Certain·e·s des professeur·e·s et chargé·e·s de cours engagés par l’Université de Fribourg pour enseigner sont rémunérés par des entreprises privées plutôt que par la haute école. Astrid Epiney, la rectrice de l’Université, assure que les compétence de ces enseignant·e·s s’intègrent « parfaitement dans le programme d’études ». Le manque de transparence des liens entre recherche académique et industries privées est cependant dénoncé, l’Université ne publiant pas de registre des liens d’intérêt comme le font les Universités de Bâle ou Zurich. Interrogée par 20 minutes, Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Unil, déclare que les chargés de cours sont payés sur le budget attribué par le Canton de Vaud.
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12Avr2017
Politique des hautes écoles
Dysfonctionnements à l’Université de Neuchâtel ?
Dans l’éditorial de L’Express, les dysfonctionnements de l’Université de Neuchâtel sont critiqués : l’affaire du professeur plagiaire et celle d’un étudiant n’ayant toujours pas, après 10 ans, reçu son diplôme, révéleraient les agissements inacceptables de certain·e·s professeur·e·s à l’égard de leurs étudiant·e·s ou dans leur propre travail académique. L’auteur dénonce l’impunité ayant cours dans le monde académique, et en particulier à Neuchâtel.
Une plateforme en ligne pour noter les hautes écoles suisses
Une plateforme de notation en ligne des hautes écoles suisses a été lancée par une start-up du Technopark de Winterthour. D’ancien·ne·s étudiant·e·s peuvent d’ores et déjà noter leur filière de formation dans les domaines de l’enseignement, le contenu des cours, l’organisation, les conditions-cadres et l’équipement. Pour l’instant en allemand, le site pourrait se développer en anglais. Aucune haute école romande n’est présentement mentionnée.
9Avr2017
Politique des hautes écoles
Ce que la Suisse peut apprendre d’Israël
La Suisse est bien située dans les classements OCDE basés sur le nombre de brevets déposés et de publications scientifiques, mais est sous la moyenne concernant la réalisation d’idées et de brevets. Patrick Aebischer, anciennement président de l’EPFL, estime que la Suisse devrait s’inspirer d’Israël pour promouvoir l’innovation et la création de start-ups. L’armée israélienne aurait, par exemple, une unité qui développe des technologies de pointe. De retour dans la vie civile, ces jeunes talents forment la base d’une industrie high-tech. L’armée suisse n’est pas impliquée dans l’innovation. En outre, Israël a crée la fonction « chief scientist officer ». Il s’agit d’un scientifique de pointe et/ou entrepreneur qui dépend directement du ministre pour l’économie. Par ailleurs, une agence indépendante pour l’innovation soutient la recherche et le développement des start-ups. La Commission suisse pour la technologie et l’innovation (CTI) peut uniquement soutenir les institutions académiques qui travaillent avec les start-ups. D’autres différences concernent l’absence de capital risque dans nos fonds de pension et le système fiscal.
8Avr2017
Politique des hautes écoles
Dans le laboratoire de la « fake science »
Le Temps a rencontré une figure emblématique de la « fake science », le Danois Emil Kirkegaard. Utilisant les codes de la recherche scientifique, ce dernier analyse toutes les données qu’il trouve en ligne afin de prouver scientifiquement une supposée hiérarchie génétique entre les humains. Pour Emily Gorcensky, mathématicienne et data scientist, « sa démarche est l’inverse d’une démarche scientifique : il tord les chiffres dans tous les sens jusqu’à arriver à un résultat qui confirme son biais, à savoir que les migrants musulmans sont génétiquement moins intelligents et commettent davantage de crimes. » Ce cas n’est pas isolé : de nombreuses publications scientifiques autoproclamées apparaissent en ce moment dans le but de défendre un but idéologique précis, relève Petter Bae Brandtzaeg, spécialiste des fake news.
L’Université de Fribourg renforce la formation à l’enseignement
Avec la création de l’Institut de formation à l’enseignement au sécondaire, l’Université de Fribourg souligne l’importance d’un enseignement de qualité.
« Bootcamps » pour programmeurs
La Suisse manque de programmeurs. Les compétences deviennent rapidement obsolètes et il est difficile de prévoir quelles seront les compétences recherchées par les employeurs. Une grande offre de formations promettent un apprentissage de courte durée, par exemple à l’ETH Zurich.
