«Tout en suivant leur formation, les étudiantes et étudiants exercent une activité rémunérée pendant en moyenne 9,7 heures par semaine. Trois quarts d’entre eux travaillent à côté de leurs études, selon une analyse effectuée avant la pandémie.»

«Tout en suivant leur formation, les étudiantes et étudiants exercent une activité rémunérée pendant en moyenne 9,7 heures par semaine. Trois quarts d’entre eux travaillent à côté de leurs études, selon une analyse effectuée avant la pandémie.»

Une pétition déposée auprès du Parlement demande à ce que ce dernier s’engage pour une recherche biomédicale «plus efficace et plus pertinente pour l’homme», sans expérimentation animale. Signée par 27 organisations de protection des animaux et de la nature ainsi que par 13’000 citoyennes et citoyens. Concrètement, 50% des fonds publics destinés à la recherche biomédicale devraient aller exclusivement à des méthodes de recherche alternatives, souhaitent les pétitionnaires.
Le professeur en épidémiologie digitale à l’EPFL, Marcel Salathé, qui avait annoncé son départ de la Taskforce scientifique Covid-19 en janvier, vient de s’associer à plusieurs personnes issues du monde des affaires et du monde universitaire pour fonder l’organisation CH++. Cette organisation a le but d’améliorer les compétences numériques et technologiques de la population, des politicien-ne-s et de l’administration en Suisse.
Marcel Salathé déclare dans Heidi.news: «Notre but est de faire avancer les choses et, entre autres, de convaincre des scientifiques ayant des affinités technologiques et numériques de se lancer en politique. Mais, nous ne nous voyons pas comme une force d’opposition politique. Nous voulons que la Suisse avance dans ces domaines: le pays à plus de vingt ans de retard!»
L’article présente le travail de l’association estudiantine Orientation-Formation-Information (OFI) de l’Université de Fribourg, qui soutient les étudiant-e-s réfugié-e-s dans leur intégration dans l’Université.
Le professeur en Philosophie de l’EPFZ Lutz Wingert explique pourquoi il fait partie du «Netzwerk Wissenschaftsfreiheit» (Réseau pour la liberté académique).
Ce réseau de chercheur-e-s alémaniques s’est formé en février à l’occasion de l’influence croissante du phénomène «cancel culture» dans les universités. Cela dit, le professeur Lutz Wingert précise qu’il ne s’agit pas d’une alliance «de droite» contre les études genres et la recherche sur le racisme ou le post-colonialisme. Lui-même estime que la liberté académique est menacée par l’influence de grandes entreprises, de gouvernements despotiques et par le relativisme culturel.
Le professeur à l’IHEID Jean-François Bayart s’inquiète pour la liberté académique en Europe, en particulier en Turquie, mais également en Grèce, Hongrie, Pologne et France.
Suite à une parution dans l’Emission SRF «Einstein», trois astrophysiciennes de l’Université de Berne ont reçues des commentaires offensants. L’Université de Berne souhaite s’engager contre des tels discours à la haine et veut mieux suivre ce genre de questions et activement soutenir les personnes touchées. Par ailleurs, l’Alliance F a lancé la campagne stophatespeech.ch.
Pour apporter du réconfort à des étudiant-e-s isolé-e-s en raison des mesures sanitaires qui imposent une fermeture des universités et des cours essentiellement en distanciel, une enseignante à Paris a monté une plateforme qui vise à recréer les relations informelles entre étudiant-e-s.
Par là, la docteure en droit Suzanne Vergnolle souhaite «remettre la convivialité au cœur du sujet : c’est ce qui manque le plus aux étudiants dans la configuration des enseignements à distance. Il répond au besoin d’affiliation qui ne se crée pas dans des projets de travail ou dans des travaux collectifs mais dans tout ce qui relève de la convivialité, des temps informels partagés entre pairs, des discussions de couloir.»
Aujourd’hui, Madeleine Café compte 90 inscrit-e-s et des universités et filières sont ajoutées au fur et à mesure, dès qu’un «référant» au sein de l’université donne les informations nécessaires au lancement.
Selon une étude américaine publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), les webcams pourraient servir aux enseignant-e-s comme outil pour surveiller l’attention de leurs étudiant-e-s lors des cours en ligne et de détecter un manque de concentration afin de prévenir un décrochage.
Selon les auteur-e-s de l’étude, les variations du regard sont un bon indicateur pour mesurer l’attention des élèves et prédire leurs résultats à des questionnaires sur les cours diffusés juste après ceux-ci. Un outil qui détecte ces variations pourrait être mis à disposition des enseignant-e-s. «Ainsi, il serait potentiellement plus facile de repérer un étudiant préoccupé, ou dont la santé mentale se détériore, en suivant l’évolution de son regard au fil du temps, plutôt que d’attendre une action de sa part, lorsqu’il sera en détresse maximale.»
Cependant, cette mesure préventive pose des questions de faisabilité: certain-e-s étudiant-e-s ne souhaitent ou ne peuvent pas allumer leur webcam et ils-elles ne peuvent pas être contraint à se faire filmer.
«L’Université de Lausanne (UNIL) attend le feu vert pour reprendre l’enseignement mixte en ligne et en présentiel. Grâce à la campagne de vaccination en cours, «nous avons le droit d’espérer que la situation sanitaire va s’améliorer», explique jeudi Giorgio Zanetti, vice-recteur chargé de l’enseignement à l’UNIL. Le rectorat ne prévoit pas une reprise des cours uniquement en présentiel. Car certains étudiants craignent de se rendre sur le campus pour raison de santé, d’autres n’ont pas prévu de logement à proximité pour le 2e semestre, qui débute lundi.»
