- 04.02.2025 Revue de presse UNIL
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4Fév2025
3Fév2025
Politique des hautes écoles
Le Valais veut sa propre université
Le Valais souhaite se doter de son université à l’horizon 2027. L’idée consiste à transformer l’actuelle Fondation UniDistance Suisse, qui existe depuis 1992, en Université du Valais. La future université fournira, comme aujourd’hui, une formation à distance. Le Conseil d’état vient de mettre en consultation un avant-projet de loi sur l’Université du Valais.
Gel temporaire des financements fédéraux américains pour la recherche suisse
Donald Trump a décrété un gel temporaire des financements fédéraux américains durant 90 jours, afin de vérifier la conformité des programmes avec sa volonté politique. Sont concernés la Confédération, les ONGs ainsi que les universités. Le Fonds national suisse (FNS) affirme que les États-Unis sont le principal partenaire de la Suisse dans le domaine de la recherche. Selon les informations de la RTS, «les programmes de recherche touchant à la diversité, à l’équité et à l’inclusion, comme les études de genre et les recherches sur les personnes transgenres, sont particulièrement concernés par cette pause. Les projets en lien avec les politiques environnementales et les technologies vertes sont également dans le viseur.»
L’UNIL passe actuellement en revue ses programmes de recherche. Elle a envoyé jeudi dernier un mail à ses chercheur·euses, afin de recenser les projets concernés par des fonds fédéraux américains, dans le but de se préparer à cette nouvelle donne.
Le vice-recteur de l’Université de Genève Sébastien Castelltort annonce qu’aucune suspension n’est annoncée à Genève pour le moment. «Nous avons quelques projets qui pourraient être concernés, notamment dans le domaine de la santé», précise-t-il. «Nous avons énormément de collaborations, qui ne passent pas forcément par des moyens financiers, mais des voyages ou des échanges. C’est donc clair qu’il y a une instabilité qui n’est pas du tout favorable à la recherche pour l’instant», conclut-il.
«Le gouvernement américain ne respecte apparemment pas la liberté de la science», affrime de son côté Balthasar Glättli, conseiller national (les Vert·e·s, ZU).
#MINTfluencers
Les journalistes du Forum interviewent Chloé Carrière « Galactic Chloé », créatrice de contenu scientifique et ingénieure aérospatiale. Son projet
#MINTfluencers souhaite encourager et coacher les influenceuses dans le domaine de la vulgarisation scientifique.
«L’EPFZ durcit ses conditions d’admission afin de lutter contre l’espionnage»
Comme le rapportait en décembre dernier une enquête de SWI swissinfo.ch, le durcissement des conditions d’admission de l’ETHZ afin de lutter contre l’espionnage suscitent la peur et la colère d’étudiant·es chinois·es.
L’ETHZ avait dévoilé, fin octobre, les contrôles de sécurité qui seraient dorénavant effectués sur les candidatures d’étudiant·es étranger·ères de certains pays. Afin de respecter la loi fédérale suisse sur le contrôle des biens à double usage, des biens militaires spécifiques et des biens stratégiques et la loi fédérale sur l’application des sanctions internationales, «l’institution est tenue de minimiser le risque de fuite de technologies et de connaissances susceptibles d’être utilisées à des fins militaires vers des pays faisant l’objet de sanctions internationales».
Le contrôle de sécurité de l’institut est basé sur quatre critères : le pays d’origine, la provenance d’un établissement présentant un risque pour la sécurité, les financements par le biais d’une bourse d’un pays sanctionné ou de sources douteuses, le domaine d’études. Le premier critère est le plus controversé : «Nous ne savons pas comment l’EPFZ définit la ‘biographie’», déclare un étudiant chinois. «En outre, tous les candidats d’une liste de 17 établissements d’enseignement chinois, 16 russes et 7 iraniens qui sont considérés comme un « risque pour la sécurité » doivent faire l’objet d’un contrôle.»
Presque tous les domaines d’études de l’ETHZ sont concernés, du fait qu’ils puissent également être utilisés à des fins militaires.
Le nombre d’étudiants chinois a augmenté fortement ces dernières années : entre 2010 et 2023, ce nombre est passé de 271 à 1362 à l’ETHZ, et de 139 à 598 à l’EPFL. Pourtant, le taux d’acceptation des candidat·es chinois·es aux masters de l’EPFL a considérablement diminué au cours de ces années, passant de 44% à 12% entre 2014 et 2024. Un taux inférieur au taux d’acceptation international (21%). L’EPFZ n’a pas fourni de statistiques sur ce taux.
Finalement, alors que de nombreux·euses étudiant·es chinois·es voient les études à l’étranger dans des pays occidentaux comme un moyen de fuir un pays autoritaire, le porte-parole de l’EPFL, Emmanuel Barraud, a affirmé: «les candidatures des étudiants étrangers sont évaluées sur la base de multiples critères, parmi lesquels les capacités sont primordiales, car cela évite que notre école ne soit utilisée comme un ‘refuge politique’ pour les personnes qui n’ont pas les qualifications nécessaires pour suivre nos cours.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 février 2025
31Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 janvier 2025
30Jan2025
Politique des hautes écoles
Le chaos s’installe dans le monde scientifique américain alors que l’équipe de Trump décrète le gel des subventions fédérales
Les chercheurs américains sont ébranlés après la publication par l’administration du nouveau président Donald Trump, le 27 janvier, d’un décret gelant toutes les subventions et tous les prêts fédéraux à partir du 28 janvier. Un juge fédéral de Washington DC a temporairement bloqué le décret en fin de journée, mais il avait déjà incité de nombreuses universités américaines à déconseiller aux membres du corps professoral de dépenser les subventions fédérales pour des voyages, de nouveaux projets de recherche, des équipements, etc.
Dans une note envoyée aux agences fédérales le 29 janvier, l’administration du président américain Donald Trump a annulé son décret du 27 janvier. Karoline Leavitt, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a toutefois déclaré sur la plateforme de médias sociaux X que cette dernière mesure n’était pas une annulation du gel des financements, mais un retrait de l’ordonnance du 27 janvier. On ne sait toujours pas quels sont les prêts et subventions fédéraux gelés.
Swissuniversities publie son plan d’action pour la réforme de l’évaluation de la recherche
Ayant rejoint The Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA) en 2022, swissuniversities a été invitée à partager son plan d’action concernant la mise en œuvre des engagements fondamentaux de l’accord CoARA, concernant la réforme des méthodes et des processus d’évaluation de la recherche, des chercheur·euses et des organismes de recherche. Dans ce cadre, swissuniversities a publié son plan dans un plan d’action qui sera mis à jour périodiquement. Actuellement, il comprend deux dimensions principales:
- Encourager et coordonner les discussions critiques, notamment sur le thème de la réforme de l’évaluation de la recherche, et prendre en compte l’évaluation de la recherche dans l’élaboration des politiques. «Swissuniversities reconnaît la nécessité d’élargir les critères d’évaluation de la recherche, de prendre en compte un ensemble plus diversifié de contributions dans l’évaluation des carrières académiques et d’abandonner l’utilisation inappropriée des facteurs d’impact. En outre, swissuniversities facilite et encourage les discussions concernant la participation des institutions à certains systèmes de classement.» «Swissuniversities travaille spécifiquement sur le développement de l’évaluation de la recherche dans la perspective de l’Open Science. Ce thème a été abordé, entre autres, dans deux stratégies nationales qui se sont jusqu’à présent concentrées sur l’open access (The OA Strategy) et l’open research data (The ORD Strategy).»
- Soutenir des projets et des initiatives visant à faire progresser l’évaluation de la recherche, par le biais de la distribution de fonds fédéraux.
Le FNS lance une série de cours de leadership pour les jeunes scientifiques
Le Fonds national suisse (FNS) lance dès février 2025 une série de cours et ateliers sur le leadership pour les scientifiques en début de carrière. Il s’adresse aux bénéficiaires d’un subside SNSF Starting Grant, Eccellenza ou PRIMA. Le programme a pour but de former de bon·nes dirigeant·es, capables de «transmettre un fort sentiment d’appartenance à des chercheur·ses venant d’horizons différents», car «la science est une entreprise collective». Le projet s’inscrit dans le cadre des réflexions en cours du FNS sur les carrières académiques, qui «soulignent l’importance de créer des environnements de travail égalitaires et respectueux». Des évaluations réalisées ont pu montrer que la participation aux ateliers, proposés originellement uniquement aux femmes, a eu un impact positif sur leur carrière ainsi que sur leur développement personnel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 janvier 2025
29Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 janvier 2025
L’occupation de Géopolis a conduit à l’évaluation du cadre éthique des collaborations externes
Huit mois après les manifestations pro-palestiniennes sur le campus de l’UNIL, l’Université annonce avoir accepté la publication d’un rapport sur l’évaluation du cadre éthique de ses collaborations externes. Le rapport prévoit des procédures d’évaluation plus strictes, notamment sous l’angle de l’éthique et des droits humains. Il demande également des mesures provisionnelles «lorsqu’il existe des indications sérieuses que les violations en question continuent», et souligne finalement la nécessité d’une solidarité académique, demandant à l’UNIL de «mettre en œuvre une politique d’accueil envers des membres de communautés académiques menacées et de soutenir des projets de reconstruction d’activités d’enseignement et de recherche sur place».
Les accords institutionnels de l’UNIL possèdent désormais de nouvelles guidelines, alors que les projets individuels, de chercheur·euses à chercheur·euses, restent uniquement soumis au Conseil de l’Université (24 heures). L’UNIL annonce vouloir réévaluer de manière approfondie ses collaborations avec la Hebrew University of Jerusalem, unique institution israélienne avec laquelle des collaborations sont en cours.
