Les Eglises dites historiques en Suisse se mobilisent pour introduire une branche « Religions » obligatoire au gymnase. Elles l’ont fait savoir lundi 26 septembre par communiqué de presse.
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Filtres des articles
27Sep2022
Politique des hautes écoles
Une centaine d’Ukrainiens ont vécu leur première rentrée à l’UNIGE
«A l’Université de Genève, 110 étudiants ukrainiens ont vécu leur première rentrée académique. Dix d’entre-eux sont des étudiants réguliers, les 100 autres sont inscrits au programme d’intégration Horizon académique. […] Un programme qui a beaucoup aidé Assiia Bala, étudiante en première année à la faculté de traduction et interprétation de l’UNIGE.»
26Sep2022
Politique des hautes écoles
Biberon et études, un numéro d’équilibriste
«Environ 5% de la population étudiante suisse jongle entre couches et révisions. Il existe de plus en plus de possibilités d’aménager son cursus mais être parent reste un exercice funambulesque qui réduit la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi. […] «On constate que le fait d’être parent réduit, globalement, de 22% la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi», analyse Jean-François Stassen, responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante à l’Unige.»
La HEP-BEJUNE inaugure son premier TestLab
«Dans le but de développer les compétences des élèves [et du corps estudiantin], la Haute École Pédagogique des cantons de Berne, du Jura et de Neuchâtel offre désormais aux différents acteurs de l’éducation la possibilité d’expérimenter des outils innovants dans des espaces de découvertes, de tests et d’apprentissage numérique. […] Alors que [le TestLab] de Bienne privilégiera l’apprentissage adaptatif assisté par l’intelligence artificielle, celui de La Chaux-de-Fonds ciblera la réalité virtuelle. Quant à celui de Delémont, le premier à être inauguré, il est dédié à la fabrication d’objets en permettant l’usage d’imprimantes 3D, de découpeuses laser ou vinyle, de robots pédagogiques ou encore d’un studio d’enregistrement professionnel.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 septembre 2022
23Sep2022
Politique des hautes écoles
Les étudiant-es de l’UNIGE invité-es à suivre des cours dans d’autres universités
«Depuis l’automne dernier, le programme Virtual Exchange permet aux étudiant-es de l’UNIGE de suivre gratuitement des cours en ligne donnés par des universités partenaires en Europe et en Amérique du Nord.»
Plans d’urgence en cas de coupures de courant
Le PSI et l’EPFZ élaborent des plans d’urgence en cas de pénurie d’énergie. Selon le PSI, le plus grand défi concerne le stockage des données : «Nos expériences génèrent d’énormes quantités de données. En cas de coupures de courant, l’alimentation de secours existante assurera le fonctionnement de manière à ce que ces données ne soient pas perdues».
Le président de la conférence des universités autrichiennes Unico, Peter Riedler, qualifie la situation actuelle des universités comme «dramatique». En plus de l’inflation record et des hausses de prix de l’énergie et des loyers qui en découlent, «l’augmentation attendue des frais de personnel a encore aggravé la situation déjà tendue de ces derniers mois». La question des économies d’énergie figure d’ailleurs déjà en tête de l’agenda universitaire, explique Peter Riedler. L’université de Graz prévoit par exemple un plan progressif de réduction des températures, l’éclairage sera réduit et les imprimantes et les ordinateurs seront systématiquement éteints.
A Strasbourg, le président de l’université avait «crée la stupeur» en annonçant son choix de fermer l’établissement deux semaines supplémentaires cet hiver afin de réduire la facture de chauffage.
Hausse des expériences scientifiques sur des animaux en 2021
«Environ 575’000 animaux ont été utilisés dans des expériences scientifiques en Suisse l’année dernière, ce qui correspond à une hausse de 3% par rapport à 2020. Des opposants à l’expérimentation animale annoncent déjà une nouvelle initiative. L’augmentation générale enregistrée en 2021 est la première en cinq ans.» (Swissinfo)
«Cette augmentation est presque entièrement imputable à des instituts de recherche privée. Hautes écoles, Hôpitaux et industries n’ont pas utilisé plus d’animaux qu’avant.» (RTS: La Matinale)
«Après le Covid, l’Université de Genève] reprend des couleurs»
A l’occasion de la rentrée, le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, donne une interview. Il dresse le portrait d’une institution qui se rénove et retrouve ses étudiants en présentiel. «Hormis l’intégration de certains outils de l’enseignement en ligne, nous mettons l’accent sur les enseignements transversaux. L’autre chantier est celui de nos relations avec nos partenaires européens.» Par ailleurs, le recteur évoque le profil idéal pour sa propre succession.
Un autre article du même journal présente les «nombreuses» aides pour le corps étudiant genevois.
L’USI et l’Université de Berne collaborent dans la formation de médecins
A partir de 2023, les diplômé-es de bachelor en médecine humaine de l’Università della Svizzera italiana (USI) pourront faire leur master à l’Université de Berne.
«L’accord entre l’Université de Berne et l’USI est une étape importante pour le master en médecine humaine de l’USI et confirme l’excellent climat de collaboration entre les deux universités», déclare Giovanni Pedrazzini, doyen de la Faculté de biomédecine du Tessin.
Sur la base des accords existants avec l’Université de Bâle et l’Université de Berne, l’USI propose désormais 30 places d’études de bachelor par an, ainsi qu’actuellement environ 180 places d’études en master de médecine humaine.
Une première université européenne pour la médecine traditionnelle chinoise en Argovie
«À Bad Zurzach, la Swiss TCM Uni propose un diplôme universitaire en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Le premier semestre débute la semaine prochaine dans cette université accréditée par la Confédération.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 septembre 2022
22Sep2022
Politique des hautes écoles
La rentrée universitaire entre normalité, inflation et économies d’énergie
«Faute de perspectives, les postdoctorants invités à se diriger vers le privé»
«Promouvoir l’engagement de postdoctorants par les start-up, mais aussi soutenir leurs ambitions «entrepreunariales». Voici l’une des cinq recommandations formulées par le Conseil suisse de la science (CSS), un organe consultatif du Conseil fédéral, dans un rapport publié le 12 septembre dernier.»
L’article de Heidi.news présente ce rapport et des réactions, autant des syndicats et d’Astrid Epiney, pour le compte de swissuniversities.
Comment l’EPFL se prépare à subir la crise énergétique
«La crise énergétique et l’augmentation des tarifs de l’électricité qui l’accompagne n’épargnent pas les hautes écoles et les universités. L’EPFL, par exemple, est confrontée à une hausse de sa facture d’électricité qui va bondir de 10 à 45 millions de francs, lit-on dans une interview de son président Martin Vetterli, publiée dans 24 heures.»
Par ailleurs, «lors de sa séance des 21 et 22 septembre 2022, le Conseil des EPF a décidé de consacrer 10 mio CHF à des mesures supplémentaires de protection du climat dans le Domaine des EPF dans le but de réduire encore la consommation d’énergie ainsi que les émissions de CO2.»
