La polémique autour de la présence du blogueur américain Curtis Yarvin au Symposium de Saint-Gall ce mercredi s’amplifie. Un malaise gagne une partie du corps estudiantin, le corps professoral ainsi que la sphère politique. Une lettre ouverte circule notamment à l’université et une table ronde aura lieu demain pour débattre de la question de savoir si le fait de donner une tribune équivaut à légitimer. (Suzanne Enzerink sur LinkedIn)
Cédric Wermuth, co-président du Parti socialiste, a exprimé sa solidarité avec les employé·es de l’Université de Saint-Gall qui protestent contre la venue de Curtis Yarvin. « Lorsqu’un idéologue de premier plan d’un mouvement antidémocratique, misanthrope et néofasciste peut apparaître de manière aussi évidente dans une université suisse, une limite est franchie », déclare celui qui devait initialement participer à l’évènement. (Tagblatt)
Face aux critiques, le directeur de l’évènement, Beat Ulrich, estime que la confrontation directe et la contradiction solide sont plus efficaces que l’ignorance pour désamorcer les idées radicales. (St. Galler Tagblatt)
Curtis Yarvin participera à un débat avec le politologue bulgare Ivan Krastev, fervent défenseur des démocraties libérales. Il prendra ensuite part à un entretien d’une heure avec Claudia Brühwiler, professeure à la HSG et spécialiste des États-Unis.
D’ailleurs, un autre symposium, organisé par ledit Ivan Krastev, a eu lieu en février 2026, avec, entre autes, Curtis Yarvin comme invité. Le magazine Die Zeit a dédié un article sur sa présence à ce symposium.