Dans la rubrique « Débats », la journaliste Marie-Hélène Miauton énumère les raisons pour lesquelles elle s’oppose à une salle de méditation qui permettrait aux étudiant-es musulman-es de prier au sein de l’Université de Genève.
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Filtres des articles
31Mai2022
Politique des hautes écoles
La recherche suisse en danger
Conradin Cramer, Conseiller d’Etat (Parti libéral-démocrate) et Directeur de l’éducation du canton de Bâle-Ville, voit la recherche Suisse en danger et « tire la sonnette d’alarme » dans une tribune d’invité de la Basler Zeitung. Avec les négociations sur Horizon Europe bloquées, Bâle perd continuellement du terrain dans la recherche internationale, et par là sa réputation en tant que ville des sciences, argue-t-il. La décision de la Confédération d’assurer les financements manquants pour les projets qui sont normalement financés par Horizon Europe ne suffit pas pour garantir la place internationale de la recherche suisse. «Pour les chercheurs, l’échange international, l’appartenance à la communauté scientifique, la mesure de la concurrence sont tout aussi nécessaires que les moyens financiers», écrit-il. «Le déclin est insidieux, mais se dessine de plus en plus clairement»
Les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie vont développer leur collaboration dans le domaine des sciences et des technologies
Les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie prévoient d’intensifier leur coopération dans des technologies clés telles que les semi-conducteurs, les systèmes quantiques, les télécommunications et l’espace, dans le cadre du dernier regroupement géopolitique visant à limiter la puissance chinoise.
30Mai2022
Politique des hautes écoles
Entre sciences et politique, des relations toujours houleuses depuis la pandémie
«En théorie, les connaissances scientifiques doivent servir la décision politique. Mais dans la pratique, les relations entre les chercheurs et les décideurs sont parfois houleuses. Ce que sont venues rappeler la pandémie de Covid-19, bien sûr, mais aussi les crises du climat et de la biodiversité. Comment pacifier les relations, et s’assurer que la courroie de transmission des savoirs soit la plus efficace possible en cas de crise? L’Académie des sciences naturelles (Scnat) revenait, avec un panel d’experts de haut niveau, sur les clés d’une collaboration réussie entre le système politique suisse et ses experts scientifiques à l’occasion d’un événement organisé fin mai.»
Postulat demandant d’analyser un éventuel biais du test d’admission pour les études de médecine à l’Université de Fribourg
Un postulat demande à analyser le test d’admission pour les études de médecine à l’Université de Fribourg. Rédigé par Jean-Daniel Schumacher (PLR) et ancien député Michel Zadory (UDC), le postulat met en avant un potentiel biais de langue. S’appuyant sur le propos du professeur Stéphane Cook, médecin-chef du service de cardiologie de l’Hôpital fribourgeois et membre du comité scientifique du test d’aptitude AMS de Swissuniversities, le test pénaliserait les francophones par rapport aux germanophones. La raison étant qu’uniquement les germanophones ont accès à des cours préparatoires organisés dans les régions de Zurich et de Bâle. Les aspirant·es germanophones auraient alors plus de possibilité de s’entraîner, arguent les initiant-es du postulat.
Le Conseil d’Etat est d’accord d’étudier la question et d’examiner d’éventuelles mesures pour garantir une égalité de traitement entre les communautés linguistiques.
Maturité à harmoniser
Une réforme mise en consultation prévoit que le collège (ou gymnase, ou lycée) dure au minimum quatre ans dans toute la Suisse. Alors que cela est déjà le cas dans la majorité des cantons, le canton de Vaud, Neuchâtel et Jura ainsi que la partie francophone du canton de Berne seraient obligés, dès 2027, d’ajouter une année de cursus.
L’harmonisation a pour objectif de renforcer la comparabilité des diplômes et par là de continuer à garantir la reconnaissance du titre dans tout le pays. Notamment le fait que les étudiant·es peuvent être admis·es à l’université ou dans une école polytechnique fédérale sans examens d’entrée doit être préservé sur le long terme, indique le communique de presse de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP).
Le canton de Vaud attend l’entrée en fonction du nouveau conseiller d’Etat (Frédéric Borloz le 1er juillet) avant de s’exprimer publiquement sur la révision. Alors qu’une majorité des cantons, la Confédération et les Hautes écoles soutiennent une telle harmonisation, le canton du Jura et Neuchâtel s’y opposent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 mai 2022
27Mai2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 mai 2022
25Mai2022
Politique des hautes écoles
Le Parti socialiste veut relancer le débat sur une adhésion à l’Union européenne
Selon Le Temps, «la relation avec l’Union Européenne est dans une impasse. L’interlocuteur de la Suisse à Bruxelles, Maros Sefcovic, n’est pas venu à Davos comme le souhaitait Ignassio Cassis.
Entretemps, «Le parti [socialiste] propose une stratégie en trois phases. D’ici fin 2023, il faudrait régler la participation de la Suisse aux programmes de coopération comme Horizon Europe ou Erasmus, en signant un premier accord de stabilisation. A l’horizon 2028, la Suisse et l’UE doivent parvenir à un accord économique de coopération.
Suivrait alors l’ouverture des négociations avec Bruxelles en vue d’une adhésion. Les plus optimistes espèrent à la fin de la décennie. D’autres au PS évoquent plutôt une vingtaine d’années.» (RTS)
«Les étudiants perdent leur temps»
L’historienne de l’économie Andrea Franc, qui travaille dans les universités de Bâle et de Lucerne, regrette en Suisse autant le niveau des études en histoire que le manque d’engagement d’une bonne partie des étudiant-es. «Les personnes quoi ont déjà travaillé dans un cadre inspirant – comme dans une université anglo-saxonne – voient à quel point on manque d’inspiration ici.
Par ailleurs, le fait qu’une bonne partie des diplômé-es, surtout des sciences humaines et sociales, finissent par travailler en temps partiel pose un problème pour la société: premièrement, les contribuables paient la longue formation de ce groupe, et deuxièmement, le travail à temps partiel répandu a des conséquences sur les assurances sociales. «Le système social suisse repose sur l’idée que les gens exploitent leur potentiel et ne renoncent pas volontairement à une activité lucrative, c’est-à-dire qu’ils passent deux jours à la piscine en demandant une réduction de primes. Le fait que les universitaires travaillent à temps partiel, est un phénomène nouveau.»
Andrea Franc estime que le système serait plus libéral si les taxes d’études étaient calculés en fonction du salaire des parents.
«A Genève, la pente glissante empruntée par le syndicat des étudiants»
« Navire amiral du militantisme estudiantin, la Conférence universitaire des associations d’étudiant.e.x.s (CUAE), son organisation et sa proximité affichée avec la «gauche radicale» occupent depuis un certain temps les débats des couloirs universitaires. Appuyant l’action des militants LGBTIQ+ qui ont censuré une conférence organisée par l’université et jugée «transphobe», la CUAE défend aujourd’hui les étudiants menacés par le dépôt d’une plainte du rectorat. Plus que ses positions syndicales, ce sont ses méthodes d’action qui questionnent étudiants et associations facultaires. »
La question de la liberté d’expression à l’Université
Pour Alexandre de Senarclens, député au Grand Conseil genevois, (PLR), la liberté d’expression est mise en danger dans les universités Suisses. Les actions militant-e-s LGBTQI+ qui se sont déroulées à l’Université de Genève ces dernières semaines s’apparentent pour lui à l’imposition d’une police de pensée. Transposé des Etats-Unis, le militantisme woke et la cancel culture des Etats-Unis se répandent et obtiennent même le soutien de la Conférence universitaire des associations d’étudiant.e.x.s (CUAE), argue-t-il.
