«En plus d’être somatique et psychologique, la médecine devrait-elle être spirituelle? C’est ce que défend le professeur Jacques Besson, psychiatre et ancien chef du Service de psychiatrie communautaire du CHUV. Jeudi 30 octobre, dans le cadre du Toussaint’S Festival, à Lausanne, le médecin donnait une conférence intitulée «Exploration de la conscience: pour une médecine postmatérialiste».»
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Sujet: médecines complémentaires
À l’Université de Bâle (UNIBAS), une nouvelle chaire de médecine complémentaire va voir le jour. Son financement sera principalement pris en charge par des entreprises ainsi que des fondations anthroposophiques. Pour l’Université de Berne (UNIBE), une telle chaire existe déjà depuis plus de cinq ans.
Le doyen de la Faculté de médecine de Berne partage son enthousiasme et affirme l’importance de l’introduction de la médecine complémentaire. Il dit, «L’université doit aussi se concentrer sur les besoins de la société. La médecine complémentaire est un grand besoin. C’est une partie de la médecine tout comme les autres domaines. C’est pourquoi je pense personnellement qu’il est juste de former nos médecins en médecine complémentaire et de mener des recherches dans ce domaine à l’université. (…) Ce qui est également important, c’est qu’elle a développé une méthodologie scientifique pour prouver l’efficacité des thérapies. Les résultats sont publiés dans des revues scientifiques et sont accessibles au public.»
Le Pédiatre Martial Vibert regrette le fossé qui se creuse en matière de médecines complémentaires, entre la volonté populaire et les réalisations institutionnelles. Les lenteurs de développement de ce domaine au CHUV auraient notamment participé au départ du médecin responsable du Centre de médecine intégrative et complémentaire, et d’autres mesures auraient été prises qui ont une incidence sur la formation de médecins. «Sous prétexte d’exigences scientifiques, on manipule la volonté populaire et les fonds publics. C’est inacceptable, la liberté
académique ne saurait justifier l’arbitraire académique.»