Le site de l’EPFL au Valais a dépassé les attentes
L’EPFL s’est installé à Sion il y a cinq ans. Le Directeur opérationnel de l’antenne Marc-André Berclaz tire un premier bilan. Il estime que pour un franc investi par le canton, celui-ci s’assure une retombée supérieure à ce franc. Dans la convention initiale, la création de 150 poste a été ciblé. Or, l’antenne compte aujourd’hui 226 collaborateurs, un chiffre qui se montera à 400 à fin 2021 avec l’ouverture d’Alpole, le nouveau centre de recherche de l’environnement alpin et polaire.
De plus, les jeunes professeures de l’EPFL seraient reconnus et récompensés à l’international.
11.09.2019 – Le Nouvelliste – «L’EPFL a dépassé les attentes»
La forme juridique d’un centre de recherche pour la médecine de précision soulève des questions
L’Université de Zurich, l’ETH et plusieurs hôpitaux universitaires à Zurich souhaitent fonder un centre de recherche en médecine de précision. Sa forme juridique (société simple) fait l’objet de critiques de la part de politiciens cantonaux. La question qui se pose quant à l’autonomie de la recherche de pointe, qui est très chère, et la responsabilité du canton.
Nouvelle formation pour 500 informaticien-ne-s à l’Université de Saint-Gall
L’Université de Saint-Gall (HSG) crée pour 2026 un centre d’études et de recherche en informatique qui acceuillera 500 étudiant-e-s. Ce projet fait partie d’une offensive cantonale pour l’enseignement IT. Le bachelor débutera en automne 2021 et formera 500-600 informaticien-ne-s.
A l’occassion des 50 ans de l’EPFL, le Temps a publié un supplément de 20 pages dédié à l’école polytechnique, son histoire, son campus, l’enseignement, ses points forts et ses projets en matière de développement durable.
«Il n’y a pas de place au sommet pour les femmes scientifiques»
Selon une étude sur 541 universités et instituts de recherche dans les Etats-Unis, l’Europe et en Australie, le taux de professeures en sciences est à 23%, même que la majorité des étudiant-e-s sont des femmes. Plus inquiétant encore, 99% des femmes interrogés auraient déclaré d’avoir été confrontées à des obstacles à leur progression et à leur rétention.
Une nouvelle base de donnée de l’Université de Stanford indique le taux d’auto-citations de chercheur-e-s dans leurs publications. Le Tages-Anzeiger a publié les noms des plus grands auto-citateurs de Suisse et a interviewé Antonio Loprieno, Président de l’Académie des sciences, sur cette problématique.
Comment l’ETH souhaite rester attractif pour les talents
Joël Mesot, Président de l’EPF Zurich (ETH) et son Chef de service (« Referent ») Roman Kingler souhaitent que le système des hautes écoles suisse reste attractif à l’international pour des «talents» (étudiant-e-s, doctorant-e-s, professeur-e-s). Ils estiment que ce système l’est déjà grâce aux conditions cadres comme l’autonomie des Hautes écoles, l’ouverture et la sécurité financière pour la planification. Mais face à la compétition des nouvelles universités asiatiques, les hautes écoles suisses devraient continuellement s’adapter en se concentrant sur les points forts et sortir du lot avec un profil indéniable là où la concurrence a des faiblesses. Par ailleurs, les auteurs donnent plusieurs exemples de mesures que l’ETH a pris pour rester attrayant.
Michael Hengartner nommé Président du Conseil des EPF
L’actuel Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities a été nommé Président du Conseil des EPF par le Conseil fédéral. Il prendra sa nouvelle fonction en février 2020.
L’Université de Genève réduit son empreinte carbone
L’Université de Genève se dote d’une politique institutionnelle ambitieuse qui vise une diminution de 50% de ses émissions CO2 dues aux transports aériens à l’horizon 2030. Les vols pour des destinations accessibles en train en moins de quatre heures ne seront plus autorisés.
Neuf régions frontalières soutiennent la Suisse à Bruxelles
Neuf régions frontalières en France, Allemagne, Autriche et en Italie avertissent l’actuel Président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker et sa future Présidente Ursula von der Leyen des effets néfastes d’une spirale négative dans la relation Suisse-Union européenne.
La place suisse de la recherche souhaite de la clarté par rapport aux conditions de participation au programme de recherche Horizon Europe. Dans ce contexte, les président-e-s des régions ont surligné l’importance de la coopération transfrontalière entre instituts de recherche, universités et entreprises.
31 chercheurs-euses travaillant dans des instituts suisses – dont deux à l’UNIL – ont reçu des Fonds du Conseil européen de la recherche (ERC). Le taux de succès des demandeurs de fonds en Suisse s’élève à 39,5%, la moyenne internationale étant 13%.
L’Université de Saint-Gall aura-t’elle bientôt une antenne en Autriche voisine ?
L’Université de Saint-Gall (HSG) négocie avec le Voralberg la création d’un campus pour informatique et digitalisation à Dornbirn, en s’appuyant sur le modèle son antenne à Singapour.
Mettre la formation et la formation continue sur pied d’égalité financière
Peter C. Meyer, Directeur du Département de la Santé, Recteur suppléant de la ZHAW et Professeur en sociologie à l’Université de Zurich, estime que le système de formation actuel est inégalitaire et dépassé. Les brevets professionnels doivent être financés par les particuliers, pendant que les études universités, plus chères et longues, sont financés pour plus de 90% par l’état.
Les personnes moins qualifiées seraient ainsi moins prêtes à suivre des formations continues. Il faudrait, selon M. Meyer, accorder le même crédit pour l’éducation aux personnes, peu importe s’ils font un apprentissage (et des formations continues) ou des études universitaires. Il devrait être possible d’utiliser ce crédit tout au long d’une vie.