« L’idée qu’un petit groupe de personnes déterminées et fanatisées puisse empêcher toute discussion est à l’opposé de l’Etat de droit et de la charte éthique de l’université qui rappelle l’importance d’une présentation d’opinion et d’école de pensée différente. » – argue-t-il.
Lettre de soutien à Yves FLückiger
Dans la Weltwoche, le journaliste Peter Rothenbühler félicite la décision du recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger de porter plainte contre les activites LGBTQI+ qui avaient perturbé deux conférences.
Pour lui, l’indépendance de l’université doit également être défendue sur un deuxième front: «Les islamistes exigent de pouvoir étendre des tapis de prière dans les couloirs entre les cours. Malheureusement, les associations d’étudiants ont soutenu les groupes identitaires et ont fait savoir que les étudiants devaient malheureusement veiller eux-mêmes à l’ordre si la direction de l’université n’était pas disposée à empêcher la diffusion de thèses « transphobes ».»
Renforcer la présence féminine dans les domaines MINT
En Suisse, les femmes restent largement absentes des domaines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et disciplines techniques) « Dans les filières de l’informatique et de la technique, on tourne autour de 10% à 15% de femmes», relève Edith Schnapper, responsable des programmes encourageant la relève en Romandie auprès de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW). »
La cause de ce faible taux se trouve dans une tendance d’auto-exclusion de la part des filles qui s’opère à l’âge de la puberté. A cette période les filles sont souvent poussées à se conformer aux stéréotypes genrés qui attendent d’elles de pouvoir concilier travail et famille. «C’est le moment où les pressions sont les plus fortes pour correspondre au sexe biologique, pointe Farinaz Fassa Recrosio. Tant que le temps parental est inégalement partagé, les jeunes filles rationalisent et choisissent une profession où les deux activités sont compatibles.»
Pour renforcer la présence féminine dans le domaine technique, le Canton de Vaud a lancé un projet pilote pour encourager les gymnasiennes à choisir le niveau « renforcé » en maths. Plusieurs autres initiatives se sont établies ces dernières années, comme par exemple l’initiative WINS (Women in science), qui propose des ateliers uniquement pour les filles.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 mai 2022
Pétition pour que l’UNIL retire le doctorat honoris causa à Mussolini
Le doctorat honoris causa accordé par l’Université de Lausanne au dirigeant fasciste italien en 1937 fait dorénavant l’objet d’une pétition pour que cette distinction lui soit retirée à titre posthume.
24Mai2022
Politique des hautes écoles
Compétences pour collaborer avec des universités chinoises
Selon un récent article, des universités suisses auraient collaboré avec la «National University of Defense Technology» dans au moins 87 cas depuis le début du millénaire.
La journaliste Katrin Büchenbacher juge que les universités suisses devraient être moins naïves dans leurs collaborations avec des universités chinoises. Elle demande qu’elles emploient des «lignes directrices, d’outils et des conseils» pour évaluer les risques potentiels d’une collaboration et pour détecter des liens que les universités chinoises entretiennent avec le militaire ou l’industrie de la défense. Les hautes écoles pourraient également faire appel à des compétences externes : il existe en Suisse de plus en plus de conseillers et de groupes de réflexion spécialisés dans la Chine.
Pour l’auteure, swissuniversities aurait récemment manqué une chance lors de sa ligne directrice «pour une collaboration internationale responsable», car le document ne mentionne pas explicitement la Chine. «La Confédération pourrait également mettre en place des incitations financières intelligentes en limitant l’utilisation de fonds étrangers dans des domaines stratégiques et en mettant elle-même davantage de moyens à disposition. Car les incitations financières de la Chine ne doivent pas être sous-estimées : Si les chercheurs militaires chinois sont payés par leur gouvernement, la scientifique suisse doit faire moins de demandes de financement et peut alors faire abstraction du fait que son collègue travaille pour le militaire chinois.»
Plainte de l’Université de Genève: la colère du syndicat étudiant
Le syndicat des étudiant-es CUAE se mobilise. Il reproche à l’Université d’avoir organisé des événements qu’elle juge «transphobes». «Mais l’annonce, par voie de presse, d’un dépôt de plainte ajoute une couche à la colère du syndicat étudiant. «Quand la société civile dénonce de la transphobie, le rôle de l’Université est de recevoir les dénonciations, de se remettre en question et d’entamer un dialogue, réagit la CUAE, par voix d’une de ses représentantes. «C’est effrayant de savoir que si on montre un désaccord envers une menace des droits fondamentaux de certaines minorités, la répression se fait par un dépôt de plainte.»
«Pour Marco Cattaneo, porte-parole de l’UNIGE, «il faut distinguer clairement l’interruption violente d’une conférence publique, quel qu’en soit le sujet, et la lutte contre la transphobie, qui est une priorité». L’institution dit travailler avec des associations pour informer, prévenir et protéger les personnes en situation de fragilité ou de grande souffrance mais condamne fermement les «violences qui ont entouré la conférence du 17 mai».
«Les universités, victimes du Zeitgeist»
Selon le journaliste David Birner, les récentes disruptions à l’Université lors de conférences sur la question du genre montrent que les universités sont devenues une plateforme principale pour les idéologies identitaires, particulièrement en sciences sociales et en lettres. «Les incidents survenus à Genève devraient être une raison suffisante pour que les universités s’interrogent sur leur propre rôle dans cet esprit hypersensible de l’époque.»
«La liberté de la science est un droit auquel je ne touche pas»
«L’association de la Suisse à Horizon Europe est clairement l’objectif, déclare le conseiller fédéral Guy Parmelin, en charge de l’éducation et de la recherche. Il estime aussi que la Suisse dispose de suffisamment d’instruments pour le dialogue entre la politique et la science.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 mai 2022
23Mai2022
Politique des hautes écoles
A Genève, la diplomatie scientifique dévoile ses atours
«Cette semaine, organisée avec 21 partenaires genevois, suisses et internationaux par le Geneva science and diplomacy anticipator (Gesda) — une fondation créée par le Conseil fédéral et les autorités genevoises début 2019 —, a permis de mieux comprendre ce qu’est la diplomatie scientifique et l’importance de celle-ci. L’exemple type le plus souvent cité est le maintien des échanges individuels entre chercheurs américains et russes pendant la guerre froide.»
«A L’EPFL, une clé crypto pour sécuriser la médecine personnalisée»
«Les entreprises et les institutions consolident leurs données pour mieux les exploiter. Des données qui seraient encore plus pertinentes si ces institutions pouvaient avoir accès à des pools de données plus larges en collaborant entre elles, en particulier dans le domaine de la santé. Mais cela suppose d’avoir la garantie que ces données soient parfaitement sécurisées. Le réseau suisse de santé personnalisé (SPHN) vient de confier un projet pilote dans le domaine du cancer à Tune Insight, une spin-off du labo de protection des données de l’EPFL, dans ce domaine.»
