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Tendances des 2 dernières semaines

Sujet: politique – Hongrie

Le Conseil européen accepte de rétablir les financements au titre d’Horizon Europe et d’Erasmus+ pour la Hongrie

La Hongrie peut à nouveau bénéficier des programmes Horizon Europe et Erasmus+ suite à la décision du Conseil de l’Union européenne de mettre fin au mécanisme de conditionnalité lié à l’État de droit. Cette décision permet également de débloquer 4,2 milliards d’euros de fonds de cohésion qui avaient été gelés suite au différend qui remonte à la fin de l’année 2022. Bruxelles avait alors interdit à plus de 30 établissements hongrois, dont 21 universités, d’accéder aux subventions de ces programmes, craignant que le transfert de leur gestion à des fondations publiques dirigées par des partisans du Premier ministre de droite Viktor Orbán ne porte atteinte aux principes de liberté académique et de transparence.

Opposition au projet de l’université chinoise à Budapest

Le projet de la construction d’une université chinoise à Budapest est sous le feu des critiques. Le week-end dernier, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre la construction du premier campus de l’université d’élite Fudan hors de Chine. Celui-ci devait être construit en 2024 par l’entreprise publique chinoise de construction CSCEC et payé par les contribuables hongrois. Elle fait partie de la politique «d’ouverture à l’Est» que le premier ministre poursuit depuis de nombreuses années. Le coût prévu d’environ 1,7 milliard de francs dépasse le budget annuel de la  Hongrie pour l’ensemble de son système d’enseignement supérieur, un domaine qui manque notoirement d’argent. Selon le journal Neue Zürcher Zeitung, un financement par le biais d’un prêt chinois entraînerait Budapest dans une dépendance risquée à l’égard de Pékin.

Sous la pression publique et politique, le premier ministre a maintenant fait marche arrière et a déclaré qu’il organiserait un référendum sur la construction de l’Université Fudan après les élections nationales.

Le gouvernement hongrois confie des universités publiques à des fondations privées

«Le gouvernement hongrois transfère des universités, des châteaux, des terres agricoles et des entreprises énergétiques à des fondations de droit privé. Elle les appelle « fondations d’intérêt public ». Les postes au sein du conseil d’administration des fondations seront occupés par des alliés du parti Fidesz, qui domine également le gouvernement. Les critiques accusent le gouvernement d’essayer de s’assurer le pouvoir de cette manière.»

 

 

«La justice européenne désavoue la Hongrie»

La Cour de justice de l’Union européenne affirme que loi sur les universités étrangères de 2017, qui poussa au départ vers Vienne l’Université d’Europe centrale (CEU) fondée par George Soros, désobéit au droit de l’Union européenne. «C’est une importante victoire juridique et morale ainsi qu’une victoire historique pour la liberté académique en Europe, salue la rectrice adjointe Eva Fodor. De son côté, George Soros nuance: «Ce verdict est une victoire pour les valeurs fondamentales de l’Union européenne. Mais cette décision intervient trop tard pour la CEU. Nous ne pouvons pas retourner en Hongrie, car ses lois en vigueur ne répondent pas aux exigences de la liberté académique.»

Bras de fer entre Bruxelles et Budapest

La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction, qui pourrait se terminer devant la Cour de justice de l’UE et se solder par de lourdes sanctions financières, contre la nouvelle loi hongroise sur les universités Cette dernière compromettrait l’existence de la Central European University, liée aux Etats-Unis, en exigeant d’elle une série de conditions à remplir sous menace de retirer sa licence d’exploitation. Son recteur, Michael Ignatieff, critique vivement cette loi, qu’il considère comme « une stratégie visant à fermer une institution libre ».