Une fondation pour promouvoir des normes éthiques dans le numérique a été créé en collaboration avec l’Université de Genève
Genève accueillera le siège d’une nouvelle fondation pour la promotion des normes éthiques dans le monde numérique. L’ex-conseillère fédérale Doris Leuthard présidera le conseil de la fondation qui gérera la Swiss Digital Initiative (SDI).
La SDI sera formellement lancée au cours du WEF 2020, a indiqué Mark Walder, fondateur de l’association DigitalSwitzerland à l’origine de cette initiative privée. Une première étape a été franchie lundi dans le cadre du premier Swiss Global Digital Summit, qui a réuni à Genève une vingtaine de hauts représentants de l’économie mondiale et du monde académique.
Pour Yves Flückiger, Recteur de l’Université de Genève, «Cette initiative est une illustration parfaite du type de liens que nous souhaitons établir et renforcer avec l’ensemble des acteurs économiques et sociaux. Elle prolonge naturellement deux initiatives concrètes visant également à renforcer les synergies entre la recherche fondamentale de l’Université et les organisations internationales: le Geneva Science Policy Interface, lancé il y a une année, et le Geneva Science Diplomacy Anticipator, créé plus récemment.»
Consortium allemand signe un accord avec Springer Nature sur le libre accès
700 universités allemandes ont signé un accord avec la maison d’édition Springer Nature sur le libre accès. Des critiques se lèvent, entre autres, sur la lourdeur administrative de la solution et le fait que cet accord ne peut pas servir de modèle dans d’autres pays.
Vingt ans après la réforme de Bologne, le Professeur invité Bruno S. Frey de l’Université de Bâle tire un bilan de la réforme de Bologne. La mobilité des étudiant-e-s à l’international aurait augmenté «grâce à Erasmus» de 16% en 1990 à 21% en 2002, mais le taux de personnes arrêtant les études ne serait pas plus bas. De plus, les études se prolongent en moyenne, plutôt que de raccourcir. Par ailleurs, la grande partie des étudiant-e-s ne s’arrêtent pas après le Bachelor, comme c’était prévu par les architectes du système.
Une initiative populaire qui demande, entre autres, que le même montant de fonds publics soit dépensé pour la recherche de remplacement, de réduction et d’amélioration des expérimentations animales (3R) que sur les expérimentations animales eux-mêmes. Cette idée gagne du soutien au niveau fédéral.
Nouveau Campus du Département de la défense à l’EPFL
Le Campus cyberdéfense (CYD-Campus) du Département de la défense, l’une des mesures de la stratégie nationale de protection contre les cyberrisques, s’implante sur le site de l’EPFL.
À Fribourg, la menace d’une pénurie d’enseignant.e.s plane. L’une des mesures visant à éviter un manque de personnel qualifié a été présenté. Dès 2020, 200 nouveaux·elles étudiant·e·s seront formés par la Haute École pédagogique (HEP), avec 150 en français et 50 en allemand. Et pour accompagner l’augmentation des effectifs, un renforcement des ressources humaines de 6 à 7 % est prévu. Des locaux supplémentaires seront fabriqués, comprenant des modules pré-fabriqués dans les jardins de l’école, pour accueillir les nouveaux·elles arrivant.
La nouvelle rectrice Katharina Mertens Fleury déclare, «Nous proposons une formation de niveau bachelor répartie sur trois ans. Ça signifie que nous passerons en quelques années de 450 à 600 étudiants au total.»
Université de Genève : Réussite du projet de collaboration avec les migrant·e·s
À l’Université de Genève (UNIGE), le projet «Archéologie solidaire» prévoit une collaboration entre l’institution et des migrant·e·s en Sicile.
La demande est venue des autorités italiennes qui ont contacté l’UNIGE, laquelle dirige les fouilles de la ville antique de Lilybée. Elles ont ainsi demandé à l’institution s’il était possible d’employer ainsi que d’encadrer des réfugié·e·s logé·e·s à quelques kilomètres du site. L’UNIGE a tout de suite répondu par la positive.
D’après Lorenz Baumer, Co-directeur des fouilles et Professeur à l’UNIGE, «Il s’agit d’une opération win-win (…) Nos travaux avancent plus vite grâce à eux et d’un autre côté, ils bénéficient d’un emploi, certes temporaire, tout en acquérant une formation.»
Par ailleurs, la doctorante Marie Drielsma souligne, «Les jeunes réfugiés ont pu sortir de l’isolement de leur centre d’accueil et les échanges ont été incroyables. Ils nous ont fait profiter de leur expérience technique acquise dans leur pays, comme le maniement de certains outils. Ils posaient aussi plein de questions sur l’histoire du site. Nous avons par ailleurs beaucoup parlé de leur vécu et partagé de nombreux moments festifs, comme des repas ou des baignades.»
Université de Neuchâtel : «Une chambre contre un coup de main»
L’Université de Neuchâtel (UNINE) propose aux étudiant·e·s d’être logé chez des personnes âgées, en contre partie de petits coups de pouce. Le coût d’une chambre par mois reviendrait à 100 francs par mois, en échange de quelques minces services dans la vie de tous les jours ainsi qu’une présence.
Le projet déjà réussi à l’Université de Genève ainsi qu’à plusieurs reprises en Allemagne, s’inspire de l’économie collaborative. En effet, elle prévoit de combiner la problématique des séniors habitant seul·e·s dans de grands espaces, et la recherche souvent complexe et coûteuse de logement pour les étudiant·e·s.
Selon le recteur de l’UNINE Kilian Stoffel, «Le programme Appart-Ages favorise le lien intergénérationnel et peut contribuer au maintien à domicile de personnes âgées; il s’inscrit dans une logique d’innovation sociale qui fuit écho aux valeurs de l’Université.»
Université de St-Gall : Ouverture d’un bureau des plaintes
À St-Gall, l’Université ouvre aujourd’hui les portes de son nouveau bureau des plaintes en cas de soupçon d’actes illégaux ou de comportement déloyal. Ce service a été mis à disposition des employé·e·s de l’Université de St-Gall (HSG) ainsi que pour les étudiant·e·s et autres partenaires externes. Il sera supervisé par l’ancienne conseillère d’État Kathrin Hilber, avec pour adjoint Matthias Weishaupt, Politicien et membre du Parti Socialiste (PS).
