Selon Eduard Kaeser, physicien et philosophe et PhD en philosophie, «L’expérience de la pandémie montre qu’il est préférable que le factuel prenne le pas sur le «culturellement construit». Mais la bulle postmoderne ne veut pas éclater, au contraire : elle se gonfle.» Il regrette notamment qu’une populace («Mob») ait évincé la philosophe Kathleen Stock de l’Université de Sussex à cause de son opinion «vintage» selon laquelle certaines caractéristiques humaines sont déterminées en premier lieu par la biologie.
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3Déc2021
2Déc2021
Politique des hautes écoles
Discussion sur l’intégrité de la recherche
Le nouveau code d’intégrité de l’Association suisse des sciences montre quels sont les principes de base à respecter et comment agir en cas de violations. Il a été présenté à Berne et a été débattu «de manière engagée». Astrid Epiney, Rectrice à l’Université de Fribourg, évoque que la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses est en train d’élaborer les conditions-cadres pour un centre de compétences avec un pool d’expert·e·s susceptibles de mener des enquêtes. Elle ajoute: « En Suisse, un tel centre de compétences ne pourrait toutefois qu’avoir une fonction de soutien. Pour des raisons juridiques, l’institution concernée doit mener elle-même les investigations et décider des mesures à prendre.»
Méthodes pour tisser le dialogue entre scientifiques et citoyen-ne-s
«La crise sanitaire a mis en lumière le fossé entre la communauté scientifique et le grand public. A l’heure des théories du complot et de la méfiance à l’égard des progrès technologiques, il est plus que nécessaire de bâtir une société de la connaissance.»
Le Monde présente, entre autres, l’Espace Mendès France, qui, dans la lignée de sa démarche d’éducation populaire, «expérimente des ateliers pour apporter la science au plus près du terrain» et un programme de dialogue entre chercheur-e-s et lycéen-ne-s (le Pacte mondial des jeunes pour le climat). Dans un article, Véronique Kleiner, médiatrice scientifique, parle de sa stratégie pour atteindre un public d’agriculteurs-rices ou de familles du cru pour des événements de médiation scientifique: «Nous faisons de la science sans en avoir l’air.»
«L’autonomie des universités est-elle menacée par la politique et le droit européen en matière de données?»
La Ligue des universités de recherche européennes (LERU) a publié une déclaration:
«Les universités sont devenues de plus en plus dépendantes des entreprises de plateformes dominantes qui définissent et dirigent les architectures numériques des universités par le biais de technologies matérielles et logicielles, ce qui entraîne un verrouillage de l’utilisateur et du vendeur. Dans le même temps, il n’est pas clair dans quelle mesure la législation européenne sur les données actuellement en cours d’élaboration affecte les universités. C’est pourquoi la LERU propose, dans cette déclaration sur les données, un certain nombre de principes de base pour traiter les données, en s’adressant à toutes les parties prenantes concernées : législateurs, fournisseurs numériques, individus dans les universités, universités et industrie.
Les données sont le pétrole qui alimente de plus en plus les développements économiques, universitaires et sociaux à travers le monde. Les universités ont un rôle important à jouer dans le paysage des données. Elles sont les gardiennes d’une culture commune de la connaissance et un agent de nouvelles connaissances. Cependant, les universités sont devenues de plus en plus dépendantes des sociétés de plateforme dominantes qui sont devenues une force motrice dans la conception des environnements d’apprentissage et d’enseignement des universités publiques. Ces entreprises définissent et orientent les architectures numériques des universités par le biais de technologies matérielles et logicielles, ce qui entraîne une dépendance vis-à-vis des utilisateurs et des fournisseurs. Ces évolutions menacent l’autonomie institutionnelle et la liberté académique, et portent atteinte au rôle de l’université dans la société. […]»
- autonomie – hautes écoles
- protection des données
- gestion de données de recherche
- gestion – ressources informatiques
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 décembre 2021
1Déc2021
Politique des hautes écoles
Le National refuse de doubler le milliard de cohésion pour relancer les discussions avec l’UE
La commission de politique extérieure de la Chambre du peuple avait proposé de faire passer la contribution de la Confédération de 953 millions de francs à près de deux milliards. Cette hausse était soumise à une condition: la signature d’ici la mi-2022 de l’accord d’association de la Suisse aux programmes européens en cours Horizon Europe, Digital Europe, ITER, Euratom et Erasmus+.»
Plaidoyer en faveur d’un doctorat HES autonome
Andri Silberschmid est depuis mars 2021 le président de FH Suisse, l’organisation faîtière des diplômé-e-s des HES. Dans un entretien, il souligne l’importance pour les HES de former eux-mêmes des doctorant-e-s pour leur propre relève académique. «Les modèles de coopérations actuels avec les universités excluent des spécialisations comme celles dans les arts, la musique, en soins et ne sont donc pas une alternative tout à fait à la hauteur.»
La Source dédie un hub à l’innovation dans les soins
L’Institut et Haute École de la santé La Source, à Lausanne, lance un hub appelé «H4» destiné à accompagner des projets innovants dans le domaine des soins. La plateforme est financée par le Canton de Vaud à la hauteur de CHF 1,5 million.
Premier programme doctoral commun de l’EPFL et l’EPFZ
Les deux écoles polytechniques fédérales lancent un nouveau programme de doctorat commun dans les sciences de l’apprentissage. L’objectif est de former des spécialistes qui mettront à profit leurs connaissances techniques et scientifiques pour promouvoir la recherche, l’enseignement et l’apprentissage.
L’Université de Zurich ose l’indépendance digitale
L’Université de Zurich (UZH) développe son propre système d’examens en ligne, et elle a lancé un appel d’offre dans ce sens. La pandémie sert actuellement d’accélérateur à ce qui était de toute façon prévu à plus long terme : un apprentissage qui passe de plus en plus par le numérique. Selon l’appel d’offres de l’UZH: «L’acceptation et la demande de cadres d’examens électroniques dans l’offre d’enseignement de toutes les facultés» se sont «intensifiées de manière fulgurante» pendant la pandémie.»
Selon l’auteur de l’article, la numérisation dans les universités ouvre des portes, mais génère également des incertitudes: «Est-ce là l’avenir des études ? Moins de campus, plus de travail à domicile ? L’isolement à la maison au lieu d’une vie d’étudiant passionnante ? La numérisation pourrait toutefois résoudre un problème qui se fait de plus en plus pressant pour l’université depuis des années : le manque de place.»
Les présidentes du Club de Rome critiquent les universités
Selon les présidentes du Club of Rome, Mamphela Ramphele et Sandrine Dixson-Declève, beaucoup d’étudiant-e-s universitaires s’adressent à elles avec la question «comment diriger le monde dans le futur». «De nombreux professeures du monde entier confirment que les académies ne préparent plus les jeunes à résoudre les grands défis de notre époque et à réfléchir aux relations et à la complexité de notre monde. […] Nous devons offrir aux jeunes un espace de réflexion, de partage des connaissances avec des penseuses issues des disciplines les plus diverses, des sciences naturelles à la sociologie en passant par la politique et l’économie, et ce dans le monde entier.» Elles regrettent que les systèmes d’éducation de nombreuses pays en développement soient restés «figés au 16ème siècle».
Un nouveau master en sciences du cerveau
L’ETH Zurich et l’Université de Zurich proposent conjointement un nouveau master interdisciplinaire en sciences du cerveau dès l’automne 2022. Le programme combine la biologie, les neurosciences et les méthodes cliniques.