7Avr2017
Politique des hautes écoles
L’Université de St-Gall veut introduire un cursus en informatique
L’Université de St-Gall aimerait introduire d’ici 2019 un cursus en informatique, axé principalement sur l’informatique des entreprises et de l’économie. Elle aurait besoin d’un financement supplémentaire de 30 millions de francs pour réaliser cet objectif.
Berne et Bruxelles sur la voie du dégel
Quatre mois après la résolution du contentieux sur la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l’Union européenne ont été officiellement normalisées hier. Les négociations sont ouvertes afin de renouveler tous les accords gelés dans la foulée du vote du 9 février 2014 sur l’immigration.
Cursus conjoint de médecine confirmé en Suisse alémanique
Les gouvernements de Zurich, St-Gall et Lucerne ont scellé contractuellement leur collaboration relative au cursus conjoint pour la formation de médecine. La question du financement demeure toutefois, Reto Wyss, Conseiller d’Etat lucernois à la formation, ayant affirmé que le canton de Lucerne ne participerait pas aux frais annuels du master de 40 places qu’offrira l’Université de Lucerne.
6Avr2017
Politique des hautes écoles
Des centaines d’élèves manifestent contre la politique de formation
Plusieurs centaines d’élèves sont descendus dans la rue mercredi après-midi à Lucerne, Zurich, Bâle, Aarau et Genève. Ils ont protesté contre les nombreuses coupes faites par les cantons dans le domaine de la formation ces dernières années. Le syndicat des enseignant·e·s alémaniques a estimé que le total de ces coupes budgétaires se chiffre à un milliard de francs entre 2013 et 2018.
5Avr2017
Politique des hautes écoles
De l’intégration des titulaires de doctorat sur le marché du travail
Une année après la soutenance de thèse, entre 2,9% et 4,9% sont au chômage. Parfois, l’intégration sur le marché du travail est difficile parce que les diplômés ne sont pas conscients des compétences qu’ils peuvent offrir aux entreprises. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais travaillé hors de l’université. Souvent, les entreprises reconnaissent les capacités suivantes : recherche, pensée stratégique, ténacité et capacité de s’imposer. Des centres carrières dans les universités conseillent de plus en plus souvent les doctorants. Le Programme national de qualification BNF de l’Université de Berne conseille et aide à tirer un bilan de ce qu’ils peuvent et souhaitent faire (ou non). Il met des diplômés en relation avec des programmes d’occupation non-payés chez des employeurs potentiels. L’objectif de ce premier travail est surtout de former un réseau. Une fois que les doctorants ont un emploi, ils courent moins le danger d’être au chômage au fil de leur carrière que des diplômés en master.
Les héros et héroïnes oubliés des hautes écoles
Un grand nombre de doctorant·e·s et postdocs s’engagent à offrir une bonne qualité d’enseignement – un défi alors que le nombre d’étudiant·e·s continue de croître. Cependant, c’est le nombre et la qualité des publications de résultats de recherche qui sont déterminants pour l’avancée de la carrière académique, et non l’engagement pour l’enseignement.
Un encadré traite de la dépendance des doctorant·e·s, assistant·e·s et postdocs à leur professeur·e·, car ils peuvent rarement agir comme scientifiques indépendants. Le FNS souhaite encourager la recherche indépendante : la relève académique doit faire ses preuves plus tôt pour s’émanciper des titulaires de chaires.
Les nouvelles perspectives de la professionnalisation de la gestion des hautes écoles
La professionnalisation de la gestion des hautes écoles ouvre des nouvelles perspectives – particulièrement pour le corps intermédiaire. Ceci peut se concrétiser par la création des très controversés postes fixes pour l’enseignement et la recherche (« senior scientists », « lecturers » etc.). Avec l’autonomisation des universités, les exigences relatives aux structures d’organisation et de direction ont augmenté, les facultés et instituts étant aussi concernés. La gestion autonome doit constamment faire face à des problèmes de surmenage et surcharge, estime Philipp Balzer, qui travaille depuis la création de ce poste en 2011 comme « gérant » de la Faculté de philosophie de Zurich.