Par ailleurs, la HSG ayant fait l’objet de nombreuses critiques au sujet des activités accessoires, des modifications ont été apporté à leurs lignes directrices. En effet, les emplois à temps partiel pour les enseignant·e·s et chercheur·euse·s ainsi que la direction existeront toujours, mais une nouvelle commission pour ceux-ci a été créé. Ainsi, les activités accessoires d’une demi-journée ou plus par semaine seront soumises à l’approbation de cette commission, laquelle reste en droit d’interdire ou de révoquer toute autorisation précédemment accordée.
Université de Neuchâtel : «Un hub en 2026 pour l’Université»
À Neuchâtel, un premier bilan de l’action du Conseil d’État pour la moitié de sa législature a été présenté. Celui-ci comprend un projet de construction plutôt bien avancé touchant l’université. Il s’agit d’un nouveau bâtiment qui aidera à renforcer l’attractivité de son institution.
D’après Kilian Stoffel, Recteur de l’Université de Neuchâtel, «Le projet est dans l’air depuis une vingtaine d’années, mais il est désormais en train de se concrétiser.»
Quant à la conseillère d’État Monika Maire-HEfti, celle-ci souligne, «Ce terme hub est important. Le hub, c’est le noyau d’un réseau. Et ce nouveau bâtiment doit devenir un outil pour favoriser l’interdisciplinarité au sein de l’Université.»
EPFL : «Le Human Brain Project de moins en moins vaudois»
En raison des pressions exercées par la Commission européenne, six pays se partagent désormais la gouvernance de l’immense consortium «Human Brain Project.»
À la suite du vote du 9 février 2014, les technocrates de Bruxelles étaient réticent·e·s à l’idée de confier un aussi grand et couteux projet à la Suisse. De plus, les discussions qui persistent entre Berne et l’Union européenne (UE) au sujet des programmes de recherche européens n’aide pas la situation.
Selon Gérard Escher, Conseiller auprès de la présidence de l’EPFL, «Nous ne sommes plus tout à fait au centre du projet au sens où nous allons bientôt cesser de coordonner officiellement; cependant nous continuons à en faire partie, et ce de façon importante. Le projet a passablement changé depuis sa création, il est normal que la gouvernance s’adapte.»
HES-SO et HESD : Conclusion d’un «accord de partenariat stratégique»
À Sion, la Haute école spécialisée à distance suisse (HESD) et la HES-SO Valais-Wallis ont conclu un «accord de partenariat stratégique» visant à exploiter les synergies au sein des domaines de la formation, de la recherche ainsi que des prestations de services.
D’après François Seppey, Directeur de la HES-SO, «Ce rapprochement apportera une belle complémentarité. Nous pourrons ainsi profiter de l’expérience de la HESD dans l’enseignement à distance afin de développer de nouvelles offres.»
Du côté de la HESD, son recteur Michael Zurwerra souligne qu’il s’agit de l’occasion de consolider la présence de l’école dans le canton, et assure que malgré la venue des étudiant·e·s de Berne et Zurich, l’institution restera valaisanne.
Science : Manipulations et influences des lobby industriels
En manipulant la science, les industriels tels que Mosanto, Philip Morris, Exxon ou Coca-Cola font appel à des stratégies pernicieuses créant ainsi des conflits d’intérêts. Pour ce faire, des scientifiques sont employé·e·s afin de se mettre au service des lobbies industriels.
C’est ce dont dénonce le journaliste français Stéphane Horel, «Certains sont employés directement par les firmes. D’autres travaillent pour des cabinets de défense de produit, entièrement financés par ces dernières. Une troisième catégorie, les universitaires, entretient des relations plus ou moins régulières avec les firmes. Les liens qu’ils nouent avec ces sociétés créent des conflits d’intérêts puisqu’ils sont impliqués dans la construction d’un savoir public. Une étude financée par un industriel a quatre à neuf fois plus de chances de donner des résultats favorables au produit que si elle avait été financée sur fonds publics.»
Par conséquent, pour libérer la science de cette emprise, il faudrait «un «pot commun» dans lequel les industriels verseraient leur écot pour réaliser des études de toxicité supervisées par les autorités publiques. Celles-ci seraient ainsi protégées du travail de manipulation des industriels. Un tel dispositif permettrait d’échapper à cette forme de totalitarisme à but lucratif et sans doute de restaurer la confiance.»
Université de Berne : Rénovation de l’institut de chimie
À l’Université de Berne (UNIBE), le bâtiment de l’institut de chimie serait doté de salles obsolètes rendant les travaux de rénovation urgents. Pour cela, des conditions cadres ont été défini lors d’une phase d’essai de plusieurs années par le canton, l’université, la ville de Berne ainsi que la population locale.
De plus, le canton de Berne a l’intention de lancer un concours d’architecture début 2020, afin de sélectionner un projet lauréat pour les rénovations. Et si tout se déroule comme prévu, les constructions débuteront en 2026 sur une durée de quatre ans.
Pour Daniel Blumer, Directeur de la commission du quartier Länggasse (où se trouve l’UNIBE), «Nous voulons un projet que les gens du quartier peuvent aussi utiliser. Il ne s’agissait pas de construire un «bar», mais de rendre l’espace le plus accessible possible. Cela signifie également que les parties publiques des bâtiments doivent être accessibles à tous.»
Vaud : «Rentrée scolaire sous le signe de l’intégration»
Le 20 août 2019, Cesla Amarelle, Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, a présenté à la presse locale les nouveautés de cette rentrée scolaire. Au cœur des défis, l’intégration de tous les élèves. D’après Cesla Amarelle, «Dans notre pays, l’école tend à entretenir les inégalités sociales, et parfois même à les renforcer.»