Un sondage de l’Association d’étudiant-e-s en psychologie (ADEPSY) de l’Université de Genève vise à comprendre comment le passage en ligne pendant le deuxième confinement a été vécu par les étudiant-e-s «sur le plan de l’enseignement, de l’évaluation des connaissances et de leur santé mentale». Par ailleurs, 27% des étudiant-e-s qui ont répondu au questionnaire ont dit avoir eu des pensées suicidaires depuis la deuxième vague.
Le document identifie également «les points déterminants qui pourront servir à améliorer le semestre de printemps 2021 qui a déjà été annoncé au moins partiellement en ligne.»
Les présidents des EPF et le président du Conseil des EPF avaient prédit en avril 2020 que le monde scientifique allait être changé de façon durable à cause de la crise du Corona. Pour eux, la création de la task force scientifique sous l’égide du FNS était un signe de ce changement.
Depuis, le FNS et Innosuisse ont créé de nouveaux programmes de recherche et d’innovation (le PNR 78 «COVID-19», le programme d’impulsion Force d’innovation Suisse et l’Initiative Flagship). L’auteur de l’article se demande si cela signifie le début d’une «ère scientifique», ou si la «bureaucratie scientifique» continue.
L’auteur traite ensuite les tensions entre la task force et la politique. Par ailleurs, il se demande pourquoi la collaboration entre hautes écoles et entreprises reste «relativement compliqué» dans des facultés des sciences humaines et sociales («Philosophie») et de droit.
L’auteur estime que le système scientifique suisse est déjà «abondamment saturé», il se demande donc quels sont les instruments d’encouragements qui sont redondants, ne remplissent pas les pas leurs fonctions, se recoupent, ou manquent d’efficacité (e.g. Cost ou Eureka).
Par ailleurs, l’auteur regrette le financement de la recherche politiquement motivé, notamment sur les questions énergétiques.
«L’engagement de l’alma mater en faveur du partage des connaissances scientifiques ainsi que son adhésion aux principes de la science ouverte se traduisent aujourd’hui par la publication d’une charte. Une feuille de route, détaillant les principales actions à mettre en œuvre, accompagne le document.»
«L’éducation et la recherche ne seront pas au centre des débats de la session de printemps du Parlement fédéral. Mais l’initiative populaire visant à interdire l’expérimentation animale et humaine ainsi que la résolution des dernières divergences sur la Loi sur les EPF promettent des discussions passionnantes, qui toucheront directement le secteur de la recherche suisse et le Domaine des EPF.»
««On assiste à une augmentation d’environ 40% des demandes d’aide financière depuis avril 2020», chiffre Géraldine Renggli, responsable du bureau social de l’Université de Neuchâtel. […] Afin d’offrir un soutien plus important, les critères du Fonds d’aide sociale de l’Unine viennent tout juste d’être allégés. Exceptionnellement, les étudiants qui n’ont pas pu obtenir d’aide financière parce qu’ils commençaient leur premier semestre à l’université pourront déposer une demande pour des frais rétroactifs. Les plafonds maximaux des aides financières par cursus ont aussi été assouplis. Les étudiants qui ont atteint la limite prévue par le règlement pourront, à titre exceptionnel, obtenir une aide supplémentaire.»
Selon un nouveau document de «vision», L’Université d’Utrecht soutient la science en libre accès et «vise à accélérer et à améliorer la science et l’érudition («scholarship») ainsi que leur impact sur la société. La science ouverte exige un engagement total en faveur de l’ouverture, fondé sur une vision globale des relations avec la société. La transition en cours vers la science ouverte nous oblige à reconsidérer la manière dont nous reconnaissons et récompensons les membres de la communauté universitaire. Elle devrait privilégier le travail d’équipe par rapport à l’individualisme et appelle à une culture universitaire ouverte qui favorise la responsabilité, la reproductibilité, l’intégrité et la transparence, et où le partage (accès ouvert, données et logiciels FAIR) et l’engagement du public sont des pratiques quotidiennes normales.»
La Commission européenne va lancer un programme ayant vocation à étudier les mutations du Covid-19 baptisé «Hera incubator». Ce nouveau programme «réunira les laboratoires, les autorités sanitaires, les scientifiques et la Commission européenne, avec d’importants fonds dédiés», affirme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Avec le semestre de printemps qui approche à grands pas, l’association étudiante de l’Université de Bâle (Skuba) a établi une liste de revendications concernant l’enseignement à distance.
Il demande notamment de pouvoir passer les examens en ligne sans supervision. Parfois, la connexion internet aux domiciles des étudiant-e-s ne permettait pas d’avoir une vidéoconférence avec plus de 10 participante-s. De plus, les étudiant-e-s ne devraient pas être obligés de montrer leurs locaux privés. Skuba demande plutôt que la nature des examens soit adaptée, vers plus d’examens à livre ouvert, ainsi que des essais et des évaluations orales. À cela, le porte-parole de l’Université, Matthias Geering répond qu’une alternative à la vidéosurveillance existe déjà : Les étudiant-e-s qui ne souhaitent pas être filmés peuvent passer l’examen en présentiel. Skuba félicite cette alternative, demande pourtant que les étudiant-e-s soient activement informés de cette possibilité.
En ce qui concerne les études post-pandémique, l’Université de Bâle estime que les événements en ligne et hybrides feront également partie de l’enseignement après la pandémie quand ils apportent une valeur ajoutée.
Une nouvelle plateforme de recherche vient de voir le jour sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL). Son objectif : aborder les enjeux climatiques sous l’angle du droit. Présidé par le juriste et professeur Thierry Largy, le Pôle facultaire Environnement et Climat souhaite «[…] apporter des réponses et une expertise aux collectivités publiques et à la société civile, mais aussi de proposer des pistes de réflexion innovantes dans le domaine climatique […]»
Plusieurs faîtières économiques, dont Economiesuisse, ont signé un plan de déconfinement en quatre étapes. Ce groupe «ne s’est pas doté d’avis d’épidémiologistes ou de médecins pour la rédaction. Mais il n’a «en aucun cas l’impression d’aller à contre-courant des recommandations du milieu de la santé», selon sa directrice d’Economiesuisse.»
