«L’association étudiante «Palestine» a été inaugurée mercredi à l’Université de Lausanne. Problème, elle utilise le nom «Unil» dans sa communication. Inquiets du profil militant de cette dernière, des signataires juifs écrivent au rectorat. Qui leur a répondu.»
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26Avr2024
Politique des hautes écoles
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 avril 2024
25Avr2024
Politique des hautes écoles
USA : les protestations estudiantines se répandent dans d’autres universités
Les protestations pro-palestiniennes des étudiant·es américain·es continuent avec ferveur aux Etats-Unis : après l’Université de Columbia, l’Université de Yale, l’Université de Harvard, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Université de New York (NYU), c’est à l’Université du Texas et à à l’Université de Californie du Sud que les étudiant·es se mobilisent.
A l’Université de Columbia, où les dernières protestations se sont déclenchées en premier lieu, les campements sont encore présents mais l’université a communiqué que des négociations avec les étudiant·es sont en cours. La situation reste tendue d’autant plus qu’on apprend via le 20 Minuten que le Président républicain de la Chambre des représentants du Congrès, Mike Johnson, a menacé : «si la situation n’est pas maîtrisée rapidement et si les menaces et intimidations ne cessent pas, il sera alors temps de faire appel à la Garde nationale».
Le débat sur la liberté d’expression avait déjà été objet de tensions au sein de la communauté universitaire américaine, mais avec l’intervention de la police la liberté d’expression est perçue comme davantage menacée par beaucoup de personnes : «l’intervention des forces de l’ordre est vue comme une hérésie et une réminiscence de la répression des manifestations contre la guerre du Vietnam. Une association de professeurs qui étaient présents devant NYU a dénoncé le recours à la police, affirmant que le rassemblement était certes «bruyant» mais ni antisémite.» (Le Temps) L’ONU a également eu son mot à dire à propos de la liberté d’expression et a rappelé le droit de manifester pacifiquement. Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU António Guterres, Farhan Haq, affirme que «[l]a position fondamentale des Nations unies reste de respecter le droit des gens à protester pacifiquement […] [et souligne qu’ils sont] contre toute forme de discours de haine.» (Tages-Anzeiger)
Andreas Wimmer, Professeur de sociologie et de philosophie politique à l’université Columbia de New York tente d’apporter une analyse aux faits des derniers jours dans les universités américaines : il explique que des «activistes djihadistes» tentent de s’emparer des protestations mais rappelle également que «les protestations sur le campus sont pacifiques et il y a peu d’antisémitisme ouvert. Un quart des étudiants arrêtés sont d’ailleurs juifs». En effet, pour le Professeur Wimmer «[l]es lignes de conflit ne suivent pas les identités ethnico-religieuses, mais les positions politiques sur la guerre à Gaza […] : Sur le campus même, il est peu probable que quelqu’un soit bousculé parce qu’il porte une kippa. En revanche, s’il se promenait dans le camp de tentes avec un drapeau israélien, il y aurait probablement des altercations». Finalement, pour le Professeur Wimmer «la polarisation sur le campus est quasiment impossible à combattre […] : [la Présidente de Columbia] doit d’une part défendre la liberté de parole des protestataires et d’autre part protéger le droit des étudiants juifs à pouvoir étudier sans être dénigrés ou intimidés. Et elle doit veiller à ne pas offrir de terrain d’attaque aux militants républicains, afin d’éviter que les fonds fédéraux ne soient supprimés pour cause de discrimination, mais d’un autre côté, elle doit aussi défendre l’indépendance de l’université face aux pressions politiques. Elle doit d’une part satisfaire les donateurs privés, les trustees, et les alumni, dont beaucoup s’inquiètent des protestations prétendument antisémites, et d’autre part éviter que le corps professoral ne demande sa démission.» (Neue Zürcher Zeitung)
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Interview avec la rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki
Plusieurs piliers importants du financement de l’Université de Bâle s’érodent : Bâle-Campagne se trouve dans une situation difficile avec les finances cantonales, la Confédération a annoncé des coupes et les autres cantons paient moins pour les étudiants qu’ils envoient à Bâle. Cela pourrait entraîner des pertes massives du côté des recettes pour la période de prestations à partir de 2026, explique sa rectrice Andrea Schenker-Wicki dans une interview.
A l’occasion des dix ans à la tête de l’institution, elle évoque trois projets dont elle est fière: l’initiative sur l’innovation, la recherche quantique à l’institut de physique et la recherche sur la résistance aux antibiotiques au Biozentrum.
L’intelligence artificielle en soutien à l’enseignement
Ariane Dumont, Conseillère pédagogique pour les enseignant-es à la HEIG-VD et à la HES-SO, mais aussi professeure invitée à l’Université Harvard dans un groupe d’innovation pédagogique décrit comment elle utilise l’intelligence artificielle comme une occasion de repenser les cours dans l’enseignement supérieur. «C’est une assistance pour optimiser la construction du scénario pédagogique et la stratégie d’enseignement.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 avril 2024
24Avr2024
Politique des hautes écoles
Le Fonds national suisse pour la recherche augmente les fourchettes salariales pour le personnel des projets
«Dans un contexte financier contraignant, le FNS s’efforce de maintenir des conditions de travail favorables pour les chercheuses et chercheurs employés dans ses projets. Il a décidé d’augmenter ses fourchettes salariales afin de permettre aux hautes écoles d’adapter le salaire des personnes concernées à la hauteur de la compensation du renchérissement accordée dans leur institution. […] La limite supérieure de ces fourchettes passe désormais à 55’000 fr pour les doctorant·es (+10%) et à 110’000 fr pour les post-doctorant·es (+4%), avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. […] Il souhaite augmenter encore les salaires des doctorant·es (hausse de la limite inférieure de la fourchette salariale). Malgré la situation financière difficile, cela reste une mesure prioritaire dans son programme pluriannuel 2025-2028.»
L’EPFL freine l’afflux des étudiant-es français-es
Pour «garantir la qualité des études» d’un établissement «saturé», l’EPFL privilégiera l’accès des titulaires de maturité aux dépens des étudiant-es internationaux et internationales. En 2023, ce sont 1088 titulaires de maturité contre 1198 titulaires de diplômes étrangers, dont 1050 titulaires de bac qui ont rejoint les bancs de l’EPFL. En treize ans, le nombre de titulaires suisses a augmenté de 28% «tandis que le nombre des admis au bénéfice d’un diplôme étranger a monté de 233%».
Dorénavant, l’EPFL demande non seulement au minimum une moyenne de 16/20, mais également au moins une note 16/20 dans les disciplines scientifiques. «Malgré cela, il sera toujours plus simple pour les bacheliers français d’intégrer l’EPFL que certaines écoles d’ingénieurs sélectives de leur pays.»
Les arguments contre un futur collisionneur circulaire du CERN
Le projet de futur collisionneur circulaire omet les habitants de la région où il sera implanté, et son immense poids économique n’est plus adapté à l’époque, écrit Sara Gnoni, ancienne conseillère communale verte à Lausanne, et présidente du think tank Positive Project dans le Temps. Elle se réfère par ailleurs à une Tribune au Monde, dans laquelle des politiques français et suisses, ainsi que des membres d’un collectif et d’ONG questionnent le projet du futur collisionneur sur les plans éthique et politique.
Les diplômes trop faciles
En Suisse, de nombreuses pseudo-universités proposent des études en ligne avec peu de cours et d’examens, conformément à des lois permissives. Ces institutions, bien qu’elles ne soient pas accréditées en tant qu’universités officielles, délivrent des diplômes dans divers domaines. En effet, la loi suisse permet à toute personne de créer un établissement d’enseignement et de délivrer des diplômes, avec peu de restrictions, par rapport à d’autres pays. Nombreux de ces établissement accueuillaient surtout des étudiant·es italien·nes, ainsi le Tessin avait été le lieu principal pour la naissance de ces institutions. Néanmoins, le canton a tenté de réglementer cette pratique, ce qui a poussé ces établissement à s’installer dans d’autres cantons suisses où les lois sont plus permissives, comme Genève ou Zoug. Ces établissement utilisent la procédure d’origine française appelée VAE, «validation des acquis d’expérience», qui consiste à transformer l’expérience professionnelle en crédits de formation et qui n’est pas objet de limites strictes en Suisse (contrairement à l’Italie).
Une enquête de l’émission Patti Chiari (RSI) a révélé la simplicité avec laquelle il est possible d’obtenir un diplôme dans ces établissements dans le canton de Zoug : «aucune d’entre elles n’a vérifié l’authenticité des CV et a proposé des formations extrêmement simplifiées aux faux candidats. L'[Institut supérieur de finance et d’organisation des entreprises] (ISFOA) a demandé à un rédacteur de télétexte cinq examens et un mémoire de licence en sciences politiques, l’Unitelematica Leonardo Da Vinci sept examens et un mémoire de licence en sciences du tourisme pour un chef cuisinier et la SUPDI six examens et un mémoire de licence en sciences commerciales pour un wedding planner. Unitelematica Leonardo Da Vinci a été encore plus éhonté : il a offert un diplôme en gestion d’entreprise à un vendeur sans qu’il ait à suivre des cours ou à passer des examens. Même la thèse, rédigée par l’institut au nom de l’étudiant, était incluse dans l’offre.»
Les conséquences pour les diplômé·es de ces établissements se font sentir : en effet, ces personnes se rendent compte après coup que leurs titres ne sont reconnues par aucune université. Constat plus grave : certain·es doivent affronter des problèmes juridiques et professionnels après avoir exercé sans un diplôme reconnu. Malgré ces expériences et l’attention mise sur ces pseudo-universités, le «business suisse des diplômes faciles» ne s’arrête pas : une procédure pour ouvrir de nouveau l’«Université libre d’études suisses» à Chiasso est en cours.
Quelles sont les chances de succès pour les étudiant-es universitaires sans maturité?