Par conséquent, les mesures appliquées à cette rentrée comprennent respectivement : L’application de la loi sur la pédagogie spécialisée, avec l’intégration dans le cursus ordinaire des élèves avec handicap, des troubles du comportement ou allophones. Mais aussi, l’interdiction des téléphones portables et objets connectés lors des cours et la récréation. Et pour combattre le harcèlement, des mesures seront également mises en place afin de repérer les cas problématiques. Sans oublier l’arrêt du Tribunal fédéral sur la gratuité scolaire qui implique que les élèves devront uniquement financer leurs effets personnels (sac d’école, tenue de sport). Finalement, une simplification du système des évaluations sera aussi discutée cet automne.
Fribourg : «Une formation pour pallier au manque de personnel infirmier»
Le 28 octobre 2019 à Fribourg, la Haute école de santé (HEdS-FR) débute une nouvelle formation s’adressant aux professionnel·le·s sorti·es du métier et souhaitant une réinsertion. L’objectif de celle-ci est de pallier au manque de personnel infirmier. D’après une étude réalisée par l’Observatoire de la santé, «45,9% des personnels infirmiers quittent le métier.»
Ainsi, cette formation à 80% sera axée sur les soins à longue durée. Quant au contenu des cours, celui-ci permettra de réactualiser les connaissances, d’améliorer les compétences de chacun·e et de mieux appréhender les défis de la profession.
De plus, un stage en établissement médico-social, en soins à domicile ou en milieu hospitalier complètera la formation.
Berne : Le poste de président·e du Conseil des EPF à pourvoir
Un poste des plus prestigieux est à pourvoir à Berne, il s’agit de celui de président·e du Conseil des EPF, dont la nomination devrait tomber prochainement. Le·La successeur·e devra veiller sur plus de 25’000 étudiant·e·s entre Lausanne et Zurich.
Sur recommandation du chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) Guy Parmelin, le Conseil fédéral possède la compétence exclusive dans l’élection de la future présidence. Néanmoins, depuis quatre mois, Guy Parmelin a mis en place une commission de sélection pour le poste en question.
Pour Gian-Andri Casutt, Porte-parole du Conseil des EPF, «C’est un poste très particulier, au carrefour de la science et de la politique. Il faut un profil multi-facettes, quelqu’un qui connaisse la politique de la science.»
Genève : Un centre d’éthique pour la société numérique
Le 2 septembre 2019, lors d’une événement réunissant des dirigeant·e·s de grandes entreprises ainsi que des universités suisses, une initiative visant à créer une plate-forme pour les questions d’étiques liées à la numérisation sera proposée. Celle-ci vise à s’inscrire dans la tradition humanitaire genevoise.
De cette manière, l’objectif est de formuler des normes éthiques concernant les progrès technologiques afin de maîtriser les risques du développement rapide. Ceux-ci sont en lien avec l’intelligence artificielle, l’automatisation, la collecte et l’utilisation des données personnelles.
Cette réunion rassemblera des acteur·trice·s tel·le·s que, Adecco, Credit Suisse, UBS, Migros, Roche, SwissRe, Zurich Assurance, Swisscom et CFF. Mais également, les présidents des Écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich.
Vaud : Concept 360° pour l’égalité des chances entre élèves
Le Syndicat des enseignant·e·s romand·e·s (SER) lance son opération Concept 360° afin de favoriser l’égalité des chances entre élèves et inclure la pédagogie spécialisée. C’est lors d’une conférence, que Pierre Rohrbach, Président du SER, a appelé à une plus grande collaboration et à une harmonisation au sujet des pratiques d’enseignements pour lutter contre les disparités régionales.
Ainsi, ce dernier invite la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse Romande (CIIP) à renforcer la concertation et la coordination. Il déclare, «Il y a un accord intercantonal depuis 2007 et l’on constate des différences
dans les applications. Chacun veut réinventer la roue. Résultat: on perd du temps et des moyens et cela se fait au détriment des élèves.»
Valais : Étudiant·e·s en renfort pour contrer le pénurie d’enseignant·e·s
La rentrée des élèves romand·e·s s’annonce plus compliquée que prévue. En effet, face à la pénurie d’enseignant·e·s, les autorités ont choisi de faire appel aux étudiant·e·s de dernière année de la Haute école pédagogique (HEP) afin de subvenir à huit classes primaires dans le Haut-Valais.
Selon Zoe Moody, Professeure à la HEP Valais, «Nous avons réfléchi à une solution pour améliorer l’alternance entre la théorie et la pratique pour nos étudiants, tout en assurant une meilleure insertion professionnelle. Douze étudiants seront répartis en duos dans ces classes du Haut-Valais pour éviter leur fermeture.»
Le canton de Fribourg est également touché par la pénurie d’enseignant·e·s. Et ce, en raison du départ à la retraite des baby-boomers ainsi que par la réforme de la caisse de pension poussant les concerné·e·s à prendre leur retraite anticipée.
Deux étudiants ont lancé leur propre start-up afin de commercialiser leur concept. Il s’agit de serres automatisées au sein de la cafétéria du campus, dignes d’un potager futuriste. Celles-ci sont équipées de capteurs, et sont empilées les unes sur les autres tels des aquariums. De plus, grâce aux capteurs qui permettent la régulation de l’apport en lumière, eau et nutriments, le travail nécessaire est réduit au minimum.
D’après les deux associés, «Les gens ont une réelle aspiration à produire eux-mêmes leurs fruits et légumes. Ce qui leur manque, c’est le temps, la place et les connaissances. (…) Un tel système économise 95% d’eau et ne nécessite pas de transport ni d’emballages. Malgré l’énergie utilisée par les lampes, le bilan écologique est positif.»
Dès la rentrée d’automne 2019, le nouveau centre de formation ANIFOR ouvrira ses portes à 23 étudiant·e·s, dont les frais de logement et de repas reviennent à la société des Hôtels des Cinq 4000 SA. Ce centre a été créé et sera géré par l’École hôtelière de Genève. Sa mission est de forger les futures cadres intermédiaires de l’hôtellerie-restauration.