Du favoritisme éditorial dans la recherche biomédicale?
«Une étude française soulève des doutes quant à l’intégrité de certaines revues de recherche biomédicale. Des auteurs semblent bénéficier d’un passe-droit dans l’évaluation de leur recherche grâce à leur proximité avec le comité éditorial de certaines revues. Ces comportements révèlent les failles de certains systèmes d’évaluation de la recherche.»
«La proximité des hautes écoles spécialisées avec les entreprises représente une valeur ajoutée pour la Suisse».
«Laurent Sciboz est membre du conseil suisse de la science et professeur ordinaire à la Haute École Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) où il dirige l’Institut d’informatique de la HES-SO Valais-Wallis. Sur la question des défis des HES, il note en premier: «La coopération entre les HES et les universités est encore insuffisante. C’est dommage, car les différentes hautes écoles sont souvent basées dans la même ville. Ce problème est peut-être aussi dû aux traditions respectives de ces deux types de hautes écoles: certaines universités existent depuis des siècles, alors que les HES n’ont été fondées qu’il y a quelques décennies. Avec une meilleure collaboration, on pourrait mieux contribuer à la chaîne de valeur en Suisse.» Les autres défis concernent l’interdisciplinarité et le financement des projets de recherche, une grande partie de la recherche des HES n’étant pas directement soutenue par les cantons. «En conséquence, le risque que des collaborateurs scientifiques expérimentés quittent notre équipe devient important.»
Les Universiades annulées
«Lucerne renonce aux Universiades d’hiver, qui devaient se dérouler du 11 au 21 décembre. Cet événement sportif devait réunir quelque 1600 étudiantes et étudiants issus de 540 hautes écoles de plus de 50 pays. Les restrictions de voyage qui se répandent dans le monde à la suite de l’apparition du variant Omicron l’auraient empêché de se tenir dans des conditions acceptables.»
L’Université de Lucerne, qui servait de quartier général de l’événement, avait planifié pour le mois de décembre le déroulement des cours universitaires en ligne, et maintient cette décision.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er décembre 2021
30Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 novembre 2021
29Nov2021
Politique des hautes écoles
Pour la première fois, l’EPFL décerne un diplôme non genré
«Nara, 24 ans, a obtenu de l’école que son master reçu en octobre n’utilise pas de formule au masculin ou au féminin. Récit d’une croisade qui a démarré à fin 2020.»
«Dépités, les scientifiques ont tentés de faire plier la justice»
En soutenant que les tribunaux doivent écouter la science et acquitter les activistes du climat qui avaient occupé le siège des Retraites Populaires en 2019, six chercheurs et chercheuses se défendent d’être sortis de leur rôle. Dans une publicité, ils s’étaient adressé au juge l’invitant à «écouter les scientifiques» et à aquitter les activistes
Plaidoyer pour une science ouverte et visible
Cem Gabay, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, estime que la crise sanitaire a dévoilé «dans certains cercles» la méfiance envers les sciences. Face à cela, il rappelle le «devoir essentiel de l’université: l’ouverture vers la cité dans toutes ses incarnations, politiques, ou associations, mais aussi et surtout la population, et notamment la jeunesse. Pour cela, nous devons faire l’effort de communiquer plus, mieux peut-être, et différemment. Nous devons faire notre révolution culturelle en apprenant à dialoguer au-delà de nos canaux habituels. C’est cela, aussi, la science ouverte.»
«De la dommageable anglicisation de nos universités»
Pascal Praplan, titulaire d’une licence ès langue et littérature anglaises, regrette la prévalence de l’anglais dans l’enseignement et la recherche universitaire.
Université de Berne: «Ici, l’expérimentation animale est éthiquement responsable»
L’Université de Berne souhaite contribuer à offrir aux malades le meilleur type de soutien possible, affirment le Recteur de l’Université de Berne Christian Leumann et le Vice-recteur à la recherche Daniel Candinas. Lorsqu’aucune autre méthode ne permet d’atteindre le but recherché, les expériences sur les animaux sont donc aussi éthiquement responsables, soulignent-ils dans l’interview parue dans le dernier magazine UniPress sur le thème de l’expérimentation animale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2021
26Nov2021
Politique des hautes écoles
La Déclaration de Ljubljana sur l’égalité des genres vise à corriger le déséquilibre dans la recherche et l’innovation
«La Déclaration de Ljubljana portera ses fruits dans le nouvel Espace européen de la recherche [EER] revitalisé, sous la forme d’une action de l’agenda politique de l’EER visant à promouvoir l’égalité des sexes et à favoriser l’inclusion, mise en œuvre au cours des trois prochaines années», a déclaré Simona Kustec, ministre slovène des sciences. Parmi ses objectifs, la déclaration s’engage à garantir des parcours professionnels équitables, ouverts, inclusifs et égalitaires entre les sexes dans la recherche, à utiliser les plans d’égalité des sexes pour promouvoir un changement institutionnel systémique et supprimer les obstacles institutionnels, et à renforcer les réalisations en matière d’égalité des sexes au sein de l’Espace européen de la recherche.
Dans le cadre d’une autre initiative visant à promouvoir l’égalité, la Commission exige de tous les candidats à ses subventions Horizon Europe qu’ils démontrent que leur institution a mis en place un plan d’égalité des sexes.
Le sommet du Conseil européen de l’innovation (EIC) a coïncidé avec la publication de She Figures 2021, qui souligne l’ampleur de l’écart entre les sexes, avec seulement 26% des postes de professeurs titulaires dans les états-membres de l’UE occupés par des femmes.
L’Université de Suisse italienne à la tête d’un classement
L’Université de Suisse italienne (USI) est a reçu le Global Studen Satisfaction Award, dans la catégorie «Interaction étudiant-e – enseignant-e».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 novembre 2021
25Nov2021
Politique des hautes écoles
Angelika Kalt, directrice du FNS, élue à la co-vice-présidence de Science Europe
«Pour la première fois, le FNS siège à la direction de Science Europe. Il pourra ainsi faire valoir encore davantage son expertise au plan international. […] Science Europe représente les principaux organismes publics de financement et de recherche en Europe. Depuis sa création en 2011, cette organisation œuvre en faveur de l’excellence de la recherche et de l’efficacité des politiques en la matière. Ses domaines d’action comprennent la liberté académique, l’éthique et l’intégrité de la science, l’accès à la recherche, les infrastructures, l’égalité des sexes, l’open access et l’évaluation de la recherche.»
L’Université de Zurich s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2030
L’Université de Zurich prend des mesures pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2030, 50 % des émissions devant être réduites par des mesures internes. En 2018/2019, 35 % des émissions à effet de serre ont été émis lors des déplacements en avion. L’Université vise donc une réduction d’au moins 53% de ses vols.
L’Université de Genève se dote d’un premier bilan carbone
«L’Université [de Genève] a récemment rendu publics les résultats d’une analyse de son empreinte carbone. Ces données brutes vont servir à orienter la politique de développement durable de l’institution. Explications avec Fabrice Calame, conseiller au Rectorat responsable de ces questions.»
Un accès aux données administratives pour la recherche permettrait des meilleures décisions politiques
Kurt Schmidheini, professeur en économie à l’Université de Bâle, regrette que beaucoup de données étatiques ne soient pas accessibles pour la science, comme par exemple les données sur les impôt. Ce type de données pourraient fournir des informations sur les perspectives d’avancements économiques de la population, mais également sur l’impact d’un changement de loi.
