«La fiabilité, l’honnêteté, le respect et la responsabilité constituent les principes fondamentaux sur lesquels repose l’intégrité scientifique. Pour en décrire une interprétation commune et définir les responsabilités qui en découlent, swissuniversities a élaboré en 2021 un code d’intégrité scientifique conjointement avec les Académies suisses des sciences, le Fonds national suisse et Innosuisse. […] Une enquête de swissuniversities reflète la mise en œuvre du code dans les hautes écoles et montre qu’une grande majorité d’entre elles ont déjà examiné et complété leurs règlements existants et/ou adopté le Code comme document de référence.»
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6Mai2024
Politique des hautes écoles
«Les étudiants étrangers subventionnés par les impôts des Suisses»
Les écoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne doivent faire des économies. Le Conseil fédéral a récemment décidé de réduire leurs contributions, quand bien même leur nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter. […] Le journal [SonntagsZeitung] a fait ses calculs: si les deux EPF appliquaient les tarifs st-gallois à leurs 12’000 étudiants étrangers, elles auraient au total près de 60 millions de francs de plus dans leurs caisses. Et si elles reprenaient le tarif d’Oxford, elles auraient carrément 230 millions de francs en plus par an.
Conférence jugée «partisane»: une association féministe de l’EPFL est suspendue
«Active à l’EPFL, l’association Polyquity a été sanctionnée, après l’organisation d’une conférence jugée «partisane» sur la question palestinienne. Les membres du comité n’en reviennent pas.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2024
Revue de presse du 06.05.2024 sur les manifestations pro-palestiniennes à l’UNIL
3Mai2024
Politique des hautes écoles
La police évacue les militants pro-palestiniens à Sciences Po Paris
«Les forces de l’ordre ont évacué vendredi les militants pro-palestiniens qui occupaient le bâtiment de Sciences Po Paris depuis la veille. L’établissement universitaire et ses campus restent l’épicentre en France de la mobilisation en faveur des Palestiniens. […] Depuis le début de la matinée, la rue était bloquée par les forces de l’ordre. « Une réponse disproportionnée et sécuritaire », ont estimé deux étudiantes du Comité Palestine, qui regrettent par ailleurs l’absence d’«aide médicale» auprès des sept étudiants ayant entamé la veille une grève de la faim.»
«Le monde universitaire nous a totalement abandonnés»
Alors que les manifestations pro-Gaza se multiplient sur les campus aux Etats-Unis et en Europe, les étudiants et les professeurs de l’Etat hébreu se sentent de plus en plus isolés et incompris.
««Nos pairs devraient nous soutenir, nous aider à porter un discours et un débat critique sur ce que fait Israël, mais de façon apaisée. Or, on ne voit que cette minorité extrême et bruyante, surexposée dans les médias», déplore la professeure [Laura Wharton] de sciences politiques.» […] A Jérusalem, Omer Vinokur, étudiant en psychologie et humanités à l’Université hébraïque qui se présente comme un activiste pro-paix et pro-palestinien, regrette surtout que ces manifestations n’aient justement pas pour «principal objectif de prôner la paix». Il raconte «sa frustration et sa colère», face à ceux qui préfèrent «glorifier la résistance armée palestinienne».»
Un professeur suisse prend position sur le mouvement étudiant contre la guerre à Gaza
Reinhard Schulze, islamiste et professeur émérite de l’Université de Berne, est convaincu qu’un combat culturel s’est développé dans les universités américaines, qui détermine de plus en plus les travaux scientifiques spécialisés et qui affecte également les réseaux universitaires. «Les associations professionnelles se sentent obligées de prendre parti sur le plan politique et invoquent parfois même des justifications tirées de leur canon de recherche», explique-t’il. «Cela a pour conséquence que des approches tout à fait fructueuses d’un point de vue scientifique, même dans le domaine des études postcoloniales, apparaissent soudain chargées et sont coincées dans le schéma polarisé. Cette guerre culturelle empêche le progrès dans les sciences humaines et sociales».
Les propositions de la Commission européenne concernant le financement de la recherche et le développement dans le domaine de la défense reçoivent un accueil mitigé de la part des universités
«Certains groupes de pression universitaires se sont prononcés contre le financement par l’UE de la recherche à double usage, affirmant qu’Horizon Europe et son successeur, le FP 10, devraient rester exclusivement civils, tandis que d’autres ont répondu à une consultation de l’UE sur le sujet en demandant aux décideurs politiques de clarifier davantage leur proposition.»
Le divestissement, une stratégie «sans effet»
Des manifestants pro-palestiniennes de plusieurs pays demandent aux universités de cesser d’investir des fonds de leurs dotations dans des entreprises en lien avec l’Israël ou des producteurs d’armes, souvent américains. Cependant, les manifestations ne sont pas en connaissance des portfolios d’investissements des universités privés. La journaliste de Temps estime que l’impact politique du divestissement est questionnable, les investissements «une goutte dans la mer» du marché.
«Les manifs étudiantes et leurs conséquences imprévues sur la conquête de la Maison-Blanche»
«Comme les manifestations étudiantes contre la guerre du Vietnam ont favorisé l’élection de Nixon en 1968, celles pro-palestiniennes d’aujourd’hui pourraient profiter à Donald Trump, écrit le politologue Daniel Warner»
L’Unil dans les médias
UNIL Revue de presse – 3 mai 2024
«Nous voulons maintenir le dialogue et nous assurer que le campus reste sécurisé», affirme le recteur de l’UNIL
«Des étudiants pro-palestiniens occupent depuis jeudi un bâtiment de l’Université de Lausanne, autorisés à rester sur place par le recteur de l’UNIL, Frédéric Herman. Dans La Matinale de la RTS, ce dernier a répété qu’il souhaitait maintenir le dialogue et garder le campus sécurisé.»
Des activistes pro-palestiniens ont été autorisés à occuper le hall de Géopolis jusqu’à lundi
«Une cinquantaine d’activistes se sont installés jeudi soir dans le hall du bâtiment Géopolis de l’Université de Lausanne. Ils et elles exigent notamment un boycott académique des institutions israéliennes. Après négociations avec le rectorat, le groupe a été autorisé à occuper les locaux jusqu’à lundi.» Il exige «un cessez-le-feu immédiat et permanent» à Gaza, mais aussi que la haute école vaudoise cesse toute relation académique avec Israël.» D’ailleurs, l’Association Palestine, demande également une politique proactive d’accueil et de soutien vers les étudiant-es et scientifiques palestiniens, semblable à celle mise en place en faveur des Ukrainien-nes. L’occupation devrait durer jusqu’à lundi.
2Mai2024
Politique des hautes écoles
A UCLA, le calme après la tempête
Au lendemain des violences qui ont éclaté entre manifestants pro-palestiniens et contre-manifestants des arrestations par la police à l’Université de Californie à Los Angeles, l’établissement a annulé tous les cours, laissant étudiant-es et professeur-es dans l’inconnu.
Selon le journaliste Stéphane Bussard, les manifestants dénoncent non seulement «les massacres commis par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 mais aussi la catastrophe humanitaire et les nombreux civils décimés à Gaza par l’armée israélienne. […] Les manifestants des campus s’érigent en fait contre des automatismes qui ont longtemps prévalu outre-Atlantique, Israël ayant pris une importance démesurée sur la scène politique américaine depuis des décennies au détriment d’une cause palestinienne inexistante.»
«Universités suisses et manifestations pro-palestiniennes: interview d’Olivier Fillieule»
Suite à des centaines d’attestations sur les campus américains hier, le Professeur de l’Université de Lausanne et spécialiste de la sociologie des mouvements sociaux, Olivier Fillieule, n’est pas surpris par cette radicalité observée au sujet des protestations pro-palestiniens sur les campus américains; pour deux raisons : premièrement, il explique que «on a du mal à imaginer que les universités regardent ailleurs [pendant qu’il se produit un conflit] extrêmement violent». Deuxièmement, il évoque les traces qu’ont laissé les mobilisations des années 60 autour de la guerre du Vietnam sur les étudiant·es américain·es dans le mémoire collectif («c’est très motivant»). Le Professeur Fillieule mentionne également la dimension du contexte financier des universités américaines, en grand nombre privées et dépendantes de fonds externes, ce qui motive les étudiant·es à entamer des actions plus concrètes comme des demandes de désinvestissement et d’arrêter les collaboration avec des universités ou l’armée israéliennes. En outre, pour expliquer les protestations dans les campus américains et français, le Professeur Fillieule évoque également le fait que ces deux pays sont en période électorale. En comparaison, les mobilisations en Suisse sont moins prononcées, peut-être en raison de l’absence de «tradition de lutte» ou de l’influence moindre des partis politiques.
Sollicité sur le fait que sur les campus universitaires suisses, beaucoup de mobilisations n’ont pas été autorisées, le Professeur donne un avis personnel concernant l’interdiction de ces mobilisations : «tout dépend de ce qu’on interdit : en gros la règle qui prévalait aux États-Unis […] c’est que tant qu’il y a des occupations qui se déroulent sur un espace qui n’est pas un espace d’enseignement (les pelouses, les les cafétérias, et cetera), donc tant qu’on ne met pas d’obstacle à ce qu’est la mission de l’université (enseigner, délivrer des savoirs, faire de la recherche) alors c’était toléré. Et il me semble que c’était une une manière de faire très raisonnable.»
Le Professeur Fillieule aborde ensuite la question de la gestion des mobilisations par les autorités universitaires en soulignant la difficulté de gérér des injonctions contradictoires : d’un côté les universités sont obligées de maintenir l’ordre public sur le campus et de protéger les étudiant·es, d’autre part les universités ont également la mission de promouvoir toute forme de débat, y compris ceux qui sont plus contradictoires : «[F]ace à ces deux injonctions l’Université de Lausanne a fait le choix […] [de] à la fois [mettre] un certain nombre d’obstacles à des initiatives pro-palestiniennes en essayant de les freiner, et en même temps [l’UNIL] essaie, mais à mon avis pas assez, d’organiser un débat.»