Yves Flückiger nommé à la tête de la Ligue européenne des universités de recherche
Nomination prestigieuse et symbolique pour le monde académique suisse. Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, a été élu samedi à la présidence de la Ligue européenne des universités de recherche (LERU). Il sera ainsi aux avant-postes pour plaider la cause suisse devant l’Union européenne.
Les hautes écoles suisses font de la recherche avec l’armée de Pékin
«A l’initiative de la plateforme d’investigation néerlandaise Follow the Money, soutenue par le centre de recherche allemand Correctiv, des journalistes de sept pays européens ont enquêté sur les relations universitaires entre l’Europe et la Chine. China Science Investigation a pu recenser quelque 350 000 collaborations de recherche entre des universités européennes et des universités chinoises, qui ont vu le jour au cours des 22 dernières années. Environ 3000 de ces collaborations ont été établies avec des chercheurs d’universités militaires chinoises.»
En Suisse, 87 projets ont été élaborés en collaboration avec des chercheur·eues des institutions militaires chinoises concernées. Il s’agit en grande partie de collaborations avec l’EPFZ et l’EPFL. Par ailleurs, depuis le début du millénaire, le Fonds national suisse a alloué plus de 231 millions de francs à près de 600 projets menés par des hautes écoles suisses avec des chercheur·euses chinois·es. Le politologue Ralph Weber de l’Université de Bâle est contre une interdiction générale de projets de recherches conjoints mais estime qu’il serait avantageux si les scientifiques suisses étaient davantage sensibilisé-es à la question de savoir avec qui et en quoi ils et elles coopèrent, et s’il existait également des offres de conseil correspondantes.
Fribourg : nouveaux universitaires moins sereins
L’Université de Fribourg vient de publier les résultats de leur sondage sur le bien-être de ses nouveaux étudiant·es. Mené une première fois en automne 2020, alors que l’enseignement était à distance, ce deuxième tour concerne la période de novembre 2021, où la majorité des étudiant·es étaient en présentiel grâce au certificat Covid.
Les résultats montrent une augmentation dans la préoccupation liée à l’organisation et planification des études, une incertitude croissance quant au choix des études, et la difficulté de concilier études et une activité rémunérée.
Trois autres indicateurs ont évolué à la hausse : les étudiant·es témoignent de plus de problèmes de gestion du stress dû à la charge de travail, à l’organisation des études et à une situation personnelle difficile.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2022
20Mai2022
Politique des hautes écoles
Frédéric Borloz sera le nouveau responsable de la formation vaudoise
La répartition des départements est connue. Les écoles sont aux mains du PLR Frédéric Borloz et Christelle Luisier (PLR) sera présidente.
Le militaire chinois emploie des scientifiques européens
D’ici 2049 – date du centenaire de la République populaire de Chine – le président Xi Jinping veut faire de la Chine une puissance technologique, économique et militaire mondiale. Pour ce faire, Xi a fait avancer ce qu’il appelle la fusion militaro-civile : L’armée chinoise, les universités et les entreprises technologiques doivent collaborer étroitement en échangeant des connaissances et des technologies. La Chine a également besoin de l’échange de recherche avec l’étranger. Depuis 2007, l’armée chinoise gère un programme spécifique visant à acquérir des connaissances et des technologies occidentales.
Une enquête menée par onze médias européens sous la direction de la plateforme d’investigation Follow the Money montre à quel point les universités européennes sont liées aux institutions militaires chinoises. Près de 3000 projets de recherche ont vu le jour depuis le début du millénaire en collaboration avec des chercheurs militaires chinois.
Les services secrets et les groupes de réflexion européens appellent à la prudence depuis des années. En Suisse, le service de renseignement soulignait encore en 2016 surtout le risque d’espionnage économique. Aujourd’hui, il met explicitement en garde les scientifiques contre les activités d’espionnage de la Chine. De nombreuses coopérations de recherche ne semblent pas problématiques au premier abord, mais il ne faut pas être naïf, disent les experts. «La Chine exploite de manière ciblée la liberté de recherche et l’ouverture d’esprit en Occident», déclare la scientifique et journaliste Didi Kirsten Tatlow.
Cet article est la première partie d’une enquête de la NZZ. La deuxième partie mettra le point fort sur les pratiques des Hautes écoles universitaires de Suisse.
Conférences perturbées à l’université: le malaise
En l’espace d’un mois, des militants ont interrompu deux événements jugés transphobes. Une journaliste de la Tribune de Genève interroge les différentes parties prenantes.
«Du côté de l’UNIGE, on considère ces événements comme «intolérables». «Les manifestants s’en prennent de façon violente au cœur même de l’activité académique, en contradiction totale avec nos valeurs», commente Marco Cattaneo, porte-parole de l’UNIGE.»
Selon la Faitière des organisations étudiantes CUAE, «L’Université n’en fait pas assez car nous assistons à un double standard. Le même jour, elle organise une exposition sur la transphobie dans le hall d’Uni Mail mais tient une conférence transphobe dans une salle d’un autre bâtiment».
««Nous rappelons que les personnes LGBTIQIA, et particulièrement les personnes trans, ne constituent pas un mouvement idéologique, mais un ensemble de personnes déjà suffisamment marginalisées en raison de leur orientation sexuelle, affective et/ ou de leur identité de genre. Nous condamnons la montée des dis- cours antitrans qui mettent en danger les vies des personnes trans», ajoute quant à lui le Collectif radical d’action queer
(CRAQ ), précisant qu’il n’est pas à l’origine de l’action du mardi 17 mai mais qu’il s’en porte solidaire.»
De jeunes titulaires de doctorat en quête de reconversion
«Alors que le nombre de postes de maître de conférences a été réduit de moitié en dix ans, les diplômés se destinant à la recherche bifurquent, faute de perspectives.»
Les sciences et technologies du mouvement ont leur pôle en Valais
«Baptisé SpArk, un pôle dédié au développement des sciences et des technologies du mouvement a été lancé officiellement jeudi à Sion. Il est né d’une collaboration entre le chef-lieu valaisan et la fondation The Ark. Le nouveau pôle s’articule autour de quatre piliers: l’innovation technologique, les aspects scientifiques liés au mouvement, l’industrialisation et les start-up, la médecine et le sport, a expliqué le chef du projet, Patrick Flaction, lors d’une conférence de presse. Ce centre s’appuiera sur un groupe d’experts en physiologie, biomécanique, neurosciences ou encore en orthopédie, physiothérapie ou performance. Mais ce réseau « va encore s’étoffer », a précisé Patrick Flaction.»
Débat européen sur l’évaluation de la recherche
Les institutions de recherche allemandes mettent en garde contre une réforme centralisée («top down») de l’évaluation de la recherche en Europe, alors que la Commission européenne et les parties prenantes s’apprêtent à signer un projet d’accord sur de nouvelles lignes directrices pour l’évaluation des chercheurs.
