La Haute école spécialisée de Suisse orientale devrait bientôt regrouper sous une même entité responsable et dans le même cadre juridique les trois HES à Rapperswil-Jona, Buchs et à Saint-Gall. Si certain·e·s craignent une perte d’autonomie des trois établissements actuels, d’autres estiment qu’il faut veiller à ce que l’harmonisation ne conduise pas à leur uniformisation.
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2Juin2017
1Juin2017
Politique des hautes écoles
Baisse du nombre d’étudiant·e·s en histoire
L’auteur de ce billet d’opinion revient sur la baisse du nombre d’étudiant·e·s ayant histoire comme branche principale à l’université. En parallèle de l’attrait important des MINT, une décrédibilisation des sciences humaines participe à expliquer cette baisse. Cependant, l’auteur estime que la discipline de l’histoire est nécessaire pour comprendre les enjeux de la société contemporaine à travers ceux du passé, et qu’elle s’inscrit, avec la diversité des thèmes qu’elle brasse, à contre-courant du système de formation actuel construit sur une très forte spécialisation des disciplines. Par ailleurs, une formation continue en histoire à l’Université de Zurich a eu tellement de succès auprès de gens venant de professions très différentes qu’une deuxième filière a dû être ouverte.
La recherche recevra plus de 4,1 milliards de francs d’ici à 2020
Le FNS obtiendra 4,1 milliards de la Confédération entre 2017 et 2020. Plus de la moitié de cette somme ira à l’encouragement de projets et à la recherche de haut niveau. Le FNS souhaite également soutenir les postes de professeur·e·s assistant·e·s pré-titularisé·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er juin 2017
31Mai2017
Politique des hautes écoles
Une méthode de l’UNIGE devant l’ONU à New York
L’Université de Genève a présenté aux Nations Unies à New York son programme qui permet à des personnes vivant dans des camps de réfugié·e·s d’accéder à une formation universitaire. Dès septembre prochain, l’Université inclura par ailleurs dans le bachelor de relations internationales un cours donné en collaboration avec l’Université de Princeton, dans lequel des étudiant·e·s des deux universités travailleront avec des réfugié·e·s de camps kényan et jordanien sur des projets de recherche sur la migration forcée.
En Lettres, on souhaite un congé entre cours et exas
Les étudiant·e·s en Lettres genevois demandent un battement entre la fin des cours et le début des examens. Des discussions sont en cours avec le décanat sur un répit de quatre jours.
Genève : centre de la transition numérique
La Genève internationale, qui a souvent été pionnière pour faire évoluer les comportements « du légitime vers le légal », pourrait devenir un centre de la transition numérique si elle réussissait à réunir les nombreux acteurs concernés de la région, estime Xavier Comtesse, mathématicien. Il suggère de créer une plateforme réunissant les compétences de gouvernance internationale, de recherche scientifique, de formation et de développement économique, dans le but de « mettre ensemble les moyens pour faire de l’enjeu numérique une priorité collective. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 mai 2017
30Mai2017
Politique des hautes écoles
Comment les étudiants calment leur stress
Selon une étude effectuée à Bâle et à Zurich, 13,8% des étudiant·e·s ont consommé au moins une fois des médicaments sous ordonnance, des drogues ou de l’alcool pour affronter les études. Les Universités de Lausanne et de Genève ne mènent pas de campagnes de prévention sur ce sujet. Les étudiants·e·s, rappelle-t-on, sont des adultes. En revanche, les universités essaient d’inculquer quelques conseils de vie saine. « [Ils] pourraient en faire davantage. Il n’existe presque rien actuellement », note Michael Schaub, directeur de l’Institut suisse de recherche sur les dépendances et la santé, qui a mené l’enquête zurichoise.
«We are not just labour farms»
Pendant un bilan de l’Union européenne sur la formation tout au long de la vie, l’Association des universités européennes (AUE) note que l’objectif de l’enseignement supérieur dépasse largement la mission de préparer les diplômé·e·s pour l’emploi : « Citizenship skills, a critical mind-set, openness, tolerance and engagement are all “at the heart of academic education” and should not be seen as an “add-on” to academic curricula. »
Le trafic de faux diplômes prospère en Suisse
Pour quelques centaines d’euros, il est possible d’acheter un master, un doctorat ou un MBA d’une fausse université. Ces pseudo-universités, qui disposent de vrais sites Internet, avec photos de campus ensoleillés, numéro de téléphone valide et service mail performant, utilisent l’engouement des étudiant·e·s pour l’enseignement à distance. Emmanuel Chomarat de l’entreprise VerifDiploma contrôle pour le compte e services de ressources humaines l’authenticité des diplômes des candidats au recrutement. 8% des candidatures contiennent des faux diplômes. « Pour l’instant, ce type d’arnaque est très peu développé en France. Elle est surtout répandue au Royaume-Uni et en Suisse », estime-t’il.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 mai 2017
29Mai2017
Politique des hautes écoles
Made in China : des singes pour la recherche
Devant les longues procédures pour obtenir l’autorisation de mener des recherches sur les singes, des chercheur·euse·s travaillent en collaboration avec des institutions chinoises, les critères encadrant l’expérimentation animale étant beaucoup moins stricts en Chine. Ce pays cherche d’ailleurs à développer la recherche sur le cerveau et plusieurs fermes à singes ont été construites à cette fin. En Suisse, le nombre d’expérimentations animales a diminué de deux tiers depuis les années 80.
Erasmus, l’Europe qui marche
Benoît Gaillard, le président du Parti socialiste lausannois, critique dans un billet d’opinion la vision à court terme du Conseil fédéral, qui n’a pas fait de l’intégration à Erasmus+ une priorité et a décidé de maintenir la solution transitoire pour des motifs financiers, alors que le programme de mobilité est l’un des succès indéniables de l’Union européenne.