Sans permis S, ils peuvent finalement étudier en Suisse
«Originaires du Cameroun ou de Côte d’Ivoire, des étudiants ayant fui l’Ukraine ont pu reprendre leur cursus universitaire.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 septembre 2022
Revue de presse UNIL 21 septembre 2022
Revue de presse UNIL 20 septembre 2022
16Sep2022
Politique des hautes écoles
Baisse légère des inscriptions à Zurich et Bâle
Selon des chiffres provisoires, il y a une légère baisse d’inscriptions à l’Université de Zurich (à l’exception des programmes de Master).
L’Université de Bâle constate également une légère baisse d’inscriptions. La raison serait une baisse du nombre d’élèves au gymnase.
L’EPFZ constate également une baisse par rapport aux années passées. Une explication serait que le nombre de personnes qui ont fait une année transitoire («Zwischenjahr») a été particulièrement bas pendant la pandémie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 septembre 2022
Revue de presse UNIL 15 septembre 2022
14Sep2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 septembre 2022
13Sep2022
Politique des hautes écoles
Quel avenir pour la relève scientifique?
«La violence que vivent les étudiants chercheurs, dont une petite partie seulement pourront obtenir des postes permanents dans l’académie, est-elle justifiée, utile, inacceptable? Pour le président du Fonds national suisse Matthias Egger, le système «up or out» est dépassé, et il faut trouver de nouvelles organisations.» […] «Le monde académique doit s’adapter aux exigences du marché du travail, notamment aux attentes des nouvelles générations en termes d’indépendance et de perspectives.»
Mesures pour améliorer les perspectives des postdocs
La présidente et un membre du Conseil suisse de la science (CSS) écrivent que trop de jeunes scientifiques surestiment leurs chances de suivre une carrière académique. Selon une étude du CSS, seul 1% des postdocs en Suisses obtiennent quatre années après une chaire, et 16% obtiennent un poste indéterminé qui correspond à leurs qualifications et compétences. «Cet écart entre les attentes et la réalité est source d’insatisfaction. Et il peut représenter un facteur de coût pour la société, comme l’a montré l’économiste Paula Stephan en 2013 dans une étude sur les postdoctorants aux États-Unis. Surtout si trop de post-doctorants se retrouvent à des postes qui n’ont rien à voir avec la science et la recherche. Il en résulte une allocation inefficace des ressources, car tant les personnes concernées que la société ont considérablement investi dans la formation scientifique.» Les représentants du CSS préconisent trois mesures:
1. Aux universités de mieux préparer les postdocs à une carrière non-académique, notamment en améliorant leur offre de formations continues en entreprenariat pour ces personnes.
2. Les postdocs provenant d’états non-européens devraient avoir un accès plus facile au marché de travail suisse.
3. En augmentant le nombre de postes de professeur-es assistant-es en tenure track, les jeunes auront des meilleures chances d’obtenir un poste à durée indéterminée, que cela soit en Suisse ou ailleurs.
« Je suis certainement la seule lauréate avec un rappel à l’ordre de l’EPF »
Ursula Keller, professeure en physique de EPFZ, a gagné «le prix scientifique le plus important de Suisse». Sa nomination est venue comme une surprise pour elle:«Je suis presque certainement la seule lauréate du prix Marcel Benoist à avoir reçu un rappel à l’ordre de l’EPF – en raison de mes activités en faveur de la promotion des femmes. Pour moi, ce prix scientifique est avant tout un signe de mes collègues qui me soutiennent aussi dans ce sens et qui reconnaissent mes performances scientifiques.»
Dans un entretien en 2019, en réaction à un licenciement d’une professeure qui était sa collègue, elle avait parlé du sexisme et de la corruption au sein de son institution . «On dit au public que je fais du tort à l’EPFZ. Mais je réfute cette affirmation et je pense que le style de direction actuel de l’École polytechnique est intimidant et qu’il a un effet néfaste sur la recherche. Je n’étais pas d’accord avec la manière dont ma collègue et professeure Marcella Carollo a été licenciée et j’ai partagé cette opinion publiquement. Une université doit être ouverte à la critique, mais l’EPFZ ne l’était pas dans ce contexte. Les progrès en matière d’égalité sont insuffisants à l’EPFZ, comme dans le reste de la Suisse.»
«J’ai vite compris qu’il y avait un manque de transparence et une discrimination à l’EPF : J’avais moins de fonds de démarrage que mes collègues masculins, et j’ai rencontré des difficultés injustifiées lors de ma promotion à un poste de professeure à part entière. Cela n’était pas dû à mes performances scientifiques, mais au fait que je suis tombée enceinte en 1996. Ma promotion à un poste de professeure à part entière a été interrompue et de violents conflits ont éclaté au sein du département de physique. Même dans les années qui ont suivi, on m’a mis des bâtons dans les roues. Par exemple, les décisions étaient toujours prises à la majorité. En tant que femme, je n’avais aucune chance d’imposer mon point de vue. De même, je n’ai jamais été élue à un poste de direction au sein du département au cours des dix dernières années, bien que j’aie à chaque fois posé ma candidature. Selon moi, les intérêts des minorités doivent être pris en compte pour qu’une démocratie puisse fonctionner durablement et qu’un changement culturel inclusif puisse se produire. Ce n’était définitivement pas le cas dans le département de physique.
Liberté de la science et diversité
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney écrit sur l’intérêt du cours en présentiel: «On ne saurait surestimer cette possibilité de se confronter aux avis d’autres personnes, de discuter des textes scientifiques, d’analyser telle ou telle évolution ou encore de remettre en question telle ou telle «vérité». […] les universités doivent s’engager avec détermination pour rester des espaces d’expression libres, même en cas de difficulté majeure. La diversité «sans restrictions» est un élément essentiel pour tout débat, en particulier le débat scientifique.»
Toilettes non-genrées à l’Université de Bâle et à la FHNW
L’Université de Bâle a présenté comme projet-pilote la création d’un petit nombre des toilettes non-genrées sur les trois sites de l’université. La HES de Suisse nord-occidentale FHNW a déjà introduit de telles toilettes, tout en gardant une majorité des W.C.s genrés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 septembre 2022
12Sep2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 septembre 2022
9Sep2022
Politique des hautes écoles
Comment le Biopôle de Lausanne s’impose
«Avec l’arrivée de Roche Diagnostics en juillet, le campus lausannois des sciences de la vie, Biopôle, prend une autre dimension et deviendra d’ici quelques années l’un des plus grands parcs en Europe de ce type. […] Comme pour tout cluster d’innovation, la présence d’acteurs académiques de renom sur le campus ou à proximité est déterminante pour son succès.»
L’Université de Bâle crée une task-force pour l’énergie
L’Université de Bâle a mis en place une task force pour l’énergie. En collaboration avec les facultés et départements, elle va élabore des plans d’actions pour les cas de coupures d’énergie en hiver. Comme première étape, l’Université examinera la consommation d’énergie des différents bâtiments et leur «importance systémique». L’objectif est de savoir à quelles utilisations l’université peut renoncer sans trop de pertes et quels services doivent absolument continuer à fonctionner. Une option serait la fermeture de certains bâtiments pendant la période sans cours, entre deux semestres. Une autre mesure évoquée est de baisser la température des bâtiments à 19°C.