«Ce rapport est salutaire. Il démontre qu’on peut sauvegarder la liberté académique, à condition qu’elle s’exerce dans un cadre qui respecte les droits humains», réagit un membre du collectif Geopolis Palestine. «L’UNIL est la première institution académique de Suisse à proposer un cadre aussi précis. Le collectif étudiant attend qu’il soit mis en œuvre dans les meilleurs délais et appelle les autres hautes écoles à se saisir de ses conclusions.» (Le Courrier)
28Jan2025
Politique des hautes écoles
«Lucerne renonce à son initiative cantonale sur Erasmus+»
Le Grand Conseil de Lucerne a décidé lundi de ne pas déposer d’initiative cantonale pour associer pleinement la Suisse au programme européen de mobilité Erasmus+. L’initiative aurait dû charger le Conseil fédéral de présenter aux Chambres fédérales un projet de financement.
Le député cantonal Samuel Zbinden des Vert·e·s, cosignataires de la motion, a affirmé que l’exclusion de la Suisse au programme nuisait à la formation professionnelle et universitaire ainsi qu’au sport. Le programme de remplacement Swiss-European Mobility Programme (SEMP) serait trop compliqué et trop cher, et ne donnerait pas accès aux universités européennes de pointe. Urs Christian Schumacher (Ebikon) de l’UDC a argumenté de son côté que les 26 millions de francs de frais de participation au programme pourraient être mieux investis dans la formation des médecins. (Luzerner Zeitung)
Le Grand Conseil a finalement décidé de transformer la motion en postulat. L’initiative cantonale a déjà été déposée dans plus de dix cantons.
«L’ETHZ au service du Pentagone»
Des recherches de la Weltwoche montrent que l’ETHZ entretient aujourd’hui plusieurs coopérations de recherche avec le Département de la Défense des États-Unis. Le département de Physique, le Laboratoire de chimie inorganique, le Center for Security Studies et l’Institut de neuroinformatique de l’ETHZ reçoivent tous des fonds du Département américain. D‘un point de vue légal, les accords de coopération de l’école ne sont pas un problème. Ils restent toutefois délicats, plaçant l’ETHZ au service de la politique étrangère américaine. Certains accords stipulent explicitement qu’ils doivent servir les intérêts des Etats-Unis ainsi que leurs priorités stratégiques. «Au-delà du respect des dispositions légales, l’ETHZ ne donne pas d’indications sur le choix des partenaires pour les coopérations», indique Vanessa Bleich, porte-parole de l’EPFZ. L’école ajoute qu’il s’agit dans tous les cas de recherche fondamentale. Néanmoins, les limites entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée restent parfois floues.
A contrepied, l’établissement zurichois a durci ses règles d’admission pour les ressortissant·es chinois·es. L’ETH a commencé à modifier les conditions d’accès pour les candidat·es aux études provenant de pays sanctionnés dès l’introduction de l’Ordonnance sur le contrôle des biens utilisables à des fins civiles et militaires, des biens militaires spécifiques et des biens stratégiques en 2016. La nouvelle n’a été publiée dans la presse qu’en automne 2024. «L’EPF attribue la rigueur de son approche à la situation en Chine, où les autorités exercent une forte influence sur la recherche. En 2021, par exemple, la République populaire a promulgué deux lois sur les données qui permettent au gouvernement d’accéder directement aux données des propriétaires d’informations, de les utiliser ou même de les modifier sans leur consentement.»
L’auteur de l’article écrit: «La démarche de l’ETHZ est en contradiction avec les objectifs stratégiques 2021 à 2024 du Conseil fédéral pour le Domaine des EPF. Ceux-ci prévoyaient d’établir les hautes écoles de Lausanne et de Zurich comme «leading house dans la coopération bilatérale de recherche» avec des pays asiatiques comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud». «Tout cela révèle comment l’ETHZ s’est laissée entraîner dans la politique de confrontation de l’Occident. Il est grand temps de s’en détacher», conclut-il en fin d’article.
L’Unil dans les médias
L’UNIL publie un rapport sur l’éthique de ses collaborations
«Un groupe de travail de l’Université de Lausanne a évalué le cadre éthique de ses collaborations externes. Dans un rapport, il préconise une révision du règlement éthique, une réévaluation des accords mis en cause et leur suspension temporaire.» (RTS)
Revue de presse UNIL 28 janvier 2025
27Jan2025
Politique des hautes écoles
Des étudiant·es se plaignent des examens à l’écriture manuscrite
Certain·es étudiant·es se sont plaints de «douleurs» auprès de Nau.ch, après avoir dû participer à des examens en écrivant à la main. Interrogées par le média, les universités de Berne et Zurich insistent pourtant sur les examens manuscrits. «Dans les examens sur papier, il est plus facile de contrôler l’influence de l’intelligence artificielle sur le résultat de l’examen», affirme l’Université de Zurich. « [Les] examens manuscrits […] sont plus faciles à réaliser et à surveiller», ajoute l’Université de Berne.
Susanne Dorendorff, coach en écriture, conseille aux universités de conserver les examens sur papier. L’écriture manuscrite serait plus adaptée aux conditions des examens, neuroscientifiquement parlant : «le circuit synaptique souhaité réagit également de manière beaucoup plus précise à l’écriture manuscrite qu’à la ‘dactylographie’», avance l’experte.
Les différences nationales entravent le développement des diplômes européens
Une étude portant sur dix projets pilotes d’Erasmus+ révèle des obstacles importants à l’introduction de diplômes européens conjoints. Les obstacles comprennent des règles nationales incompatibles sur la structure des programmes, la durée, les langues d’enseignement et la reconnaissance de l’apprentissage mixte et en ligne («blended learning»), voire l’épaisseur du papier du diplôme. La Commissaire européenne Roxana Mînzatu affirme étudier plusieurs options.
Collaboration entre l’EHL et la police cantonale
En octobre dernier, l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) a lancé un projet pilote : transmettre les principes de l’hospitalité et de l’accueil de l’hôtellerie aux services de police. Le but de cette formation est de renforcer les relations entre policier·ères et citoyen·nes, les cours étant centrés sur l’empathie, le sentiment de sécurité et la qualité de la communication.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification des activités et de contribution à des projets sociétaux de l’EHL. «Depuis 2021, l’école collabore avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) pour intégrer les principes de l’hospitalité dans le domaine médical.»
Jean-Christophe Sauterel, directeur de la communication de la Police cantonale vaudoise, note que dans une optique de poursuite du projet, «il serait nécessaire de l’adapter aux profils des participant·es, car [la formation] repose encore principalement sur une approche très académique».
IA: Washington limite l’accès de la Suisse aux puces informatiques
Les Etats-Unis ont exclu la Suisse des pays alliés qui peuvent avoir un accès illimité aux puces informatiques d’intelligence artificielle. Une décision critiquée par le ministre de l’économie Guy Parmelin qui souligne l’importance de la recherche suisse. «Dans les écoles polytechniques fédérales, on produit avec ces puces des innovations qui sont aussi importantes pour les Américains, explique-t-il.»
Aucune garantie de participation suisse aux programmes de recherche
A l’avenir, la Suisse devrait à nouveau participer au programme de recherche européen « Horizon ». Mais : le paquet d’accords négociés avec l’UE ne garantit pas à la Suisse qu’elle participera aux futurs programmes de l’UE. Chaque participation à un nouveau programme doit être négociée séparément. L’actuel programme Horizon Europe, anciennement FP9, sera remplacé par le FP10 en fin 2027.
Michael Gerber, chef de la division «Programmes et organisations internationaux» au Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), est optimiste à ce sujet.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 janvier 2025
24Jan2025
Politique des hautes écoles
La Suisse se dote d’un centre pour renforcer la surveillance génomique des épidémies
Le Centre suisse de bio-informatique des pathogènes a été inauguré jeudi à Berne. Tirant les leçons de la pandémie de Covid-19, il vise à renforcer la surveillance génomique des épidémies et soutenir la recherche et les politiques publiques en la matière.
Cette initiative place la Suisse à la pointe de la génomique des virus et bactéries pathogènes. Elle s’appuie sur des outils bio-informatiques avancés et une collaboration nationale et internationale renforcée, relève l’Institut suisse de bio-informatique (SIB), basé à Lausanne, qui dirige la nouvelle entité.
Le directeur du SIB Christophe Dessimoz souligne par ailleurs que pendant la pandémie, « il y a eu des avancées incroyables au niveau scientifique qui ont dû être appliquées dans l’urgence ». « Maintenant nous avons vraiment l’occasion de pérenniser ce qui a bien fonctionné, de s’assurer qu’il y a une bonne coordination et puis quand même de garder un pied dans la recherche, puisque les développements sont tellement rapides », dit-il.
UNIGE : nouvelle passerelle vers la Maîtrise en théologie
Avec l’introduction d’un nouveau certificat complémentaire, la Faculté de théologie offre aux étudiant-es ou aux personnes détentrices d’un baccalauréat dans d’autres disciplines la possibilité d’acquérir les connaissances fondamentales nécessaires en théologie pour aborder la maîtrise.
«Un Master sans notes, le cas unique en Suisse de la faculté de médecine de l’Université de Fribourg»
«A première vue, c’est le rêve de tout étudiant: suivre des cours sans jamais recevoir de notes. En 2019, l’Université de Fribourg a adopté cette approche avec son Master en médecine. Une méthode d’apprentissage unique en Suisse. Dans le monde, seule une vingtaine de formations universitaires fonctionnent de cette manière.»