«Dans un premier temps, il s’agirait d’assouplir les restrictions pour les activités «à faible risque d’infection». […] Une fois les groupes à risque vaccinés, d’autres assouplissements s’imposent dans une deuxième phase […]: «Les restaurants, les cinémas ou les espaces de bien-être doivent pouvoir rouvrir avec des concepts de protection appropriés. L’enseignement en présentiel doit aussi reprendre dans les hautes écoles.» Pour cela, des dépistages intensifs sont nécessaires, afin d’identifier les personnes asymptomatiques à un stade précoce.»
Face à la souffrance des étudiant-e-s à cause des conditions d’études dans cette crise sanitaire, l’Université de Neuchâtel a instauré un système de tutorat pour encadrer les étudiants les plus vulnérables. Par ailleurs, «pour compenser la fermeture des bibliothèques, la Fondation Maison pour étudiants à Lausanne a équipé ses résidences de points d’impression et de scanner, et songe à créer une trousse Covid-19 numérique: «L’idée est de donner des trucs et astuces pour continuer à faire des efforts physiques, pour garder sa santé psychique et mentale, pour partager des liens sur des concerts, sur la culture…».»
La Confédération est en train d’adapter sa stratégie sur la Chine. Le professeur émérite d’économie Beat Hotz-Hart s’inquiète de l’influence croissante des dirigeant-e-s chinois-e-s sur l’enseignement, la recherche et le développement des universités chinoises et invite la Suisse à en tenir compte, autant dans sa politique de coopération universitaire que dans la stratégie sur la Chine.
Il rappelle que la coopération entre la Suisse et la Chine est soumise aux principes de l’intégrité et de l’indépendance de la recherche ainsi que de la liberté d’expression, comme ils ont été définis par la déclaration d’Hefei en 2013. Cette déclaration a été signée par des présidents universitaires européens membre de LERU, de Chine, des Etats-Unis et d’Australie.
A l’heure actuelle, l’auteur observe cependant une modification profonde de la vision du rôle des universités en Chine : la liberté d’expression par exemple n’est plus garantie et les performances idéologico-politiques sont au centre de l’évaluation des enseignant-e-s universitaires. Les autorités chinoises tentent aussi d’influencer les discussions universitaires dans d’autres pays en surveillant les étudiant-e-s et universitaires chinois.
Selon Beat Hotz-Hart, les politicien-ne-s et universités devraient alors insister pour que ces principes d’Hefei soient respectés. D’ailleurs, le soutien à la déclaration devraient, selon lui, être une condition préalable pour toute nouvelle collaboration avec une université chinoise.
Depuis deux ans, une affaire de mauvaise conduite et de plagiat dans un laboratoire de chimie tourmente l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et prend ainsi une ampleur internationale. Plus précisément, un ancien directeur de thèse est accusé d’avoir utilisé des données de recherche de deux de ses doctorant-e-s sans les citer correctement. Lors d’une enquête préliminaire, L’EPFZ avait décidé de ne pas engager une procédure formelle.
Le Conseil des EPF, l’organe de surveillance, accuse maintenant la direction de l’EPFZ de «graves manquements aux devoirs et l’arbitraire». Il a nommé un panel international d’expert-e-s pour enquêter sur les événements survenus à l’EPFZ. Il s’agit de savoir si la haute école à correctement mené les procédures d’examen préliminaire des fautes scientifiques au cours des cinq dernières années, pas uniquement dans ce laboratoire de chimie, mais dans l’ensemble de l’école. Certaines personnes estiment qu’il y a une inégalité de traitements entre hommes et femmes lors de la procédure de plainte.
L’EPFZ salue cette enquête, espérant qu’elle va faire taire les critiques. Cela laisse certain-e-s professeur-e-s déconcerté-e-s, qui auraient souhaité que la direction soutienne mieux les accusés.
«Excellence and impact will be the main criteria in evaluating proposals, but in case of a tie, gender balance in research groups will swing it. All institutions awarded grants must have published gender equality plans – and show they are implementing them»
Michèle Ollier, associée de la société genevoise Medicxi, encourage les entrepreneurs à se lancer en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, où il y a «plus de soutien étatique aux start-up.» Sur la question si la formation suisse dans les sciences de la vie n’est pas un atout, elle répond: «vous mettez le doigt sur un deuxième gros problème : le monde académique suisse n’est pas formé aux réalités industrielles. […] il est absolument nécessaire d’être à même de transformer cette science en produits développables. Cela nécessite des expertises translationnelles très peu présentes en Suisse.» Michèle Ollier regrette qu’il n’y a pas de système d’incitation mise en place pour valoriser cette discipline au sein des centres académiques. «Bien au contraire! […] les résultats négatifs et les données de médecine translationnelle, [sont] le parent pauvre de la recherche académique alors qu’il s’agit d’éléments majeurs pour le développement de l’innovation.»
«Des étudiants [de l’Université de Genève] font état de problèmes liés à un logiciel permettant de passer les examens à distance. L’uni reconnaît un couac mais juge la situation satisfaisante»
«A l’occasion de la Journée des femmes et filles de science, trois scientifiques de la Haute école spécialisée bernoise analysent les conditions dans leurs domaines d’expertises, encore davantage masculins»
L’article contient des témoignages d’étudiant-e-s de l’Université de Fribourg et de la Haute école de santé.