La Fédération genevoise de coopération souhaite renforcer sa collaboration avec le monde académique
«Dominique Rossier, nouvelle présidente de la Fédération genevoise de coopération, a pour ambition de renforcer la collaboration entre les associations de solidarité internationale et le monde académique. […] Elle est aujourd’hui responsable du master en politiques et pratiques du développement pour l’Afrique francophone à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID). Un CV qu’elle entend mettre à profit au sein de la FGC pour renforcer les interactions entre réflexion et action, entre expérience de terrain et expertise scientifique.»
Au Japon, une école de médecine condamnée pour avoir privilégié ses étudiants masculins
«Une école de médecine japonaise avait rendu son examen d’entrée plus difficile pour les femmes. Elle a été condamnée jeudi pour discrimination sexiste et devra verser des dédommagements à 13 d’entre elles.»
Hansjörg Wyss fait un don de 100 millions à l’EPF et l’Université de Zurich
Sept ans de mise en place et de consolidation, Hansjörg Wyss fait don d’environ 100 millions de francs supplémentaires au Wyss Zurich Translational Center. Cette institution de l’ETH Zurich et de l’Université de Zurich encourage les projets de start-up dans les domaines de la médecine régénérative et de la robotique.
En 2014, le milliardaire et philanthrope suisse a fait un premier don de 120 millions de dollars à l’ETH Zurich et à l’Université de Zurich dans le but de créer un centre commun à l’interface de la médecine, des sciences naturelles et de l’ingénierie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 mai 2022
19Mai2022
Politique des hautes écoles
Quatre ans de gymnase
«Une maturité gymnasiale devrait durer à l’avenir au moins quatre ans. Le Conseil fédéral a mis en consultation hier une révision de l’ordonnance correspondante. […] Il s’agit avant tout de garantir l’accès sans examen aux hautes écoles universitaires et pédagogiques.»
Interview avec Yves Flückiger sur les actions militant·es LGBTQ lors d’une conférence
Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève (UNIGE) intervient dans l’émission Forum pour discuter de l’action des militant·es LGBTQ, à savoir l’interruption d’une conférence dans les murs de l’université, jugée «transphobe» par les militant·es. En l’espace de trois semaines, deux événements ont été empêchés pour cette raison. En réaction, l’UNIGE a déposé une plainte pénale. Si il s’avère que des étudiant·es de l’UNIGE ont participé à ces actions, ils et elles sont susceptibles de se faire suspendre par le Conseil de discipline de l’UNIGE.
Augmentation du budget de l’Université de Fribourg
Le Grand Conseil fribourgeois a accepté un mandat pour soutenir l’Université de Fribourg face à la baisse de subventions et transferts due au nouvel accord intercantonal. Concrètement, le mandat prévoit «le versement de 300 000 francs par an pour l’entretien des infrastructures, l’octroi de 2,2 millions de francs supplémentaires pour le financement de nouveaux besoins en personnel ainsi que la compensation du manque à gagner induit par le nouvel Accord intercantonal sur les contributions aux coûts de formation des hautes écoles universitaires (AIU)».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mai 2022
18Mai2022
Politique des hautes écoles
A l’Université de Genève, une conférence jugée «transphobe» a été interrompue
«A Genève, des militants et militantes ont à une nouvelle fois interrompue hier soir une conférence qu’ils jugeaient «transphobe», et c’est la deuxième fois en trois semaines que des soutiens de la communauté trans empêchent un évènement dans les murs de l’Université. Et cette fois-ci, l’Université va porter plainte.» (RTS)
Les archéologues peuvent-ils aider à rendre la société plus verte?
«L’archéologie n’est pas qu’une affaire de vieilles pierres! Son rôle est bien plus actuel qu’on se le figure, à l’interface entre sciences humaines, aménagement du territoire et construction. Pour Marc-Antoine Kaeser, directeur du Laténium et professeur à l’Institut d’archéologie à l’Université de Neuchâtel, l’archéologie a aussi un rôle clé à jouer dans la transition climatique, en gardant vivante la mémoire des territoires et de leurs mutations. Il y consacre un essai, publié en avril 2022 par l’Académie suisse des sciences humaines et sociales.»
Les projets actuels du Conseil suisse de la science
Sabine Süsstrunk, présidente du Conseil suisse de la science (CSS), informe sur les projets actuels de cet organe:
- Concernant la situation professionnelle des postdoctorant-es, le CSS prépare des recommandations dans le but d’offrir de meilleures perspectives aux postdoctorants, et ce, «aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des milieux scientifiques».
- Par ailleurs, «à la suite de la pandémie de Covid-19, le CSS s’est par ailleurs demandé comment la Suisse pourrait améliorer sa préparation à d’éventuelles nouvelles crises.»
- «Le CSS a mandaté une étude qui a pour but d’établir un inventaire des conseils scientifiques proposés par la politique fédérale et de les soumettre à un examen critique. Selon les premiers résultats de cette étude, des situations de crise différentes impliquent des formes de conseil scientifique différentes. Les organes ad hoc, qui sont mis en place juste avant ou pendant une crise, présentent des inconvénients au niveau du processus de conseil et de la mise en œuvre des mesures. Les organes permanents ont quant à eux le désavantage de ne pas définir clairement les rôles à assumer lors des situations de crise.»
- rôle des scientifiques
- carrière académique
- employabilité des diplômé·e·s
- collaboration hautes écoles – politique
Recherche sur le Covid-19 se stabilise pour la première fois depuis le début de la pandémie
Après une croissance explosive et sans précédent en 2020 et 2021 de la recherche sur le Covid-19, la vague de publication commence à se stabiliser pour la première fois. Maintenant que de nombreuses lacunes dans les connaissances cliniques et épidémiologiques ont été comblées, la plupart des clinicien-nes et épidémiologistes se concentrent de nouveau sur leurs propres intérêts spécialisés. «Il existe de nombreuses autres maladies [infectieuses] mortelles prioritaires qui ont été négligées pendant l’ère Covid-19 et qui nécessitent une attention particulière.», avance Alimuddin Zumla, chercheur en maladies infectieuses à l’University College London.
L’impact moindre des publications Ccovid-19, et les récompenses professionnelles moindres qui en découlent pourrait être l’une des raisons pour lesquelles certain-es chercheur-es se retirent, argumente Philip Shapira de l’Université de Manchester, qui a analysé la base de données de plus de 500 000 articles liés à la pandémie. Aussi, les rédacteur-es de revues sont devenus plus sélectifs concernant la publication d’articles sur le Covid-19.
Le CERN se rapproche du libre accès total
Depuis 2014, le CERN exige que tous les articles de recherche primaire, examinés par des pair-es et émanant d’auteur-es de l’organisation, soient publiés en libre accès.
Dans un communiqué, le CERN annonce d’être sur le point d’honorer pleinement cette politique : En 2021, 93,7 % des 1058 publications des auteurs du CERN ont été publiées en libre accès. «Atteindre un taux de 100% d’OA [libre accès] pour les résultats de recherche du CERN n’est pas simplement une aspiration ; c’est une exigence politique et un élément clé de notre approche holistique de la science ouverte, dont la pratique globale est, selon nous, essentielle à la réalisation de notre mission scientifique.»