La Suisse a investi 22 milliards dans la recherche en 2015, un record
La Suisse a investi 22,1 milliards de francs dans la recherche et le développement en 2015, a indiqué lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS). Ce nouveau record la place dans le peloton de tête des pays de l’OCDE. Les entreprises sont les acteurs majeurs de la recherche en Suisse et ont représenté 71% des investissements. Les hautes écoles connaissent toutefois une croissance importante et ont constitué près de 27% des dépenses intra muros en 2015, contre 23% en 2000.
« Nous voulons être l’université du Grand Genève »
Le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, plaide pour une coopération accrue avec la région du Grand Genève, par exemple avec le partage de certaines infrastructures de recherche avec des universités françaises ou avec la création de sites regroupant nombre d’activités académiques, sur lequels des formations continues pourraient être délocalisées.
Elle était mieue avant
La chroniqueuse Anna Lietti discute la décision de l’Association des étudiantes en médecine de l’Université de Lausanne (AEML) d’adopter le féminin universel dans ses statuts et dans les textes qu’elle émet. Il ne faudrait pas selon elle identifier l’usage du masculin universel comme un outil de la domination masculine, mais le rapprocher du neutre latin, qui a disparu et dont la fonction a été endossée par le masculin, car leurs formes étaient très proches.
Les Universités de Genève et Zurich veulent encourager la mobilité nationale
Alors que les Zurichois·e·s ont voté le week-end passé pour conserver l’apprentissage du français à l’école primaire, les hautes écoles suisses veulent intensifier les échanges académiques entre les différentes régions linguistiques du pays. Les Universités de Genève et Zurich préparent un accord pour que les semestres de mobilité entre leurs deux institutions soient facilités et pour des masters bilingues. Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, estime que la mobilité nationale entre les deux régions linguistiques affûte le profil des étudiant·e·s, est tout aussi importante que la mobilité internationale et renforce la cohésion nationale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 mai 2017
26Mai2017
Politique des hautes écoles
Les génant de silicon valley gagnent du terrain aux (hautes) écoles
Aux Etats-Unis, Google s’est positionné ces dernières années comme le principal fournisseur d’outils d’enseignement digitaux, ces derniers étant gratuits pour les écoles et les Chromebooks vendus à des prix très avantageux. Plus de la moitié des écoles primaires et secondaires, notamment celles dont les conditions financières sont précaires, sont ainsi clientes de Google. Alors que la protection des données est relativement faible aux Etats-Unis, certains programmes conservent automatiquement les données des élèves, sans qu’eux·elles ou leurs parents n’aient donné leur accord.
En Suisse, l’EPFL est le plus grand partenaire de Google. Didier Rey, le vice-président à l’informatique de la haute école, affirme que l’EFPL veut soutenir le partage des données de recherche via le Cloud. Mais contrairement aux Etats-Unis, les dispositions sur la protection des données sont plus strictes en Suisse : dans la concurrence avec les hautes écoles américaines, bien plus libres dans l’utilisation et la conservation des données de recherche sur le Cloud, les hautes écoles suisses sont désavantagées, estime Rey.
Outils didactiques innovants de l’Université de Zurich
Dans une conférence de presse, l’Université de Zurich a affirmé soutenir le développement de nouveaux moyens d’enseignement et d’outils didactiques innovants. À l’instar du plan d’études alémanique Lehrplan 21, qui met l’accent sur les acquis de formation des élèves, la haute école ne considère plus que le seul objectif de l’enseignement soit la diffusion du savoir, mais le développement des compétences dites « Soft Skills » et la capacité à produire par soi-même les connaissances. Les nouveaux outils didactiques consistent notamment en des projets stratégiques comme les cours en ligne (Moocs), « Klicker », une plateforme interactive connectant les étudiant·e·s et les professeur·e·s en direct pendant les cours, ou encore un jeu de réalité virtuelle confrontant les apprenti·e·s médecins à des problématiques éthiques biomédicales.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 mai 2017
24Mai2017
Politique des hautes écoles
La Haute Ecole des Arts de Zurich défavorisée à l’international?
La Haute École des Arts de Zurich estime que sans le droit de délivrer des doctorats, elle est défavorisée à l’international, certaines hautes écoles d’art ayant un droit de promotion dans d’autres pays.
«Terreur de sensibilité » sur les campus
Le climat dans plusieurs universités américaines serait empoisonné par une escalade d’hypersensibilité de la part des étudiant·e·s et une multitude de conflits aigus de tolérance avec le corps enseignant. L’auteure témoigne de l’apparition d’un «terrorisme de la sensibilité» qui menacerait les principes fondamentaux de la liberté académique : les professeur·e·s craignent désormais de commettre ce qui pourrait être perçu comme des «micro-agressions», pouvant être suivies de lourdes conséquences. Alors que les États-Unis connaissent une polarisation croissante entre les fronts conservateurs et de la gauche radicale, «chacun·e qui remettrait en question l’orthodoxie du campus peut se retrouver traité de raciste ou de fasciste», estime Jonathan Haidt, professeur de psychologie à la Stern Business School de l’Université de New York, ce qui peut conduire au conformisme ou à l’intimidation parmi les étudiant·e·s et les professeur·e·s.
L’Unil dans les médias
Les «révolutionnaires» de Dorigny
Charlotte Jeanrenaud et Antoine Chollet, coprésident·e·s du groupe « Hautes Ecoles–Vaud » du Syndicat SSP, reviennent sur l’interview donnée le 2 mai par Martin Vetterli et Nouria Hernandez à 24 heures et critiquent les propos tenus par ces dernier·ère·s. Que l’accent soit mis sur une formation universitaire répondant aux besoins du monde de l’entreprise, et que les financements privés soient encouragés, vont à l’encontre d’une tradition d’autonomie dans les universités vis-à-vis des pouvoirs du moment.
