«L’inflation pousse de nombreux Suisses et Suissesses vers des situations très critiques. Les prix de l’énergie grèvent les budgets les plus modestes, tandis que ceux de certaines denrées alimentaires augmentent aussi. Associations et organisations caritatives sont à pied d’oeuvre pour contenir les dégâts. […] À Lausanne, la Fédération des associations d’étudiants de l’Unil (FAE) a entamé des démarches auprès de la direction et des partenaires de l’université, notamment des cafétérias, «pour s’assurer que les plats ne subiront pas l’inflation que l’on peut constater dans les supermarchés», explique son coprésident Pedro Duarte. À l’échelon national, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) se prépare aussi depuis le début de l’été. Elle portera à Berne une résolution qui comprend plusieurs revendications, notamment une adaptation des bourses d’études ou la protection des prix des logements d’étudiants.»
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
7Sep2022
Politique des hautes écoles
Nouveau livre blanc sur le rôle de l’université
«Les universités sont-elles bien préparées à un avenir collaboratif ? Transmettent-elles les bonnes compétences ? Un nouveau livre blanc, publié conjointement par l’Université de Saint-Gall et le Symposium de Saint-Gall, examine le rôle changeant des universités dans le futur monde de l’apprentissage et du travail.»
Le Canton de Neuchâtel signe une convention intercantonale pour financer la formation postgraduée des médecins
«Le financement de la formation postgraduée des médecins en Suisse est exclu, depuis 2012, des coûts à charge de l’assurance obligatoire des soins. Il doit être assuré par les prestations d’intérêt général qui sont payées par les cantons. Pour éviter que les hôpitaux ne soient tentés de faire des économies, la conférence des directeurs cantonaux de la santé a mis en place une solution intercantonale pour le financement de ces formations. Cette convention prévoit une contribution minimale de formation versée par le canton où se trouve l’hôpital, soit 15’000 francs par médecin en formation postgrade et par an. Mais elle souhaite aussi équilibrer les charges financières entre les cantons en fonction de leur population. […] En adhérant à cette convention, Neuchâtel devra contribuer à la hauteur de près de 500’000 francs par an.»
Les recherches suisses sur le Covid-19
Pendant la pandémie de coronavirus, le Fonds national suisse (FNS) a engagé plus de 45 millions de francs suisses en faveur de 114 projets de recherche sur le Covid-19. Il tire un bilan des recherches financées.
L’Unil dans les médias
Lausanne, première ville de Suisse à rejoindre le réseau mondial UNESCO des villes apprenantes
«La candidature de « Lausanne, ville apprenante », portée conjointement par la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne, a été retenue par l’UNESCO. Elle rejoint le Réseau mondial des villes apprenantes et accède à une plateforme internationale permettant l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie.»
Revue de presse UNIL 7 septembre 2022
6Sep2022
Politique des hautes écoles
Le CERN projette de mettre ses accélérateurs au ralenti en raison de la crise énergétique
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERN, élabore actuellement des plans visant à arrêter certains de ses accélérateurs de particules lors des périodes de pointe, a déclaré Serge Claudet, président du comité de gestion de l’énergie du centre. Le CERN réfléchit également à la manière dont il pourrait faire tourner au ralenti le Grand collisionneur de hadrons, le plus grand accélérateur du monde, si nécessaire.
Les régions allemandes développent des scénarios pour la pénurie d’énergie en hiver
Les régions allemandes (Länder) ont fixé des objectifs en termes d’économies d’énergie pour les universités qui sont «en partie ambitieux». Qu’est-ce qui se passe s’ils n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs ? Quelles mesures seraient à prendre si les prix montent encore dû à la guerre en Ukraine? Plusieurs universités considèrent la possibilité de prolonger les vacances de fin d’année. L’Université de Francfort-sur-Main peut s’imaginer de fermer l’université pendant plusieurs jours ou semaines, une option que les autres universités interrogées n’excluent pas non plus, comme «ultima ratio». Deux régions évoquent même la possibilité de retourner à l’enseignement en ligne.
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
- enseignement – en ligne
- crise énergétique
«La Haute école nous conduit volontairement dans l’impasse»
«Les diplômés du cursus de bachelor en psychologie économique de la Haute école spécialisée de Lucerne (HSLU) craignent pour leur avenir académique. […] Une étudiante qui souhaite rester anonyme, est désespérée parce que la HSLU est la seule haute école de Suisse à ne proposer que le bachelor en psychologie des affaires et pas de master : « La haute école de Lucerne nous refuse cette possibilité en toute connaissance de cause et nous conduit volontairement dans l’impasse académique ».»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 septembre 2022
5Sep2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ évalue ses options en cas de pénurie d’énergie
Pour faire des économies en énergie, l’EPFZ prévoit de réduire les chauffages en hiver et de renoncer autant que possible à l’eau chaude. Par ailleurs, l’école polytechnique se prépare au scénario ou, «en situation de forte pénurie ou sur ordre de la Confédération», les bâtiment qui ne contiennent que des unités administratives seraient fermés. «Dans une telle situation, l’entretien de l’infrastructure d’enseignement et de recherche aurait la priorité absolue ». Par ailleurs, l’EPFZ compte avec une facture d’électricité qui doublerait en 2023.