Partenariat entre Holcim et l’UniFR : le Conseil d’Etat n’a pas son mot à dire
En octobre dernier, la députée Françoise Savoy interrogeait le bien-fondé du partenariat entre Holcim et l’Université de Fribourg, craignant notamment qu’une telle collaboration ne soit pas compatible avec les engagements de l’Université. Selon elle, Holcim fait partie des cent entreprises les plus polluantes de la planète, et fait l’objet de poursuites judiciaires. «Le Conseil d’Etat n’a pas son mot à dire sur la collaboration entre l’Université de Fribourg et le cimentier Holcim», a désormais répondu l’exécutif. «Le canton rappelle que l’institution dispose d’une personnalité juridique propre, ce qui la rend autonome dans la gestion de partenariats publics-privés, qu’elle régit selon des chartes et des directives internes.» (La Liberté) Le Conseil d’Etat soutient, de plus, que les fonds tiers, provenant d’entreprises privées comme Holcim, «constituent un pilier important» pour financer les universités. Cette collaboration avec Holcim aurait été faite «en respectant les dispositions applicables», et serait totalement compatible avec les engagements de l’UniFR, estime le Conseil d’Etat (FrApp).
- financement tiers
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Le poste de recteur de l’Université de Neuchâtel est remis au concours
Suite aux avis défavorables émis par l’assemblée de l’Université de Neuchâtel (UniNE) à l’égard des deux candidatures en lice et au retrait d’une des deux, le Conseil de l’Université a choisi de remettre au concours le poste de recteur. Deux experts externes, les professeurs Dominique Arlettaz et Yves Flückiger, anciens recteurs de l’Université de Lausanne et de celle de Genève, ont accepté de participer à nouveau au processus. Une commission de sélection comprenant cinq des neuf membres du Conseil de l’UniNE sera en charge de faire des propositions.
«J’espère que nous aurons des candidatures internes et externes. C’est un poste exigeant qui a posé des problèmes dans pratiquement toutes les universités», explique le président de l’UniNE, l’ancien conseiller aux Etats socialiste Didier Berberat. «Idéalement, il faudrait quelqu’un qui soit établi en Suisse, avec un parcours académique, une expérience de gestion en dehors d’une université, et qui connaisse bien les milieux politiques, économiques et sociaux,» conclut-il. (Le Temps)
Université de Saint-Gall : «une chaire universitaire sponsorisée par les importateurs de voitures»
Auto-Suisse, l’association des importateurs suisses de voitures, va sponsoriser une chaire à l’Université de Saint-Gall. Elle versera près de 2,7 millions de francs en huit ans à la «chaire Auto-Suisse pour la mobilité». Cela permettra de financer une chaire de recherche et d’enseignement à hauteur de 50 pour cent, a indiqué la HSG. (Watson) L’association Auto-suisse souligne que les tendances actuelles vers la numérisation, l’électrification et l’automatisation offrent un potentiel considérable pour l’industrie automobile, tout en constituant un risque pour les structures établies, dans le commerce de véhicules ou dans la mobilité. L’association souhaite ainsi donner l’opportunité aux chercheur·euses de se pencher sur ces thématiques.
La condition requise pour parvenir à une telle entente financière est toutefois que «la liberté de recherche, d’enseignement et de publication soit garantie entièrement et à tout moment», a déclaré le recteur Manuel Ammann. L’Université de Saint-Gall a besoin de ce type de partenariats pour satisfaire ses exigences en tant qu’institution de référence à l’échelle internationale dans le domaine des sciences économiques, ajoute-t-il.
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Luciana Vaccaro : «Nos étudiantes trouveront toujours une oreille attentive»
«Rectrice de la HES-SO, Luciana Vaccaro évoque l’en- quête sur le harcèlement sexuel menée au sein de l’institution. Et livre un plaidoyer pour les relations avec l’UE.»
Lancement d’un bachelor en soins infirmiers à temps partiel pour contrer la pénurie
Afin de contrer la pénurie de professionnel·les qualifié·es dans le domaine de la santé, «la Haute École de santé a annoncé [lundi] le lancement du Bachelor of Science HES-SO en soins infirmiers à temps partiel. Une première volée est prévue en septembre 2025.»
«L’action de la police lors de la manifestation contre Gaza à l’université était en partie illégale »
Le 14 mai 2024, 60 étudiant-es ont manifesté contre la guerre au Gaza dans l’Université de Zurich. Les manifestants se sont retirés après un ultimatum de l’université en début de soirée, dans le calme et sans causer de dégâts matériels. La police n’est pas intervenue. Trois jours plus tard, une autre manifestation était annoncée, et la police municipale a conduit des «des contrôles d’accès préventifs à toutes les entrées du bâtiment principal» de l’université.
Les personnes qui voulaient entrer devaient présenter leur carte d’identité et se faire fouiller les poches, ont rapporté les personnes concernées. Les personnes qui portaient ou avaient sur elles la keffieh palestinienne étaient dans le collimateur. Elles auraient dû la remettre ou se seraient vu refuser l’entrée. Certaines d’entre elles ont fait recours contre les décisions de la police et ont gagné. «La police municipale constate officiellement que les trois expulsions et la confiscation du foulard étaient illégales et se sont produites en violation des droits des personnes concernées». L’association étudiante VSUZH demande des excuses publiques, aussi de la part de l’université.
L’université souligne que l’intervention a eu lieu sans demande de l’UZH et n’était pas non plus coordonnée avec la police municipale, qui aurait mené les actions mentionnées sur le domaine public en dehors de la compétence de l’UZH.
Révision de la loi vaudoise sur la HEP
Mercredi, le gouvernement vaudois a mis en consultation un avant-projet de révision de la loi vaudoise sur la Haute École pédagogique (LHEP). Elle doit être réformée, en raison notamment de la forte hausse du nombre d’aspirant·es enseignant·es. «[La réforme] prévoit une nouvelle fonction de vice-recteur, une autre de chargé de cours ainsi que des changements liés aux conditions contractuelles du personnel d’enseignement et de recherche. […] L’avant-projet comporte aussi des adaptations à l’évolution du droit intercantonal et fédéral ainsi que l’introduction d’une procédure de réclamation sur les décisions relatives aux cursus des étudiants.» (24 heures) Le poste de vice-recteur «serait dédié aux aspects de formation et aurait pour mission de veiller aux liens avec les services employeurs», précise le DEF (Le Courrier).
«L’EPFL condamne la ferme modèle de Bassenges»
Le collectif agricole qui exploite actuellement la ferme de Bassenges, sur le campus de l’EPFL, devra libérer les lieux au 31 janvier 2026. Le Centre Bernoulli, dédié aux sciences fondamentales, remplacera l’ensemble de bâtiments datant du XVIIIe siècle. «Les terres actuellement dévouées à l’agriculture le resteront. Le site ne sera pas bétonné. Le cahier des charges du projet conservera des critères écologiques très forts», assure le porte-parole de l’EPFL Emmanuel Barraud. Malgré de nombreuses actions étudiantes depuis le printemps 2024, la direction «décide d’expulser un collectif porteur d’un véritable projet agroécologique», se désolent des militant·es, qui affirment qu’il existerait pourtant de meilleures alternatives «tant sur le plan financier qu’éthique». Un groupe d’étudiant·es en architecture à l’EPFL avait proposé à la direction de l’école d’autres lieux pour installer le centre Bernoulli.
L’affaire risque bien de se terminer devant les tribunaux. «D’une manière ou d’une autre, nous allons faire opposition à cette décision pour préserver la vocation agricole des bâtiments de Bassenges», assure Tom Müller, l’un des six exploitant·es de la ferme. (24 heures)
Yves Flückiger: «Les principaux défis du paysage FRI d’ici 2035»
Le président des Académies suisses des sciences Yves Flückiger décrit les trois principaux défis de la formation, la recherche et l’innovation selon son point de vue – dans une contribution au 60e anniversaire du Conseil suisse des sciences.
«La modernisation du métro m1 entre Lausanne-Flon et Renens n’arrivera pas avant 2032»
La conseillère d’Etat vaudoise en charge des infrastructures, Nuria Gorrite, a expliqué qu’il «subsistait «des divergences de vue» entre le Canton et les communes de l’Ouest lausannois au sujet du développement du m1.» Elle ajoute que «les variantes sur la table» ont des coûts qui vont presque «du simple au double». Toutefois, le projet devait permettre «une importante augmentation de capacité de la ligne, de l’ordre de 50%». Mais, le projet n’a actuellement pas «le niveau de maturité nécessaire» afin d’obtenir un financement de la Confédération. «Le désengorgement du m1 passera aussi par le développement des lignes de bus.»
Eurovision : collaboration avec des Hautes écoles
Dans le cadre de l’organisation de l’Eurovision en Suisse en mai prochain, «diverses institutions suisses seront mises à contribution, notamment la Haute école (HES) de design et d’art de Bâle, l’Ecole de design de Bâle, la HES des arts de Zurich (ZHdK), la HES des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) et la HES des Grisons. […] Ces collaborations ont pour but d’offrir aux jeunes talents «pour exprimer leur créativité et leur capacité d’innovation», souligne la SSR. Ils auront ainsi l’occasion d’acquérir «une précieuse expérience professionnelle et de mettre en lumière l’énergie créative de la Suisse sur la scène internationale».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 janvier 2025
23Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 janvier 2025
22Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 janvier 2025
21Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 janvier 2025
20Jan2025
Politique des hautes écoles
«Une haute école protestante accusée de «radicalisation»»
Alors que la HET-PRO (Haute Ecole de théologie protestante, à Saint-Légier (VD)) est actuellement en processus d’accréditation en tant que HES, le professeur honoraire de l’Université de Lausanne, Pierre Gisel, interpelle les autorités des Eglises réformées. Il accuse l’école, dans la revue scientifique ThéoRèmes, d’être notamment un «lieu de radicalisation» aux tendances «sectaires». Jean Decorvet, pasteur consacré dans l’Eglise réformée vaudoise (EERV) et recteur de la HET-PRO depuis sa création, affirme pourtant que «si une dimension spirituelle est bien présente dans le cursus, elle ne néglige pas la dimension intellectuelle.» Contactée, la sociologue et anthropologue Irene Becci, doyenne de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) est toutefois réservée sur l’approche «professante et professionnalisante» de l’école, qu’elle estime «incompatible avec une méthodologie académique».