L’Association des étudiants en médecine change de sexe
Afin de lutter contre la discrimination au sein des professions médicales et de la sous-représentation des femmes-médecins dans les fonctions cadres, l’Association des étudiants en médecine de l’Université de Lausanne (AEML) utilise désormais le féminin par défaut dans ses statuts et a été renommée l’Association des étudiantes en médecine.
Revue de presse UNIL 24 mai 2017
23Mai2017
Politique des hautes écoles
La recherche appliqué dans l’Université de Bâle
Dans une discussion avec des représentant·e·s de la politique et de l’économie, la rectrice de l’Université de Bâle aurait indirectement critiqué son prédécesseur Antonio Loprieno, en mettant avant la nécessité d’un changement de culture et l’idée, que seulement la recherche fondamentale valait. Elle souhaite notamment encourager la création de start-ups par des diplômé·e·s.
Les risques de la cybercriminalité pour les sciences
Le journaliste Adrian Lobe met la communauté universitaire en garde contre les dangers de la cybercriminalité. L’année passée, l’Université de Calgary avait payé 20’000 dollars de rançon pour libérer des données de recherche sauvegardées dans Dropbox. Entre août 2015 et aout 2016, l’Université de Bournemouth a été 21 fois victime de rançongiciels. La digitalisation aurait démocratisé, mais a également rendu les connaissances vulnérables.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 mai 2017
22Mai2017
Politique des hautes écoles
À Bâle-campagne, les diplômé·e·s de HEP continueront à pouvoir enseigner au secondaire
Dans le canton de Bâle-campagne, l’initiative qui visait à interdire aux enseignant·e·s titulaires d’un diplôme d’une HEP d’obtenir des postes fixes dans les écoles secondaires a été rejetée à 78%.
La gauche maintient sa majorité, la droite prend date
Ce sont la verte Béatrice Métraux et la socialiste Cesla Amarelle qui ont été élues au deuxième tour des élections à l’exécutif vaudois. Le département de la formation et de la culture, laissé vacant par Anne-Catherine Lyon, n’a pas encore été attribué.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20-22 mai 2017
21Mai2017
Politique des hautes écoles
Pourquoi la science donne de faux espoirs
Des chercheur·euse·s aux journalistes, la communication peut prendre le pas sur les résultats de recherches scientifiques et promettre la prochaine révolution fondamentale dans un domaine d’études. Mais l’amplification des promesses commence avec les chercheur·euse·s mêmes, qui ont tendance à exagérer la portée de leurs résultats, estime Alain Kaufmann, responsable de l’interface sciences – société à l’UNIL. Tributaires d’une vision très utilitariste de la science, ils doivent souvent préciser l’impact attendu des travaux pour certaines demandes de financements (les ERC par exemple), ce qui conduit à une inflation des promesses afin d’obtenir des financements. Le risque est de créer « un fossé » entre les attentes du public et l’état réel des connaissances. Les concepts de sciences citoyennes et de recherche participative pourraient amener une solution, en faisant découvrir au grand public la véritable pratique scientifique dans toute sa complexité, estime Bruno J. Strasser, historien des sciences à l’UNIGE.
20Mai2017
Politique des hautes écoles
Moins d’histoire pour la jeunesse
Le nombre de personnes étudiant l’histoire comme branche principale dans une université suisse a chuté de 4300 à 2650 depuis 2004. Michael Hengartner, recteur de l’Université de Zurich, observe un « glissement ces dernières années des sciences humaines vers les branches MINT ».
Autre signe révélateur, l’enseignement de l’histoire a disparu avec le Lehrplan 21, le plan d’études introduit dans tous les cantons alémaniques ; la rubrique « espaces, temps et sociétés » le remplace désormais. Mario Andreotti, professeur d’histoire au gymnase dans le canton de St-Gall, estime que certains évènements historiques importants sont connus seulement de manière fragmentaire. Dans certaines écoles, l’histoire n’est plus enseignée chronologiquement mais thématiquement (par exemple sur le thème « guerres et paix » ou « migrations »), ce qui renforce la compréhension profonde, mais alimente l’imprécision et la superficialité des connaissances historiques.
Le canton de Lucerne veut supprimer les enseignement de latin
Le canton de Lucerne veut supprimer les enseignement de latin et les activités créatrices sur textiles à l’école secondaire afin de privilégier les branches MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques). L’Association suisse des Philologues Classiques a lancé une pétition en ligne en réaction.
19Mai2017
Politique des hautes écoles
Les écoles polytechniques déplorent les économies
Le domaine des EPF se voit raboter son budget de 90 millions par an entre 2018 et 2020. Pour le président de l’EPFL Martin Vetterli, ces mesures d’économies sont « très difficiles à gérer », d’autant plus qu’il y a six mois les budgets avaient été rallongés. Par ailleurs, Martin Vetterli plaide pour que le Conseil des EPF déménage de Zurich à Berne : une institution fédérale doit selon lui se trouver en terrain neutre et près de la scène politique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mai 2017
18Mai2017
Politique des hautes écoles
Interview avec Brigitte Häberli-Koller
Brigitte Häberli-Koller, présidente de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États, estime que le droit de titularisation dans les HES devrait être introduit, mais demande également que tous les maîtres de conférences HES aient une expérience pratique
Magouilles dans la recherche sur l’énergie?
Selon la Weltwoche, la recherche indépendante sur les questions d’énergie est menacée par des magouilles politiques. Selon l’ancien président de l’EPFZ Ralph Eichler, « L’ETH est une autorité fédérale. Elle ne peut pas se positionner contre le Conseil fédéral. […] L’ETH est financée par la confédération et doit soutenir la stratégie du Conseil fédéral et du Parlement. Elle le fait dans la recherche sur l’énergie et reçoit en échange beaucoup d’argent supplémentaire. »
Promotion en didactique des disciplines
L’Université de Zurich offrira en collaboration avec les HEP de Grisons, Schwyz, Saint-Gall, Zoug et Zurich la possibilité de promouvoir en didactique des disciplines.
