Ces deux ou trois dernières années, le débat sur le genre aurait pris une place centrale dans les débats à la HES zurichoise des beaux arts (ZHdK). Son recteur Thomas Meier, selon l’article «ne comprend guère la conviction de la jeune génération de sa maison selon laquelle le langage ne se contente pas de représenter le monde, mais le construit également, comme le poststructuralisme français des années 1960 l’a conçu. Il se demande pourquoi « c’est précisément dans une haute école où les formes d’expression non linguistiques sont d’une importance capitale » que la langue devrait avoir une si grande importance.»
Par ailleurs, sur demande d’une partie des étudiant-e-s, certains cours présentent maintenant des «trigger warnings», donc des avertissements par exemple avant la présentation de certains films ou de pièces de théâtres qui pourraient offenser ou susciter des sentiments non-souhaités (comme par exemple face à la violence).
Pandémie sans impact sur l’afflux d’étudiants étrangers
«Malgré des frontières fermées et des avions cloués au sol, l’année 2020 n’a pas été si mauvaise en termes d’arrivées d’étudiants internationaux dans les hautes écoles suisses. Selon un document de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publié hier, elles ont même continué d’augmenter: près de 12’300 nouveaux inscrits venus de l’étranger, soit 4% de plus qu’en 2019.»
L’Université de Neuchâtel décide de passer aux examens à distance
Compte tenu de la situation sanitaire et des inquiétudes autours des absences liées aux quarantaines, le rectorat de l’Université de Neuchâtel (UNINE) a décidé de tenir la session d’examens à distance. Seuls les étudiant·e·s en médecine et en pratique du sport pourront passer leurs examens sur place.
Les examens qui étaient prévus pour le début de la session qui débute lundi 17.01 sont reportés en fin de session pour permettre à l’ensemble des personnes concernées de se préparer aux nouvelles modalités. Les étudiant·e·s qui le souhaitent ont désormais la possibilité de se désinscrire, leur retrait sera compté comme une absence justifiée.
La Fédération neuchâteloise des étudiantes et des étudiants (FEN) accueille cette décision du rectorat, mais regrette qu’elle ait été prise si tardivement.
L’Université de Genève (UNIGE) et l’Université de Lausanne (UNIL), tout comme l’EPFL se tiennent à la décision d’une session en présentiel.
12.01.2022 – Arcinfo – L’Uni décide de passer aux examens à distance
12.01.2022 – Le Temps – Des examens entre domicile et auditoire
Les boursiers ERC basés en Suisse invité-e-s à trouver une institution d’accueil dans un autre pays
«Le Conseil européen de la recherche (ERC) a publié hier la liste des bénéficiaires de ses Starting Grants. Ces bourses d’un total de 619 millions d’euros sont attribuées dans le cadre du programme Horizon Europe. Des Suisses figurent parmi les lauréats, mais des conditions sont posées. […] Les hautes écoles suisses ont été jugées éligibles, mais à la condition qu’elles soient remplacées par une institution ayant son siège dans un pays reconnu.» (La Liberté)
Science Business le formule autrement: «Les 28 boursiers qui ont choisi de faire leurs recherches dans des institutions suisses devront trouver de nouvelles organisations d’accueil basées dans l’un des pays d’Horizon Europe. […] Cela signifie que la Suisse est désormais considérée comme un pays non associé et que ses institutions ne peuvent plus bénéficier d’un financement du ERC.»
Critique à la tenue d’examens en présentiel à l’Université de Genève
Baptiste Gold, ancien représentant des étudiantes et étudiants auprès de l’assemblée de l’Université de Genève, écrit dans un article pourquoi, à son avis, l’Université de Genève ne devrait pas tenir des examens en présentiel.
Conflit entre une doctorante et sa directrice de thèse
En 2020, une ancienne doctorante française de l’Université de Lausanne (UNIL) avait saisi le groupe Impact, structure du canton de Vaud spécialisée dans la gestion des conflits de travail et de mobbing pour dénoncer sa directrice de thèse. Cette dernière aurait harcelé et fait travailler la doctorante «au noir». Suite à l’accusation, la directrice de thèse a porté plainte pour diffamation et a obtenu droit par le tribunal. La doctorante a écopé de 20 jours-amende avec sursis et d’une amende de 300 francs par ordonnance pénale.
«L’UNIL lui a conseillé de saisir le groupe Impact en évoquant une procédure confidentielle. Aujourd’hui, elle est condamnée alors qu’elle a présenté les éléments de manière factuelle. Cela pose un problème par rapport à l’utilité du groupe Impact», dénonce Me Luisa Bottarelli, l’avocate de l’étudiante.
UNIL : Un syndicat d’étudiant-e-s formule trois exigences pour la session d’examens
A l’Université de Lausanne (UNIL), la session d’examens débutera le 14 janvier en présentiel et sous certificat covid. Dans un communiqué de presse, la section Etudiant·e·s du Syndicat des services publics (SSP) formule trois exigences à la direction. Premièrement, elle lui demande de fournir des masques FFP2 à tous·tes les étudiant·e·s ainsi qu’au personnel mobilisé. Deuxièmement, elle demande la mise en place de dépistages sur place pour que toute personne qui le souhaite puisse se faire tester. Et finalement, elle exige que l’université garantisse la continuité des cursus.
L’initiative contre expérimentation animale, un « danger pour la santé »
«Le texte qui veut interdire l’expérimentation animale et humaine en Suisse aurait des conséquences « désastreuses » pour la santé humaine et la recherche. Un comité de partis de gauche et de droite a plaidé lundi en faveur du non lors de la votation du 13 février. […] Cette initiative menacerait les soins médicaux pour la population, a avancé le comité interpartis devant les médias. Elle créerait également d’énormes problèmes pour la médecine vétérinaire, la recherche et l’innovation, l’industrie pharmaceutique et l’agriculture.»
Selon l’auteure de l’article paru dans la NZZ am Sonntag, l’argument, souvent avancé, que de moins en moins d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation animale, n’est pas tout à fait valide: «Le nombre d’animaux de laboratoire « utilisés » représente moins de la moitié de tous les animaux de laboratoire qui meurent chaque année dans les instituts de recherche suisses. Des centaines de milliers d’animaux sont certes élevés pour l’expérimentation, mais jamais utilisés à des fins scientifiques.» Du point de vue du comité d’initiative, la Confédération maquille le nombre de victimes de l’expérimentation animale. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, compétent en la matière, rejette cette accusation.
La Conseillère aux Etats Maja Graf (Verts, BL), opposée à l’expérimentation animale, se montre choquée par le grand nombre d’animaux de laboratoires: «Cela soulève beaucoup de questions pour moi». Cependant, elle ne soutient tout de même pas cette initiative, car elle «manque sa cible».
