- 09.12.2024 Revue de presse UNIL
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
9Déc2024
6Déc2024
Politique des hautes écoles
Domaine des EPF : Restructuration, mesures face aux coupes budgétaires, et une nouvelle stratégie pour la diversité
Le Domaine des EPF a pris une décision de principe sur le projet de développement organisationnel «FIT for the future, «pour pouvoir agir de la manière la plus agile et la plus flexible possible et aborder rapidement de grands thèmes nouveaux, tels que la numérisation, l’intelligence artificielle, la santé ou encore les questions énergétiques et environnementales. […] Pour les partenaires économiques, scientifiques et ceux issus de l’administration, l’accès aux institutions du Domaine des EPF sera rendu plus aisé, ce qui est aussi favorable au renforcement de la collaboration.»
Un autre point évoqué est la Stratégie des genres 2021-2024 en vigueur au sein du Domaine des EPF, qui est remplacée par la Stratégie pour la diversité, l’égalité et l’inclusion 2025-2028. Pour améliorer l’équilibre des genres, cette stratégie prévoit l’introduction d’un taux de nomination de femmes au sein du corps professoral de 42%
Pour faire face aux coupes budgétaires dans le domaine des EPF, ce dernier va devoir renoncer à différents projets et en reporter d’autres. Et au WSL, par exemple quelque 30 postes devraient être supprimés, ce qui correspond à près de 10% du personnel fixe. Par ailleurs, «l’ETH Zurich ne sera pas en mesure d’augmenter le nombre de chaires professorales malgré la forte croissance des effectifs étudiants».
Concernant les taxes d’études, le Conseil des EPF a décidé de tripler les taxes d’études des étudiant-es étrangers-ères à partir du semestre d’automne 2025 et précise: «Une réglementation transitoire permettra aux étudiantes et étudiants déjà immatriculés au sein d’une EPF de terminer leur bachelor ou leur master avant que leurs taxes d’études ne soient triplées.»
Le chef de la recherche sur l’IA au sein d’Apple nommé professeur à l’EPFL
«La Suisse devient un centre de gravité pour la recherche sur l’intelligence artificielle. Samy Bengio, chef de la recherche dans ce domaine chez Apple, a été nommé professeur [titulaire externe] à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Un nouveau groupe conséquent va s’intéresser aux fondements de l’intelligence: le raisonnement.»
Les étudiant·s zurichois·es quittent l’association faîtière VSS
L’Association des étudiant·es zurichois VSUZH quitte l’organisation faitière UNES à cause de différents autour de sa position en faveur d’un boycott partiel (SRF) des universités israéliennes.
La sortie est considérée comme temporaire et doit être réévaluée à la fin de l’année 2025 afin de discuter d’une éventuelle réintégration. L’association zurichoise critique un manque de professionnalisme de l’association nationale des étudiant·es et elle aurait souhaité plus de soutien («Rückendeckung») lors des manifestations pro·palestiniennes. (SRF à partir de 05:26).
Dans un communiqué, l’association zurichoise regrette: «Par crainte d’une couverture médiatique négative et pour ne pas se voir reprocher d’être partial, le sujet autour du conflit au Proche-Orient est maintenu à un minimum («klein gehalten») à l’université. On peut se demander si l’on souhaite laisser ces débats importants aux chambres d’écho des médias sociaux.»
Selon la NZZ, l’association zurichoise aurait revendiqué en mai un boycott intégral des institutions israéliennes, pendant que l’UNES souhaite une approche différenciée de la question, estimant que les coopérations dans les domaines non militaires, par exemple, sont toujours les bienvenues. Et l’Université de Zurich semble suivre une stratégie mixte: d’un coté elle avait interdit une exposition sur le conflit israélo-palestinien, parce que celle-ci ne répondait pas, à ses yeux, à des exigences scientifiques et n’était pas équilibrée. De l’autre coté, elle cherche le dialogue et a offert à l’association d’étudiant·es zurichois·es le financement d’un «état-major pour des conflits géo-politiques» à CHF 7’000 par an.
Les Vaudoises et Vaudois se prononceront sur une baisse d’impôts de 12%
«Le peuple vaudois se prononcera l’année prochaine sur l’initiative des milieux économiques qui demande une baisse d’impôts de 12%. A l’instar du Conseil d’Etat, le Grand Conseil a refusé le texte mercredi. Le peuple aura donc le dernier mot. Le gouvernement lui oppose un contre-projet indirect avec différents allègements fiscaux.»
Le coût de l’initiative 12% est évalué entre 530 et 550 millions de francs par année.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 décembre 2024
5Déc2024
Politique des hautes écoles
Actionuni s’oppose à la réduction du budget des bourses d’excellence
Actionuni, organisation faitière du corps intermédiaire des universités, EPF, HES et HEP suisses, a écrit à la Commission des finances du Parlement suisse pour leur faire part de leurs inquiétudes concernant la réduction du budget des bourses d’excellence du gouvernement suisse et ses conséquences pour les chercheurs bénéficiaires et pour le paysage suisse de la recherche.
«Le budget prévu pour les bourses dans le plan financier 2026-2028 est presque divisé par deux, une mesure qui semble particulièrement drastique.»
«Précision de M. Joseph Daher»
Le 16 novembre 2024, un article paraissait dans le 24 heures concernant «un climat d’intimidation règn[ant] sur les campus» universitaires lausannois. Mentionné personnellement dans le papier à travers de nombreuses «inexactitudes», le professeur suisse et syrien Joseph Daher (professeur invité de l’UNIL et donnant également des cours à l’EPFL) a publié lundi une réaction à cet article.
Le professeur Joseph Daher écrit : «Demander l’application du Droit International et le respect des droits démocratiques fondamentaux reviendrait-il à décrédibiliser ma qualité d’enseignant? […] Depuis le début de mon enseignement à l’UNIL, je n’ai jamais reçu aucune plainte sur la qualité de mon travail. Mon expertise est reconnue en Suisse et au niveau international.» Il ajoute : «Plus généralement, cet article fait partie d’une campagne d’intimidation réelle et de diffamation portée par certains médias et journalistes contre toute personne, et y compris dans le milieu académique, dénonçant les violations continues des droits humains par l’État d’Israël et la guerre à caractère génocidaire contre la population palestinienne de Gaza […].» (24 heures / Joseph -Daher (X))
Grève annoncée contre l’augmentation des taxes d’études HES
L’association des étudiant·es de la Haute école de travail social (HETS) de Genève prépare une grève pour le lundi 16 décembre 2024, afin de dénoncer la hausse des taxes d’étude dans l’école. «L’association des étudiant·es de la HETS (ADES) alerte sur la situation déjà précaire de nombreux et nombreuses étudiantes.» La hausse des taxes d’écolage annoncée par la direction de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) est justifiée par une harmonisation des coûts d’écolage entre les hautes écoles suisses.
Ouverture d’un bureau OpenAI à Zurich
OpenAI a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à Zurich, «un pôle technologique de premier plan en Europe». Google, Meta, IBM, Microsoft, Apple, ces entreprises sont toutes actuellement présentes dans la capitale helvète et ont toutes des liens et partenariats avec l’EPFZ. «Nous sommes heureux qu’une entreprise de renommée internationale dans le domaine de l’intelligence artificielle ouvre un bureau à Zurich. Cela souligne la position forte de Zurich dans la recherche internationale sur l’IA et constitue un nouvel enrichissement de l’écosystème suisse de l’IA», déclare Noe Lüthi, porte-parole de l’EPFZ. (Le Temps) «La communauté de l’IA a identifié Zurich comme l’un des trois meilleurs sites au monde, ce que nous devons à l’ETH et à l’Université de Zurich», affirme Balz Hösly, président de l’organisation de marketing du site Greater Zurich Area. (NZZ)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 décembre 2024
4Déc2024
Politique des hautes écoles
Lucerne accueille des étudiant·es réfugié·es
Depuis ce semestre d’automne, la Haute école, l’Université et la Haute école pédagogique de Lucerne proposent le «Campus Lucerne pour réfugiés», un programme de pré-études d’intégration. Ce programme prépare les universitaires issu·es de l’asile qui ont déjà commencé/terminé un bachelor/master dans leur pays d’origine, à des études régulières en Suisse, en les aidant à surmonter les obstacles linguistiques, culturels et académiques.
Actuellement, 10 étudiant·es originaires de Turquie, d’Afghanistan, de Syrie et d’Ukraine suivent ce cursus. Ces personnes ne sont pas immatriculées et n’acquièrent donc pas d’ECTS. Deux types de cours d’allemand leur sont proposés : un cours de préparation à l’examen linguistique C1 et un cours de «langue scientifique allemande», soit de l’allemand académique spécifique aux études. Le programme comprend un système de mentorat avec des étudiant·es locaux·ales. La coordinatrice du campus de Lucerne accompagne les réfugié·es pendant les pré-études d’intégration afin de s’assurer qu’ils·elles puissent ensuite effectivement passer à des études régulières en Suisse.
Actuellement, le projet est soutenu par les fonds propres des trois hautes écoles, ainsi que par le Fonds «Perspektiven – Studium». L’objectif à long terme serait d’ancrer ces études d’intégration dans les structures régulières des établissements d’enseignement supérieur.
UNIGE : «Gilles Marchand rejoint le Centre en philanthropie pour aider les médias»
Le Centre en philanthropie de l’Université de Genève (GCP) lancera en mars prochain l’Initiative média et philanthropie (IMP). Son objectif sera d’étudier et d’encourager l’engagement philanthropique dans le domaine des médias, face à la crise actuelle que la presse suisse traverse. L’IMP développera également «des outils et des processus concrets, notamment sur le plan de la gouvernance et des modèles de financement durable».