Selon l’expert, il y a une demande pour une politique basée sur un «vrai savoir», des preuves. «Nous devrions savoir en avance quelles conséquences auront les décisions.» La Suisse aurait commencé ces dernières années à faire des estimations financières sur l’impact des changements de loi, mais en ce moment, ces analyses sont faites par des expert-e-s internes à l’administration. «Pour les chercheur-e-s ou citoyen-ne-s il est impossible de savoir si ces informations sont cohérentes.» Il y a déjà eu une telle erreur dans une étude en 2016 concernant la discrimination fiscale des couples mariés, qui aurait eu comme conséquence la décision de refaire le vote.
«La Suisse a peu de données organisées de façon centralisée, et aussi peu de tradition pour utiliser les données pour la politique. Cela est probablement dû à une attitude plus critique envers l’État par rapport à d’autres pays, par exemple par rapport aux pays scandinaves. En Suisse, nous pensons que l’État ne doit pas avoir trop de pouvoir. Et les données c’est aussi du pouvoir.» Il évoque également la question de la protection des données de recherche. «Une structure de données bien protégés serait généralement un bon avantage pour la place de la recherche empirique en Suisse.»
Par ailleurs, la pandémie aurait montré qu’il est important de fournir l’accès aux données pour que les citoyen-ne-s puissent accepter les recommandations des épidémiologistes.
- rôle des scientifiques
- protection des données
- gestion de données de recherche
- collaboration hautes écoles – politique
«Want research integrity? Stop the blame game»
Malcom Macleod, directeur académique pour l’amélioration et l’intégrité de la recherche l’Université d’Edimbourg et professeur en neurologie et neuroscience translationelle, estime que les universités devraient se concentrer sur des mesures pour améliorer l’intégrité de la recherche plutôt que l’intégrité des chercheur-e-s. «Si la qualité du travail de chaque scientifique pouvait être améliorée ne serait-ce qu’un peu, l’impact global sur l’intégrité de la recherche serait énorme. Je me suis efforcé de comprendre comment les institutions peuvent encourager des améliorations progressives et de grande envergure. Deux choses sont nécessaires : un changement collectif de mentalité et une évolution vers des mesures appropriées.»
Quand des universitaires féministes sont accusées de transphobie
«Le débat fait rage dans les universités britanniques entre les défenseurs des droits des trans et les féministes convaincues que le sexe est une réalité biologique. La querelle a désormais pris des airs de chasse aux sorcières. Récit.»
L’Université de Saint-Gall «se disculpe»
L’Université de Saint-Gall est arrivée à la conclusion, moyennant deux groupes de travail internes, qu’elle n’est pas influencée par la chine. Le seul expert externe du groupe de travail était, jusqu’à récemment, membre du Conseil d’administration d’un Institut Confucius, rattaché au Ministère chinois pour l’éducation. L’auteure de l’article en vient à la conclusion: L’université souhaite se disculper elle-même.
Un des rapports préconise cependant l’établissement d’un nouveau groupe de travail d’experts interne externes pour discuter des problèmes comme l’autocensure lors d’une collaboration avec la Chine. Par ailleurs, le sénat de l’Université organisera un atelier sur les particularités d’une collaboration scientifique avec la Chine.
Zurich : les coûts de contrôle du certificat Covid
La HES zurichoise ZHAW contrôle tous les jours les certificats de 2500-2950 personnes. Chaque semaine ce contrôle dans les 33 bâtiment de la HES coûte CHF 100’000.-.
L’Université de Zurich et l’EPFZ dépensent beaucoup moins, parce qu’il y a seulement des contrôles par échantillonnage dans ces institutions. Les coûts s’élèvent donc à seulement CHF 15’000.- à CHF 25’000.-.
Repas subventionnés et codes QR
L’Université de Genève et la HES-SO Genève proposeront dès le 6 décembre des repas «Fourchette verte» à 5 francs pour le corps étudiant, subventionnés par le canton. Une application web, en phase finale de développement, permettra au corps étudiant de générer des codes QR personalisés pour cette réduction, des codes qui seront non transmissibles et valables une fois par jour.
L’Unil dans les médias
A quoi ressemblera HEC de demain?
«Marianne Schmid Mast est depuis cet automne la nouvelle doyenne d’HEC [de l’Université de]Lausanne. Psychologue de formation, spécialiste en leadership et management, son profil est différent de celui de ses prédécesseurs. Dans une interview donnée au Temps, elle détaille sa vision d’HEC Lausanne, dans la continuité de ce qu’a fait le précédent décanat mais en renforçant certaine dimensions comme la durabilité. Elle revient aussi sur l’image faussée que l’on se fait de la faculté, uniquement tournée vers l’économie pure, alors qu’elle est bien plus diverse.»
Revue de presse UNIL 25 novembre 2021
24Nov2021
Politique des hautes écoles
Un deuxième milliard pour la cohésion en échange d’un accès à Horizon Europe et Erasmus?
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) propose de doubler le milliard de cohésion pour l’UE à condition que cette dernière accepte la Suisse en tant que membre associé à part entière des programmes Horizon Europe et Erasmus+. La proposition suscite des réactions partagées parmi le monde politique suisse et des explications de la part des membres de la CPE-N.
Prises de positions critiques :
- Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) soulève plusieurs limites : Avec une telle augmentation, des «travaux préparatoires approfondis» supplémentaires seraient nécessaires avec les pays partenaires. De plus, l’orientation thématique de ces nouveaux fonds devrait être discuté au préalable, ce qu’il n’estime pas faisable dans le temps limité à disposition. (NZZ)
- Damian Müller (PLR, LU), président de la CPE du Conseil d’Etat, critique que la Suisse signalerait ainsi qu’elle considère l’UE comme achetable, et qu’elle n’a rien d’autre à offrir que de l’argent. Il exige que la Suisse développe un plan concret avec une stratégie de développement des relations bilatérales. (NZZ)
- Benedikt Würth (Le Centre, SG), conseiller aux États, considère également qu’il faut d’abord élaborer un paquet global qui servira de base à d’autres discussions, dont les contributions feront parti. (NZZ)
- Pour Philipp Matthias Bregy (Le Centre, VS), conseiller national, présenter une proposition dans le «vide» sans consulter l’UE n’est pas efficace. Selon lui, il faut attendre la rencontre du ministre des Affaires étrangères Cassis avec le vice-président de la Commission européenne en janvier 2022 à Davos (lors du Word Economic Forum).
Explication de la part de membres de la CPE-N :
- Eric Nussbaumer (PS, Bâle), initiant de cette proposition, la conçoit comme «un antidote à la situation empoisonnée générée par la rupture unilatérale des négociations sur l’accord-cadre institutionnel». (La Liberté)
- Christine Bulliard-Marbach (le centre, FR), évoque l’urgence de la situation actuelle. Sans signal rapide à l’UE, «nous allons perdre la possibilité de nous associer à Horizon Europe.[…] Le but est de proposer une base de discussion, ce que l’UE attend de nous, avec l’association de la Suisse à Horizon Europe en contrepartie.» (La Liberté)
Selon la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et le Temps, il est peu probable que la proposition passe les deux chambres du Parlement. Le Conseil d’État, qui est généralement plus sceptique vis-à-vis de la contribution à la cohésion, devrait s’y opposer.