Certaines universités allemandes évoquent des fermetures face à la crise énergétique. Une réaction
«Dernière idée : Le confinement fonctionne aussi sans Corona ! Il ne s’agit pas d’endiguer les virus, mais les coûts énergétiques, et ce dans les universités. Là aussi, les compteurs d’électricité et de gaz tournent à plein régime, car la science est gourmande. Les laboratoires, les bibliothèques, les amphithéâtres et les restaurants universitaires consomment beaucoup d’énergie. Et comme on ne sait pas encore qui va payer cette facture colossale et que les Länder demandent maintenant des plans d’économie, les universités se demandent si des fermetures ne pourraient pas aider. Par exemple en prolongeant la pause de Noël jusqu’à fin janvier. Ou en limitant leurs heures d’ouverture. Fermer tout simplement le magasin. Des vacances un peu plus longues, un peu moins d’études, et au final quelques milliards d’économies ! L’Allemagne reste fidèle à elle-même : les jeunes en dernier. Alors que les universités viennent de rouvrir, les étudiants entendent maintenant : retournez dans vos chambres, vers le radiateur soufflant, que vous devez d’ailleurs payer vous-même.
[…] Au lieu de se refroidir en pleine crise hivernale jusqu’à ce que le pouls s’affaiblisse, les universités devraient proposer un autre deal : nous chauffons pour les étudiantes et les étudiants. Aussi le matin, le soir, le week-end. On y trouve de l’électricité, Internet, de la chaleur, de la nourriture. Il se peut que l’on soit alors à l’étroit, car de nombreuses universités manquent de toute façon de place. Et alors, le séminaire aura lieu dans le couloir et les examens dans l’Audimax. Mieux vaut une université pleine que pas d’université du tout.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 septembre 2022
8Sep2022
Politique des hautes écoles
L’EPFL inaugure en grande pompe sa nouvelle centrale thermique novatrice
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) inaugure jeudi sa nouvelle centrale thermique, après trois ans de travaux. Celle-ci doit lui fournir plus de la moitié de l’énergie nécessaire à son fonctionnement, avec un bien meilleur bilan carbone.»
La crise énergétique de l’Europe frappe la science
L’explosion du coût de l’électricité en Europe touche fortement les instituts de recherche. Les instituts qui exploitent des superordinateurs, des accélérateurs et des lignes de faisceaux laser gourmands en énergie sont particulièrement en difficulté et, selon l’auteur de l’article, «ils pourraient être les canaris des mines de charbon pour le reste de la science.» Si les prix continuent de grimper en flèche cet automne et cet hiver, l’impact sur la science sera significatif », déclare Martin Freer, un physicien nucléaire qui dirige l’Institut de l’énergie de l’Université de Birmingham. « Ce sera une période difficile à traverser », dit-il. « Cela peut signifier, comme pour le COVID, qu’il y aura une interruption des programmes scientifiques ».
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- gestion – ressources informatiques
- crise énergétique
Horizon hors de vue
Le CEO du CESEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique) Alexandre Pauchard regrette l’exclusion suisse du programme de recherche Horizon Europe. «Cette exclusion a surtout eu des conséquences sur la recherche quantique et l’aérospatial. La faillite annoncée en août de l’entreprise Syderal, qui fabriquait des équipements pour l’industrie spatiale, ou l’ouverture en Autriche d’un centre de Recherche et développement d’ID Quantique, un spécialiste suisse du cryptage de données par cryptographie quantique, sont des exemples des conséquences de cette exclusion.
Il salue l’engagement du Secrétariat pour l’éducation, la recherche et l’innovation (SEFRI) qui s’est déclarée prête à s’engouffrer dans la brèche et à soutenir financièrement les instituts de recherche et les projets concernés. «C’est un premier pas important, mais qui ne doit pas être le seul. […] Certes, les chercheurs suisses pourront à l’avenir faire avancer des projets avec l’UE – mais uniquement ceux qui ont un « Technology Readiness Level » (TRL) bas. […] Il faut cependant une stratégie à long terme pour soutenir ces domaines technologiques décisifs pour l’avenir, avec un financement à la hauteur des enjeux. Tous nos voisins européens libèrent actuellement d’énormes moyens financiers dans le domaine de la recherche quantique. […] D’une manière générale, il est également très important que nous restions actifs dans l’industrie et dans les associations académiques, tous domaines de recherche confondus.
Création de la Fondation pour l’Université de Neuchâtel
L’Université de Neuchâtel (UNINE) s’est dotée d’une fondation autonome pour récolter des fonds par voie de donation, legs ou autres. Les alumni seront d’ailleurs ciblés. Les fonds de la fondation «permettront de financer des activités ou projets favorisant le développement de la haute école. Il s’agit de «faciliter le dialogue avec des partenaires et donateurs à même d’apporter leur concours dans son épanouissement scientifique et académique», expliquent les deux entités.
Cette augmentation permettrait de faire face à l’inflation et à la concurrence croissante entre universités.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 septembre 2022
7Sep2022
Politique des hautes écoles
La facture énergétique de l’EPFL pourrait exploser
«Grosse consommatrice [d’énergie], l’école polytechnique fédérale s’attend à une hausse de ses frais de plusieurs dizaines de millions de francs. L’institution a mis sur pied une commission de crise et appelle sa communauté à économiser l’électricité. L’enjeu: maintenir coûte que coûte les infrastructures de recherche»
Étudiants ou ménages précaires, l’inflation frappe durement certaines catégories de la population
«L’inflation pousse de nombreux Suisses et Suissesses vers des situations très critiques. Les prix de l’énergie grèvent les budgets les plus modestes, tandis que ceux de certaines denrées alimentaires augmentent aussi. Associations et organisations caritatives sont à pied d’oeuvre pour contenir les dégâts. […] À Lausanne, la Fédération des associations d’étudiants de l’Unil (FAE) a entamé des démarches auprès de la direction et des partenaires de l’université, notamment des cafétérias, «pour s’assurer que les plats ne subiront pas l’inflation que l’on peut constater dans les supermarchés», explique son coprésident Pedro Duarte. À l’échelon national, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) se prépare aussi depuis le début de l’été. Elle portera à Berne une résolution qui comprend plusieurs revendications, notamment une adaptation des bourses d’études ou la protection des prix des logements d’étudiants.»
Nouveau livre blanc sur le rôle de l’université
«Les universités sont-elles bien préparées à un avenir collaboratif ? Transmettent-elles les bonnes compétences ? Un nouveau livre blanc, publié conjointement par l’Université de Saint-Gall et le Symposium de Saint-Gall, examine le rôle changeant des universités dans le futur monde de l’apprentissage et du travail.»
Le Canton de Neuchâtel signe une convention intercantonale pour financer la formation postgraduée des médecins
«Le financement de la formation postgraduée des médecins en Suisse est exclu, depuis 2012, des coûts à charge de l’assurance obligatoire des soins. Il doit être assuré par les prestations d’intérêt général qui sont payées par les cantons. Pour éviter que les hôpitaux ne soient tentés de faire des économies, la conférence des directeurs cantonaux de la santé a mis en place une solution intercantonale pour le financement de ces formations. Cette convention prévoit une contribution minimale de formation versée par le canton où se trouve l’hôpital, soit 15’000 francs par médecin en formation postgrade et par an. Mais elle souhaite aussi équilibrer les charges financières entre les cantons en fonction de leur population. […] En adhérant à cette convention, Neuchâtel devra contribuer à la hauteur de près de 500’000 francs par an.»