Les organes dirigeants, confrontés de plus en plus souvent à des tâches managériales complexes, sont fréquemment occupés par des personnes qui sont « socialisés purement au milieu académique ». Celles et ceux souhaitant participer à la gestion autonome doivent le faire au détriment de la recherche, les tâches liées à l’enseignement étant fixes. C’est pourquoi un grand nombre de postes a été créé, avec pour résultats « de meilleures décisions, des procédures plus courtes, plus de sécurité juridique et des nouvelles compétences ».
La professionnalisation de la gestion et de l’administration n’est pas toujours accueillie favorablement mais un sondage des hautes écoles suisses en 2016 indique qu’il est urgent d’agir dans ce sens. Les processus de professionnalisation ne réussissent toutefois que lorsque les scientifiques sont convaincus de leur utilité et lorsque les exigences par rapport aux dirigeant·e·s sont clarifiées.
Un doctorat dans une HES
En Suisse, il est impossible d’effectuer un doctorat dans une haute école spécialisée (HES). L’auteure de cet article plaide pour une reconnaissance de la recherche, plus orientée vers la pratique, telle qu’elle est faite dans les HES, et l’attribution à ces dernières du droit d’accréditation, correspondant à leurs nouvelles contributions à la recherche scientifique.
Faut-il augmenter le nombre de professeur·e·s assistant·e·s ?
Les professeur·e·s assistant·e·s ne composent que 2 % du corps enseignant, contre 85% de post-docs et assistant·e·s et 15% de professeur·e·s ordinaires. Il faudrait augmenter leur nombre, en particulier dans les sciences humaines. En Suisse, un poste de professeur·e assistant·e est considéré comme la voie royale vers une titularisation.
En 2012, un groupe de chercheurs·euses de l’Université de St-Gall lança le projet « Vision 2020 », qui visait d’une part la création de milliers de postes de professeur·e·s assistant·e·s via le Tenure-Track, c’est-à-dire en permettant d’être engagé de manière permanente avec de bonnes performances académiques, et d’autre part la suppression du travail d’habilitation dans les sciences humaines. Si la Confédération n’a pas soutenu le projet, « les postes de professeur·e·s assistant·e·s sont de plus en plus souvent attribués avec le Tenure-Track », relève Martina Weiss, Secrétaire générale de swissuniversities.
Débat entre Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, et Florian Lippke, assistant à l’Université de Fribourg
Un supplément de la Neue Zürcher Zeitung s’est consacré à plusieurs questions globales concernant les carrières académiques : la situation de précarité du corps intermédiaire, la différence de statut entre les chaires professorales et les assistant·e·s professeur·e·s, les transformations des structures d’organisation et de direction des hautes écoles, le cas d’Oxford et les possibilités de reconversion dans le privé après des années de travail dans la recherche.
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, et Florian Lippke, assistant à l’Université de Fribourg, débattent ensemble de ces questions. En ce qui concerne la répartition, entre professeur·e·s et assistant·e·s, de l’enseignement et de l’encadrement des étudiant·e·s, Hengartner reconnaît qu’un risque d’exploitation existe et qu’il faut assurer au corps intermédiaire suffisamment de temps pour la recherche, ultérieurement essentielle à une possible procédure de nomination. Lippke relève la centralité qu’ont les chaires professorales dans le système académique et dont dépendent les chercheurs·euses, qui pour la plupart n’y accéderont pas et pour lesquels il faudrait mieux définir des charnières de reconversion dans le privé. Les subsides Ambizione du FNS rendent leurs bénéficiaires dans leur recherche plus indépendants de ce système. Pour Hengartner, les commissions dans lesquelles siègent désormais les doctorant·e·s et les assistant·e·s permettent de diminuer le pouvoir des professeur·e·s afin que ce ne soit plus une seule personne qui soit responsable. De plus, il considère que les chercheur·euses ont de bonne compétences pour se rediriger vers le privé, mais qu’ils devraient bien souligner qu’ils sont polyvalents en plus d’être des spécialistes dans leur domaine. Des alternatives existent à la traditionnelle distinction faite entre professeur·e·s et corps intermédiaire. Hengartner reconnait l’avantage de la création de postes liés à l’enseignement plutôt qu’à la recherche, mais il faudrait tout de même garder un pied dans la recherche. Quant à l’égalité des chances pour les carrières académiques et la conciliation avec une vie de famille, Hengarner estime qu’il faut renforcer leur attractivité pour les femmes, alors que Lippke relève qu’il n’est pas impossible d’aller dans ce sens tant que les frais de garde des enfants lors d’un congrès scientifique ne seront pas remboursés.