L’auteur de l’article critique la planification de la succession de l’ancien Président du Conseil des EPF Fritz Schiesser: «Seulement un an après [le départ de F. Schiesser], Michael Hengartner, l’ancien recteur de l’Université de Zurich, était prêt.»
Par ailleurs, l’auteur regrette la fusion des Instituts de recherche Eawag et WSL sous l’aspect «recherche sur le climat» ainsi que les manquements de communication autour de ce projet.
Alors que l’ancien Directeur du WSL Konrad Steffen avait subitement disparu en août 2020, le Conseil des EPF avait publié en septembre 2020 une offre d’emploi pour sa succession. Selon «des informations provenant d’Allemagne», le Conseil des EPF nommera prochainement la professeure Beate Jessel comme successeure. L’auteur de l’article estime que l’allemande ne correspond pas au profil recherché, «car elle ne connait pas bien la situation suisse». Face aux candidatures internes dans le domaine des EPF, il se demande si la candidature de Beate Jessel a été favorisée parce que c’est une femme.
Cesla Amarelle, la Conseillère d’Etat vaudois en charge de l’éducation, est interrogé sur l’impact de la pandémie sur les nouveaux étudiant-e-s. «Les étudiants de 1re année ont une double difficulté, avec un nouveau cadre d’apprentissage et des taux de sélection assez forts en médecine, à l’EPFL… Nous sommes en discussion avec swissuniversities, nous voyons que la France a décidé d’assouplir sa politique avec un jour de présence par semaine. C’est une vraie question, mais qui est fédérale.»
Dans un courrier de lecteur, un étudiant de l’EPFL regrette la fermeture de son campus et se demande pourquoi il ne reste pas partiellement ouvert, comme celui de l’UNIL.
Par ailleurs, cette annonce par la direction avait été «brutal et autoritaire» : «Cette décision est sans fondement et relève d’une forme de maltraitance des étudiants».
««Nous sommes en mode survie, et il est temps que cela se sache!» Les appels à l’aide des jeunes en détresse se multiplient, dans les médias et sur les réseaux sociaux, à l’instar de la page Instagram anxiétudessupérieures.ch. La parole se libère, mais comment aider concrètement la communauté étudiante fragilisée par la crise sanitaire?»
Rémy Barbe, médecin responsable de l’Unité d’hospitalisation du Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent aux HUG avance : «Ce sont des jeunes adultes, et pas des enfants. Nous voulons trouver des solutions pour eux, alors qu’ils ont les outils dans leur main pour se faire entendre très fort, et prendre place à la table des négociations.»
«Durant la pandémie, la Suisse a mis en lumière son retard numérique, en tout cas dans l’administration et le secteur médical. La semaine dernière encore, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter reconnaissait dans une interview sur La Première que son pays était «loin derrière» dans le domaine. En octobre dernier, l’IMD le plaçait à la sixième place de son classement consacré à la compétitivité numérique.»
swissuniversité a débloqué un fondes de CHF 200’000 pour renforcer l’intégration dans l’enseignement de la médecine et des soins infirmiers. Le projet, déposé par l’UNIL, en collaboration avec les facultés de médecine à Genève, Fribourg, Berne et Bâle et une école de soins infirmiers au Tessin, est présenté par Carole Claire, professeure et co-cheffe du Département formation, recherche et innovation à Unisanté.
Le Professeur et Directeur du Centre de compétence en finance durable de l’Université de Zurich Marc Chesney regrette qu’«aux étudiants en économie et en finance est enseigné dès la première année que le toujours mieux est synonyme du toujours plus». A l’Université de Zurich, «le financement de certaines chaires académiques par de grandes institutions financières nuit au développement d’une réflexion critique. […] Malheureusement, force est de constater que le milieu académique ne laisse que peu de place à une analyse fondée et non conformiste en économie ou en finance. Ceux qui pourtant procèdent ainsi risquent d’être excommuniés.»
«Début décembre, le Sénat, organe délibératif suprême de l’Université de Fribourg, a approuvé la stratégie définie pour la décennie à venir («Stratégie 2030»). En tant qu’université complète, elle entend se distinguer par des formations et des activités de recherche interdisciplinaires. Ses caractéristiques spécifiques, à savoir son bilinguisme et son multilinguisme, son approche humaniste-éthique et la proximité entre ses membres, particulièrement cultivée, resteront ses atouts à l’avenir. […] L’Université de Fribourg […] souhaite notamment renforcer et développer les pôles existants autour des thèmes suivants: l’humain et son environnement, la digitalisation et la société, l’éthique, la coexistence de différentes religions et cultures dans des sociétés de plus en plus fragmentées, la compréhension des cultures linguistiques et du multilinguisme.»
La politologue et sociologue Ulrike Ackermann regrette la politisation de la recherche et de l’enseignement au nom d’un «politiquement correct» mal compris. La Directrice de l’Institut John-Stuart-Mill pour la recherche sur la liberté craint l’influence de la «cancel culture» sur la liberté académique et la liberté d’expression.
Elle fait partie du «Réseau pour la liberté académique», un groupe de septante scientifiques alémaniques, qui s’engagent pour une liberté de la recherche et de l’enseignement garantie par la constitution. Selon ce groupe, une «pression pour se conformer» est créée, ce qui conduit de plus en plus à «étouffer les débats scientifiques dans l’œuf».
«Spécificité vaudoise, le cours dédié à la Grèce et à la Rome antiques disparaîtra du cursus gymnasial à la faveur d’une harmonisation intercantonale. […]
La file de culture antique s’est battue. En sus de deux courriers émanant de ses représentants, une lettre ouverte a été adressée à la cheffe du DFJC, Cesla Amarelle, signée par une trentaine de personnalités vaudoises […]
Le milieu académique s’émeut […] de voir un débouché professionnel disparaître pour les universitaires étudiant l’Antiquité.»