La députée bâloise Edibe Gölgeli, soutenue par d’autres député.es, avait demandé au Parlement que les personnes de plus de 3o ans puissent entrer à l’Université de Bâle même sans maturité. Cette pratique est déjà établie dans les universités de Berne et de Fribourg : à l’Université de Berne, une procédure pour l’entrée de ces personnes est possible depuis 2013, sauf dans les filières de médecine et de pharmacie. Le nombre de personnes qui y recourent est encore très faible : environ cinq personnes par année sont admises à ces cursus. L’Université de Fribourg permet aux personnes de plus de 30 ans de s’immatriculer depuis les années 80 et accueille chaque année entre 20 et 35 personnes sans maturité qui visent surtout les filières de la littérature, du droit et de la théologie.
La décision de faire entrer bientôt cette pratique à l’Uni de Bâle ou pas est entre les mains de. du Grand Conseil bâlois, qui doit transmettre l’intervention au gouvernement, qui aura la tâche d’élaborer un projet au sujet des universitaires sans maturité.
Des mouvements pro-palestiniens et des accusations d’antisémitisme mettent sous pression les universités américaines
Des protestation d’étudiant·es propalestinien·nes ont vu le jour mercredi passé, simultanément à l’audition prévue de la Présidente de Columbia, Nemat « Minouche » Shafik, devant une commission du Congrès américain à Washington au sujet de sa gestion sur les protestations. Un étudiant explique les revendications des protestations : «l’Université Columbia doit retirer ses investissements financiers des obligations israéliennes et des entreprises américaines qui gagnent de l’argent en fournissant des armes à l’armée israélienne. Les programmes de coopération académique avec l’université de Tel Aviv doivent être coupés.»
Madame Shafik a «dû prendre une décision dont [elle espérait] qu’elle ne serait jamais nécessaire» : recourir à la police afin qu’elle démantèle les campements des protestataires, qui a ensuite arrêté plus d’une centaine d’étudiant·es. Néanmoins cela n’a pas découragé les protestataires à l’Université de Columbia qui ont remis les tentes sur le campus, mais cela a également poussé d’autres protestations à se déclencher dans d’autres universités du pays, où des étudiant·es ont également été arrêté·es.
«Lundi soir, la direction de l’université a annoncé la tenue de tous les cours jusqu’à la fin proche du semestre, également via une diffusion en ligne, dans la mesure du possible. Il s’agit manifestement d’une offre destinée aux étudiants qui ne se sentent plus en sécurité ou à l’aise sur le campus.»
Les membres de l’American Association of University Professors «[condamnent] fermement la suspension des étudiants qui manifestent pacifiquement». Le Professeur d’histoire Christopher Brown pense que le fait que Madame Shafik ait appelé la police pour intervenir constitue «un signe de faiblesse» qui a fait perdre à Madame Shafik «le privilège de diriger cette grande université». (NZZ)
«Les dirigeants de l’université doivent maintenant à nouveau se demander et se faire demander jusqu’où peut aller la liberté d’expression. On discute actuellement de la démission de Minouche Shafik […].» (Tages-Anzeiger)
Le Président américain Joe Biden a également pris parole au sujet des tensions dans les universités américaines, en «[condamnant[ les «manifestations antisémites» tout en dénonçant «ceux qui ne comprennent pas ce que vivent les Palestiniens».» Préoccupé pour le climat dans les universités il ajoute : «[c]et antisémitisme flagrant est répréhensible et dangereux, et il n’a absolument pas sa place sur les campus universitaires, ni nulle part dans notre pays». (rtsinfo.ch)
En effet, les étudiant·es de confession juive ne se sentent plus en sécurité, comme le dit Nicholas Baum, un étudiant en finance et en histoire juive : «Avant le 7 octobre, je me sentais en sécurité sur le campus en tant que juif. Ce n’est plus le cas aujourd’hui […]. De nombreux amis juifs sont rentrés chez eux par peur. Ils m’ont parfois supplié de faire de même.» (20minuten.ch)
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L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 avril 2024
23Avr2024
Politique des hautes écoles
Les coupes budgétaires prévues par le conseil fédéral suscitent des craintes
«Le Conseil fédéral a annoncé en mars des mesures d’économie, au vu de l’état des finances fédérales. Le gouvernement prévoit un plafond d’investissements à hauteur de 29,2 milliards de francs au maximum dans ce domaine entre 2025 et 2028. Le montant prévu initialement a dû être revu à la baisse de 500 millions, afin de tenir compte de la situation budgétaire tendue.» (Le Courrier)
«Pour la première fois depuis les années 1990, le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation fait face à un frein financier. Les institutions doivent réduire la voilure de manière urgente, alors que le nombre d’étudiants augmente.» (Le Temps)
«La qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche est menacée en Suisse, ont mis en garde lundi les acteurs du domaine. Avec le recul annoncé de la manne fédérale, des projets et des prestations pourraient être suspendus.» Le domaine des EPF, devrait alors abonner des projets «dans les domaines de l’agriculture durable, de la santé, des matériaux de pointe et de la numérisation». (RTS)
«Le soutien à la recherche est une nécessité, pas un luxe.», avance Angelika Kalt, directrice du Fonds national suisse. (24 heures et Tages-Anzeiger) Et : «Les parlementaires subissent déjà la grande pression des économies. Ils doivent faire face à de nombreux besoins. Or, la recherche et l’innovation sont la matière première de la Suisse. Et d’autres domaines comme l’agriculture et l’armée ne pourront plus en profiter à un moment donné si l’on réduit considérablement cette base.» (SRF)
Et pour donner un peu de contexte sur la prise de décision: «L’appel lancé par les milieux scientifiques aux parlementaires du Conseil national et du Conseil des États doit être compris en tenant compte du fait que le message FRI du Conseil fédéral ne fixe que le cadre maximal du soutien financier. En d’autres termes : si le Parlement se prononce sur le message lors des sessions d’été et d’automne, cela ne signifie pas pour autant que l’argent sera automatiquement versé à ce moment-là. Ce n’est qu’en décembre, lorsque le Parlement débattra du budget 2025, qu’il décidera définitivement du montant que la Confédération mettra encore à disposition pour la formation et la recherche.» (Tages-Anzeiger)
«Économiser dans l’éducation et la recherche est politiquement impopulaire. Seule l’UDC y est clairement favorable, le PLR soutient cette décision, le centre est sceptique et la gauche clairement contre. Le Conseil fédéral ne cherche même pas à enjoliver la situation. Dans le message FRI, il avance des arguments de politique financière sans fioritures : il ne peut pas répondre au souhait généralisé d’une augmentation. « Compte tenu de la situation tendue des finances fédérales », il ne voit «aucune marge de manœuvre». Traduction libre : nous sommes désolés, c’est la faute au frein à l’endettement. Cet argument pèse lourd, le frein à l’endettement jouit d’une grande importance auprès de la majorité bourgeoise du Parlement. […] [Les représentants des établissements d’enseignement supérieur] mettent en garde contre le manque de sécurité de planification et les inconvénients qui en découlent. Ils craignent que la situation ne soit finalement encore pire, que la Confédération ne distribue même pas les fonds actuellement en perspective. Ces craintes semblent plausibles au vu des lacunes du plan financier. […] Lors de la consultation sur le paquet FRI, les directeurs cantonaux de l’instruction publique n’ont montré aucune compréhension pour les difficultés financières de la Confédération. Au lieu de cela, ils participent à la lutte pour la répartition et demandent à l’unisson plus d’argent à la Confédération. A Berne, cela ne fait pas l’unanimité. Certains évoquent la situation financière plus confortable des cantons et estiment que si les universités sont si importantes pour eux, ils pourraient sauter dans la brèche pour la Confédération.» (Neue Zürcher Zeitung)
Les coupes au domaine des EPF – une opportunité?
Le Conseil fédéral pourrait effectuer des coupes de 60 à 80 millions jusqu’en 2025 au domaine des EPF. Les standards de l’enseignement et de la recherche ne pourront pas être maintenus de cette manière, met en garde le président de l’EPFZ Joël Mesot. La capacité d’innovation de la Suisse serait même menacée.
Le journaliste de la Weltwoche Philipp Gut contredit ces propos («Bullshit») : «Le domaine des EPF dispose d’un budget de 2,736 milliards de francs provenant uniquement de l’argent des contribuables. Et sur ce budget de plusieurs milliards, il serait impossible d’économiser quelques dizaines de millions? Si l’EPFZ ne peut pas le faire, il lui faut immédiatement des économistes d’entreprise compétents à sa tête !» Par ailleurs, le risque d’une perte de qualité viendrait plutôt de l’«idéologisation» de la recherche : «Certains professeurs de l’EPFZ et presque des domaines entiers de la recherche se sont transformés en laboratoires peints en vert dans l’esprit du temps, qui, selon l’impression du public, préfèrent faire de la politique plutôt que de la science sobre», et prend par exemple les prises de position des professeurs Reto Knutti (sciences du climat) et Kay Axhausen (sciences de l’environnement).
«Si l’ETH risque de perdre sa réputation d’être l’une des meilleures hautes écoles du monde, ce n’est pas à cause d’un mini-programme d’économies, mais à cause du bradage rampant des vertus scientifiques sur le marché de la politique.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 avril 2024
22Avr2024
Politique des hautes écoles
«Investissements essentiels dans la formation, la recherche et l’innovation»
La qualité de l’enseignement et de la recherche dans les hautes écoles suisses est menacée, mettent en garde le FNS, swissuniversities, le Conseil des EPF et les Académies susses des sciences a+.
«Le projet de message FRI du Conseil fédéral pour les années 2025 à 2028 est marqué par les préoccupations budgétaires, ce qui pourrait se traduire par des prestations réduites et des projets suspendus.»
Les conditions de travail du corps intermédiaire à Bâle
Cinq doctorant-es de l’Université de Bâle regrettent que les étudiants témoignent des conditions de travail précaires. Le Syndicat des services publics SSP Bâle a adressé une lettre au rectorat, souhaitant ainsi exprimer son inquiétude face à la situation et demande une «véritable réforme des conditions d’emploi et de travail».
Les critiques portent, entre autres, sur le manque de postes scientifiques fixes attractifs, la dépendance personnelle vis-à-vis des professeurs et la charge de travail et d’enseignement élevée du corps intermédiaire. «Dans ces conditions, la qualité de l’enseignement et de la recherche ne peut être garantie, même avec un grand engagement des assistants et du personnel scientifique.»