«Le bon fonctionnement d’une société démocratique repose en grande partie sur la qualité et la diversité des médias. La crise actuelle, tant sur le plan économique que de la confiance, est extrêmement préoccupante», considère l’ancien directeur général de la SSR et sociologue de formation Gilles Marchand, qui a été choisi pour diriger ce projet. «Apporter des réponses aux défis qui se posent à nos sociétés fait partie des missions de l’Université de Genève», s’exprime Audrey Leuba, rectrice de l’UNIGE et présidente du comité stratégique du GCP.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 décembre 2024
3Déc2024
Politique des hautes écoles
Réimaginer le rôle de l’enseignement supérieur dans un monde de révolutions croisées
Rahim Somani,vice-président, de l’université du Nord de la Colombie-Britannique, au Canada, avance : «Pour être des agents influents au sein de leurs communautés, les universités doivent passer de modèles traditionnels à une approche contemporaine et agile qui met l’accent sur la flexibilité, la réactivité et l’adaptabilité. Cette nouvelle génération d’universités doit favoriser le dynamisme et l’innovation au-delà des murs de l’université, dans le cadre de partenariats communautaires et de progrès sociétaux.»
Face aux quatre révolutions intersectionnelles – le climat, la démographie, la technologie et la géopolitique – et les implications profondes de chaque révolution, individuellement et collectivement, les établissements d’enseignement supérieur seraient poussés à s’adapter, à repenser et à diriger.
Les climatologues susciteraient davantage de défiance que les autres scientifiques, selon une étude
«Les climatologues inspireraient légèrement moins de confiance que les spécialistes d’autres disciplines scientifiques, relève une étude internationale en prépublication. Ses auteurs soulignent l’effet de campagnes visant à saper les discours pro-climat et établissent un lien avec une orientation politique à droite. […] Par ailleurs, « des recherches antérieures ont montré que le conservatisme est associé à une plus grande confiance envers les scientifiques dans les disciplines qui favorisent la production économique (comme les sciences industrielles ou agricoles), mais à une moindre confiance dans des domaines plus politisés, comme la climatologie ou l’océanographie qui étudient les impacts de la production économique sur l’environnement ».»
Un professeur accusé d’antisémitisme a été invité par l’Université de Berne
Fin août 2023, le chercheur américain Jonathan A. C. Brown avait été invité à l’Université de Berne par l’Institut du Moyen-Orient [dissous en février 2024] , grâce à un financement du Fonds national suisse (FNS). Quelques semaines plus tard, il écrit sur X: «Israël restera dans l’histoire comme un pays surtout connu pour son génocide, son fanatisme racial digne du Troisième Reich et son fanatisme religieux qui fait paraître l’EI inoffensif.» Il a par ailleurs affirmé qu’Israël voulait commettre «le pire génocide depuis la Seconde Guerre mondiale» en propageant des maladies. «Une théorie du complot classique», juge le journaliste de la SonntagsZeitung Rico Brandle. L’Université de Berne constate également que «le post sur X de Brown diabolise Israël et doit donc être considéré comme antisémite». Le chercheur est par ailleurs accusé de «minimiser l’esclavage islamique et l’exploitation sexuelle».
Récemment, une contribution de Jonathan A. C. Brown a été publiée sur le site officiel de l’Université de Berne, ce qui signifierait que l’Université serait toujours en collaboration avec le chercheur. «Le Fonds national suisse, qui a octroyé les fonds, se dégage de toute responsabilité. […] Il appartient à l’institution concernée de vérifier si les directives ont été violées. Dans ce cas, il s’agit de l’Université de Berne.», écrit le SonntagsZeitung. «Les thèses scientifiques de Brown sont discutées de manière controversée au sein de la communauté scientifique, mais c’est un élément central de la science que d’inviter des personnes ayant des points de vue différents, pour autant qu’elles présentent leurs arguments de manière scientifiquement fondée », se défend l’université.
La HSG maintient une conférence sur le conflit israélo-palestinien
Alors que le 19 novembre dernier, une conférence en présence d’Ignazio Cassis avait été annulée à l’Université de Fribourg en raison d’une manifestation pro-palestinienne, le 26 novembre au soir a eu lieu à l’Université de Saint-Gall (HSG) une conférence sur le droit international autour du conflit israélo-palestinien. La conseillère nationale socialiste Claudia Friedl, le conseiller national UDC Lukas Reimann et le chercheur en sciences politiques de la HSG Christoph Frei ont été invité·es à débattre lors de la conférence intitulée «Le droit international public peut-il apporter la paix au Proche-Orient ? Et quel est le rôle de la Suisse dans ce contexte ?» Un dispositif de sécurité avait été mis en place : il fallait avoir sa carte d’identité en main et des agents de sécurité étaient postés à chaque porte de l’Audimax.
UNIGE : «Libération conditionnelle de l’agenda de la CUAE»
En début d’année, le rectorat de l’Université de Genève avait interdit la distribution de l’agenda de la CUAE (Conférence universitaire des associations étudiantes), en raison de deux mentions du conflit israélo-palestinien qui «se prêtaient à des interprétations divergentes». Mercredi 27 novembre, «le rectorat autorise la diffusion sous condition de l’agenda de la CUAE». La condition : les agendas sont systématiquement distribués munis de QR-codes renvoyant à une contextualisation qui «rejette les lectures nationalistes du slogan et promeut une coexistence pacifique et multiculturelle au Moyen-Orient. Elle souligne également les éléments contradictoires entourant le triple détournement, rappelle que les personnes juives et non juives y ont été séparées et invite les étudiantes et étudiants à approfondir leur connaissance des faits».
La solution désormais mise en place avait déjà été proposée deux mois plus tôt par la CUAE. En début de semaine, la CUAE avait annoncé faire recours contre l’interdiction de distribution auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice genevoise.
«L’IA peut répondre correctement à 85% des questions de tests universitaires»
Une étude de l’EPFL publiée dans la revue PNAS montre qu’une intelligence artificielle (IA) peut répondre avec 85% de bonnes réponses pour un examen universitaire, si elle est au préalable renseignée. Les auteur·es de la publication ont étudié 50 cours de bachelor et master de l’EPFL pour arriver à ce résultat. Sans connaissances préalables et avec une stratégie élémentaire, GPT-4 répondait correctement en moyenne à 65,8% des questions. Le taux de réponses correctes de 85% a «été un choc» pour les chercheur·euses. Si l’étude était relancée aujourd’hui, le taux de résultats corrects serait encore plus grand.
«A court terme, nous devrions insister pour que les évaluations soient plus difficiles, non pas dans le sens de la difficulté des questions, mais dans [celui] de la complexité de l’évaluation elle-même», avance Antoine Bosselut, professeur assistant et membre du Centre IA de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
«La redresse» pour l’UNIL
Suites aux différentes manifestations pro-palestiniennes sur le campus de l’UNIL en 2024, la direction a choisi de «favoriser le dialogue et l’ouverture aux expérimentations plutôt que la répression». En réponse à la chronique de M. Félicien Monnier (24 heures du 19.11.2024), un lecteur du 24 heures souligne que «l’université a toujours été le lieu d’expérimentations, intellectuelles et sociétales […]» et qu’«il n’y a que dans les dictatures et dans les sociétés sans liberté que les universités se cantonnent à être des lieux de formation professionnelle stricte».
Revue de presse UNIL 3 décembre 2024
«Mussolini dans l’esthétique pop»
Un journaliste de la NZZ s’interroge sur l’esthétique de l’exposition «Docteur Mussolini, un passé sensible»: «Doit-il s’agir d’une esthétique pop ? Les nombreux panneaux roses sont-ils adaptés au thème sombre ? Et pourquoi le panneau sur l’antifascisme est-il noir ?» Pour la responsable du projet, l’exposition «doit être esthétique, sans esthétiser ses images et ses objets». Le journaliste estime également que la transformation de la République italienne en dictature à été évoquée «avec une étrange retenue» dans l’exposition, faisant alors référence aux choix des photos illustratives pour ces événements.
Ne souhaitant pas retirer son titre au Duce, la direction de l’Université rappelle que «l’épisode» doit être considéré comme une «mise en garde permanente contre d’éventuelles dérives idéologiques». Le recteur Frédéric Herman a, pour sa part, déclaré que l’étude scientifique du fascisme était devenue encore plus pertinente après les victoires électorales de la post-fasciste Giorgia Meloni en Italie et de Donald Trump aux Etats-Unis.
«Docteur Embarras»
«L’exposition [analysant l’attribution d’un doctorat honoris causa à Benito Mussolini en 1937] propose une immersion dans ce passé trouble, tout en interrogeant sur les raisons pour lesquelles il dérange encore aujourd’hui et sur ce qu’il est possible d’en faire de positif.»
2Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2024
29Nov2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2024
28Nov2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2024
27Nov2024
Politique des hautes écoles
Un médecin sur deux et un tiers du personnel soignant travaillant dans les hôpitaux suisses ont été formés à l’étranger
Mardi, l’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié son rapport sur les établissements hospitaliers 2023. En 2023, les hôpitaux suisses comprennent 185’800 emplois équivalents plein-temps (EPT), une hausse de 4960 EPT (+2,7%) par rapport à 2022. La part des médecins diplômés à l’étranger est de 45,6%, contre 31,9% pour le personnel soignant diplômé. Ces proportions ont connu une légère augmentation par rapport à 2022.