Le président Zelensky invite les universités américaines à contribuer à la reconstruction du système d’enseignement supérieur ukrainien
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté les universités américaines à fournir l’expertise en matière de défense, de cybersécurité, d’aéronautique et de santé nécessaire pour reconstruire l’économie et les infrastructures de son pays ravagé par la guerre. Mais les modalités d’octroi de cette aide ne sont pas claires, pas plus que ce que le secteur universitaire américain, largement privé, pourrait faire pour aider à long terme.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mai 2022
17Mai2022
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger se prononce sur les revendications des étudiant-es de l’UNIGE
Dans un interview avec le Temps, le recteur de l’Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger se prononce sur les controverses qui agitent actuellement l’Alma mater. Concernant la revendication des étudiant-es musulman-es pour un lieu de prière, il répond qu’aucune dérogation de la loi sur la laïcité ne sera admise. Seul un lieu de méditation peut être imaginé, mais qui exclurait toujours la pratique religieuse de la prière.
Pour lui, cette revendication s’apparente avant tout à une action politique. «On peut imaginer que ces étudiants, ou les personnes qui parlent en leur nom, cherchent le conflit, ou du moins qu’ils souhaitent un durcissement pour pousser l’institution à réagir», dit il par rapport à une pétition demandant l’ouverture d’une salle de méditation, signée par trois mille personnes.
Alors que les mouvements militants ont toujours été présents à l’université, il avance que «aujourd’hui, il y a davantage de porosité, amplifiée par les réseaux sociaux, ce qui fait gonfler revendications et polémiques. Beaucoup d’entre elles nous viennent directement des campus anglo-saxons. Les reporter ici, dans d’autres contextes, revient à ne pas tenir compte d’une réalité qui est différente. Je trouve cela dommageable. Je note aussi une autre différence: les mouvements de l’époque avaient lieu sans interdire la parole.»
Sur twitter l’assistante doctorante à l’UNIGE Laure Piguet a réagi sur cet article.
Création d’un centre de recherche sur l’espace
Un centre de compétence de l’Agence spatiale européenne (ESA) va être créé à l’Institut Paul Scherrer (PSI) à Villigen (AG). Un accord de coopération a été signé mardi par la secrétaire d’Etat Marina Hirayama et le directeur général de l’ESA Josef Aschbacher. L’European Space Deep-Tech Innovation Centre doit jouer un rôle de coordinateur et rendre possible la réalisation de projets réunissant des partenaires des hautes écoles et de l’industrie en Suisse et dans les Etats membres de l’ESA.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2022
16Mai2022
Politique des hautes écoles
La culture du débat en Allemagne a perdu son éclat
Dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), historien à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi remémore les années 2000 en Allemagne, où régnait une culture de débat vive dans la sphère publique. Selon l’historien, les débats scientifiques étaient nourris par les prémisses qu’on était pas d’accord sur presque tout, sauf sur le fait qu’il valait la peine d’en débattre en commun.
Aujourd’hui, cette volonté curieuse de se confronter à d’autres points de vue a été remplacée par «une panique morale qui incite à rejeter préventivement tout ce qui ne correspond pas à sa propre vision du monde», argue-t-il. Il redoute l’arrivée d’un «habitus de la pensée précipitée» qui préfère le jugement rapide à la gestion de l’ambivalence. En comparaison, la culture du débat en Suisse semble presque détendue et bien plus ouverte à des avis contraires.
Caspar Hirschi estime que la perte d’une illusion de sécurité suite à certains événements (Fukushima, Brexit, l’élection de Trump, la pandémie, l’invasion de l’Ukraine) a eu une influence négative sur l’esprit d’ouverture qui régnait en Allemagne.
Quelle place pour la réligion à l’Université?
Dans un article d’opinion du Temps, la journaliste Laure Lugnon commente la polémique autour de la revendication des étudiant·e·s musulman·e·s pratiquant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE) de disposer d’une salle de méditation pour pouvoir effectuer leurs prières. Depuis des années, ces dernier·ère·s devaient prier dans une cage d’escaliers, car la loi genevoise sur la laïcité ne permet pas l’exercice du culte dans les lieux de l’État, et par conséquent dans les bâtiments de l’UNIGE.
Fortement opposée à cette pratique, la journaliste interprète la revendication comme un combat politique identitaire. Pour elle, l’affaire est claire : «l’université est le lieu du savoir, du questionnement, de l’esprit critique et de la raison, lesquels n’ont que faire des identités et des chapelles. Ces dernières sont de l’ordre de l’intime […]. Vouloir les imposer dans l’espace étatique et public est un acte politique qui commande une réponse politique.».
Le Président des HES s’oppose à la motion sur l’équivalence des diplômes de la formation professionnelle supérieure
Le Conseil national a adopté début mars la motion sur l’équivalence des diplômes de la formation professionnelle supérieure. Il s’agit d’introduire des nouveaux titres comme «Professional Bachelor» et «Professional Master» dans le but de revaloriser les formations professionnelles. La prochaine étape sera le passage de la motion au Conseil des Etats.
André Silberschmidt, Président de la HES et conseiller national (PLR, ZH) s’oppose à cette motion. Le titre de «bachelor»/«master» introduit une «académisation» inadaptée à l’enseignement des HES qui est orienté sur la formation professionnelle, argue-t-il. De plus, ces titres ne sont pas adaptés à l’hétérogénéité et spécialisations des diplômes professionnels. Au niveau international, les diplômes des HES se verraient comparés à un autre niveau de formation et, par conséquent, indirectement dévalorisés.
L’Unil dans les médias
Actions contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie à l’UNIL
«À l’occasion de la journée du 17 mai, venez découvrir les actions menées et le travail quotidien effectué à l’UNIL pour prévenir et agir contre les discriminations à l’encontre des personnes LGBTIQ+.»
Revue de presse UNIL 16 mai 2022
13Mai2022
Politique des hautes écoles
«Dix ans plus tard, les chercheurs universitaires suisses toujours autant précarisés»
«Concilier travail académique et vie familiale, un exercice impossible? Un rapport du Bureau d’études de politique sociale et du travail (BASS) souligne que pour une majorité de chercheurs – et surtout de chercheuses – la tâche est difficile. «Pour réussir dans le monde académique, on doit souvent sacrifier sa vie privée», explique Laure Piguet, assistante à l’Université de Genève et active dans le comité Petition Academia.»
Le FNS effectue des recherches sur ses propres activités
Aux côtés du Research on Research Institute, le Fonds national suisse pour la recherche (FNS) contribue à la base de connaissances internationales sur l’encouragement de la recherche. Ils présenteront leurs projets lors d’une manifestation hybride à Berne.