Les recherches suisses sur le Covid-19
Pendant la pandémie de coronavirus, le Fonds national suisse (FNS) a engagé plus de 45 millions de francs suisses en faveur de 114 projets de recherche sur le Covid-19. Il tire un bilan des recherches financées.
L’Unil dans les médias
Lausanne, première ville de Suisse à rejoindre le réseau mondial UNESCO des villes apprenantes
«La candidature de « Lausanne, ville apprenante », portée conjointement par la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne, a été retenue par l’UNESCO. Elle rejoint le Réseau mondial des villes apprenantes et accède à une plateforme internationale permettant l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie.»
Revue de presse UNIL 7 septembre 2022
6Sep2022
Politique des hautes écoles
Le CERN projette de mettre ses accélérateurs au ralenti en raison de la crise énergétique
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERN, élabore actuellement des plans visant à arrêter certains de ses accélérateurs de particules lors des périodes de pointe, a déclaré Serge Claudet, président du comité de gestion de l’énergie du centre. Le CERN réfléchit également à la manière dont il pourrait faire tourner au ralenti le Grand collisionneur de hadrons, le plus grand accélérateur du monde, si nécessaire.
Les régions allemandes développent des scénarios pour la pénurie d’énergie en hiver
Les régions allemandes (Länder) ont fixé des objectifs en termes d’économies d’énergie pour les universités qui sont «en partie ambitieux». Qu’est-ce qui se passe s’ils n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs ? Quelles mesures seraient à prendre si les prix montent encore dû à la guerre en Ukraine? Plusieurs universités considèrent la possibilité de prolonger les vacances de fin d’année. L’Université de Francfort-sur-Main peut s’imaginer de fermer l’université pendant plusieurs jours ou semaines, une option que les autres universités interrogées n’excluent pas non plus, comme «ultima ratio». Deux régions évoquent même la possibilité de retourner à l’enseignement en ligne.
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
- enseignement – en ligne
- crise énergétique
«La Haute école nous conduit volontairement dans l’impasse»
«Les diplômés du cursus de bachelor en psychologie économique de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) craignent pour leur avenir académique. […] Une étudiante qui souhaite rester anonyme, est désespérée parce que la HSLU est la seule haute école de Suisse à ne proposer que le bachelor en psychologie des affaires et pas de master : « La haute école de Lucerne nous refuse cette possibilité en toute connaissance de cause et nous conduit volontairement dans l’impasse académique ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2022
5Sep2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ évalue ses options en cas de pénurie d’énergie
Pour faire des économies en énergie, l’EPFZ prévoit de réduire les chauffages en hiver et de renoncer autant que possible à l’eau chaude. Par ailleurs, l’école polytechnique se prépare au scénario ou, «en situation de forte pénurie ou sur ordre de la Confédération», les bâtiment qui ne contiennent que des unités administratives seraient fermés. «Dans une telle situation, l’entretien de l’infrastructure d’enseignement et de recherche aurait la priorité absolue ». Par ailleurs, l’EPFZ compte avec une facture d’électricité qui doublerait en 2023.
«A Neuchâtel, l’innovation, c’est combien?»
Neuchâtel, se trouve dans le peloton de tête des régions les plus innovantes, selon plusieurs classements. Le journaliste d’Arcinfo essaie de quantifier les efforts en matière d’innovation dans le canton.
Selon le Service de l’économie du canton, pour les instituts de recherche (CSEM, EPFL), «le montant des soutiens cantonaux est de 5,3 millions francs par an. Il est à noter que l’effet de levier est de l’ordre de 10 (pour 1 franc que le canton engage, en moyenne, les entreprises, la Confédération ou d’autres acteurs économiques en mettent 10)».
Selon l’article, «Peuvent être ajoutés à ces montants environ 2 millions de francs de soutien à des structures de coaching, de financement et à d’autres organismes, comme Microcity. Enfin, environ 5 millions de francs sont consacrés à des projets financés par d’autres mécanismes, en lien, notamment, avec la loi sur l’appui au développement économique et la politique régionale.
Le sociologue Gaêl Brulé de l’Université de Neuchâtel relativise l’importance de ces indicateurs, estimant qu’aujourd’hui, l’innovation sortirait souvent du cadre établi: «des indicateurs indirects, en rapport avec l’attractivité du territoire, la qualité de vie, le nombre d’événements culturels ou le niveau de confiance des citoyens dans les autorités peuvent être davantage utiles à la compréhension des mécanismes de l’innovation que les statistiques financières.»
Tout comme la religion et la politique, la science et la politique doivent-elles être séparées ?
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, répond à la question si la politique et la science devraient être séparées l’une de l’autre. Il écrit: «[…] la question est compliquée et cela prendra probablement des années, voire des centaines d’années pour que les philosophes, politiciens et juristes se mettent d’accord [sur cette question] – s’ils y parviennent. Mais je pense qu’il est clair que la science a aujourd’hui une influence politique sur certains sujets. Je pense par exemple à la santé, à l’avortement ou au mariage homosexuel. Et la science défend souvent des points de vue favorables à la technique et à la recherche. Simplement dans leur propre intérêt ? Ou comme soutien objectif et neutre de la politique dans le sens d’une plus grande vérité ? Je vous laisse répondre à ces questions, car cette chronique est trop courte pour cela. Ce qui est sûr, à mon avis, c’est que la Suisse est une démocratie, pas une technocratie, et que le souverain ultime est le peuple, pas la vérité scientifique. Cette dernière ne peut que soutenir le processus politique».
Le domaine des EPF est appelé à mettre à disposition plus d’information en italien
Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF), ainsi que les instituts qui leur sont affiliés, doivent également respecter la loi sur les langues et présenter tout ou partie de l’information sur leurs sites web en italien. C’est ce qu’écrit le Conseil fédéral en réponse à une interpellation d’Anna Giacometti (PLR/GR).
Selon la Conseillère nationale des Grisons, il est vrai que l’anglais s’est désormais imposé comme la langue de la science, mais malheureusement, on assiste à des tergiversations constantes au niveau fédéral contre les langues nationales, même dans des contextes où l’égalité de traitement devrait être garantie.
Toutefois, précise le gouvernement, la situation est différente pour swissuniversities et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Comme ils ne font pas partie de l’administration fédérale, ils ne tombent pas sous le coup de la loi. Contrairement à swissuniversities, le FNS a toutefois une mission de droit public d’encouragement de la recherche scientifique. C’est pourquoi, lors de l’élaboration de la convention de prestations 2025-2028 avec le FNS, le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation soulèvera la question de la prise en compte appropriée des langues officielles, notamment dans les contenus numériques du FNS.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 septembre 2022
2Sep2022
Politique des hautes écoles
«Rentrée morose pour certaines Universités»
Une conséquence du nouvel Accord intercantonal universitaire (AIU) entré en vigueur au début de l’année est que les contributions intercantonales versées pour compenser les coûts des étudiants venant d’autres cantons diminuent, en moyenne suisse, de 4%. D’après les estimations établies par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) en 2019, huit cantons «y perdaient». Le canton de Vaud ne figure pas parmi les huit cantons, mais l’UNIL a aussi fait ses calculs: «Etant donné la progression prévue, et avec un nombre d’étudiants constant, nous prévoyons une diminution de 700 000 francs en 2022, de 1,4 million en 2023, 2,1 mio en 2024 et 2,8 mio ensuite», indique Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.