«Chambardements dans l’évaluation des scientifiques»
Dans le monde de la publication scientifique française, un changement de paradigme s’annonce : l’instrument d’évaluation qui mesure l’impact des journaux scientifiques se fait abandonner par de plus en plus de financeurs de la recherche. Il s’agit d’un système de calcul qui indique combien de fois un·e chercheur·euse est cité dans des articles de recherche. A travers les années, il s’est développé comme le moyen privilégié pour classer les chercheur·euse·s et de rendre compte de leur réputation. Cependant, il mesure plus souvent la quantité de publications que leur qualité.
Pour cette raison, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ne demandera plus la liste de publications de ses candidat·e·s. En revanche, il s’intéressera plus précisément à différentes facettes d’un choix limité de publications pour évaluer sa qualité. Pour Chérifa Boukacem, professeure en science de l’information de l’université Claude-Bernard-Lyon, il s’agit d’un véritable changement de culture : «On passe d’un paradigme quantitatif à un paradigme plus narratif, dans lequel le chercheur explique ses contributions et où plusieurs facettes de l’activité sont prises en compte ».
Visualisation de la recherche suisse concernant les Objectifs de développement durable
Lors d’un hackathon à l’Université de Bâle, un outil open source a été développé qui permet de visualiser les priorités de recherche des hautes écoles suisses en rapport avec les Objectifs de développement durables (ODD) ou sur le montant des fonds alloués aux différentes disciplines.
La HES-SO adopte le Code d’intégrité scientifique national et son propre plan d’action
Le 1er novembre 2021, la HES-SO a officiellement adopté le Code d’intégrité scientifique national ainsi que son propre plan d’action en la matière.
La politique basée sur l’évidence, un droit fondamental?
Dans une entrée du Verfassungblog, un forum allemand de débat journalistique et académique sur l’actualité en matière de droit, la doctorante en droit à l’Université de Lucerne Monika Plozza plaide pour que la politique basée sur des preuves («evidenzbasiert») soit reconnue comme un droit humain en Suisse.
En faisant référence au droit de participer aux acquis du progrès scientifique (droit à la science, art. 15) de l’ONU, elle argumente que ce droit devrait également être garanti par l’État. Concrètement, ce «droit à la science» stipule que la population a le droit à une politique fondée sur des données basés sur l’évidence. Cela signifie que les politiques publiques doivent être conformes aux meilleures connaissances scientifiques disponibles. Par ailleurs, cela exige également que les politicien·ne·s dialoguent avec les scientifiques, argumente-elle.
Dans ce sens, le fait que certains politicien·ne·s considèrent la Task Force scientifique Covid-19 comme un adversaire se fonde sur une mauvaise compréhension de la politique : la science n’a pas pour rôle de fournir des solutions toutes faites, mais d’étudier les risques possibles et d’élaborer des possibilités d’action. Puis, c’est à la politique de prendre des décisions, tenant compte de ces connaissances scientifiques. Pour éviter que les politicien·ne·s se basent uniquement sur les connaissances scientifiques qui servent leur agenda politique, Monika Ploazza met en avant l’importance d’un porte-parole médiatique, à l’image de celui de la Task Force scientifique pour la pandémie.
Quelle place pour les scientifiques dans le prétoire?
L’émission Forum a présenté un débat entre Claude Nicati, ancien procureur, ancien conseiller d’Etat (PLR/NE), et Raphaël Mahaim, député vert vaudois, sur le rôle des scientifiques dans les décisions juridiques.
Prise de position de l’UNES sur les bourses d’études
«Le système suisse des bourses d’études est encore mal conçu dans de nombreux domaines et confronte souvent les étudiant·e·s à d’importants obstacles financiers et bureaucratiques. En sus de la pression mentale élevée sur les étudiant·e·s, la pression financière rend encore plus difficile la réussite des études. Dans une nouvelle prise de position, l’UNES montre ce qui devrait être amélioré et quelles sont les mesures nécessaires, afin de rendre le système des bourses d’études équitable et durable.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 novembre 2021
Huit professeur·e·s de HEC Lausanne se distinguent au sein des classements du Forschungsmonitoring
«Huit professeur·e·s de HEC Lausanne (UNIL) ont obtenu un score élevé dans le VWL Ranking du Forschungsmonitoring pour leurs publications dans des revues académiques de premier plan, reflétant l’excellence et le fort impact académique de la recherche menée à la Faculté.»
23Nov2021
Politique des hautes écoles
Le programme britannique de visas pour les scientifiques lauréats ne reçoit aucune demande
«Pas un seul scientifique n’a déposé de demande de visa auprès du gouvernement britannique pour les lauréats du prix Nobel et d’autres prix depuis son lancement il y a six mois, révèle New Scientist. Le programme a fait l’objet de critiques de la part des scientifiques et a été décrit comme une «blague».»
Jessica Wade, scientifique des matériaux au Imperial College London, n’est pas surprise de ce résultat. «L’accès des scientifiques britanniques aux financements européens est incertain, nous ne sommes pas très attractifs pour les étudiants européens […], nos retraites sont réduites et les postes scientifiques au Royaume-Uni sont à la fois rares et précaires.»
L’idée de privilégier l’entrée au Royaume-Uni des lauréats de prix scientifiques est erronée, juge le géoscientifique Christopher Jackson de l’université de Manchester, qui est devenu en 2020 le premier scientifique noir à animer les conférences de Noël de la Royal Institution. Selon lui, ces prix sont intrinsèquement biaisés et un système d’immigration basé sur eux ne fera que reproduire le manque de diversité dans les sciences.
Horizon Europe : Commission de politique extérieure du Coneil national souhaite doubler le milliard de cohésion
Pour avancer sur le dossier de la coopération en matière de recherche, bloqué depuis l’enterrement de l’accord-cadre en mai, la Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil national propose d’offrir 2 milliards pour la cohésion de l’Union européenne (UE), au lieu du 1,3 milliard déjà prévu. Cette augmentation serait faite à condition que l’UE accepte la Suisse comme membre associé à part entière des programmes Horizon Europe et Erasmus+, au plus tard à la mi-2022. Cette proposition de la CPE sera votée lors de la session d’hiver du parlement. En cas d’acceptation, la Commission européenne se prononcera à son tour. Les prochaines discussions entre la Suisse et l’UE doivent dans tous les cas avoir lieu lors du Forum économique mondial (WEF) qui se tiendra à la mi-janvier à Davos.
Fribourg : l’obligation du certificat Covid combattue en justice
Des étudiant-e-s de l’Université de Fribourg et de la HES-SO ont recouru au Tribunal fédéral contre l’ordonnance du Conseil d’État qui introduit l’obligation du pass Covid dans les hautes écoles. La démarche judiciaire entreprise par les 22 étudiant-e-s fribourgeois-es signataires du recours est soutenue par le collectif Education sans certificat (ESC), regroupant également des sympathisants et des parents.
«Que les banquiers s’appuient sur les universitaires!»