4Avr2017
Politique des hautes écoles
L’engagement fédéral dans la création des places d’études en médecine est critiquée
Un tiers des médecins en Suisses ont eu leurs diplômes à l’étranger, un taux qui est même plus haut chez les médecin-assistants. Selon l’association de médecins suisses, la Suisse ne forme qu’un tiers des médecins nécessaires dans le pays. Le Conseil fédéral a accordé l’année passé un financement initial de 100 millions de francs pour la période 2017-2020 pour créer des nouvelles places d’études en médecine. Christine Buillard-Marbach (PDC), vice-présidente et future présidente de la commission de la formation du Conseil national, y voit plusieurs inconvénients. A partir de 2021, les cantons devront assurer la continuité du financement. et de plus, il n’y a pas de plan général pour la formation de médecins. Finalement, elle estime que l’investissement devrait être plus ciblé vers la formation de médecins généralistes. D’autres parlementaires critiquent le manque d’une vision qui va au delà de l’année 2020 et d’un manque de coordination parmi les universités. Certains estiment que le financement ne suffirait « de loin » pas. D’ailleurs, Lino Guzzella a déjà communiqué son intention d’employer une partie de ses étudiants en médecine dans la recherche. Christine Bouillard-Marbach plaide pour la création de « medical schools ». Une telle réforme, largement soutenu dans le parlement, rencontrera probablement de la résistance de la part des médecins et des cantons.
3Avr2017
Politique des hautes écoles
Un jeu invite à traquer les accents de Suisse romande… pour aider la science
Des linguistes de l’Université de Zurich étudient la perception des accents en Suisse à travers un jeu mis en ligne cette semaine, dans lequel les participant·e·s doivent essayer d’associer des accents à une région. Les données collectées serviront à déterminer dans quelle mesure les gens sont capables de reconnaître un accent ou quels indices les y aident.
Des élus s’énervent : « La Suisse a une guerre de retard sur la cyberdéfense »
Alors que le besoin de spécialistes en cybersécurité augmente, Guy Parmelin, Conseiller fédéral chargé de la défense, a engagé des discussions avec les EPF pour une possible collaboration. Plusieurs pistes sont envisagées, notamment de donner la possibilité à des militaires en service long de se consacrer à des activités scientifiques ou de comptabiliser comme jours de service les stages scientifiques ou la rédaction d’une thèse de doctorat dans le domaine.
Le conseiller national Franz Grüter (UDC/LU) regrette qu’il n’y ait pas une véritable filière de formation en cybersécurité. Guy Parmelin se préoccupe toutefois de ce que l’armée puisse former des spécialistes qui seraient ensuite engagés dans le secteur privé.
Les Suisses réservés à l’égard des surdoué·e·s ?
Il existerait en Suisse une réserve à l’égard des surdoué·e·s : les bonnes performances intellectuelles à l’école seraient peu reconnues, l’argument selon lequel il faudrait plutôt soutenir les élèves en difficulté scolaire prévalant. Pour Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, « il est évidemment naturel de soutenir les élèves en difficulté scolaire, mais les hauts potentiels ont également besoin et méritent un soutien particulier. » Margrit Stamm, chercheuse en pédagogie, considère qu’il existe une attitude ambiguë vis-à-vis du terme « élite » et que les discussions autour d’un possible soutien pour les surdoué·e·s ont été un tabou en Allemagne et en Suisse jusque dans les années 90.
Lino Guzzella détaille les objectifs de l’EPFZ
Lino Guzzella, Président de l’EPFZ, détaille les objectifs de l’école polytechnique dans une interview accordée à la Basler Zeitung. Il se réjouit du partenariat qui existe depuis dix ans avec l’Université de Bâle dans les domaines de la recherche médicale et de la chimie, dont les travaux orientés vers la recherche fondamentale ont été récompensés par l’obtention de plusieurs ERC Grants et la création de start-ups. Il estime toutefois que la coopération avec les industries sur place doit être renforcée.