L’inquiétude de la population qui vit sur le tracé du futur collisionneur du CERN
À Genève et en France voisine, le projet gigantesque du nouvel accélérateur de particules du CERN, prévu pour 2045, fait débat. Actuellement à l’étude, son impact environnemental suscite déjà des craintes auprès de la population.
Benjamin Joyeux, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, craint les répercussions locales du projet (« les travaux, la bétonnisation»), mais pas seulement. «Membre du parti Les Écologistes, il estime que la consommation d’énergie et les émissions de CO2 qui découlent du futur FCC sont une aberration: «Alors qu’on demande aux habitants de faire un effort pour baisser leurs émissions de gaz à effet de serre, le projet du CERN vient ajouter des tonnes et des tonnes d’émissions de CO2.»»
Anna Fontcuberta i Morral: sans Horizon Europe, pas de «marché européen pour nos entreprises»
Anna Fontcuberta i Morral, future Présidente de l’EPFL, a été invitée dans l’émission Helvetica (Radio Télévision Suisse) pour répondre aux questions sur l’EPFL et sur les défis que la recherche et le milieu académique doivent affronter dans le futur. Madame Fontcuberta i Morral «s’inquiète de l’exclusion de la Suisse du programme Horizon Europe […]. Elle craint […] que la Suisse «s’isole trop» à être exclue de ce programme dédié à la recherche et l’innovation : «Cela coupe les scientifiques, mais aussi les entreprises».»
UNIGE : un nouveau système de facturation crée des problèmes
Au début de cette année l’Université de Genève (UNIGE) a mis en place le nouveau programme de modernisation des systèmes d’information, mais des problèmes de comptabilité se sont avérés récurrents. En l’occurrence, des retards dans les paiements et les remboursements irritent les employé·es qui ont «l’impression [que l’UNIGE a] lancé ce programme trop tôt, avant qu’il ne soit réellement prêt». Marco Cattaneo, Directeur de la communication de l’UNIGE, explique que «[l’]institution en a officiellement informé ses prestataires et a mis sur pied une procédure de paiement alternative permettant de gérer les cas urgents […]. Concrètement, du personnel supplémentaire a été engagé afin de traiter manuellement les factures et tenter ainsi de rattraper le retard accumulé […] [et] la situation sera pleinement normalisée d’ici à la mi-juin 2024». Il n’est pas exclu que certains fournisseurs recourent aux voies juridiques contre l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 avril 2024
19Avr2024
Politique des hautes écoles
EPFL: Appel au boycott académique
A l’EPFL, La Coordination étudiante pour la Palestine vient d’être lancée sur le campus. «[Ce] collectif étudiant exige la fin d’un partenariat de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne avec Technion, l’Institut israélien de technologie basé à Haïfa, en dénonçant ses liens avec Tsahal et des fabricants d’armes.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 avril 2024
18Avr2024
Politique des hautes écoles
L’EPFZ envisage des mesures d’économie face aux coupes prévues par la Confédération
Les mesures d’économie prévues par la Confédération « menacent la position de leader de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ». L’EPFZ envisage notamment de limiter le nombre de places d’étudiants, de geler des embauches et de fermer des domaines de recherche.
L’Université de Zurich annule la conférence d’un économiste controversé
Economiste de droite libérale et sympathisant du parti de l’extrème droite allemande AfD, Markus Krall, habitant dorénavant en Suisse, aurait dû tenir un discours à l’Université de Zurich. Il souhaite entre autres, la mise en oeuvre d’une nouvelle constitution avec une monarchie élective et conseille régulièrement à ses nombreux fans dans les réseaux sociaux d’investir dans la crypto-monnaie (avec son «soutien»). Après de longues tergiversations, cette conférence a été annulée.
Une porte-parole de l’Université explique: «L’Université de Zurich est un lieu de débat et d’échange d’opinions ouvert. Elle est en principe ouverte aux débats, pour autant qu’ils soient équilibrés et qu’ils permettent d’exprimer différents points de vue. Un tel équilibre n’a pas été atteint en l’occurrence, raison pour laquelle l’événement n’a pas été organisé à l’université après concertation avec l’organisateur – et aussi en raison de problèmes de sécurité.» Et plus tard: «La raison finalement déterminante pour ne pas organiser l’événement à l’Université de Zurich a été les coûts de sécurité supplémentaires que l’organisateur ne voulait pas assumer».
Interview avec Martina Hirayama, secrétaire d’État au SEFRI
«Martina Hirayama, secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri), […] raconte le choc de l’exclusion du programme Horizon Europe en 2021 et la voie bilatérale choisie depuis. Elle digère difficilement la cure d’austérité à laquelle elle doit se préparer: la communauté scientifique suisse s’est engagée sans compter durant la pandémie de Covid-19. Pour elle, il est particulièrement difficile de devoir faire des économies après ça.» Par ailleurs, elle évoque des discussions pour redéfinir l’organisation du domaine des EPF: « Il ne s’agit pas de mesures d’économies et nous n’envisageons pas que des fusions ou des rapprochements. La réflexion va plus loin: comment faire face aux nouveaux enjeux? Devons-nous à chaque fois créer de nouvelles institutions de recherche? Des variantes sont sur la table, mais elles ne sont pas encore abouties.»
Luciana Vaccaro sur Bologne, l’EEES et les défis pour l’enseignement et la recherche en Suisse
Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et rectrice de la HES-SO, dresse le bilan des 25 ans du système de Bologne. Pour elle, ses objectifs – d’adopter un système de diplômes lisible et facilement comparable, d’instaurer une formation à deux cursus avec bachelor et master, de mettre en place un système de crédits ECTS et de promouvoir la mobilité et la coopération – sont «pleinement atteints».
Quant aux défis des pays de l’Espace européen d’enseignement supérieur (EEES), créé en 20210 et constitué de 49 Etats membres, elle estime qu’il reste des nombreux points à améliorer. «Pour n’en citer que quelques-uns, je soulignerais l’importance de renforcer la perméabilité entre les institutions, ainsi que la formation continue, d’axer la formation sur l’apprentissage de compétences ou encore de mettre en place des microcrédits qui sont en quelque sorte des microcertifications, des diplômes à l’intérieur de diplômes. […] En ce qui concerne swissuniversities, outre l’adhésion à Erasmus+ et Horizon Europe […], ce qui nous préoccupe actuellement, ce sont les questions financières», les coupes de la Confédérations dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. (La Liberté)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 avril 2024
17Avr2024
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève mise sur le vivre-ensemble au sein de la communauté universitaire
«Première femme à diriger l’Université de Genève, Audrey Leuba a présenté son équipe rectorale ce mardi 15 avril. Lutte contre la précarité estudiantine, meilleur accès à l’emploi pour les étudiants et intégration de l’intelligence artificielle sont parmi les points forts de son programme.» (Tribune de Genève)
Nouvelle déclaration «de Barcelone» en faveur de bases de données bibliographiques ouvertes
«Certaines des bases de données les plus connues, telles que Web of Science et Scopus, sont propriétaires et offrent un accès payant aux données et aux services qui soutiennent ces mesures et d’autres, notamment les classements des universités et les facteurs d’impact des revues. Mais dans la récente Déclaration de Barcelone, plus de 30 organismes de recherche et de financement appellent la communauté à s’engager en faveur de plateformes gratuites pour tous, plus transparentes quant à leurs méthodes et sans restrictions quant à l’utilisation des données.»
L’université de la Sorbonne, qui a mis fin à son abonnement au Web of Science l’année dernière et a opté pour une plateforme ouverte plus récente appelée OpenAlex, et la journaliste du journal [propriétaire] Science Catherine Offord souligne que «certains experts s’interrogent sur leur qualité par rapport aux bases de données propriétaires à ce stade.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 avril 2024
16Avr2024
Politique des hautes écoles
EPFZ: «Il n’y a pas de haine structurelle d’Israël»
Depuis quelques semaines, des professeur-es, doctorant-es assistant-es et un groupe pour la diversité du département de l’EPFZ sont soupçonnés d’avoir tenus des propos antisémites. Récemment, les étudiant-es avaient invité l’architecte et activiste français Léopold Lambert. Celui-ci voit les terroristes islamistes comme combattant-es de la liberté et ne souhaite pas se distancer de la violence. La Direction de l’EPFZ a donc annulé cet événement et a été accusé de censure par la suite.
Dans une interview, le recteur Günther Dissertori prend pour la première fois position sur les événements, en compagnie de Matthias Kohler, chef du département d’architecture, et de Philip Ursprung, directeur de l’Institut d’histoire et de théorie de l’architecture. Matthias Kohler assure : «Il n’y a pas de haine structurelle d’Israël et je ne vois pas d’antisémitisme non plus.». Et le recteur Günther Dissertori ajoute: «l’EPFZ est toujours dans une bonne situation, nous n’avons pas l’extrême polarisation que l’on trouve ailleurs.»
Association marxiste sanctionnée à Fribourg
Le Rectorat de l’Université de Fribourg a récemment retiré sa reconnaissance en tant qu’organisation estudiantine à la Marxist Society Fribourg (MSF). Cette décision, prise à l’unanimité, se justifie par la violation de certaines règles universitaires, selon les dirigeants de l’Alma mater. Une conférence en février aurai servi à recruter de nouveaux membres pour le Parti communiste révolutionnaire (PCR). «Le fait que nos étudiants s’engagent politiquement ne pose aucun problème, détaille Marius Widmer, porte-parole de l’Université. Mais ce n’est pas la tâche d’une institution publique comme une université de contribuer proactivement à la fondation d’un parti politique en mettant à disposition ses locaux.»