Pour favoriser l’investissement durable, les marchés financiers doivent davantage coopérer avec le monde universitaire, estime Nathan Sussman, directeur du Centre for Finance and Development au Graduate Institute de Genève. Le professeur part du constat que le niveau des investissements durables est loin d’être suffisant pour atteindre les objectifs du développement durable fixé par l’ONU. Par leur nature, les investissements durables ont une échéance à moyen ou long terme. Il serait donc nécessaire d’employer des indicateurs capables de mesurer les retombées économiques de ces investissements à long terme, et par là, rendre l’opération plus transparente et attractive aux yeux des acteurs financiers. Selon Nathan Sussman, ces outils méthodologiques et empiriques sont constamment élaborés aux sein des universités. Il annonce également la création d’un laboratoire suisse de finance durable au Graduate Institute Geneva (IHEID), ou «un consortium d’institutions originaires de pays à faible revenu, d’organisations internationales et du secteur privé étudiera les nombreux défis inhérents à ce marché ». L’institut se dote également des programmes de maîtrise visant à former la future génération d’analystes en finance durable.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2021
Le Centre Jacques Dubochet, spécialisé dans la cryo-microscopie, prend vie
«Le Centre d’imagerie Jacques Dubochet a été officiellement présenté lundi après-midi à Lausanne. Fruit d’un partenariat entre l’EPFL ainsi que les Universités de Lausanne et Genève, il accueille depuis peu des chercheurs et chercheuses en cryo-microscopie électronique.»
22Nov2021
Politique des hautes écoles
Un quart des étudiants suisses disent manquer de motivation
«Plus d’un étudiant sur deux déclare rencontrer des difficultés dans ses études et un sur dix envisage de les abandonner. Un quart d’entre eux font état d’un manque de motivation, selon des données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).»
Suisse et États-Unis renforcent leur coopération en matière de recherche
«Le Fonds national suisse (FNS) et la National Science Foundation (NSF) ont signé vendredi à Washington une déclaration d’intention en vue de renforcer la coopération entre la Suisse et les États-Unis en matière d’encouragement à la recherche. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la Confédération Guy Parmelin.» (RTS)
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney et le Président du Conseil des EPF Michael Hengartner saluent ce nouveau partenariat avec les États-Unis mais soulignent que cela ne compense pas l’accès direct au programme de recherche Horizon Europe.
HSG et la Chine : un groupe de travail ne trouve aucune influence
Un doctorant à la HSG avait critiqué le Parti communiste chinois et sa gestion de la pandémie sur Twitter. La conséquence: sa directrice de thèse a interrompu sa supervision. Pour examiner des éventuelles influences chinoises sur la recherche et l’enseignement, l’Université de Saint-Gall (HSG) a ensuite mis en place deux groupes de travail. La première avait comme tâche de dresser un état des lieux des relations de la HSG avec la République populaire de Chine, la deuxième a examiné le cas particulier du doctorant.
Le premier groupe n’a trouvé aucune influence chinoise sur le financement des projets de recherche. En revanche, le rapport a mis l’accent sur les relations étroites entre une association d’étudiant-e-s chinois-es (CSSA St-Gall) et l’ambassade de Chine à Berne. L’association n’est pas reconnue comme une association officielle à la HSG. Toutefois, un ancien président de la CSSA est dirigeant d’une plateforme appelée Swiss-Sino Innovation Center (SSIC), qui fonctionne comme réseau d’acteurs contrôlés par le parti communiste pour promouvoir ses intérêts. Selon le rapport, les dirigeants des CSSA sont directement subordonnés à l’ambassade de Chine à Berne et l’association exercerait un certain contrôle sur les étudiant·e·s chinois·es à l’étranger. Mais aucune influence directe de la CSSA sur la HSG n’a pu être prouvée.
Concernant le licenciement du doctorant, le rapport postule qu’il n y’a eu aucune influence de la Chine et que «cette influence n’existait que dans l’imagination du doctorant et de la professeure». La HSG s’excuse pour le blocage du compte e-mail du doctorant, qui selon elle, n’étais pas dû au tweet mais à un grossier courriel du doctorant à sa directrice de thèse.
Les campus britanniques sous les projecteurs
Dans les universités britanniques, de nouveaux débats autour des luttes identitaires remettent en cause l’ordre établi de ces anciennes institutions. Selon l’auteur, il s’agit de «luttes identitaires, venues des États-Unis.
A l’Université de Cambridge le débat concerne une plaque commémorative en l’honneur d’un commerçant du XVIIe siècle qui a notamment participé à la traite des esclaves. Un collectif représentant des minorités ethniques et religieuse a alors convaincu l’institut de la retirer, citant le malaise que sa présence pouvait engendrer parmi les étudiant·e·s.
Puis, des débats liés aux questions d’identités sexuelles et de genres ont culminé jusqu’à la démission d’une professeure de philosophie à l’Université du Sussex. Kathleen Stock avait été accusée de transphobie dans ses écrits et interviews depuis 2018. De nombreuses manifestations étudiantes ont alors demandé sa démission.
- rôle des scientifiques
- égalité – genre
- liberté académique
- racisme
- liberté d’expression
- harcèlement moral – mobbying
- cancel culture
««Les jeunes activistes du climat ont raison», clament des scientifiques»
«Alors que commence lundi le procès de 13 militants du climat, six scientifiques voulaient témoigner en leur faveur, mais le juge a refusé de les entendre. «Les jeunes ont raison», clame le médecin Bertrand Kiefer. […] Pour Bertrand Kiefer, soutenir la désobéissance est aussi le rôle des scientifiques, car une démocratie, ce n’est pas seulement des votations ou des Parlements, mais c’est aussi des débats de société. «Et là, ces jeunes se rendent compte que l’avenir est extrêmement impacté et que l’urgence climatique n’a pas encore été décrétée par le Conseil fédéral. Personne n’en prend vraiment la mesure chez nous».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2021
Toilettes non genrées à l’EPFL et l’UNIL
«Le campus universitaire de l’EPFL et de l’Université de Lausanne sera doté de toilettes non genrées dès l’an prochain. Des travaux ont commencé sur les deux sites.»
19Nov2021
Politique des hautes écoles
Bâle-Campagne s’engage pour une adhésion suisse au programme Horizon Europe
Le Parlement de Bâle-Campagne a voté à l’unanimité en faveur d’une initiative cantonale pour la prise de mesures en faveur d’une adhésion suisse au programme européen pour la recherche Horizon Europe. Bâle-Ville s’est déjà prononcé en faveur de cette initiative.
Maintenant c’est au Conseil National, au Conseil d’Etat et [ensuite] au Conseil fédéral de se pencher sur cette question.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2021
18Nov2021
Politique des hautes écoles
L’idée d’université «anti-woke» fait le buzz
Aux Etats-Unis, la conception d’une nouvelle université «anti woke» au Texas fait le buzz dans les médias. L’Université est présentée comme une sorte de refuge pour la liberté d’expression, actuellement mise en danger par la prévalence d’une «cancel culture» dans les universités du pays. Selon l’auteur de l’article, les raisons de s’installer au Texas avec un projet libéral et pro-démocratique ne manqueraient pas.» Il liste la récente interdiction de l’avortement, le droit de vote, de plus en plus restrictif, et la lutte contre le racisme, désormais fortement limitée dans les écoles de l’État du Sud.
L’auteur de l’article craint que l’Université d’Austin servira plutôt «d’espace sécurisé pour les privilégié-e-s» car les fondateurs se seraient mis d’accord pour que «le danger provienne de la gauche».
Quelle est la pertinence du prix Nobel ?
Le journaliste scientifique Alan Niederer discute de la pertinence du Prix Nobel pour la communauté scientifique. L’article part du constat que le prix semble dépassé et met en lumière une critique qui lui est souvent émise : Le prix ne peut être décerné qu’à trois personnes au maximum dans chaque discipline. Or, cette règle ne rend pas compte de la réalité des projets de recherche qui reposent souvent sur un travail d’équipe. Le prix consoliderait une image erronée de la recherche, celle du professeur solitaire qui crée du génie dans son laboratoire et manque de reconnaître le travail mené en collaboration. Malgré ces défauts, ce serait une erreur de supprimer ou réorienter le prix, argumente Alan Niederer. Sa célébrité aurait un effet positif pour le monde scientifique en termes de marketing.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 novembre 2021
Inauguration du Centre d’études théâtrales
«L’Unil inaugure son Centre d’études théâtrales lors d’un colloque qui démarre aujourd’hui. Sa directrice Danielle Chaperon évoque perspectives et projets.»