L’enseignement supérieur, un espace d’intégration
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, écrit. «l’intégration par les études en haute école a un effet positif non seulement sur les étudiant·es et leurs familles, mais aussi sur l’ensemble de la société. Elle permet d’instaurer un système basé sur le mérite et les qualités individuelles, le meilleur garant de l’excellence dans le monde du travail. Elle permet aussi de maintenir une certaine paix sociale en assurant l’égalité des chances. Un pays qui est capable de maintenir une offre en formation compétitive, pertinente et abordable financièrement investit dans son avenir. Et donne comme signal que l’ascenseur social demeure grand ouvert à toutes et tous.»
Faut-il plus de chaires à temps partiel dans les hautes écoles?
«Le professeur à temps partiel Indiana Jones incarne-t-il un modèle d’avenir pour les hautes écoles? Ou est-ce plutôt les femmes professeures qui consacrent le reste de leur temps de travail à des tâches familiales? Points de vue opposés d’une historienne et d’un historien.»
«Enseignement magistral hors-jeu»
«La transmission du savoir est l’une des missions essentielles des hautes écoles. Pourtant, elle est éclipsée, et de loin, par la recherche. Pourquoi il en est ainsi et pour quelles raisons cela devrait changer.»
Les Flagships ont‑ils conquis de nouvelles terres ou sont‑ils échoués?
«Au cours de près de dix ans de voyage, les Flagships européens, vaisseaux amiraux de la recherche valant des milliards, ont parfois traversé des eaux tumultueuses. Nous avons étudié les carnets de bord des projets sur le graphène et le cerveau, et osons un regard sur la technologie quantique et celle des batteries.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 septembre 2022
1Sep2022
Politique des hautes écoles
Le rôle d’une interface science-politique
La professeure Tanja Stadler de l’ETH Zurich a présidé la Task Force fédérale contre la pandémie Covid-19 d’août 2021 jusqu’à sa dissolution en mars 2022. Dans une vidéo, elle explique son domaine de recherche et le travail de son groupe, et partage son expérience avec la Task Force. Elle parle du besoin de créer et d’entretenir des connexions institutionnalisées et solides entre la science et la politique, en particulier en dehors des moments de crise, car cela permettrait, le premier jour d’une crise, d’avoir une interface science-politique fonctionnelle. «Je pense qu’il est très important, et cette pandémie l’a montré, qu’en tant que scientifiques, nous devons faire beaucoup d’efforts et accroître nos efforts pour expliquer ce que la science fait, ce que nous faisons pour la société, afin qu’il y ait une compréhension de ce que la science peut fournir et aussi de ce que la science ne peut pas fournir.»
La future loi sur la protection des données divise les experts
«Mercredi, le Conseil fédéral a tranché: la future loi sur la protection des données entrera en vigueur le 1er septembre 2023. Trois experts analysent d’un œil critique le texte de la législation à venir, moins contraignant que le RGPD européen.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2022
31Août2022
Politique des hautes écoles
Pourquoi l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) a rejoint l’initiative populaire d’Opération Libero
Après quinze mois d’immobilisme dans le dossier sur l’accord institutionnel entre la Suisse et l’Union européenne (UE), une nouvelle initiative populaire veut «définir les bases de la politique européenne de la Suisse et obliger le Conseil fédéral à entamer immédiatement des négociations afin de clarifier les questions institutionnelles». Lancée officiellement par Opération Libéro, l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) fait notamment partie du comité d’initiative.
Dans une interview, le coprésident d’UNES, Maxime Barthassat explicite les raisons pour lesquelles l’union s’est ralliée derrière l’initiative. L’UNES souhaite notamment que la question d’Erasmus soit davantage discutée. «Dans les médias, il n’y en a que pour Horizon Europe. Même les représentants des hautes écoles ne parlent pas assez d’Erasmus. En intégrant ce comité, nous voulons remettre le mot «Erasmus» dans la tête des gens. Tout en sachant qu’il est lié à Horizon. Avoir accès au programme de recherche européen est bénéfique pour les étudiants, car il rend les universités suisses plus attractives.»
Students at Risk – Lancement du projet pour la protection de la liberté d’éducation
« Des licenciements, des enlèvements et des assassinats d’étudiant·e·s. Partout dans le monde, les établissements de formation sont sous pression. Rien qu’entre janvier 2011 et août 2021, 2150 attaques sur des étudiant·e·s et des scientifiques ont été signalées dans le monde. Le nombre de cas non recensés est élevé. Avec « Students at Risk », l’Union des étudiant·e·s de Suisse UNES lance un projet dont le but est de créer un réseau de soutien pour les étudiant·e·s et doctorant·e·s persécuté·e·s. »
Réforme de la carrière académique en Espagne
L’Espagne est sur le point de remanier ses structures de carrière dans la recherche, après que le Congrès des députés ait approuvé la semaine dernière la version finale d’une réforme de la loi de 2011 sur la science, la technologie et l’innovation. La réforme introduit un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée pour toutes les catégories de chercheurs-euses, une plus grande sécurité de l’emploi pour les post-docs, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et, dans le même temps, donne un coup de pouce aux dépenses publiques en matière de recherche.
La sécurité de l’emploi pour les chercheurs-euses est sur une courbe descendante depuis que le crash financier de 2008 a déclenché des coupes importantes dans le budget de la recherche du pays. Rien qu’entre 2011 et 2016, l’Espagne aurait perdu plus de 5’000 postes de recherche.
L’Unil dans les médias
Un premier rendez-vous philanthropique à l’UNIL
«Le 6 septembre prochain, 35 projets en lien avec la transition énergétique et sociale, menés par des scientifiques, des membres du personnel et étudiantes de l’UNIL, seront présentés sur le campus de Dorigny à de potentiel·le·s donatrices et donateurs dans le cadre de la première édition des «Rendez-vous philanthropiques».»
Revue de presse UNIL 31 août 2022
30Août2022
Politique des hautes écoles
L’acceptation des mesures de crise par la population – Une publication du Conseil suisse de la science
«La pandémie de Covid-19 a mis à mal les systèmes de santé, l’économie et presque tous les aspects de la vie quotidienne. Partant de ce constat, le Conseil suisse de la science CSS a analysé comment préparer la Suisse aux crises à venir, qui pourraient être très différentes. Pour ce faire, il a recueilli l’expertise de scientifiques et de représentants de la société civile, de l’économie, de la politique et de l’administration. Dans son rapport, le CSS aborde la préparation aux crises à travers le concept de l’acceptation.»
Changement de présidence à UniDistance
«Stefan Bumann, dipl. ing. EPFZ, ancien chef du Service des hautes écoles du canton du Valais, reprendra la direction d’UniDistance Suisse en tant que président du Conseil de fondation au 1er septembre prochain. Son élection a eu lieu à l’unanimité. Il succède à l’ancien conseiller d’État Wilhelm Schnyder. […] Le nouveau président se distingue par une riche expérience dans le secteur privé et une longue position de cadre dans le service public.