Le Parlement doit se prononcer sur l’examen d’admission pour la formation pédagogique
«A l’heure actuelle, les titulaires d’une maturité professionnelle voulant suivre une formation pédagogique doivent passer un examen d’admission auquel préparent des cours quasi obligatoires. Rappelons que la formation d’enseignant pour les degrés préscolaire et primaire est un bachelor qui ne nécessite pas de niveau universitaire, contrairement aux Master HEP (hautes écoles pédagogiques) pour le secondaire qui exige quant à lui un niveau universitaire en rapport avec les branches d’enseignement visées. On se trouve donc dans une situation étrange où un titulaire de maturité professionnelle, qui serait spécifiquement formé pour la prise en charge d’enfants via son parcours de formation professionnelle, doit réaliser un examen d’entrée, alors que le gymnasien option grec ancien accède directement à la HEP». Le fait que «[c]ertains cantons rencontrent des difficultés liées à la pénurie d’enseignants, en particulier pour le degré primaire», a mené à la proposition de plusieurs solutions au cours des années. Encore une fois, le Parlement est amené à se prononcer au sujet de l’accès aux études pédagogiques pour les titulaires d’une maturité professionnelle, en particulier à propos du maintien de l’examen d’admission ou de sa suppression.
Bâle-Ville: «Les études universitaires doivent être possibles même sans maturité»
Des député·es bâlois·es demandent, sous la forme d’un amendement, à ce que pour les personnes de plus de 30 ans ayant une expérience professionnelle, l’accès aux études universitaires à Bâle soit possible sans maturité, tout en gardant la procédure de l’examen d’admission. En effet, pour l’instant, l’accès à l’université ou à l’EPF pour ces personnes est possible en passant par la maturité professionnelle et l’examen de passerelle. Les député·es demandent ainsi au gouvernement «d’examiner les moyens de permettre aux professionnels aguerris d’entreprendre des études même s’ils ne sont pas titulaires d’une maturité ou d’un certificat de formation similaire […]. Dans leur intervention, [la députée] Gölgeli et consorts se réfèrent à l’exemple des universités de Berne et de Fribourg, où l’admission sans maturité est déjà possible, spécifiquement pour les personnes de plus de 30 ans».
«Dans le différend sur le Proche-Orient, la liberté académique est mise à mal»
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, estime que tout le monde s’entend comme défenseur de la liberté académique. Mais «[f]aire usage de la liberté de la science ne signifie […] pas donner des slogans préconçus sur l’actualité politique du haut de la chaire. Il s’agit plutôt d’orienter et d’aiguiser l’intérêt pour la connaissance de manière à ce qu’elle puisse faire mal, et pas seulement aux autres, mais aussi à soi-même. Or, il est frappant de constater que les controverses actuelles sur les prétendues violations de la liberté académique ne portent pas du tout sur sa signification au sens strict de la Constitution fédérale.
Rares sont ceux qui se plaignent d’être limités dans leur propre recherche et leur enseignement.» Mais pendant que la liberté académique au sens stricte «annule» des conflits de valeur en privilégiant des valeurs scientifiques par rapports aux valeurs politiques ou religieuses, «Les sanctions infligées par les directions des universités pour des déclarations publiques faites par des universitaires dans le cadre d’appels collectifs ou de tweets personnels sont presque exclusivement des pierres d’achoppement. […] Ils concernent la liberté scientifique au mieux dans le sens large de la liberté d’expression démocratique. […] Dans la présentation polarisante de cas individuels que nous devons subir quotidiennement depuis la récente escalade du conflit au Proche-Orient, cela passe complètement inaperçu. Nous sommes contraints à l’état abrutissant de la prise de parti immédiate. Au cœur de ce conflit de valeurs se trouvent des disciplines relativement récentes telles que les études postcoloniales, les études de genre et certaines parties des sciences climatiques qui se considèrent comme « activistes ». […] Pour eux, la recherche est indissociable des revendications politiques. Cela repose sur la constatation – correcte – que les valeurs scientifiques ne sont jamais totalement indépendantes des préférences idéologiques, et sur la conclusion – erronée – que les valeurs scientifiques ne peuvent pas non plus prétendre à une validité autonome. C’est pourquoi les chercheurs activistes lient directement des valeurs politiques telles que la diversité, l’anti-discrimination ou la justice climatique à la valeur scientifique de la critique et la prennent «à une courte laisse» idéologique. Celui qui refuse cette étroitesse de la critique peut être boycotté en même temps comme non scientifique et réactionnaire. Les défenseurs classiques de la liberté scientifique s’y sont opposés, mais ont à leur tour pris plaisir à boycotter les boycotteurs, ce qui a permis aux chercheurs activistes de redécouvrir la liberté scientifique à leur profit. Mais son véritable objectif a été perdu de vue depuis longtemps dans ce spectacle indigne de l’annulation («Cancel-Spektakel»).
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
Malaise face aux toilettes non-genrées
La bibliothèque universitaire de Berne a introduit des toilettes mixtes. Les retours sont mixtes. Plusieurs étudiant-es qualifient la nouvelle expérience comme «désagréable».
La vice-directrice du département pour l’égalité des chances souligne l’importance des toilettes, mais prennent les critiques au sérieux.
«L’inclusion signifie toujours que l’on prend au sérieux les minorités qui ont un problème de sécurité. La société majoritaire doit alors peut-être faire à un effort un peu plus important ». L’objectif des toilettes non mixtes serait justement d’améliorer la situation d’une plus grande partie de la population.
L’Unil dans les médias
La Suisse s’essaye à l’assemblée citoyenne
«Cent personnes tirées au sort dans tout le pays participeront à un projet précurseur des Universités de Genève et Zurich, qui a pour objectif d’étudier des formes complémentaires de démocratie»
Une nouvelle chaire unique en Suisse pour promouvoir la coproduction en santé
«Unisanté ouvre une nouvelle chaire avec la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne (UNIL), centrée sur le domaine des partenariats et de la coproduction en santé. Ce secteur d’enseignement, de recherche et d’implémentation est dirigé par la professeure associée Marie-Anne Durand. Les buts sont de promouvoir l’implication des patientes, des patients et du public dans la médecine, d’encourager le partage de la décision, et de favoriser une approche multidisciplinaire. Cette filière académique est une première suisse.»
Revue de presse UNIL 16 avril 2024
15Avr2024
Politique des hautes écoles
La liberté d’expression, «dommage collatéral» du conflit au Moyen-Orient ?
Andreas Faller est membre du comité d’initiative de l’initiative populaire «Oui à la sécurité de l’approvisionnement médical». L’objectif est de lutter contre la pénurie croissante de médicaments en Suisse. Le comité a sollicité le soutien du groupe des sciences pharmaceutiques {FG Pharma), une association regroupant tous les étudiant-es en pharmacie de l’Université de Bâle, qui a exprimé son soutien sur Instagram. Cependant, l’université a rapidement réprimandé l’association, arguant que la promotion d’une initiative politique sur les réseaux sociaux était contraire à ses directives. Andreas Faller qualifie cette décision comme «aléatoire», affirmant que l’initiative est «neutre» et bénéficie d’un large soutien. Cette controverse survient dans un contexte où la journaliste estime que c’est «depuis le début de la guerre au moyen-orient» que les universités suisses sont de plus en plus prudentes quant à leurs déclarations politiques en ligne, une théorie qui est partagée par le porte-parole de l’Université de Bâle Matthias Geering. Selon lui, une université, en tant qu’organisation du savoir, devrait adopter une position de désescalade et non prendre position. «Cela vaut en principe aussi pour les débats politiques en Suisse» et «Les incidents survenus dans le département Urban Studies ont montré qu’il était important de faire une distinction claire entre les prises de position personnelles et les prises de position institutionnelles.» Andreas Faller a en revanche souhaité une approche plus nuancée de la part de la direction de l’université. «Notre initiative n’a absolument rien à voir avec le problème de l’antisémitisme à l’Université de Bâle, et pourtant nous avons maintenant un dommage collatéral».
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- rôle des universités
- médias et universités
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 avril 2024
12Avr2024
Politique des hautes écoles
La nomination d’un professeur dans l’administration genevoise divise
Le Professeur et Psychiatre Panteleimon Giannakopoulos reprend ad interim la fonction de directeur de l’Office cantonal de la santé genevois. Le porte-parole suppléant du Département de la santé et des mobilités (DSM), Marc-André Siegrist, déclare que «l’expertise médicale du professeur, sa grande expérience des institutions publiques, ainsi que ses qualités humaines en font la personne idéale pour assurer le bon fonctionnement de l’Office, la continuité institutionnelle et les services à la population durant cette période de transition […] jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur […] Le psychiatre pourra évidemment postuler pour rester». (Le Temps)
Néanmoins, cette nomination suscite des perplexités : «un ancien collaborateur proche du professeur et aujourd’hui en poste au sein du DSM voit cette nomination d’un autre œil. «C’est consternant. Je ne doute pas que ce soit quelqu’un de très intelligent, mais il entretient des rapports très durs et très toxiques avec les gens.» Et d’ajouter que «si l’on ne se soumet pas à sa personne et à ses projets, on devient rapidement son ennemi».» (Le Courrier)
«La Cour européenne des droits de l’Homme condamne la Suisse pour inaction climatique»
«Des centaines de milliers d’études sont inventées de toutes pièces»
Le problème croissant des fausses publications scientifiques est alimenté par un marché en pleine expansion, où des agences, les «paper mills» (moulins à papier), offrent des services d’assistance à la rédaction pour les publications. Les scientifiques paient jusqu’à 25’000 euros pour des contrefaçons bien réalisées et désormais «[g]râce à l’IA, ces faux et ces contrefaçons sont désormais de plus en plus faciles et rapides à fabriquer».
Le chercheur et éditeur de revue spécialisée en neurologie, Bernhard Sabel, a découvert l’ampleur du problème à l’aide d’autres chercheur·es : «A ce jour, nous estimons qu’au moins cent mille travaux scientifiques publiés sont suspects ou falsifiés […]. Cela ne concerne que la biomédecine. En extrapolant à l’ensemble de la science, on arrive à quatre à cinq cent mille travaux publiés et falsifiés chaque année – sur un total d’environ 5 millions de publications dans le monde. Cela donnerait un taux de contrefaçon d’environ 10 pour cent.» Les études falsifiées pourraient avoir des conséquences néfastes selon Jörg Meerpohl, Directeur de Cochrane Allemagne, une association internationale pour l’assurance qualité en médecine : «[l]es implications pour les patients seraient immenses si des recommandations de traitement étaient faites sur la base d’études fausses et fictives».
Bien que les grandes maisons d’édition cherchent de plus en plus de détecter les contrefaçons, la pression sur les chercheur·es pour publier en quantité, plutôt qu’en qualité, contribue à ce phénomène.