Les manifestant·es invitent Ignazio Cassis à un débat public
La semaine dernière, la venue du chef du DFAE Ignazio Cassis à l’Université de Fribourg avait été annulée. Lundi matin, le groupe Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) a publié une lettre ouverte à l’attention du DFAE, y indiquant qu’il souhaitait accepter son invitation à discuter, mais à deux conditions : «Cette rencontre doit être publique et accessible à tous, et nous souhaitons avoir un seul interlocuteur, M. Cassis». En échange, la CEP s’engage à «participer activement à cette rencontre en mobilisant des interlocuteurs compétents et informés, prêts à proposer des solutions constructives et à mener un dialogue sincère».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2024
Revue de presse UNIL 26 novembre 2024
Revue de presse UNIL 25 novembre 2024
25Nov2024
Politique des hautes écoles
«La justice ordonne à Sciences Po Paris de maintenir une conférence de la Franco-Palestinienne Rima Hassan»
Une conférence organisée par l’association Students for justice (SJP) et intitulée «Perspectives humanitaires, juridiques et géopolitiques sur un embargo sur les armes à Israël» a été interdite par la direction de Sciences Po Paris, sous motif d’un risque d’atteinte à l’ordre public.
Vendredi, le tribunal administratif de Paris a ordonné à Sciences Po Paris de laisser se tenir la conférence de la Franco-Palestinienne Rima Hassan. Dans son ordonnance, le juge des référés a affirmé «qu’en interdisant la conférence projetée, le directeur de l’IEP de Paris a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et de réunion garantie aux usagers du service public de l’enseignement supérieur».
Alors que Sciences Po Paris a annoncé faire «appel de cette décision», d’autres établissements ont également interdit la tenue de conférence par la juriste, comme l’université de Lille, Paris-Dauphine (une annulation finalement interdite) et Strasbourg. Le ministre de l’Enseignement supérieur Patrick Hetzel a apporté son soutien à la direction de l’IEP : «je continuerai de soutenir les présidents d’université dans une de leurs missions essentielles: garantir l’ordre et la sérénité au sein de leurs établissements».
Critique de l’Université de Bâle qui «tolère le harcèlement sexuel»
Début novembre, un reportage de l’émission Kassensturz de la SRF rapportait que deux professeurs accusés d’agressions sexuelles en 2018 et 2019 auraient été protégés par l’Université de Bâle. Ils continuent actuellement de faire de la recherche et d’enseigner. Les faits dérangent et inquiètent des étudiant·es bâlois·es, aujourd’hui en manque de confiance envers leur institution.
Selon le collectif Dulifera, qui s’est formé il y a deux ans suite à un des deux cas, les changements mis en place par l’université ne suffisent pas. Il faudrait que l’université se penche plus sérieusement sur le passé avant de se tourner vers le futur. Le collectif demande, entre autres, que «ces personnes [les professeurs accusés] ne soient plus autorisées à enseigner». Depuis la dénonciation des deux cas, l’Université avait pris différentes mesures : elle dispose d’un nouveau règlement sur la protection de l’intégrité personnelle et d’un code de conduite, un service de coordination «Intégrité personnelle» a également été créé. Quant à la décision de laisser les chercheurs continuer à enseigner et faire de la recherche, l’Université indique qu’elle a suivi les recommandations que l’enquêteur externe avait faites à l’époque.
L’Université de Bâle a confirmé à Watson qu’elle a sciemment renoncé à communiquer les cas de harcèlement sexuel faisant l’objet de l’enquête. Elle ne voulait pas créer de «précédent», car il se peut «que des personnes concernées souhaitent signaler un cas sans que celui-ci soit communiqué par la suite». L’Université a également déclaré qu’elle pouvait retenir ces informations si un intérêt privé s’opposait à l’intérêt public, invoquant la loi cantonale sur l’information et la protection des données.
Brigitte Tag, professeure de droit pénal à l’Université de Zurich,«estime qu’il est correct que le public n’ait qu’un aperçu limité des enquêtes sur le harcèlement sexuel et que l’Université de Bâle ait d’abord fait clarifier juridiquement si et dans quelle mesure elle devait publier les rapports d’enquête sur les deux cas. […] Mais si des rumeurs se répandent à l’université et créent un climat de travail et d’études malsain, elle estime qu’une information objective de la part de la direction de l’université ou de la direction de l’institut est juste.» (Watson)
Brigitte Tag précise que «les hautes écoles concentrent plusieurs facteurs de risque qui favorisent les agressions : conditions d’emploi précaires, rapports de dépendance importants, structures hiérarchiques.» Il y a un peu moins d’un an avait été lancée une journée d’action contre le harcèlement sexuel, le «Sexual Harassment Awareness Day», dans les universités suisses.
Depuis 2020, deux autres plaintes pour harcèlement sexuel ont été déposées à l’Université de Bâle. «[C]es cas devraient également rester invisibles jusqu’à ce que les personnes concernées les rendent publics.» (Watson)
22Nov2024
Politique des hautes écoles
Le Swiss Data Science Center s’installe au Biopôle grâce au soutien du Canton
«Le Swiss Data Science Center (SDSC), une initiative conjointe de l’EPFL et de l’EPFZ, franchit une étape majeure et renforce son positionnement national en matière de sciences des données. Il développe ses activités au sein de l’écosystème d’innovation vaudois et s’installe sur le campus de Biopôle, confortant ainsi le positionnement du canton de Vaud en tant que pôle d’excellence dans la data et l’intelligence artificielle. En outre, l’expansion du SDSC bénéficie d’un soutien conséquent de la part du Canton de Vaud qui s’engage à hauteur de 7,5 millions de francs jusqu’en 2028 afin de développer des projets d’innovation collaborative en lien avec les compétences du SDSC. […] La collaboration entre le SDSC et l’État de Vaud portera notamment sur le soutien à des projets d’innovation collaborative, portés par le SDSC mais impliquant des institutions telles que l’UNIL, le CHUV, et la HEIG-VD, ainsi que des entreprises locales, en particulier les PME.»
- profil – EPF
- collaboration hautes écoles – politique
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
- intelligence artificielle
«L’Université de Fribourg va devoir économiser plusieurs millions par année»
«A l’Université de Fribourg (UNIFR), le rectorat envisage des coupes dans les services centraux et les facultés. Le personnel est inquiet, car certains postes ne seront pas remplacés lors de départs.»
Un accord avec l’UE pourrait coûter 46 millions aux universités suisses
Presque un· étudiant·e en Suisse sur cinq a quitté l’UE pour poursuivre ses études dans la confédération. La Commission européenne exige que les étudiants de l’UE ne soient pas plus taxés que les nationaux en matière de taxes d’études. En contrepartie, l’UE est apparemment prête à négocier avec la Suisse un renforcement de la clause de sauvegarde contre une immigration excessive.
Les universités et les hautes écoles spécialisées pourraient perdre des recettes annuelles d’environ 46 millions de francs. Concernant la hauteur des taxes des études, il y a des grandes différences entre les cantons. Dans les universités de Bâle, Genève et Lausanne, par exemple, les étudiants de l’UE ne paient pas de taxes d’études plus élevés, mais l’Université de Saint-Gall et celle du Tessin (l’Université de suisse italienne) risquent de perdre 7 et 9 millions de francs par année. Saint-Gall et le Tessin demandent un dédommagement de la Confédération dans le cas d’un accord avec l’UE sous ces conditions.
«L’engrenage de la taxe»
Mathieu Menghini, histoiren et théoricien de l’action culturelle, se prononce en défaveur de l’augmentation des taxes d’études annoncée par la HES-SO. Le système des bourses d’études «étant insuffisant (volontairement parfois, pour éviter qu’il ne concurrence les banques…), le salariat estudiantin s’est développé – menaçant la quantité et la qualité de l’attention réservée aux études.»
Il cite notamment le livre La bombe de la dette étudiante (2013) de François Delapierre, qui avance la théorie que dans l’éducation comme dans la santé, «le privé semble condamné à fonctionner moins bien et à coûter plus cher que le secteur public.»
«Projet Bernoulli-Bassenges: l’EPFL la ferme»
La ferme de Bassenges, «D’abord soutenue par l’EPFL – propriétaire des parcelles – ainsi que le fruit d’une mise au concours telle que prévue par le droit suisse1, […] est désormais menacée par les tendances expansionnistes d’une institution qui ne semble soudainement plus très intéressée par la durabilité.», écrit le journal étudiant de l’EPFL. «L’EPFL tient un discours fataliste sur sa situation financière et administrative, mais l’argument de l’inéluctabilité du “progrès”, et à terme de la destruction du contre-projet de la ferme sert de cache-misère à une véritable décision politique.»
Une pétition en faveur de la préservation de l’avenir agricole de la ferme de Bassenges avait recolté 8069 signatures.
L’Unil dans les médias
«Appel contre la criminalisation des étudiant·es»
«Non aux atteintes à la liberté d’expression : pas de chasse aux sorcières, ni à l’Unil, ni à l’EPFL, ni ailleurs.» Tel est le titre de l’appel public lancé hier à Lausanne par des universitaires et leurs étudiant·es, soutenu·es par des personnalités politiques, syndicalistes et autres professionnels. Cet appel fait suite à l’ouverture de procédures par le Ministère public vaudois, après une plainte pénale initiée par l’UNIL concernant un rapport mentionnant des collaborations de chercheurs et de chercheuses affiliées à l’UNIL avec des institutions israéliennes.»
Revue de presse UNIL 22 novembre 2024
21Nov2024
Politique des hautes écoles
«Ignazio Cassis annule sa venue à l’Université de Fribourg à cause d’une manifestation pro-palestinienne»
Mardi 19 novembre, le chef du DFAE Ignazio Cassis devait participer avec son homologue slovaque Juraj Blanar à une discussion publique à l’Université de Fribourg, intitulée «Perspective croisée entre la Suisse et la Slovaquie: un monde polarisé, enjeux et défis pour l’Etat de droit». Jugeant l’entretien «déplacé au regard des positionnements problématiques des deux interlocuteurs envers l’Etat de droit», la Coordination Etudiante pour la Palestine (CEP) de l’Université de Fribourg a appelé à manifester devant l’Aula durant la conférence-débat. Craignant pour la «sécurité des intervenants», les autorités fédérales ont préféré ordonner l’annulation de l’évènement.