17Nov2021
Politique des hautes écoles
L’UE souhaite avancer plus vite dans les négociations qu’Ignazio Cassis
Lors de la réunion le 15.11. avec le Conseiller fédéral Ignazio Cassis (PLR), le responsable européen pour la relation de l’UE avec la Suisse, Maroš Šefčovič a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans les négociations : «Je veux des résultats rapides. En un an, nous pouvons faire beaucoup de choses.»
Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), Ignazio Cassis a peut-être été «surpris» par la demande d’élaborer une feuille de route commune qui montrerait comment résoudre les questions structurelles en suspens pour la prochaine réunion lors du Forum économique mondial de Davos en janvier. Le document doit définir comment les questions clés peuvent être résolues, précise-t-il, confirmant ses déclarations de lundi après sa rencontre avec M. Cassis. «L’UE ne veut pas être prise au dépourvu une nouvelle fois».
Selon le FAZ et le Watson, Cassis lui-même préférerait reporter l’épineuse question européenne à l’automne 2023, après les élections parlementaires suisses. «Mais la rencontre a montré clairement que la Suisse ne peut plus s’en sortir à Bruxelles en se contentant de bricoler et de jouer la montre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 novembre 2021
16Nov2021
Politique des hautes écoles
L’UE ne veut pas attendre 2024 pour reprendre le dialogue avec la Suisse
Ce lundi (15.11), Ignazio Cassis a rencontré pour la première fois Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission européenne. Chargé du dossier des relations entre Berne et Bruxelles, le commissaire déclare que l’Union européenne (UE) est «prête à engager un dialogue politique intensif avec la Suisse». En revanche, elle refuserait d’attendre 2024 pour établir une feuille de route. «L’UE attend de la Suisse une volonté politique claire de se pencher sur les questions institutionnelles telles que l’adoption du droit de l’UE et le règlement des différends. Elle fera le point lors du Forum économique de Davos à la mi-janvier 2022 et verra si la Suisse a cette volonté politique, a annoncé le négociateur européen.» Ignazio Cassis annonce déjà qu’un signal plus fort que la décision du 30 septembre sur le payement du milliard pour la cohésion sera «impossible à donner».
Concernant la pleine participation de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe, le commissaire dit avoir pris note du fait que le Parlement suisse a libéré sans condition le milliard de cohésion, et dit que «l’UE aura maintenant besoin de temps pour réfléchir à la manière de procéder».
Une nouvelle université face à la «cancel culture»
Bari Weiss, rédactrice du Wall street journal, a annoncé le projet de création d’une université à Austin qui se positionnerait contre la cancel culture, avec le soutien d’un collectif de scientifiques, anciens recteurs universitaires et autres.
Selon un sondage de l’alliance de la libre expression du MIT, 80% des collaborateur-rices du MIT ont l’impression qu’il y a de moins en moins de liberté d’opinion («Gedankenfreiheit»), et plus de la moitié des enseignant-e-s se sentent menacés dans leur liberté d’expression.
Selon l’auteur de l’article, «Il est possible que davantage d’universités adopteront une ligne plus dure contre les tempêtes du mouvement woke, qui sont souvent déclenchées par une minorité radicale parmi les étudiants et le corps enseignant. En outre, la Floride et d’autres États dirigés par des républicains exercent une pression politique croissante sur leurs universités financées par des fonds publics. Cela risque de diviser davantage la sphère académique entre les mondes de gauche et de droite.»
L’ouverture du campus biennois de la HES pourrait être reportée à 2029
« L’ouverture du campus biennois de la Haute école spécialisée bernoise (HES) pourrait être retardée d’environ sept ans sur la planification initiale. Des batailles juridiques liées à une procédure d’expropriation et à l’appel d’offres expliquent ce report de la mise en service. »
UNIGE : les étudiant-e-s lèvent le camp
«Après deux semaines à occuper jour et nuit la cafétéria d’Uni Mail, l’association faîtière estudiantine CUAE a annoncé lundi lever le camp. Elle réclamait notamment le retour «immédiat et pour toutes et tous» des repas à 3 francs. L’ont-ils obtenu? Non, mais l’Université pourrait déjà proposer d’ici à moins d’un mois la formule de plats subventionnés à 5 francs qu’elle avait annoncée pour la rentrée d’août 2022 «Si les autorités politiques donnaient leur accord à cette subvention, opérationnellement, l’UNIGE peut être prête à partir du 6 décembre», annonce la vice-rectrice, Micheline Louis-Courvoisier.»
Nouvelle vague de pôles d’innovation sur l’arc lémanique
Au bord du lac de Léman, les pôles d’innovation se multiplient. Sur le site de la Clinique de Genolier, un nouveau centre consacré à l’innovation médicale ouvrira dans deux ans. Chiffré à 100 millions de francs, le «Genolier Innovation Hub» accueillera des sociétés et des chercheur-euse-s de «tous les domaines de la santé: medtech, pharma et biosciences». Avec l’objectif de «créer un écosystème favorable à l’innovation, la Recherche & Développement (R&D) et la formation», le pôle rassemble start-ups, chercheur-euse-s et hautes écoles, managers et acteurs du terrain. Par là, il tente de faciliter les liens entre les acteurs et de raccourcir le processus de la recherche médicale.
Dans le même objectif, le pôle Sicpa a investi quelque 200 millions de francs dans son projet «Square One», qui sera inauguré en 2022. Cette fois dans le secteur de la sécurité numérique, il accueillera des start-up et des experts maison, ainsi qu’une extension du parc de l’innovation de l’EPFL.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2021
15Nov2021
Politique des hautes écoles
«Le risque d’exode des cerveaux est plus élevé qu’avant»
A l’occasion de la visite du Conseiller fédéral Ignazio Cassis (PLR) à Bruxelles, les présidents de swissuniversities (Yves Flückiger) et du Conseil des EPF (Michael Hengartner) sont interviewés sur l’importance d’une association au programme Horizon Europe, un sujet, parmi d’autres, qui est au cœur des négociations avec l’Union européenne.
Michael Hengartner affirme: «Après la votation sur l’immigration de masse» en 2014, le volume de participation au programme européen a baissé de 50%. Et notre place scientifique a perdu 90% des rôles de coordinateur d’un projet européen.»
La Suisse se tourne vers les États-Unis dans le domaine de la recherche
La Suisse souhaite approfondir la relation avec les États-Unis en matière de recherche. Pour cela, le Président de la Confédération suisse Guy Parmelin et Matthias Egger, Président du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) se rendront à Washington cette semaine. Au programme de ce voyage : la signature d’un mémorandum d’entente entre le FNS et son homologue américain, la National Science Foundation.
Selon la Neue Zürcher Zeitung, ce projet de coopération peut être interprété comme un signal adressé à l’Union européenne (UE), qui refuse toujours d’intégrer pleinement la Suisse dans son programme de recherche Horizon Europe.
