L’Université de Zurich renonce à porter plainte pour les cas d’espionnage de conférences ou d’évènements critiques vis-à-vis du régime turc. Elle renforcera cependant son personnel de sécurité et à l’avenir renverra directement les personnes se comportant de manière suspecte.
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Filtres des articles
3Avr2017
31Mar2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève lance une formation en relations publiques digitales
L’Université de Genève lance une formation continue en relations publiques digitales. Philippe Amer-Droz, responsable de la formation, estime que « le métier des relations publiques (RP) a beaucoup évolué ». Afin de répondre au défi posé par la digitalisation des entreprises, ce DAS vise à renforcer les compétences et les connaissances de base des professionnels des RP et à leur fournir des outils numériques.
Affaire Blili : l’ancien journaliste du Matin en procès pour diffamation
À la suite des accusations de plagiat portées par un journaliste du Matin à l’encontre d’un professeur en économie de l’Université de Neuchâtel, un procès pour diffamation a eu lieu hier afin de déterminer si le journaliste s’est rendu coupable de calomnies ayant pu conduire à la démission, hier, du professeur incriminé. Le jugement doit être rendu le 10 avril.
« Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique pour tous les passionnés
En collaboration avec l’EPFL et les universités romandes, la RTS organise « Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique ouvert à toutes et à tous.
L’intelligence artificielle fait son entrée dans le monde de l’édition scientifique
Certains programmes informatiques du type intelligence artificielle peuvent être employés dans l’examen d’articles scientifiques avant leur publication. Ces programmes permettent d’identifier de potentiels cas de plagiat ou de données frauduleuses, et évitent l’écueil de la partialité dans la revue entre pairs.
Adam Marcus, co-fondateur de Retraction Watch, y voit du potentiel, notamment pour le logiciel Statcheck. Les logiciels ne seraient pas forcément meilleurs que les humains, mais beaucoup plus rapides, et une supervision par des humains resterait indispensable.
30Mar2017
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger : « Public Eye est avant tout un lobby »
Yves Flückiger, le recteur de l’Université de Genève, se défend des accusations de lobbyisme portées par l’ONG Public Eye au sujet d’une publication d’une chercheuse de l’institution. Il estime que « les données disponibles ont été traitées avec toute la rigueur scientifique requise » et rejette l’idée de résultats biaisés.
Intégrer les chercheurs·euses en exil au monde académique
Dans les universités de certains pays, des initiatives ont vu le jour pour offrir une nouvelle chance aux scientifiques en exil. L’Allemagne a notamment mis en place de nombreux programmes pour faciliter l’accès des réfugié·e·s aux institutions de recherche. En Suisse, des mesures ont été prises pour favoriser l’intégration dans le monde académique, même si la possibilité de trouver un travail dans une université suisse reste limitée. L’article fait une analogie avec les scientifiques qui ont fui l’Allemagne nazie et qui ont apporté leur savoir et leur créativité aux pays qui les ont accueillis.
Quel rôle pour le chercheur dans la cité d’aujourd’hui ?
Thierry Courvoisier, astrophysicien et professeur honoraire à l’Université de Genève, milite pour une meilleure circulation des savoirs entre les mondes politique et académique : « C’est une des responsabilités des scientifiques que d’apporter ce savoir là où il est nécessaire pour que nos sociétés prennent les décisions justes et conduisent les actions qui en découlent ». Dans l’entretien qu’il a livré mardi au 12h30 de la RTS, il estime que les scientifiques devraient mieux expliquer ce qu’ils font, et les politicien·ne·s prêter une oreille plus attentive à la communauté scientifique.
29Mar2017
Politique des hautes écoles
Les étudiant·e·s de Fribourg inquiets pour Erasmus
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg (AGEF) invite le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Gouvernement italien, Sandro Gozi, pour une conférence le 10 avril à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome. Elle cherche à sensibiliser les jeunes Fribourgeois·e·s à l’importance du programme Erasmus+.