UniFR : Réactions face à l’annulation de la visite d’Ignazio Cassis
Suite à l’annulation de la visite d’Ignazio Cassis et de son homologue slovaque Juraj Blanar à l’Université de Fribourg mardi (19.11.24), le PLR a déclaré dans un communiqué que «[les manifestations pro-palestiniennes] ne compromettent pas seulement la liberté académique, mais portent également atteinte à notre réputation internationale». (La Liberté)
Un éditorial du Courrier rappelle au contraire que «le droit de manifester est un droit fondamental». Il dénonce également à son tour le manque de démocratie de la part du ministre slovaque, et la fuite du conseiller fédéral mis «face à ses contradictions». Le journal régit également au commentaire de la NZZ (20.11.24) «Jusqu’à quand peut-on tolérer qu’une frange radicalisée des étudiants impose sa loi à l’université et impose de quels sujets l’on peut débattre et avec qui», en affirmant que c’est bien le DFAE qui «est seul responsable de cette annulation».
- liberté académique
- politique – Suisse
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
«L’université serait-elle un lieu où le débat est menacé?»
Suite aux derniers évènements en lien avec les manifestations pro-palestiniennes sur les campus universitaires romands, l’émission Forum de la RTS demande à des invités si le débat est toujours possible à l’université.
Pour l’essayiste vaudois Enzo Santacroce, auteur de Socrate au pays des wokes, le climat est actuellement «serein» à l’université. Il rappelle que «débattre, c’est aussi se donner tous les moyens pour éviter de se battre» et que «tout le monde gagnerait à entendre la réalité des autres».
Quant à Bernard Voutat, professeur honoraire de sciences politiques à l’Université de Lausanne, il «ne croit pas une minute» au «prétexte» de non-venue d’Ignazio Cassis à l’Université de Fribourg. Il dénonce également une perspective de «diabolisation» et de «stigmatisation» des mouvements pro-palestiniens, rappelant que les tensions universitaires sont alimentées par des «articles qui enveniment».
«Le nombre d’étudiant·es en médecine doit plus que doubler»
Le conseiller cantonal (ZH) du centre Josef Widler, futur médecin retraité, a déposé deux interventions au Parlement (18.11.2024), dans le but de former plus de médecins dans les universités pour pallier à la pénurie actuelle. La première est un postulat urgent qui demande au Conseil d’Etat de calculer combien cela coûterait de créer 500 places d’études supplémentaires d’ici 2028 (en 2022, 6147 personnes se sont portées candidates pour 2172 places d’études; l’université zurichoise offre aujourd’hui 380 places aux étudiant·es). La deuxième est une motion qui demande un stage obligatoire en soins infirmiers pour les futur·es étudiant·es en médecine, afin que les jeunes médecins ne quittent plus la profession peu après ou même pendant leur formation. Le gouvernement devra fournir des réponses d’ici un an. (NZZ)
Ce n’est pas la première fois que le Grand Conseil zurichois fait pression pour une augmentation des places d’études en médecine humaine. En 2012, le Parlement a demandé plus de places d’études et a obtenu une augmentation de 100 à 300 places d’études en deux étapes. L’action s’est répétée en 2022, lorsque le Grand Conseil avait exigé 72 places supplémentaires. (Tanges-Anzeiger)
«Éduquer pour sortir de la crise climatique»
A l’occasion de la Conférence de Bakou de 2024 sur les changements climatiques COP29, le Times Higher Education a publié un dossier sur le rôle que les universités peuvent jouer pour faire face à la crise climatique.
Dans un podcast, deux expert·es ont été interrogé·es sur la thématique, Tripp Shealy professeur associé en génie civile et environnementale à Virginia Tech et Liz Price, vice-chancelière et adjointe chargée du développement durable à l’Université métropolitaine de Manchester et professeure d’éducation à l’environnement. La dernière mentionne notamment la stratégie que son université a mise en place pour réduire les émissions de carbone à zéro émission nette en 2038.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 novembre 2024
20Nov2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2024
19Nov2024
Politique des hautes écoles
La HES Valais lance une nouvelle filière associant numérique et sciences du vivant
La Haute école d’ingénierie de la HES-SO Valais-Wallis a créé un nouveau bachelor, associant numérique et sciences du vivant. Cette nouvelle formation unique en Suisse romande sera lancée dès septembre 2025. L’objectif est de répondre aux besoins de l’industrie romande, en particulier dans le canton du Valais. «Les futurs ingénieurs pourront développer leurs connaissances dans trois domaines principaux: la biotechnologie, l’intelligence artificielle et l’analyse des données et ainsi devenir des experts en analyse de données biologiques, des ingénieurs digitaux en science de la vie ou des spécialistes en production biotechnologique.» (Le Nouvelliste)
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
- profil – HES
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2024
Quel profil pour la prochaine rectrice ou le prochain recteur de l’UNIL?
Le recteur Frédéric Herman renonce à se représenter pour un deuxième mandat, souhaitant se consacrer à de nouveaux projets scientifiques. Dans une publication d’opinion du 24 heures, Félicien Monnier, président de la Ligue vaudoise, exprime sa vision concernant le·a prochain·e recteur·ice.
18Nov2024
Politique des hautes écoles
Conflit israélo-palestinien : tensions sur les campus romands
Vendredi matin, le collectif étudiant pro-palestinien de l’UNIL a adressé aux médias un communiqué exprimant sa colère suscitée par les poursuites judiciaires de l’UNIL à leur encontre. Les étudiant·es trouvent injustifiée la poursuite pénale pour la diffusion d’une liste de professeur·es «épinglé·es» pour leurs collaborations académiques israéliennes. Le collectif est «atterré de voir toute l’énergie déployée (par l’UNIL) dans la répression du mouvement, plutôt qu’à faire la lumière sur les partenariats avec des institutions israéliennes qui violent le droit international» (24 heures. 15.11.24) Les formations politiques de gauche représentées au Grand Conseil ainsi que les Vert·es vaudois·es critiquent l’action en justice. «L’université a choisi la voie de la criminalisation des étudiant·es plutôt que la reconnaissance du droit fondamental à la désobéissance civile» avance la députée Joëlle Minacci. «Des poursuites nous semblent largement disproportionnées», déclare la présidente des écologistes vaudois, Alice Genoud. (Le Courrier, 18.11.2024)
Le Matin Dimanche et le SonntagsZeitung dévoilent qu’une lettre signée par 80 personnes a été remise à la direction de l’EPFL. Ayant pour titre «Extrémisme potentiel et enseignement tendancieux», la missive détaille pourquoi les étudiant·es et employé·es juif·ves et israélien·nes de l’école «sont de plus en plus déstabilisé·es». Les signataires avancent que «les organisations dites pro-palestiniennes qui agissent actuellement sur le campus de l’EPFL ne sont pas pro-palestiniennes, mais plutôt anti-israéliennes.» Selon Jacques Ehrenfreund, professeur d’études juives à l’Université de Lausanne, il s’agit de « l’expression d’un malaise auquel les autorités doivent répondre, car les questions qui sont posées sont importantes et sérieuses. » La direction de l’EPFL est en train d’analyser la lettre et y répondra prochainement. (Le Courrier, 18.11.2024)
L’UNIL est «désormais encadrée par un dispositif de sécurité renforcé», alors qu’«un événement organisé par l’association étudiante judaïque Shalom de l’EPFL, fortement critiquée par des tracts, a également bénéficié de mesures». (Blick, 17.11.24) «L’ambiance est actuellement plutôt calme», affirme la porte-parole de l’EPFL Corinne Feuz. Mais «[l]a haute école confirme néanmoins qu’il y a eu quelques incidents et reste en état de veille. Des stickers apparaissent régulièrement, mais sont systématiquement enlevés. » (Watson, 17.11.2024)
Du côté de l’Université de Genève, la direction déclare que «la liberté d’expression est un principe fondamental […] mais elle est limitée par des directives claires. Nous rejetons toute forme d’incitation à la violence, de discrimination, d’islamophobie et d’antisémitisme» (Le Matin Dimanche, 17.11.24).
Le semaine dernière, l’Université genevoise accueillait la Semaine des droits humains, durant laquelle des expert·es ont dressé un état des lieux préoccupant des libertés d’expression et d’association, en Suisse et dans le monde. «En restreignant les droits des jeunes à propos de la Palestine, c’est toute une génération qui se sent moins écoutée et dans l’incapacité de trouver sa voie dans la démocratie actuelle», a critiqué la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la liberté de réunion et d’association pacifiques, Gina Romero, dans le cadre de l’évènement. Le journaliste du Courrier Maude Jaquet écrit :«Rien qu’à Genève, l’évacuation policière d’Uni-Mail et les arguties administratives liées aux demandes d’autorisation de manifester témoignent d’un climat de défiance grandissant des autorités envers la société civile. L’avocat genevois Olivier Peter, spécialiste du droit international public, estime que cette «position hypocrite» promeut un double standard. «On utilise les droits fondamentaux dans certains cas pour mieux les dénier dans d’autres. Et force est de constater que lorsqu’un sujet, comme la Palestine, crispe une certaine majorité, on restreint le droit de s’exprimer.»(Le Courrier, 18.11.2024)
La libre circulation des étudiant·es et les taxes d’études
Marcus Dieth, président du gouvernement (Landaman) d’Argovie (Centre) et président des gouvernments cantonaux, estime que la Suisse s’engage dans les négociations en cours avec l’Union européenne autour des relations bilatérales «plus fermement et plus intelligemment» qu’avant. L’idée que l’UE puisse étendre la libre circulation des personnes aux étudiant·es en contrepartie d’une clause de sauvegarde ne l’effraie pas. «Nous connaissons déjà une clause de sauvegarde indirecte pour les étudiant·es», dit-il, puisque les restrictions d’admission autorisées aujourd’hui font que la proportion d’étudiant·s étrangers·ères, tous niveaux confondus, est actuellement d’environ 17%. Marcus Dieth part du principe que les étudiant·es étrangers·ères continueraient à payer des taxes d’études, mais probablement pas plus que les Suisses.