Ainsi, UniDistance Suisse est à nouveau placée sous la conduite d’une personnalité parfaitement intégrée dans le paysage éducatif valaisan et suisse et qui bénéficie d’un large réseau au niveau de la formation tertiaire. Stefan Bumann, qui accompagne depuis de longues années la mise en place des hautes écoles valaisannes, a, depuis son entrée dans les instances d’UniDistance Suisse, largement contribué à l’élaboration du nouveau plan de développement universitaire de l’institution, et s’est fortement engagé pour le développement de la recherche à UniDistance Suisse.»
La Maison Blanche annonce une nouvelle politique visant à supprimer les paywall autour des recherches financées par le secteur public
Le 25 août 2022, l’administration du président américain Joe Biden annoncé sa nouvelle politique « d’accès libre » aux recherches financées par des fonds fédéraux. D’ici à la fin de 2025, les agences fédérales devront également mettre gratuitement à la disposition du public les publications des résultats de recherche financées par des fonds publics. Cela met fin à la politique des paywall, qui permet de mettre les articles en mode payant pour la durée d’une année après la publication.
Par ailleurs, les données scientifiques qui sous-tendent les publications évaluées par les pairs doivent également être mises à la disposition du public, à moins que leur partage ne pose des problèmes juridiques, éthiques ou de sécurité. Les données de recherche qui ne donnent pas lieu à des travaux évalués par des pairs doivent, quant à eux, être partagées en interne entre les agences gouvernementales.
Le consortion pour le libre accès Coalition S a appelé la décision «entièrement en accord» avec ses principes et conforme avec les recommandations UNESCO pour le libre accès.
Certains éditeurs et sociétés scientifiques s’opposent cependant à ce changement. Ils maintiennent que l’embargo d’un an est essentiel pour assumer les coûts d’édition et de production.
Le FNS renforce son partenariat avec une organisation de financement israélienne
« À l’occasion de la visite du président israélien Isaac Herzog en Suisse, le FNS et l’Israel Science Foundation (ISF) ont signé une déclaration d’intention commune. Pour Matthias Egger, président du Conseil national de la recherche, il s’agit d’une avancée significative : « Cet accord marque le début d’une coopération durable et prometteuse entre nos deux organisations de financement. » »
Diplômés pas affectés par la crise du Covid
« L’enquête réalisée par l’Office fédéral de la statistique en 2021 sur la situation professionnelle des jeunes ayant décroché leur diplôme (bachelor, master) un an plus tôt montre que la pandémie n’a pas provoqué plus de chômage qu’en 2019. Ce taux «s’élevait au total à 3,3% pour 2019, et était de 2,6% en 2020». Les diplômés du secteur pédagogique s’en sont sortis mieux que les autres, un sur dix seulement n’ayant pas trouvé d’emploi, alors qu’ils étaient trois sur dix dans les autres domaines. L’enquête de l’OFS s’est aussi intéressée aux types de contrats. Près de 50% des titulaires d’un master universitaire avaient un emploi à durée déterminée contre 17% des diplômés HEP. À noter encore que «la médiane des revenus réels» pour un poste à plein temps a augmenté de 1,4 point de pourcentage par rapport à l’année d’enquête 2019. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2022
Création d’un Observatoire romand de la culture (ORC)
«A l’issue d’une étude de faisabilité qu’ils avaient commandée en 2021, l’UNIL, la HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale, la conférence des chefs de service et délégués aux affaires culturelles (CDAC) et la Ville de Lausanne, rejointes depuis par 13 autres villes romandes, s’associent aux milieux professionnels de la culture pour créer l’Observatoire romand de la culture (ORC). L’ORC aura pour objectif principal d’élaborer des études, ainsi que de produire et récolter des données fiables et comparatives permettant de mieux comprendre les enjeux et de mettre à disposition des acteurs romands des politiques culturelles des outils d’aide à la décision. L’ORC, rattaché administrativement à l’UNIL, débutera ses activités en septembre 2022.»
- collaboration hautes écoles – politique
- arts et science
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
29Août2022
Politique des hautes écoles
La rédactrice au Palais fédéral critique le comportement du Conseil fédéral envers l’UE
Dans un article de la Sonntagszeitung, la rédactrice au Palais fédéral, Camilla Alabor critique le comportement du Conseil fédéral face à l’impasse dans les relations avec l’Union européenne (UE). Alors que la société civile tente de faire avancer les choses, avec notamment le lancement d’une pétition de la part d’Opération Libero demandant au Conseil fédéral de négocier avec Bruxelles, «le Conseil fédéral ne montre aucun empressement à s’asseoir à nouveau à la table des négociations».
Elle rappelle qu’avec l’exclusion du programme de recherche européen Horizon Europe, les universités et les EPF perdent non seulement les postes de directions de projet, mais également les chercheur·euses qui quittent la Suisse pour continuer leurs projets dans les pays de l’UE.
«Le problème ne se situe pas à Bruxelles, mais à Berne : il faut un débat honnête sur le fait que la Suisse doit elle aussi faire des compromis. Cela permettrait au pays d’aller plus loin que d’explorer, de préciser et d’intensifier encore une fois» propose-t-elle.
L’Hôpital universitaire de Zurich a court-circuité une procédure d’appel de l’Université de Zurich
Ces dernières années, la clinique cardiaque de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a dû faire face aux conséquences des turbulences liées à son ancien directeur Francesco Maisano. Le chirurgien-cardiologue avait été accusé d’avoir enjolivé des rapports et d’avoir dissimulé des conflits d’intérêts. En septembre 2020, l’USZ s’est séparé de lui ; Paul Vogt tente depuis d’apaiser les tensions en tant que directeur par intérim.
L’Hôpital universitaire a désigné Omar Dzemali comme directeur, qui travaillait avant à l’Hôpital de Triemli. En nommant Omar Dzemali, la direction de l’hôpital universitaire a anticipé la procédure de nomination en cours à l’université pour la chaire de chirurgie cardiaque, qui était lié au poste de direction, une décision que la journaliste du Tages-Anzeiger qualifie comme «égoïste».
L’université a réagi en suspendant la procédure et en refusant tous les candidat·es. La question de savoir est ce qu’il adviendra de la chaire restée ouverte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 août 2022
26Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 août 2022
25Août2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ encourage l’entreprenariat, en partenariat avec l’UBS
L’UBS et l’EPFZ lancent un partenariat de 40 millions. Les sommes seront investies dans entreprenariat et une deuxième dans la promotion des domaines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, technique) auprès des jeunes élèves.
L’initiative pour plus de forces MINT interviendra dans les écoles primaires et secondaires ou l’EPFZ y intégrera ses programmes existants, où les jeunes peuvent développer des projets scientifiques dirigés par des étudiant·es. Une attention particulière sera accordée aux groupes qui sont jusqu’à présent sous-représentés dans les sciences naturelles et techniques. Il s’agit d’une part de talents issus de familles ayant un faible niveau de formation et d’autre part des filles, toujours encore clairement minoritaires dans les filières telles que le génie mécanique ainsi que l’électrotechnique et l’informatique. En Suisse, ce déséquilibre est plus important que dans de nombreux autres pays.