«A Neuchâtel, l’innovation, c’est combien?»
Neuchâtel, se trouve dans le peloton de tête des régions les plus innovantes, selon plusieurs classements. Le journaliste d’Arcinfo essaie de quantifier les efforts en matière d’innovation dans le canton.
Selon le Service de l’économie du canton, pour les instituts de recherche (CSEM, EPFL), «le montant des soutiens cantonaux est de 5,3 millions francs par an. Il est à noter que l’effet de levier est de l’ordre de 10 (pour 1 franc que le canton engage, en moyenne, les entreprises, la Confédération ou d’autres acteurs économiques en mettent 10)».
Selon l’article, «Peuvent être ajoutés à ces montants environ 2 millions de francs de soutien à des structures de coaching, de financement et à d’autres organismes, comme Microcity. Enfin, environ 5 millions de francs sont consacrés à des projets financés par d’autres mécanismes, en lien, notamment, avec la loi sur l’appui au développement économique et la politique régionale.
Le sociologue Gaêl Brulé de l’Université de Neuchâtel relativise l’importance de ces indicateurs, estimant qu’aujourd’hui, l’innovation sortirait souvent du cadre établi: «des indicateurs indirects, en rapport avec l’attractivité du territoire, la qualité de vie, le nombre d’événements culturels ou le niveau de confiance des citoyens dans les autorités peuvent être davantage utiles à la compréhension des mécanismes de l’innovation que les statistiques financières.»
Tout comme la religion et la politique, la science et la politique doivent-elles être séparées ?
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, répond à la question si la politique et la science devraient être séparées l’une de l’autre. Il écrit: «[…] la question est compliquée et cela prendra probablement des années, voire des centaines d’années pour que les philosophes, politiciens et juristes se mettent d’accord [sur cette question] – s’ils y parviennent. Mais je pense qu’il est clair que la science a aujourd’hui une influence politique sur certains sujets. Je pense par exemple à la santé, à l’avortement ou au mariage homosexuel. Et la science défend souvent des points de vue favorables à la technique et à la recherche. Simplement dans leur propre intérêt ? Ou comme soutien objectif et neutre de la politique dans le sens d’une plus grande vérité ? Je vous laisse répondre à ces questions, car cette chronique est trop courte pour cela. Ce qui est sûr, à mon avis, c’est que la Suisse est une démocratie, pas une technocratie, et que le souverain ultime est le peuple, pas la vérité scientifique. Cette dernière ne peut que soutenir le processus politique».
Le domaine des EPF est appelé à mettre à disposition plus d’information en italien
Les Ecoles polytechniques fédérales (EPF), ainsi que les instituts qui leur sont affiliés, doivent également respecter la loi sur les langues et présenter tout ou partie de l’information sur leurs sites web en italien. C’est ce qu’écrit le Conseil fédéral en réponse à une interpellation d’Anna Giacometti (PLR/GR).
Selon la Conseillère nationale des Grisons, il est vrai que l’anglais s’est désormais imposé comme la langue de la science, mais malheureusement, on assiste à des tergiversations constantes au niveau fédéral contre les langues nationales, même dans des contextes où l’égalité de traitement devrait être garantie.
Toutefois, précise le gouvernement, la situation est différente pour swissuniversities et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Comme ils ne font pas partie de l’administration fédérale, ils ne tombent pas sous le coup de la loi. Contrairement à swissuniversities, le FNS a toutefois une mission de droit public d’encouragement de la recherche scientifique. C’est pourquoi, lors de l’élaboration de la convention de prestations 2025-2028 avec le FNS, le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation soulèvera la question de la prise en compte appropriée des langues officielles, notamment dans les contenus numériques du FNS.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 septembre 2022
2Sep2022
Politique des hautes écoles
«Rentrée morose pour certaines Universités»
Une conséquence du nouvel Accord intercantonal universitaire (AIU) entré en vigueur au début de l’année est que les contributions intercantonales versées pour compenser les coûts des étudiants venant d’autres cantons diminuent, en moyenne suisse, de 4%. D’après les estimations établies par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) en 2019, huit cantons «y perdaient». Le canton de Vaud ne figure pas parmi les huit cantons, mais l’UNIL a aussi fait ses calculs: «Etant donné la progression prévue, et avec un nombre d’étudiants constant, nous prévoyons une diminution de 700 000 francs en 2022, de 1,4 million en 2023, 2,1 mio en 2024 et 2,8 mio ensuite», indique Géraldine Falbriard, porte-parole de l’UNIL.