«Nous avons besoin de plus de temps pour réfléchir»
A l’occasion du 169ème anniversaire de l’EPFZ, son recteur Günther Dissertori a présenté un nouveau paquet de réformes.
Si l’ETH doit fournir des solutions fondées dans ce monde accéléré, il faut absolument du temps pour réfléchir et «du calme dans la tête», a déclaré le recteur. C’est pourquoi il a présenté un nouveau paquet de réformes qui doit justement offrir davantage de cela aux étudiants. Concrètement, cela signifie que la session d’examens est déplacée de la fin des vacances d’été au début. Le recteur de l’EPFZ a expliqué que cela permettrait de consacrer plus de temps aux activités telles que les stages dans l’industrie, les écoles d’été et le développement personnel. L’objectif de cette réforme est «que nos étudiants n’accumulent pas seulement des connaissances. Mais qu’ils les utilisent dans la société et les mettent en pratique. Pour la société».
Par rapport aux ponts avec la société, la création d’une School of Public Policy est prévue, chapeautée par l’ancien chancelier fédéral et diplômé de l’EPFZ Walter Turnherr, qui a comme objectif de renforcer le dialogue [du monde académique] avec la politique.
Quant au triplement des taxes d’études décidé par la politique, le président de l’EPFZ Joël Mesot avance: «Je ne sais pas ce qu’aurait été la situation du jeune Albert Rösti de Kandersteg [le Conseiller fédéral présent dans la salle] si les taxes d’études avaient été trois ou quatre fois plus élevées à l’époque. Je peux en tout cas vous dire que le gruérien Joël Mesot n’aurait pas pu s’inscrire à l’EPF».
L’Unil dans les médias
Le recteur de l’Université de Lausanne renonce à un deuxième mandat
«Frédéric Herman a communiqué sa décision mercredi dans un email adressé au personnel de l’UNIL, révèle ce vendredi la RTS. Il quittera ses fonctions en juillet 2026 pour se consacrer à de nouveaux projets scientifiques.»
Revue de presse UNIL 18 novembre 2024
15Nov2024
Politique des hautes écoles
Le projet d’ordonnance sur l’assurance de la qualité en matière d’intégrité scientifique
«Dans sa séance du 8 novembre 2024, le Conseil des hautes écoles a pris connaissance des résultats de la consultation. Il a édicté l’ordonnance sur l’assurance de la qualité en matière d’intégrité scientifique et en a fixé la mise en vigueur au 1er janvier 2025. Il a élu le professeur Ed Constable en tant que président du Conseil pour l’intégrité scientifique.»
Un record d’inscriptions à l’UNIGE
A l’Université de Genève, «3068 débutant-es de bachelor ont rejoint l’UNIGE en septembre dernier et 1104 nouveaux/elles entrant-es ont opté pour une des filières de master proposées par l’institution, soit, respectivement, une augmentation de +13,3% et +19,4% par rapport à 2023.»
«Nous étions accoutumé-es à une augmentation régulière des effectifs depuis la fin des années 2000. Désormais [depuis la pandemie en 2020] chaque rentrée amène son lot de surprises», affirme Véronique Produit du Bureau des données institutionnelles et décisionnelles. «Ce chamboulement pourrait indiquer une modification des habitudes du corps estudiantin à l’échelle globale, les possibilités de mobilité académique s’étant accrues depuis la fin de la pandémie.»
L’ESA débarque en Suisse
«L’Agence spatiale européenne (ESA) a un nouveau point de rattachement en Suisse: l’European Space Deep-Tech Innovation Centre ESDI a été lancé en collaboration avec l’Institut Paul Scherrer PSI.»
«L’université devrait offrir un foyer à qui refuse aussi bien la vie économique que l’activisme politique»
Alors que l’université vit dans l’idéal humaniste universel de l’éducation, elle est pourtant un lieu de contradiction entre la théorie et la pratique, autant qu’entre le savoir et sa révision. L’auteur de l’article, Konstantin Sakkas, philosophe et historien, oppose deux visions du rôle de l’université : d’un coté la position «traditionnellement considérée comme néolibérale» d’être favorable à la réforme de Bologne, avec plus de normativité, standardisation et pression sur les performances ou de l’autre coté voir l’université comme une tour d’ivoire, dans laquelle on «réfléchit à la chose», sans forcément arriver à quelque chose.
L’auteur répond au commentaire de l’historien Christian Marty qui avait récemment formulé, par rapport à une récente publication sur l’oeuvre du philosophe Theodor Adorno, une critique de la vision «Bologne» dans la NZZ :
«Si l’université veut être plus qu’un simple lieu de formation, elle doit s’efforcer de former un état d’esprit qui ne se limite pas à la transmission de simples compétences utilisables professionnellement. [Theodor] Adorno a montré que l’université devrait s’occuper de l’éducation de citoyens qui se tiennent toujours à une certaine distance du monde. Il s’agit d’éduquer des personnes qui ne se soumettent ni ne se subordonnent aux pouvoirs en place, mais qui pensent contre eux et au-delà d’eux.»
Pour l’auteur invité de la NZZ Konstantin Sakkas, «ce prétendu plaidoyer [de Christian Marty] contre la fonctionnalisation et l’instrumentalisation du savoir et de la science comporte une auto-contradiction : car si le contre-projet à la préparation au métier s’appelle formation à l’idéologie et à la résistance, cet objectif est lui aussi orienté vers un but ; on doit étudier sans système pour pouvoir ensuite renverser le système (et donc en créer un nouveau).»
Pour l’auteur, l’université devrait offrir un foyer à qui refuse aussi bien la vie économique que l’activisme politique. Il serait nécessaire d’adopter des réglementations aussi larges que possible concernant le temps d’études, ainsi que de promouvoir les carrières situées en dessous du niveau professoral. «La vraie liberté autorise aussi la recherche, la volonté de ne pas se fixer, le spleen des étudiants de longue durée.»
Les hôpitaux universitaires suisses sous forte pression financière
«La situation financière des hôpitaux universitaires est extrêmement difficile et la population pourrait en pâtir, ont indiqué leurs responsables jeudi à Berne. Des investissements sont nécessaires, mais leur financement n’est pas garanti. […] Les responsables ont également souligné la grande importance des cinq hôpitaux universitaires pour la recherche médicale.» (RTS)
Sur la question si 5 hôpitaux universitaires sont nécessaires, le directeur des hôpitaux universitaires bâloises Werner Kübler estime que cela n’a pas de sens de déplacer les infrastructures. Il s’agit plutôt de bien se positionner au niveau national et de travailler ensemble. «Il n’est pas nécessaire que chaque hôpital universitaire soit le leader absolu en ophtalmologie ou en cardiologie. La concurrence entre les hôpitaux universitaires est un thème des 20 dernières années. Aujourd’hui, nous pensons l’avenir différemment.» (SRF)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 novembre 2024
Langage inclusif par Suzette Sandoz
Susette fait un billet humoristique sur les 43 pages du guide pour une communication inclusive à l’UNIL.
14Nov2024
Politique des hautes écoles
Genève : «La hausse des taxes universitaires prônée par l’UDC cale en commission»
Un projet de loi proposé par l’UDC pour faire passer les taxes à 1500 francs par semestre pour les étudiants étrangers a été refusé par toutes les autres formations, soit par onze voix contre deux. «Sauf surprise en plénière en décembre ou janvier, son sort est scellé.»
Les chercheurs suisses peuvent à nouveau prétendre à des bourses de l’UE
Dans le cadre des négociations en cours entre la Suisse et l’UE, «la Commission européenne a décidé que [les chercheur·euses suisses] auront accès dès ce mercredi aux Proof of Concept Grants du Conseil européen de la recherche (ERC)». Cette décision est un « signe clair de bonne volonté («goodwill»)» de la part de la Commission européenne dans les négociations en cours, allant au-delà de ses engagements antérieurs, a noté le ERC.
«La possibilité de postuler à de nouveaux appels d’offres du programme de recherche Horizon Europe de l’UE est une chance unique de débloquer le potentiel commercial ou social pour des travaux innovants», a écrit le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation.
Open Access Monitoring 2022 du FNS : nouvelle progression et forte demande de financements de publications
«En 2022, les projets de recherche soutenus par le FNS ont produit 15 709 publications scientifiques, soit environ 2000 de plus que l’année précédente. 81 % d’entre elles sont en libre accès (Open Access, OA), un taux en hausse de quatre points de pourcentage par rapport à 2021 et qui a doublé au cours des dix dernières années. […] Ces chiffres montrent que l’Open Access, dont la proportion s’est désormais établie à un niveau élevé, est devenu la règle dans le système scientifique.»
L’ETHZ n’offrira pas plus de places pour son bachelor en médecine
Les études de médecine de l’ETHZ ne se développeront pas pour le moment, car le financement prévu «n’est actuellement pas encore réglé». En effet, la Confédération a demandé à l’ETHZ qu’elle économise 50 millions de francs l’année prochaine.
Depuis sept ans, l’ETHZ propose des études de médecine humaine. Elles se distinguent de celles de l’université de Zurich, en encourageant par exemple les compétences numériques spécifiques. L’institution offre 100 places pour ce bachelor de 3 ans, alors que le directeur des études Jörg Goldhahn déclarait il y a un an: « Nous avons environ trois fois plus de candidatures pour ces places.»