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- conflit israélo-palestinien
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 mai 2024
1Mai2024
Politique des hautes écoles
«Les chercheur-es doivent sortir de leur tour d’ivoire»
En février – mars 2024, plus de 1000 scientifiques [dont 531 de Suisse] ont signé une lettre ouverte à leurs organes de direction et aux médias exprimant leur inquiétude quant à la liberté de recherche, qu’elles estiment menacée par la pression du public sur l’enseignement et la recherche. «Ils appellent les directions des universités à renoncer à l’autocensure et demandent aux médias de rendre compte de manière différenciée et éclairante des domaines de recherche qui traitent de manière critique des structures de pouvoir, de l’attribution des rôles sociaux et des inégalités sociales.»
Paul Messerli, professeur émérite de l’Institut géographique de Berne, ancien doyen et président de la plateforme «recherche orientée» du FNS, avance: «Les sciences humaines remettent en question des opinions largement répandues. Souvent, les résultats de telles recherches soulèvent des questions sur la culpabilité historique et actuelle, qu’il s’agit ensuite d’assimiler socialement et politiquement, ce qui débouche bien souvent sur des hostilités et des remises en question des sciences humaines critiques. […] Il ne faut pas que, par autocensure, des thèmes de recherche disparaissent de l’agenda pour éviter le débat public. […] L’agitation politique, c’est-à-dire la promotion de positions idéologiques et politiques, n’a pas sa place à l’université, mais l’éclairage critique de ces positions sur la base de connaissances scientifiques, oui. Les représentant-es des académies sont appelés à faire de l’activisme politique, c’est-à-dire à transférer personnellement des connaissances scientifiques dans la politique, l’administration et la société. Car ils sortent ainsi de leur tour d’ivoire, cherchent le dialogue et se mettent au service de la société.»
Les manifestations pro-israéliennes sur les campus américains
«Des affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi, en marge d’un rassemblement pro-palestinien sur le campus de l’Université UCLA, à Los Angeles. À New York, la police est intervenue manu militari à l’université Columbia pour déloger les manifestants qui se barricadaient dans un bâtiment depuis la nuit précédente.» (RTS)
Pendant que l’université Columbia devait avoir recours à la force pour évacuer ses manifestants, celle de Brown, au nord-est du pays, est parvenue à trouver un accord avec ses étudiants pro-palestiniens. Le premier du genre dans la crise qui secoue le monde estudiantin américain. Les étudiant-es avaient demandé un désinvestissement de la dotation («endowment») des «entreprises qui permettent et profitent du génocide à Gaza ». (Watson)
«Les cantons romands passent à l’offensive face à la pénurie de médecins»
Les six cantons romands (Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel, Valais et Vaud) réagissent à la pénurie de médecins en créant l’association intercantonale RÉFORMER (RÉorganisation de la FORmation postgraduée en MÉdecine en Suisse Romande). «En orientant et accompagnant les médecins en formation postgraduée, cet outil doit permettre d’améliorer la coordination et l’efficacité du système de formation afin d’assurer la couverture des besoins médicaux dans les cantons, les régions, les établissements et dans les spécialités, en particulier en augmentant l’attractivité de la médecine de famille».
France : Les mobilisations estudiantines pro-palestiniennes s’amplifient
Après les protestations estudiantines pro-palestiniennes qui ont eu lieu à Sciences Po Paris, des protestations ont également eu lieu à la Sorbonne Université, à l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne et à Sciences Po Reims. «L’Union étudiante et l’UNEF [l’Union nationale des étudiants de France] appellent cette semaine à intensifier la mobilisation dans les universités partout en France […]. [D]es actions se préparent «dans les jours à venir» […] dans plusieurs instituts d’études politiques (Strasbourg, Rennes, Bordeaux, Lyon).»
«Sciences Po Paris défend son compromis» : Interview avec Jean Bassères, Administrateur provisoire de Sciences Po
Jean Bassères, Administrateur provisoire de Sciences Po nommé après que Mathias Vicherat ait démissioné de ses fonctions de directeur de Sciences Po, a été accusé d’avoir «tout lâché» à une «minorité agissante» après qu’il a «négocié un compromis avec les étudiants, mettant fin à une nouvelle occupation». Monsieur Bassères répond aux critiques et aux questions concernant sa décision d’entamer des négociations, sa décision de suspendre la saisine de la section disciplinaire et sa décision de ne pas renoncer aux partenariats académiques avec les universités israéliennes. Monsieur Bassères soutient aussi qu’il est important que le débat autour de la question des prises de positions des universités sur des questions de nature politique soit approfondi. L’Administrateur provisoire de Sciences Po explique en outre qu’il a accepté qu’un «town hall» sur le conflit se tienne le jeudi 2 mai 2024, où un débat entre professeur·es, étudiant·es et salarié·es aura lieu.
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Conflit israélo-palestinien: La tension monte sur les campus suisses
Un article du Temps fait le tour d’horizon des actions contre la guerre à Gaza dans les universités. On y apprend par ailleurs que le collectif BDS Neuchâtel a «crié à la censure» quand l’Université de Neuchâtel a refusé de leur louer une salle pour animer une conférence avec l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri sur la question de savoir «comment le système judiciaire et carcéral maintient l’apartheid en Israël/Palestine». «Pour les militants, «empêcher la venue de cet ancien prisonnier politique est […] non seulement antidémocratique, mais acte également la position du rectorat de l’université». […] Le secrétaire général de l’université, Fabien Greub, justifie cette décision par un manque de personnel pour encadrer l’événement.» (c.f. Arcinfo)
Dans un entretien, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, salue la «culture du dialogue et du débat scientifique et politique» qui prévaut dans les universités suisses. Sur la question s’il est important que la Suisse fasse refléter sa neutralité dans les politiques de ses universités, elle répond: «Il ne s’agit pas d’une question de neutralité politique. Les hautes écoles sont des institutions de formation et de recherche. Il n’est pas de leur ressort de se positionner politiquement, que ce soit sur le conflit israélo-palestinien ou tout autre sujet de politique nationale ou internationale. La mission des hautes écoles est de favoriser la recherche scientifique et d’encourager l’esprit critique. Elles créent des espaces dans lesquels les thèses scientifiques – mais aussi les opinions – peuvent être exprimées ouvertement et débattues, parfois même de manière controversée. Swissuniversities considère que les hautes écoles font partie de la solution et pas du problème.» Et par rapport à l’orientation politique, elle dit: « Les hautes écoles s’engagent à promouvoir et à préserver la diversité en leur sein […]. Elles ne peuvent tolérer des actes de provocation qui iraient à l’encontre d’un groupe directement touché par le conflit. Conformément au droit suisse et aux principes du code d’intégrité académique, elles se positionnent clairement contre toute forme d’appropriation fondamentaliste et de négation de la science.»
«Le Contrôle fédéral des finances surveille l’EPFL»
En 2019 le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait découvert à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «qu’il existait un manque de transparence dans l’allocation des ressources, ce qui amène un grand risque d’avantages avérés ou perçus».
Selon la CDF, à l’heure actuelle l’EPFL «a fait [des efforts], mais elle peut s’améliorer». La porte-parole de l’EPFL, Corinne Feuz, déclare : «Nous sommes tout à fait d’accord avec la recommandation et poursuivrons dans la voie des progrès déjà réalisés […]. Lorsque nous avons observé, début 2023, que toutes les facultés n’avaient pas suffisamment implémenté les instructions du CDF, la direction a mis en place des contrôles, ajoute la communicante. C’est ainsi que la situation s’est fortement améliorée l’année dernière […]. Nous allons adapter la manière de communiquer ces informations de manière transparente, sans dire trop ni trop peu […].»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er mai 2024
Le conflit israélo-palestinien «électrise le campus de l’UNIL»
«’Université de Lausanne organise deux cours publics sur l’histoire du conflit israélo-palestinien. Depuis l’annonce, les rapports entre l’alma mater et le corps étudiant se crispent.»
30Avr2024
Politique des hautes écoles
«Les universités ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques»
«Faire vivre le débat suppose qu’il soit protégé», souligne un collectif de 73 dirigeant-es d’établissements [français] d’enseignement supérieur et de recherche, qui défendent l’autonomie des «bastions démocratiques» que sont les universités».
Les manifestations pro-palestiniennes dans les campus américains s’étendent
«Débuté mi-avril à l’université new-yorkaise de Columbia, le mouvement pro-palestinien s’étend dans les campus américains. Dans plusieurs établissements, les forces de l’ordre ont dû intervenir. Des événements qui suscitent des divisions dans le camp démocrate et qui pourraient bien influencer l’élection présidentielle.»
Le Conseil d’Etat vaudois épinglé
«Après un an de pouvoir d’un Conseil d’Etat dont la composition a subi un changement de majorité de la gauche vers la droite, les critiques exprimées au sein du rapport 2023 de la Commission de gestion (Coges) du Grand Conseil ne manquent pas. […] Au sein de cette nouvelle mouture de cent pages élaborée par quinze élu·es, «la gestion du personnel et les problématiques de ressources humaines (RH) reviennent très régulièrement», a synthétisé la présidente de la Coges, Monique Ryf. Les différentes crises qui ont touché les Hautes Ecoles de pédagogie et de musique du canton, tout comme l’Ecole romande d’arts et communication ont «forcément un impact sur les collaborateurs», regrette la socialiste. Malgré les différences entre les cas, un point commun: «Les problèmes émergent le plus souvent des directions», a précisé la vice-présidente de la Coges, Nathalie Jaccard. Des situations dont «la Direction générale de l’enseignement supérieur s’est directement saisie», relate l’écologiste».