Attention, recherche à haut risque !
Certaines expériences scientifiques en biologie peuvent être détournées par des personnes mal intentionnées pour en tirer des armes biologiques. Comment éviter qu’un virus ultra-dangereux ne tombe entre de mauvaises mains ? L’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) a édité une brochure qui sensibilise les chercheurs sur le risque de détournement de leurs travaux.
Le droit de titularisation aux HES
Brigitte Häberli-Koller, présidente de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États, estime que le droit de titularisation dans les HES devrait être introduit à terme, mais demande également que tous les maîtres de conférences HES aient une expérience pratique.
Pour une meilleure intégration des personnes handicapés dans l’université
Depuis quelque temps, des initiatives pour rendre le monde universitaire plus accessible pour les personnes handicapées. Cinq universitaires confronté·e·s à ces problèmes proposent des mesures à prendre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mai 2017
17Mai2017
Politique des hautes écoles
Antenne de l’ETH Zürich à New York
L’ETH Zurich a lancé le projet « ETH 2NYC ». New York est le leader dans les domaines de blockchain, FinTech et cybersécurité, dans lesquelles l’ETH est également bien positionnée. Les étudinat·e·s ETH auront ainsi la possibilité d’un séjour de plusieurs mois à New York pour travailler dans une entreprise privée ou à l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 mai 2017
16Mai2017
Politique des hautes écoles
Le cours de science peut produire des résultats concrets
Alors que la Confédération finance la recherche énergétique à hauteur de centaines de millions de francs, certain·e·s scientifiques dénoncent les tentatives de la part des milieux politiques de s’approprier les recherches scientifiques ou de les influencer, notamment lorsque les études sur des sujets politiquement controversés contredisent leurs buts. Pour Ralph Eichler, ancien président de l’EPFZ, «chaque scientifique estime différemment les faits et les risques, en fonction de ses expériences et de ses préférences. La science ne peut ainsi pas orienter les décisions politiques de manière parfaitement neutre.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 mai 2017
15Mai2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13-15 mai 2017
14Mai2017
Politique des hautes écoles
Les Suisses ne veulent pas dénoncer l’accord sur la libre-circulation
Selon un sondage exclusif réalisé la semaine dernière pour Le Matin Dimanche 52% des 11’500 Suisses sondé·e·s rejetteraient l’initiative visant à dénoncer l’accord sur la libre circulation des personnes que prépare l’UDC, contre 37% qui l’accepteraient.
Indépendance de la recherche sur des sujets politiquement controversés
Alors que la Confédération finance la recherche énergétique à hauteur de centaines de millions de francs, certain·e·s scientifiques dénoncent les tentatives de la part des milieux politiques de s’approprier les recherches scientifiques ou de les influencer, notamment lorsque les études sur des sujets politiquement controversés contredisent leurs buts. Pour Ralph Eichler, ancien président de l’EPFZ, « chaque scientifique estime différemment les faits et les risques, en fonction de ses expériences et de ses préférences. La science ne peut ainsi pas orienter les décisions politiques de manière parfaitement neutre. »
13Mai2017
Politique des hautes écoles
Départ de Claude Longchamps
Claude Longchamp, historien et politologue qui a animé durant trente ans les commentaires politiques des votations fédérales à la télévision suisse-alémanique, commentera pour la dernière fois une votation populaire le 21 mai prochain. Alors que son institut de recherche GFS à Berne a longtemps eu le mandat des sondages post-votation VOX, il critique la réattribution de ce mandat au centre de recherche FORS de l’Université de Lausanne : « Que ces mandats soient donnés à des instituts proches des universités, qui reçoivent aussi de l’argent public, constitue une forme de concurrence déloyale. »
12Mai2017
Politique des hautes écoles
Ne pas rater la digitalisation
La digitalisation exige que les conditions cadres de son utilisation soient renforcées afin de prévenir les risques qu’elle comporte. Alors que l’économie suisse est surtout basée sur la valeur ajoutée du secteur des services, il est nécessaire que l’infrastructure digitale puisse correspondre aux nouveaux enjeux de la digitalisation. Encore ancré dans un monde analogique, le pouvoir politique fait souvent preuve d’incompréhension ou de méconnaissance vis-à-vis de la digitalisation quand il essaye de la réguler.
De nombreuses questions doivent être posées, concernant notamment les transformations du marché du travail, et avec celles du droit du travail et des assurances sociales, mais aussi concernant l’évolution que doit connaitre le système de formation afin que la population active d’aujourd’hui et demain puisse être préparée aux révolutions du monde digital, ou encore la question de la gestion et de la protection des données produites par chacun·e, et celle de la réception par les citoyen·ne·s de ces transformations.
Un dialogue avec la société civile est indispensable afin de réussir ce tournant digital. L’initiative interdisciplinaire Digital Society, mise en place par l’Université de Zurich, a pour but de nourrir un tel dialogue. D’autres organisations, telles que Open Data, Swiss Data Alliance ou Swiss Alliance for Data-intensive Services, ont également pour but de réfléchir à la manière dont les données, ressources précieuses, peuvent être utilisées au bénéfice de la société.
Des doctorats bientôt délivrés par les HES et HEP de Lucerne
La HES et la HEP de Lucerne pourront désormais délivrer des doctorats, en collaboration avec l’Université de Lucerne. Grâce à ce projet, soutenu par la Confédération, les doctorant·e·s, bien qu’inscrit·e·s à l’Université, pourront effectuer une partie de leur recherche dans une HES ou HEP. Afin de correspondre aux critères de qualité de recherche définis par les universités, certaines compétences académiques devront être rattrapées.