A AgroParisTech, le discours d’étudiants refusant les «jobs destructeurs» qui leur sont promis
«C’est l’histoire d’une remise des diplômes qui dérape. A l’AgroParisTech, samedi 7 mai, huit jeunes diplômés ont tout simplement appelé leurs camarades de promotion à changer de voie. Ou quand les problématiques écologiques s’invitent au cœur du système agroalimentaire français. Dénonçant une école dont la formation participe «aux ravages écologiques et sociaux en cours», ce collectif appelé «Des agros qui bifurquent» clame son rejet des notions de développement durable, de croissance verte ou encore de neutralité des sciences.» (Heidi.news)
«Nous devons réfléchir au rôle de l’automatisation du travail dans notre société»
«Il y a un mois, l’EPFL et l’Université de Lausanne mettaient en ligne un outil permettant de calculer la probabilité qu’un métier soit à l’avenir automatisé et confié à des robots intelligents. Les deux établissements proposent également des reconversions professionnelles pour ceux qui sont les plus à risque. Si ce projet dresse un tableau intéressant de l’avenir du travail face à l’évolution de la technologie, il soulève beaucoup de questions quant aux avantages et aux risques plus larges liés à l’automatisation de nos emplois. Anna Leander, professeure en relations internationales et sciences politiques à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID), experte en sécurité des marchés, y répond.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mai 2022
12Mai2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mai 2022
11Mai2022
Politique des hautes écoles
Les effets de la ménopause et comment les universités peuvent aider
Les symptômes de la ménopause – par exemple l’insomnie, la fatigue et la difficulté à se concentrer – peuvent avoir un impact important sur la carrière. Selon une étude réalisée au Japon, 5% des personnes affectées quittent leurs emplois, refusent des promotions, réduisent leurs heures de travail ou ont été rétrogradées à cause des symptômes. La ménopause survient souvent au moment où les gens accèdent à des postes plus élevés et plus exigeants. Dans le domaine de la recherche, comme dans d’autres carrières, «cette coïncidence amène très certainement certaines personnes à reconsidérer leurs ambitions professionnelles, ajoutant au phénomène du «tuyau percé» (leaky pipeline) des femmes dans les sciences. Selon l’éditorial de Nature, «Les femmes qui traversent cette étape de la vie ne devraient pas avoir à reculer ou à abandonner leur carrière en raison d’un manque de soutien de la part des employeurs. […] Chacun doit faire ses propres choix, mais personne ne devrait se sentir forcé de prendre une décision à cause d’un lieu de travail peu accueillant.»
La Royal Society à Londres, par exemple, a lancé l’année dernière un groupe de soutien pour la ménopause à l’intention du personnel et élabore actuellement des lignes directrices afin de s’assurer que les femmes savent comment accéder à un soutien, tel qu’un ajustement des rôles, des heures de travail ou de la technologie.
«Alignons notre pratique scientifique sur les enjeux impérieux de ce siècle»
«Face aux crises globales qui se dessinent, des étudiants des Ecoles normales supérieures s’engagent pour une recherche «impliquée», davantage connectée à la société.»
«De la pandémie au climat, pourquoi ça clashe entre scientifiques et politiciens»
Selon la journaliste de Heidi.news, Sarah Sermondadaz, «La rencontre de lundi 2 mai entre experts du climat et de la biodiversité devait être un rendez-vous solennel. Au final, elle a plutôt fait figure de rendez-vous manqué, avec seulement un gros tiers des membres des élus suisses présents. Les élus évoquent un couac de communication du parlement.» Par ailleurs, «L’événement a été émaillé d’un clash entre le conseiller national PLR Philippe Nantermod – qui avait annoncé son absence, expliquant «qu’il n’irait pas à la messe anticapitaliste et pro-décroissance» – et la professeure à l’Unil Julia Steinberger, co-autrice du Giec, présente lundi dernier», qui lui a riposté dans cet article.
Sarah Sermondadaz avance: «En fait ce qui différencie les scientifiques du climat et les politiciens, c’est que les premiers ont désormais l’habitude de composer avec le politique. […] Du côté du politique, on ne peut pas toujours en dire autant.»
Les huit Pôles de recherche nationaux de la 4e série sont poursuivis
«Les huit Pôles de recherche nationaux (PRN) introduits en 2014 seront poursuivis. Le Fonds national suisse (FNS) soutient leur troisième phase d’encouragement à hauteur de 85,9 millions de francs.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 mai 2022
10Mai2022
Politique des hautes écoles
Pétition pour une salle de méditation à l’Université de Genève
Démunis d’une salle dans laquelle les musulman-es pratiquant-es de l’Université de Genève pourraient faire leur prières, un étudiant de l’Université de Genève a lancé une pétition pour une salle de méditation, ouverte à toute confession.
Depuis 2018, une salle pour faire des prières leur est refusé, car l’utilisation souhaitée est devenue «illégale»: la loi sur la laïcité de l’État de Genève stipule que toute activité de culte est interdite dans l’espace public.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 mai 2022
9Mai2022
Politique des hautes écoles
«665 millions sont passés sous le nez des chercheurs suisses en 2021»
«Seuls 4% de la somme prévue pour la participation suisse aux programmes européens de recherche ont été dépensés en 2021.»
Horizon Europe : «Suisse et Royaume-Uni s’installent dans l’alternatif durable»
Le journaliste François Schaller analyse l’état des négociations autour de l’association suisse au programme européen pour la recherche Horizon Europe.
«En insistant sur la phase de transition, les communications de cette semaine ont toutefois donné l’impression que le Conseil fédéral et le Sefri s’installaient dans une gestion de moyen à long terme. Les discussions en vue d’un nouvel accord global Suisse-Union sur de nouvelles bases, combinant verticalité et horizontalité dans les relations structurelles, n’en sont toujours qu’à la phase exploratoire. Il n’y a aucun indice d’ «association» possible aux programmes de recherche avant plusieurs années.
Même si cet objectif d’association rapide est encore présenté comme prioritaire, le Sefri travaille de toute évidence dans la perspective d’une non-association durable.»
«En Suisse, le journalisme scientifique est-il devenu une espèce menacée?»
«En Suisse, le journalisme scientifique meurt-il en silence? Avec la disparition probable du pure player alémanique Higgs.ch, la question se pose. Il s’agissait du premier média, dans ce pays, à ne produire que des articles sur la science.»
Le fondateur de Higgs, Beat Glogger, s’interroge: «Higgs a été cité comme modèle de journalisme scientifique, mais où est la volonté de nous sauver?» De fait, les Académies ont développé depuis l’été dernier un concept pour créer une structure de soutien au journalisme scientifique.
La journaliste de Heidi.news estime qu’il y a urgence d’agir avant la prochaine crise sanitaire ou climatique, «au risque qu’il n’y ait plus de journaliste scientifique pour la décortiquer.»
Fuir la guerre quand on n’est pas Ukrainien
«Bien qu’installés en Ukraine depuis des années, de nombreux ressortissants d’États tiers, dont beaucoup d’étudiants, ne disposent pas du passeport au trident jaune. Cette situation d’inégalité les empêche d’avoir l’indispensable permis S. […] Nous avons contacté plusieurs universités suisses. Toutes se disent favorables à accueillir les étudiants qui doivent finir leur cursus», explique Meriam Mastour [juriste et cofondatrice du réseau d’entraide Society Moko]. Mais sans permis S, pour le moment inenvisagé par les autorités fédérales, les bonnes volontés ne pèsent pas lourd.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 mai 2022
6Mai2022
Politique des hautes écoles
Etude si une association à Horizon Europe pour 2023 en vaudrait encore de la peine
«La Suisse aspire à une pleine association à Horizon Europe. Si elle n’est pas prochainement associée au programme-cadre de recherche de l’Union européenne, le Conseil fédéral évaluera en 2023 si une participation a encore un sens. L’objectif de la Suisse reste clairement une association complète au paquet Horizon Europe, a déclaré jeudi la secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama lors d’un point de presse. Or cela dépendra, selon elle, aussi de la situation en 2023, «car la valeur ajoutée d’une association dépend bien sûr du moment où l’on est associé». Le lancement des grands appels d’offres se déroule généralement au début d’une période de programme, a expliqué Martina Hirayama.» (Agefi)
L’UNIGE rend public un rapport sur les figurations historiques controversées
Quelle place pour les figurations historiques dans l’espace public? Les travaux d’un groupe de réflexion créé à l’initiative du Rectorat en juin 2020 font l’objet d’un rapport assorti de recommandations.