Le canton de Vaud veut installer des panneaux solaires sur ses bâtiments
«Pour atteindre son objectif d’autonomie électrique d’ici 2035, le canton de Vaud veut installer des panneaux solaires sur ses bâtiments. […] Au vu de la complexité de leurs constructions, le CHUV et l’UNIL évaluent actuellement, de leur côté, le potentiel photovoltaïque de leur parc immobilier.»
Suspension des financements publics à Sciences Po Paris en réaction aux manifestations propalestiniennes
«La présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé lundi 29 avril, sa décision de «suspendre tous les financements de la région destinés à Sciences Po tant que la sérénité et la sécurité ne seront pas rétablies dans l’école», quelques jours après une mobilisation propalestinienne tendue à Sciences Po Paris, conclue par un accord entre manifestants et direction […]. Le soutien régional à la prestigieuse école comprend 1 million d’euros «prévu pour 2024 dans le cadre du CPER (contrat de plan Etat-région)», a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage de Madame Pécresse. D’autres «crédits de fonctionnement», destinés notamment à la mobilité internationale, prévus « pour le printemps et la rentrée» sont suspendus, a ajouté la même source.» (lemonde.fr)
Cette décision a été prise après qu’un débat s’était ouvert sur la question du financement public à Sciences Po Paris : «[…] [l]a tête de liste des Républicains aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, [avait] jugé que le gouvernement devrait «stopper les financements publics» à [Sciences Po Paris]», alors que Pierre Moscovici le premier Président de la Cour des comptes, qui enseigne dans l’établissement parisien était opposé à cette suspension de fonds. (francetv.info)
Plusieurs ONG européenne, dont Amnesty International, s’inquiètent d’une « répression » des voix pro-palestiniennes en Europe, dans un climat de polarisation extrême des opinions sur la question palestinienne. […] «Les autorités françaises ont mis en place « un dispositif administrativo-judiciaire » visant « les personnes s’exprimant en soutien aux Palestiniens », mais pas celles « soutenant Israël », a observé l’avocat d’origine juive Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l’Homme.» (RTS info)
Collaboration avec l’institut israélien Technion jugé problématique
«Le partenariat entre l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et Technion, un institut israélien qui entretient des liens étroits avec l’armée de l’Etat hébreu, passe mal auprès des membres de la Coordination étudiante pour la Palestine.»
«Les trésors coloniaux fribourgeois»
A l’Université de Fribourg, dans le cadre d’un séminaire interdisciplinaire mené conjointement par le professeur d’histoire contemporaine Matthieu Gillabert et les chercheuses postdoctorantes Sara Petrella et Diletta Guidi, des étudiant·es ont examinés des artefacts et «révèlent la multiplicité des liens qu’a pu avoir le canton avec le monde colonial». Pour le Professeur Gillabert, «[a]lors que la question de la «décolonisation des musées» agite depuis des années le monde muséal en Europe et en Amérique du Nord, «Fribourg est passé un peu sous les radars».»
Denis Decrausaz, Directeur du Musée de Morat et Président de l’Association des musées du canton de Fribourg «a tenu à souligner la bonne volonté du monde muséal, lors de la table ronde organisée par l’université» et affirme : «Nous ne sommes pas des colonialistes! Nous avons bien conscience du passé de ces objets. Si les moyens sont là, nous sommes prêts à faire les démarches nécessaires.» Sur la question de la restitution des objets aux communautés concernées, Monsieur Decrausaz répond que la complexité du processus ainsi que le faible intérêt des communautés à la restitution jouent un rôle, mais il pense qu’«au travers d’un réseau de professionnels intégrant des universitaires, des institutions muséales, des communautés sources et des artistes issus de ces communautés» les démarches de restitution pourraient s’améliorer.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 avril 2024
29Avr2024
Politique des hautes écoles
Les universitaires et les crises financières
Beat Bürgenmeier, professeur honoraire de l’Université de Genève, regrette «le silence de la plupart des professeurs de finance lors de la crise de Credit Suisse». «La recherche en finance de marché n’a guère contribué à améliorer l’expertise et a sans doute sous-estimé l’impact de la crise sur la société et l’environnement. Par ailleurs, la plupart des professeurs de finance se mettant au service du secteur financier ont manqué à leur obligation légale d’informer le public. […] la Cour des comptes serait bien avisée de mettre un peu de lumière dans des pratiques peu transparentes [concernant les activités accessoires des professeur-es]. […] C’est peut-être par ce biais que les citoyens apprendront que la collaboration entre l’université et le secteur privé est bénéficiaire pour certains, mais pas toujours pour eux-mêmes.»
Un article similaire a été publié sur le site Infosperber. Le journalist Urs P. Gasche y décrit comme des grandes entreprises ou banques ont pu exercer de l’influencé sur la recherche. [Il ne mentionne pas d’excemples très récentes.]
- financement tiers
- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- rôle des universités
- enseignement – pluralité
- gestion des finances universitaires
- recherche – pluralité
Manifestation contre l’expérimentation animale à Fribourg
Près de 300 manifestants ont défilé samedi en ville de Fribourg pour dénoncer l’expérimentation animale dans le milieu académique en particulier.
Selon la porte-parole de la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) Athénaïs Python, «S’il existait une vraie volonté politique d’augmenter le financement des méthodes alternatives, il serait possible de renoncer rapidement à environ 80% des expérimentations menées actuellement sur des animaux.» Lors de sa prise de parole devant les bâtiments de l’université, elle a annoncé le dépôt, ce lundi à la Chancellerie fédérale à Berne, d’une pétition lancée par la LSCV et paraphée plus de 40’000 fois. Le texte demande la mise sur pied d’un plan d’abandon progressif de l’expérimentation animale.
Elle estime par ailleurs que «Dans les faits, on voit bien que ce principe des 3R [remplacer, réduire, raffiner)] ne permet pas de diminuer le nombre d’animaux utilisés.»
Des mouvements pro-palestiniens dans les universités françaises
Après les protestations des étudiant·es pro-palestinien·nes aux Etats-Unis, une soixantaine d’étudiant·es français·es ont occupé Sciences Po Paris. Sollicitée par la direction de Sciences Po, la police nationale est «[intervenue] au sein de l’établissement pour déloger une soixantaine d’étudiants qui avaient organisé un sit-in de puis l’après-midi à l’appel du Comité Palestine Sciences Po […]. Certains enseignants en viennent à craindre des effets sur la poursuite d’études des mobilisés. «Un étudiant étranger, qui avait assisté à l’assemblée générale du mars, 12 est venu me demander s’il y aurait des poursuites judiciaires à son encontre … Comment en est-on arrivé à ce point?», interroge un professeur de science politique qui souhaite rester anonyme […]. L’occupation [de Sciences Po] a repris le lendemain, avant une nouvelle évacuation, dans le calme, le 26 avril au soir. L’université Paris-Dauphine-PSL a interdit un débat que voulait organiser, dans les jours à venir, le collectif étudiant Palestine-Dauphine avec Rima Hassan. Motif invoqué, le «risque de trouble à l’ordre public dans un contexte international tendu», précise son président, Mouhoud El Mouhoub […], [et ajoute que la décision a été prise à l’unanimité par le comité exécutif de l’université].» (Le Monde). Selon le Blick, les étudiant·es ont quitté l’établissement de Sciences Po «après avoir obtenu de la direction l’assurance d’une révision des accords passés avec des universités israéliennes.»
Comme cela a été le cas aux Etats-Unis, le débat autour de la liberté d’expression s’intensifie en France également, après que des universités aient décidé «d’annuler débats et conférence». Emmanuel Macron a répondu à ce sujet à Bruxelles : «Je suis pour que l’on respecte les lois de la République. Après, je suis, pour ma part toujours favorable à ce que les gens puissent s’exprimer librement, quand bien même je combats leurs idées». Un collectif de soixante-dix dirigeant·es d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche estiment que «[f]aire vivre le débat suppose qu’il soit protégé» et que «[t]out débat doit pouvoir se tenir dans des conditions de sérénité, d’information éclairée, mais également de sécurité des personnes présentes. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, chaque présidente et président d’université peuvent légitimement décider d’annuler ou de reporter un événement. C’est toujours à regret. Mais, pas plus que dans le reste de la société, la violence, sous aucune forme que ce soit, n’a sa place sur un campus ou dans un amphithéâtre».
«Salle de réalité virtuelle pour enseigner la chimie à Fribourg »
«Le département de chimie de l’Université de Fribourg a inauguré officiellement vendredi la première salle de réalité virtuelle dédiée à l’enseignement de la branche en Suisse. Le lieu permettra aux étudiants d’interagir avec des molécules en trois dimensions.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 avril 2024
26Avr2024
Politique des hautes écoles
Hausse de cas recensés de harcèlement sexuel à l’Université de Zurich.
Selon une statistique interne, le nombre d’agressions sexuelles dans l’Université de Zurich a fortement augmenté ces dernières années. En 2023, 43 cas ont été signalés, qui ont été classés en 5 niveaux de gravité, (le journal n’a pas reçu plus d’information sur cette échelle). La complexité des cas a tendance à augmenter : le harcèlement sexuel s’accompagne généralement de harcèlement obsessionnel («stalking») ou d’autres comportements pénalement répréhensibles.
L’université n’a pas souhaité publier les chiffres dans un premier temps, évoquant la protection des données, mais la NZZ a tout de même eu le droit d’accéder à ces chiffres grâce à la loi sur la transparence.
«La formation continue est à la peine»
Selon un récent sondage, pour 29% de la population résidente permanente en Suisse âgée de 25 à 64 ans, la dernière formation continue remonte à au moins cinq ans. Comment expliquer le décalage entre une formation continue tant prônée mais si loin d’être régulière dans un parcours? Caroline Meier Quevedo, directrice du secrétariat romand pour la Fédération suisse pour la formation continue, tente d’expliquer ce phénomène.
Ouverture du 6ème parc d’innovation à Villingen, AG
Le sixième parc d’innovation suisse, baptisé Innovaare a été inauguré à Villingen, à coté du PSI (Institut Paul Scherrer).