Critique du doctorat honorifique pour Mario Gattiker
Le secrétaire d’Etat aux migrations (SEM) Mario Gattiker se verra remettre un doctorat honoris causa par la Faculté de Droit de l’Université de Fribourg. Plusieurs collectifs pour les droits des migrant·e·s contestent ce choix. Dans un communiqué de presse, ils accusent le juriste et son département de violer les droits des requérants d’asile et demandent à l’université de renoncer à décerner un doctorat honorifique. «Mario Gattiker ne mérite pas d’être honoré par une université qui se veut humaniste» écrivent-ils dans le communiqué.
L’Université de Fribourg répond que ce sont les facultés qui décident indépendamment des nominations d’un doctorat honorifique, le rectorat et la politique ne peuvent pas y interférer, et qu’il n’appartient pas à l’université de «juger» la politique d’asile.
Diplomatie scientifique
Dans une rubrique du Sonntagsblick, le président des Ecoles polytechniques, Joël Mesot écrit sur la relation entre la science et la diplomatie. En apparance deux domaines très distincts, le professeur trace les points de contact qui les lient. Il fait notamment référence au laboratoire en diplomatie scientifique, un pôle interdisciplinaire situé à Genève créé en collaboration par l’Université de Genève (UNIGE) et l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ).
L’Unil dans les médias
Dans la peau d’un scientifique
«Des scientifiques se sont mis vendredi dans la peau de politiciens, de même qu’une conseillère d’Etat [Béatrice Métraux (Les Vert.e.s], des députés et municipaux se sont glissés dans la leur. Une simulation inédite co-organisée par l’Unil et l’Etat de Vaud pour permettre une amélioration des relations entre science et prise de décision politique»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – politique
Revue de presse UNIL 15 novembre 2021
12Nov2021
Politique des hautes écoles
Les universités demandent l’aide du gouvernement pour mettre en œuvre des stratégies d’innovation
L’Association européenne des universités (EUA) a publié sa contribution à la prochaine stratégie d’innovation de la Commission européenne, indiquant que les universités ont besoin de sources de financement plus durables, de meilleurs moyens de coopérer avec d’autres innovateurs des secteurs public et privé, et de moyens d’inciter le personnel à penser au-delà de la recherche et à s’impliquer dans l’innovation.
«L’importance croissante de l’innovation dépasse la disponibilité des mécanismes de soutien et crée la nécessité d’adapter les approches institutionnelles», a déclaré Stephane Berghmans, Directeur de la recherche et de l’innovation à l’EUA.
Le rapport est basé sur une enquête menée auprès de 166 universités dans 28 pays du continent et comprend des recommandations clés à l’intention des universités, des décideurs politiques et des organismes de financement sur la manière de renforcer la contribution des universités aux écosystèmes d’innovation.
L’enquête indique que les universités travaillent sur des projets d’innovation nécessaires à la transition verte de l’UE à de nombreux niveaux et dans toutes les disciplines, mais que l’innovation technologique est encore loin devant l’innovation sociale. «Dans ce domaine, les décideurs politiques pourraient soutenir la collaboration entre les universités, la société civile et les institutions locales afin de comprendre les besoins sociétaux spécifiques auxquels l’innovation doit répondre. Cela devrait générer une approche plus holistique de la transition verte durable», a déclaré Michael Murphy, président de l’EUA.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 novembre 2021
11Nov2021
Politique des hautes écoles
La relation entre la Suisse et l’UE continue à se refroidir
Six mois après l’échec de l’accord-cadre, la relation entre la Suisse et l’Union européenne (UE) est loin d’être apaisée. La visite de la Commission de politique extérieure du Conseil national à Bruxelles a laissé un goût amer chez la délégation. Sa présidente, Tiana Angelina Moser (PVL) appelle le Conseil fédéral à trouver au plus vite un plan «crédible» pour éviter que la Suisse «[descende] encore davantage dans la hiérarchie des priorités de l’Union».
Pour être écouté, le plan doit couvrir tous les points importants pour la Commission européenne qui elle n’est pas prête à négocier séparément de la coopération en matière de recherche ou d’éducation. Concrètement, une pleine association de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe est seulement possible s’il y a du progrès sur les questions concernant l’accès au marché. (Neue Zürcher Zeitung)
Lundi 15 novembre, Ignazio Cassis partira à Bruxelles pour rencontrer Maros Sefcovic, chargé du dossier suisse. La semaine passée, le Conseiller fédéral avait organisé une rencontre de «représentants de la société civile ayant des avis totalement divergents sur les relations Suisse-UE, […] pour compléter les discussions et les consultations menées avec le parlement et les cantons dans un format institutionnalisé». Selon le 24 heures, aucun·e participant·e n’a souhaité se prononcer sur les résultats de cette rencontre. En revanche, les propositions sur comment faire avancer la relation avec l’UE viennent de tous les côtés du spectre politique. (24 heures)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 novembre 2021
10Nov2021
Politique des hautes écoles
«Avec l’UE, ne pas reproduire les erreurs du passé»
«De passage à Bruxelles, le Président Guy Parmelin a invité mardi l’Union européenne à ne pas remettre sur la table les demandes qui ont conduit à l’échec de l’accord-cadre. La Suisse est toutefois prête à «parler de tout» […] Sur Horizon Europe, certains ne voient pas […] comment les choses pourraient bouger positivement avant la seconde moitié de 2022, alors que la France sera aux commandes de la présidence du Conseil de l’Union européenne dès le 1er janvier. Et le gouvernement français n’est pas actuellement dans les meilleures dispositions vis-à-vis de Berne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 novembre 2021
9Nov2021
Politique des hautes écoles
Une nouvelle loi sur l’université dans le Canton de Saint-Gall
Le gouvernement saint-gallois a présenté sa nouvelle loi sur l’université, très attendue en lumière des scandales qui ont tourmenté l’Université de Saint-Gall (HSG) depuis 2018 qui ont «dévoilé un fort désarroi des mécanismes de contrôle, de compétences et de responsabilités.» Voici les ajustements et déclarations les plus importantes :
- La question d’un élargissement à une «université complète» («Volluniversität») a été rejetée : La HSG restera ainsi une université économique compétitive au niveau international.
- La loi renforce la position du rectorat, qui détiendra le droit de supervision et des compétences d’instruction sur les instituts. Leur comités de gestion sont dissous, et la direction est désormais responsable de la stratégie et des finances.
- Le Conseil de l’université va être réduit et dépolitisé : actuellement avec onze membres, le Conseil ne comptera que sept à neuf membres élus par le gouvernement « sur la base de critères purement professionnels ». Auparavant, la force des partis au parlement cantonal déterminait la composition du Conseil.
- La composition du Sénat est revue: les professeur-e-s perdent des places et le corps intermédiaires et les étudiant-e-s en gagnent.
Les premières réactions des partis politiques sont positives – à l’exception du parti socialiste (PS) qui critique la dépolitisation du Conseil de l’Université et plaide pour une meilleure représentation du corps intermédiaire, des étudiant-e-s et des collaborateurs-rices.
La nouvelle loi fera l’objet d’une consultation publique jusqu’en janvier 2022.
La HEP-Bejune devient officiellement une haute école
La lutte pour les droits des primates passe à la phase suivante
L’initiative « Droits fondamentaux pour les primates », lancée en 2017 par l’organisation antispéciste Sentience Politics sera bientôt soumise au vote dans le canton de Bâle. Dans le cas de cette initiative, il s’agit de protéger le droit fondamental à la vie et à l’intégrité physique et mentale des primates. En 2018, cette initiative avait été rejetée par le gouvernement et le Parlement bâlois, mais a gagné ensuite auprès de la Cour d’appel et au Tribunal fédéral
Le Zoo de Bâle et le parc animalier Lange Erlen sont actuellement les seules institutions publiques de Bâle à détenir des primates. Les effets concrets que l’initiative sur les institutions privées ne sont pas encore clairs. Le Grand Conseil se prononcera la semaine prochaine sur le rapport de la commission.