D’après Sina Frey, Responsable de ANIFOR, «La plupart des écoles hôtelières forment des managers et directeurs d’établissements. Nous prenons le pari de sortir des sentiers battus, en proposant quatre cursus offrant l’accès aux métiers de responsable de spa, gouvernante, gestionnaire de bar et concierge d’hôtel.»
Université de Californie : Les enseignant·e·s quittent les comités éditoriaux de Cell Press
Des scientifiques parmi les plus éminent·e·s de l’Université de Californie (UC) ont décidé de démissionner des comités de rédaction de Cell Press. Cette action vise à protester contre l’impasse persistante entre son propriétaire Elsevier et l’UC au sujet des coûts d’abonnement ainsi que la question du libre accès des articles.
Cependant, selon Matthew Welch, Biologiste à l’UC Berkley, «Cela n’affectera pas de manière tangible le fonctionnement quotidien des revues (…) Mais cela envoie un message aux revues que nous n’avons pas à participer à ce processus si l’université n’est pas en mesure de négocier de bonne foi avec elles. Nous avons beaucoup d’autres choix en ce qui concerne l’endroit où nous déployons nos efforts et soumettons nos articles.»
Brésil : Elsevier signe avec Grupo Editorial Nacional
Face à la montée de l’«open-access» devenant une solution prisée, le géant néerlandais Elsevier vient de signer un contrat avec Grupo Editorial Nacional (GEN) basé à Sao Paulo (Brésil).
Il s’agit d’un·e des principaux·ales édtieur·trice·s de «Science, Technologie et Santé» du pays, qui a également co-fondé «Minha Biblioteca» une plateforme permettant de louer des livres numériques pour les institutions d’enseignement.
Ainsi, tous les titres en portugais inscrits dans les secteurs juridiques, sciences humaines, gestion et commerce seront intégrés dans le catalogue de GEN. Cela correspond à plus de 1000 titres qui réunissent des auteur·e·s brésilien·ne·s ainsi que des figures intellectuelles étrangères.
IMD : Se réinventer pour contrer la concurrence internationale
Au cours des deux dernières années, l’International Institute for Management Development (IMD) a vu ses revenus croitre de 20%. Cependant, face à la concurrence internationale, cet institut de management se doit de créer de la valeur. Dès lors, et dans l’optique de pouvoir se développer sur son campus lausannois et ainsi de proposer de nouvelles formations, l’IMD est rentrée en discussion avec les autorités locales et cantonales.
Par ailleurs, une collaboration a été annoncé entre l’IMD et les autres institutions académiques du canton. En effet, d’après Jean-François Manzoni, Président de l’IMD, «L’IMD est effectivement en discussion avec l’UNIL
et l’EPFL, afin d’identifier un petit nombre d’activités en matière de recherche ou de programmes, pour lesquelles les trois institutions pourraient mutualiser de façon productive une partie de leurs ressources. Cette mutualisation ciblée nous permettrait de faire plus, ou de faire la même chose de façon plus efficiente, que nous ne pouvons le faire individuellement. Les discussions sont en cours et nous semblent très prometteuses.»
LERU : Élaboration d’un guide de collaboration de recherche
À Édimbourg, des cours d’été sont proposés par la Ligue européenne des universités de recherche (LERU). Ceux-ci offrent la possibilité aux doctorant·e·s d’utiliser leurs connaissances combinées afin de rédiger un guide des meilleures pratiques pour les collaborations internationales en recherche. Ce projet répond au besoin de collaborations interdisciplinaires afin de répondre aux problèmes mondiaux croissant. Ainsi, 52 chercheur·euse·s représentant 25 universités dans 16 pays et couvrant des dizaines de disciplines ont participé à cette semaine d’enseignements.
Le guide élaboré par cette collaboration traite des sujets suivant :
Horizon Europe : 70 membres nommé·e·s au conseil d’administration
Pour concevoir les missions de recherche d’Horizon Europe aux côtés des cinq président·e·s du conseil d’administration, 70 personnes ont été nommées par la Commission européenne (CE). Ces missions ont pour objectif de recarder l’approche de l’Europe face aux défis que représentent le changement climatique, l’érosion des sols, la production alimentaire durable et la pollution des eaux.
Ces conseils d’administrations joueront un rôle consultatif, la décision finale au sujet de la procédure des missions étant prise par la CE ainsi que le comité des délégué·e·s des États membres de l’UE.
Parmi les personnes nommées figurent :
Bertrand Piccard, Psychiatre et aéronaute suisse.
Boyan Slat, PDG chez The Ocean Cleanup.
Gesine Meißner, Ancienne députée européenne.
Lowri Evans, Ancienne directrice général du département de la croissance économique de la CE.
Maria Vassilakou, Ancienne vice-maire de Vienne.
Allan Larsson, Ancien directeur général du département de l’emploi et des affaires sociales de la CE.
Jean-Pascal van Ypersele, Professeur de sciences de l’environnement à l’Université Catholique de Louvain.
Marine Piccart, Présidente de l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer.
Andres Metspalu, Directeur du Centre de génomique de l’Université de Tartu.
HES-SO Valais : Nouveau plan d’études pour la filière tourisme
Dès la rentrée académique 2020-2021, la HES-SO va profondément muer sa filière de tourisme. En effet, le Conseil de domaine et le rectorat de la HES-SO ont accepté le nouveau plan d’études proposé par la direction de la filière tourisme. Ce changement vise à responsabiliser plus largement les étudiant·e·s dans leur projet d’études.
Pour Dominique Fumeaux, Responsable de la filière tourisme de la HES-SO Valais, «Aujourd’hui, on ne peut pas faire du marketing, de la géographie et du tourisme en pensant que ce sont trois données différentes; on est obligé de les regrouper.»