Les jeunes libéraux de Bâle lancent une pétition pour une obligation de podcasts à l’université et à la HES
Les jeunes libéraux-radicaux des cantons de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville demandent l’obligation de transmettre et enregistrer les cours en ligne à l’Université de Bâle et à la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) sous forme de podcast afin de renforcer la compatibilité entre vie professionnelle et études. Cyril Bleisch, président des jeunes libéraux-radicaux de Bâle campagne explique: «Peu d’étudiants peuvent se permettre le luxe d’étudier à plein temps. Un changement de mentalité s’impose.»
Enseignement à distance : les mythes et préjugés
«Quels sont les mythes et préjugés qui entourent l’enseignement à distance? Quels sont les bénéfices et les défauts de ce type de transmission des savoirs? Tribu reçoit Eric Sanchez, professeur en technologies éducatives, membre de lʹUnité Technologies de formation et apprentissage (TECFA) de la faculté de psychologie et sciences de lʹéducation de lʹUniversité de Genève et responsable du Laboratoire dʹinnovation pédagogique (LIP). Il signe, aux côtés dʹElsa Paukovics, « Apprendre à distance » aux éditions Retz dans la collection Mythes et réalités.»
Une association palestinienne crée le malaise à l’Université de Lausanne
«L’association étudiante «Palestine» a été inaugurée mercredi à l’Université de Lausanne. Problème, elle utilise le nom «Unil» dans sa communication. Inquiets du profil militant de cette dernière, des signataires juifs écrivent au rectorat. Qui leur a répondu.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2024
25Avr2024
Politique des hautes écoles
USA : les protestations estudiantines se répandent dans d’autres universités
Les protestations pro-palestiniennes des étudiant·es américain·es continuent avec ferveur aux Etats-Unis : après l’Université de Columbia, l’Université de Yale, l’Université de Harvard, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Université de New York (NYU), c’est à l’Université du Texas et à à l’Université de Californie du Sud que les étudiant·es se mobilisent.
A l’Université de Columbia, où les dernières protestations se sont déclenchées en premier lieu, les campements sont encore présents mais l’université a communiqué que des négociations avec les étudiant·es sont en cours. La situation reste tendue d’autant plus qu’on apprend via le 20 Minuten que le Président républicain de la Chambre des représentants du Congrès, Mike Johnson, a menacé : «si la situation n’est pas maîtrisée rapidement et si les menaces et intimidations ne cessent pas, il sera alors temps de faire appel à la Garde nationale».
Le débat sur la liberté d’expression avait déjà été objet de tensions au sein de la communauté universitaire américaine, mais avec l’intervention de la police la liberté d’expression est perçue comme davantage menacée par beaucoup de personnes : «l’intervention des forces de l’ordre est vue comme une hérésie et une réminiscence de la répression des manifestations contre la guerre du Vietnam. Une association de professeurs qui étaient présents devant NYU a dénoncé le recours à la police, affirmant que le rassemblement était certes «bruyant» mais ni antisémite.» (Le Temps) L’ONU a également eu son mot à dire à propos de la liberté d’expression et a rappelé le droit de manifester pacifiquement. Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU António Guterres, Farhan Haq, affirme que «[l]a position fondamentale des Nations unies reste de respecter le droit des gens à protester pacifiquement […] [et souligne qu’ils sont] contre toute forme de discours de haine.» (Tages-Anzeiger)
Andreas Wimmer, Professeur de sociologie et de philosophie politique à l’université Columbia de New York tente d’apporter une analyse aux faits des derniers jours dans les universités américaines : il explique que des «activistes djihadistes» tentent de s’emparer des protestations mais rappelle également que «les protestations sur le campus sont pacifiques et il y a peu d’antisémitisme ouvert. Un quart des étudiants arrêtés sont d’ailleurs juifs». En effet, pour le Professeur Wimmer «[l]es lignes de conflit ne suivent pas les identités ethnico-religieuses, mais les positions politiques sur la guerre à Gaza […] : Sur le campus même, il est peu probable que quelqu’un soit bousculé parce qu’il porte une kippa. En revanche, s’il se promenait dans le camp de tentes avec un drapeau israélien, il y aurait probablement des altercations». Finalement, pour le Professeur Wimmer «la polarisation sur le campus est quasiment impossible à combattre […] : [la Présidente de Columbia] doit d’une part défendre la liberté de parole des protestataires et d’autre part protéger le droit des étudiants juifs à pouvoir étudier sans être dénigrés ou intimidés. Et elle doit veiller à ne pas offrir de terrain d’attaque aux militants républicains, afin d’éviter que les fonds fédéraux ne soient supprimés pour cause de discrimination, mais d’un autre côté, elle doit aussi défendre l’indépendance de l’université face aux pressions politiques. Elle doit d’une part satisfaire les donateurs privés, les trustees, et les alumni, dont beaucoup s’inquiètent des protestations prétendument antisémites, et d’autre part éviter que le corps professoral ne demande sa démission.» (Neue Zürcher Zeitung)
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Interview avec la rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki
Plusieurs piliers importants du financement de l’Université de Bâle s’érodent : Bâle-Campagne se trouve dans une situation difficile avec les finances cantonales, la Confédération a annoncé des coupes et les autres cantons paient moins pour les étudiants qu’ils envoient à Bâle. Cela pourrait entraîner des pertes massives du côté des recettes pour la période de prestations à partir de 2026, explique sa rectrice Andrea Schenker-Wicki dans une interview.
A l’occasion des dix ans à la tête de l’institution, elle évoque trois projets dont elle est fière: l’initiative sur l’innovation, la recherche quantique à l’institut de physique et la recherche sur la résistance aux antibiotiques au Biozentrum.
L’intelligence artificielle en soutien à l’enseignement
Ariane Dumont, Conseillère pédagogique pour les enseignant-es à la HEIG-VD et à la HES-SO, mais aussi professeure invitée à l’Université Harvard dans un groupe d’innovation pédagogique décrit comment elle utilise l’intelligence artificielle comme une occasion de repenser les cours dans l’enseignement supérieur. «C’est une assistance pour optimiser la construction du scénario pédagogique et la stratégie d’enseignement.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 avril 2024
24Avr2024
Politique des hautes écoles
Le Fonds national suisse pour la recherche augmente les fourchettes salariales pour le personnel des projets
«Dans un contexte financier contraignant, le FNS s’efforce de maintenir des conditions de travail favorables pour les chercheuses et chercheurs employés dans ses projets. Il a décidé d’augmenter ses fourchettes salariales afin de permettre aux hautes écoles d’adapter le salaire des personnes concernées à la hauteur de la compensation du renchérissement accordée dans leur institution. […] La limite supérieure de ces fourchettes passe désormais à 55’000 fr pour les doctorant·es (+10%) et à 110’000 fr pour les post-doctorant·es (+4%), avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. […] Il souhaite augmenter encore les salaires des doctorant·es (hausse de la limite inférieure de la fourchette salariale). Malgré la situation financière difficile, cela reste une mesure prioritaire dans son programme pluriannuel 2025-2028.»
L’EPFL freine l’afflux des étudiant-es français-es
Pour «garantir la qualité des études» d’un établissement «saturé», l’EPFL privilégiera l’accès des titulaires de maturité aux dépens des étudiant-es internationaux et internationales. En 2023, ce sont 1088 titulaires de maturité contre 1198 titulaires de diplômes étrangers, dont 1050 titulaires de bac qui ont rejoint les bancs de l’EPFL. En treize ans, le nombre de titulaires suisses a augmenté de 28% «tandis que le nombre des admis au bénéfice d’un diplôme étranger a monté de 233%».
Dorénavant, l’EPFL demande non seulement au minimum une moyenne de 16/20, mais également au moins une note 16/20 dans les disciplines scientifiques. «Malgré cela, il sera toujours plus simple pour les bacheliers français d’intégrer l’EPFL que certaines écoles d’ingénieurs sélectives de leur pays.»
Les arguments contre un futur collisionneur circulaire du CERN
Le projet de futur collisionneur circulaire omet les habitants de la région où il sera implanté, et son immense poids économique n’est plus adapté à l’époque, écrit Sara Gnoni, ancienne conseillère communale verte à Lausanne, et présidente du think tank Positive Project dans le Temps. Elle se réfère par ailleurs à une Tribune au Monde, dans laquelle des politiques français et suisses, ainsi que des membres d’un collectif et d’ONG questionnent le projet du futur collisionneur sur les plans éthique et politique.
Les diplômes trop faciles
En Suisse, de nombreuses pseudo-universités proposent des études en ligne avec peu de cours et d’examens, conformément à des lois permissives. Ces institutions, bien qu’elles ne soient pas accréditées en tant qu’universités officielles, délivrent des diplômes dans divers domaines. En effet, la loi suisse permet à toute personne de créer un établissement d’enseignement et de délivrer des diplômes, avec peu de restrictions, par rapport à d’autres pays. Nombreux de ces établissement accueuillaient surtout des étudiant·es italien·nes, ainsi le Tessin avait été le lieu principal pour la naissance de ces institutions. Néanmoins, le canton a tenté de réglementer cette pratique, ce qui a poussé ces établissement à s’installer dans d’autres cantons suisses où les lois sont plus permissives, comme Genève ou Zoug. Ces établissement utilisent la procédure d’origine française appelée VAE, «validation des acquis d’expérience», qui consiste à transformer l’expérience professionnelle en crédits de formation et qui n’est pas objet de limites strictes en Suisse (contrairement à l’Italie).