- rôle des scientifiques
- recherche – qualité
- publish or perish
- recherche – éthique
- intelligence artificielle
Nouveau bâtiment pour l’UZH
Le conseil municipal zurichois a approuvé le nouveau bâtiment de l’Université de Zurich (UZH) qui coûtera 600 millions de francs : le centre de formation et de recherche Forum UZH. «Le nouveau bâtiment comprendra entre autres cinq amphithéâtres, une grande bibliothèque, des salles de séminaire, un forum comme lieu de rencontre et quatre salles de sport et pourra accueillir 6’000 étudiants. Un parc public sera créé devant le bâtiment […]. Si aucun recours n’est déposé, les travaux de construction débuteront cet automne […] [et] [s]i tout se déroule comme prévu, le Forum UZH pourra être inauguré à la fin de l’été 2030.»
Les employé·es licencié·es de La Haute école des arts de Zurich s’expriment
La Haute école des arts de Zurich (ZHdK) avait été critiquée suite à une réforme de son modèle d’études qui a amené à des licenciements, et à cause des accusations de népotisme. Deux employé·es licencié·es fin 2023 racontent en forme anonyme leur état d’esprit : «la ZHdK ne leur a pas proposé d’alternative avant de les licencier, bien que la loi cantonale sur le personnel le prévoie et protège ainsi spécialement les employés». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK, déclare que «[i]l est vrai que dans quelques très rares cas, [la ZHdK n’a] pas trouvé de solution adéquate. C’est lié aux connaissances spéciales de ces personnes, qui n’étaient pas adaptées aux nouveaux contenus d’enseignement». Jusqu’à aujourd’hui, la ZHdK a licencié totalement ou partiellement 34 de ses plus de 1’500 employé·es et ce nombre pourrait augmenter.
«La Haute École La Source va former des «éco-soignants»»
La Haute École La Source lance un Certificate of advanced studies (CAS) «Santé environnementale et durabilité» qui a pour objectif de former des professionnels de la santé qui «[vont] encourager leurs patients à ajuster leurs comportements et les institutions à revoir leurs pratiques en intégrant l’environnement».
«La mention du genre se fait rare sur les diplômes vaudois»
Alors que dans le canton de Vaud dans les écoles obligatoires il n’y a plus aucune mention du genre dans les documents officiels depuis 2021, et que depuis 2023 la mention «Monsieur» ou «Madame» sur les diplômes a été abolie à l’Université de Lausanne, la HEP et les filières professionnelles gardent encore la mention du genre sur leurs papiers.
Les six hautes écoles spécialisées (HES) vaudoises appliquent des règles intercantonales sans mention du genre sur les diplômes depuis janvier 2022, alors que l’EPFL et la Haute École pédagogique (HEP) dégenrent les diplômes sur demande. Concernant les certificats fédéraux de capacité (CFC), une demande peut être faite afin de ne pas imprimer «Monsieur» ou «Madame», néanmoins les professions doivent encore être exprimées selon le genre masculin ou féminin puisque le gouvernement vaudois doit respecter les règles fédérales qui demandent ce type de formulation.
- égalité – genre
- profil – universités
- profil – EPF
- profil – HEP
- différence entre HES et formation professionnelle
«Formation et recherche, un financement fondamental»
Pour Luciana Vaccaro, Présidente de swissuniversities, «[l]e financement de la recherche, de la formation et de l’innovation tel que prévu par le Conseil fédéral pour la période 2025-2028 laisse entrevoir une cure d’austérité […] [et cela serait] un grand risque pour la formation des talents de demain». Madame Vaccaro appelle à ce que la volonté politique de freiner l’endettement ne touche pas au financement de la formation, et soutient que «[s]i des économies sont nécessaires, il faut aller les trouver dans des projets ponctuels qui n’ont qu’une incidence et un effet multiplicateur moindres.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 avril 2024
11Avr2024
Politique des hautes écoles
«Quand l’intelligence artificielle ébranle le monde académique»
Récemment, une université de Prague a supprimé les mémoires de fin d’études en raison de la montée de l’IA. Cette réaction semble être loin de la réalité des universités romandes qui «cherchent pour l’instant soit à réprimer les usages de l’IA soit, plus fréquemment, à l’encadrer en tentant de sensibiliser leurs étudiants». Selon un professeur d’une haute école romande «[l]e monde académique est très ébranlé par l’irruption des intelligences artificielles, mais s’il pense s’en tirer avec des chartes et des outils anti-plagiat qui seront très vite dépassés, il se fourre un doigt dans l’œil […]. La vérité est qu’il faudra travailler et innover pour changer en profondeur les modalités d’évaluation des étudiants. C’est à ce prix que les titres universitaires pourront garder leur crédibilité».
Ainsi, les universités tentent d’autres voies comme «les travaux de groupe ou les présentations orales, voire d’imaginer de nouveaux formats pour les travaux à rendre». Selon la responsable des relations médias de l’Unil, Géraldine Falbriard «[i]l est évident que les enseignants doivent penser à adapter les travaux demandés à la présence de ce genre de technologie […]. Plus les travaux demandés s’appuient sur une analyse personnelle et documentées autour de sources probantes et plus faibles sont les possibilités que les étudiants ne fassent appel à des IA pour le cœur de leur travail.» (Lausannes Cités)
Swissuniversities suit également le développement rapide de l’IA et se positionne «en faveur d’une intégration pragmatique et dynamique des technologies basées sur l’IA dans l’enseignement et les évaluations des hautes écoles.» (swissuniversities.ch)
La Confédération alloue (de nouveau) 650 millions pour la recherche
Le Conseil fédéral a annoncé hier que pour 2024 elle allouera 650 millions de francs pour les «mesures transitoires» pour la participation à Horizon Europe 2024, comme cela fut le cas pour les années 2021, 2022 et 2023. Le gouvernement rappelle que «son objectif demeure la réintégration de la Suisse au programme Horizon «le plus rapidement possible».» Grace au fait que «[l]es négociations entre la Suisse et l’Union européenne ont officiellement repris le 18 mars […] les chercheuses et chercheurs suisses peuvent de nouveau se porter candidats aux prestigieuses bourses ERC Advanced Grants, un instrument qui s’adresse aux scientifiques confirmés». Néanmoins, une certaine prudence démeure : «[u]ne nouvelle solution temporaire «si aucun accord d’association n’entre en vigueur» est d’ailleurs déjà élaborée pour 2025. Par rapport à celle de 2024, elle pousse un cran plus loin l’implication de la Suisse, avec une participation des scientifiques du pays à tous les appels à projets d’Horizon Europe et Euratom – mais toujours financée par Berne». (Le Temps)
«La Suisse compte le plus de programmes classés en tête»
Selon le classement fait par la société britannique de conseil Quacquarelli Symonds (QS) «[l]a Suisse propose la plus forte concentration au monde de programmes d’études de pointe […]. L’EPFZ y fait carrément figure de leader dans trois domaines: en sciences de la terre et de la mer, en géophysique et en géologie. Dans le domaine de la restauration, la prestigieuse École hôtelière de Lausanne maintient sa première place.»
«Manne fédérale pour l’institut du fédéralisme»
«[L]e Conseil fédéral a mis en consultation mercredi une loi portant sur un soutien financier à l’Institut du fédéralisme de l’Université de Fribourg (IFF) […]. Dans un communiqué, le gouvernement indique que la nouvelle loi fédérale sur les aides financières en faveur de l’IFF sera soumise à des conditions claires. «La Confédération apportera en particulier son aide aux activités de l’institut qui relèvent spécifiquement de l’intérêt du pays. Il s’agit notamment du développement des structures fédérales en Suisse» […]. Cette loi ne prévoit pas de soutien financier de la Confédération pour les activités de recherche et de formation continue de l’IFF […]. La consultation sur la nouvelle loi prendra fin le 12 juillet 2024.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 avril 2024
Interview avec Cléolia Sabot, Coordinatrice de l’Interface à l’UNIL
En mars 2024 l’UNIL lançait le Fonds de soutien à la recherche partenariale «Interface», qui a pour but de financer et évaluer des projets de recherche collaboratifs et avec un impact social.
Cléolia Sabot, Coordinatrice d’Interface, répond à des questions sur le besoin qu’il y a eu de créer ce type de fonds. Ce n’est pas une nouveauté que l’UNIL fasse de la recherche partenariale, mais l’université veut davantage élargir ce type de collaboration, ainsi qu’élargir les partenaires de terrain avec lesquels elle collabore. En effet, un des objectifs serait «de ne pas travailler qu’avec des administrations ou des entreprises, mais d’avoir une diversité de partenariats […]. Par exemple […] une petite association qui aurait envie et besoin d’avoir des appuis scientifiques n’a pas toujours les moyens de le faire». De plus, ce besoin s’avère d’autant plus urgent que le Fonds National Suisse (FNS) peine à financer ce type de recherche : «le FNS tend davantage à financer des recherches fondamentales qui se font, la plupart du temps, dans le cadre exclusivement académique».
- financement tiers
- rôle des scientifiques
- financement public
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- collaborateurs·rices étrangers·ères
10Avr2024
Politique des hautes écoles
Interview avec Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg
Katharina Fromm, Rectrice de l’Université de Fribourg (UniFR) depuis février 2024, répond à des questions sur les futurs objectifs de l’UniFR. Madame Fromm vise à repositionner l’UniFR dans les sciences dures et appliquées, mais aussi à «[renforcer le] transfert de savoir et de technologies de l’université vers l’économie […],[ainsi qu’à] renforcer le contact avec le grand public» et à donner une priorité à l’interdisciplinarité au sein de l’université. (La Matinale)
- interdisciplinarité
- employabilité des diplômé·e·s
- direction des hautes écoles
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- profil – universités
- sciences naturelles
- sciences techniques
«L’EPFZ annule la conférence d’un partisan avoué du Hamas»
Le département d’architecture de l’EPFZ a été objet de nombreuses critiques à cause d’un climat de «haine d’Israël» qui y règnerait. Une des dernières critiques adressées à l’EPFZ concernait l’invitation de l’activiste français Léopold Lambert, qui, selon la NZZ, «ne fait pas mystère sur les réseaux sociaux de sa haine d’Israël, de ses sympathies pour le Hamas et de son mépris pour ses otages, qu’il appelle par dérision «colons».» Monsieur Lambert aurait dû tenir une conférence à l’EPFZ le 10 avril, mais la direction de l’EPFZ a décidé de l’annuler parce que «il n’était pas clair si Lambert était «prêt à se distancer de manière crédible et suffisamment explicite de la violence» […]. La liberté de recherche et d’expression […] est un «bien particulièrement digne de protection». C’est pourquoi [la direction de l’EPFZ a] discuté de possibles manifestations alternatives avec discours et contre-discours.»