Actuellement, les facultés de théologie classiques sont «en mal» d’étudiant·es, alors que la HET-PRO compte une cinquantaine d’inscrit·es tous cursus confonds. Suivant le processus d’accréditation, des experts visiteront la HET-PRO dans un mois. «La décision finale devrait ensuite être prise à la fin de l’année 2025», annonce Jean Decorvet.
«Cours de maths pour réfugié·es à l’EPFL»
Dès la rentrée de février, l’EPFL proposera des cours pour réfugié·es désireux·euses de rejoindre l’EPFL. Ces cours se dérouleront sur trois semestres : le premier se concentrera sur l’apprentissage du français (16h/semaine), tandis que durant les deux derniers, les réfugié·es rejoindront le CMS classique, avec des cours de mathématiques, de physique, d’informatique et de chimie, en plus de 6h/semaine de français. «Finalement, pour pouvoir entamer leur Bachelor à l’EPFL, ces étudiants devront réussir au semestre de printemps les examens du CMS, avec une moyenne générale d’au moins 4,0 sur 6, et avoir atteint un niveau B2 en français.»
«Plus d’un quart du corps estudiantin et du personnel de la HES-SO a subi du sexisme»
Un enquête révèle que plus d’un quart des étudiant·es et du personnel de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) a subi un harcèlement sexiste ou sexuel au cours des 12 derniers mois. L’enquête a été mandatée par la HES-SO, et réalisée par l’institut MIS Trend auprès de l’ensemble des étudiant·es et du personnel, soit environ 42’000 personnes. «Les étudiantes sont les plus confrontées aux comportements harceleurs: 58% d’entre elles ont été la cible d’au moins une des situations listées dans le questionnaire. Il s’agit notamment de remarques dégradantes, de messages non sollicités à nature sexuelle, d’allusions, de sifflements ou de contact corporel non désiré.» (RTS) «La HES-SO, c’est une communauté de 40’000 personnes qui sont aussi le reflet de la société», souligne Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO, dans l’émission Forum (RTS).
L’institution a pu constater que ses mesures déjà mises en place étaient peu connues des étudiant·es (16%). Elle souhaite ainsi les renforcer, en plus de faire un effort sur leur communication. Une nouvelle enquête sera réalisée en 2027, afin de vérifier la pertinence des nouvelles mesures mises en place pour contrer le phénomène.
«L’Etat de Vaud lance un plan d’alimentation durable pour les cantines du canton»
Dans le cadre de son plan climat, l’Etat de Vaud a présenté la semaine passée une nouvelle charte de restauration collective, qui a pour objectif de permettre de proposer une alimentation saine, locale et plus respectueuse de l’environnement. Les établissements concernés sont les cantines de la scolarité postobligatoire, des bâtiments administratifs, des hôpitaux et des prisons.
Le Conseil d’État souhaite également investir 3,5 millions de francs dans la restauration collective, afin de réduire son impact d’émissions CO2. Il le ferait par le biais du Plan climat (2,66 millions) et du Département de la formation (855’000 fr). «Ce crédit, qui doit encore être validé par le Grand Conseil, vise notamment à former des cuisiniers, coacher les établissements et mener des audits.» (RTS) Le Canton aimerait ensuite que les mesures mises en place se propagent à l’Université, dans les EMS et à l’école obligatoire. Cela permettrait de passer de 4 millions de repas concernés à 18 millions. Est-ce que le prix des assiettes augmenterait ? «Non, le CHUV le fait déjà et y arrive. Nous devons vraiment former les gens à cela!» répond Valérie Dittli. (24 heures)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 janvier 2025
17Jan2025
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 janvier 2025
16Jan2025
Politique des hautes écoles
Les taux de réussite aux examens de maturité vaudoise «enfin publiés»
«L’État lève un tabou en dévoilant les résultats de onze gymnases vaudois entre 2019 et 2023. En moyenne, neuf élèves sur dix décrochent leur diplôme.» (24 heures)
Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) met toutefois en garde contre une éventuelle comparaison des gymnases. Elle serait en effet impossible en raison de diverses différences entre les établissements : examens, tailles des établissements et taux de réussite des deux premières années de gymnase. Le député Vert’libéral et enseignant d’histoire au Gymnase de Nyon, David Vogel, regrette dans la publication l’absence des taux d’échec et d’abandon en cours de cursus. Pour lui, si on incluait ces chiffres, «on se rendrait compte qu’il y a trop d’élèves mal orientés au gymnase». «Ce qui serait intéressant, ce serait de connaître le taux de réussite des Vaudois à l’université pour permettre une saine réflexion sur le nombre de gymnasiens formés», ajoute-t-il.
Le Canton déclare que ces chiffres sont utilisés dans le cadre du projet MAT-EO qui fera passer la durée de l’École de maturité de trois à quatre ans. Entre autres, ce projet serait l’occasion d’une amélioration de l’orientation des jeunes à la fin de l’école obligatoire.
Le Conseil d’Etat zurichois rejette l’idée d’un stage en soins infirmiers à la place du numerus clausus
Suite à la décision prise en septembre dernier de supprimer le numerus clausus de médecine, Josef Widler, médecin et conseiller cantonal zurichois du parti du Centre, avait proposé qu’un stage infirmier d’au moins six mois soit une condition préalable à l’admission aux études de médecine dans le canton de Zurich.
Le Conseil d’Etat zurichois a rejeté la proposition de Josef Widler, avançant qu’un stage obligatoire en soins infirmiers pourrait au contraire aggraver la pénurie de médecins. En effet, la cause d’abandon des médecins serait fortement liée aux mauvaises conditions de travail. De plus, un stage obligatoire en soins infirmiers serait à la fois trop coûteux, mais aussi difficilement réalisable (101’000 jours de stage supplémentaires par an).
Le Verband Schweizer Assistenz- und Oberärzte (VSAO) salue la décision politique, tout en se positionnant en faveur d’un numerus clausus révisé, «standardisé et équitable». «Les différentes conditions d’admission cantonales ne sont ni judicieuses ni compréhensibles», écrit l’association. Les méthodes utilisées dans les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, qui réduisent le nombre d’étudiant·es par des examens après le début des études entraînerait ainsi également des pertes de temps et d’argent.
La procédure de sélection qui succédera au numerus clausus n’est pas encore claire, c’est pourquoi le numerus clausus est pour l’instant maintenu dans le canton de Zurich. (NZZ) La prochaine étape est la délibération du Grand Conseil sur le potentiel stage conditionnel en soins infirmiers.
Une étude révèle des écarts entre les hommes et les femmes qui quittent le monde académique
«Les femmes scientifiques abandonnent la publication universitaire plus tôt que leurs homologues masculins, même dans les disciplines des sciences biologiques où la représentation est à peu près égale.» C’est ce que conclut une étude qui a suivi les publications de plus de 86’000 scientifiques de 38 pays, travaillant dans les neurosciences, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l’immunologie, la microbiologie et l’agriculture – des domaines au nombre de femmes élevé. «Les résultats montrent que, 19 ans après la publication de leur premier article, seules 26 % des chercheuses dans ces domaines poursuivent leur carrière dans l’édition, contre 36 % des hommes.»
Le plus grand écart se situe en biochimie, génétique, biologie moléculaire et neurosciences, où les hommes ont 40% de chances de plus que les femmes de continuer à publier 19 ans après leur premier article. «La parité ou l’équilibre entre les sexes ne garantit pas vraiment des chances égales de survie dans le domaine scientifique», conclut le chercheur Marek Kwiek.
Les résultats montrent également de grandes différences entre les pays. «Par exemple, parmi les femmes scientifiques en biochimie, génétique et biologie moléculaire qui ont commencé à publier en 2000, seules 28 % au Japon, 30 % en Allemagne et 37 % au Canada publiaient encore 10 ans plus tard. Dans d’autres pays, le taux est plus élevé : 83 % au Portugal, 64 % en Pologne et 65 % en Norvège.»
L’Unil dans les médias
L’importance des valeurs démocratiques, piliers de notre institution et de notre société
Le recteur de l’Université de Lausanne Frédéric Herman écrit dans son blog «Notre engagement à l’UNIL est celui de promouvoir un savoir libre, éclairé et inclusif, un savoir qui contribue à bâtir une société plus ouverte, plus juste et plus respectueuse. Le fascisme, tel que décrit par Umberto Eco, représente tout ce que nous rejetons : la peur, la haine de la différence, l’autoritarisme, le refus de la critique et de la liberté d’expression. Face à cela, je souhaite réaffirmer en ce début 2025 notre attachement à des valeurs démocratiques et humaines, qui doivent impérativement rester les piliers de notre institution et de notre société.»
Revue de presse UNIL 16 janvier 2025
15Jan2025
Politique des hautes écoles
«Décès de Charles Kleiber, architecte du paysage académique suisse»
Charles Kleiber, ancien secrétaire d’État et «architecte du paysage académique suisse», est décédé mardi à l’âge de 82 ans. Diplômé d’architecture à l’EPFL en 1968, il devient Chef du Service vaudois de santé publique et de la planification sanitaire en 1987. Fort d’une thèse sur l’incitation à la performance dans les soins passée à l’Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP), il est nommé directeur du CHUV de 1990 à 1997, en charge de «réformer le secteur hospitalier vaudois» (24 heures). En 1997, il devient Secrétaire d’Etat à la science et à la recherche, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite en 2007.