Une enquête de l’émission Patti Chiari (RSI) a révélé la simplicité avec laquelle il est possible d’obtenir un diplôme dans ces établissements dans le canton de Zoug : «aucune d’entre elles n’a vérifié l’authenticité des CV et a proposé des formations extrêmement simplifiées aux faux candidats. L'[Institut supérieur de finance et d’organisation des entreprises] (ISFOA) a demandé à un rédacteur de télétexte cinq examens et un mémoire de licence en sciences politiques, l’Unitelematica Leonardo Da Vinci sept examens et un mémoire de licence en sciences du tourisme pour un chef cuisinier et la SUPDI six examens et un mémoire de licence en sciences commerciales pour un wedding planner. Unitelematica Leonardo Da Vinci a été encore plus éhonté : il a offert un diplôme en gestion d’entreprise à un vendeur sans qu’il ait à suivre des cours ou à passer des examens. Même la thèse, rédigée par l’institut au nom de l’étudiant, était incluse dans l’offre.»
Les conséquences pour les diplômé·es de ces établissements se font sentir : en effet, ces personnes se rendent compte après coup que leurs titres ne sont reconnues par aucune université. Constat plus grave : certain·es doivent affronter des problèmes juridiques et professionnels après avoir exercé sans un diplôme reconnu. Malgré ces expériences et l’attention mise sur ces pseudo-universités, le «business suisse des diplômes faciles» ne s’arrête pas : une procédure pour ouvrir de nouveau l’«Université libre d’études suisses» à Chiasso est en cours.
Quelles sont les chances de succès pour les étudiant-es universitaires sans maturité?
La députée bâloise Edibe Gölgeli, soutenue par d’autres député.es, avait demandé au Parlement que les personnes de plus de 3o ans puissent entrer à l’Université de Bâle même sans maturité. Cette pratique est déjà établie dans les universités de Berne et de Fribourg : à l’Université de Berne, une procédure pour l’entrée de ces personnes est possible depuis 2013, sauf dans les filières de médecine et de pharmacie. Le nombre de personnes qui y recourent est encore très faible : environ cinq personnes par année sont admises à ces cursus. L’Université de Fribourg permet aux personnes de plus de 30 ans de s’immatriculer depuis les années 80 et accueille chaque année entre 20 et 35 personnes sans maturité qui visent surtout les filières de la littérature, du droit et de la théologie.
La décision de faire entrer bientôt cette pratique à l’Uni de Bâle ou pas est entre les mains de. du Grand Conseil bâlois, qui doit transmettre l’intervention au gouvernement, qui aura la tâche d’élaborer un projet au sujet des universitaires sans maturité.
Des mouvements pro-palestiniens et des accusations d’antisémitisme mettent sous pression les universités américaines
Des protestation d’étudiant·es propalestinien·nes ont vu le jour mercredi passé, simultanément à l’audition prévue de la Présidente de Columbia, Nemat « Minouche » Shafik, devant une commission du Congrès américain à Washington au sujet de sa gestion sur les protestations. Un étudiant explique les revendications des protestations : «l’Université Columbia doit retirer ses investissements financiers des obligations israéliennes et des entreprises américaines qui gagnent de l’argent en fournissant des armes à l’armée israélienne. Les programmes de coopération académique avec l’université de Tel Aviv doivent être coupés.»
Madame Shafik a «dû prendre une décision dont [elle espérait] qu’elle ne serait jamais nécessaire» : recourir à la police afin qu’elle démantèle les campements des protestataires, qui a ensuite arrêté plus d’une centaine d’étudiant·es. Néanmoins cela n’a pas découragé les protestataires à l’Université de Columbia qui ont remis les tentes sur le campus, mais cela a également poussé d’autres protestations à se déclencher dans d’autres universités du pays, où des étudiant·es ont également été arrêté·es.
«Lundi soir, la direction de l’université a annoncé la tenue de tous les cours jusqu’à la fin proche du semestre, également via une diffusion en ligne, dans la mesure du possible. Il s’agit manifestement d’une offre destinée aux étudiants qui ne se sentent plus en sécurité ou à l’aise sur le campus.»
Les membres de l’American Association of University Professors «[condamnent] fermement la suspension des étudiants qui manifestent pacifiquement». Le Professeur d’histoire Christopher Brown pense que le fait que Madame Shafik ait appelé la police pour intervenir constitue «un signe de faiblesse» qui a fait perdre à Madame Shafik «le privilège de diriger cette grande université». (NZZ)
«Les dirigeants de l’université doivent maintenant à nouveau se demander et se faire demander jusqu’où peut aller la liberté d’expression. On discute actuellement de la démission de Minouche Shafik […].» (Tages-Anzeiger)
Le Président américain Joe Biden a également pris parole au sujet des tensions dans les universités américaines, en «[condamnant[ les «manifestations antisémites» tout en dénonçant «ceux qui ne comprennent pas ce que vivent les Palestiniens».» Préoccupé pour le climat dans les universités il ajoute : «[c]et antisémitisme flagrant est répréhensible et dangereux, et il n’a absolument pas sa place sur les campus universitaires, ni nulle part dans notre pays». (rtsinfo.ch)
En effet, les étudiant·es de confession juive ne se sentent plus en sécurité, comme le dit Nicholas Baum, un étudiant en finance et en histoire juive : «Avant le 7 octobre, je me sentais en sécurité sur le campus en tant que juif. Ce n’est plus le cas aujourd’hui […]. De nombreux amis juifs sont rentrés chez eux par peur. Ils m’ont parfois supplié de faire de même.» (20minuten.ch)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 avril 2024
23Avr2024
Politique des hautes écoles
Les coupes budgétaires prévues par le conseil fédéral suscitent des craintes
«Le Conseil fédéral a annoncé en mars des mesures d’économie, au vu de l’état des finances fédérales. Le gouvernement prévoit un plafond d’investissements à hauteur de 29,2 milliards de francs au maximum dans ce domaine entre 2025 et 2028. Le montant prévu initialement a dû être revu à la baisse de 500 millions, afin de tenir compte de la situation budgétaire tendue.» (Le Courrier)
«Pour la première fois depuis les années 1990, le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation fait face à un frein financier. Les institutions doivent réduire la voilure de manière urgente, alors que le nombre d’étudiants augmente.» (Le Temps)
«La qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche est menacée en Suisse, ont mis en garde lundi les acteurs du domaine. Avec le recul annoncé de la manne fédérale, des projets et des prestations pourraient être suspendus.» Le domaine des EPF, devrait alors abonner des projets «dans les domaines de l’agriculture durable, de la santé, des matériaux de pointe et de la numérisation». (RTS)
«Le soutien à la recherche est une nécessité, pas un luxe.», avance Angelika Kalt, directrice du Fonds national suisse. (24 heures et Tages-Anzeiger) Et : «Les parlementaires subissent déjà la grande pression des économies. Ils doivent faire face à de nombreux besoins. Or, la recherche et l’innovation sont la matière première de la Suisse. Et d’autres domaines comme l’agriculture et l’armée ne pourront plus en profiter à un moment donné si l’on réduit considérablement cette base.» (SRF)
Et pour donner un peu de contexte sur la prise de décision: «L’appel lancé par les milieux scientifiques aux parlementaires du Conseil national et du Conseil des États doit être compris en tenant compte du fait que le message FRI du Conseil fédéral ne fixe que le cadre maximal du soutien financier. En d’autres termes : si le Parlement se prononce sur le message lors des sessions d’été et d’automne, cela ne signifie pas pour autant que l’argent sera automatiquement versé à ce moment-là. Ce n’est qu’en décembre, lorsque le Parlement débattra du budget 2025, qu’il décidera définitivement du montant que la Confédération mettra encore à disposition pour la formation et la recherche.» (Tages-Anzeiger)
«Économiser dans l’éducation et la recherche est politiquement impopulaire. Seule l’UDC y est clairement favorable, le PLR soutient cette décision, le centre est sceptique et la gauche clairement contre. Le Conseil fédéral ne cherche même pas à enjoliver la situation. Dans le message FRI, il avance des arguments de politique financière sans fioritures : il ne peut pas répondre au souhait généralisé d’une augmentation. « Compte tenu de la situation tendue des finances fédérales », il ne voit «aucune marge de manœuvre». Traduction libre : nous sommes désolés, c’est la faute au frein à l’endettement. Cet argument pèse lourd, le frein à l’endettement jouit d’une grande importance auprès de la majorité bourgeoise du Parlement. […] [Les représentants des établissements d’enseignement supérieur] mettent en garde contre le manque de sécurité de planification et les inconvénients qui en découlent. Ils craignent que la situation ne soit finalement encore pire, que la Confédération ne distribue même pas les fonds actuellement en perspective. Ces craintes semblent plausibles au vu des lacunes du plan financier. […] Lors de la consultation sur le paquet FRI, les directeurs cantonaux de l’instruction publique n’ont montré aucune compréhension pour les difficultés financières de la Confédération. Au lieu de cela, ils participent à la lutte pour la répartition et demandent à l’unisson plus d’argent à la Confédération. A Berne, cela ne fait pas l’unanimité. Certains évoquent la situation financière plus confortable des cantons et estiment que si les universités sont si importantes pour eux, ils pourraient sauter dans la brèche pour la Confédération.» (Neue Zürcher Zeitung)
Les coupes au domaine des EPF – une opportunité?
Le Conseil fédéral pourrait effectuer des coupes de 60 à 80 millions jusqu’en 2025 au domaine des EPF. Les standards de l’enseignement et de la recherche ne pourront pas être maintenus de cette manière, met en garde le président de l’EPFZ Joël Mesot. La capacité d’innovation de la Suisse serait même menacée.
Le journaliste de la Weltwoche Philipp Gut contredit ces propos («Bullshit») : «Le domaine des EPF dispose d’un budget de 2,736 milliards de francs provenant uniquement de l’argent des contribuables. Et sur ce budget de plusieurs milliards, il serait impossible d’économiser quelques dizaines de millions? Si l’EPFZ ne peut pas le faire, il lui faut immédiatement des économistes d’entreprise compétents à sa tête !» Par ailleurs, le risque d’une perte de qualité viendrait plutôt de l’«idéologisation» de la recherche : «Certains professeurs de l’EPFZ et presque des domaines entiers de la recherche se sont transformés en laboratoires peints en vert dans l’esprit du temps, qui, selon l’impression du public, préfèrent faire de la politique plutôt que de la science sobre», et prend par exemple les prises de position des professeurs Reto Knutti (sciences du climat) et Kay Axhausen (sciences de l’environnement).