L’ETHZ souhaite tout de même poursuivre son objectif d’extension du bachelor en médecine, mais «attend des décisions à venir» déclare Christian Wolfrum, vice-président de la recherche à l’ETHZ. Une éventuelle redistribution des fonds avec lesquels la Confédération soutient les universités suisses pourrait aider. La Confédération devrait prendre une décision à ce sujet d’ici la fin de l’année.
L’Unil dans les médias
«L’Université de Lausanne a saisi la justice après les mobilisations propalestiniennes»
Alors que de nouveaux tags propalestiniens ont été découverts mercredi 13 novembre sur des bâtiments de l’UNIL, la RTS révèle que l’institution a effectué, le 13 juin dernier, une dénonciation pénale, déposant de multiples plaintes suite aux actions pro-palestiniennes de ses étudiants en mai dernier. «En cause: la publication d’une liste de professeurs en lien avec des universités israéliennes et des dommages à la propriété» (Le Temps).
Du côté des autres universités romandes, l’Université de Fribourg a également saisi la justice, l’Université de Neuchâtel et l’EPFL n’ont déposé aucune plainte, tandis que l’Université de Genève a retiré sa plainte initialement déposée.
Revue de presse UNIL 14 novembre 2024
13Nov2024
Politique des hautes écoles
«La politique zurichoise exigent plus de transparence de la part des professeur·es d’université»
Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, la Commission de formation du canton de Zurich aimerait que les professeur·es soient tenu·es de publier leurs participations dans des entreprises. La proposition étant difficile à mettre en œuvre sur le plan juridique, les politiques étudient actuellement des solutions qui pourraient être mises en place. Depuis 8 ans, un registre où les professeur·es doivent déclarer leurs activités annexes, leurs fonctions publiques ou leurs activités indépendantes existe à l’Université de Zurich. Toutefois, les participations dans des entreprises n’y figurent pas.
Contactée par le journal, l’Université de Zurich dit ne pas voir la nécessité d’agir, arguant que rien n’indique une mauvaise tenue possible du registre. Par ailleurs, un·e professeur·e doit se récuser en cas de conflit d’intérêts dans la pratique de son activité professionnelle.
«Une initiative veut interdire l’usage de l’écriture inclusive par la Ville de Zurich»
L’astérisque de genre («*») est utilisée par la ville de Zurich depuis 2022. Mais un comité interpartis souhaite l’interdire. La population zurichoise est appelée à voter ce 24 novembre. Il s’agit de «la première votation populaire sur l’usage de l’écriture inclusive dans l’administration» (RTS). Le comité d’initiative accuse la ville d’une «politisation» de la langue, alors que les opposant·es dénoncent une exclusion.
La ville de Zurich est l’une des premières de Suisse à avoir inscrit l’étoile du genre dans son règlement. Cependant, cela concerne uniquement la manière dont les autorités municipales communiquent par écrit avec la population zurichoise. Dans les écoles et les universités du canton, l’utilisation de signes linguistiques sensibles au genre n’est pas imposée. «L’Université de Zurich laisse les étudiant·es libres d’utiliser la graphie qu’ils souhaitent, pour autant qu’elle soit adaptée au destinataire et uniforme» (Blick).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 novembre 2024
12Nov2024
Politique des hautes écoles
L’UNIFR supprime la préférence cantonale du Master de médecine malgré la pénurie de praticiens
L’Université de Fribourg a mis fin à sa politique de préférence cantonale pour le master en médecine, qui prévalait depuis la création du cursus en 2019. Sept personnes devront quitter le canton et poursuivre leur cursus à Bâle ou Zurich l’année prochaine, manque de partenariat avec les universités de Lausanne et Genève, et ce départ suscite des critiques politiques sur fond de pénurie de médecins.
D’après Simon Zurich, député socialiste au Grand Conseil fribourgeois, il faut rapidement augmenter le nombre de places de formation en Master. Mais pour cela, il faut également davantage de places de stage dans les hôpitaux, ce qui est seulement possible avec l’appui d’autres cantons. Le conseiller d’Etat valaisan Mathias Reynard a d’ores et déjà fait part de son intérêt.
«La Suisse se dote d’un centre de compétence pour l’intégrité scientifique»
La Conférence suisse des hautes écoles a validé la création d’un Centre suisse de compétence en matière d’intégrité scientifique (CSCIS). Elle adopte ainsi l’ordonnance sur l’assurance de la qualité en matière d’intégrité scientifique.
Dès 2026, «le CSCIS conseillera, mais ne mènera pas d’enquête et ne prononcera pas de sanctions; comme auparavant, les hautes écoles prendront elles-mêmes d’éventuelles mesures à l’encontre de chercheurs et chercheuses en cas de comportement incorrect.» Toutefois, le CSCIS récoltera des données relatives à l’intégrité scientifique qui permettront ainsi d’avoir un aperçu global de la situation en Suisse et de procéder à une comparaison à l’échelle internationale.
«La recherche suisse n’échappe pas au phénomène grandissant des retraits d’articles scientifiques»
La RTS a analysé la base de données Retraction Watch, et en ressort que «l’explosion des rétractations, ou retraits, d’articles scientifiques est une réalité grandissante dans la recherche suisse».
L’article met principalement en évidence les éléments suivants :
- «le nombre de rétractations de papiers scientifiques dans le monde suit une courbe exponentielle depuis le début des années 2000» et la Suisse «suit une courbe similaire à la moyenne mondiale»
- un total de 304 rétractations ont eu lieu en Suisse depuis 1991, et trois-quarts de ces rétractations ont eu lieu depuis 2015
- «près de la moitié du corpus concernent des recherches liées à la santé ou à la médecine», un domaine qui «repose sur des modes d’administration de la preuve scientifique qui sont historiquement faciles à fausser et difficiles à invalider»
- «on compte notamment 105 papiers avec des erreurs avérées (dans les données, dans les images, dans l’analyse) et 90 cas où le travail des scientifiques suscite des questions. On retrouve aussi 28 cas de plagiats ainsi que 18 falsifications.»
Pour Andreas Mortensen, vice-président associé pour la recherche de l’EPFL, l’augmentation des rétractations de travaux suisses n’est en aucun cas un problème. «J’estime que cette augmentation témoigne surtout d’un accroissement de la rigueur en matière de publication scientifique.» Katharina Froom, rectrice de l’Université de Fribourg, abonde dans le même sens. Elle note également que la hausse des publications observée ces dernières années induit aussi mécaniquement une hausse des rétractations.
Pour Andreas Mortensen, un renforcement des protocoles de vérification des résultats avant publication serait un «coût en travail et ralentissement bien supérieur au gain en rigueur». Katharina Froom, pour sa part, souligne que la résolution de cette question ne peut se faire que par le biais d’une coopération internationale.
Les Académies suisses des sciences s’inquiètent des coupes envisagées dans le domaine scientifique
Yves Flückiger, président des Académies suisses des sciences, s’inquiète des coupes envisagées dans le domaine scientifique présentées par le Conseil fédéral le 20 septembre 2024. Elles auraient un impact néfaste sur la compétitivité de la Suisse dans la recherche et éloigneraient la Suisse des autres milieux académiques internationaux, en particulier en l’absence d’association au programme de recherche Horizon Europe. En revanche, le rapport rédigé par Mario Draghi pour l’UE préconise un investissement considérable dans la recherche, avec un budget annuel de 800 milliards d’euros.
Les Académies suisses des sciences redoutent en particulier la réduction préconisée de 10% des fonds attribués au FNS afin de prioriser les programmes de recherche appliquée au détriment de la recherche fondamentale «non liée». Dans un registre voisin, elles critiquent également l’augmentation des taxes d’études pour les étudiant·es étranger·ères, qui pourraient décourager l’arrivée de talents internationaux.
Les Académies se réjouissent toutefois du rejet de certaines propositions, comme la suppression des subventions destinées aux infrastructures cantonales de recherche et d’enseignement.
En études, l’ailleurs, forcément meilleur!
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, estime que les étudiant-es suisses ne profitent pas assez souvent de l’offre en mobilité étudiante. «Mais l’ailleurs est-il meilleur? A cette question normative, je serais tentée de répondre dans le même registre: oui, toujours! Il ne s’agit pas de dire que l’herbe est plus verte chez le voisin, car il n’y a là aucune opposition, mais une addition – pour la vie!»
L’Unil dans les médias
Durabilité dans les hautes écoles suisses : l’UNIL en tête de peloton selon le WWF
«Le WWF University Rating 2024, tout récemment publié, fait le point sur l’engagement des hautes écoles suisses en matière de durabilité. Les réalisations de l’UNIL sortent du lot, même s’il reste encore beaucoup à faire.»
Revue de presse UNIL 12 novembre 2024
11Nov2024
Politique des hautes écoles
L’expérimentation animale va à nouveau faire l’objet d’un vote
«Le rejet à 79% de l’interdiction des expériences sur les animaux en février 2022 n’a pas découragé la Communauté d’intérêts Initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale CH. Celle-ci dépose en effet ce lundi à Berne un nouveau texte sur ce même thème.» La nouvelle initiative s’appelle «Pour un avenir sans expériences sur les animaux».
Le FNS met en garde contre les conséquences d’une telle interdiction: elle affaiblirait la recherche et les expérimentations animales pourraient être délocalisées à l’étranger, où la législation est souvent moins stricte.
Les remèdes des étudiant-es à la pénurie de médecins
Dans une lettre au rectorat de l’Université de Lausanne, les futurs médecins de l’Association des étudiant-es en médecine à l’UNIL (AEML) se disent préoccupés par le manque de relève et la dépendance aux professionnels formés à l’étranger. Les futurs médecins regrettent un trop petit nombre de places d’études à partir de la deuxième année et réclament davantage de variété dans les stages, en particulier chez des généralistes.