La deuxième initiative s’adresse aux étudiant·es de l’EPFZ et vise à encourager la pensée et l’action entrepreneuriales. L’UBS et l’EPFZ souhaitent transmettre dans des ateliers des compétences comme le marketing, la comptabilité et des connaissances financières plus larges. Une autre projet veut faciliter les échanges entre étudiant-es et entrepreneur·euse·s expérimenté·es et entre spin-offs et investisseurs potentiels («Investorentag)».
- égalité – genre
- entreprenariat et spin-offs
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- égalité – origine sociale
Sondage du FNS sur les conditions de travail de la relève académique
«Le FNS s’est intéressé aux conditions d’emploi du personnel engagé dans les projets qu’il finance. Près de 4000 chercheurs et chercheuses de la relève de toutes les hautes écoles suisses ont répondu à son sondage.»
Comment élaborer un code de conduite pour un travail de recherche éthique sur le terrain
L’idée de ce code de conduite pour la recherche sur le terrain est née du militantisme antiraciste au sein de l’Ecole de géographie et d’environnement de l’Université d’Oxford. À la suite du meurtre de George Floyd et de l’éruption du mouvement Black Lives Matter, un collectif d’étudiants diplômés, dont la co-auteure Laura Picot, a proposé au département un « modèle de changement » pour démanteler le racisme systémique. Cela a donné le coup d’envoi d’une vague d’actions, dont la commande et le financement de ce code de conduite.
«Quelle que soit la discipline universitaire, lorsque les chercheurs sont loin de leur bureau et qu’ils interagissent avec des personnes jouant des rôles différents, des questions surgissent pour lesquelles des décisions fondées sur des valeurs doivent être prises – et rapidement. Même dans les sciences physiques, lorsque la recherche n’est pas axée sur des participants humains, des relations de pouvoir inégales peuvent exister entre les chercheurs et les communautés ou les collaborateurs. Il faut alors comprendre comment naviguer dans ces déséquilibres de manière éthique, en s’adaptant aux différentes situations. Les institutions ne parviennent pas à faciliter de manière adéquate le travail de recherche éthique sur le terrain. Nous avons donc entrepris d’élaborer un code de conduite pour aider les chercheurs à atteindre l’excellence, l’éthique et le bien-être dans le travail sur le terrain. Ce qui était au départ une tâche simple s’est transformé en une vaste entreprise, dépassant le cadre de notre université. Cela montre à quel point le code est important et nécessaire.»
Les lourds prêts étudiants vont être partiellement effacés aux Etats-Unis
«Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi un effacement partiel des emprunts étudiants. La question suscite un vif débat dans un pays où une année à l’université peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars.»
L’évaluation de l’enseignement – «il n’y a pas de solutions faciles!»
La semaine dernière, le Président de l’Université de Potsdam Olivier Günther a plaidé en faveur de l’introduction d’un test PISA pour évaluer l’enseignement universités. Frank Ziegele, professeur en gestion des connaissances à la Haute école d’Osnabrück, répond à cette proposition. «chaque concept de mesure a ses forces et ses faiblesses. […] Même un recours à des tests de type Pisa n’est qu’un élément de la mosaïque, et il ne nous dispensera pas de mesurer de multiples façons.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 août 2022
24Août2022
Politique des hautes écoles
«Un fonds pour pallier la non-association à Horizon Europe»
«Une solution temporaire doit voir le jour pour pallier la non-association à Horizon Europe. Par 10 voix contre une, la Commission de la science du Conseil des États plaide pour la création d’un fonds visant à stabiliser le pôle de recherche suisse, limité à 2027 et servant à financer la coopération internationale dans le domaine de la recherche et encourager l’excellence scientifique de la recherche suisse. Berne n’a en effet toujours pas obtenu une association au programme européen. Les négociations sont en suspens, rappelait hier la commission dans un communiqué.»
«La fable de l’académisation»
Dans une tribune d’invité, Stefan C. Wolter, professeur d’économie de l’éducation à l’Université de Bern, donne son point de vue sur le phénomène d’«académisation», «souvent dénoncée dans les médias». La tertiarisation du marché du travail est en premier lieu une conséquence de l’introduction de la maturité professionnelle, et ne doit pas être assimilée à une «académisation» de l’enseignement, argue-t-il.
Premièrement, il démontre que la croissance du taux global de maturité est presque entièrement due à l’introduction de la maturité professionnelle et, plus tard, dans une moindre mesure, à celle des maturités spécialisées. Il met en avant que la Suisse est probablement le seul pays de l’OCDE à s’être imposé dans le peloton de tête en matière [du nombre] de diplômés tertiaires sans avoir dû pour autant augmenter sensiblement le taux de maturités gymnasiales.
Il argue que sans l’introduction de la maturité professionnelle, la Suisse aurait assisté à une érosion de la formation professionnelle, car il aurait été impossible de convaincre les entreprises de continuer à proposer des places d’apprentissage dans des métiers exigeants si les talents s’étaient tous dirigés vers le gymnase.
Stefan Wolter estime que le choix d’entamer des études supérieures doit avoir des raisons économiques, en réaction au marché de travail «qui exige de plus en plus de formation, parce que la majorité des professions nécessitent des activités non routinières, pour lesquelles une formation plus longue est une condition nécessaire […].» Il conclut: «au lieu de déplorer une académisation inexistante, nous devrions être reconnaissants aux jeunes d’aujourd’hui de renoncer volontairement à des années de revenus. Car c’est grâce à ces investissements individuels que la compétitivité de notre pays sera encore élevée demain.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 août 2022
23Août2022
Politique des hautes écoles
3,8 millions de francs pour des projets d’étudiant·e·s en Suisse en faveur du développement durable
«Jusqu’au 31 octobre, les étudiant·e·s de toute la Suisse peuvent demander un financement pour leurs idées de projets en faveur du développement durable. Le programme d’encouragement U Change est financé par la Confédération ; les bénéficiaires développent, par l’application interdisciplinaire et la mise en réseau de leurs connaissances spécialisées, les compétences clés leur permettant de contribuer de manière décisive à façonner le monde de demain. Sur la durée du programme, de 2021 à 2024, un montant total de 3,8 millions de CHF sera attribué, financé à parts égales par U Change et les hautes écoles.»
Un nouvel agenda européen de l’innovation
Pour Mariya Gabriel, Commissaire européenne à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse, «L’innovation est essentielle pour mener à bien la double transition écologique et numérique et pour garantir l’autonomie stratégique de l’UE. Le nouvel agenda européen de l’innovation, adopté par la Commission en juillet, vise à libérer le potentiel d’innovation de l’Europe et à lui assurer un rôle de premier plan sur la scène mondiale de l’innovation, afin qu’elle devienne un lieu où l’innovation technologique profonde («deep tech») crée des solutions de pointe sur tout le continent.»
Le nouvel agenda européen de l’innovation contient cinq projets phare. «Le deuxième projet phare vise à soutenir l’innovation dans le domaine des technologies profondes par le biais d’espaces d’expérimentation et de marchés publics. Les installations d’expérimentation des universités pourraient être utilisées en collaboration avec des start-ups spécialisées dans les technologies profondes. Les « bacs à sable » réglementaires proposés aideront l’UE à suivre l’évolution rapide de la technologie, en permettant aux percées technologiques profondes d’être évaluées puis commercialisées dans l’UE. […] Nous encourageons tous les États membres et les régions à s’appuyer sur nos propositions et à travailler avec la Commission européenne et les parties prenantes pour mobiliser les investissements, garantir des conditions-cadres favorables et mettre en œuvre les réformes nécessaires. Nous invitons également les universités, au carrefour de la recherche et de l’innovation, à jouer un rôle actif dans sa mise en œuvre, notamment par la promotion des compétences horizontales et entrepreneuriales.»