Cette décision est soutenue par l’expert dans l’attractivité des territoires et président de Valais Excellence Yvan Aymon qui déclare, «C’est un système qui permet de s’adapter aux besoins et aux attentes de l’économie touristique d’aujourd’hui (…) On a longtemps formé des solistes, aujourd’hui on constate que – pour être plus performants sur un territoire – on doit travailler ensemble, on doit être capables d’avoir des gens qui peuvent créer une vraie communauté et amener leurs compétences propres à cette communauté.»
EPFL : «L’EPFL encadre les dons privés pour ses étudiants»
À l’EPFL, les étudiant·e·s seront encadré·e·s par des dons privés, et ce, sans subir de pressions. Ainsi, les étudiant·e·s résidant en Suisse et compris dans le «top 2%» du niveau Bachelor, bénéficieront chaque année de 40 bourses de 10’000 francs sur trois ans. Au niveau du Master, il s’agit de 80 enveloppes de 24’000 francs pour les projets sur un an et demi, et de 32’000 francs pour ceux sur deux ans.
Les dons privés représentent 8.9% du budget total de l’EPFL. Les donateur·trice·s tel que Thierry Lombard, Vice-président du Conseil d’administration chez Landolt & Cie, soutiennent le financement privé pour mieux encadrer les étudiant·e·s. D’après lui, «Il est normal que des fonds privés viennent aider des boursiers suisses et étrangers. Aux États-Unis, c’est un procédé courant pour les universités. En Suisse, cela existe, mais c’est beaucoup moins utilisé (..) Nous devons maintenant convaincre des donateurs prêts à investir dans les talents de demain qui travaillent aujourd’hui sur des projets d’excellence.»
Formation : Pour que la Confédération soutienne les formations en cours d’emploi
À la vue des élections fédérales d’octobre 2019, chaque parti est interrogé sur leur projet économique respectif. Pour le Parti Socialiste (PS), Gaël Bourgeois, Responsable de campagne en Suisse romande, déclare que la priorité économique est un emploi et une formation pour toutes et tous avec des salaires couvrant les besoins vitaux.
Ce dernier propose que la Confédération participe au financement de modèles qui permettent la formation en cours d’emploi et qui couvre les frais d’entretiens durant cette période ainsi que la reconversion en cours d’emploi. De plus, le parti exige aussi un droit au congé formation rémunéré inscrit dans la loi.
Selon lui, «C’est l’utilisation judicieuse des recettes fiscales, par exemple pour investir dans la reconversion écologique, les infrastructures, la formation et le service public, qui est déterminant et réinjecte au final de l’argent dans l’économie.»
CCR : Initiative de libre accès aux installations de recherche
Deux ans après l’ouverture de ses portes, le Centre Commun de Recherche (CCR) a décidé d’étendre son initiative de libre accès aux laboratoires de recherche sur l’énergie et les transports de Petten au Pays-Bas et aux installations de recherche nucléaire de Karlsruhe en Allemagne. De cette manière, l’institution invite les chercheurs des États membres et des pays associés au programme de recherche Horizon 2020 à présenter leur candidature pour mener des expériences dans ces installations avant le 30 septembre.
En outre, l’ouverture récente des installations fait suite à deux premières années qui se sont avérées fructueuses en partage de l’infrastructure de recherche du CCR, avec 12 projets achevés et plus de 30 en cours. Aucun profit n’est tiré par le CCR de cette ouverture.
Recherche : Nouveau rapport sur l’«Open science» en Suisse
Swiss academics of arts and sciences vient de publier un nouveau rapport (Vol.14, No.2, 2019) au sujet de l’«Open science» en Suisse. Celui-ci met en lumière les défis et opportunités de cette nouvelle approche qui vise à briser les obstacles au partage – de tout type de résultats, de ressources, de méthodes ou d’outils – à tout stade des recherches.
Soulignant également l’importance du développement en Europe de l’«Open science» et de l’«Open data» pour la Suisse, ce rapport présente les enjeux des débats Europe-Suisse, en soulignant les défis et opportunités à relever.
HES-SO Valais : «Un camp d’entrepreneuriat conjugué au féminin»
À Sierre, la HES-SO a organisé le camps d’été «Graines d’entrepreneurs» afin de donner envie aux jeunes filles entre 11 et 16 ans d’opter pour un avenir dans l’entrepreneuriat. Au sein des classes, pas la moindre présence de garçon.
Concernant le financement, le stage est soutenu par le bureau de l’égalité. Ainsi, le programme prévoit : «Brainstorming, identification d’une problématique, recherche d’une solution innovante, enquête auprès du public cible, test du projet, test du logo et enfin d’une vidéo publicitaire.»
Pour la co-fondatrice de «Graines d’entrepreneurs» Nadine Reichenthal, «L’idée est de mettre en avant les compétences des jeunes filles dans une branche qui reste encore très masculine.»
Recherche : Faire évaluer ses articles par ses collègues
Un nouvelle proposition concernant l’évaluation des articles par les pair·e·s a été faite par Dan Shechtman, Prix Nobel de chimie en 2011. D’après le scientifique, les universitaires devraient faire évaluer leurs articles par leurs collègues de l’université, avant de les soumettre à des revues. De cette manière, un tel examen interne permettrait d’éviter d’endommager les erreurs scientifiques et serait moins coûteux que de le confier à des expert·e·s. Bien que ce système d’évaluation ait prouvé son efficacité, il n’est que très peu utilisé par les institutions de recherche.
D’après le professeur Dan Shechtman, «Notre système de surveillance de la mauvaise science ne fonctionne pas très bien. Le problème réside dans le fait que l’examen par les pairs tend à se faire uniquement par le biais de revues, lesquelles envoient les articles à d’autres spécialistes dans ce domaine. (…) Mais les meilleurs scientifiques n’ont pas le temps pour cela [d’examiner les articles d’autres chercheurs] de sorte que ceux qui ont le temps pour cela… ne sont pas nécessairement les meilleurs experts.»