Président de l’assemblée des délégués de la Société vaudoise de médecine (SVM), le Dr Paul Wiesel comprend et soutient la démarche de l’AEML.
Manifestation des étudiant·es de l’EPFZ et remise d’une pétition de 1300 signatures à la direction
La pétition «WeAreShocked», lancée à l’EPFZ suite à l’inaction de l’institution pour des cas de mobbing, harcèlement et discrimination a récolté plus de 1300 signatures et a été remise vendredi dans les mains de deux représentants de la direction lors d’une manifestation réunissant une centaine d’étudiant·es et chercheur·euses. Elle demande à l’institution de prendre ses responsabilités, en agissant rapidement.
Voici quelques revendications de la pétition citées dans l’article du Tages-Anzeiger :
- la création d’un système de signalement anonyme et externe
- un suivi annuel des cas de harcèlement
- un fonds pour couvrir les frais juridiques des victimes
- une publication des taux de réussite des doctorants ainsi que des motifs en cas d’abandon d’une thèse
«Nous avons le même objectif», a déclaré Stefan Spiegel, vice-président Finances et controlling de l’EPFZ, en recevant la pétition. Il a également remercié les organisatrices. Interrogée par le 19h30, Julia Dannath, vice-présidente Développement personnel et leadership, a pourtant contesté les accusations. Elle affirme que l’institution «a déjà pris des mesures nécessaires» et que «les procédés auraient déjà changé». Elle réfute également ces accusations dans les colonnes de la Neue Zürcher Zeitung.
Un critique principale de la pétition porte notamment sur le fait que l’université n’agit pas en cas d’informations anonymes. Pour les auteur·es de la pétition, les procédures des universités de Lucerne et du Contrôle fédéral des finances (CDF) seraient des bons exemples à suivre. Dans les deux institutions, révèle la Neue Zürcher Zeitung, des informations anonymes sur des dysfonctionnements ne seraient pas une raison pour ne pas enquêter sur ces signaux en présence d’indices suffisants. Interrogée, Julia Dannath dit qu’elle est ouverte à cette idée.
Lukas Rich, avocat spécialisé en droit administratif public, soutient l’EPFZ (Aargauer Zeitung) dans sa démarche actuelle. L’homme de loi déclare que « l’EPFZ a déjà mis en place de bons processus internes pour les cas mentionnés ». Il précise également que si l’EPFZ devait sanctionner des professeurs fautifs, les victimes n’auraient d’autre choix que de révéler leur identité. Une fois l’identité levée, les sanctions de l’institution envers le·a professeur·e concerné·e peuvent aller de la réduction de salaire au licenciement. En 160 ans, l’EPFZ n’a licencié qu’une seule professeure, accusée de mobbing.
- égalité – genre
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- racisme
- harcèlement moral – mobbying
- égalité
L’Unil dans les médias
Le campus de Lausanne, «le plus beau de l’Europe»
Dans un entretien, l’enseignant-chercheur et directeur de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Michel Pastoureau avance: «Je suis persuadé qu’il existe des lieux où l’on pense mieux qu’ailleurs, et je pense extrêmement bien au [Jardin du] Luxembourg. N’étant ni téméraire ni aventurier, j’aime la méditation dans une nature domestiquée. C’est ainsi que j’ai découvert que je réfléchissais aussi très bien sur le campus de Lausanne, qui est quand même le plus beau d’Europe.»
Revue de presse UNIL 11 novembre 2024
Politique mémorielle de l’UNIL concernant le titre de doctorat honoris causa de Benito Mussolini
Une double page dans l’édition du weekend du 24 heures se penche sur la politique mémorielle de l’UNIL concernant le titre décerné à Benito Mussolini de doctorat honoris causa. L’article principal révèle que «pendant près de vingt ans, la justice et la police suisses vont [traquer] de manière systématique les opposants potentiels dénoncés par le régime fasciste.»
L’article met également en évidence la tenue du colloque international Présences fascistes en Suisse. Autour du doctorat honoris causa de Benito Mussolini (1937) du 7 au 8 novembre 2024 à l’UNIL.«Le retour de la question du doctorat de Mussolini au cœur de l’Université aura permis un rebond de l’attention» ouvrant de larges champs de recherches. «Longtemps, rares étaient les chercheurs travaillant en Suisse sur le fascisme italien.»
Un deuxième encadré retranscrit une interview avec la responsable du Centre interdisciplinaire de recherche en éthique (CIRE) de l’UNIL, Nadja Eggert. Elle explique «qu’il n’existe pas de base légale qui permette de retirer le titre» et que «Mussolini a été honoré en connaissance de cause». Finalement, elle conclut que «comprendre les mécanismes de 1937, c’est aussi veiller à ne pas les répéter et comprendre le présent.»
La RTS consacre un sujet du 12h45 à l’actualité, donnant la parole à la responsable de l’exposition Olga Canton Caro, ainsi qu’à l’historien Marc Perrenoud.
8Nov2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève étudie la possibilité d’internaliser sa restauration universitaire
«Plusieurs syndicats souhaitent internaliser le service de la cafétéria de l’uni de Genève. Le rectorat dit se pencher sur la question. Trois scénarios concrets ont été esquissés par la Haute Ecole de gestion»
«La méfiance envers la Chine règne aussi dans les universités bâloises»
L’EPF, craignant que des connaissances utilisables à des fins militaires ne tombent entre de mauvaises mains, a récemment restreint les règles d’admission aux études pour les ressortissants de 23 pays «à risque». Dans certains domaines scientifiques, il existe un «risque de transfert illégal de connaissances» ou d’«abus à des fins de propagande , avait déclaré à Tamedia le politologue bâlois et expert de la Chine Ralph Weber. Par ailleurs, «apparemment pas pour des raisons politiques, mais plutôt pour des raisons économiques» que la Haute école des arts de Zurich (ZHDK) a récemment mis fin à sa collaboration avec la Shenzhen International School of Design (SISD) – alors qu’elle avait elle-même cofondé l’institut.
A l’Université de Bâle, il existe actuellement deux coopérations avec des institutions chinoises, dans les sciences de l’environnement ainsi que dans le domaine de l’anglais – et aussi seulement deux chargé-es de cours de nationalité chinoise. L’université n’est «pas très exposée» en matière de coopération avec la Chine, écrit le porte-parole de l’université Matthias Geering. Il faut surtout voir cela en comparaison avec d’autres universités suisses.
L’EPFZ, par exemple, compte un nombre d’étudiant-es chinois-es et de coopérations officielles avec des universités chinoises qui est bien plus élevé qu’à Bâle. Pourtant, «en raison de l’évolution politique en Chine et de la gestion restrictive de la pandémie Covid-19», à Bâle la coopération et les échanges avec ce pays ont «aussi fortement diminué ces dernières années». Par exemple dans le domaine médical. Au niveau individuel, une collaboration avec des scientifiques chinois est possible. Lorsqu’il s’agit de pays tiers, c’est-à-dire de pays qui n’appartiennent ni à l’UE ni à l’espace Schengen, les dossiers de candidature sont examinés individuellement, écrit le porte-parole. On regarde en premier lieu dans quelles universités les personnes ont travaillé ou fait de la recherche auparavant. «Cela ressemble aux contrôles de sécurité effectués à l’EPF». Toutefois, presque tous les domaines de l’EPF peuvent théoriquement être utilisés à des fins militaires, contrairement à l’université de Bâle. De plus, l’ETH, en tant qu’université de pointe mondiale, a un tout autre rayonnement. L’université de Bâle devrait attirer moins de «suspects».
La HES nord-occidentale FHNW , n’entretient pas des collaborations de recherche avec la chine. Cependant, le «China Centre» de la Haute école d’économie offre un cycle de conférences et des tables rondes avec des expert-s de la Chine, des cours de chinois et des programmes d’échanges pour les étudiant-es. Son directeur évoque par ailleurs que des «background checks» sont effectués pour évaluer des collaborations potentielles.
Les étudiant·es de la Haute École de santé Vaud n’échappent pas à la hausse de taxes d’études des HES malgré la pénurie
Des étudiant·es de la Haute École de santé Vaud (HESAV) déplorent la hausse de leurs taxes d’études, malgré la pénurie. La facture semestrielle passera de 500 à 700 francs dès la rentrée académique 2025-2026. «Dans le contexte sanitaire compliqué au niveau cantonal et national, je trouve ça scandaleux. Où sont passées toutes les bonnes intentions de soutien évoquées lors du vote pour des soins infirmiers forts?» réagit un étudiant dans les colonnes du 24 heures.
Cette décision s’inscrit dans la hausse des écolages de toutes les HES suisses annoncée en octobre dernier. Elle vient donc du comité gouvernemental, l’organe de pilotage stratégique de la HES-SO. Christophe Darbellay, président du comité et conseiller d’État valaisan, rappelle que la formation d’un étudiant coûte entre 20’000 et 30’000 francs. La taxe est donc une «contribution raisonnable» sachant que «les subventions cantonales et fédérales contribuent à plus de 95% aux coûts des études au sein d’une haute école».
«Des données pour mieux cibler notre formation»
Unisanté a publié les résultats principaux d’une enquête (en cours de publication) mené l’hiver passé auprès des 396 médecins formé-es depuis 2011 à la Policlinique médicale universitaire (PMU)/Unisanté.