C’est durant cette dernière période qu’il «se distingue comme un grand réformateur du si complexe paysage académique suisse» (24 heures). Charles Kleiber défend rigoureusement le chercheur en médecine Patrick Aebischer comme président de l’EPFL, selon le choix du Conseil fédéral. En mars 2000, «peut-être la plus grande œuvre de Charles Kleiber […] : l’Université de Lausanne accepte de se défaire de presque toutes ses sciences naturelles pour se concentrer sur les sciences humaines, la médecine et les sciences de la vie.» (Le Temps) Les mathématiques, la physique et la chimie sont transférées de l’UNIL à l’EPFL, la pharmacie est donnée à l’UNIGE. «À Dorigny, les sciences humaines connaissent un nouvel envol et les trois institutions développent un centre de génomique. […] Le campus de l’EPFL s’agrandit chaque année, gagne des bâtiments de recherche comme de prestige.» (Le Temps) L’architecte joue ensuite un rôle clé dans la création des hautes écoles spécialisées, avec l’objectif de valoriser cette formation professionnelle parfois négligée et de la relier au système supérieur.
Finalement, Charles Kleiber est président du conseil de fondation de La Manufacture de 2007 à 2017, et président du conseil d’administration de l’Hôpital du Valais de 2012 à 2014. Il crée ensuite, avec une association, les «disputes», des «débats thématiques dans un dispositif de procès».
Patrick Aebischer, ancien présiedent de l’EPFL écrit en son hommage: «La Suisse, et la Suisse romande en particulier, perd un grand homme, une personnalité qui aura profondément façonné notre région. […] Avec son intelligence, son audace mais surtout son courage, il a insufflé une dynamique exceptionnelle à la Suisse romande. […] Il a œuvré pour donner plus de pouvoir aux recteurs. Il a encouragé les hautes écoles à chercher plus de fonds externes, à promouvoir l’innovation et a créé des passerelles entre les écoles polytechniques, les universités et les hautes écoles spécialisées.» (Le Temps)
L’Université de Lucerne propose une formation continue afin d’éviter la surmédicalisation
L’Université de Lucerne et l’organisation à but non lucratif Smarter Medicine ont créé un programme de formation continue contre les soins excessifs. «L’objectif est de sensibiliser aux traitements et examens inutiles» écrivent les initiants du projet. La formation a été conçue par le Zentrum für Hausarztmedizin und Community Care de l’Université de Lucerne en collaboration avec le Smarter Medicine. Elle s’adresse aux professionnels de la santé jusqu’à 30 ans, dont les étudiants en master de médecine et de soins infirmiers, les personnes en année de reconnaissance pour devenir sage-femme ainsi que les médecins assistants, le personnel infirmier et les sages-femmes.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 janvier 2025
14Jan2025
Politique des hautes écoles
«Des centaines de scientifiques en moins»
Matthias Egger accorde une dernière interview en tant que président du Conseil de la recherche pour le Fonds national suisse (FNS), organe responsable chaque année de distribuer près d’un milliard de francs aux chercheur·euses des hautes écoles suisses. Matthias Egger exprime ce qu’il pense des plans d’économie du Conseil fédéral.
Alors que le groupe d’experts dirigé par Serge Gaillard, qui a analysé les finances fédérales à la demande du Conseil fédéral, a conclu que le FNS pourrait économiser 10% de ses fonds, Matthias Egger ne partage pas ces estimations : «Il s’agit de montants de 130 à 140 millions de francs par an qui manqueraient ainsi à la recherche. Les victimes seront les jeunes chercheurs et chercheuses : des centaines d’emplois pour les jeunes scientifiques seront perdus. D’autant plus que les universités doivent elles aussi faire des économies. Des jeunes gens talentueux seront ainsi contraints de mettre un terme à leur carrière ou de poursuivre leurs recherches dans une haute école à l’étranger. Cela aurait également des répercussions négatives sur l’économie, [car] de nombreux chercheurs que nous soutenons rejoignent plus tard l’économie, y occupent des postes de direction ou sont des spécialistes importants dans leur domaine de spécialisation. Si nous formons moins de ces personnes de pointe, elles manqueront tôt ou tard à notre pays.»
Matthias Egger ajoute que le Conseil doit déjà refuser de nombreux projets prometteurs faute d’argent, et que des fonds de tiers ne pourraient pas remplacer les fonds du FNS pour la recherche fondamentale. «La Suisse est une société du savoir sans matières premières. Nous sommes innovants et compétitifs au niveau mondial, notamment dans les domaines hautement spécialisés. […] Nous devons préserver cela. Je ne pense pas qu’il soit judicieux d’économiser sur la recherche et l’innovation.»
Le congé menstruel s’impose peu à peu dans les universités françaises
««Une question d’égalité»: pour ne pas pénaliser les étudiantes souffrant de règles douloureuses, de plus en plus d’universités françaises proposent à leurs étudiantes un congé menstruel, avec des modalités variables. […] Aujourd’hui, onze universités sur 72 ont mis en place le congé menstruel, dans la plupart des cas sans justificatif à envoyer à l’administration. Dans au moins neuf autres établissements, des syndicats se mobilisent pour obtenir ce droit, comme à l’Université de Strasbourg, où un appel à témoignages a récolté environ 200 retours d’étudiantes.»
Bâle : un professeur «controversé» élu doyen «faute d’alternative»
Unique candidat, le professeur Laurent Goetschel a été élu doyen de la faculté d’histoire et de philosophie de l’Université de Bâle, avec 41 voix pour, 10 voix contre et 8 abstentions. Le chercheur, qualifié par l’auteur de l’article de «controversé», avait notamment été critiqué dans la presse pour certaines déclarations qu’il a tenues suite à l’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, en tant que directeur de la Fondation suisse pour la paix (Swisspeace). En conséquence de ses propos, la contribution annuelle de CHF 100’000 du canton de Bâle-Campagne à Swisspeace, institut partenaire de l’université de Bâle, avait été supprimée. Il était pourtant prévu qu’elle soit doublée cette année-là. «A mon avis, mes déclarations ont toujours été différenciées et scientifiquement fondées», affirme néanmoins Laurent Goetschel.
Depuis le début de la guerre de Gaza, la faculté de philosophie et d’histoire de l’université de Bâle a fait régulièrement la une des journaux : Il y avait notamment la perturbation d’un cours sur l’histoire d’Israël, et dans la filière Urban studies certain-es chercheurs-euses n’ont «pas correctement distingué» activités scientifiques et politiques, ont distribué des pamphlets politiques via les canaux officiels de l’université, ont rédigé des guides contenant des formulations qui «ne peuvent pas être comprises autrement que comme antisémites».
La rectrice de l’Université Andrea Schenker-Wicki a dit vouloir prendre des mesures conséquentes quant à l’activisme en faveur de la Palestine au sein de la faculté en question. Toutefois, le rectorat n’a aucun droit sur le choix des doyen-nes, les facultés étant autonomes sur la question.
Bâle : la police cantonale quitte X, l’Université y demeure
Alors que la semaine dernière, plus de soixante universités allemandes ont décidé de se retirer du réseau social X, l’Université de Bâle a choisi de rester sur la plateforme, mais de manière «pragmatique». L’entité, qui compte près de 16’000 followers sur le réseau social, va dorénavant renforcer ses activités sur Bluesky, en se contentant du minimum sur X. «X est devenu une plateforme problématique» admet Reto Caluori de l’Université de Bâle. Toutefois, le réseau conserve aujourd’hui encore une portée importante au sein de la communauté scientifique.
Le canton de Bâle-Ville a également choisi de rester sur X pour le moment. Au contraire, le canton de Bâle-Campagne, remplacera ses moyens de communication par Whatsapp-Broadcast, Threads et Bluesky. Quant à la police cantonale de Bâle-Ville, elle mettra en place un canal Whatsapp pour informer la population, afin de remplacer X.
EPFL : Henrik M. Rønnow, nouveau doyen des Sciences de Base
La Direction de l’EPFL a nommé le Prof. Henrik M. Rønnow, actuellement Directeur de l’Institut de Physique (IPHYS), en tant que futur Doyen de la Faculté Sciences de Base (SB). Henrik M. Rønnow entrera en fonction le 1er janvier 2027. Paul Dyson continuera à diriger le décanat d’ici là.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 janvier 2025
13Jan2025
Politique des hautes écoles
Rectorat : «La tâche est plus lourde que par le passé»
«Le retrait de la candidature de Laurent Kurth au poste de recteur de l’Université de Neuchâtel interroge les capacités des alma mater à trouver des postulants. Yves Flückiger, anciennement à la tête de l’Unige, raconte l’évolution d’un métier exposé.»
Diriger une université [américaine] est devenu plus difficile
John Aubrey Douglass, chercheur en politiques publiques et d’enseignement supérieur au Center for Studies in Higher Education à l’Université de Berkeley en Californie, estime qu’il est devenu de plus un plus difficile de diriger une université [aux Etats-Unis], et il craint que cette tendance va encore s’accentuer avec la deuxième présidence de Dondald Trump.
«En réalité, les dirigeants actuels des universités et des établissements d’enseignement supérieur sont confrontés à un environnement politique interne de plus en plus complexe dans lequel ils tentent d’exercer un leadership significatif.»
Les défis sont multiples, autant internes (structurels, budgétaires etc.) qu’externes, par exemple en lien avec les tendances géopolitiques et sociétales. Une publication de l’association américaine de professeur-es universitaires indique par exemple que depuis 2021 les législateurs et législatrices républicain-es ont introduit dans 35 États plus de 150 projets de loi visant à restreindre la liberté académique sur les campus.