S’il reconnait que les hautes écoles suisses, essentielles à l’économie suisse, doivent travailler de manière efficiente. Il regrette la tendance générale à économiser sur le budget de la formation et de la recherche. Enfin, il voit dans les nouvelles technologies de nombreuses opportunités pour aider les médecins, notamment les médecins de famille, à établir le diagnostic.
Comment l’Université de Zurich gère le cas d’espionnage dans son institution
L’Université de Zurich renonce à porter plainte pour les cas d’espionnage de conférences ou d’évènements critiques vis-à-vis du régime turc. Elle renforcera cependant son personnel de sécurité et à l’avenir renverra directement les personnes se comportant de manière suspecte.
31Mar2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève lance une formation en relations publiques digitales
L’Université de Genève lance une formation continue en relations publiques digitales. Philippe Amer-Droz, responsable de la formation, estime que « le métier des relations publiques (RP) a beaucoup évolué ». Afin de répondre au défi posé par la digitalisation des entreprises, ce DAS vise à renforcer les compétences et les connaissances de base des professionnels des RP et à leur fournir des outils numériques.
Affaire Blili : l’ancien journaliste du Matin en procès pour diffamation
À la suite des accusations de plagiat portées par un journaliste du Matin à l’encontre d’un professeur en économie de l’Université de Neuchâtel, un procès pour diffamation a eu lieu hier afin de déterminer si le journaliste s’est rendu coupable de calomnies ayant pu conduire à la démission, hier, du professeur incriminé. Le jugement doit être rendu le 10 avril.
« Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique pour tous les passionnés
En collaboration avec l’EPFL et les universités romandes, la RTS organise « Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique ouvert à toutes et à tous.
L’intelligence artificielle fait son entrée dans le monde de l’édition scientifique
Certains programmes informatiques du type intelligence artificielle peuvent être employés dans l’examen d’articles scientifiques avant leur publication. Ces programmes permettent d’identifier de potentiels cas de plagiat ou de données frauduleuses, et évitent l’écueil de la partialité dans la revue entre pairs.
Adam Marcus, co-fondateur de Retraction Watch, y voit du potentiel, notamment pour le logiciel Statcheck. Les logiciels ne seraient pas forcément meilleurs que les humains, mais beaucoup plus rapides, et une supervision par des humains resterait indispensable.
30Mar2017
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger : « Public Eye est avant tout un lobby »
Yves Flückiger, le recteur de l’Université de Genève, se défend des accusations de lobbyisme portées par l’ONG Public Eye au sujet d’une publication d’une chercheuse de l’institution. Il estime que « les données disponibles ont été traitées avec toute la rigueur scientifique requise » et rejette l’idée de résultats biaisés.
Intégrer les chercheurs·euses en exil au monde académique
Dans les universités de certains pays, des initiatives ont vu le jour pour offrir une nouvelle chance aux scientifiques en exil. L’Allemagne a notamment mis en place de nombreux programmes pour faciliter l’accès des réfugié·e·s aux institutions de recherche. En Suisse, des mesures ont été prises pour favoriser l’intégration dans le monde académique, même si la possibilité de trouver un travail dans une université suisse reste limitée. L’article fait une analogie avec les scientifiques qui ont fui l’Allemagne nazie et qui ont apporté leur savoir et leur créativité aux pays qui les ont accueillis.
Quel rôle pour le chercheur dans la cité d’aujourd’hui ?
Thierry Courvoisier, astrophysicien et professeur honoraire à l’Université de Genève, milite pour une meilleure circulation des savoirs entre les mondes politique et académique : « C’est une des responsabilités des scientifiques que d’apporter ce savoir là où il est nécessaire pour que nos sociétés prennent les décisions justes et conduisent les actions qui en découlent ». Dans l’entretien qu’il a livré mardi au 12h30 de la RTS, il estime que les scientifiques devraient mieux expliquer ce qu’ils font, et les politicien·ne·s prêter une oreille plus attentive à la communauté scientifique.
29Mar2017
Politique des hautes écoles
Les étudiant·e·s de Fribourg inquiets pour Erasmus
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg (AGEF) invite le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Gouvernement italien, Sandro Gozi, pour une conférence le 10 avril à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome. Elle cherche à sensibiliser les jeunes Fribourgeois·e·s à l’importance du programme Erasmus+.