«Si l’ETH risque de perdre sa réputation d’être l’une des meilleures hautes écoles du monde, ce n’est pas à cause d’un mini-programme d’économies, mais à cause du bradage rampant des vertus scientifiques sur le marché de la politique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2024
22Avr2024
Politique des hautes écoles
«Investissements essentiels dans la formation, la recherche et l’innovation»
La qualité de l’enseignement et de la recherche dans les hautes écoles suisses est menacée, mettent en garde le FNS, swissuniversities, le Conseil des EPF et les Académies susses des sciences a+.
«Le projet de message FRI du Conseil fédéral pour les années 2025 à 2028 est marqué par les préoccupations budgétaires, ce qui pourrait se traduire par des prestations réduites et des projets suspendus.»
Les conditions de travail du corps intermédiaire à Bâle
Cinq doctorant-es de l’Université de Bâle regrettent que les étudiants témoignent des conditions de travail précaires. Le Syndicat des services publics SSP Bâle a adressé une lettre au rectorat, souhaitant ainsi exprimer son inquiétude face à la situation et demande une «véritable réforme des conditions d’emploi et de travail».
Les critiques portent, entre autres, sur le manque de postes scientifiques fixes attractifs, la dépendance personnelle vis-à-vis des professeurs et la charge de travail et d’enseignement élevée du corps intermédiaire. «Dans ces conditions, la qualité de l’enseignement et de la recherche ne peut être garantie, même avec un grand engagement des assistants et du personnel scientifique.»
L’inquiétude de la population qui vit sur le tracé du futur collisionneur du CERN
À Genève et en France voisine, le projet gigantesque du nouvel accélérateur de particules du CERN, prévu pour 2045, fait débat. Actuellement à l’étude, son impact environnemental suscite déjà des craintes auprès de la population.
Benjamin Joyeux, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, craint les répercussions locales du projet (« les travaux, la bétonnisation»), mais pas seulement. «Membre du parti Les Écologistes, il estime que la consommation d’énergie et les émissions de CO2 qui découlent du futur FCC sont une aberration: «Alors qu’on demande aux habitants de faire un effort pour baisser leurs émissions de gaz à effet de serre, le projet du CERN vient ajouter des tonnes et des tonnes d’émissions de CO2.»»
Anna Fontcuberta i Morral: sans Horizon Europe, pas de «marché européen pour nos entreprises»
Anna Fontcuberta i Morral, future Présidente de l’EPFL, a été invitée dans l’émission Helvetica (Radio Télévision Suisse) pour répondre aux questions sur l’EPFL et sur les défis que la recherche et le milieu académique doivent affronter dans le futur. Madame Fontcuberta i Morral «s’inquiète de l’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe […]. Elle craint […] que la Suisse «s’isole trop» à être exclue de ce programme dédié à la recherche et l’innovation : «Cela coupe les scientifiques, mais aussi les entreprises».»
UNIGE : un nouveau système de facturation crée des problèmes
Au début de cette année l’Université de Genève (UNIGE) a mis en place le nouveau programme de modernisation des systèmes d’information, mais des problèmes de comptabilité se sont avérés récurrents. En l’occurrence, des retards dans les paiements et les remboursements irritent les employé·es qui ont «l’impression [que l’UNIGE a] lancé ce programme trop tôt, avant qu’il ne soit réellement prêt». Marco Cattaneo, Directeur de la communication de l’UNIGE, explique que «[l’]institution en a officiellement informé ses prestataires et a mis sur pied une procédure de paiement alternative permettant de gérer les cas urgents […]. Concrètement, du personnel supplémentaire a été engagé afin de traiter manuellement les factures et tenter ainsi de rattraper le retard accumulé […] [et] la situation sera pleinement normalisée d’ici à la mi-juin 2024». Il n’est pas exclu que certains fournisseurs recourent aux voies juridiques contre l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2024
19Avr2024
Politique des hautes écoles
EPFL: Appel au boycott académique
A l’EPFL, La Coordination étudiante pour la Palestine vient d’être lancée sur le campus. «[Ce] collectif étudiant exige la fin d’un partenariat de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne avec Technion, l’Institut israélien de technologie basé à Haïfa, en dénonçant ses liens avec Tsahal et des fabricants d’armes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 avril 2024
18Avr2024
Politique des hautes écoles
L’EPFZ envisage des mesures d’économie face aux coupes prévues par la Confédération
Les mesures d’économie prévues par la Confédération « menacent la position de leader de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ». L’EPFZ envisage notamment de limiter le nombre de places d’étudiants, de geler des embauches et de fermer des domaines de recherche.
L’Université de Zurich annule la conférence d’un économiste controversé
Economiste de droite libérale et sympathisant du parti de l’extrème droite allemande AfD, Markus Krall, habitant dorénavant en Suisse, aurait dû tenir un discours à l’Université de Zurich. Il souhaite entre autres, la mise en oeuvre d’une nouvelle constitution avec une monarchie élective et conseille régulièrement à ses nombreux fans dans les réseaux sociaux d’investir dans la crypto-monnaie (avec son «soutien»). Après de longues tergiversations, cette conférence a été annulée.
Une porte-parole de l’Université explique: «L’Université de Zurich est un lieu de débat et d’échange d’opinions ouvert. Elle est en principe ouverte aux débats, pour autant qu’ils soient équilibrés et qu’ils permettent d’exprimer différents points de vue. Un tel équilibre n’a pas été atteint en l’occurrence, raison pour laquelle l’événement n’a pas été organisé à l’université après concertation avec l’organisateur – et aussi en raison de problèmes de sécurité.» Et plus tard: «La raison finalement déterminante pour ne pas organiser l’événement à l’Université de Zurich a été les coûts de sécurité supplémentaires que l’organisateur ne voulait pas assumer».
Interview avec Martina Hirayama, secrétaire d’État au SEFRI
«Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri), […] raconte le choc de l’exclusion du programme Horizon Europe en 2021 et la voie bilatérale choisie depuis. Elle digère difficilement la cure d’austérité à laquelle elle doit se préparer: la communauté scientifique suisse s’est engagée sans compter durant la pandémie de Covid-19. Pour elle, il est particulièrement difficile de devoir faire des économies après ça.» Par ailleurs, elle évoque des discussions pour redéfinir l’organisation du domaine des EPF: « Il ne s’agit pas de mesures d’économies et nous n’envisageons pas que des fusions ou des rapprochements. La réflexion va plus loin: comment faire face aux nouveaux enjeux? Devons-nous à chaque fois créer de nouvelles institutions de recherche? Des variantes sont sur la table, mais elles ne sont pas encore abouties.»
Luciana Vaccaro sur Bologne, l’EEES et les défis pour l’enseignement et la recherche en Suisse
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et rectrice de la HES-SO, dresse le bilan des 25 ans du système de Bologne. Pour elle, ses objectifs – d’adopter un système de diplômes lisible et facilement comparable, d’instaurer une formation à deux cursus avec bachelor et master, de mettre en place un système de crédits ECTS et de promouvoir la mobilité et la coopération – sont «pleinement atteints».
Quant aux défis des pays de l’Espace européen d’enseignement supérieur (EEES), créé en 20210 et constitué de 49 Etats membres, elle estime qu’il reste des nombreux points à améliorer. «Pour n’en citer que quelques-uns, je soulignerais l’importance de renforcer la perméabilité entre les institutions, ainsi que la formation continue, d’axer la formation sur l’apprentissage de compétences ou encore de mettre en place des microcrédits qui sont en quelque sorte des microcertifications, des diplômes à l’intérieur de diplômes. […] En ce qui concerne swissuniversities, outre l’adhésion à Erasmus+ et Horizon Europe […], ce qui nous préoccupe actuellement, ce sont les questions financières», les coupes de la Confédérations dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. (La Liberté)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 avril 2024
17Avr2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève mise sur le vivre-ensemble au sein de la communauté universitaire
«Première femme à diriger l’Université de Genève, Audrey Leuba a présenté son équipe rectorale ce mardi 15 avril. Lutte contre la précarité estudiantine, meilleur accès à l’emploi pour les étudiants et intégration de l’intelligence artificielle sont parmi les points forts de son programme.» (Tribune de Genève)
Nouvelle déclaration «de Barcelone» en faveur de bases de données bibliographiques ouvertes
«Certaines des bases de données les plus connues, telles que Web of Science et Scopus, sont propriétaires et offrent un accès payant aux données et aux services qui soutiennent ces mesures et d’autres, notamment les classements des universités et les facteurs d’impact des revues. Mais dans la récente Déclaration de Barcelone, plus de 30 organismes de recherche et de financement appellent la communauté à s’engager en faveur de plateformes gratuites pour tous, plus transparentes quant à leurs méthodes et sans restrictions quant à l’utilisation des données.»
L’université de la Sorbonne, qui a mis fin à son abonnement au Web of Science l’année dernière et a opté pour une plateforme ouverte plus récente appelée OpenAlex, et la journaliste du journal [propriétaire] Science Catherine Offord souligne que «certains experts s’interrogent sur leur qualité par rapport aux bases de données propriétaires à ce stade.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 avril 2024
16Avr2024
Politique des hautes écoles
EPFZ: «Il n’y a pas de haine structurelle d’Israël»
Depuis quelques semaines, des professeur-es, doctorant-es assistant-es et un groupe pour la diversité du département de l’EPFZ sont soupçonnés d’avoir tenus des propos antisémites. Récemment, les étudiant-es avaient invité l’architecte et activiste français Léopold Lambert. Celui-ci voit les terroristes islamistes comme combattant-es de la liberté et ne souhaite pas se distancer de la violence. La Direction de l’EPFZ a donc annulé cet événement et a été accusé de censure par la suite.