Detlef Günther, vice-président pour la recherche à l’EPFZ, s’oppose également contre l’initiative, et souligne l’importance d’une discussion basée sur les faits où les chercheur-e-s peuvent exprimer leurs points de vues sans devoir craindre pour leur vie.
La session d’examen débute ce lundi 10.01 à l’Université de Genève (UNIGE). En pleine «vague omicron», les étudiant·e·s s’inquiètent pour leur santé, mais également pour la suite de leurs études et carrières. Actuellement, les absent·e·s en raison de quarantaine seront contraint·e·s de rattraper leurs examens l’année prochaine.
En décembre, l’association faîtière des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) avait demandé d’organiser une session extraordinaire permettant aux absent·e·s de passer leurs examens en février. L’UNIGE avait estimé cette proposition impossible à réaliser à court-terme.
Selon le témoignage d’une étudiante en psychologie, récolté par la Tribune de Genève, «Beaucoup de personnes affirment que, symptômes ou pas, elles viendront à l’examen […] Pour les vaccinés, c’est facile, pas besoin d’un test». Selon le porte-parole de l’UNIGE Marco Cattaneo, l’UNIGE mise sur la responsabilité individuelle. « Nous faisons confiance aux étudiants. De plus, notre plan de protection, qui implique le port du masque et l’aération des locaux, est pensé pour pallier ce genre de problèmes.»
Pour éviter que les étudiant·e·s non vacciné·e·s ou guéri·e·s ne peuvent pas passer leur examen faute de ne pas avoir obtenu le résultat de leur test à temps, L’UNIGE a mis en place un site de dépistage Covid sur son campus pour la durée de la session d’examens.
Une partie des étudiant-e-s des Universités de Neuchâtel, de Lausanne et de l’EPFL partagent les craintes des étudiant-e-s genevois-e-s de voir leur cursus «chamboulés» par une quarantaine, mais l’L’UNIL assure que des aménagements seront possibles pour les cas particuliers.
Dans une tribune de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), Matthieu Leimgruber du centre de recherche en histoire sociale et économique à l’Université de Zurich et Bernard Voutat de l’Institut d’études politiques à l’Université de Lausanne dénoncent la situation précaire de 80% du personnel scientifique en Suisse et démontrent les répercussions sur la qualité de la recherche dans les universités.
Selon les deux professeurs, l’instabilité chronique du corps intermédiaire empêche la pérennité des structures de recherche et entrave ainsi la production et transmission du savoir. «Les activités scientifiques peuvent difficilement être planifiées à long terme si les doctorants que nous formons doivent soit abandonner leur carrière académique par manque de perspectives, soit « survivre » en quelque sorte pendant des années d’un contrat à l’autre dans des conditions d’emploi très précaires, sans perspectives d’avenir claires.»
Ils soutiennent la pétition nationale, lancée par les associations de corps intermédiaires, qui demande la création d’un «nombre suffisant» de postes fixes pour le corps intermédiaire académique en Suisse. L’emploi de scientifiques à des postes fixes donnerait au corps intermédiaire des perspectives à long-terme et renforcerait la recherche en Suisse dans son ensemble, avancent-ils.
L’innovation prend toujours plus d’ampleur en Valais
«Depuis l’arrivée de l’EPFL en 2015 en Valais, le secteur de l’innovation prend toujours plus d’ampleur. Pour preuve, le Valais occupe la 4e place du classement des cantons qui accueillent le plus de start-up suisses sur leur territoire. Et de nouveaux développements sont encore prévus en 2022. […] [Mais] pour le secrétaire général de l’Union des indépendants, le député PLR Thomas Birbaum, « on attend toujours de voir les réalisations concrètes. De grands moyens financiers sont investis mais on ne voit pas vraiment les applications industrielles, le retour concret pour l’économie privée. Les emplois sont subventionnés par l’argent public, c’est un peu un mirage de voir ses emplois comme des véritables emplois créés par la richesse privée ».»
Début de la session d’examens en pleine vague Omicron
Lundi prochain (10.01.) marquera le début de la session d’examens dans de nombreuses universités en Suisse. Prévue en présentiel, elle pose un grand défi organisationnel et suscite des fortes inquiétudes parmi les étudiant·e·s. Au moment où le nombre des contaminations grimpe à la verticale, certain·e·s étudiant·e·s craignent de s’infecter alors que d’autres ont peur de ne pas pouvoir participer pour cause de quarantaine, ce qui peut entraver la poursuite de leurs études.
L’Université de Saint-Gall (HSG) veut accorder des exceptions pour des «cas de rigueur, par exemple s’il s’agit du dernier examen avant la fin des études».
L’Université de Lucerne et l’Université de Berne vont offrir la possibilité de sessions supplémentaires de rattrapage. Une proposition que soutient et exige l’Union des étudiants de Suisse (UNES).
A l’Université de la Suisse italienne (USI) des étudiant·e·s appellent à tenir les examens en ligne. Selon le service de presse de l’USI, plusieurs plans de rattrapage sont en élaboration.
A l’Université de Zurich (UZH), 35% des examens ont actuellement lieu à distance. A l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) cela concerne plus de la moitié des examens écrits.
A l’Université de Fribourg (UNIFR), les facultés des sciences économiques et sociales ont décidé de passer tous les examens en ligne. A l’Université de Bâle, la faculté des sciences humaines a pris la même décision.
En Suisse romande, l’EPFL et les universités de Lausanne (UNIL) et de Neuchâtel (UNINE) «soulignent le strict contrôle des mesures sanitaires».
06.01.2022 – La Liberté – La grande peur de l’aula
06.01.2022 – Le Nouvelliste – La grande peur de l’aula
Aperçu de l’inititative pour l’interdiction de l’expérimentation animale
Le 13 février, la Suisse votera sur une initiative pour la protection des animaux. Dans le cas d’un Oui, les expériences sur les animaux seront totalement interdites et les produits qui ont été développés en recourant à l’expérimentation animale ne pourront plus être importés. Bref aperçu des arguments pour et contre l’initiative :
Arguments des initiant·e·s:
D’innombrables études prouveraient que les expériences sur les animaux n’apportent pas de résultats transposables à l’humain. Sur 100 substances actives, 95 échoueraient sur l’Homme malgré des résultats soi-disant prometteurs sur les animaux. Les initiant·e·s mettent en avant les alternatives à l’expérimentation animale : la recherche sur les cellules, les tissus, les organes, l’informatique et la combinaison des connaissances (NZZ). Le journal Blick a également interviewé l’initiateur Renato Werndli à ce sujet.