Les parlementaires s’interrogent sur Erasmus+
Huit interventions relatives au domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, ont été déposées par des parlementaires. Elles demandent au Conseil fédéral d’une part de préciser la teneur des nouvelles mesures d’économies annoncées pour les années 2018 à 2021, et d’autre part de résoudre la question du financement de la mobilité internationale dans le domaine de la formation pour les années 2018 à 2020, la Suisse ne faisant toujours pas partie du programme Erasmus+.
L’administration de Trump veut couper dans les budgets des agences de recherche
La première proposition de budget fédéral communiquée par le président américain Donald Trump diminue fortement les dépenses fédérales dans la recherche scientifique. Elle prévoit d’amputer plusieurs agences, telles que la NASA, le Département de l’énergie et l’Institut national de la santé, d’une importante part de leur budget.
L’Université de Genève mise en cause pour un rapport « biaisé »
Une étude portant sur le négoce des matières premières, publiée par une chercheuse de l’Université de Genève, est vertement critiquée par l’ONG Public Eye (anciennement la Déclaration de Berne). Cette dernière dénonce la partialité de la chercheuse, également employée par la faîtière du négoce des matières premières (STSA), et des résultats biaisés par la méthodologie d’enquête.
Le SRIC, un institut indépendant de recherche sur les matières premières fondé par la STSA et la faîtière des négociants en café, avait confié à l’Unige le mandat de l’étude. L’institut, présidé par le recteur de l’université, « a vocation à stimuler une recherche universitaire indépendante, répondant à tous les critères académiques », souligne Marco Cattaneo, responsable médias.
L’éditorial du Courrier estime que la crédibilité du monde académique souffre des partenariats public-privé.
28Mar2017
Politique des hautes écoles
L’Union européenne va offrir des voyages gratuits à 7000 jeunes
A l’occasion des 30 ans d’Erasmus, la Commission européenne a annoncé lundi qu’elle allait offrir à près de 7000 étudiants et lycéens européens des billets gratuits afin qu’ils puissent découvrir un pays étranger.
La dissémination des résultats de recherche est trop lente
Dans la recherche médicale, le « open science » a eu un coup de pouce par la Fondation Bill et Melinda Gates. Les résultats de recherche financés par cette dernière doivent être publiés en libre accès, car ils doivent faire l’objet d’une dissémination rapide et à grande échelle. Sur son site web , on peut lire « Nous avons adopté une politique de libre accès qui accorde un accès sans restriction à l’ensemble des recherches publiées à comité de lecture et en autorise la réutilisation tant que ces travaux ont été financés en tout ou partie par la fondation, y compris tout ensemble de données sous-jacent. » L’article du Economist présente les tendances actuelles dans le open science en général et celles en biologie en particulier.
Etre aveugle à l’université
L’Université de Marburg en Allemagne est renommée pour son intégration d’étudiant·e·s malvoyant·e·s ou aveugles. Des nombreux moyens sont mis à disposition pour rendre le campus accessible : les ascenseurs annoncent les étages, les machines ont des boutons étiquetés en braille, il y a des plans de ville plastiques et les bibliothèques ont des places de travail avec des ordinateurs avec réponse vocale, gros caractères et un écran tactile qui permet de lire le braille. De plus, l’université met à disposition des assistant·e·s étudiant·e·s, par exemple pour le scan de documents ou des recherches documentaires.
27Mar2017
Politique des hautes écoles
Les études genre pour déconstruire les inégalités de genre
En réponse à l’article de Birgit Schmid sur les études genre, paru dans la Neue Zürche Zeitung du 17 mars 2017, Virginia Richter, doyenne de la Faculté de philosophie et d’histoire de l’Université de Berne, objecte que loin d’être des théories déconnectées de la réalité, les études genre sont pragmatiques. De plus, en comparaison internationale, elles sont faiblement institutionnalisées en Suisse et ont tendance à être sous-financées. Elle réfute également la critique de Schmid selon laquelle les études genre ignoreraient les théories établies par les sciences naturelles : en effet, les premières cherchent justement à montrer comment ce qui est établi comme fait et parait naturel s’inscrit dans une différenciation des genres.