«[Monsieur] Lambert a lancé une lettre de protestation ouverte à l’EPF sur le site Internet de son magazine «Funambulist», dans laquelle il parle de «censure» et reproche à l’EPF d’avoir cédé à la pression de médias «de droite» comme la NZZ.»
- engagement politique
- associations estudiantines
- rôle des universités
- liberté d’expression
- profil – EPF
- antisémitisme
Ueli Maurer : «J’ai perdu confiance en la science»
Le premier symposium suisse sur la rétrospective et les perspectives de la politique de santé, sous le titre «Corona – Fakes und Fakten», a eu lieu à Berne où Daniel Beutler, médecin de famille et critique des mesures prises lors de la pandémie du COVID-19, «a réuni des personnes de tout le pays partageant les mêmes idées». Un des orateur·ices qui a pris la parole est l’ancien Conseiller fédéral Ueli Maurer, selon lequel «le gouvernement national a respecté tous les processus politiques», mais la science «aurait mal informé pendant la pandémie et provoqué des mesures trop violentes […], [qui] sont à leur tour à l’origine du profond fossé qui traverse la société jusqu’à aujourd’hui».
ChatGPT: «L’écriture dans le monde post-littéraire»
Eduard Kaeser, physicien et docteur en philosophie, aborde la relation entre l’être humain et la technologie. En particulier il se penche sur la question de l’écriture et de sa transformation avec l’émergence de l’outil ChatGPT.
L’auteur explore la question à travers la position qu’avait Platon sur l’écriture: «Platon, on le sait, n’avait pas une grande estime pour la parole écrite. L’écriture ne parle pas en retour […]. L’écriture «ne donne aux élèves […] que l’apparence de la sagesse, pas la vérité elle-même. Ils entendent […] beaucoup de choses sans véritable enseignement et pensent maintenant être devenus très savants, alors qu’ils sont le plus souvent ignorants et en outre difficiles à traiter, parce qu’ils se croient sages au lieu de l’être […]».» Cette critique est élargie aux générateurs de textes tels que ChatGPT, qui fournissent également «l’apparence de la sagesse […] sans véritable enseignement».
Selon l’auteur, «[u]n monde post-littéraire s’ouvre à nous, dans lequel la maîtrise de l’écriture, technique culturelle vénérable, semble perdre de son importance». Ainsi, la position de Platon, selon lequel «le dialogue est la forme d’expression la plus élevée», est réaffirmée et l’auteur indique que «la véritable performance ne réside pas dans l’écriture, mais dans la lecture [et l’interprétation]». L’auteur propose ainsi qu’une des missions de l’éducation soit davantage axée sur l’interprétation des textes plutôt que sur leur production. Selon Monsieur Kaeser, il faut donc repenser la relation avec la technologie et l’écriture dans le contexte actuel de l’éducation, en valorisant les leçons de Platon sur l’importance du dialogue.
- transformation numérique
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- ChatGPT
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«L’université introduit ChatGPT pour tous»
«Tous les étudiants et employés de l’université de Hambourg ont désormais accès à ChatGPT via l’établissement. Les presque 43’000 étudiants et plus de 15’000 employés peuvent utiliser l’application sans que des données personnelles ne soient transmises ou stockées sur ChatGPT […].» (B.Z.)
Hauke Heekeren, Président de l’Université de Hambourg, déclare: «Je me réjouis que nous étudions, utilisions et réfléchissions de manière critique et interdisciplinaire à cette application de l’IA. Il est en même temps indispensable que l’université crée pour les collaborateurs et les étudiants les conditions générales d’une utilisation sûre et informée.» (nachrichten.idw-online)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 avril 2024
9Avr2024
Politique des hautes écoles
«L’Hôpital universitaire de Zurich enregistre une perte de 49 millions de francs
«L’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a enregistré l’an dernier une perte d’environ 49 millions de francs. Des lits ont dû être fermés en raison de la pénurie de personnel qualifié. Les produits d’exploitation ont augmenté de 4,4 pourcent pour atteindre 1,578 milliard de francs, tandis que les coûts ont augmenté de 5,9 pourcent […]. Les charges de personnel ont augmenté de 62 millions de francs (6,8 pour cent) par rapport à l’année précédente. Environ la moitié est due aux augmentations de salaire liées à la compensation du renchérissement.»
«Un professeur de théologie jugé pour un article homophobe»
En 2021, l’association faitière «Pink Cross» demandait à ce que le Professeur de théologie de l’Université de la Suisse italienne, Manfred Hauke, soit poursuivi pour incitation à la haine homophobe. En tant que rédacteur du magazine «Theologisches», Monsieur Hauke a publié un article homophobe du Professeur de théologie polonais, Dariusz Oko.
En 2023 on apprenait que «[l]e ministère public tessinois a déposé plainte contre Manfred Hauke. Le professeur de théologie de la Faculté de théologie à Lugano est accusé de discrimination et d’incitation à la haine, car il avait publié, en tant qu’éditeur d’une revue théologique, un article contenant des passages homophobes.»
On apprend aujourd’hui que «[l]e jugement du procès de Bellinzone contre l’éditeur Hauke s’ouvrira lundi prochain […]. Lundi soir encore, l’USI a déclaré dans un communiqué de presse que le théologien en question n’était pas un employé contractuel de l’université. L’université va néanmoins mettre sur pied une commission ad hoc chargée de déterminer si le professeur Hauke a enfreint les directives éthiques fondamentales de l’université par son comportement.»
- sciences humaines et sociales
- rôle des universités
- profil – universités
- recherche – éthique
- liberté d’expression
- égalité – orientation sexuelle
«Ioulia Navalnaïa va s’exprimer au symposium de St-Gall»
«Ioulia Navalnaïa, veuve de l’opposant russe Alexeï Navalny décédé en février dans un camp de prisonniers en Sibérie, est annoncée comme oratrice au symposium de St-Gall. Elle doit intervenir le 3 mai dans l’aula de l’Université de St-Gall.»
- engagement politique
- politique – Suisse
- rôle des universités
- profil – universités
- politique – Europe
- liberté d’expression
- collaboration hautes écoles – politique
«Pourquoi les jobs étudiants pourraient disparaître à Genève»
«Le nombre de jobs d’été a «fortement» diminué depuis l’introduction du salaire minimum en novembre 2020, avertit le PLR genevois cette semaine dans un communiqué. Il demande dans un projet de loi que les entreprises puissent déroger au salaire minimum pour les jobs d’été. Les étudiants de moins de 25 ans, employés pour un maximum de soixante jours pendant les vacances universitaires, ne devraient pas bénéficier du salaire minimum.» En effet, Le PLR genevois met en garde sur le risque de la disparition des jobs d’été pour les étudiant·es car «[a]u lieu de payer un job d’été au salaire minimum, les entreprises préfèrent embaucher quelqu’un avec plus d’expérience pour cet argent», affirme Véronique Kämpfen, députée PLR au Grand Conseil genevois. Madame Kämpfen poursuit : «Certains [jeunes] vont même dans le canton voisin de Vaud pour vendre de la glace et gagner un peu d’argent de poche».
Selon José Ramirez, Professeur d’économie à la HES de Genève, «[i]l est peu probable qu’un travailleur mieux qualifié soit embauché si l’entreprise n’a besoin de lui que pendant deux mois d’été […]. En revanche, il est possible que, au lieu des étudiants, des jeunes de moins de dix-huit ans soient plus souvent employés. Le salaire minimum ne s’appliquant pas à eux. Cette hypothèse ne peut pas [toutefois] être prouvée […].»
Valais : un partenariat pour un pôle de formation continue
«Un pôle de formation continue santé voit le jour en Valais. Il est le fruit d’une collaboration entre la Haute école de santé HES-SO Valais-Wallis, l’Organisation du monde du travail des domaines de la santé et du travail social en Valais (OrTra SSVs) et de la Croix-Rouge Valais […]. Un «Lab santé» doit également être créé. Cette structure doit devenir un incubateur à idées avec l’ambition de répondre «aux besoins des partenaires de manière agile et rapide». Des journées de formation continue coordonnées seront par ailleurs mises en place afin de renforcer la coopération avec les milieux socio-sanitaires.»
- sciences humaines et sociales
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- employabilité des diplômé·e·s
- profil – HES
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 avril 2024
8Avr2024
Politique des hautes écoles
«La haine d’Israël à l’EPFZ» fait encore parler le monde académique
Le Professeur Alfred Jacoby s’aligne avec la pensée de Monsieur Trüby, qui adressait au département d’architecture de l’EPFZ des critiques quant à une certaine haine envers Israël. Monsieur Jacoby se dit «horrifié» par l’article de Monsieur Trüby et appelle à ce que le département d’architecture de l’EPFZ agisse : «Le fait que l’EPF permette à un petit groupe d’enseignants de diffuser des idées antisémites ou d’alimenter des protestations haineuses n’est pas seulement faux, mais aussi contagieux et donc très dangereux : dans plusieurs universités d’élite américaines, dont l’université Columbia, les étudiants juifs n’osent désormais plus se rendre sur le campus […]. Il est donc temps que le département d’architecture de l’EPF se souvienne de sa qualité académique et de sa tradition libérale et qu’il ne laisse plus de place aux idéologies de haine.»
Royaume-Uni: Pas de ré-association à Erasmus+ tant que les compétences linguistiques des Britanniques demeurent faibles ?