Les parlementaires s’interrogent sur Erasmus+
Huit interventions relatives au domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, ont été déposées par des parlementaires. Elles demandent au Conseil fédéral d’une part de préciser la teneur des nouvelles mesures d’économies annoncées pour les années 2018 à 2021, et d’autre part de résoudre la question du financement de la mobilité internationale dans le domaine de la formation pour les années 2018 à 2020, la Suisse ne faisant toujours pas partie du programme Erasmus+.
L’administration de Trump veut couper dans les budgets des agences de recherche
La première proposition de budget fédéral communiquée par le président américain Donald Trump diminue fortement les dépenses fédérales dans la recherche scientifique. Elle prévoit d’amputer plusieurs agences, telles que la NASA, le Département de l’énergie et l’Institut national de la santé, d’une importante part de leur budget.
L’Université de Genève mise en cause pour un rapport « biaisé »
Une étude portant sur le négoce des matières premières, publiée par une chercheuse de l’Université de Genève, est vertement critiquée par l’ONG Public Eye (anciennement la Déclaration de Berne). Cette dernière dénonce la partialité de la chercheuse, également employée par la faîtière du négoce des matières premières (STSA), et des résultats biaisés par la méthodologie d’enquête.
Le SRIC, un institut indépendant de recherche sur les matières premières fondé par la STSA et la faîtière des négociants en café, avait confié à l’Unige le mandat de l’étude. L’institut, présidé par le recteur de l’université, « a vocation à stimuler une recherche universitaire indépendante, répondant à tous les critères académiques », souligne Marco Cattaneo, responsable médias.
L’éditorial du Courrier estime que la crédibilité du monde académique souffre des partenariats public-privé.
28Mar2017
Politique des hautes écoles
L’Union européenne va offrir des voyages gratuits à 7000 jeunes
A l’occasion des 30 ans d’Erasmus, la Commission européenne a annoncé lundi qu’elle allait offrir à près de 7000 étudiants et lycéens européens des billets gratuits afin qu’ils puissent découvrir un pays étranger.
La dissémination des résultats de recherche est trop lente
Dans la recherche médicale, le « open science » a eu un coup de pouce par la Fondation Bill et Melinda Gates. Les résultats de recherche financés par cette dernière doivent être publiés en libre accès, car ils doivent faire l’objet d’une dissémination rapide et à grande échelle. Sur son site web , on peut lire « Nous avons adopté une politique de libre accès qui accorde un accès sans restriction à l’ensemble des recherches publiées à comité de lecture et en autorise la réutilisation tant que ces travaux ont été financés en tout ou partie par la fondation, y compris tout ensemble de données sous-jacent. » L’article du Economist présente les tendances actuelles dans le open science en général et celles en biologie en particulier.
Etre aveugle à l’université
L’Université de Marburg en Allemagne est renommée pour son intégration d’étudiant·e·s malvoyant·e·s ou aveugles. Des nombreux moyens sont mis à disposition pour rendre le campus accessible : les ascenseurs annoncent les étages, les machines ont des boutons étiquetés en braille, il y a des plans de ville plastiques et les bibliothèques ont des places de travail avec des ordinateurs avec réponse vocale, gros caractères et un écran tactile qui permet de lire le braille. De plus, l’université met à disposition des assistant·e·s étudiant·e·s, par exemple pour le scan de documents ou des recherches documentaires.
27Mar2017
Politique des hautes écoles
Les études genre pour déconstruire les inégalités de genre
En réponse à l’article de Birgit Schmid sur les études genre, paru dans la Neue Zürche Zeitung du 17 mars 2017, Virginia Richter, doyenne de la Faculté de philosophie et d’histoire de l’Université de Berne, objecte que loin d’être des théories déconnectées de la réalité, les études genre sont pragmatiques. De plus, en comparaison internationale, elles sont faiblement institutionnalisées en Suisse et ont tendance à être sous-financées. Elle réfute également la critique de Schmid selon laquelle les études genre ignoreraient les théories établies par les sciences naturelles : en effet, les premières cherchent justement à montrer comment ce qui est établi comme fait et parait naturel s’inscrit dans une différenciation des genres.