Trois ancien étudiant-e-s en MBA de l’Université de Saint-Gall avaient accusé-e-s plusieurs professeur-e-s d’avoir exclu-e-s des étudiant-e-s «d’états tiers» et d’avoir fait des remarques racistes. Une commission interne a enquêté cette affaire «sur la base de différents documents et des entretiens avec diverses personnes.» Les étudiant-e-s accusateurs-rices n’ont pas été interrogé. L’université les conseille de s’adresser au bureau de dénonciation («Meldestelle für Missstände») ou au bureau de médiation.
Le rapport, strictement confidentiel, vient à la conclusion qu’«aucune des allégations n’a été confirmée».
«Afin de soulager la communauté étudiante fragilisée par la crise sanitaire, la Haute Ecole de musique de Lausanne (HEMU) met en place des mesures de soutien.»
«L’état psychologique des jeunes est au plus bas. Dominique de Quervain, membre de la task force scientique Covid-19, revient sur la situation.» Il recommande des «contre-mesures pour réduire le stress dans les écoles et universités».
Du fait de l’enseignement a distance introduit le 2 novembre 2020 dans les universités, il n’est plus possible d’accéder aux installations de l’Université de Neuchâtel sans la carte «Capucine». Pour janvier 2021, une baisse du nombre d’entrées est constatée. Actuellement, seulement 11% des membres de la communauté universitaire accèdent au campus par jour, soit 600 personnes.
«Depuis des décennies, les universités tirent parti des diplômés titulaires d’un doctorat en sciences humaines et dont les perspectives sont sombres.» Les auteur-e-s de l’article commentent l’employabilité des PhD en sciences humaines aux Etats-Unis.
Les étudiant-e-s de l’EPFL ont appris le 04.02.2021 que leurs cours seront donnés en ligne jusqu’en été 2021. «En raison de la situation sanitaire, les cours et séances d’exercices, y compris ceux dédiées aux étudiant.es de première année, sont maintenus en ligne jusqu’à la fin du semestre de printemps», peut-on lire sur le site web dédié. Par ailleurs, «Tous types d’événements EPFL sur le campus, les sites et extra-muros (conférences, symposiums, événements culturels et festifs, etc.) ne sont plus autorisés jusqu’au 4.06.2021, y compris pour les associations reconnues par l’EPFL.»
Selon l’émission Forum, plusieurs jeunes ont fait part de leur désarroi dans les réseaux sociaux. Nicolò Ferrari, président de l’association étudiante AGEPOLY, estime que l’EPFL aurait du mieux soigner la communication aux étudiant-e-s, notamment pour expliquer pourquoi tels ou tels mesures sont continuées.
«Les femmes sont toujours fortement sous-représentées aux postes scientifiques clé, estime le FNS. Désormais, la part de femmes (ou d’hommes) au sein de ses instances devra atteindre 40%.»
L’Union européenne a lancé un Plan européen contre le cancer. Un montant total de 4 milliards d’euros étant réservé aux actions de lutte contre le cancer, notamment aux programmes «L’UE pour la santé», «Horizon Europe» et au programme pour une Europe numérique.
Au centre du plan européen de lutte contre le cancer se trouve un vaste programme de recherche ciblé – ou « moonshot » – visant à donner un caractère plus urgent à la mise au point de thérapies plus efficaces contre le cancer. La mission de l’UE sur le cancer, qui fait partie du programme scientifique Horizon Europe doté de 95,5 milliards d’euros, sera la principale ligne budgétaire consacrée à la recherche, avec un investissement pouvant atteindre 2 milliards d’euros au cours des sept prochaines années.
Une initiative populaire qui a récolté plus de 123’000 signatures demande l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine en Suisse, ainsi que l’interdiction à l’importation de tout produit qui a été développé en faisant recours à l’expérimentation animale. Si l’initiative est acceptée, les vaccins contre le Covid-19 ne seront plus autorisés.
«Au moment où la Confédération lance une politique de dépistage de masse, le Centre suisse de santé humaine de Fribourg, actif dans les tests covid, est au bord du précipice. Histoire de querelles byzantines, de business plans surévalués et d’antagonismes régionaux.»
Une annonce pour le poste de jeune chercheur-e à 50% contient une clause qui a suscité des critiques, la personne engagée n’aura pas le droit de travailler plus de 25% ailleurs. «Autrement dit: Alors que l’Université finance seulement un taux de 50%, elle veut également déterminer l’organisation du temps de travail restant.» Face aux critiques, l’offre a été modifiée.
L’article rappelle que le Syndicat des services publics soutient une pétition la «pétition nationale pour mettre fin à la précarité dans les hautes écoles suisses».
«L’Université de Berne s’est déjà penchée sur la question et a, par exemple, créé le nouveau poste de «maître de conférences adjoint avec voie de titularisation (« tenure track »)», comme elle l’a indiqué dans son rapport sur demande. Cependant, l’université considère les postes post-doctoraux comme faisant partie de l’éducation, elle verrait son rôle d’établissement d’enseignement remis en question si ceux-ci étaient majoritairement permanents. «De plus, un trop grand nombre de postes permanents pourrait limiter la flexibilité du système».»
Une étude menée à Strasbourg et Genève jauge l’anxiété des futurs médecins face au virus suite à la première vague. Les étudiant-e-s qui ont aidé s’en tirent mieux que ceux-celles qui sont restés chez eux.
Le compte Instagram @payetonunil dénonce les propos et agissements sexistes à l’Université de Lausanne. «Son créateur, un collectif étudiant, s’exaspère de devoir en arriver là pour mettre l’institution face à ses responsabilités. […] Le collectif revendique donc la mise en place d’une formation obligatoire pour l’ensemble de la communauté, soit presque 20 000 personnes. Une autre revendication est «la prise systématique de sanctions disciplinaires dans les cas de harcèlement ou de violences commis entre étudiant.e.s ou à leur encontre, que les faits aient lieu sur le campus ou à l’extérieur».»