Le Royaume-Uni ne fait plus partie du programme Erasmus+ depuis 2021. Le motif principal serait, selon Nick Leake, Diplomate de haut rang à la mission britannique, «parce que les faibles compétences linguistiques des Britanniques rendaient l’adhésion trop onéreuse». Monsieur Leake, interviewé par politico.eu, explique que «[l]a faible participation des étudiants britanniques au programme, attribuée à leurs faibles compétences linguistiques, a entraîné un déséquilibre des coûts. Londres a dû payer près de 300 millions d’euros de plus par an que ce qu’elle a reçu en retour.»
«Les organisations de jeunesse de Grande-Bretagne et de l’UE font désormais pression pour que le programme soit réintégré, tandis qu’un comité consultatif de l’UE demande à la Commission d’entamer des négociations. Le remplacement par le propre programme d’échange Turing du Royaume-Uni n’a pas répondu aux attentes.» (Die Weltwoche)
Bâle-Ville : Une initiative pour une nouvelle participation de la Suisse à Erasmus+
Fina Girard, membre du Grand Conseil de Bâle-Ville pour l’Alliance des Jeunes Verts, a déposé une «demande de dépôt d’une initiative cantonale demandant la participation assurée de la Suisse à Erasmus+. En effet, contrairement au programme de recherche Horizon Europe, la Confédération n’a toujours pas présenté de plan de financement. L’initiative cantonale doit permettre de donner plus de poids à cette demande.» Pour Jöel Thüring, membre du Grand Conseil de Bâle-Ville pour l’UDC, la réassociation au programme Erasmus+ «augmenterait l’attractivité de Bâle en matière de formation et de recherche […] c’est pourquoi j’ai cosigné l’intervention.»
«La liberté académique est en déclin dans le monde»
Selon un indice annuel «élaboré par plus de 2300 experts à partir de données récoltées dans 179 pays […] la liberté académique est «globalement menacée à travers le monde» : […][s]eule une personne sur trois vit dans un pays garantissant l’indépendance de la recherche et des universités». Ce sont les résultats que des chercheur·es de l’université de Göteborg et de la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg ont présenté dans le cadre du rapport annuel sur la démocratie de l’Institut suédois V-Dem. «[L]es auteurs du rapport […] notent une sérieuse détérioration dans des pays très peuplés, dont la Chine, la Russie et l’Inde […] [mais] l’index révèle un décrochage depuis 2019 du score des États-Unis […] [puisque] les campus universitaires sont devenus des arènes où cette polarisation [politique et sociétale] se déploie.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 avril 2024
5Avr2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 avril 2024
4Avr2024
Politique des hautes écoles
«L’université: tour d’ivoire, ou au service de la société?»
François Degeorge, Directeur général du Swiss Finance Institute, se penche sur le débat autour de la liberté académique ainsi que sur la question du conflit d’intérêts qui peut surgir lorsque recherche académique et secteur privé collaborent.
«Comment les universités peuvent-elles obtenir le meilleur des deux mondes, c’est-à-dire la liberté académique et l’engagement dans la pratique? […] La liberté académique doit être préservée, ce qui signifie que les professeurs et les doctorants doivent être libres de mener leurs recherches et leur enseignement sans ingérence et sans conflit d’intérêts. Deuxièmement, une culture de l’excellence doit être maintenue. Les universitaires doivent être évalués sur la base du système d’évaluation par les pairs, qui garantit que les nominations sont faites selon des normes académiques internationales bien acceptées.»
- recherche – qualité
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
Un déficit de plusieurs millions à la ZHAW
Le département de management de la Haute école spécialisée de Winterthur (ZHAW SML) enregistrait un déficit de plusieurs millions de francs. Reto Steiner, Directeur du département de management à la ZHAW, s’est fait reprocher «d’avoir gonflé de manière disproportionnée le budget du personnel de recherche afin de mieux positionner le SML au niveau international». Le déficit a été ramené à environ 500’000 francs en «engageant ou en promouvant moins de personnel». En effet, «la SML examine actuellement la possibilité d’adapter les modules à option et la taille des classes pour les étudiants, mais aussi de continuer à économiser sur le personnel et les coûts matériels.»
«L’EPFL veut doubler sa présence à Fribourg»
Au moins 50 chercheur·es supplémentaires de l’EPFL vont s’installer sur le site de l’Université de Fribourg, en doublant ainsi le nombre de ses chaires sur le campus de Fribourg. Pour Corentin Fivet, Directeur académique du Smart Living Lab, «[i]l y a du potentiel à Fribourg pour faire du Smart Living Lab un centre de recherche fédéral sur la construction durable».
Formation pour la reconstruction en Ukraine à la HES de Berne
«La Haute Ecole spécialisée (HES) de Berne dispense une formation pour la reconstruction en Ukraine à l’attention des réfugiées de ce pays en Suisse. Elle s’adresse d’abord aux personnes ayant un statut S ainsi que des affinités avec le secteur de la construction. Ce nouvel enseignement, expliqué sur le site Internet de la HES bernoise, débouche sur un certificat CAS (Certificate of Advanced Studies). L’idée est de permettre une «contribution concrète et à long terme» à la reconstruction en Ukraine […]. L’opération est financée de manière privée, par des parrainages, et bénéficie d’un partenariat avec le Secrétariat à l’économie (Seco).» (rtn.ch)
Cette formation s’est désormais élargie, avec le soutien de la Confédération, en débouchant sur une «formation continue en ligne à distance aux Ukrainiens vivant dans leur pays ou à l’étranger […]. Avec le soutien d’entreprises et d’universités suisses, les participants devront prendre part à la conception de projets de reconstruction réels pour l’Ukraine.»
Thomas Rohner, le professeur à la HES qui a lancé le CAS sur la reconstruction de l’Ukraine, «veut mettre en place un centre de formation pour les réfugiés, qu’il s’agisse de réfugiés de guerre, de réfugiés climatiques ou de réfugiés économiques. «Nous voulons former de telles personnes de manière ciblée afin qu’elles puissent retourner dans leur pays».»
- financement public
- politique – Suisse
- rôle des universités
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- profil – universités
- enseignement – méthodes et outils
- politique – Europe
- collaboration hautes écoles – politique
- enseignement – en ligne
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 avril 2024
3Avr2024
Politique des hautes écoles
EPZF : L’«Affaire Carollo» fait encore parler
L’«Affaire Carollo» est bien connu au sein de l’EPFZ, puisqu’il s’agit du premier licenciement de l’histoire de l’école supérieure : celui de Madame Marcella Carollo. Elle avait été accusée de mobbing et ensuite licenciée. Le mari de Madame Carollo est l’Astrophysicien Simon Lilly, également professeur à l’EPFZ.
Monsieur Lilly a donné son «cours d’adieu» la semaine dernière, qui a été qualifié de «règlement de comptes avec les décideurs de l’université», après avoir gardé le silence pendant sept ans. «Lors de son discours d’adieu, Simon Lilly a donné sa version de l’histoire. Il a décrit son épouse comme une excellente universitaire, qui comptait parmi les meilleures au monde dans sa discipline, mais qui s’est retrouvée à l’EPF dans un environnement hostile et a été rabaissée de manière sexiste en tant qu’épouse d’un professeur […]. Dans son attaque, Lilly s’en est pris à d’autres dirigeants et mandataires de l’EPF. Ainsi, le président de l’EPF de l’époque, Lino Guzzella, aurait décidé de dissoudre l’Institut d’astronomie, bien que les accusations n’aient pas encore été examinées à ce moment-là. De plus, la rectrice de l’époque, Sarah Springman, a «écrasé» la tentative de deux collègues féminines d’exiger dans une pétition une enquête sur les accusations avant que des mesures irrévocables ne soient prises.»
Les personnes citées ainsi que le service de presse de l’EPFZ n’ont pas répondu : l’EPFZ écrit «qu’il ne s’exprime pas, car l’affaire est close juridiquement depuis plusieurs années déjà».
Insatisfaction auprès du corps intermédiaire académique de l’Université de Bâle
Le corps intermédiaire académique de l’Université de Bâle avait cru en une amélioration des conditions de travail après que des réformes avaient été annoncées à la faculté de philosophie et d’histoire. Néanmoins, le rectorat a stoppé la réforme et le Syndicat des services publics (SSP – VPOD) prépare maintenant une prise de position afin de solliciter la direction.
L’Université de Bâle serait sous pression à cause du déficit enregistré en 2022 (il n’y a pas encore de données concernant l’année 2023) et à cause de l’incertitude quant au budget de 2026-2029, qui sera discuté par les deux cantons de Bâle bientôt. Ainsi, le porte-parole de l’université de Bâle, Matthias Geering, explique que «[l]e rectorat est ouvert à une réforme du corps intermédiaire sans incidence sur les coûts».
Moins d’argent pour l’Université de Bâle ?
Le budget de l’Université de Bâle pour la période 2026-2029 doit encore être négocié, mais des coupes sont dans l’air du coté de Bâle-Campagne. En effet, les politiciens de Bâle-Campagne s’inquiètent des finances cantonales et certains proposent des coupes budgétaires à l’université pour résoudre ce problème. Si d’une part l’UDC de Bâle-Campagne revendique une résiliation du contrat universitaire avec Bâle-Ville, le centre plaide plutôt en faveur d’une réduction du financement pour l’université.
Il faut continuer à soutenir la collaboration entre universités et société
Hanna Hilbrandt, Professeure de géographie sociale et de recherche urbaine à l’Université de Zurich, Carolin Schurr, Professeure de géographie sociale et culturelle à l’Université de Berne et Claske Dijkema, chargée de cours à l’Institut pour la diversité sociale et culturelle de la Haute école spécialisée bernoise, se penchent sur le débat qu’il y a autour des relations entre la science, la société et l’activisme politique.
Si les médias qualifient souvent les collaborations entre universités et société d’«activisme académique» et les directions des universités les qualifient souvent comme «idéologiques», les trois académiciens pensent que ces critiques «[ne sont] pas seulement contradictoire[s], [elles ignorent] également l’état de la recherche accepté au niveau international. Les collaborations science-pratique ont été fortement encouragées par l’État, les universités et le secteur privé au cours de la dernière décennie.»
Les trois académiciens tiennent a rappeler que «[l]es principes directeurs des universités suisses ne définissent pas seulement la liberté académique comme base centrale de l’innovation scientifique. Ils soulignent également la responsabilité de l’université d’aborder les questions de société. La collaboration transdisciplinaire avec différents groupes y apporte une contribution essentielle.»