Un scientifique dégoûté par les politiques
«Swiss on the hunt for new research partners outside the EU as Horizon Europe exclusion continues»
«Switzerland has announced a slew of new research funding initiatives, designed in large part to compensate for its continued exclusion from the EU’s Horizon Europe framework programme.
As well as replicating the Horizon calls from which it is excluded, the country has said it wants to strike more research deals with countries outside the EU and to bolster its research prowess in quantum and space research.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 mai 2022
5Mai2022
Politique des hautes écoles
L’Ukraine, le sujet négligé par la recherche sur l’Europe de l’Est?
Le journaliste Thomas Thiel estime que la recherche sur l’Europe de l’Est a négligé «depuis trop longtemps» la recherche sur l’Ukraine. «La concentration unilatérale sur la Russie a conduit à la consolidation de clichés sur l’Ukraine, que la propagande russe a diffusés avec délectation.»
Réactions à l’annonce de la Confédération de financer directement les scientifiques suisses participant à des projets de l’UE
«Le Conseil fédéral a adopté ce mercredi des mesures pour soutenir financièrement les chercheurs suisses participant à des projets de l’Union européenne. Le monde académique salue ces efforts, mais souligne l’importance de réintégrer au plus vite le programme.»
Le Conseil fédéral entend améliorer l’utilisation des données médicales à des fins de recherche
«Le Conseil fédéral souhaite offrir de meilleures conditions-cadres à la transmission et la réutilisation de données médicales à des fins de recherche. Lors de sa séance du 4 mai 2022, il a chargé le Département fédéral de l’intérieur (DFI) d’établir les modalités pour la création d’un système de données destiné à la recherche dans le domaine de la santé. La protection des données doit être garantie en tout temps.»
Un festival pour penser la ville de demain
«La HES-SO Genève et l’Etat organisent trois jours d’activités sur les enjeux urbains à l’heure de la transition écologique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mai 2022
4Mai2022
Politique des hautes écoles
Berne va financer directement les chercheurs suisses d’Horizon Europe
«Les chercheurs suisses qui participent à des projets de l’Union européenne dans le cadre d’Horizon Europe seront directement financés par la Confédération. Le Conseil fédéral a pris mercredi des mesures de grande ampleur.»
Un changement de la culture d’entreprise à l’EPFZ
Joël Mesot, Président de l’École Polytechnique fédérale de Zurich, souhaite changer «la culture du travail» dans l’institution – pendant trop longtemps, on n’a pas prêté attention aux compétences managériales des professeur-es, nous avons négligé ce sujet – dit le physicien. L’EPFZ a connu plusieurs cas de disfonctionnement de culture de travail. Un cas extrême a conduit au licenciement forcé d’une professeure. Une première dans l’histoire de l’EPFZ, qui a renoncé à porter cet épisode devant le Tribunal fédéral. Les professeurs doivent désormais suivre des cours de management et sont soumis à des évaluations de leurs compétences.
L’EPFZ a lancé en 2019 le programme «rETHink», une sorte de feuille de route pour le développement institutionnel. Un des points centraux concerne les compétences requises pour occuper la fonction de professeur-e (enseignement, recherche, communication, récolte de fonds, fondation d’une start-up,…). Selon Joël Mesot, les personnes devraient être employées («eingesetzt») par rapport à leurs forces et faiblesses. Il est de la responsabilité des hautes écoles universitaires d’offrir du soutien, si nécessaire. Il souligne que cette pratique est nouvelle et peu d’universités l’implémentent.
L’EPFZ doit être attentive au bien-être au travail. Par exemple, il faut éviter d’envoyer un mail le dimanche, avec 50 personnes en cc ou organiser des séances tard le soir, «il y a des jeunes parents à l’EPFZ». Par rapport aux heures supplémentaires, Joël Mesot estime qu’il faut les considérer au cas par cas.
Ensuite, Joël Mesot évoque l’exclusion Suisse du programme Horizon Europe et l’impact négatif pour l’EPFZ: «Le temps presse. Le programme a déjà démarré, et il est difficile de prendre un train en marche.» Il ajoute qu’il est préoccupé par l’endettement de la Confédération en raison des crises actuelles : le Covid-19 et la guerre en Ukraine. «Je crains qu’à un moment donné, la Confédération active le frein à l’endettement prévu par la loi. Car le budget du domaine des EPF n’est pas protégé, il ne fait pas partie des dépenses liées de la Confédération.»
- conditions de travail
- financement public
- direction des hautes écoles
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- harcèlement moral – mobbying
L’Université de Neuchâtel ouvre une enquête sur les factures troubles d’un professeur
«Une enquête médiatique dénonce les pratiques financières douteuses d’un professeur d’histoire de l’institution, décrit comme proche du Parti socialiste français. L’UniNE, déjà mise dans la lumière après une cyberattaque mi-février, annonce l’ouverture d’une procédure interne»
Rencontre à Berne: «Le climat n’est pas qu’une question de gauche»
«Le lundi 2 mai, le Palais fédéral était le théâtre d’un échange inédit entre parlementaires et scientifiques spécialistes du climat et de la biodiversité. […] Qu’il s’agisse de lier le climat à la biodiversité, ou les sciences à la politique, s’extraire des silos et des clivages partisans sera indispensable pour trouver des solutions communes.» La climatologue et professeure à l’EPFZ Sonia Seneviratne estime:«On aurait pu être plus nombreux, mais c’est un premier pas. Tous les partis étaient représentés et des séances de travail chevauchaient avec nos présentations, ce qui peut expliquer certaines absences. L’important maintenant, c’est que ce message scientifique résonne pour qu’on puisse abandonner rapidement les énergies fossiles.»
Abandon de l’accord avec l’UE: la recherche paye le prix fort en Suisse
«Jusque-là les chercheurs suisses dirigeaient quelques 1200 projets de recherches avec l’Europe, à l’avenir ce devrait être 0. Depuis l’abandon de l’accord-cadre, les chercheurs suisses se retrouvent mis à l’écart et les conséquences pourraient être catastrophiques.» (RTS : Mise au point)
Selon Livia Leu, secrétaire d’Etat au Département fédéral des affaires étrangère, a la lourde tâche de réanimer les relations bilatérales depuis le refus suisse d’un accord-cadre. Interviewé, elle estime les sanctions envers la Russie «sont vue d’un très bon oeil par Bruxelles, de même que l’aide humanitaire que la Suisse apporte et l’accueil qu’elle réserve aux réfugiés.» (Le Temps)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mai 2022
3Mai2022
Politique des hautes écoles
Une enquête révèle les pratiques financières douteuses d’un historien de l’Université de Neuchâtel
«Financements douteux, arrangements entre amis, emploi fictif, liens étonnants avec le Parti socialiste français et fausses factures: les accusations portées à l’encontre d’un professeur d’histoire moderne de l’Université de Neuchâtel par une enquête conjointe de Mediapart et ArcInfo sont sérieuses. Le principal intéressé conteste les faits, de même que les institutions suisses mentionnées.»