John Aubrey Douglass écrit : «Après avoir été témoin du traitement sévère et des attaques largement motivées par des considérations politiques dont ont fait l’objet les dirigeants d’université dans plusieurs affaires très médiatisées, ainsi que de la législation anti-woke dans de nombreux États, un mouvement se dessine pour que les présidents de campus et leurs institutions soient plus «neutres» sur le plan politique. Il s’agit d’une tradition de non-partisanerie dans l’enseignement supérieur américain à laquelle il aurait fallu revenir bien plus tôt et qui reflète un effort pour atténuer non seulement les attaques imminentes et probables de la nouvelle administration présidentielle, mais aussi pour contribuer à changer l’opinion publique selon laquelle les collèges et les universités sont ouvertement axés sur l’activisme social libéral.»
La motion contre la hausse des taxes des HES jugée irrecevable
«Le groupe socialiste et des députés POP ont déposé une motion à Neuchâtel pour proposer de modifier le droit intercantonal pour éviter que les taxes puissent augmenter dans les HES sans que le Grand Conseil ne puisse valider cette hausse. Le Conseil d’Etat estime que le texte est irrecevable car il ne peut pas proposer à son parlement une loi qui modifie le droit intercantonal.» (Le Courrier)
Vaud : «La terrible lenteur des bourses d’études»
Malgré des recrutements à l’Office cantonal, le délai de traitement n’a pas diminué. Il restait 2700 dossiers d’étudiant-es et d’apprenti-es en suspens à fin 2024. Une Vaudoise a perdu une année et témoigne.
En effet, ce n’est qu’en janvier 2026 que l’OCBE prévoit «la mise en production» d’un nouveau système d’information – 9,7 millions de francs votés en novembre 2023 – pour remplacer son outil informatique obsolète. Le nouveau logiciel permettra de gagner du temps en automatisant plusieurs tâches aujourd’hui manuelles.
Par ailleurs, la députée du PS, Claire Attinger, imagine un possible assouplissement de la loi sur l’aide aux études et à la formation professionnelle, qui ne prend pas en compte des configurations familiales de plus en plus diverses.
«Plus de 60 universités allemandes quittent le réseau social X»
Plus de soixante universités allemandes et autrichiennes ont décidé de quitter le réseau social X. Cette annonce suit l’organisation d’une discussion sur la plateforme jeudi entre Elon Musk et Alice Weidel, coprésidente et principale candidate aux élections fédérales du parti d’extrême droite allemande Alternative pour l’Allemagne (AfD). L’échange médiatisé ainsi que l’annonce récente de la suppression de toute régulation sur le réseau inquiète quant aux possibles dérives antidémocratiques de la plateforme. «Les valeurs que sont la diversité, la liberté et la science ne sont plus présentes sur la plateforme», déclarent notamment l’université libre de Berlin, l’université Humboldt et l’université du sport de Cologne dans une déclaration commune.
Le gouvernement allemand doit dès lors régulièrement expliquer les raisons du maintien de sa présence sur X. «Nous sommes très préoccupés par l’évolution de X, mais en même temps, nous devons constamment réfléchir à la manière dont nous pouvons atteindre des personnes auxquelles nous ne pourrions pas nous adresser autrement», affirme-t-il.
En Suisse, de nombreux acteurs issus des milieux de la recherche (l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), la Station ornithologique suisse de Sempach (LU)), et des milieux du militantisme, de l’édition (le site d’information Watson) ou encore de la politique (plusieurs conseiller·ères nationaux·ales) ont également décidé de quitter X (250 millions d’utilisateur·ices quotidiens), certains rejoignant alors Bluesky (16 millions d’utilisateur·ices). A contre-courant, la conseillère fédérale PLR Karin Keller-Sutter vient précisément d’ouvrir un compte sur X fin décembre dernier. «Le réseau social X demeure la plateforme de référence pour une communication réactive, en particulier pour la politique et l’actualité», écrivait le Département des finances dans un communiqué, en date du 27 décembre. (Le Temps)
Horizon Europe de nouveau ouvert aux chercheuses et chercheurs suisses
«Les chercheuses et chercheurs de Suisse peuvent pour la première fois depuis trois ans et demi à nouveau participer à presque tous les appels à projets d’Horizon Europe. Il s’agit néanmoins d’un arrangement transitoire. […] Les solutions transitoires ne seront désormais plus nécessaires, mais les subsides précédemment octroyés au titre des exercices antérieurs seront maintenus. Les SNSF Starting Grants ont constitué un cas particulier. Cette mesure transitoire a été conçue comme une fusion de l’instrument Eccellenza du FNS et un remplacement des ERC Starting Grants. Désormais, le FNS conserve les SNSF Starting Grants dans la palette de ses propres instruments. Ils ne font plus partie d’une quelconque mesure transitoire.» (FNS)
Coupes budgétaires lors d’une période de croissance
Selon les calculs de l’OFS, il y aura une augmentation de 17% du nombre d’étudiant-es universitaires d’ici 2033, «ce qui accentue le manque d’espace dans les universités». Les universités et EPF craignent une perte de la qualité des études si les moyens ne sont pas adaptés à cette demande croissante. Et elles sont presque univoques à rejeter un autre outil permettant de limiter le nombre d’étudiant: une augmentation des taxes d’études.
«Il faut donc plus d’argent. Dans la Berne fédérale, les choses vont plutôt dans une autre direction. Dans le cadre du plan Gaillard, des coupes dans le financement des hautes écoles sont également prévues.» (20 minutes)
Selon la Basler Zeitung, on ignore encore ce que les universités pensent de la proposition [du plan Gaillard] de doubler les taxes d’études pour alléger le budget fédéral – dans le jargon de l’économie, «renforcer le financement des hautes écoles cantonales par les usagers».
- financement public
- taxes d’études
- développement démographique
- construction et gestion de campus
- gestion des finances universitaires
- rapport Gaillard
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 janvier 2025
10Jan2025
Politique des hautes écoles
Et si le profil de recteur d’université n’existait pas?
«Laurent Kurth a retiré sa candidature pour le poste de recteur de l’Université de Neuchâtel. Au-delà des contingences politiques, le fait qu’il ne provienne pas du monde académique a également joué un rôle. Ce critère est-il essentiel?» Le journaliste Pascas Hofer a interrogé plusieurs «anciens recteurs» d’universités suisses. Plusieurs d’entre eux, qui préfèrent rester anonymes, soulignent que la fonction de recteur (ou rectrice) a été modifié en profondeur avec l’autonomie acquise progressivement par les universités romandes ces trois dernières décennies. Plusieurs mentionnent l’importance des compétences financières et de leadership, à coté d’une bonne compréhension du monde académique .«Au départ, aucun candidat cocherait toutes les cases.»
Antonio Loprieno, ancien recteur de l’Université de Bâle et ancien président de swissuniversities, dit: «la direction d’une université exige aujourd’hui une combinaison de compétences académiques et socio-économiques. Pour occuper la fonction de rectrice ou recteur, je n’exclurais donc pas, a priori, des personnalités qui ont démontré des compétences de leadership à la tête d’autres entités.»
Comment mieux intégrer les étudiant-es atteint-es de troubles des apprentissages
La Haute Ecole spécialisée de la Suisse italienne (Supsi) participera à l’initiative précitée baptisée «Insight: Inclusive teaching methods in higher education», un projet Erasmus+, cofinancé par l’Union européenne et – pour la Suisse – l’agence nationale Movetia. Elle collaborera avec diverses institutions, dont des universités en Italie, Autriche, Suède, Espagne et Ukraine, et des associations spécialisées pour identifier, au niveau universitaire, des stratégies d’enseignement inclusives permettant d’améliorer l’apprentissage ainsi que la participation des étudiants concernés par des troubles spécifiques des apprentissages comme la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie, la dysgraphie (difficultés à écrire), la dyspraxie (trouble de la coordination des mouvements) etc.
Le service de renseignement autrichien tient une liste de chercheurs de l’EPFZ
Les hautes écoles suisses bénéficient de l’expertise d’étudiants et de chercheurs du monde entier. Mais la recherche de pointe est aussi un terrain fertile pour les activités d’espionnage et les sociétés de couverture, comme celle du ressortissant iranien qui utilisait sa start-up sur le campus de l’EPFL pour livrer le système de navigation pour un drone dans son pays qui a ensuite été utilisé pour tuer trois militaires américains dans une base en Jordanie. Cette technologie de navigation était à double usage et l’EPFL ne savait pas qu’elle allait être utilisée à des fins militaires.
Les services secrets étrangers profiteraient de notre faible défense contre l’espionnage, estime l’historien Adrian Hänni, spécialisé en histoire des services secrets. «Dans le domaine du contre-espionnage, il y a peut-être quelques dizaines de fonctionnaires à Berne qui doivent faire face à cette menace et beaucoup de mesures sont plutôt édentées». Le cas actuel de l’EPF-Lausanne montre justement à quel point l’Iranien Mohammad A., accusé, a agi en dilettante, dit-il.
A l’Université de Graz, les demandes de coopération jugées peu sérieuses venant de scientifiques de l’EPFZ sont envoyées directement au service de renseignement autrichien, notamment dans le contexte du risque potentiel d’influence des services de renseignement chinois sur la recherche en Europe.
- espionnage
- collaboration hautes écoles – militaire
- étudiant·e·s étrangers·ères
- politique – Chine
- collaborateurs·rices étrangers·ères
- politique – Iran
Reaction d’universitaires chinois-es aux contrôles de sécurité de l’EPFZ
Entre 2010 et 2023, le nombre d’étudiant-es venant de pays «à risque» est passé de 271 à 1362 à l’EPFZ, et de 139 à 598 à l’EPFL. Un grand nombre de ces personnes sont d’origine chinoise.