Portrait du recteur de l’Université de Suisse italienne
Le Temps dresse un portrait de Boas Erez, recteur de l’Université de la Suisse italienne (USI). Tête de l’USI depuis 2016, il a notamment décidé de ne pas imposer le passeport Covid aux étudiant·e·s et au personnel. Selon lui, le certificat «aurait été coûteux et compliqué, mais aussi discriminatoire».
Il aborde également l’impact de l’abandon de l’accord-cadre avec l’UE («une catastrophe»), et craint des conséquences qui ne sont pas immédiates. «On le voit avec le retrait de la Suisse du programme Erasmus+, qui nous a affaiblis en matière de mobilité estudiantine.»
Un spécialiste de la transition énergétique plaide pour un centre national de compétences dans l’énergie
Dans un entretien avec le journal 24 heures, le professeur de l’Ecole polytechnique fédérale (EPFL) et spécialiste de la transition énergétique Lyesse Laloui discute des politiques suisses en matières de neutralité carbone et de la place des centrales nucléaires. Concernant la mise en œuvre de l’objectif Suisse «zéro carbone en 2050», le spécialiste redoute que les multiples et importants travaux sur la transition énergétique n’aient pas débouché sur un centre national de compétence dans l’énergie. Selon lui, ce dernier «permettrait de soutenir et conseiller le gouvernement ainsi que le parlement. Bon nombre de chercheurs actifs dans ce domaine ont quitté la Suisse faute de soutien pour ces activités.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2021
8Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 novembre 2021
5Nov2021
Politique des hautes écoles
Etudiant-e-s, toujours plus précaires?
Des étudiants membres de l’association faîtière et syndicat des étudiant-e-s de l’Université de Genève (CUAE) occupent depuis quelques jours la cafétéria d’Uni Mail (de l’Université de Genève) pour sauver les repas à 3 francs. D’ancien·nes membres de la CUAE apportent également leur soutien, avec une lettre ouverte publiée dans le Courrier.
A l’occasion de l’occupation de la cafétéria d’Unimail, l’émission Forum a organisé un débat entre Aline Chappuis, étudiante à l’Université de Genève, membre de la CUAE (association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève), Micheline Louis-Courvoisier, vice-rectrice de l’Université de Genève, Cédric Rychen, chef du services des affaires sociales de l’Unil et Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de la Chambre des Hautes Écoles de swissuniversities.
«Une personne sur cinq» abandonne son doctorat
Il n’éxiste pas de chiffres au niveau fédéral sur le taux d’abandon du doctorat.
Zurich: Selon des données de l’Université de Zurich, le taux d’abandon (entre 2016 et 2021) est à 12,18% ou 18,4%, selon les interprétations.
Lucerne: A l’Université de Lucerne, il y a 393 doctorant-e-s, et dans les dernières cinq années, 127 ont abandonnés leur projet, et 63 restent plus de sept années.
Bâle: «Selon les chiffres les plus récents», le taux d’abandon à l’Université de Bâle est entre 5% et 6%. Encore en 2017, l’université a estimé le chiffre, selon sujet, jusqu’à 50%.
Berne: L’Université de Berne ne collecte pas de données sur ce sujet. Selon des échantillons aléatoires, il est supposé que le taux d’abandon est un peu moins de trois pour cent annuel.
Saint-Gall: Au semestre d’automne 2021, 11 des 600 doctorant-e-s se sont ex-matriculés.
Pour le secteur public, le taux d’abandon est une question de coûts. Et selon «l’ETH» : «L’échec fait partie de la science, tout comme les changements inattendus dans les circonstances privées font partie de la vie […] Les presque 90% des doctorant-e-s de l’ETH qui réussissent apportent une grande valeur ajoutée à la société, à l’économie et à la Suisse dans son ensemble».
«Gaspillage de recherche clinique: ces essais qui ne servent à rien»
«Tous les essais cliniques ne sont pas utiles, au sens où ils feraient progresser la médecine. Certains sont de qualité médiocre, d’autres abandonnés en cours de route, d’autres encore si mal rapportés que leur apport est difficile à évaluer. Une étude récente, publiée dans Jama Network Open, appuie ce constat dégrisant dans le domaine de l’oncologie.»
«Atteints du Covid, ils continuent d’aller en cours»
Le 20 minutes a receuilli deux témoignages d’étudiant-e-s qui ont suivi le cours en présentiel, malgré des autotests positifs au Covid-19. «Les deux étudiants de l’Université de Genève (UNIGE) ont demandé à pouvoir suivre à distance les enseignements, sans succès, assurent-ils. «Je ne sais pas qui de moi ou de l’uni est le plus inconscient. Je suis otage de cette situation», déclare un étudiant.
Par ailleurs, une association étudiante genevoise s’adressera prochainement au Conseil d’Etat pour demander l’option de réaliser les examens en ligne pour les personnes atteintes du virus.
Plaidoyer pour une école de médecine clinique lémanique
Les médecins et députés au Grand Conseil Patrick Saoudan (Indépendant, GE) et Blaise Vionnet (Vert-libéraux, VD) se prononcent en faveur d’une école de médecine clinique (au niveau master) des deux universités lémaniques et qui s’appuierait sur tous les hôpitaux de la région, et engloberait éventuellement d’autres cantons romands – NE et VS – «renforcerait l’attractivité nationale et internationale de cette structure.» La création de la HES-SO devrait servir de modèle d’un réseau «efficace» de plusieurs établissements de formations au rayonnement académique supra-régional.
L’ avantage d’une structure commune serait la réalisation d’économies «nécessaires afin de maintenir notre niveau d’excellence», dans le cas où la Suisse serait pénalisée à cause du refus de l’accord-cadre avec l’Union européenne. Les députés nomment d’autres raisons, comme la population vieillissante et le réchauffement climatique, qui «va impliquer une utilisation plus parcimonieuse de certaines technologies biomédicales très énergivores, le domaine de la santé contribuant pour environ 4 à 5% des émissions de gaz à effet de serre».
L’idée d’une école de médecine lémanique a d’ailleurs été relayée dans un article du Temps (25 juin 2021) et par M. Charles Kleiber, ancien secrétaire d’Etat à l’Education et à la Recherche (matinale de la RTS du 16 août 2021), puis récemment par une motion déposée au Grand Conseil de Genève, soutenue par de nombreux députés des partis PLR et PDC.
- formation – médecins
- collaboration entre hautes écoles
- profil – universités
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 novembre 2021
4Nov2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 novembre 2021
3Nov2021
L’Unil dans les médias
L’UNIL renforce son dispositif contre le harcèlement sexuel et le sexisme
L’Université de Lausanne a annoncé le lancement, dès janvier 2022, d’un dispositif ambitieux pour prévenir et traiter les faits de sexisme et de harcèlement sexuel.
En parallèle, le Conseil d’Etat vaudois a annoncé la réforme des procédures du groupe Impact, notamment le Règlement relatif à la gestion des conflits au travail et à la lutte contre le harcèlement (RCTH). Ce document cadre l’action dans la prévention, l’information, la formation et la gestion des situations de conflits ou de harcèlement au sein de l’administration.