À partir d’un franc, l’Université de St-Gall en crée cinq
Dans un rapport sur les effets régionaux de l’alma mater, l’Université de St-Gall a estimé que pour un franc investi par le canton, elle en produit cinq. La vice-rectrice Ulrike Landfester a par ailleurs souligné lors d’une conférence de presse que l’Université contribue à freiner la fuite des cerveaux hors du canton.
11Mai2017
Politique des hautes écoles
« Nous souhaitons agrandir le Campus Biotech »
La Fondation Bertarelli a effectué mercredi un don de 10 millions de francs à l’EPFL. Une manière d’assurer la continuité avec l’école mais aussi de rendre plus agile le Campus Biotech à Genève et d’élargir son spectre d’intervention. Dans l’interview, Ernesto Bertarelli déclare que le Campus Biotech s’affiche désormais complet, avec plus de 800 chercheur·euse·s sur le site.
Pour une différenciation des universités et des HES
Wolf Lindner, professeur en sciences politiques, se prononce en faveur de la conservation des différences entre hautes écoles spécialisées et universités.
10Mai2017
Politique des hautes écoles
Une jeune mère allaitante refoulée de la conférence
Une entrepreneuse a été invitée à un symposium s’étant tenu à l’Université de St-Gall et souhaitait y venir avec son enfant, qu’elle allaite. Les organisateur·rices ont refusé d’adapter les conditions de sa présence. Ils se sont par la suite excusés et réfléchissent à la mise en place d’un service de garde pour la prochaine édition.
Génération performance : seules les notes comptent
Selon un sondage réalisé par 20 minutes, 84% des élèves sondé·e·s (N=13545) considèrent qu’obtenir de bonnes notes est important. Les filles y accordent en moyenne plus d’importance et s’imposent plus de pression que les garçons. Pour Beat Zemp, président de l’association suisse des enseignant·e·s, «la jeunesse contemporaine est bien plus orientée vers la performance et la compétition que la génération des années 70.»
Le campus Biotech devient un centre européen d’analyse du génome
Un centre européen de l’analyse du génome verra le jour sur le Campus Biotech grâce à un don de 10 millions de francs de la Fondation Wilsdorf. L’objectif est de créer un pôle d’excellence dans le domaine de la santé personnalisée.
L’Université de St-Gall sous pression
Alors que l’EPFZ et les Universités de Bâle et Zürich avaient révoqué les activités de recherche et d’enseignement de l’historien Daniele Ganser, connu pour ses théories du complot concernant les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le fait que l’Université de St-Gall ne lui ait pas encore retiré sa charge de cours suscite l’incompréhension. Selon Hugo Stamm, journaliste spécialisé dans les théories du complot, la réputation de l’institution pourrait en souffrir.
9Mai2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich s’internationalise
L’Université de Zurich est devenue membre du réseau de hautes écoles « Universitas 21 » qui unit des universités de recherche du monde entier. Sa participation fait partie de la stratégie d’internationalisation, dit le Recteur Michael Hengartner
La stratégie du Conseil fédéral sur Erasmus+ fâche les universités
Les universités suisses s’opposent à la stratégie du Conseil fédéral sur le programme européen Erasmus+. Elles ne sont pas satisfaites de la solution transitoire que les autorités veulent pérenniser au moins jusqu’en 2021.
8Mai2017
Politique des hautes écoles
Réaction de scientifiques à l’élection d’Emmanuel Macron
Les scientifiques français·es sont soulagé·e·s de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle française. Mais même que la plupart de chercheurs·euses estiment que le Front National de Le Pen « menacerait la tolérance, l’ouverture et l’évidence », beaucoup ne sont pas convaincus que la recherche bénéficierait de la politique de Macron.
Entretien avec Luciana Vaccaro, directrice de la HES-SO
Le mandat de Luciana Vaccaro, à la tête de la HES-SO, a été reconfirmé pour les quatre prochaines années. Dans un entretien donné au Temps, elle présente ses réalisations et les objectifs pour les années à venir. Avec une augmentation des immatriculations en bachelor, elle estime que la HES-SO a gagné en visibilité et en crédibilité tout en parvenant à stabiliser la charge que représente cet accroissement. Par ailleurs, elle prendra la présidence de UAS4Europe, une association des hautes écoles spécialisées de divers pays européens, afin de rendre la HES-SO plus présente sur la scène internationale. Elle veut aussi continuer à innover et à adapter les filières aux nouveaux métiers qui vont émerger face à la numérisation de la société.
L’ASIN lancera bien une initiative sur la libre circulation des personnes
L’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) a chargé samedi à Berne son comité d’élaborer, de concert avec l’UDC, une initiative contre la libre circulation des personnes, trois variantes étant envisagées. La récolte de signatures devrait débuter dans la deuxième moitié de l’année.
Par ailleurs, l’hebdomadaire alémanique Schweiz am Sonntag tire un bilan de la libre circulation avec l’Union européenne dix ans après son introduction en 2007.
Université de Bâle : un programme pour lutter contre le plafond de verre
Afin de lutter contre le plafond de verre, l’Université de Bâle a développé Stay on Track, un programme de soutien pour les chercheuses post-doc revenant d’un congé maternité. Le projet vise à libérer les chercheuses de certaines obligations académiques, par exemple l’enseignement, afin qu’elles puissent se concentrer sur leurs recherches pour un certain temps. Pour Eva Kuhn, chercheuse bénéficiaire de Stay on Track, un tel soutien est crucial pour garantir la prochaine génération de chercheuses et la qualité de leur travail. Le vice-président de l’Université Edwin Constable estime que le programme « est un très bon modèle de soutien aux chercheuses émérites dans leur carrière académique et devrait être adopté au niveau national. »
6Mai2017
Politique des hautes écoles
Pour une revalorisation des médecins de famille
Johann Steurer, professeur de médecine à l’Université de Zurich et représentant du réseau de formation en médecine humaine, regrette que les médecins de famille ne soient pas mieux considéré·e·s dans le système de santé. Les 100 millions alloués par la Confédération pour augmenter le nombre de places de formation en médecine ne résoudront selon lui pas le manque de médecins de famille. D’autres solutions seraient plus à même de pallier le problème, notamment de rendre la médecine généraliste plus attractive à travers une augmentation des revenus des médecins généralistes, ou, à l’instar de l’Allemagne, d’attribuer une place à une personne ne remplissant pas les conditions du numerus clausus à la condition qu’elle s’engage à être médecin de campagne pendant 10 ans.