Des chercheur-e-s de l’Université de Bâle se penchent sur les causes médicales du Covid-19 et ses répercussions légales, sociales et économiques.
L’auteure de l’article estime que les citoyen-ne-s et politicien-ne-s seraient mieux disposé à améliorer le financement de l’Alma mater si celle-ci communiquait mieux l’importance des projets de recherche et de l’enseignement pour «nous tous».
Le Contrôle fédéral des finances critique depuis plus de 10 ans le manque de transparence et de cohérence dans la politique salariale de l’EPFL pour les professeur-e-s. Une ordonnance du Conseil des EPF sur les salaires des professeur-e-s titulaires et sur la question, qui peut devenir professeur titulaire existe, mais des incohérences persistent. Cela concerne par exemple le Professeur Eric Hoesli, professeur titulaire entre 2015 et septembre 2020 et Directeur d’édition de Tamedia. Malgré un manque de publications scientifiques, son salaire était significativement plus haut que ce que prévoit l’échelle salariale.
L’ancien Président de l’EPFL Patrick Aebischer, qui l’avait engagé, se souvient de plusieurs cas où des professeur-e-s titulaires externes avaient reçu des salaires similaires à celui d’Eric Hoesli. Selon ses souvenirs, ce ne serait pas lui-même qui aurait négocié le salaire, mais c’était du ressort du doyen, du service des ressources humaines et du vice-président pour les affaires académiques. Par ailleurs, cela serait une pratique courante de prendre en compte le salaire précédent des professeur-e-s titulaires externes.
L’auteur souligne que Eric Hoesli avait rédigé des louages sur Patrick Aebischer dans le Temps lors de sa nomination comme président de l’EPFL et qu’il est allé plusieurs fois en vacances avec lui et d’autres hauts fonctionnaires romands.
Un encadré de l’article rappelle que le Contrôle fédéral des finances a déjà critiqué la direction en 2014 pour la gestion immobilière du Campus Biotech et du Parc de l’innovation.
«Le conseiller fédéral Alain Berset a annoncé mercredi qu’un assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus n’est pas encore envisageable.»
«Le Conseil fédéral a donné son feu vert à un nouveau programme national de recherche qui doit remplacer autant que possible les expériences sur les animaux par d’autres méthodes dans la recherche scientifique.» Intitulé «Advancing 3R – animaux, recherche et société», le programme sera doté de 20 millions de francs pour une période de cinq ans.
«Après bientôt une année, beaucoup d’étudiants ne savent plus comment faire face à l’isolement forcé dû à la pandémie. […] Au CHUV, l’un des départements du service de psychiatrie reçoit des étudiants de l’UNIL et de l’EPFL. Depuis l’automne, il réceptionne en une semaine autant de demandes qu’en un mois habituellement. La plupart des universités proposent également un service de soutien social et psychologique, avec des consultations au téléphone ou face à face. Ces dispositifs ont été déployés dès la première vague, mais sont beaucoup plus utilisés lors de la deuxième vague cet automne.»
Une étudiante de l’Université de Berne a crée le compte instagram @anxietudessuperieures.ch
.
L’Université de Bâle va se doter d’une nouvelle vice-rectrice pour «les gens et la culture» (People and Culture). Cette demande du recteur Andrea Schenker-Wicki a été approuvée par le comité de l’université. Le poste devrait être opérationnel dès automne 2021. Sur le plan stratégique, ce poste s’inscrit dans l’idée de donner au «domaine de la diversité et au développement d’une communauté universitaire forte» le poids nécessaire.
Un professeur de l’Université de Saint-Gall (HSG), Johannes Rüegg-Stürm, est sous le feu de la critique pour son implication dans l’affaire Raiffeisen. En tant que président du conseil administration de l’époque, il est accusé d’avoir approuvé les dépenses de luxe et de loisirs de son ancien directeur, Pierin Vincenz, contre lequel une procédure pénale est en cours. Malgré les critiques, il a gardé son poste à la HSG de directeur de recherche pour les études organisationnelles et directeur de l’Institut pour le management systématique et la gouvernance publique.
Cela a d’ailleurs provoqué une remarque sarcastique sur Twitter de Gerhard Pfister, le président du Centre (ex-PDC) : «La bonne gouvernance des entreprises ne s’applique pas aux professeurs de l’Université de Saint-Gall. Ils se contentent de l’exiger des autres.»
L’Irlande a introduit la compensation carbone pour tous les voyages du gouvernement en 2021. Et depuis novembre 2020, les universitaires allemands peuvent obtenir des compensations carbone lorsqu’ils se déplacent pour des recherches financées par l’agence de recherche Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG). Les compensations permettent de financer des projets de protection du climat dans les pays du Sud, par exemple la plantation d’arbres ou la construction d’une éolienne.
Les militants du climat accueillent cette politique avec prudence. «C’est une bonne initiative, mais elle arrive un peu tard», a déclaré Dorothee Saar, d’Environmental Action Germany, un groupe de pression environnemental. «Beaucoup de ces pratiques existent depuis des décennies déjà».
«C’est bien de donner un peu d’argent aux pays les plus pauvres [qui] sont déjà confrontés à des impacts climatiques incroyables, mais il serait préférable de simplement éviter les émissions», a déclaré Heike Hübener, chercheure principal à l’Agence environnementale de la Hesse en Allemagne, qui fait également partie du groupe NoFlyClimateSci. Selon cette dernière, les institutions devraient également faciliter l’utilisation du train, en accordant du temps aux chercheurs pour se déplacer lorsque cela est possible, plutôt que de privilégier l’option la plus rapide. C’est ce que fait l’université d’Utrecht, qui utilise une « zone train » permettant au personnel de planifier rapidement ses déplacements en train en Europe et de visualiser les émissions ainsi évitées.