Arguments des opposant·e·s :
La Suisse est un des pays les plus strictes en matière d’expérimentation animale et le nombre des expérimentations diminue continuellement depuis 40 ans. Cependant, certaines expériences sur les animaux restent nécessaire pour la recherche et la santé publique. Les solutions proposés par l’initiative conduiraient à des problèmes d’approvisionnement drastique. Les médicaments et traitements les plus récents ne seraient désormais plus accessibles aux citoyen·ne·s suisses.
Les opposant·e·s soutiennent toutefois l’exigence de promouvoir la recherche sans expérimentation animale à l’aide du programme nationale de recherche 79 qui cherche à : «remplacer les expériences sur les animaux, réduire le nombre d’animaux utilisés et diminuer la contrainte pour les animaux.» (NZZ)
UZH : Rattrapages en cas de quarantaine parfois que possible un an plus tard
Les étudiant·e·s à la faculté des sciences économiques de l’Université de Zurich (UZH) qui doivent s’isoler ou se mettre en quarantaine juste avant les examens à venir ne pourront retenter leur chance que l’année prochaine. Jasmin Rippstein, responsable de la communication de la faculté des sciences économiques, déclare : «L’offre d’examens de rattrapage supplémentaires s’accompagne d’un effort que la faculté ne peut pas fournir».
Cette décision a pour conséquence de prolonger artificiellement les études pour les étudiant·e·s en question. Pour cette raison, l’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) demande que les étudiant·e·s en question puissent pouvoir passer rapidement les examens de rattrapage.
05.01.2022 – Tages-Anzeiger – Nachholen ist teils erst ein Jahr später möglich
Directeur de laboratoire à l’EPFL s’oppose à l’interdiction de l’expérimentation animale
Le 13 février, la Suisse votera sur l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Le directeur de laboratoire à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) Didier Trono exprime son opposition dans un interview avec le Blick et explique la nature des expérimentations qui ont lieu dans son laboratoire.
Il met en avant que les scientifiques ont recours à l’expérimentation animale seulement si elle est nécessaire. Dans ses propres projets de recherche sur le cancer, les essais sur les animaux représentent qu’une petite minorité. Mais cette fraction reste indispensable selon le virologue, car pour analyser la toxicité d’un médicament par exemple, il faut pouvoir le tester sur des organismes vivants.
Dans le cas d’un oui à l’initiative, la Suisse ne pourrait plus importer ou administrer à un humain des nouveaux médicaments testés préalablement sur un animal, s’alarme-t-il. «En clair, en Suisse, on en serait à espérer que les compagnies pharmaceutiques continuent à produire des vieux médicaments pour 8 millions de misérables Suisses perchés dans le réduit national emmitouflés dans des total body condoms pour essayer de ne pas tomber malades.»
L’Université de Lausanne inventorie la biodiversité de son campus
L’Université de Lausanne (UNIL) a effectué un inventaire de la faune et de la flore sur son campus. Dans cet espace de 90 hectares, les chercheur·euse·s ont constaté·e·s une érosion de la biodiversité. «Nous ne savons pas tout ce qui a disparu. Mais nous avons pu mettre en avant la perte de plantes des marais parmi les plus grosses disparitions, Dorigny ne possédant plus de zone marécageuse», explique le biologiste Pascal Vittoz à ce sujet.
Tout de même, avec 502 espèces de plantes et 129 espèces de coléoptères, 42 espèces d’oiseaux, 17 espèces de papillons de jours, 6 espèces de libellules et 8 espèces de chauves-souris les chercheur·euses se montrent globalement satisfait·e·s de la biodiversité sur le campus.
La lutte d’une chercheuse pour des algorithmes plus humains
Le journal suisse-alémanique Republik dresse le portrait de la jeune chercheuse Deborah Raji et de son combat pour des algorithmes plus humains. Âgé de seulement 24 ans, la chercheuse spécialisée en éthique de l’intelligence artificielle à l’Université de New-York a notamment réussi à ce que Amazon retire un logiciel de reconnaissance faciale défectueux que l’entreprise était en train de vendre aux services américains de l’immigration. Faute d’un manque de données qui reflètent la diversité humaine, ces technologies sont souvent programmées sur la base d’archives d’images qui associent les personnes à teint de peau foncée à des contenus inappropriés et ou criminels, alors que les personnes à la peau claire sont représentées dans des situations plus diverses. Conséquence ; la reconnaissance faciale discrimine les personnes sur la seule base de leur couleur de peau.
La chercheuse met en avant le risque que ces nouveaux systèmes puissent répéter les discriminations et les amplifier à travers d’une démultiplication de la portée dans le contexte numérique. Pour ces raisons, elle lutte pour que les aspects éthiques soient plus fortement intégrés dans l’enseignement universitaire des programmateur·ice·s.
04.01.2022 – Republik – Humane Algorithmen – dafür legt sie sich mit Amazon an
Retour sur les moments qui ont marqué positivement les hautes écoles en 2021
Après une deuxième année marqué par la pandémie, le journal Heidi.news a fait une sélection de quelques moments qui ont positivement marqué le domaine de l’enseignement et le monde professionnel en 2021. Le retour du présentiel dans les universités, la mise en place de serviettes et tampons gratuits dans plusieurs établissements ainsi que les repas bon marché pour les étudiant·e·s à l’Université de Genève sont mis en avant comme quelques notes positives.
Un professeur zurichois coronasceptique bloqué par Twitter
A Zurich, l’ancien enseignant en économie politique et économie des marchés financiers, Martin Janssen a été bloqué de Twitter après avoir illustré des fausses informations sur le vaccin contre le Covid-19. Depuis quelques mois le professeur diffusait diverses théories discutables, comme celle qui avance que le vaccin ARNm contient des fragments de shrapnel qui finissent par détruire les cellules sanguines.
Start-up: 60 millions levés pour la santé des femmes
«La première édition de l’accélérateur Tech4Eva, lancé par l’EPFL Innovation Park et le Groupe Mutuel en mars dernier, s’est achevée le 7décembre. L’objectif de cet accélérateur unique en Suisse était de promouvoir les nouvelles technologies et les solutions pour la santé des femmes. Cette première saison a regroupé 30 start–up qui ont innové dans des domaines tels que la fertilité, la grossesse ou encore le bien-être sexuel. Les start-up réunies sous la houlette de la haute école ont levé 60millions de francs.»
Une décision de justice avive le débat sur la précarité des chercheur·euse·s
L’Université de Genève (UNIGE) n’a pas rétribué correctement un de ses anciens chargés de cours. Dans un arrêt, la Chambre administrative a donné raison au postdoctorant et oblige l’Université à le rémunérer a posteriori pour son travail effectué.