Un des résultats est que 18 % des 150 personnes dorénavant installées en pratique ambulatoire ont déclarés s’être formés en médecine manuelle ou en médecine psychosomatique psychosociale et 7 % ont suivi une autre formation, telle que la médecine d’urgence, la médecine de l’addiction ou l’acupuncture. «Le fait qu’un quart de nos collègues décident d’acquérir au terme de leur cursus d’autres compétences devrait nous inciter à inclure ces disciplines attractives plus tôt dans la formation», estiment les auteurs-rices de cet éditorial, dont le directeur d’Unisanté.
Suisse-UE: le Conseil fédéral vise une association à Erasmus+ dès 2027 et des taxes d’études plus basses contre un levier sur l’immigration
Le 6 novembre, le Conseil fédéral a discuté de l’état des négociations avec l’Union européenne (UE) et des travaux de mise en œuvre interne du paquet. Pour la plupart des dossiers, les négociations sont bien avancées. Le Conseil fédéral a également «pris une décision de principe concernant l’association de la Suisse au programme de l’UE Erasmus+ : il vise une association à ce programme à partir de 2027 et soumettra la décision de financement au Parlement dans le cadre du message sur le paquet global. Parallèlement, un système national de mise en œuvre doit être mis en place et les acteurs de l’éducation sont encouragés à se préparer.»
Dans un post sur X, le Fonds National Suisse (FNS) «salue l’avancée des négociations avec l’UE » et «espère que la Suisse bénéficiera bientôt à nouveau d’une association complète au programme de recherche HorizonEurope».
Le Tages-Anzeiger révèle quant à lui que le Conseil fédéral aurait discuté mercredi également d’une éventuelle « concessions croisées » (c.-à-d. issues de deux domaines différents) concernant les taxes d’études et l’immigration. La Suisse baisserait les taxes d’études des étudiant·es de l’UE au même prix que celles des autochtones, dans le but d’obtenir de l’UE des concessions sur la libre circulation des personnes, une sorte de « clause de sauvegarde » en matière d’immigration. Le média révèle que les cantons universitaires suisses se montreraient sceptiques face à cette proposition. En plus d’annuler la décision du Parlement en septembre dernier sur le triplement des taxes d’études des EPF elle impliquerait un manque d’argent aux universités et cantons, et empêcherait une régulation du nombre croissant d’étudiant·es étranger·ères.
«Mark Thomson deviendra le nouveau directeur général du CERN»
Ce 6 novembre, le Conseil du CERN a choisi le physicien britannique Mark Thomson comme prochain directeur général, pour un mandat de 5 ans. Mark Thomson est actuellement président exécutif du Science and Technology Facilities Council au Royaume-Uni, une agence gouvernementale chargée de mener des recherches en astronomie, en physique et en sciences de l’espace. Il est également titulaire d’une chaire de physique des particules expérimentales à l’Université de Cambridge. Auteur prolifique de publications, le scientifique a déjà assumé des fonctions de direction et de surveillance dans le domaine de la recherche au niveau national et international, y compris en étant délégué au Conseil du CERN pour le Royaume-Uni depuis 2018.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2024
«L’Université de Lausanne se penche sur l’honoris causa de Mussolini»
«L’Université de Lausanne propose une exposition analysant l’attribution controversée en 1937 d’un doctorat honoris causa à Benito Mussolini, le leader fasciste italien. «Docteur Mussolini, un passé sensible» est à découvrir du 13 novembre au 21 septembre 2025 à l’Anthropôle.»
«En 2022, la direction de l’alma mater condamne la remise de ce titre et affirme qu’en 1937 l’UNIL a failli à sa mission et aux valeurs académiques fondées sur le respect de l’individu et la liberté de pensée. Si elle n’entre pas en matière sur le retrait du titre, l’UNIL a décidé d’entreprendre des recherches historiques et des actions mémorielles. [L’exposition] aborde la question du mémoriel de manière large, tout en rendant visible et en interrogeant le passé sensible de l’institution académique.»
7Nov2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2024
6Nov2024
Politique des hautes écoles
L’EPFZ accusée de discrimination envers les étudiant·es chinois·es
Fin octobre dernier, l’ETH de Zurich a renforcé ses règles d’admission en raison de suspicions d’espionnage mais aussi pour être conforme avec les sanctions imposés à 23 pays par l’ONU. Selon l’émission de la SFR, l’EPFZ doit tenir compte de ces sanctions, sinon elle risque d’enfreindre des dispositions légales. Dorénavant, l’institution soumettra les candidatures à partir du master à un contrôle de sécurité qui comprend 4 critères. Toutefois, les étudiant·es chinois·es remplissent généralement au moins 2 des critères, ce qui implique un risque de refus élevé. De ce fait, et de part l’importante population de l’ETHZ d’origine chinoise (en 2023, 1362 d’entre eux·elles ont étudié et obtenu leur doctorat auprès de l’institution), de nombreux reproches ont circulé, par exemple sur la plateforme Reddit ou sur des affiches placardées la semaine dernière dans les bâtiments de l’université.
Dans le Tagesanzeiger (05.11.2024), l’ambassade de Chine à Berne se dit «choquée» par cette nouvelle. «Nous espérons que l’EPFZ corrigera ses mauvaises pratiques le plus rapidement possible». L’ambassade écrit qu’elle continuera toutefois à s’engager pour la coopération scientifique entre la Suisse et la Chine.
Un jeune étudiant interrogé par le média affirme que «les Chinois ont assez vite le sentiment d’être victimes d’insultes racistes. Mais ce n’est pas le cas des règles de l’EPFZ, car elles concernent aussi d’autres pays. Malgré tout, le changement provoque de la colère et de la peur».
Un jeune étudiant interrogé par le média affirme que «les Chinois ont assez vite le sentiment d’être victimes d’insultes racistes. Mais ce n’est pas le cas des règles de l’EPFZ, car elles concernent aussi d’autres pays. Malgré tout, le changement provoque de la colère et de la peur».
Dans le Tagesanzeiger (05.11.2024) toujours, l’EPFZ qualifie ces reproches de déplacées. Elle «n’exclut personne sur la base de la nationalité». Chaque candidature est examinée individuellement. Le service de presse de l’institution affirme également que les autres universités du pays «saluent sa transparence à propos de ces nouvelles modalités».
La Berner Zeitung (06.11.2024) indique que l’Université de Berne renonce aux contrôles de sécurité pour les étudiant-es chinois-es. L’Université comporte toutefois quelques domaines qui pourraient nécessiter une surveillance plus accrue, comme l’institut de physique ou celui sur la recherche spatiale. Interrogée à ce sujet, la direction de l’Université ne précise pas si elle jugerait nécessaire de mieux protéger ces cibles potentielles d’espionnage ou non. La Haute école spécialisée bernoise (BFH) n’a pas non plus de tel dispositif de sécurité spécifique.
Deux étudiantes accusent l’Université de Bâle de ne pas les avoir protégées contre le harcèlement de leurs professeurs
Après avoir quitté l’université, deux anciennes étudiantes ont porté plainte pour harcèlement sexuel à l’encontre de leurs professeurs respectifs en 2018 et 2019 . Elles accusent aujourd’hui l’Université bâloise d’avoir protégé les auteurs des actes, sans avoir protégé les victimes. Elles n’ont pas eu accès aux dossiers et rapports d’enquêtes, ou seulement contre signature d’un engagement de confidentialité.
La première étudiante était dépendante de son professeur car il était responsable de l’évaluation de son travail de master. Il lui a également proposé une place de doctorante par la suite, que la jeune femme a accepté, espérant faire une carrière académique. Un rapport d’enquête, tenu secret jusqu’à aujourd’hui, montre que le professeur aurait abusé de son pouvoir, en profitant de sa position de directeur de thèse pour la « persuader d’avoir des relations sexuelles ». La SRF a exigé le rapport dès 2020, se référant à la loi sur la transparence. L’université de Bâle s’y est d’abord opposée, jusqu’à cas ce que la cour d’appel de Bâle-Ville statue en faveur de la SRF.
L’autre étudiante aurait subi un sort similaire. Le professeur dont elle était l’assistante aurait cherché des rapprochements physiques et fait des propositions indécentes. Après avoir porté plainte, elle n’a pu avoir accès à son dossier seulement après signature d’un engagement de confidentialité.
Les deux professeurs auraient à ce jour reçu des avertissements de l’Université de Bâle, ainsi que des menaces de licenciements en cas de récidive.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2024
5Nov2024
Politique des hautes écoles
Rejet de la demande d’assistance personnelle d’un étudiant handicapé de l’EPFZ
Le Tribunal fédéral a rejeté la demande d’assistance personnelle d’un étudiant handicapé de l’EPF de Zurich. Celui-ci avait déposé une demande de compensation des désavantages liés à son handicap : une assistance personnelle à hauteur de 20% devait lui être financée pour les travaux administratifs et techniques, soit pour collecter, organiser et imprimer des documents de cours.
Le Tribunal fédéral a conclu que les travaux pour lesquels le requérant recevrait un soutien contribueraient également à la réussite de ses études. Selon lui, la capacité à s’orienter dans un cursus donné est une compétence clé des diplômés universitaires. Les compétences requises du cursus en question (sciences de l’environnement) comprennent la capacité à collecter des informations et des données pour comprendre les problèmes et la compétence à utiliser ces informations. Une telle assistance diminuerait de manière inadmissible les exigences des études.
La question de savoir si l’école supérieure doit prendre en charge certains frais de logement liés aux séminaires est renvoyée au Tribunal administratif fédéral.
Nouveau bâtiment prévu à l’EPFL
D’un coût avoisinant les 200 millions de francs, l’Advanced Science Building sera mis à l’enquête en 2025, avant une phase de construction qui s’étendra de 2026 à 2029. Ce bâtiment est conçu pour des instruments de recherche si sensibles qu’ils doivent être comme coupés du monde et sera construit sur le campus de l’EPFL à Ecublens.