Le niveau de formation, nouveau clivage politique
Le niveau de formation est un déterminant important lors d’élections ou de votations populaire. Selon le géographe Michael Hermann, il serait devenu le plus important clivage politique actuellement et amplifierait le fossé ville-campagne. Alors que les titulaires d’un diplôme d’études supérieures sont mieux équipés pour affronter les transformations liées à la mondialisation, celles et ceux ayant achevé une formation professionnelle subissent une dévalorisation de leur profession et de leurs compétences.
Pour Patrick Müller, rédacteur en chef de Schweiz am Sonntag, il serait peu pertinent de se tourner vers les exemples des universités britanniques et américaines, qui cherchent à attirer plus de gens vers les hautes écoles avec l’espoir de les détourner du vote populiste. Une cohésion nationale devrait plutôt être renforcée par un système scolaire souple et perméable ainsi que par la revalorisation des diplômes professionnels.
Les sciences humaines et sociales, plus nécessaires que jamais ?
Alors que les universités ont de plus en plus tendance à valoriser les formations orientées vers la pratique et ayant une utilité économique directe, les sciences humaines et sociales sont souvent critiquées pour leur manque de pertinence. Pourtant, outre le fait que les diplômé·e·s de sciences humaines et sociales sont généralement bien intégrés au marché du travail, ces dernières se révèlent nécessaires pour la compréhension et l’analyse en profondeur des phénomènes sociétaux, et d’autant plus à l’ère des « faits alternatifs ».
Un chercheur genevois aux multiples liens d’intérêts
Nicolas Giannakopoulos, criminologue à l’Université de Genève critiqué pour ses multiples liens d’intérêts, a récemment été suspendu de ses fonctions de directeur adjoint de l’Observatoire universitaire de la sécurité. L’Université cherche à faire la lumière sur le financement d’un séminaire qu’il a organisé en octobre dernier et consacré à l’affaire 1MDB, le scandale de corruption autour du fonds souverain malaisien. Elle veut s’assurer que ce financement « non institutionnel répond pleinement aux règles ».
L’Unige manque de points d’ancrage dans la région
Le maire de la commune française d’Ambilly propose de renforcer la collaboration de la région avec l’Université de Genève (UNIGE), notamment à travers la construction de logements étudiants, la facilitation de l’accès à l’UNIGE pour les étudiante·e·s français·e·s et la création de formations transfrontalières. « Notre institution est déjà un pôle d’attractivité pour le Grand Genève, elle ne porte pas ce nom mais c’est une réalité », répond Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE. Des collaborations académiques existent déjà avec la France, mais il reconnait que l’axe transfrontalier pourrait être développé.
24Mar2017
Politique des hautes écoles
La transdisciplinarité, une troisième culture ?
Le professeur ordinaire en chimie pharmaceutique à l’EPFZ et président du Conseil suisse de la science et de l’innovation Gerd Folkers plaide pour une interdisciplinarité plus forte de la recherche, car elle permettrait de créer un effet catalyseur favorable pour les chercheurs·euses de tous les domaines impliqués. La conscience des difficultés d’une « vraie » interdisciplinarité, notamment celles liées au vocabulaire et à l’objectivité, devrait être éveillée tôt, de préférence pendant les études.
L’auteur estime qu’il est nécessaire de créer des conditions-cadres favorables à ce type de recherche, et non une « troisième culture » qui se positionnerait à part des cultures des sciences humaines et naturelles.
Une fondation pour financer les recherches de l’Hôpital universitaire de Zurich
Une fondation visant à financer des projets de recherche appliquée de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a été créée par cinq cadres supérieurs d’entreprises, qui s’appuient sur les modèles de financements tiers de certaines universités américaines comme Harvard. L’USZ est à l’origine de cette initiative : les fonds du FNS et de l’Université de Zurich sont jugés « insuffisants » pour la recherche appliquée. Certains donateurs souhaitent faire des dons pour des domaines médicaux spécifiques, ce qui n’est pas possible actuellement via la voie institutionnelle.
Swissnex change l’ensemble de ses directeurs
Swissnex, l’organe de la Confédération favorisant les contacts à l’étranger entre chercheurs·euses, entrepreneur·e·s et artistes venant de Suisse, remplacera les directeurs des cinq antennes de Boston, San Francisco, Shanghai, Bangalore et Rio de Janeiro.