Il s’agit d’un postdoctorant qui avait repris des heures d’enseignement en histoire du droit d’un professeur titulaire. Au lieu des 35% fixés dans son contrat, son taux d’enseignement s’élevait alors plutôt à un 60%. Or, l’UNIGE a refusé de lui payer ces heures supplémentaires. Devant la justice, elle a plaidé que la fonction de postdoctorant prévoit une participation à l’enseignement. La Chambre administrative argumente que postdoctorant a dispensé plus d’heures d’enseignement que ce que prévoyait son cahier des charges.
«Ce jugement intervient alors que des voix s’élèvent pour déplorer le quotidien deschercheurs, entre conditions de travail précaires, contrats incertains et perspectives d’avenir quasi inexistantes. Une pétition munie de 8600 signatures a été déposée en octobre auprès de l’Assemblée fédérale.» Le directeur de la communication de l’UNIGE, Marco Cattaneo indique avoir pris acte de l’arrêt, mais argumente que l’arrêt est lié à un cas particulier et ne représente «pas une décision de principe sur un système».
29.12.2021 – Le Temps -Une décision de justice avive le débat sur la précarité des chercheurs
L’Université après le rejet de l’accord-cadre – Interview avec Yves Flückiger
Dans un interview paru dans la Tribune de Genève, le recteur de l’Université de Genève (UNIGE) et président des universités suisses Yves Flückiger se prononce sur les premiers effets négatifs du rejet de l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE).
03.01.2022 – Tribune de Genève- «Il ne faut pas rêver – sans l’Europe, on est moins fort»
Critique du nouvel Institut pour la politique économique suisse (IWP)
A l’Université de Lucerne, des professeur-e-s ont créé leur propre institut économique IWP, financé par des milliardaires. L’auteur estime que les financiers connu-e-s et les chercheurs engagés sont d’orientation néolibérale. Il s’agirait d’un groupe de réflexion «pour les riches» qui «profite de la renommée scientifique de l’Université de Lucerne».
L’initiative contre l’expérimentation animale peine à convaincre
«L’initiative qui vise à interdire l’expérimentation animale et humaine peine à réunir des soutiens. Elle a non seulement tous les partis politiques contre elle, mais les milieux de défense des animaux sont aussi sceptiques.»
«Le Parti socialiste a élaboré une feuille de route ambitieuse en deux phases sur la manière de stabiliser et de développer les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE). L’objectif est de parvenir à un accord économique et de coopération à partir de 2028. […]
Les premiers résultats devraient être obtenus dès la mi-2022. Concrètement, le PS demande une association complète de la Suisse à l’ensemble du «paquet Horizon» sur la recherche, qui comprend des programmes comme Horizon Europe, Digital Europe, ITER, Euratom et Erasmus+.
Une participation moindre n’est pas acceptable, estime le PS. Au contraire, il faudrait même plutôt viser des possibilités d’association au programme européen d’observation de la Terre Copernicus et au programme spatial de l’UE.»
L’article du Times Higher Education décrit comment la Suisse essaye de remplacer les bourses du programme Horizon Europe, le temps de son exclusion du programme. Les formulaires pour demander des fonds restent essentiellement les mêmes. Par ailleurs, le premier appel de remplacement dans le cadre du dernier cycle d’exclusion de la Suisse des programmes Horizon, qui imite les subventions avancées du Conseil européen pour la Recherche («ERC advanced grants») et s’adresse aux chefs de laboratoire de classe mondiale, s’est clôturé le 1er décembre avec 230 demandes, soit plus du double du nombre de demandes habituellement reçues par la Suisse dans le cadre du programme original basé à Bruxelles. Irène Knüsel, cheffe de division au Fonds national suisse de la recherche scientifique, estime: «Certains, je pense, se disaient : « Je [vais] postuler parce que j’ai peu de chances au niveau de l’ERC, mais ici en Suisse, je [vais] obtenir 2,5 millions de francs suisses ». Mais maintenant, avec autant de chercheurs différents, le taux de réussite sera certainement inférieur à ce qu’ils avaient dans le passé.»
«C’est vraiment un défi de maintenir le haut niveau de compétitivité de notre pays», a dit Yves Flückiger, président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève. «C’est pourquoi j’essaie de convaincre nos autorités que nous devons investir un peu plus d’argent pour maintenir ce niveau de compétitivité, et qu’il ne suffit pas de remplacer les actions du programme Horizon Europe.»
Par ailleurs, les chercheur-e-s et les universités suisses regrettent le gage d’excellence que représente le label d’excellence qui est le ERC. En outre, les collaborations de recherche transfrontalières favorisées par la participation à ces programmes seraient, à bien des égards, tout aussi importantes que le financement obtenu.
«L’astronome la plus connue» sur l’égalité des chances dans les sciences
Jocelyn Bell Burnell, selon la NZZ «l’astronome la plus connue de notre temps», est interviewée sur son parcours. Elle dit que la situation s’est améliorée pour les femmes. A son avis, l’engagement pour l’égalité des chances et une plus grande diversité doit venir des institutions qui distribuent des fonds de recherche. «Il est donc important d’observer attentivement combien sont présentes dans un domaine donné et si elles sont promues, combien de personnes de couleur sont présentes et si elles sont promues. Tant que les mesures ne sont que volontaires, cela ne fonctionnera pas. Mais dès que l’argent y est attaché, la diversité est prise au sérieux.»
«Les professeur-e-s qui se séparent des universités»
A l’occasion du transfert d’un professeur renommé d’Oxford à un institut zurichois entièrement financé par le privé, et la création d’un institut privé attaché à l’Université de Lucerne, l’article se penche sur les avantages qu’offrent ces structures par rapport à l’université. Les professeurs concernés regrettent la bureaucratie «grandissante» des universités. Un professeur avance que dans un institut il est possible de se concentrer sur les sujets qui sont pertinents pour la Suisse. «Cela ne se fait pas assez dans les universités, où la recherche est axée sur les revues anglo-saxonnes et donc très internationale». Michael Schaepman, recteur de l’Université de Zurich, dit: «Les nouveaux instituts de recherche enrichissent la science et une plus grande concurrence peut être stimulante. L’essentiel est de savoir si et comment la liberté de la recherche est garantie.»
Une recherche indépendante contre les théories de complôt
Markus Müller, Professeur en droit public à l’Université de Berne et co-initiant de l’Appel international pour la préservation de l’indépendance scientifique , aussi appelé «Zürcher Appell» (2013), estime qu’une recherche indépendante est le meilleur moyen pour se protéger contre les fake news, théories du complot, fraudes, mensonges et manque de respect envers des scientifiques qui peuvent gagner de l’importance en temps de crise. A son avis, la «force protectrice» d’un contrat qui assure l’indépendance de la recherche ne suffit pas: «Le problème principal est l’influence subtile et indirecte sur l’inconscience des chercheuses et chercheurs. Le grand public y est très sensible. Pour lui, la simple apparence de la dépendance suffit pour douter sérieusement de la crédibilité de l’institution de recherche. […] Si on veut une science qui persiste aussi en temps de crise, on doit en prendre soin en amont.»