Dans une interview, le recteur Günther Dissertori prend pour la première fois position sur les événements, en compagnie de Matthias Kohler, chef du département d’architecture, et de Philip Ursprung, directeur de l’Institut d’histoire et de théorie de l’architecture. Matthias Kohler assure : «Il n’y a pas de haine structurelle d’Israël et je ne vois pas d’antisémitisme non plus.». Et le recteur Günther Dissertori ajoute: «l’EPFZ est toujours dans une bonne situation, nous n’avons pas l’extrême polarisation que l’on trouve ailleurs.»
Association marxiste sanctionnée à Fribourg
Le Rectorat de l’Université de Fribourg a récemment retiré sa reconnaissance en tant qu’organisation estudiantine à la Marxist Society Fribourg (MSF). Cette décision, prise à l’unanimité, se justifie par la violation de certaines règles universitaires, selon les dirigeants de l’Alma mater. Une conférence en février aurai servi à recruter de nouveaux membres pour le Parti communiste révolutionnaire (PCR). «Le fait que nos étudiants s’engagent politiquement ne pose aucun problème, détaille Marius Widmer, porte-parole de l’Université. Mais ce n’est pas la tâche d’une institution publique comme une université de contribuer proactivement à la fondation d’un parti politique en mettant à disposition ses locaux.»
Le Parlement doit se prononcer sur l’examen d’admission pour la formation pédagogique
«A l’heure actuelle, les titulaires d’une maturité professionnelle voulant suivre une formation pédagogique doivent passer un examen d’admission auquel préparent des cours quasi obligatoires. Rappelons que la formation d’enseignant pour les degrés préscolaire et primaire est un bachelor qui ne nécessite pas de niveau universitaire, contrairement aux Master HEP (hautes écoles pédagogiques) pour le secondaire qui exige quant à lui un niveau universitaire en rapport avec les branches d’enseignement visées. On se trouve donc dans une situation étrange où un titulaire de maturité professionnelle, qui serait spécifiquement formé pour la prise en charge d’enfants via son parcours de formation professionnelle, doit réaliser un examen d’entrée, alors que le gymnasien option grec ancien accède directement à la HEP». Le fait que «[c]ertains cantons rencontrent des difficultés liées à la pénurie d’enseignants, en particulier pour le degré primaire», a mené à la proposition de plusieurs solutions au cours des années. Encore une fois, le Parlement est amené à se prononcer au sujet de l’accès aux études pédagogiques pour les titulaires d’une maturité professionnelle, en particulier à propos du maintien de l’examen d’admission ou de sa suppression.
Bâle-Ville: «Les études universitaires doivent être possibles même sans maturité»
Des député·es bâlois·es demandent, sous la forme d’un amendement, à ce que pour les personnes de plus de 30 ans ayant une expérience professionnelle, l’accès aux études universitaires à Bâle soit possible sans maturité, tout en gardant la procédure de l’examen d’admission. En effet, pour l’instant, l’accès à l’université ou à l’EPF pour ces personnes est possible en passant par la maturité professionnelle et l’examen de passerelle. Les député·es demandent ainsi au gouvernement «d’examiner les moyens de permettre aux professionnels aguerris d’entreprendre des études même s’ils ne sont pas titulaires d’une maturité ou d’un certificat de formation similaire […]. Dans leur intervention, [la députée] Gölgeli et consorts se réfèrent à l’exemple des universités de Berne et de Fribourg, où l’admission sans maturité est déjà possible, spécifiquement pour les personnes de plus de 30 ans».
«Dans le différend sur le Proche-Orient, la liberté académique est mise à mal»
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, estime que tout le monde s’entend comme défenseur de la liberté académique. Mais «[f]aire usage de la liberté de la science ne signifie […] pas donner des slogans préconçus sur l’actualité politique du haut de la chaire. Il s’agit plutôt d’orienter et d’aiguiser l’intérêt pour la connaissance de manière à ce qu’elle puisse faire mal, et pas seulement aux autres, mais aussi à soi-même. Or, il est frappant de constater que les controverses actuelles sur les prétendues violations de la liberté académique ne portent pas du tout sur sa signification au sens strict de la Constitution fédérale.
Rares sont ceux qui se plaignent d’être limités dans leur propre recherche et leur enseignement.» Mais pendant que la liberté académique au sens stricte «annule» des conflits de valeur en privilégiant des valeurs scientifiques par rapports aux valeurs politiques ou religieuses, «Les sanctions infligées par les directions des universités pour des déclarations publiques faites par des universitaires dans le cadre d’appels collectifs ou de tweets personnels sont presque exclusivement des pierres d’achoppement. […] Ils concernent la liberté scientifique au mieux dans le sens large de la liberté d’expression démocratique. […] Dans la présentation polarisante de cas individuels que nous devons subir quotidiennement depuis la récente escalade du conflit au Proche-Orient, cela passe complètement inaperçu. Nous sommes contraints à l’état abrutissant de la prise de parti immédiate. Au cœur de ce conflit de valeurs se trouvent des disciplines relativement récentes telles que les études postcoloniales, les études de genre et certaines parties des sciences climatiques qui se considèrent comme « activistes ». […] Pour eux, la recherche est indissociable des revendications politiques. Cela repose sur la constatation – correcte – que les valeurs scientifiques ne sont jamais totalement indépendantes des préférences idéologiques, et sur la conclusion – erronée – que les valeurs scientifiques ne peuvent pas non plus prétendre à une validité autonome. C’est pourquoi les chercheurs activistes lient directement des valeurs politiques telles que la diversité, l’anti-discrimination ou la justice climatique à la valeur scientifique de la critique et la prennent «à une courte laisse» idéologique. Celui qui refuse cette étroitesse de la critique peut être boycotté en même temps comme non scientifique et réactionnaire. Les défenseurs classiques de la liberté scientifique s’y sont opposés, mais ont à leur tour pris plaisir à boycotter les boycotteurs, ce qui a permis aux chercheurs activistes de redécouvrir la liberté scientifique à leur profit. Mais son véritable objectif a été perdu de vue depuis longtemps dans ce spectacle indigne de l’annulation («Cancel-Spektakel»).
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
Malaise face aux toilettes non-genrées
La bibliothèque universitaire de Berne a introduit des toilettes mixtes. Les retours sont mixtes. Plusieurs étudiant-es qualifient la nouvelle expérience comme «désagréable».
La vice-directrice du département pour l’égalité des chances souligne l’importance des toilettes, mais prennent les critiques au sérieux.
«L’inclusion signifie toujours que l’on prend au sérieux les minorités qui ont un problème de sécurité. La société majoritaire doit alors peut-être faire à un effort un peu plus important ». L’objectif des toilettes non mixtes serait justement d’améliorer la situation d’une plus grande partie de la population.
L’Unil dans les médias
La Suisse s’essaye à l’assemblée citoyenne
«Cent personnes tirées au sort dans tout le pays participeront à un projet précurseur des Universités de Genève et Zurich, qui a pour objectif d’étudier des formes complémentaires de démocratie»
Une nouvelle chaire unique en Suisse pour promouvoir la coproduction en santé
«Unisanté ouvre une nouvelle chaire avec la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne (UNIL), centrée sur le domaine des partenariats et de la coproduction en santé. Ce secteur d’enseignement, de recherche et d’implémentation est dirigé par la professeure associée Marie-Anne Durand. Les buts sont de promouvoir l’implication des patientes, des patients et du public dans la médecine, d’encourager le partage de la décision, et de favoriser une approche multidisciplinaire. Cette filière académique est une première suisse.»
Revue de presse UNIL 16 avril 2024
15Avr2024
Politique des hautes écoles
La liberté d’expression, «dommage collatéral» du conflit au Moyen-Orient ?
Andreas Faller est membre du comité d’initiative de l’initiative populaire «Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical». L’objectif est de lutter contre la pénurie croissante de médicaments en Suisse. Le comité a sollicité le soutien du groupe des sciences pharmaceutiques {FG Pharma), une association regroupant tous les étudiant-es en pharmacie de l’Université de Bâle, qui a exprimé son soutien sur Instagram. Cependant, l’université a rapidement réprimandé l’association, arguant que la promotion d’une initiative politique sur les réseaux sociaux était contraire à ses directives. Andreas Faller qualifie cette décision comme «aléatoire», affirmant que l’initiative est «neutre» et bénéficie d’un large soutien. Cette controverse survient dans un contexte où la journaliste estime que c’est «depuis le début de la guerre au moyen-orient» que les universités suisses sont de plus en plus prudentes quant à leurs déclarations politiques en ligne, une théorie qui est partagée par le porte-parole de l’Université de Bâle Matthias Geering. Selon lui, une université, en tant qu’organisation du savoir, devrait adopter une position de désescalade et non prendre position. «Cela vaut en principe aussi pour les débats politiques en Suisse» et «Les incidents survenus dans le département Urban Studies ont montré qu’il était important de faire une distinction claire entre les prises de position personnelles et les prises de position institutionnelles.» Andreas Faller a en revanche souhaité une approche plus nuancée de la part de la direction de l’université. «Notre initiative n’a absolument rien à voir avec le problème de l’antisémitisme à l’Université de Bâle, et pourtant nous avons maintenant un dommage collatéral».