Cancer et immunothérapie : Les universités unissent leurs efforts
Les hôpitaux universitaires souhaitent unir leurs efforts afin de mettre au point leurs propres thérapies cellulaires. L’objectif est de viser des prix moins couteux que ceux générés par les entreprises pharmaceutiques. Pour cela, sous la direction du Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer (SAKK), une nouvelle plateforme est en train d’être créé.
Selon George Coukos, Chef du Département d’oncologie du CHUV, «Aujourd’hui, les efforts sont très isolés entre les différentes universités et je pense qu’il est très important qu’elles se réunissent pour pouvoir offrir davantage d’opportunités aux patients au sein de ce réseau académique. (…) C’est vrai, la production de ces cellules au niveau académique coûte moins cher. Le coût final du produit devrait être de 100’000 à 150’000 francs par patient, soit environ deux fois moins cher que ce que proposent les groupes pharmaceutiques.»
Université de Bâle : 32 millions de francs supplémentaires pour le Biocentre
En raison des défauts de construction, des dommages et des erreurs de planification, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne sont confrontés à des coûts supplémentaires pour la création du nouveau Biocentre. En effet, ils devraient à présent contribuer entre 32 et 64 millions de francs de plus.
Jusqu’ici le Département de la construction de Bâle (BVD) qui détient la souveraineté en matière d’information de la construction du Biocentre, a évité le sujet des «dépassements de coûts». Néanmoins, un rapport contenant plus de détails serait en cours de rédaction par les gouvernements des deux cantons.
Quant à l’Université de Bâle (UNIBAS), la question se pose de savoir si cette dernière doit également participer au dépassement des frais. D’après Matthias Geering, Directeur de la communication de l’UNIBAS, «Le partage des coûts de l’université fait l’objet d’une discussion permanente entre l’université et le département de construction.»
Horizon Europe : Appel commun pour un budget ambitieux
En collaboration avec 14 associations d’universités européennes, la Ligue européenne des universités de recherche (LERU) a lancé un appel commun afin d’opter pour un ambitieux budget à destination d’Horizon Europe.
Celui-ci a été nommé «Seize our Common Future» et vise à sensibiliser les décideur·euse·s politiques quant au rôle crucial que possède la recherche et de l’innovation pour aider l’Union européenne (UE) à relever les défis actuels. Ce financement serait donc nécessaire pour assurer à l’UE, un avenir prospère, inclusif et durable.
Dès lors, toute organisation disposée à soutenir publiquement cet appel, peut s’inscrire sur le site internet de LERU.
Université de Lausanne : Sommet réunissant 450 activistes pour le climat
À l’Université de Lausanne (UNIL), de nombreux·euses activistes dont Greta Thunberg se retrouveront lors d’un sommet international pour l’environnement afin de parler de l’avenir du mouvement écologiste internationale déclenché par cette dernière. Organisé par le mouvement européen FridaysforFuture, cet événement prendra place du 4 au 9 août 2019 et rassemblera 450 militant·e·s âgé·e·s de 11 à 25 ans et provenant de 37 pays.
Durant cette semaine, plusieurs personnes sont également attendues telles que le Prix Nobel de chimie vaudois Jacques Dubochet, le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, le biologiste et physicien Ernst von Weizsäcker, le vice-président de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement Kaveh Madani ou encore le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR) Roger Hallam.
En outre, les militant·e·s entendent profiter de cette rencontre pour lancer une initiative citoyenne européenne afin de demander que la question climatique soit mise au cœur des débats, ainsi que, planifier les prochaines manifestations mondiales.
Formation : «Il motive les patrons à engager des apprentis»
Depuis 12 ans, Bruno Besse, Promoteur de places d’apprentissage au Service de la formation professionnelle, possède pour mission de mettre en contact les futur·e·s apprenti·e·s et les employeur·euse·s. Grâce à ce travail qui fonctionne en réseau, plusieurs dizaines de jeunes évitent de se retrouver sur le carreau.
Le délai pour trouver un employeur·euse est de trois mois. En effet, durant les deux premières semaines de la reprise d’automne, Bruno Besse répertorie les élèves n’ayant pas de patron·ne. Après le délai de trois mois, les élèves sans patron·ne se trouveront dans l’obligation de quitter la formation.
De manière générale, pour une grande majorité de jeunes, des solutions sont trouvées. Cependant, environ une trentaine reste sans formateur·trice à la fin du délai.
Durabilité : Nouveau partenariat de trois alliances mondiales d’universités
Afin de renforcer la contribution de l’enseignement supérieur aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations-Unies, trois alliances mondiales d’universités ont lancé un nouveau partenariat. Ce dernier comprend respectivement ; l’Association des universités du Commonwealth (ACU), l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Association internationale des universités (AIU). Ensemble, celles-ci représentent plus de 2’000 établissements à travers le monde.
Ainsi, dans une déclaration conjointe, l’ACU, l’AUF et l’AIU ont lancé un appel au secteur de l’enseignement supérieur. Ce texte vise à assurer un accès équitable pour toutes et tous à un enseignement universitaire de qualité, mais aussi, à adopter des politiques et des pratiques dans l’enseignement et la recherche qui maximisent leur contribution aux ODD des Nations-Unies.
Par ailleurs, ce nouveau partenariat a également exhorté les Nations Unis ainsi que les gouvernements nationaux à reconnaitre la contribution de l’enseignement supérieur aux ODD des Nations-Unies, et ainsi faire des universités des partenaires pour le développement national.
Lausanne : «Une formation chiffonne évangéliques et musulman·e·s»
Dès le mois d’octobre 2019 à Lausanne, la formation «Communautés religieuses, pluralisme et enjeux de société» sera proposée par la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Lausanne (UNIL). Elle s’axe sur la connaissance des institutions vaudoises et la diversité des traditions religieuses. Néanmoins, certains soucis liés à l’organisation (question de délai, de reconnaissance des acquis ou de la langue) de ce cours subsistent.