Les données génétiques du COVID centralisées en Suisse
Le SIB, Institut suisse de bioinformatique, a été choisi, ensemble avec l’Université arctique de Norvège, pour copiloter un programme européen visant à partager librement et de manière harmonisée les données des séquençages génétiques du coronavirus en provenance du monde entier.
«Dès le 1er mars 2022, Vincent Hiroz sera le nouveau directeur opérationnel de l’EPFL Valais Wallis en remplacement de Marc-André Berclaz qui prend sa retraite.»
A terme d’un projet de développement du campus, plus de 400 personnes seront actives sur le site de l’EPFL à Sion.
Le sociologue allemand Alexander Bogner met en question la positon forte de la science pendant la pandémie.
Il questionne notamment le fait que les chefs d’état en Allemagne et Grande-Bretagne se sont souvent présenté à coté de scientifiques quand ils ont présenté leurs décisions concernant la pandémie. Cela donnerait l’impression que les scientifiues se sont accaparés des scientifiques. «Une politique qui suit entièrement la sciences casse la démocratie.»
Le président de la Confédération Guy Parmelin a nommé Rémy Hübschi nouveau directeur suppléant du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). […] Il succédera à Josef Widmer, qui a décidé de quitter son poste fin 2021. […] Fort d’une longue expérience en matière de développement de la formation professionnelle, Rémy Hübschi s’est vu confier la direction de divers projets complexes […].
Alain Berset balaie l’initiative qui vise à interdire l’expérimentation animale et humaine
«Sans faire dans la nuance, le conseiller fédéral a appelé au rejet de l’initiative pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine qui sera soumise au peuple le 13 février prochain. Le texte vise à interdire totalement la pratique en Suisse sur les animaux, mais aussi à interdire l’importation de produits développés à l’étranger par ce biais. […] Si environ 80 associations soutiennent les initiants, la puissante Protection suisse des animaux (PSA) s’abstient de le faire, elle qui juge le texte trop extrême. Même si aux yeux du Conseil fédéral l’affaire semble claire tant les fronts sont figés, ce sujet hautement émotionnel risque d’occuper les débats […].» (24 heures)
Le Tages-Anzeiger met en avant l’importance des expérimentations animales (et humaines) pour la sortie de la crise sanitaire, la baisse du nombre d’animaux utilisés pour la recherche en Suisse, et le manque de soutien de l’initiative au parlement.
Naissance de l’IWP, institut de recherche économique suisse
«L’Institut de politique économique suisse de l’Université de Lucerne, dirigé par le professeur Christoph Schaltegger, a pour but de faciliter la formation de l’opinion sur les grandes questions de société, telles que les inégalités. […] Les résultats de ses travaux de recherche veulent en effet être accessibles à toute la population. Ils doivent être compréhensibles, fiables, factuels et contribuer à la formation de l’opinion publique, précise René Scheu, secrétaire général.»
L’initiative pour les droits fondamentaux «pour les primates non-humains» inquiète
Une initiative bâloise souhaite accorder des droits fondamentaux aux primates, comme «le droit des primates non humains à la vie et à l’intégrité physique et mentale». Selon le Tribunal fédéral, l’initiative ne vise toutefois pas à étendre les droits fondamentaux adaptés aux êtres humains, mais à introduire des droits spéciaux, qui ne s’appliquent justement qu’aux primates non humains.
En cas d’acceptation de l’initiative, la mise en œuvre exacte devrait probablement être réglée dans un décret cantonal. Selon le département de la santé responsable de l’initiative, il est cependant déjà certain que les primates auraient besoin d’une représentation d’intérêts en cas d’un «Oui». Il pourrait s’agir par exemple de l’office vétérinaire ou d’une organisation de protection des animaux. Selon la Cour d’appel, un médiateur serait également envisageable.
Pour les institutions privées, comme les zoos ou les instituts de recherche privés qui ne détiennent actuellement pas de primates, l’initiative ne serait pas directement contraignante. La question de savoir si l’initiative pourrait tout de même s’appliquer dans des cas particuliers par le biais d’un effet tiers indirect est controversée, par exemple si un tribunal fondait son jugement sur les droits fondamentaux des primates dans un litige concernant la détention de singes dans un zoo. La cour d’appel exclut un tel effet à l’égard des tiers, mais le conservateur des singes du Zoo de Bâle est inquiet, indiquant que l’acceptation de l’initiative pourrait avoir comme conséquence qu’un animal en souffrance ne pourrait plus être euthanasié.
Les chercheurs sont maintenant aux prises avec le nouveau programme de recherche de l’Union européenne, dont les architectes disent qu’il est simplifié dans sa structure et conçu pour être beaucoup plus axé sur l’impact que ses prédécesseurs. La première série de candidatures étant terminée, Science Business a demandé aux chercheurs leurs premières impressions sur Horizon Europe.
Les avis sont partagés. Qu’il s’agisse de louer la légèreté de l’administration ou de suggérer qu’il serait préférable de revenir aux soumissions sur papier, la communauté des chercheurs est divisée. Une chose sur laquelle la plupart s’accordent est que les appels d’Horizon Europe sont plus ambitieux que jamais, et que peu d’entre eux peuvent faire rentrer leurs propositions dans la nouvelle limite de 45 pages.
La durabilité des établissements d’enseignement supérieur européen est freiné par un manque de fonds
Selon une étude de l’Association des universités européennes sur 305 institutions européennes, la barrière principale pour implémenter des mesures écologiques à l’université est le manque de fonds. Les personnes interrogés notent également «seul un petit nombre de collaborateur-rices s’engage» et que les activités n’étaient «pas suffisamment stratégiques».
Les hautes écoles en Suisse rapportent beaucoup plus qu’elles ne coûtent
Les villes du Canton Valais (Sierre et Sion) étaient les seules en Suisse à payer 10% du fonctionnement des hautes écoles du degré tertiaire. Cette exception va tomber, comme l’a promis le Grand Conseil. A l’origine de cette réforme est Sierre, qui ne veut plus payer pour Unidistance, une haute école sans enseignement sur place. Le retour sur investissement de cette institution était quasiment inexistant pour la ville. Par ailleurs, la ville a vu ses dépenses grimper avec la croissance des hautes écoles, sans pouvoir gérer cette croissance elle-même.