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- médias et universités
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2024
12Avr2024
Politique des hautes écoles
La nomination d’un professeur dans l’administration genevoise divise
Le Professeur et Psychiatre Panteleimon Giannakopoulos reprend ad interim la fonction de directeur de l’Office cantonal de la santé genevois. Le porte-parole suppléant du Département de la santé et des mobilités (DSM), Marc-André Siegrist, déclare que «l’expertise médicale du professeur, sa grande expérience des institutions publiques, ainsi que ses qualités humaines en font la personne idéale pour assurer le bon fonctionnement de l’Office, la continuité institutionnelle et les services à la population durant cette période de transition […] jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur […] Le psychiatre pourra évidemment postuler pour rester». (Le Temps)
Néanmoins, cette nomination suscite des perplexités : «un ancien collaborateur proche du professeur et aujourd’hui en poste au sein du DSM voit cette nomination d’un autre œil. «C’est consternant. Je ne doute pas que ce soit quelqu’un de très intelligent, mais il entretient des rapports très durs et très toxiques avec les gens.» Et d’ajouter que «si l’on ne se soumet pas à sa personne et à ses projets, on devient rapidement son ennemi».» (Le Courrier)
«La Cour européenne des droits de l’Homme condamne la Suisse pour inaction climatique»
«Des centaines de milliers d’études sont inventées de toutes pièces»
Le problème croissant des fausses publications scientifiques est alimenté par un marché en pleine expansion, où des agences, les «paper mills» (moulins à papier), offrent des services d’assistance à la rédaction pour les publications. Les scientifiques paient jusqu’à 25’000 euros pour des contrefaçons bien réalisées et désormais «[g]râce à l’IA, ces faux et ces contrefaçons sont désormais de plus en plus faciles et rapides à fabriquer».
Le chercheur et éditeur de revue spécialisée en neurologie, Bernhard Sabel, a découvert l’ampleur du problème à l’aide d’autres chercheur·es : «A ce jour, nous estimons qu’au moins cent mille travaux scientifiques publiés sont suspects ou falsifiés […]. Cela ne concerne que la biomédecine. En extrapolant à l’ensemble de la science, on arrive à quatre à cinq cent mille travaux publiés et falsifiés chaque année – sur un total d’environ 5 millions de publications dans le monde. Cela donnerait un taux de contrefaçon d’environ 10 pour cent.» Les études falsifiées pourraient avoir des conséquences néfastes selon Jörg Meerpohl, Directeur de Cochrane Allemagne, une association internationale pour l’assurance qualité en médecine : «[l]es implications pour les patients seraient immenses si des recommandations de traitement étaient faites sur la base d’études fausses et fictives».
Bien que les grandes maisons d’édition cherchent de plus en plus de détecter les contrefaçons, la pression sur les chercheur·es pour publier en quantité, plutôt qu’en qualité, contribue à ce phénomène.
- rôle des scientifiques
- recherche – qualité
- publish or perish
- recherche – éthique
- intelligence artificielle
Nouveau bâtiment pour l’UZH
Le conseil municipal zurichois a approuvé le nouveau bâtiment de l’Université de Zurich (UZH) qui coûtera 600 millions de francs : le centre de formation et de recherche Forum UZH. «Le nouveau bâtiment comprendra entre autres cinq amphithéâtres, une grande bibliothèque, des salles de séminaire, un forum comme lieu de rencontre et quatre salles de sport et pourra accueillir 6’000 étudiants. Un parc public sera créé devant le bâtiment […]. Si aucun recours n’est déposé, les travaux de construction débuteront cet automne […] [et] [s]i tout se déroule comme prévu, le Forum UZH pourra être inauguré à la fin de l’été 2030.»
Les employé·es licencié·es de La Haute école des arts de Zurich s’expriment
La Haute école des arts de Zurich (ZHdK) avait été critiquée suite à une réforme de son modèle d’études qui a amené à des licenciements, et à cause des accusations de népotisme. Deux employé·es licencié·es fin 2023 racontent en forme anonyme leur état d’esprit : «la ZHdK ne leur a pas proposé d’alternative avant de les licencier, bien que la loi cantonale sur le personnel le prévoie et protège ainsi spécialement les employés». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK, déclare que «[i]l est vrai que dans quelques très rares cas, [la ZHdK n’a] pas trouvé de solution adéquate. C’est lié aux connaissances spéciales de ces personnes, qui n’étaient pas adaptées aux nouveaux contenus d’enseignement». Jusqu’à aujourd’hui, la ZHdK a licencié totalement ou partiellement 34 de ses plus de 1’500 employé·es et ce nombre pourrait augmenter.
«La Haute École La Source va former des «éco-soignants»»
La Haute École La Source lance un Certificate of advanced studies (CAS) «Santé environnementale et durabilité» qui a pour objectif de former des professionnels de la santé qui «[vont] encourager leurs patients à ajuster leurs comportements et les institutions à revoir leurs pratiques en intégrant l’environnement».
«La mention du genre se fait rare sur les diplômes vaudois»
Alors que dans le canton de Vaud dans les écoles obligatoires il n’y a plus aucune mention du genre dans les documents officiels depuis 2021, et que depuis 2023 la mention «Monsieur» ou «Madame» sur les diplômes a été abolie à l’Université de Lausanne, la HEP et les filières professionnelles gardent encore la mention du genre sur leurs papiers.
Les six hautes écoles spécialisées (HES) vaudoises appliquent des règles intercantonales sans mention du genre sur les diplômes depuis janvier 2022, alors que l’EPFL et la Haute École pédagogique (HEP) dégenrent les diplômes sur demande. Concernant les certificats fédéraux de capacité (CFC), une demande peut être faite afin de ne pas imprimer «Monsieur» ou «Madame», néanmoins les professions doivent encore être exprimées selon le genre masculin ou féminin puisque le gouvernement vaudois doit respecter les règles fédérales qui demandent ce type de formulation.
- égalité – genre
- profil – universités
- profil – EPF
- profil – HEP
- différence entre HES et formation professionnelle
«Formation et recherche, un financement fondamental»
Pour Luciana Vaccaro, Présidente de swissuniversities, «[l]e financement de la recherche, de la formation et de l’innovation tel que prévu par le Conseil fédéral pour la période 2025-2028 laisse entrevoir une cure d’austérité […] [et cela serait] un grand risque pour la formation des talents de demain». Madame Vaccaro appelle à ce que la volonté politique de freiner l’endettement ne touche pas au financement de la formation, et soutient que «[s]i des économies sont nécessaires, il faut aller les trouver dans des projets ponctuels qui n’ont qu’une incidence et un effet multiplicateur moindres.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 avril 2024
11Avr2024
Politique des hautes écoles
«Quand l’intelligence artificielle ébranle le monde académique»
Récemment, une université de Prague a supprimé les mémoires de fin d’études en raison de la montée de l’IA. Cette réaction semble être loin de la réalité des universités romandes qui «cherchent pour l’instant soit à réprimer les usages de l’IA soit, plus fréquemment, à l’encadrer en tentant de sensibiliser leurs étudiants». Selon un professeur d’une haute école romande «[l]e monde académique est très ébranlé par l’irruption des intelligences artificielles, mais s’il pense s’en tirer avec des chartes et des outils anti-plagiat qui seront très vite dépassés, il se fourre un doigt dans l’œil […]. La vérité est qu’il faudra travailler et innover pour changer en profondeur les modalités d’évaluation des étudiants. C’est à ce prix que les titres universitaires pourront garder leur crédibilité».
Ainsi, les universités tentent d’autres voies comme «les travaux de groupe ou les présentations orales, voire d’imaginer de nouveaux formats pour les travaux à rendre». Selon la responsable des relations médias de l’Unil, Géraldine Falbriard «[i]l est évident que les enseignants doivent penser à adapter les travaux demandés à la présence de ce genre de technologie […]. Plus les travaux demandés s’appuient sur une analyse personnelle et documentées autour de sources probantes et plus faibles sont les possibilités que les étudiants ne fassent appel à des IA pour le cœur de leur travail.» (Lausannes Cités)
Swissuniversities suit également le développement rapide de l’IA et se positionne «en faveur d’une intégration pragmatique et dynamique des technologies basées sur l’IA dans l’enseignement et les évaluations des hautes écoles.» (swissuniversities.ch)
La Confédération alloue (de nouveau) 650 millions pour la recherche
Le Conseil fédéral a annoncé hier que pour 2024 elle allouera 650 millions de francs pour les «mesures transitoires» pour la participation à Horizon Europe 2024, comme cela fut le cas pour les années 2021, 2022 et 2023. Le gouvernement rappelle que «son objectif demeure la réintégration de la Suisse au programme Horizon «le plus rapidement possible».» Grace au fait que «[l]es négociations entre la Suisse et l’Union européenne ont officiellement repris le 18 mars […] les chercheuses et chercheurs suisses peuvent de nouveau se porter candidats aux prestigieuses bourses ERC Advanced Grants, un instrument qui s’adresse aux scientifiques confirmés». Néanmoins, une certaine prudence démeure : «[u]ne nouvelle solution temporaire «si aucun accord d’association n’entre en vigueur» est d’ailleurs déjà élaborée pour 2025. Par rapport à celle de 2024, elle pousse un cran plus loin l’implication de la Suisse, avec une participation des scientifiques du pays à tous les appels à projets d’Horizon Europe et Euratom – mais toujours financée par Berne». (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 avril 2024
Interview avec Cléolia Sabot, Coordinatrice de l’Interface à l’UNIL
En mars 2024 l’UNIL lançait le Fonds de soutien à la recherche partenariale «Interface», qui a pour but de financer et évaluer des projets de recherche collaboratifs et avec un impact social.
Cléolia Sabot, Coordinatrice d’Interface, répond à des questions sur le besoin qu’il y a eu de créer ce type de fonds. Ce n’est pas une nouveauté que l’UNIL fasse de la recherche partenariale, mais l’université veut davantage élargir ce type de collaboration, ainsi qu’élargir les partenaires de terrain avec lesquels elle collabore. En effet, un des objectifs serait «de ne pas travailler qu’avec des administrations ou des entreprises, mais d’avoir une diversité de partenariats […]. Par exemple […] une petite association qui aurait envie et besoin d’avoir des appuis scientifiques n’a pas toujours les moyens de le faire». De plus, ce besoin s’avère d’autant plus urgent que le Fonds National Suisse (FNS) peine à financer ce type de recherche : «le FNS tend davantage à financer des recherches fondamentales qui se font, la plupart du temps, dans le cadre exclusivement académique».
- financement tiers
- rôle des scientifiques
- financement public
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- collaborateurs·rices étrangers·ères