L’EPFZ a récemment communiqué selon quels critères les étudiant-es, les membres de la faculté ou les professeurs invités pourraient avoir accès aux technologies clés lors de leur séjour à l’EPF, à partir du semestre d’automne 2025. Ce contrôle de sécurité de l’institut se base sur quatre critères : origine, parcours professionnel, bourse(s), filière d’études. Selon les recherches de la journaliste Ying Zhang, autrice de l’article, cela fait plusieurs années déjà que l’EPFZ applique des tels critères de sélection, mais ce processus n’était pas explicite.
A l’EPFL, le taux d’admission des candidatures chinoises aux programmes de master a considérablement baissé au cours des dix dernières années, passant de 44% à 12% entre 2014 et 2024, ce qui est désormais bien inférieur à la moyenne internationale de 21%. L’ETH Zurich n’a pas fourni de statistiques sur le taux d’admission des étudiant-es en provenance de pays soumis à un contrôle de sécurité.
Des tels «screenings» deviendraient de plus en plus courant en Europe, comme par exemple en Grande-Bretagne. «Compte tenu du contexte géopolitique actuel et de la polarisation croissante, il est « très probable que davantage d’universités européennes mettront en place des mécanismes de screening, car la science et la technologie deviennent des facteurs et des instruments clés dans la lutte pour le pouvoir au niveau mondial », explique Jean-Marc Rickli, chef de la filière «Risques globaux et émergents» du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).
Ying Zhang a interrogé interrogé plusieurs-es personnes qui ont critiqué cette pratique, perçue comme une limite la liberté académique.
FNS: 1,6 million de francs alloués à la recherche internationale sur les crises et la santé
Le FNS encourage cinq projets bénéficiant d’une participation suisse dans le cadre de CHANSE, HERA et NORFACE. Ces équipes de recherche internationales s’intéressent aux crises, à la santé et au bien-être psychique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 janvier 2025
9Jan2025
Politique des hautes écoles
UNINE: Laurent Kurth retire sa candidature au poste de recteur
L’ancien conseiller d’État neuchâtelois socialiste Laurent Kurth a décidé de retirer sa candidature pour le poste de recteur de l’UNINE, suite à un préavis négatif de l’Assemblée de l’Université. Cette dernière comprend des représentant·es des professeur·es, des étudiant·es, du corps intermédiaire ainsi que du personnel. Faisant partie des deux derniers candidats et ayant pourtant rencontré du soutien avant et durant sa postulation, Laurent Kurth ne se serait pas senti légitime dans ce poste sans l’adhésion de la communauté universitaire. Rattrapé par ses précédents mandats, «il y a eu des oppositions de nature politique, qui se sont révélées assez clairement», déplore-t-il sur les ondes la RTS. «L’hypothèse d’un ancien ministre cantonal devenant recteur, sans parcours académique, a provoqué une vive polémique dans le canton.» Le parti des Vert’libéraux a déposé mercredi matin une interpellation portant plusieurs accusations de collusion. (Le Temps)
L’autre candidat finaliste pour le poste de recteur a également reçu un préavis négatif de l’Assemblée de l’Université. Il s’agit de Martin Hilpert, actuel vice-recteur de l’université. (RTS) Il n’est ainsi pas exclu que «le processus de nomination – qui s’est étalé sur sept mois – [doive] donc repartir de zéro. Il pourrait alors être demandé à l’actuel recteur, Kilian Stoffel (qui a donné sa démission pour l’été 2025), de prolonger son mandat.» (ArcInfo) Le Conseil de l’Université se réunira vendredi 10 janvier, dans le but de pouvoir rendre un rapport au Conseil d’Etat neuchâtelois d’ici la fin du mois.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 janvier 2025
8Jan2025
Politique des hautes écoles
Nouvelle collaboration Open Science entre université et industrie au Danemark
L’Université d’Aarhus a lancé une nouvelle collaboration portant sur la recherche fondamentale présentant un intérêt pour l’industrie. Les chercheur·euses et entreprises de tout le Danemark peuvent désormais publier leurs résultats et leurs données sur la plateforme Open Science, où l’information est disponible gratuitement pour toutes et tous. Open Science est «une plateforme qui structure le partage des connaissances de manière à relever un certain nombre de défis pratiques et juridiques», explique Mads Lebech, directeur général de la Fondation danoise de l’industrie, fondation qui a choisit de financer le projet à hauteur de 2,5 millions de couronnes danoises (env. CHF 315’000). L’objectif de la collaboration est que l’industrie et les universités profitent davantage de leurs connaissances et de leurs technologies respectives dans une zone sans brevet. La mise en place de cette plateforme rompt en effet avec la tendance des universités à breveter leurs découvertes, et constitue également une forme de contestation contre les pratiques commerciales des revues scientifiques. «D’autres environnements de recherche sont totalement libres de nous imiter et de copier-coller notre modèle. Nous espérons que cela se produira», énonce le professeur Kim Daasbjerg, instigateur du projet et actuel responsable de la plateforme.
«La première plateforme Open Science porte sur les matériaux intelligents et couvre initialement vingt petites et moyennes entreprises (PME), dont des fleurons de l’industrie danoise tels que ECCO, LEGO, VELUX, Vestas, Grundfos, SP Group et Terma, ainsi que des chercheurs des départements de chimie, de physique et d’ingénierie de l’université d’Aarhus et de toutes les autres universités du Danemark.»
- open access
- open science
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- recherche et développement
- innovation
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 janvier 2025
7Jan2025
Politique des hautes écoles
Horizon Europe soumis au référendum d’ici à 2028
Le 20 décembre 2024, «La Commission européenne a débloqué la pleine association à Horizon Europe à partir de 2025, ainsi que le programme de recherche nucléaire d’Euratom. […] En tant qu’État non membre de l’UE, la Suisse pourrait rester exclue d’une poignée d’appels sensibles sur les technologies quantiques.» Cet accord met fin au retrait de Berne en 2021 des négociations régissant les relations bilatérales avec l’UE. Cet acte avait conduit à un blocage d’accès de la Suisse au programme, à l’exclusion des subventions du Conseil européen de la recherche (CER) et à la possibilité de rejoindre les consortiums industriels et universitaires -appelés Pillar II du programme- qu’en utilisant son propre financement national.
La politique suisse souhaite toutefois que les nouveaux accords soient soumis à un référendum public. L’UDC, arrivé en tête des sondages fédéraux l’année dernière, a déjà fait campagne contre le nouvel accord, alors que les responsables suisses de la recherche espèrent une victoire. La date et les détails des votes n’ont pas encore été déterminés. Le gouvernement suisse pourrait toutefois décider d’organiser des votes par accord sectoriel. Les votes pourraient ne pas avoir lieu avant 2028, selon certains médias suisses.
Un rejet de l’accord par les électeurs suisses pourrait empêcher le pays de rejoindre le Framework Programme 10 (FP10), successeur d’Horizon Europe, qui devrait débuter en 2028. Pour rappel, en 2014, la Suisse avait temporairement perdu l’accès complet à Horizon 2020, le programme qui l’a précédé, après que les électeurs suisses aient voté un référendum anti-immigration. Si les électeurs rejettent à nouveau l’accord et que la Suisse se voit à nouveau exclue du programme européen pour la recherche, les projets de recherche menés ne devraient toutefois pas s’arrêter instantanément. Le confédération interviendrait dans ce cas probablement avec un financement national, comme en 2021, afin de permettre à ses scientifiques de continuer à participer aux consortiums de Pillar II. Se retirer à nouveau après un référendum créerait néanmoins une «situation très incertaine que l’on ne peut pas contrôler et qui est très compliquée d’un point de vue administratif», a déclaré Torsten Schwede, nouveau président du FNS depuis cette année. Finalement, si la Suisse rejoignait le Framework Programme 10 (FP10), l’une des principales préoccupations du FNS est aujourd’hui la proposition de la Commission européenne d’autoriser la recherche à double usage dans le cadre du programme. Les scientifiques suisses pourraient se retrouver dans des «marécages politiques si un programme est trop étroitement associé à une certaine application militaire», affirme Torsten Schwede.
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L’Unil dans les médias
Nouvelle Rectrice ou nouveau Recteur UNIL 2026-2031
«Le Conseil de l’Université de Lausanne a l’honneur d’annoncer que l’appel à candidatures pour le poste de Rectrice ou de Recteur de l’UNIL pour la période 2026-2031 est ouvert et court jusqu’au 28 février 2025.»
Revue de presse UNIL 7 janvier 2025
6Jan2025
Politique des hautes écoles
«Les Jeunes PLR veulent que les universitaires remboursent le coût de leurs études»
Lors de leur assemblée des délégués en décembre dernier, les Jeunes libéraux-radicaux ont proposé une obligation de remboursement du coût des études des universitaires après ces dernières, pour les personnes dont l’impôt sur le revenu ne suffirait pas à couvrir les frais d’écolage. Cette revendication serait une réaction au fait que les personnes bien formées en Suisse travaillent de plus en plus à temps partiel. Elles gagnent ainsi moins d’argent qu’auparavant et paient donc moins d’impôts, impôts censés financer indirectement leurs études supérieures. En plus d’économiser de l’argent public, cette proposition réparerait une inégalité vis-à-vis des apprenti·es qui, dès leurs 18 ans, financent des formations dont ils·elles ne bénéficieront pas (Forum).
Pour Jonas Lüthy, président des Jeunes PLR, cette proposition n’empêcherait pas les personnes ayant des moyens modestes d’entreprendre des études, «au contraire, étant donné que les paiements rétroactifs n’interviennent qu’après». Cette proposition renforcerait pourtant les inégalités sociales, affirment des chercheur·euses en sociologie de l’éducation, car «les femmes souffriraient de manière disproportionnée d’une telle obligation de remboursement, car elles s’occupent plus souvent de la garde des enfants et travaillent donc plutôt à temps partiel» (24 heures).