Par exemple, le délai d’inscription du côté des évangéliques est court. En effet, d’après Christine Volet, Co-présidente de la Fédération évangélique vaudoise (FEV), «Nous avons été prévenus de la mise sur pied de cette formation au mois de juin. Elle est déjà prête, les dates des cours sont fixées, les enseignants choisis et le délai d’inscription au 27 août est impossible à tenir.»
Par ailleurs, une autre difficulté semble poser problème. Celle-ci concerne la question de la langue. Étant donné que cette formation est francophone, celle-ci oblige les responsables des communautés – évangéliques, musulmanes, anglicanes et catholiques-chrétiennes – à attester de leur maitrise du français.
Université de Berne : Nouvelle chaire sur les avantages des consultations médicales au bout du fil
Une nouvelle chaire unique en Europe est en train d’être créé à l’Université de Berne (UNIBE) afin de mieux appréhender les avantages des consultations médicales par téléphone et ordinateur. Celle-ci sera composée de professeur·e·s assistant·e·s en «télé- médecine d’urgence» et bénéficiera d’un financement annuel de 115’000 francs par le Touring Club Suisse (TCS).
Pour Aristomenis Exadaktylos, Professeur à l’UNIBE, ceci pourrait décharger les salles d’attentes des urgences. En effet, «Environ un tiers de tous les patients en cas d’urgence pourraient se sauver des visites à l’hôpital grâce à ça.»
Université de Bâle : Nouvelle chaire de médecine complémentaire
À l’Université de Bâle (UNIBAS), une nouvelle chaire de médecine complémentaire va voir le jour. Son financement sera principalement pris en charge par des entreprises ainsi que des fondations anthroposophiques. Pour l’Université de Berne (UNIBE), une telle chaire existe déjà depuis plus de cinq ans.
Le doyen de la Faculté de médecine de Berne partage son enthousiasme et affirme l’importance de l’introduction de la médecine complémentaire. Il dit, «L’université doit aussi se concentrer sur les besoins de la société. La médecine complémentaire est un grand besoin. C’est une partie de la médecine tout comme les autres domaines. C’est pourquoi je pense personnellement qu’il est juste de former nos médecins en médecine complémentaire et de mener des recherches dans ce domaine à l’université. (…) Ce qui est également important, c’est qu’elle a développé une méthodologie scientifique pour prouver l’efficacité des thérapies. Les résultats sont publiés dans des revues scientifiques et sont accessibles au public.»
Formation : Épuisement des étudiant·e·s en milieu universitaire
En 2018, d’après le rapport annuel du centre de l’Université de Zurich (UZH) ainsi que de l’EPFZ, un total de 1765 étudiant·e·s ont pris contact avec le dispositif de psychologues mis à disposition. Cela revient à 20% de plus par rapport à l’année précédente.
Il s’agirait d’un véritable fléau en expansion qui touche tant le monde du travail, que celui universitaire. En effet, l’Université de Bâle (UNIBAS) et l’Université de Saint-Gall (HSG) sont également touchés par l’augmentation des demandes de soutien psychologique.
D’après Fatljume Halili, Présidente de l’association Mind-Map, «L’université est un environnement où il y a une énorme pression. Le travail n’est jamais terminé et vous pouvez toujours faire mieux.»
Alors que pour des expert·e·s, cela serait également lié «à l’isolement dû à la numérisation et la tendance à ne plus s’autoriser les sentiments négatifs, ainsi que le faite que les étudiant·e·s se trouvent souvent dans l’obligation de travailler à côté de leurs études.»
Horizon Europe : La Commission européenne veut réduire les partenariats
Lors d’une table ronde organisée par les expert·e·s de Science Business, il a été question de trouver une équilibre entre la taille et la cohérence des nouveaux partenariats de recherche proposés pour le prochain programme Horizon Europe.
Dès lors, la Commission européenne a opté pour une réduction des partenariats de recherche et développement passant de 120 à 50. À ce jour, Horizon Europe se voit doté de 44 suggestions de partenariats de recherche avec des entreprises et des États membres.
D’après Jaap Lombaers, Directeur d’innovation chez Netherlands Organisation for Applied Scientific Research (TNO), «Les grands partenariats de recherche industrielle ont du poids parce qu’ils offrent des synergies et des fertilisations croisées, mais les rendre trop grands et trop larges pourrait diluer leur concentration, leur dynamisme et leur impact.»
Sion : 100% de réussite pour les start-up de la Haute école d’ingénierie
À Sion, une bourse d’un total d’un demi-million de francs a été attribué à trois start-up de la Haute école d’ingénierie (HEI) afin que ces dernières montent leur entreprise. Pour décrocher cette bourse, celles-ci ont postulé au programme «First Venture» de la Fondation Gebert Rüf qui a soutenu plus d’un millier de projets innovants en vingt ans.
Pour mieux comprendre le succès de la HEI Valais, Gerbert Rüf, Vice-directeur de la Fondation, souligne un environnement propice. D’après lui, «Le soutien de l’école et des professeurs est essentiel. La Fondation The Ark (dont la mission est de favoriser l’éclosion des start-up) a aussi un rôle important (…) C’est un coup de pouce aux jeunes diplômants. Ils sont coachés durant trois mois, puis nous évaluons le potentiel entrepreneurial du projet.»
À Bienne, les travaux de construction du nouveau Campus de la Haute école spécialisée (HES) sont au point mort. Malgré les autorisations nécessaires reçues pour les travaux d’excavation et de soutènement, un blocage subsisterait en raison d’un conflit avec un propriétaire d’immeuble faisant de la résistance.
Ce dernier n’est pas satisfait de la tournure que prend les négociations autour du prix d’expropriation proposé pour son immeuble se trouvant sur la zone à bâtir.
Néanmoins, Herbert Binggeli, Recteur de la HESB, reste positif, «Nous nous réjouissons d’emménager dans le campus Technique, et nous nous sommes organisés pour y entrer en septembre 2022.»
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