L’émission La Matinale revient sur les retombées financières des universités qui dispensent des cours en présentiel en Suisse romande. A titre d’exemple, les hautes écoles du Canton de Fribourg, qui coûtent par année CHF 90 millions au Canton, rapportent aux citoyen-ne-s en moyenne CHF 280.- en pouvoir d’achat supplémentaire. A Neuchâtel, ce même calcul mène à CHF 194.- par personne (en 2009). Conclusion: «Les hautes écoles en Suisse rapportent beaucoup plus qu’elles ne coûtent.» Cela dit, toutes les retombées ne sont monétisable, comme par exemple son rayonnement bénéfique pour les start-ups, le transfert technologique, le marché de l’emploi et les salaires.
Cesla Amarelle: «Pour restaurer la crédibilité de la Suisse à Bruxelles»
««La meilleure manière de défendre la coopération scientifique avec l’Europe est de remonter à la source du problème. Aujourd’hui, il est indispensable de déterminer un cadre nouveau», écrit Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture.»
Sans accord-cadre, le casse-tête de la participation de l’EPFL à ITER
«L’EPFL est un partenaire de longue date du projet ITER, expérience scientifique inédite qui doit prouver la faisabilité sur les plans scientifique et technologique de la fusion nucléaire. L’idée est de reproduire le même phénomène thermophysique que celui qui survient au cœur d’une étoile. […] Le réacteur expérimental d’ITER, en cours de construction, doit livrer ses premiers résultats à l’horizon 2027.»
Stress : les femmes et les étudiants ont le plus souffert du semi-confinement
«Alors que la Suisse cherche à contrer la 5e vague de Covid, trois études de l’EPFL montrent l’impact psychologique qu’a eu le semi-confinement du printemps 2020 sur la population. Les femmes et les étudiants ont le plus souffert.»
De la compréhension entre politiques et scientifiques
Servan Grüniger est Président du groupe de réflexion Reatch , co-initiateur du projet Franxini, membre du comité consultatif de CH++ et fait des recherches à l’Institut des mathématiques de l’Université de Zurich. Il est également membre de la Jeune Académie Suisse. Dans son article et son podcast, il parle du rapport entre politiques et scientifiques et des rôles de ces organisations dans l’effort d’améliorer la compréhension et la relation entre les deux camps.
Par ailleurs, il estime que depuis la pandémie et la grève pour le climat, il y a un plus grand nombre de scientifiques «qui se pressent à l’aréna». Il prend comme exemple l’organisation de groupes de scientifiques contre le moratoire aux OGN, en faveur de la Loi sur le CO2, et le cas de certains anciens membres de la de la Taskforce scientifique contre le Covid.
Deux nouvelles facultés pour l’Université de Lucerne
L’Université de Lucerne créera deux nouvelles facultés – une pour la santé et la médecine et une pour les sciences comportementales et la psychologie.
Aujourd’hui, le Conseil d’Etat met en consultation la modification de loi nécessaire à cet effet. Cette loi pourrait entrer en vigueur début 2023.
«Contrairement aux universités complètes comme l’Université de Bâle ou l’EPFZ, Lucerne aura une université spécialisée en sciences humaines, qui pourra ainsi se profiler et croître», a dit le Directeur de l’Education Marcel Schwerzmann. D’autres sujets – comme les langues ou des arts – n’y seront pas enseignés parce que cet offre existe déjà ailleurs, et les sciences naturelles ou techniques sont jugés trop coûteuses pour le canton. Par ailleurs, les études en médecine seront limitées à un «Joint Master» avec l’Université de Zurich, d’orientation Médecine générale.
Les mesures proposées par le Conseil fédéral touchent aussi le domaine universitaire
Lors d’une conférence de presse vendredi (10.12.), le Conseil fédéral a mis en consultation deux variantes de mesures qui doivent entrer entrer en vigueur en cours de cette semaine.
«Le Conseil fédéral remet sur le tapis une obligation du télétravail» Ce concernant, «il ne peut pas s’en tenir à une simple recommandation. Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler en home office, il faudrait renoncer à une réglementation 3G ou 2G. Le masque restera alors obligatoire dans les locaux avec plus d’une personne. […] Dans les universités et les hautes écoles spécialisées, l’enseignement à distance devrait à nouveau s’appliquer, à l’exception des examens. C’est relativement peu contraignant compte tenu de la pause durant les fêtes de fin d’année et la reprise universitaire seulement à la mi-février 2022.» (Blick.ch)
La Fédération des étudiant-e-s neuchâtelois-es «souhaite manifester son opposition» concernant le retour à l’enseignement à distance, qui aurait des «conséquences dramatiques» pour l’ensemble du corps estudiantin. «De plus, il faut rappeler que bon nombre d’étudiant-e-s, particulièrement en Faculté des Lettres et Sciences Humaines, sont évalués durant les dernières semaines du semestre. La perspective d’une partie importante du corps estudiantin d’être évalué à distance, par exemple sous forme de présentations, ne peut être satisfaisante, tant pour les étudiant-e-s que pour la FEN et pour les autorités politques.»
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney regrette l’exclusion suisse du programme Horizon Europe, qui «représente un très grand risque de perte d’attractivité de la place de recherche et d’innovation helvétique et entraîne des conséquences négatives considérables à plusieurs niveaux.»
Selon le médecin et auteur Michael Hagner, professeur en Études en sciences («science studies») à l’EPFZ, le rôle des universités dans les discussions sur l’endiguement de la pandémie n’a pas suffisamment été abordé. Il estime que les universités pourraient faire «beaucoup plus» pour comprendre les différentes facettes de la pandémie et pour indiquer des perspectives pour sortir de la crise. L’auteur prend comme exemple l’Université de Princeton, qui limite l’accès au campus aux personnes vaccinées qui se font tester 1-2 fois par semaine par test PCR. Ces mesures garantissent que le fonctionnement de l’Université peut être maintenu dans une large mesure. Par ailleurs, les données liées à la thématique sont librement accessibles sur un tableau de bord. Ces données permettent de mieux comprendre la pandémie. L’auteur ajoute: «cette politique transparente et cohérente peut servir d’exemple pour la société entière» pour son comportement civique: «Tous les membres de l’université, quel que soit leur statut, sont tenus de s’engager.»
L’auteur plaide en faveur d’une obligation de se vacciner pour étudier ou travailler à l’université. «Qu’est-ce qui s’oppose à ce que les organes politiques […] accordent aux institutions qui se consacrent à l’enseignement et à la recherche la liberté d’expérimenter sur elles-mêmes leurs formes dynamiques de gestion du savoir et de «non-savoir»? Cette expertise vécue est pourtant précisément ce qui distingue une université d’autres institutions publiques, et c’est pourquoi les universités ne peuvent pas être assimilées à d’autres autorités publiques dans cette situation.»