5Mai2017
Politique des hautes écoles
Le niveau d’orthographe est en baisse
Le niveau d’orthographe des gymnasien·ne·s allemand·e·s s’est fortement détérioré ces dernières années, estiment 60% d’enseignant·e·s dans une enquête menée par l’Université de Zurich. Pour le doyen de la Faculté de droit de l’Université de Berne, ne pas maîtriser les bases de grammaire et d’orthographe est une « perte de compétences dramatique » et peut lourdement désavantager les étudiant·e·s.
4Mai2017
Politique des hautes écoles
Scandale autour d’une étude
Une étude de chercheur·se·s suédois·es a été retirée du journal Science sous les accusations de fraude scientifique.
Bâle-campagne : initiative sur la formation des enseignant·e·s du secondaire
Le canton de Bâle-campagne se prononcera le 21 mai sur une initiative concernant la formation des enseignant·e·s du secondaire. Soutenue par aucun parti politique à l’exception des Verts, l’initiative vise à ce que les postes d’enseignement à durée indéterminée dans le secondaire ne soient pourvus que par des enseignant·e·s titulaires d’un diplôme universitaire, celles et ceux au bénéfice d’une formation dans une HEP n’ayant ainsi plus accès qu’à des places à durée déterminée. Selon les défenseur·se·s de l’initiative, cette modification permettra d’offrir un enseignement de meilleure qualité pour les élèves du secondaire.
Sur la diversité linguistique dans les sciences
Des critiques émergent contre la tendance à l’anglicisation de la recherche scientifique, qui porterait comme dangers l’appauvrissement cognitif et la perte d’identité culturelle. Antonio Loprieno, ancien recteur de l’Université de Bâle, nuance de telles critiques en n’opposant pas aussi fondamentalement l’anglais et les autres langues régionales. Le contexte actuel de communication dans la science et dans d’autres domaines est en effet marqué par la distinction entre une langue commune, qui suit des standards linguistiques dépassant les frontières et mêlant les cultures, et des dialectes à la résonance communicative limitée mais qui reflètent mieux les valeurs sociétales ancrées localement. Plutôt que de considérer que cette distinction produit une lutte entre deux parties, Antonio Loprieno propose de voir le passage de l’une à l’autre, et inversement, comme l’effet d’une « main invisible ». Si l’anglais permet d’être plus visible à l’international, il est important de préserver les langues nationales dans les universités afin de répondre à des besoins locaux en connaissances scientifiques. Le global n’étant pas plus important ou témoin d’une plus grande qualité que le local, il n’existe ainsi « pas de conflit entre l’anglais et les autres langues culturelles, mais seulement des horizons de répercussions différents, dont la délimitation est transformée en continu. »
3Mai2017
Politique des hautes écoles
« Academic pensions ‘should be invested in university spin-offs’ »
Le président de l’Université de Maastricht estime que les fonds de pension universitaires devraient davantage s’investir dans les entreprises dérivées des universités susceptibles à dégager des bénéfices à long terme pour la société. Ces fonds auraient un rôle essentiel pour établir un effet « triple helix » entre universités, le secteur privé et le gouvernement régional. Ce type d’investissement pourrait adresser les préoccupations éthiques croissantes concernant les actifs détenus par les caisses de retraites universitaires. Des activistes en Grande-Bretagne ont demandé à la plus grande caisse de pensions universitaire, qui contrôle 50 milliard de livres, à déinvestir aux entreprises de la défense, aux entreprises pétrolières et à l’industrie du tabac, où elle détient d’importantes participations.
Les métiers de santé en transformation
La rigidité des catégories professionnelles dans le domaine médical ne correspond pas à la complexité du système de santé et à la diversité de ses acteur·rice·s. Andreas Gerber-Grote, directeur du département de la santé de la HES de Zurich, propose de développer l’interprofessionnalité et d’assouplir les frontières entre les métiers de la santé. Certaines formations complémentaires qui s’adressent à des membres de professions différentes existent déjà, et permettent de partager les connaissances.
2Mai2017
Politique des hautes écoles
La Football Business Academy ouvre ses portes à Genève
Sur l’importance des échecs
Un jeu vidéo pour faire avancer la recherche scientifique
Un cruel manque d’infirmières
Retour positif pour Horizon 2020
Dans le cadre d’une évaluation intermédiaire de Horizon 2020, la Commission européenne a publié les résultats d’une consultation publique. Parmi les 3’500 réponses d’un sondage en ligne, 94% disent que le programme favorise la recherche excellente dans une certaine meure. Le public a également été sondé sur la pertinence, l’efficacité, l’efficience et la valeur ajoutée du programme Horizon 2020. Les sondés académiques regrettent « à l’unanimité » le virage vers l’innovation. La moitié des sondés d’autorités publiques estiment que la recherche fondamentale devrait être mieux soutenue, et seulement une personne parmi eux a plaidé avec détermination pour un plus fort appui des sciences appliqués.
Pour plus de open data dans les études d’impact environnemental
Des chercheur·se·s canadien·ne·s e plaident pour que les données utilisées dans les études d’impact environnemental puissent être librement disponibles. Les études informant la prise de décision de politiques publiques sont en général disponibles pour le public, mais leur méthodologie et leurs données restent très peu transparentes. La confiance publique envers les évaluations d’impact environnemental pourrait de plus être renforcée si les procédés de recherche étaient rendus plus transparents.