- entreprenariat et spin-offs
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- politique – Europe
- innovation
Tensions autour d’une base de données génétique
Les tensions politiques et sécuritaires croissantes entre Pékin et l’Occident ont suscité des appels à une révision du transfert de données génétiques vers la Chine à partir d’une base de données biomédicales contenant l’ADN d’un demi-million de citoyens britanniques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2022
22Août2022
Politique des hautes écoles
Les coûts des étudiant·es étranger·ères
Depuis le début de la libre circulation des personnes en 2002 jusqu’à l’année académique 2021/22, le nombre d’étudiant·es étranger· ères dans les hautes écoles suisses a augmenté de 51.000 pour atteindre 74.440. Cela représente une augmentation de 222%. Au niveau universitaire, le nombre à augmenté de 36.000 à 55.000 (+184 %). Ainsi, le corps étudiant étranger représente actuellement près d’un tiers du corps étudiant total, et atteint même 39 % dans les disciplines les plus «coûteuses» (médecine, technique, sciences naturelles).
Selon les calculs approximatifs du journaliste Hans Kaufmann de la Weltwoche, ces étudiant·es coûtent chaque année environ 1,3 milliard de francs aux contribuables. «Des dépenses nettes aussi élevées pour les étudiants de l’UE constitueraient un argument de poids dans les négociations contre la menace de l’UE de mettre fin à la coopération en matière de recherche et d’éducation. Une exclusion de la Suisse du programme Horizon devrait automatiquement entraîner des taxes d’études qui couvrent les frais pour les étudiants de l’UE », argue-t-il.
Le journaliste remet également en question le nombre d’étudiant-es russes (899), chinois-es (3127) et iranien-nes (661), «car il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais aussi de transferts de savoir-faire indésirables et d’espionnage.
- Erasmus+
- espionnage
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 août 2022
19Août2022
Politique des hautes écoles
La politique française et chinoise face au classement de Shanghaï
Un article du Monde retrace l’histoire des classements universitaires. Selon l’article, le premier classement du Shanghaï en 2003, en particuier, premier de son genre, a été un «coup de tonnerre» en France, car les grandes écoles françaises, qui étaient considérées comme des fleurons, y sont absentes. Le CNRS, l’inria, l’Insem et Inrae ne sont pas classés puisque ce ne sont pas des établissements d’enseignement supérieur.
«Le milieu universitaire n’aurait probablement pas connu autant de réformes ces quinze dernières années sans le classement de Shanghaï», confirme Christine Musselin, directrice de recherche CNRS au centre de sociologie des organisations à Sciences Po. «L’idée, très ancienne, que l’université française est en retard a été comme objectivée par ce classement.» Le tournant stratégique intervient en 2018, avec la mise en place des établissements publics expérimentaux. «La France a alors passé un cap et le classement de Shanghaï, à la suite de quelques autres, a accepté de classer des regroupements, comme l’université Paris-Saclay.», se souvient Jean-Yves Mérindol, ancien président d’université de Sorbonne Paris Cité.
Contrairement à la France, la Chine est en train de se distancier du classement de Shanghaï. Dix-neuf ans après après de l’avoir inventé, le pays s’apprête à faire marche arrière, comme l’a exprimé son président Xi Jinping fin avril. «La Chine ne veut plus mesurer ses universités aux autres, notamment américaines: elle décidera par elle-même des critères d’excellence devant prévaloir au sein des établissements, critères «du gène rouge», selon président-secrétaire général du comité du Parti communiste. […] Xi Jinping a estimé nécessaire de «s’enraciner dans le sol chinois pour construire des universités de premier rang mondial aux caractéristiques chinoises, et [se] frayer une nouvelle voie pour y parvenir, au lieu d’imiter les autres ou de copier les standards et modèles des universités étrangères». L’objectif est assumé : il faut «que la philosophie et les sciences sociales aux caractéristiques chinoises puissent prendre leur place dans le milieu académique mondial».»
Pour Jean-Yves Mérindol, « l’ère des classements universitaires mondiaux libres et ouverts dans une perspective de large mobilité est désormais close.»
- mobilité scientifique
- liberté académique
- classement des hautes écoles
- politique – France
- politique – Chine
En 2021, 8% des diplômés des hautes écoles craignaient fortement d’être sans emploi
«Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, 8% des diplômés des hautes écoles éprouvaient une forte crainte de se retrouver sans emploi dans les douze mois suivant l’enquête. En 2021, les raisons les plus souvent mentionnées pour expliquer cette crainte étaient liées à la pandémie de COVID-19 et à la situation économique défavorable. Ces résultats se basent sur l’exploitation des données de l’enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles, effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS)»
Une génération en mode crise
Les jeunes ont été particulièrement touchés par la pandémie : les pensées suicidaires, les dépressions et les troubles anxieux ont augmenté fortement depuis 2019. Depuis quelques mois, les restrictions ont été levées, Corona est moins présent. Mais selon des spécialistes en la matière, le désespoir de certains jeunes n’a pas diminué.
«Nous nous attendions à ce que les demandes soient moins nombreuses en printemps. Or, cela ne s’est pas produit», explique le psychiatre Gregor Berger. Il dirige le service d’urgence pour enfants et adolescents de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich. L’offre a été «fortement sollicitée en permanence» jusqu’aux vacances d’été, explique Berger. Ces dernières semaines, il y a certes eu une baisse. «Mais maintenant, ça repart».
L’attachée de presse de Pro Juventute, Lulzana Musliu parle d’une «génération en mode de crise». «Avec la guerre en Ukraine, la menace de l’inflation et les problèmes climatiques et énergétiques, nous sommes confrontés à une multicrise», Dans cette situation, les enfants et les jeunes sont fortement sollicités. Une situation dans laquelle la pandémie a en outre laissé des traces.
«L’EPFZ fait soigner les traumatismes de ses étudiant-es»
L’article nomme les différents efforts de l’EPFZ en faveur du climat, comme par exemple l’introduction d’une taxe CO2 interne [sur les voyages en avion]. «Le programme est accompagné de messages d’espoir : le professeur de l’EPF Anthony Patt, du département des sciences des systèmes environnementaux, fait par exemple croire sur le blog de l’avenir de l’EPF que le changement climatique peut être endigué sans CO2 grâce à l’énergie éolienne et solaire. […] En attendant, il y a suffisamment de climatologues qui prédisent la fin du monde. […] La peur du changement climatique semble prospérer sur ce terreau EPF des sensibilités et du désespoir.»
Le Service de conseil psychologique de l’Université de Zurich s’est vu confier la tâche de soigner les étudiants de l’EPFZ touchés par l’éco-anxiété. L’intérêt pour ces nouveaux ateliers est toutefois faible: seulement six étudiant-es y ont participé. L’auteur de l’article critique le coût supposé des ateliers.
- stress lié aux études
- durabilité des universités
- durabilité et climat
- gestion des finances universitaires