De plus, il ne suffirait pas de «considérer les investissements dans la formation uniquement sous l’angle des recettes fiscales» (24 heures) mais de voir le remboursement également dans les bénéfices sociétaux du travail qu’effectuent les gens à la fin de leurs études (Forum).
Selon Matthias Aebischer, conseiller national socialiste, «les crèches sont si chères en Suisse que cela conduit à davantage de travail à temps partiel. C’est plutôt là qu’il faudrait agir.» (24 heures)
Cette proposition de remboursement s’inscrit parmi dix revendications du parti sur la formation. La manière dont cette proposition sera amenée dans l’arène politique n’a pas encore été définie. Des discussions sont en cours dans le parti.
La Suisse réintègrera Horizon Europe
Le pays revient dans le programme européen de recherche Horizon Europe dès le 1er janvier 2025. (Frapp)
«L’arrangement transitoire [entre la Suisse et l’Union européenne] dans le domaine de la recherche et de l’innovation permettra aux acteurs en Suisse dès janvier 2025 «d’accéder à presque tous les appels d’offres d’Horizon Europe, du programme Euratom et du programme Digital Europe». […] Quant à la réintégration à Erasmus+, l’instrument de l’UE dédié à la mobilité des étudiants et des enseignants, elle serait envisageable à partir du 1er janvier 2027, à condition que les moyens financiers nécessaires soient alloués par le parlement.» (Le Temps)
Interview du président sortant de l’EPFL
«À l’heure du bilan, Martin Vetterli […] parle de son arrivée à la présidence, de la période de confinement, de l’IA et de l’augmentation de la taxe universitaire pour certains étudiants.»
Quel est le rôle de l’EPFL dans la livraison de drones tueurs à l’Iran?
La start-up Illumove SA basée sur le parc d’innovation de l’EPFL, aurait, selon la justice américaine, permis à un ingénieur iranien de contourner des restrictions à l’exportation ainsi que des sanctions américaines concernant le transfert de technologies et de biens. Du matériel utilisé pour la construction de drones à des fins militaires est concerné. Selon Emmanuel Barraud, porte-parole de l’EPFL, l’ingénieur iranien a travaillé comme chercheur postdoctoral à la haute école et a créé son entreprise en 2019. L’EPFL l’a ensuite aidé à établir son entreprise sur le parc d’innovation, avant que l’Iranien ne quitte l’EPFL en 2022. Illumove est aujourd’hui pourtant toujours active selon le registre du commerce et son adresse se trouve dans le parc d’innovation. Le porte-parole de l’EPFL déclare toutefois qu’à sa connaissance, le parc d’innovation avait résilié le contrat de location avec l’entreprise ou était sur le point de le faire, et il n’y a pas de raison pour que l’EPFL surveille ou contrôle Illumove, puisqu’elle n’a pas conclu de partenariat avec l’entreprise.
Les conséquences de cette affaire sont la modification et le renforcement de la procédure de participation au parc d’innovation, ainsi que la révision des conditions d’admission des étudiant·es et des chercheur·euses. Cela se fera de la même manière qu’à l’ETHZ, qui a intensifié son contrôle des chercheur·euses en octobre dernier, avec quelques particularités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 janvier 2025
24Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 décembre 2024
23Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presseUNIL 23 décembre 2024
20Déc2024
Politique des hautes écoles
Le budget fédéral 2025 supplémente les domaines des hautes écoles et de la recherche
Le parlement a voté le budget fédéral 2025 pour un total de plus de 85 milliards de francs. Dans les domaines des hautes écoles et de la recherche, les détails des suppléments s’établissent ainsi : écoles polytechniques fédérales (+12,5 millions), universités (+8 millions), hautes écoles spécialisées (+6 millions) et institutions pour la recherche (+3 millions).
Les principaux autres domaines bénéficiant d’augmentations budgétaires sont l’armée et le monde agricole. Les groupes essuyant les plus grandes pertes budgétaires sont l’asile, la coopération internationale et l’administration fédérale.
Protestation contre l’augmentation de la taxe semestrielle à la HETS (GE)
Lundi 16 décembre, une centaine d’étudiant·es de la Haute Ecole de travail social (HETS) ont manifesté dans le hall de leur établissement, en faisant grève durant des heures de cours. Ils·elles protestaient contre l’augmentation de leur taxe semestrielle (de 500 à 700 francs, jusqu’à 1050 francs pour les étranger·ères). La direction de l’établissement s’est montrée encline à discuter avec les étudiant·es, quand bien même la décision a été prise au niveau global des hautes écoles romandes.
«La hausse des taxes universitaires reflète un désengagement croissant des autorités publiques, et pas un investissement sur l’enseignement», affirme une représentante des étudiant·es. Proportionnellement au budget des institutions, la plus-value que dégagerait une telle mesure reste minime, ont avancé plusieurs soutiens ayant fait le déplacement lundi (Le Courrier).
«Le secteur est déjà sujet aux arrêts maladie et aux burn- out. Alors si les étudiants doivent travailler encore plus à côté de leurs études pour les financer, ils arriveront déjà stressés et épuisés sur le marché du travail. Le calcul n’est pas bon.» pointe Benoît Besnard, coprésident de l’association des étudiants de la HETS, l’ADES (Tribune de Genève).
Les étudiant·es envisagent de poursuivre leur mouvement après les Fêtes (Tribune de Genève).
Plaidoyer contre une hausse des taxes d’études à l’Unifr
La rectrice de l’Université de Fribourg, Katharina Fromm, a déclaré ouvertement dans les colonnes de La Liberté et des Freiburger Nachrichten son opposition au projet de doublement des frais de scolarité afin d’alléger le budget fédéral (rapport Gaillard, actuellement en discussion à Berne).
«Des frais de scolarité plus élevés représenteraient un fardeau financier considérable pour un nombre croissant d’étudiants et pour leurs familles. […] [Ils] accentue[nt] les inégalités sociales et la polarisation de la société, ce qui mènerait à moins de mixité sociale dans les universités et pourrait simplement rendre plus difficile l’accès des groupes défavorisés à l’enseignement supérieur. […] Le fait que moins de personnes aient accès à l’enseignement supérieur peut avoir un impact négatif sur l’économie, car une main-d’œuvre bien formée et diversifiée est essentielle à l’innovation et à la croissance économique, deux facteurs clés pour le succès de la Suisse.»
L’Unil dans les médias
Nouvelle Rectrice ou nouveau Recteur UNIL 2026-2031
Revue de presse UNIL 20 décembre 2024
19Déc2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 décembre 2024
18Déc2024
Politique des hautes écoles
Des activistes perturbent une table ronde à l’université de Zurich
Lundi (16.12.) à l’Université de Zurich, une table ronde sur le sujet «Quand une critique d’Israël est-elle antisémite ?» a été interrompue par cinq activistes activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes pendant plusieurs minutes. Selon le journal juif Tachles, il s’agissait de propos «anti-israéliens» notamment pendant les interventions de Ralph Friedländer, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). Le modérateur de la conférence et le personnel de sécurité sont intervenus pour mettre fin à la perturbation. Les déclarations ont d’abord continué et une vingtaine de personnes ont quitté l’amphithéâtre. La table ronde a ensuite pu se poursuivre conformément au programme.
«Cet incident est un nouvel exemple inquiétant des perturbations et des protestations qui ont lieu depuis un an dans les universités suisses autour des thèmes d’Israël, de la Palestine, de Gaza et du Proche-Orient», a déclaré la FSCI, appelant aux universités de bannir ces formes de protestation «déconstructives, radicales et menaçantes» de l’espace académique.
Lundi après-midi également, un cours à l’université de Lucerne a dû être terminé plus tôt, à titre préventif, et le professeur a dû être accompagné vers la sortie. «Ceci en relation avec la présence de quelques membres du groupe ‘Students for Palestine’ sur le site et des activités en ligne de leur côté», indique l’université de Lucerne.
Le Conseil fédéral veut diviser le paquet d’accords avec l’UE en plusieurs tranches
«Les négociations bilatérales avec l’Union européenne avancent à grands pas. Selon plusieurs sources recoupées par SRF, le Conseil fédéral a décidé vendredi de découper le paquet d’accords bilatéraux à venir en quatre « tranches ». Le peuple pourrait donc être amené à se prononcer quatre fois.»
Faut-il venir du sérail académique pour diriger une université?
Parmi les deux candidatures retenues à l’Université de Neuchâtel figure celle d’un ancien politicien. Cela suscite la question générale : «Faut-il une solide expérience académique pour diriger une université?» Le Forum a invité pour ce débat entre Anne Donou, directrice régionale du cabinet de conseil Von Rundstedt, et Astrid Epiney, ancienne rectrice de l’Université de Fribourg.
Cette dernière insiste sur le caractère spécifique d’une université, dans laquelle la liberté académique joue un rôle important. Anne Donou, de son côté, juge que l’université est une institution comme une autre et que le choix dépend de la situation, qu’il s’agisse de rechercher la continuité ou le changement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 décembre 2024
17Déc2024
Politique des hautes écoles
«En finir avec la neutralité scientifique»
«A-t-on le droit, lorsqu’on est scientifique, de s’engager dans le débat public ? A cette question devenue cruciale pour un nombre croissant de chercheurs, Sortir des labos pour défendre le vivant (Seuil, 72 pages, 4,90 euros), rédigé par une dizaine de membres du collectif Scientifiques en rébellion, apporte une réponse engagée, mais aussi argumentée. L’organisation, qui regroupe quelque 500 chercheurs de divers disciplines, alerte depuis 2020 sur l’urgence à lutter contre le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité.»