L’Unil dans les médias
« Il y a deux révolutionnaires à la tête de l’UNIL et de l’EPFL
1Mai2017
Politique des hautes écoles
Appel public d’instituts publics de recherche français à voter contre Marine Le Pen
Pour la première fois, les dirigeant·e·s de neuf organismes publics majeurs de recherche français ont lancé la semaine passée un appel à voter contre la candidate du Front national Marine Le Pen à la présidentielle française. Ils considèrent la présence de l’extrême droite au deuxième tour de l’élection présidentielle comme un « terrible danger » pour la recherche française.
Les universités face à la « rankingmania »
Depuis quelques années, les classements des universités se sont multipliés. Dans certains pays, ils sont désormais pris en compte lors de l’octroi de financements ou la mise en place de politiques publiques liées au renforcement de la visibilité des institutions nationales à l’international.
Recteur de l’Université de Zurich et président du réseau Swissuniversities, Michael Hengartner estime que « les rankings sont devenus un véritable marché. Il est difficile de les ignorer, mais il ne faut pas non plus se laisser diriger par eux. » Rédacteur responsable des classements pour le magazine britannique Times Higher Education, l’une des références en la matière, Phil Baty défend le système : « En plus de fournir des indicateurs aux responsables académiques et aux politiques, les classements permettent de fournir un outil de comparaison aux étudiants pour la mobilité internationale. » Il réfute l’idée qu’il en existerait trop : si certains des classements récemment apparus comportent de nombreux défauts, leur prolifération reflète la multiplicité des modèles d’excellence pour l’éducation supérieure.
Les EPF passent la barre des 30’000 étudiants
La barre des 30’000 étudiant·e·s et doctorant·e·s a été dépassée pour la première fois en 2016 dans les deux EPF de Zurich et Lausanne, soit 3,4% de plus que l’année précédente. Les deux EPF ont par ailleurs enregistré en 2016 la création de 50 entreprises (48 spin-off en 2015) et le dépôt de 230 brevets (219).
Fribourg, pôle tessinois en Romandie
Avec 11% de ses étudiant·e·s provenant du Tessin, l’Université de Fribourg détient la réputation de pôle tessinois en Romandie.
28Avr2017
Politique des hautes écoles
Les start-up suisses de l’éducation possèdent leur premier incubateur
Inauguré jeudi, un incubateur situé dans l’Innovation Park de l’EPFL accueillera une trentaine de start-up actives dans les nouvelles technologies de l’éducation. Les plates-formes d’éducation digitale constituent un marché en pleine croissance, dont les investissements devraient dépasser les 250 milliards de francs dans le monde en 2020.
Pétition pour la réintégration au programme Erasmus+
La Suisse ne devrait pas réintégrer Erasmus+ avant 2021. Une pétition a été lancée par des organisations étudiantes et les jeunesses de partis pour tenter de préserver le programme de mobilité. Martina Weiss, la secrétaire générale de swissuniversities, a déclaré que la Suisse devait impérativement être pleinement réassociée en 2021 au plus tard, quand le programme succédant à Erasmus+ entrera en vigueur. Dans l’éditorial du St.Galler Tagblatt, on regrette que le Conseil fédéral n’ait pas essayé de trouver un compromis avec l’Union européenne sur le montant du financement nécessaire, la participation à Erasmus, telle celle à Horizon 2020, contribuant à ce que la place de formation suisse reste connectée au réseau européen.
27Avr2017
Politique des hautes écoles
La Suisse ne réintégrera pas le programme Erasmus+ avant 2021
« La Suisse ne devrait pas réintégrer le programme européen d’encouragement de la mobilité des étudiants Erasmus+ avant 2021. Le Conseil fédéral propose au Parlement d’en rester à la solution nationale. »
Subventions pour les hôpitaux universitaires en question
Mauro Dell’Ambrogio, Secrétaire d’Etat à la formation, remet en question les 530 millions de francs que les Universités de Bâle, Berne, Lausanne et Zurich versent aux hôpitaux universitaires cantonaux respectifs (180 millions pour le CHUV) comme compensations pour la formation de base que ces derniers fournissent aux futurs médecins. Ces 530 millions correspondent à 85% des contributions annuelles de la Confédération aux universités et sont absorbés par les hôpitaux cantonaux pour 700 diplômes délivrés annuellement – seulement 4% de tous les diplômes universitaires. Cas particulier dans le système de formation, les coûts de la formation pratique des médecins sont donc assumés par les universités (les tribunaux n’exigeant par exemple pas d’être remboursés pour les stages des futur·e·s juristes). Alors que la formation pour la médecine humaine est extrêmement onéreuse et les places d’études limitées, Mauro Dell’Ambrogio espère que le nouveau programme de financement fédéral pour la médecine pourra changer la situation actuelle, puisque la formation de certains cursus sera désormais étalée sur plusieurs cantons.
Une association féministe écharpe le Bal HEC
L’Association féministe de l’Université de Lausanne (AFU) est scandalisée par le thème « Masaï Mara » du Bal HEC, qu’elle juge raciste.
Pour une science incorruptible
Konrad Paul Liessmann, professeur de philosophie et d’éthique à l’Université de Vienne, discute de la Marche pour la Science : s’il est nécessaire de défendre la science contre les attaques de Trump ou d’Orbán, la liberté dans la recherche est compromise depuis bien longtemps et pour des raisons plus essentielles. Liessmann dénonce l’importance croissante des fonds tiers dans la recherche sous contrat, le jugement de l’excellence à partir des indicateurs bibliométriques, l’alignement de la recherche sur le marché américain de la science, les conditions de travail précaires de la relève académique, le « corset enchaînant » du système de Bologne, qui étouffe tout esprit de liberté dans la recherche ou l’enseignement, ou encore l’avènement du discours du politiquement correct qui règnerait dans les sciences sociales et humaines.
