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Sujet: faux diplômes

Scandale autour de faux diplômes universitaires en Turquie

Un scandale de falsification de certificats, diplômes universitaires et permis de conduire ébranle la Turquie depuis quelques semaines. Selon le ministère de la Justice, des fraudeur·euses se seraient procuré les codes d’accès de haut·es fonctionnaires, afin d’accéder aux bases de données de l’État et de les manipuler, demandant par exemple à des intéressé·es des milliers d’euros en échange de faux diplômes.

L’autorité de régulation des communications BTK, le ministère de l’Éducation et de nombreuses universités seraient notamment concernés. L’ampleur du phénomène est encore incertaine: les médias font état de centaines de faux diplômes alors que le gouvernement parle seulement d’une soixantaine et de plus d’une centaine de faux permis de conduire. Selon Veysel Ulusoy, ancien président de l’Institut des sciences sociales de l’université Yeditepe à Istanbul qui enseigne désormais à l’université de Harvard, l’ampleur du problème dépasserait largement ce qui est connu: «Le problème est beaucoup plus complexe, il est étroitement lié à la politique et aux institutions, et s’étend aux abus dans les promotions, les nominations et même les transferts internationaux d’étudiants».

Actuellement, certaines personnalités politiques se sont vu retirer leur(s) diplôme(s), tandis que d’autres sont contraintes de défendre la légitimité de leur(s) titre(s). Ce scandale soulève de nombreuses interrogations quant à la valeur réelle des diplômes, ébranlant profondément la confiance de la population envers l’État et ses institutions.

L’Université de Bâle distribuera certains certificats par technologie blockchain

Le Center for Innovative Finance de la Faculté des sciences économiques de l’Université de Bâle va, en collaboration avec Proxeus, start-up zugoise, employer la technologie blockchain dans la distribution de grades. Les documents deviendront ainsi plus sûrs, car leur contenu est enregistré de manière inaltérable et toute contrefaçon devient «irréalisable». En même temps, la protection de données serait garantie, car l’authenticité peut seulement être vérifié par le propriétaire du document. Des futurs employeurs et universités pourront facilement vérifier ces certificats «en quelques secondes», sans passer via le personnel administratif de l’Université. Cette procédure pourrait s’étendre à d’autres facultés universitaires.

Le trafic de faux diplômes prospère en Suisse

Pour quelques centaines d’euros, il est possible d’acheter un master, un doctorat ou un MBA d’une fausse université. Ces pseudo-universités, qui disposent de vrais sites Internet, avec photos de campus ensoleillés, numéro de téléphone valide et service mail performant, utilisent l’engouement des étudiant·e·s pour l’enseignement à distance. Emmanuel Chomarat de l’entreprise VerifDiploma contrôle pour le compte e services de ressources humaines l’authenticité des diplômes des candidats au recrutement. 8% des candidatures contiennent des faux diplômes. « Pour l’instant, ce type d’arnaque est très peu développé en France. Elle est surtout répandue au Royaume-Uni et en Suisse », estime-t’il.