «pertinents et non partial». «Si nous prenons parti, c’est uniquement pour la paix. Il est inacceptable que la recherche ne soit soutenue que si ses résultats correspondent aux souhaits des politiques.»
L’Université de Bâle ne comprend pas la critique à Laurent Goetschel. « L’Université de Bâle n’a pas connaissance qu’il y ait tenu des propos anti-israéliens ou même antisémites », écrit le porte-parole Matthias Geering. Au contraire, les déclarations de Goetschel se basent sur son travail de longue date en tant que chercheur sur la paix et correspondent aux standards académiques de l’Université de Bâle.
En tant que financier, le canton Bâle-Ville ne se sent pas non plus obligé d’intervenir en raison des déclarations faites.
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«Soyons mobiles, vite et bien!»
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et rectrice des HES-SO, regrette que les hautes écoles suisses n’atteignent pas les objectifs de mobilité fixés par le Conseil fédéral. «Il faut aussi se demander pourquoi la Suisse n’est pas davantage intéressée à réintégrer [Erasmus+] qui promeut les échanges estudiantins, et pourquoi nous persistons à prioriser la recherche et Horizon Europe, au détriment de la formation… Dans ce contexte, Unita, une alliance qui regroupe 12 hautes écoles européennes à laquelle s’est associée la HES-SO, tente d’apporter des réponses, certes partielles, mais qui créent au moins les conditions d’une mobilité possible [, …] une mobilité courte, rythmée, parfois virtuelle, qui correspond à la société d’aujourd’hui, et qui ne crée pas de nouveaux clivages socioéconomiques là où elle voudrait au contraire favoriser le brassage des vécus. C’est aussi en utilisant de manière intelligente et créative les possibilités qu’offrent les technologies et la souplesse institutionnelle que nous parviendrons à créer les bagages inoubliables des générations à venir.»
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Faire évoluer les cours d’économie, un défi
«La réalité que nous vivons en tant qu’enseignants à l’Unil, à l’IMD et à l’EPFL est celle d’une évolution, dans certains cas très radicale, de l’enseignement de l’économie. Cette évolution est naturellement stimulée par les défis majeurs auxquels nos sociétés sont confrontées lesquels engendrent des réévaluations et des remises en cause du corpus enseigné jusqu’ici», écrivent trois personnes travaillant dans le Centre Enterprise for Society dans une lettre ouverte, dont Jean-Pierre Danthine (ancien président de la BNS et directeur du Centre Entreprise for Society).
«Il y a de bonnes raisons de continuer à étudier les classiques, comme les théories ricardiennes, mais tout doit être passé en revue» pour s’adapter, entre autres, à la reconnaissance des limites planétaires, qui est un changement de paradigme pour l’économie de marché. Ils continuent: «Pour faciliter l’intégration de la durabilité dans le cursus, de nouveaux outils pédagogiques devraient être élaborés – et Iconomix pourrait ici jouer un rôle intéressant. De plus, une ouverture à une collaboration entre disciplines et entre toutes les parties prenantes y compris l’industrie (futurs employeurs) serait désirable car cette réflexion ne devrait pas être menée en silos. En tant qu’enseignants, nous sommes conscients qu’il est important de répondre aux questionnements des jeunes face à l’évolution économique et de leur donner les outils pour ré-imaginer l’économie de demain. Nous tenons à le faire en respectant la pluralité des points de vue tout en dépassant une polarisation stérile et en nous appuyant sur une démarche scientifique basée sur l’évidence.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 décembre 2023
14Déc2023
Politique des hautes écoles
Des patients sont formés pour aider les pros de la santé
La branche helvétique de l’association EUPATI (Académie européenne des patients) souhaite de former les patients, en collaboration avec le Département de recherche clinique (DKF) de l’Université de Bâle. «Un cours inédit en Suisse, qui a pour but de former des patients «experts» capables de participer activement à la recherche et au développement de traitements dans le cadre d’études cliniques.» Christine Bienvenu, qui a obtenu en 2022 un diplôme de patiente partenaire délivré par l’Université de la Sorbonne et qui a été nommée au sein du tout nouveau Conseil stratégique du CHUV, salue cet engouement mais souligne que les patients peuvent malheureusement être encore considérés comme des alibis, par exemple lors des études cliniques financées par le FNS.
Harcèlement dans les hôpitaux, surtout en Suisse alémanique
Alors que la Suisse manque de médecins, «22% des médecins assistants ont déclaré qu’ils envisageaient de quitter le métier […] après leurs premières expériences en cabinet». Une des raisons semble être le harcèlement dans les hôpitaux suisses que dénoncent les étudiant·es.
Cette problématique n’est pas nouvelle: en 2018 le Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier (Clash) fût créé à Lausanne, ce qui avait permis des améliorations, comme la création d’une hotline pour signaler des incidents, la rédaction des rapports d’expériences pour l’Hôpital universitaire de Lausanne et finalement, «les étudiants en médecine des universités de Lausanne et de Fribourg suivent en troisième année un cours obligatoire sur le harcèlement dans le milieu médical.»
L’exemple de la Suisse romande, et en particulier de Lausanne, est un «modèle» pour les Clash de la suisse alémanique, où les choses se passent moins bien et où les étudiant·es n’apprennent pas pendant leurs cours obligatoires «ce que cela signifie d’entrer dans un système aussi hiérarchisé». Bien que les universités dans la Suisse alémanique soient mobilisées face à la problématique du harcèlement dans les hôpitaux, le Clash estime cela insuffisant et veut faire bouger les choses.
«Les étudiants en médecine victimes de harcèlement ont un risque plus élevé de burn-out, souffrent davantage de troubles de l’anxiété et du sommeil et ont plus souvent recours à des substances addictives, ce qui les rend plus vulnérables aux erreurs médicales», conclut une étude de l’Université de Lausanne de 2023. L’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée, responsable du contenu de la formation continue des médecins, mène une révision complète du catalogue d’objectifs de formation et met comme thème prioritaire la santé des médecins, mais «[l]a prise de conscience des liens structurels de l’abus de pouvoir n’est pas mentionnée.»
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- harcèlement moral – mobbying
«L’EPFL conclut un partenariat avec UBS»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et UBS ont signé mercredi un partenariat. «La banque investira jusqu’à 15 millions de francs sur dix ans pour promouvoir l’innovation au sein de l’école polytechnique […]. Ce partenariat ne vise pas à financer des enseignements ou à nous dire qu’on devrait ouvrir telle ou telle chaire», précise le Président de l’EPFL, Martin Vetterli.
Patrick Bourloud, Directeur d’UBS pour la Suisse romande, ajoute que «UBS ne financera pas directement la recherche et ne vise pas de retombée directe […], [et que] [l]a banque ne bénéficiera d’aucun accès privilégié aux start-up issues de l’EPFL ou aux innovations qui en sortiront.»
Un des projets à l’horizon est l’extension du campus de l’EPFL: «la banque fournira un crédit «à des conditions avantageuses» pour la construction d’un nouveau (et «grand» selon Martin Vetterli) bâtiment.»
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