Le manque de confiance envers la science ne serait ainsi pas seulement le produit d’un manque d’éducation des amateurs·rices des théories du complot, mais la conséquence de la perception que la science peut être malléable dans certains domaines sensibles de la politique et de l’économie. Selon lui, regagner la confiance ne peut passer que par une pratique scientifique capable de débattre de controverses ouvertes de manière indépendante et incorruptible.
Bras de fer entre Bruxelles et Budapest
La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction, qui pourrait se terminer devant la Cour de justice de l’UE et se solder par de lourdes sanctions financières, contre la nouvelle loi hongroise sur les universités Cette dernière compromettrait l’existence de la Central European University, liée aux Etats-Unis, en exigeant d’elle une série de conditions à remplir sous menace de retirer sa licence d’exploitation. Son recteur, Michael Ignatieff, critique vivement cette loi, qu’il considère comme « une stratégie visant à fermer une institution libre ».
26Avr2017
Politique des hautes écoles
Les universités d’élite européennes refusent les étudiant·e·s suisses
La solution transitoire pour le programme Erasmus+ pourrait être prolongée jusqu’à 2020, le Conseiller fédéral à la formation Johann Schneider Ammann estimant qu’elle répond presque aux mêmes exigences tout en représentant près de la moitié des coûts de la pleine participation à Erasmus. Les étudiant·e·s suisses n’ont cependant plus accès à certaines universités prestigieuses, comme Cambridge ou Madrid. Pour Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, la prolongation du statu quo peut être problématique : « Sans une coopération avec les universités d’élite européennes, les hautes écoles suisses perdent peu à peu en visibilité ».
Martin Fischer, le porte-parole du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), nuance la situation : « Toute une série d’indicateurs démontre que l’intérêt international est toujours aussi grand qu’auparavant pour nos institutions et leurs prestations dans l’enseignement et la recherche. »
La discrétion devrait être de mise dans les universités
Dans un courrier des lecteurs, Jean-François Emmenegger [de l’Université de Fribourg] défend la discrétion lors du financement de chaires professorales par des fonds tiers. Selon lui, les industries qui financent ces postes attestent la qualité de recherche et d’enseignement d’une université. Il ne serait pas nécessaire d’en assurer la transparence, l’économie n’ayant pas de mauvaise influence sur la bonne marche de l’université.
La couverture médiatique de la Marche pour la Science
Le magazine Science a analysé les articles de presse au sujet du « March for science ». Les médias en ont beaucoup parlé aux Etats-Unis, où il y avait le plus grand nombre de participants. La plupart des échos étaient positifs, mais Fox News et CNN ont donné la parole à un climatosceptique de l’Université de Princeton, qui a critiqué le fait que la manifestation se focalisait entre autres sur le changement climatique. « Well, most of the don’t know any science. It’s sort of a religious belief for them. » Ces émissions ont été critiquées ensuite pour avoir donné la parole à un sceptique du changement climatique et non aux « 97 ou 98 » scientifiques qui estiment que ce phénomène est réel. En Grande-Bretagne, la BBC reporte une « celebration of science amid fears research is under threat from a ‘post-truth’ age and Brexit ». Certains articles ont également repris une affaire de l’année passée, où un politicien a attaqué les économistes pendant la campagne pro-Brexit : « People have had enough of experts ». En France, les médias étaient occupés par des sujets d’actualité plus pressante, mais le Monde a couvert ce sujet avec deux articles. L’article de Science conclut que la marche a été un succès grâce aux pancartes qui reflètent la créativité et l’humour des participants, antidotes à la peur des sciences.
Royaume-Uni : mise en garde contre l’émigration des scientifiques européens
Des parlementaires britanniques ont mis en garde contre une potentielle émigration de scientifiques européen·ne·s hautement qualifié·e·s en raison du Brexit.
L’Unil dans les médias
L’austérité tessinoise touche une unité de l’UNIL
Le Tessin, en recherche d’économies, pourrait renoncer à financer l’Observatoire de la vie politique régionale à l’UNIL, qui dépend en grande partie de ce financement.
25Avr2017
Politique des hautes écoles
Crowdfunding de la recherche scientifique
La plateforme de financement participatif « we made it » contient maintenant un site appelé « science booster », qui permet de chercher du financement de projets de recherches. Ceci serait surtout avantageux pour des chercheurs encore peu connus, qui n’auraient que peu de chances d’obtenir des fonds du FNS, « trop bureaucratique et peu innovateur ». En moyenne, les projets de recherches génèrent environ 4000 Dollars sur de tels sites de crowdfunding. Les fonds de recherche du FNS sont normalement plus importants, mais demandent également une évaluation par des pairs et d’autres mécanismes de contrôle.
La représentation des intérêts des animaux dans l’expérimentation animale
A l’occasion de la décision du Tribunal administratif de Zurich de permettre l’expérimentation sur des singes rhésus, l’auteur Tages-Anzeiger demande une meilleure représentation des intérêts des animaux. Actuellement, sept sur onze membres de la Commission pour l’expérimentation animale sont des personnes proposées par les rectorats de l’Université et l’ETH de Zurich. Seuls trois membres sont de la protection animale et ces derniers ne peuvent pas représenter les droits des animaux en question au niveau fédéral. L’auteur propose notamment trois solutions. La première est la plus radicale : L’interdiction de toute expérimentation stressante sur des primates. Une motion de ce sens est en cours, le Conseil fédéral avait cependant recommandé son refus. La deuxième suggestion esi une composition « plus correcte » de la Commission pour l’expérimentation animale. La troisième solution serait le droit de recours des organisations de protection animale au niveau national.