A droite, des rangs clairsemés lors de la rencontre avec des scientifiques du climat à Berne
- «On doit s’entourer de scientifiques» (Lisa Mazzone, Conseillère aux états (GE, Verts) dans RTS: Le 19h30)
-
«Les scientifiques n’ont pas à décider de nos politiques climatiques!» (Philippe Nantermod, Conseiller national (VS, PLR) dans Blick.ch.) Il a qualifié l’évènement, auquel il était absent, de «messe anticapitaliste et pro-décroissance».
Une tribune souhaite soutenir les étudiant-es fuyant la guerre, y compris ceux des Etats-tiers
«La plupart des étudiants étrangers fuyant la guerre et tentant de se réfugier en Suisse ne répondent ni aux critères d’octroi du statut de protection S ni à ceux de l’asile. La raison? Ils étaient en Ukraine pour des études. Les ressortissants étrangers, dont des étudiants provenant d’Afrique et du Moyen-Orient, ne bénéficient de fait d’aucune solution concrète pour la suite de leur formation. Le risque est qu’ils soient renvoyés dans leur pays d’origine et qu’ils ne puissent plus suivre leur formation. Une tribune a été lancée mercredi en vue de soutenir ces étudiants. Plus de trente enseignants d’universités et de hautes écoles suisses demandent au Conseil fédéral de garantir la suite de leur cursus académique.»
«La liberté d’expression menacée à l’Uni de Genève »
A l’Université de Genève, une cconférence sur la médicalisation précoce des enfants transgenres a été interrompue vendredi par des activistes. «Le débat recule sous la pression du militantisme woke», s’inquiète la journaliste qui a rédigé l’article du Temps.
Par ailleurs, le PLR a pris position pour soutenir l’université. Le député PLR du Grand Conseil genevois, Pierre Conne, a rédigé un article pour la Tribune de Genève, selon lequel «Le problème que soulève cet incident, et qui nous concerne tous, est celui de la société dans laquelle nous souhaitons évoluer. Dans son communiqué de presse, l’équipe d’activistes justifie son action et son refus du dialogue en arguant que «le débat est un instrument des dominant.es pour canaliser la colère des dominé.es». […] Réduire toute opposition au silence, voilà plutôt des relents du fascisme. Il nous faut condamner sans réserve de la façon la plus ferme – et non mollement, comme l’a fait le service de communication de l’Université, qui exprime simplement de «ne pas cautionner» – de tels agissements.»
Formation en leadership pour des professeures universitaires
La formation continue H.I.T. (High Potential University Leaders Identity & Skills Training Program) est un projet de collaboration qui fait partie du nouveau programme P-7 de swissuniversities « Diversité, inclusion et égalité des chances dans le développement des institutions d’enseignement supérieur ». Les dix universités cantonales et les deux universités techniques fédérales sont partenaires du programme, et l’Université de Zurich en est le chef de file.
Christiane Löwe, responsable de ce programme explique dans un entretien que l’un des objectifs généraux est que davantage de femmes professeurs assument des tâches au plus haut niveau de gestion des universités suisses. Pour ce faire, le programme vise à renforcer les compétences spécifiques de leadership nécessaires à la gestion académique.
A Genève, les promesses non tenues des «universités» privées
«Des somptueuses bâtisses aux airs de château et des diplômes à une vingtaine de milliers de francs: voilà sur quoi misent certaines universités privées à Genève. Une enquête réalisée par The Geneva Observer, se penche sur deux de ces établissements: la Geneva School of Diplomacy (GSD) et la Swiss UMEF University. Elle révèle que déclarations trompeuses, diplômes non reconnus et pratiques commerciales douteuses semblent y être monnaie courante. […] Ces établissements attirent à grands frais de nombreux étudiants internationaux. Or, dans les faits, leurs cursus sont difficiles à faire reconnaître à l’étranger comme en Suisse.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 mai 2022
La culture et le numérique occuperont le même écrin
«Six festivals lausannois, un laboratoire du numérique ou encore le Bureau culturel vont se regrouper sur l’ancien site du Mudac.[…] Un laboratoire dédié à la culture numérique est déjà sur les rails. Un projet auquel a souhaité se joindre l’Université de Lausanne. «Nous allons offrir notre expertise en matière de numérique», explique Marie Neumann. La cheffe du Service culture et médiation de l’UNIL rappelle que la recherche implique beaucoup de monde du côté de Dorigny et d’Ecublens. «Entre le dhCenter et le GameLab, qui a fait du jeu vidéo son domaine d’étude, nous avons plus d’une centaine de chercheurs dans ce domaine», explique-t-elle. Des spécialistes qui seront amenés à proposer des questions de recherche, ou à réaliser des projets dans la future maison lausannoise. «Cela les fera sortir de leur institution pour aller à la rencontre du public. C’est exactement notre mission», se réjouit Marie Neumann.
2Mai2022
Politique des hautes écoles
«Face à la crise climatique, nous ne sommes pas du tout sur la bonne trajectoire!»
Frédéric Herman, recteur de l’Université de Lausanne, écrit sur la crise climatique: «Il est […] aujourd’hui crucial que les chercheuses et chercheurs s’engagent davantage en ne se contentant pas de publier, mais en participant au débat public pour instaurer un vrai lien de confiance avec le pouvoir décisionnel et rendre possible une telle circulation des faits et des idées. Expliquer le travail de toute une vie n’est cependant pas chose facile. Cela s’apprend. Pour cette raison, les universités doivent impérativement inscrire dans leur plan d’intention la nécessité de rendre accessible la démarche scientifique à travers la médiation scientifique et culturelle, de renforcer les compétences et le savoir-faire de sa communauté en termes de médiation, d’insister sur la formation continue des entreprises et enseignant·e·s en termes d’enjeux climatiques, et de s’engager en faveur d’une recherche ancrée dans son territoire mais ouverte au monde, qui contribue à soutenir et stimuler la transition écologique. […] Nous avons peu de temps pour plafonner nos émissions de gaz à effet de serre. Mais c’est à notre portée, si les universités, et leurs chercheuses et chercheurs, deviennent des interlocutrices incontournables du paysage politique.»
«Nous entrons dans une autre crise»
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg a envoyé une lettre ouverte aux politiciens fribourgeois. Une des problématiques énoncées est la précarité étudiante, qui, selon une étude menée en 2021, toucherait 27,3 % d’étudiant-es, ainsi que leur santé mentale qui s’est dégradée due à la pandémie.
Les co-président-es de l’association étudiante disent dans un entretien: «Nous avons peur que le sondage qui sera publié en 2022 soit encore plus alarmant. […] Il faut que les instances politiques financent davantage unisocial (le service qui s’occupe des questions sociales) et le service psychologique ainsi que le bureau de l’égalité, qui sont surchargés.»