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- collaboration hautes écoles – politique
Une initiative populaire pour inscrire les relations Suisse-UE dans la Constitution
L’Alliance Europe a lancé une initiative populaire pour renforcer les liens entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Sanija Ameti, Coprésidente du mouvement «Opération Libero» qui est à l’origine de l’initiative, affirme que «[à] travers l’Initiative Europe, la société civile annonce […] son soutien aux négociations en cours entre la Suisse et l’UE à un moment critique […]».
L’initiative souhaite que les relations entre la Suisse et l’UE soient ancrées dans la Constitution et proposent d’introduire l’article suivant : «La Confédération participe activement
à l’intégration européenne». Un alinéa de l’article précise que : «[La Confédération] conclut à cette fin des traités internationaux avec l’Union européenne permettant une participation durable et évolutive aux libertés du marché intérieur européen et à d’autres domaines de la coopération européenne, notamment la culture, la formation, la recherche et la protection du climat.»
«Une éventuelle votation sur l’initiative Europe surviendrait de toutes façons après la fin des négociations entre Berne et Bruxelles […]. Alliance Europe a désormais jusqu’au 2 octobre 2025 pour réunir les 100’000 signatures nécessaires. Au côté d’Opération Libero, on retrouve les Vert-e-s, l’Union des étudiant-e-s de Suisse, le Mouvement européen Suisse et d’autres organisations de la société civile, ainsi que des députés de gauche» (rts.ch)
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 avril 2024
2Avr2024
Politique des hautes écoles
Y-Parc sans direction (pour la troisième fois)
Le pôle technologique à Yverdon-les-Bains, Y-Parc, se retrouve pour la troisième fois sans direction. La dernière Directrice opérationnelle, Karen Undritz, «annonçait [après une poignée de semaines] sa démission avec effet immédiat sur le réseau LinkedIn. Elle dénonce alors une situation de gouvernance «malsaine», source de «tensions» liée au maintien du directeur ad interim comme chef de projet […]. Ce départ précipité tombe mal pour une entreprise qui tentait de redorer son image, ternie par la polémique entourant le licenciement d’une précédente directrice, Juliana Pantet, en juillet 2021».
Le problème principal d’Y-Parc, pour certains, serait la difficulté à développer une stratégie qui puisse satisfaire tous les intérêts en jeu. Effectivement, «[l]a société Y-Parc SA a pour mission d’animer le site et de mettre en relation des différents occupants, mais elle ne possède pas le parc. Ce dernier appartient à la ville, à l’ECA (Etablissement cantonal d’assurance) et au canton. Une architecture complexe à laquelle il faut ajouter les propriétaires des différents bâtiments, à l’image de la caisse de retraite de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) […]. [C]e grand nombre de parties prenantes est à l’origine de tensions permanentes. Les problèmes de communication sont récurrents. L’audit de 2021 confirme l’existence de ces intérêts contradictoires. Il y a la ville qui vise «par la croissance du parc de nouveaux contribuables», les propriétaires de terrains qui «souhaitent réaliser une plus-value sur celui-ci» ou encore le canton qui «cherche un moteur de développement durable économique dans les secteurs des hautes technologies». Pour un autre locataire du site, c’est cette trop forte emprise des collectivités publiques, locales voire régionales, qui pose problème. Il évoque le conseil d’administration de la SA, où on ne retrouve qu’un seul entrepreneur, aux côtés des représentants de la ville et du canton, de l’école d’ingénieurs HEIG-VD, de l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV) ou de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI)».
L’EPFZ (encore) critiquée au sujet d’Israël
Cette fois, l’EPFZ est critiquée puisqu’elle va accueillir une conférence qui sera tenue par Léopold Lambert, un activiste français et éditeur d’un magazine de gauche, qui «a une vision du monde qui présente Israël comme le refuge du mal et la terreur du Hamas comme un acte de libération».
«La HETS Fribourg lance une formation inédite pour éliminer le racisme des institutions»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 avril 2024
28Mar2024
Politique des hautes écoles
Anna Fontcuberta i Morral: «L’EPFL doit assurer l’excellence»
Protestations pro-palestiniennes : La tension monte dans les universités italiennes
Les tensions restent vives en Italie à la suite des manifestations organisées par des étudiants dans plusieurs universités en soutien à la population palestinienne et contre ce qu’ils appellent le génocide en cours à Gaza. Les accords de collaboration entre les universités italiennes et israéliennes figurent parmi les motifs de protestation.
Les dernières initiatives ont eu lieu hier (mardi) à Rome et à Gênes. Dans la capitale, les étudiants de l’université La Sapienza ont occupé le rectorat pendant quelques heures, ne le quittant qu’après quelques instants d’affrontements avec la police et avec la promesse de répéter la manifestation prochainement. Même dans la capitale de la Ligurie, les protestations contre le recteur ont été très vives.
Au centre des initiatives étudiantes, la situation à Gaza, qualifiée de génocide, et la solidarité avec la population palestinienne touchée, mais aussi les accords que les universités italiennes ont conclus avec les universités israéliennes, en particulier l’appel du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale en faveur de projets de coopération industrielle, scientifique et technologique entre l’Italie et Israël. [En fin 2023,] plus de 4 000 professeurs et chercheurs de toute l’Italie ont signé pour que cet accord soit suspendu.
Le 26.03.2024, la ministre des universités, Annamaria Bernini, qui jusqu’à il y a quelques jours dialoguait avec les étudiants, en apprenant l’occupation du rectorat de l’université Sapienza et les insultes au recteur de l’université de Gênes, a pris contact par téléphone avec le chef de la police, avec lequel elle a déclaré qu’elle discuterait de la situation à l’intérieur des universités dans les jours à venir. Une position qui a déclenché une controverse politique, l’opposition criant à la militarisation des universités.
Escalation d’un conflit entre un professeur et un marxiste pro-palestinien
Avec des slogans comme «Intifada jusqu’à la victoire» ou «Free Palestine», l’Etincelle, la branche suisse de l’International Marxist Tendency (IMT), prend clairement position pour la Palestine dans le conflit du Proche-Orient.
Lors d’une action non-autorisée de ce groupe dans l’Université de Berne, un professeur d’université bernois a bousculé un étudiant activiste. L’université qualifie ce comportement d’«inacceptable».
Un collaborateur de l’Université de Berne tabasse un étudiant soupçonné d’avoir utilisé ChatGPT
Un assistant d’université a tabassé un étudiant parce qu’il aurait utilisé ChatGPT pour rédiger son essai.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 mars 2024
27Mar2024
Politique des hautes écoles
Anna Fontcuberta i Morral sera la nouvelle présidente de l’EPFL
«Le 27 mars 2024, le Conseil fédéral a nommé Anna Fontcuberta i Morral à la présidence de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette professeure en science et génie des matériaux de 49 ans, qui enseigne aujourd’hui dans l’institution, prendra la succession de Martin Vetterli le 1er janvier 2025.»
Promotion de la relève scientifique : «des mesures supplémentaires sont nécessaires»
«Le Conseil fédéral a adopté le 27 mars 2024 le rapport «Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique». Il estime que des mesures supplémentaires doivent être déployées pour continuer à améliorer les possibilités de carrière de la relève scientifique. […] Le Conseil fédéral se félicite des mesures prises par les hautes écoles, la Conférence des rectrices et recteurs des hautes écoles suisses (swissuniversities), le Fonds national suisse (FNS) et la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE). […] La Confédération et les cantons entendent mettre en œuvre deux mesures de portée nationale dans le cadre de la CSHE. La première consiste en un projet coordonné par swissuniversities que la CSHE prévoit de lancer pour la période d’encouragement 2025-2028. Destiné à poursuivre le développement et à assurer la mise en œuvre de plans d’action en faveur de la promotion de la relève dans les hautes écoles universitaires, ce projet d’un montant maximal de 20 millions de francs est tout particulièrement axé sur la phase postdoctorale. […]
La deuxième mesure consiste en des principes adoptés fin 2023 par la CSHE pour promouvoir la relève scientifique dans les hautes écoles universitaires. Ces principes misent sur une politique moderne en matière de personnel et d’embauche, un climat de travail constructif et une planification précoce des carrières. […]»
«Si l’université n’est plus un endroit protégé et sûr, nous avons un problème»
Depuis deux semaines, deux agent-es de sécurité sont devant la porte lorsque l’historien et directeur adjoint du Centre d’études juives Erik Petry donne son cours sur Israël à l’Université de Bâle. Devant l’amphithéâtre, des tracts ont été distribués – ce qui est interdit à l’Université de Bâle – et des slogans ont été criés par des membres de la Marxist Society. La situation ne s’est pas détendue, car mercredi dernier, à la fin du cours, une personne s’est levée dans l’amphithéâtre, a critiqué le cours et a lancé des slogans.
Erik Petry affirme que les incidents actuels créent une ambiance tendue au sein de l’amphithéâtre. «L’université est un safe space. Un lieu protégé où des questions critiques sont discutées et où les étudiants devraient se sentir en sécurité. […] J’observe en ce moment une discussion très polarisée. Il me semble que beaucoup de choses, qui ont toujours été là, sont maintenant rendues publiques. Cette pensée en noir et blanc n’est pas nouvelle. Depuis le 7 octobre, les gens sont émotionnellement plus bouleversés. Beaucoup manifestent leur solidarité pour un côté sans voir la perspective de l’autre côté. Je suis effrayé par l’antisémitisme qui s’exprime actuellement. Mais je ne peux pas dire que cela me surprenne.»
Erik Petry prend par ailleurs la défense du Directeur du institut Swisspeace Laurent Goetschel. Il s’était prononcé en défaveur de l’interdiction du Hamas, ce qui fait comme réaction que le Canton de Bâle-Campagne a cessé de financer l’institut. «Laurent Goetschel est une voix importante dans le discours actuel. On peut discuter de ses déclarations, mais cette réaction de la part de la politique n’est pas compréhensible.»
Dans l’article il y a une publicité pour un débat public sur le sujet de la liberté académique, qui aura lieu à Bâle le 17.04.2024.