Vers une réforme de la procédure d’appel à l’Université de Zurich?
Ces dernières années, l’Hôpital universitaire de Zurich a connu des problèmes de gestion, et certains étaient liés au double engagement des professeurs pour l’hôpital et l’université. Le nouveau chef de l’Hôpital André Zemp souhaite s’inspirer du fonctionnement à l’Hôpital universitaire de Bâle, où la procédure d’appel est organisée entre l’université et l’hôpital, mais ce serait le dernier qui engage le candidat gagnant.
Appel aux universités de faire des investissements et des achats de manière plus durable
La Lgue européenne des universités de recherche (LERU) estime que les universités ont leur rôle à jouer dans la transition écologique, notamment moyennant des fondes de pension et des achats de biens et de services plus durables et socialement responsables.
EUA : Prise de position sur l’association de la Suisse à Horizon et Erasmus+.
«L’European University Association s’engage pour que la Suisse s’associe le plus rapidement possible à Horizon Europe et Erasmus+. L’EUA est convaincue que les deux partenaires perdraient beaucoup à retarder la participation de la Suisse, elle souhaite donc que cette question de l’association soit dissociée des négociations politiques sur les conditions-cadres des relations Suisse-UE.
L’European University Association est l’association faîtière européenne des hautes écoles et compte plus de 800 membres de 48 pays.
Résolution neuchâteloise en faveur d’une ré-association suisse au programme Horizon Europe
«Le Grand Conseil neuchâtelois s’inquiète du sort des chercheurs suisses, exclus du programme de recherche européen. Les députés ont approuvé mercredi à la majorité qualifiée une résolution demandant au Conseil fédéral de prendre toutes les mesures utiles pour que les institutions suisses retrouvent rapidement une pleine association au programme Horizon Europe.»
Des dysfonctionnements à l’IHEID dénoncés par des étudiant-e-s
«A Genève, la crise couve à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID). Un groupe d’étudiants et étudiantes occupe la cafétéria de la Maison de la Paix pour critiquer entre autres la gouvernance de l’institution. […] Des pancartes y dénoncent une certaine loi du silence. Les protestataires déplorent une représentation trop faible des étudiants dans les processus décisionnels ainsi que des salaires insuffisants pour les assistants. Pour Aurélie Semunovic, étudiante et co-organisatrice du sit-in, le problème se situe au niveau de la gouvernance. Elle dénonce notamment un cas de harcèlement sexuel répété qui n’a pas été traité. […] Pour la directrice de l’IHEID Marie-Laure Salles, les étudiants sont intégrés dans les processus décisionnels et les salaires des assistants ont été augmentés récemment. En outre, elle dit ne pas avoir connaissance de cas d’harcèlement sexuel.»
EPFL : Des bourses postdoctorales pour former des leaders éco-responsables
«Un nouveau programme de bourses postdoctorales à l’EPFL, co-financé par l’Union Européenne [par le programme Horizon 2020], va permettre de financer des projets innovants répondant aux objectifs de développement durable des Nations Unies, par le biais de collaborations entre les secteurs académique, industriel et des organismes à but non lucratif.»
Le Doctorat honoris causa pour Mario Gattiker, Secrétaire d’Etat pour la Migration (SEM), a suscité des critiques: Les jeunes partis de gauche et des ONG de politique d’asile comme Droit de rester Fribourg, ont publié une une prise de position commune : « La politique inhumaine de Gattiker ne mérite aucune distinction ». L’article présente un livre («Zuviel der Ehre?)» qui se penche sur la question de l’utilité des Dr .hc. (en Allemagne et en Autriche). «Les honneurs et les déshonneurs nous renseignent sur le rapport à l’histoire et le système des valeurs en vigueur.»
Matthias Egger, président du Conseil national de la recherche du Fonds national suisse (FNS), plaide pour une communication scientifique transparente et indique un changement de paradigmes en termes de communication scientifique, entre les articles de référence «Top five tips for communicating science» (New Scientist, 2009) par Randy Olson et «Five rules for evidence communication» (Nature, 2020).
Comment créer un pont entre société et les sciences
Rédigé en collaboration avec la Jeune académie suisse, l’article présente plusieurs manières dans laquelles les scientifiques peuvent apporter leur expertise à la société. Pour cela, «Il faut non seulement des modèles scientifiques, mais surtout un sentiment commun d’équité et de confiance entre les partenaires. La confiance pourrait être créée, entre autres, moyennant une écoute active et le partage d’information, d’expériences et de risques.» Par ailleurs, «Il faut […] un entraînement commun pour établir la confiance entre les personnes et les organisations et clarifier les attentes communes en matière de communication et de flux d’information. C’est ainsi que peut naître un collectif qui agit de manière efficace et adaptative dans des situations de stress, car les capacités d’improvisation sont là. […] Les scientifiques traditionnellement formés n’ont pratiquement aucune expérience de ces processus et leur conception n’est pas une tâche facile.»
Concrètement, les auteur-e-s suggèrent deux mesures:
Des cours obligatoires pour la relève académique sur les méthodes de travail inter- et transdisciplinaires et sur les systèmes complexes. Par ailleurs, la reconnaissance académique de ces compétences «fait défaut», car leur impact est difficilement quantifiable.
Des réformes structurelles : «Par exemple, il faut des organisations de politique scientifique institutionnalisées qui relient les besoins de la société aux questions, aux objectifs et aux résultats de la recherche. Les stratégies actuelles de communication politique des universités tentent d’emprunter cette voie, mais restent unilatérales. […] Le public doit participer davantage à la production de connaissances.»
«Ce nouveau monde de la recherche donnera automatiquement une impulsion à des contextes culturels, sociaux et éducatifs plus diversifiés dans la prise de décision politique. […] Ce n’est qu’ainsi que nous trouverons les meilleures nouvelles idées et que nous aurons une chance de les mettre en œuvre.»
Lettre ouverte au Conseil des États en faveur d’une adhésion suisse au programme Erasmus+
L’Alliance « Pour une Suisse ouverte+souveraine » souligne l’importance d’Erasmus+ au moyen d’une lettre ouverte au Conseil des États. Parmi les 36 signataires figurent l’UNES, le Conseil suisse des Activités de Jeunesse et la Chambre vaudoise de commerce et de l’industrie.
L’UE s’apprête à renforcer sa coopération dans le domaine des maladies rares
Les maladies rares seront à l’ordre du jour de la présidence française du Conseil de l’UE. Les parties prenantes et les députés européens réclament un partage transfrontalier transparent des données afin de soutenir la recherche en matière de diagnostic, de traitement et de soins.