Le niveau de formation, nouveau clivage politique
Le niveau de formation est un déterminant important lors d’élections ou de votations populaire. Selon le géographe Michael Hermann, il serait devenu le plus important clivage politique actuellement et amplifierait le fossé ville-campagne. Alors que les titulaires d’un diplôme d’études supérieures sont mieux équipés pour affronter les transformations liées à la mondialisation, celles et ceux ayant achevé une formation professionnelle subissent une dévalorisation de leur profession et de leurs compétences.
Pour Patrick Müller, rédacteur en chef de Schweiz am Sonntag, il serait peu pertinent de se tourner vers les exemples des universités britanniques et américaines, qui cherchent à attirer plus de gens vers les hautes écoles avec l’espoir de les détourner du vote populiste. Une cohésion nationale devrait plutôt être renforcée par un système scolaire souple et perméable ainsi que par la revalorisation des diplômes professionnels.
Les sciences humaines et sociales, plus nécessaires que jamais ?
Alors que les universités ont de plus en plus tendance à valoriser les formations orientées vers la pratique et ayant une utilité économique directe, les sciences humaines et sociales sont souvent critiquées pour leur manque de pertinence. Pourtant, outre le fait que les diplômé·e·s de sciences humaines et sociales sont généralement bien intégrés au marché du travail, ces dernières se révèlent nécessaires pour la compréhension et l’analyse en profondeur des phénomènes sociétaux, et d’autant plus à l’ère des « faits alternatifs ».
Un chercheur genevois aux multiples liens d’intérêts
Nicolas Giannakopoulos, criminologue à l’Université de Genève critiqué pour ses multiples liens d’intérêts, a récemment été suspendu de ses fonctions de directeur adjoint de l’Observatoire universitaire de la sécurité. L’Université cherche à faire la lumière sur le financement d’un séminaire qu’il a organisé en octobre dernier et consacré à l’affaire 1MDB, le scandale de corruption autour du fonds souverain malaisien. Elle veut s’assurer que ce financement « non institutionnel répond pleinement aux règles ».
L’Unige manque de points d’ancrage dans la région
Le maire de la commune française d’Ambilly propose de renforcer la collaboration de la région avec l’Université de Genève (UNIGE), notamment à travers la construction de logements étudiants, la facilitation de l’accès à l’UNIGE pour les étudiante·e·s français·e·s et la création de formations transfrontalières. « Notre institution est déjà un pôle d’attractivité pour le Grand Genève, elle ne porte pas ce nom mais c’est une réalité », répond Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE. Des collaborations académiques existent déjà avec la France, mais il reconnait que l’axe transfrontalier pourrait être développé.
24Mar2017
Politique des hautes écoles
La transdisciplinarité, une troisième culture ?
Le professeur ordinaire en chimie pharmaceutique à l’EPFZ et président du Conseil suisse de la science et de l’innovation Gerd Folkers plaide pour une interdisciplinarité plus forte de la recherche, car elle permettrait de créer un effet catalyseur favorable pour les chercheurs·euses de tous les domaines impliqués. La conscience des difficultés d’une « vraie » interdisciplinarité, notamment celles liées au vocabulaire et à l’objectivité, devrait être éveillée tôt, de préférence pendant les études.
L’auteur estime qu’il est nécessaire de créer des conditions-cadres favorables à ce type de recherche, et non une « troisième culture » qui se positionnerait à part des cultures des sciences humaines et naturelles.
Une fondation pour financer les recherches de l’Hôpital universitaire de Zurich
Une fondation visant à financer des projets de recherche appliquée de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a été créée par cinq cadres supérieurs d’entreprises, qui s’appuient sur les modèles de financements tiers de certaines universités américaines comme Harvard. L’USZ est à l’origine de cette initiative : les fonds du FNS et de l’Université de Zurich sont jugés « insuffisants » pour la recherche appliquée. Certains donateurs souhaitent faire des dons pour des domaines médicaux spécifiques, ce qui n’est pas possible actuellement via la voie institutionnelle.
Swissnex change l’ensemble de ses directeurs
Swissnex, l’organe de la Confédération favorisant les contacts à l’étranger entre chercheurs·euses, entrepreneur·e·s et artistes venant de Suisse, remplacera les directeurs des cinq antennes de Boston, San Francisco, Shanghai, Bangalore et Rio de Janeiro.