«Sept facultés de médecine et une école de soins infirmiers en Suisse veulent renforcer l’égalité des sexes dans l’enseignement médical et infirmier. Elles ont obtenu un financement de 200’000 francs sur quatre ans. Cette somme, délivrée par swissuniversities, l’organisation faîtière des hautes écoles suisses, va permettre de créer une plateforme de partage pour échanger notamment en matière de stratégies pédagogiques. A l’origine de ce projet, il y a la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne et Unisanté.»
«Après la dénonciation des discriminations et violences sexistes à l’EPFL, des étudiant.es et employé.es de l’Université de Lausanne partagent leurs témoignages sur le compte Instagram @payetonunil, créé ce lundi par le Collectif de la grève féministe. Une quinzaine de témoignages ont été publiés, d’autres sont parvenus au collectif au cours de la journée. Ils concernent des attouchements, regards déplacés, allusions sexuelles ou encore dénigrement de la maternité.» Le Collectif souhaite dénoncer le manque d’action de la direction.
Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Université, affirme qu’il existe une tolérance zéro face au harcèlement. Elle ajoute : «les outils [pour lutter contre l’harcèlement] existent, mais qu’il faut que les gens osent les utiliser.»
En Suisse, chaque année, 400’000 souris et 180’000 autres animaux sont utilisés pour la recherche. En 2019, pour la recherche scientifique, les autorités ont traité seulement quatre infractions relatives au bien-être des animaux – deux, parvenues à l’Université de Bâle, sont décrites dans l’article.
En 2019, l’office vétérinaire du Canton de Zurich n’a pas effectué le nombre de contrôles prescrit par la loi, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a répondu qu’il n’y avais pas de raison d’intervenir.
Les organisations de protection animale souhaiteraient des contrôles plus fermes, plus de transparence et que les autorités sanctionnent chaque infraction.
Le Professeur de l’Université de Zurich Adrianon Aguzzi, qui s’est engagé dans le passé pour moins de bureaucratie dans la procédure d’admission d’expériences animales, propose comme solution «peu couteuse» l’installation de webcams dans toutes les cages à souris.
Dans les Grandes Écoles françaises «réputées pour leur ambition et non leur activisme» [l’Ecole Polytechnique, la HEC Paris, l’INSA Lyon, les Mines ParisTech], des étudiant-e-s s’organisent pour demander que le changement climatique soit mis au cœur du curriculum.
Le Campus de la Transition, une institution académique crée en 2018, a récemment publié, sur le mandat du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, un livre blanc sur l’Enseignement supérieur à l’heure de la transition écologique et sociale.
Alors que les start-up souffrent de difficultés engendrées par la pandémie dans le monde entier, les jeunes sociétés du Parc de l’innovation de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) résistent pour la plupart à la crise. Aucune start-up issue du Parc, qui compte près de 200 entreprises et quelque 2500 personnes, n’est en faillite à cause de la pandémie.
Plus généralement, avec l’installation d’équipes de recherches de grandes entreprises comme Swisscom, Cisco, Credit Suisse et Nestlé, le Parc de l’innovation est en pleine expansion et prend le rôle d’incubateur pour de nombreuses innovations. L’an dernier, le montant global des fonds de ses start-ups s’élevait à près de 300 millions de francs.
Selon l’auteur, les amphithéâtres semblent bientôt appartenir au passé, et avec eux, les cours magistraux. Alors que des mouvements sociaux, depuis la révolte de 1968, se sont déjà attaqués à cette forme «autoritaire» d’enseignement, aucun d’entre-eux n’est parvenu à la détrôner. L’auteur suggère que l’enseignement en ligne est venue changer la donne.
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, parle de son premier mandat (la fin de la «guerre froide avec [l’EPF] Zurich» et la création d’un master commun en cybercriminalité). Interrogé sur les axes forts de son deuxième mandats, il dit: «Nous sommes déjà très actifs dans les domaines de l’énergie et de la durabilité, que nous allons encore renforcer. Il y a aussi tout ce qui tourne autour de la science des données, de l’intelligence artificielle, et de la recherche fondamentale. Nous avons lancé une initiative commune avec l’Université de Lausanne sur l’imagerie avec le Centre Dubochet et nous allons continuer le développement des interfaces entre la science et la santé.»
Il aborde également les adaptations de son institution face aux défis de la crise sanitaire, l’objectif de la neutralité carbone sur le campus et le problème du harcèlement sexuel.
Quant à l’enseignement en ligne, Astrid Epiney, la Rectrice de l’Université de Fribourg, dit: «Je pense que la qualité de la formation en souffre. Il ne s’agit pas seulement d’enseigner la matière. Il s’agit également de développer la personnalité et les diverses compétences analytiques. Les étudiants âgés de 19 à 24 ans sont toujours en cours de développement. Cela ne fonctionne pas si bien avec l’enseignement à distance. Les aspects importants de l’enseignement universitaire ne sont pas exactement perdus, mais ils sont considérablement réduits.»
L’Université de Zurich ne retournera à l’enseignement en présentiel qu’au semestre de printemps. Et «par solidarité», l’Université ne fera pas de différence sur les personnes vaccinées et les autres.
Dans l’entretien, le Recteur Michael Schaepmann mentionne le risque que certaines compétences pratiques soient lacunaires après trois semestres d’enseignement en ligne, notamment en médecine et en chimie.
Deux collaborateurs scientifiques du SEFRI s’engagent pour plus d’innovation sociale dans notre société face aux problèmes environnementaux. «Dans ce cadre, les science humaines et sociales ont un grand rôle à jouer pour développer de nouvelles idées, services ou modèles d’affaires et relever nos défis colossaux.»