Les marches pour le climat ont suscité des vocations
«Le mouvement des grèves du climat a […] été un déclic pour bon nombre de jeunes. Décidant de prolonger leur engagement au-delà des cortèges et autres actions militantes, des jeunes gens se lancent dans des études en lien avec l’environnement et le développement durable. L’intérêt pour ces filières de formation est exponentiel ces dernières années.»
«Fini l’année sabbatique! Les étudiants filent direct à l’uni»
Selon l’OFS, «Le taux de passage direct vers les hautes écoles après la maturité gymnasiale a fortement augmenté avec la crise sanitaire. […] Ceux qui passent sans transition du gymnase à l’uni étaient 45% avant la pandémie, contre 53% l’an dernier.»
Sept pays de plus associés au programme Horizon Europe
La Bosnie-et-Herzégovine, la Géorgie, Israël, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie rejoignent le programme européen de recherche Horizon Europe, ce qui porte à 14 le nombre total de pays associés.Ces accords signifient que parmi les 18 pays avec lesquels l’UE a officiellement négocié une association à Horizon Europe, seuls l’Albanie, le Maroc, la Tunisie et le Royaume-Uni doivent encore adhérer officiellement. La Commission a déclaré que l’Albanie devrait adhérer dans les semaines à venir.
Alors que le Royaume-Uni a été un acteur dominant dans les précédents programmes de R&D de l’UE, la Commission a refusé de finaliser son association face aux différends politiques en cours après le Brexit. La Suisse, qui a obtenu le plus de fonds parmi les pays tiers dans le cadre d’Horizon 2020, «est encore plus à l’écart» en raison de ses propres différends avec l’UE.
L’Université de Berne est certifiée pour sa politique en faveur des familles
L’Université de Bâle s’engage de manière stratégique et durable pour une orientation favorable à la famille. Elle est la première université suisse à avoir obtenu le certificat de l’audit «haute école favorable aux familles». Les représentant-e-s de l’université considèrent ce certificat comme une étape importante – mais il reste encore du chemin à parcourir.
« Nous espérons que nous serons désormais perçus comme un employeur encore plus attractif, et pas seulement en Suisse », ajoute Reto Jeker, responsable des ressources humaines.
L’Université de Zurich enquêtera sur les abus dans l’Église catholique
L’église catholique fait appel à l’Université de Zurich pour enquêter sur les abus sexuels commis en Suisse par des prêtres au cours des dernières décennies. Un contrat de recherche a été conclu après un an et demi de négociations. Selon les chercheuses, la grande question se pose de savoir dans quelle mesure les paroisses seront prêtes à coopérer et à dévoiler leurs archives.
Sarah Springman quitte le poste de rectrice de l’EPFZ
Après sept ans de service en tant que rectrice de l’EPFZ, Sarah Springman quitte son poste pour la fin de l’année. En février, elle deviendra Directrice du St Hilda’s College de l’Université d’Oxford. Son successeur sera le Professeur en Physique des particules et astrophysique Günther Dissertori.
Un comité scientifique pour conseiller la Ville de Bienne
La Ville de Bienne se dote d’un comité scientifique pour se faire conseiller en matière d’écologie. Une première en Suisse, le comité s’est réuni ce mois de novembre «pour donner des conseils à l’Exécutif biennois sur le thème de la protection du climat». Composé de deux figures politiques et quatre expert·e·s scientifiques, la première rencontre avec la Ville a débouché sur l’adoption de la Stratégie climatique 2050.
Selon l’auteur Thomas Sevic, «créateur de véhicules d’investissements» et diplômé universitaire, le nombre croissant de diplômé-e-s universitaires a comme conséquence la création d’emplois qui sont plus nuisibles qu’utiles à la société, et qui sont souvent financés par la communauté. Il divise ce type d’emplois dans 5 groupes:
Gestionnaires de la diversité, chargé-e-s de racisme, délégué-e-s de vélos et autres chargé-e-s de mission
Gestionnaires de qualité et concepteurs de modèles
Résolution de conflits, relations internationales, aide au développement
Entreprises proches de l’état
Pseudo-entrepreneur-e-s
L’auteur estime que ces emplois ne seront bientôt plus suffisants pour absorber la surproduction de diplômées. Par ailleurs, «il serait également injuste de diaboliser en soi la forte proportion d’universitaires en sciences humaines : une partie de la création de valeur moderne se fait de plus en plus dans des domaines tels que la communication, la créativité, l’analyse ou le langage en général. Les apologistes des disciplines purement scientifiques sont souvent trop réducteurs. […] Mais il est également vrai que nous formons chaque année des milliers de diplômés universitaires dans des secteurs économiquement faibles, alors que nous faisons venir de l’étranger des milliers d’experts en informatique ou en finance.»
Les députés Alexandre de Senarclens (PLR, GE) et Florence Bettschart-Narbel (PLR, VD) regrettent le manque de soutien politique aux institutions académiques face à l’exclusion suisse du programme Horizon Europe : «les conseillères d’Etat chargées de l’Instruction publique des cantons de Genève et Vaud sont totalement absentes de ce débat. […] [Elles] doivent sortir de leur silence et former une coalition des cantons universitaires pour défendre la Suisse comme centre de recherche et d’avenir. L’Arc lémanique – par son dynamisme et son excellence – a des responsabilités et un rôle de leader à jouer pour contrebalancer la procrastination irresponsable dont fait preuve le Conseil fédéral dans ce dossier. […] Si nos universités ne peuvent s’arrimer à l’Europe, Genève, Vaud et la Suisse dans son ensemble seront durement pénalisés à l’avenir.»
Un «studio d’innovation» pour l’Université de Neuchâtel
La Faculté des sciences économiques de l’Université de Neuchâtel souhaite transformer une salle de cours en espace destiné aux travaux pratiques en groupe, appelé «studio d’innovation».
«La satisfaction n’est pas un critère de qualité de l’enseignement»
«Dans une nouvelle déclaration intitulée « Préoccupations et recommandations sur l’utilisation de la satisfaction des étudiants pour mesurer la qualité de l’enseignement », la Ligue des universités de recherche européennes (LERU) met en garde contre la pratique courante consistant à utiliser les enquêtes de satisfaction des étudiants pour évaluer les enseignants universitaires ou comme critère d’évaluation de la qualité de l’enseignement. Il convient plutôt de se concentrer sur les différentes composantes de l’enseignement et de l’apprentissage, y compris la perception qu’ont les étudiants de divers aspects de l’environnement d’enseignement et d’apprentissage.»
Cette source n'est disponible que pour nos abonnés. Veuillez vous inscrire ou vous connecter avec vos identifiants UNIL pour la voir ou la télécharger.