«Comme la motion populaire de la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN) n’a pas pu être traitée lors de cette session par manque de temps pour valider les signatures, des députés de gauche sont venus en appui. Leur recommandation a été adoptée, hier, par 60 voix contre 50 et trois abstentions. Le texte demande qu’au vu de la situation exceptionnelle, les sessions d’examens du premier semestre 2021 dans les hautes écoles neuchâteloises ne provoquent pas d’échecs. Un examen qui n’est pas réussi ne devra pas compter comme une tentative utilisée. La recommandation a été amendée et ne demande plus l’arrêt de la vidéosurveillance, comme ce qu’exige la motion populaire de la FEN.»
Si les mesures contre le Covid-19 le permettent, l’Université de Bâle souhaite retourner à l’enseignement en présentiel en début d’avril. 50% des événements resteront en ligne.
Les membres de l’association étudiante Skuba réagissent. «Nous saluons cette décision dans la mesure où les contacts sociaux ont déjà beaucoup souffert», déclare Alissa Ditten du conseil d’administration de Skuba. Certain-e-s étudiant-e-s sont impatient-e-s de retourner à l’université. Cependant, nombreux sont ceux-celles qui critiqueraient un tel changement en milieu de semestre. Ils-elles demandent à l’Université d’augmenter le nombre de places de travail avec accès à internet.
L’université s’efforcera de présenter les cours sous une forme hybride, mais cela ne sera pas possible dans tous les cas, avec des conséquences sur les personnes à risques et leurs proches.
«Selon une enquête menée auprès de plus de 25 000 chercheurs aux Etats-Unis, les scientifiques qui sont lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou queer (LGBTQ) sont plus susceptibles de subir du harcèlement et des obstacles à leur carrière que leurs collègues non LGBTQ. […]
L’enquête a révélé que les scientifiques LGBTQ étaient moins susceptibles que leurs collègues de signaler des possibilités de développer leurs compétences et d’accéder aux ressources nécessaires pour bien faire leur travail. Ils étaient également 20 % plus nombreux que les scientifiques non LGBTQ à avoir subi une forme de dévalorisation professionnelle, par exemple en étant traités comme des personnes moins qualifiées que leurs collègues, et 30 % plus nombreux à avoir été victimes de harcèlement au travail au cours de l’année écoulée.»
Le 25.01.2021, lors de deux examens en présentiel à l’Ecole polytechnique de Zurich (ETH), le plan de protection contre le Covid-19 n’a pas été respecté. La Direction de l’ETH regrette ces incidents. Pour cette période d’examens, 600 examens de l’ETH seront en présentiel. Ceci représente 2/3 des examens en total. En décembre, les étudiant-e-s avaient lancé une pétition contre les examens en présentiel qui a été signé 2000 fois.
«Compte tenu de l’importance de la mobilité pour les hautes écoles suisses et des lacunes de la solution transitoire et des projets de coopération stratégique inclus dans le programme Erasmus+, swissuniversities réitère sa demande de reprendre dans les meilleurs délais les négociations avec la Commission européenne. La pleine association au programme Erasmus+ est un élément central de la future coopération dans le paysage européen de l’enseignement supérieur et ne peut être remplacée de manière adéquate par une solution suisse alternative. […] Toutefois, il ne serait pas dans l’intérêt de swissuniversities que la réassociation de la Suisse se fasse au détriment des hautes écoles ou entraîne des coupes dans le budget FRI.»
Dans un journal interne, le directeur administratif de l’Université de Berne Markus Brönniman est interviewé sur la gestion de l’université lors de la crise sanitaire actuelle et la croissance de l’université. Il est en faveur d’un plus grand investissement cantonal dans l’infrastructure de l’Alma mater.
«Les militants « intersectionnels » sont de plus en plus influents dans l’enseignement supérieur. Or ils prétendent s’affranchir des critères de scientificité explique le chercheur au Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).»
L’École polytechnique fédérale de Zurich a décidé de ne pas entamer un projet de construction qui aurait coûté 135 millions de francs. L’école a connu une croissance de 35% ces dix dernières années et elle continue à croître. Selon un communiqué du Président de l’EPFZ, le financement par la Confédération ne pourra pas couvrir cette croissance.
Selon un sondage sur plus de 20 000 chercheur-e-s aux Etats-Unis, les chercheuses «jeunes mamans» sont particulièrement touchées par les conséquences de la crise sanitaire.
«Incapables de sacrifier leur service ou leur travail d’enseignement, elles auraient moins de temps pour rédiger des demandes de subvention, soumettre des essais ou mener des études, ce qui pourrait entraver leur carrière à long terme. […] En moyenne, les hommes sans enfants interrogés ont déclaré qu’ils consacraient environ 25 minutes de moins par jour à la recherche. En comparaison, les parents féminins perdent environ une heure de recherche par jour en plus de ce que perdent les hommes sans enfants, soit près d’une heure et demie au total. Les parents masculins ont déclaré avoir perdu en moyenne 30 minutes de recherche de plus que les hommes sans enfants, soit près d’une heure par jour au total. (Les femmes sans enfants ont perdu en moyenne 31 minutes par jour).»
Le nouveau projet NEWLEAD, financé par l’Union européenne, vise à renforcer la capacité des institutions d’enseignement supérieur à piloter le changement institutionnel. Selon les scientifiques Joseph Maria Garell et Thomas Esterman, auteurs de l’article et collaborateurs du projet, la gestion de la pandémie n’est pas seulement un grand défi pour les universités, elle représente aussi une opportunité pour les dirigeant-e-s des hautes écoles afin d’améliorer leurs compétences en matière de leadership.