L’enseignement supérieur, un espace d’intégration
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, écrit. «l’intégration par les études en haute école a un effet positif non seulement sur les étudiant·es et leurs familles, mais aussi sur l’ensemble de la société. Elle permet d’instaurer un système basé sur le mérite et les qualités individuelles, le meilleur garant de l’excellence dans le monde du travail. Elle permet aussi de maintenir une certaine paix sociale en assurant l’égalité des chances. Un pays qui est capable de maintenir une offre en formation compétitive, pertinente et abordable financièrement investit dans son avenir. Et donne comme signal que l’ascenseur social demeure grand ouvert à toutes et tous.»
Faut-il plus de chaires à temps partiel dans les hautes écoles?
«Le professeur à temps partiel Indiana Jones incarne-t-il un modèle d’avenir pour les hautes écoles? Ou est-ce plutôt les femmes professeures qui consacrent le reste de leur temps de travail à des tâches familiales? Points de vue opposés d’une historienne et d’un historien.»
«Enseignement magistral hors-jeu»
«La transmission du savoir est l’une des missions essentielles des hautes écoles. Pourtant, elle est éclipsée, et de loin, par la recherche. Pourquoi il en est ainsi et pour quelles raisons cela devrait changer.»
Les Flagships ont‑ils conquis de nouvelles terres ou sont‑ils échoués?
«Au cours de près de dix ans de voyage, les Flagships européens, vaisseaux amiraux de la recherche valant des milliards, ont parfois traversé des eaux tumultueuses. Nous avons étudié les carnets de bord des projets sur le graphène et le cerveau, et osons un regard sur la technologie quantique et celle des batteries.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 septembre 2022
1Sep2022
Politique des hautes écoles
Le rôle d’une interface science-politique
La professeure Tanja Stadler de l’ETH Zurich a présidé la Task Force fédérale contre la pandémie Covid-19 d’août 2021 jusqu’à sa dissolution en mars 2022. Dans une vidéo, elle explique son domaine de recherche et le travail de son groupe, et partage son expérience avec la Task Force. Elle parle du besoin de créer et d’entretenir des connexions institutionnalisées et solides entre la science et la politique, en particulier en dehors des moments de crise, car cela permettrait, le premier jour d’une crise, d’avoir une interface science-politique fonctionnelle. «Je pense qu’il est très important, et cette pandémie l’a montré, qu’en tant que scientifiques, nous devons faire beaucoup d’efforts et accroître nos efforts pour expliquer ce que la science fait, ce que nous faisons pour la société, afin qu’il y ait une compréhension de ce que la science peut fournir et aussi de ce que la science ne peut pas fournir.»
La future loi sur la protection des données divise les experts
«Mercredi, le Conseil fédéral a tranché: la future loi sur la protection des données entrera en vigueur le 1er septembre 2023. Trois experts analysent d’un œil critique le texte de la législation à venir, moins contraignant que le RGPD européen.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er septembre 2022
31Août2022
Politique des hautes écoles
Pourquoi l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) a rejoint l’initiative populaire d’Opération Libero
Après quinze mois d’immobilisme dans le dossier sur l’accord institutionnel entre la Suisse et l’Union européenne (UE), une nouvelle initiative populaire veut «définir les bases de la politique européenne de la Suisse et obliger le Conseil fédéral à entamer immédiatement des négociations afin de clarifier les questions institutionnelles». Lancée officiellement par Opération Libéro, l’Union des étudiant-es de Suisse (UNES) fait notamment partie du comité d’initiative.
Dans une interview, le coprésident d’UNES, Maxime Barthassat explicite les raisons pour lesquelles l’union s’est ralliée derrière l’initiative. L’UNES souhaite notamment que la question d’Erasmus soit davantage discutée. «Dans les médias, il n’y en a que pour Horizon Europe. Même les représentants des hautes écoles ne parlent pas assez d’Erasmus. En intégrant ce comité, nous voulons remettre le mot «Erasmus» dans la tête des gens. Tout en sachant qu’il est lié à Horizon. Avoir accès au programme de recherche européen est bénéfique pour les étudiants, car il rend les universités suisses plus attractives.»
Students at Risk – Lancement du projet pour la protection de la liberté d’éducation
« Des licenciements, des enlèvements et des assassinats d’étudiant·e·s. Partout dans le monde, les établissements de formation sont sous pression. Rien qu’entre janvier 2011 et août 2021, 2150 attaques sur des étudiant·e·s et des scientifiques ont été signalées dans le monde. Le nombre de cas non recensés est élevé. Avec « Students at Risk », l’Union des étudiant·e·s de Suisse UNES lance un projet dont le but est de créer un réseau de soutien pour les étudiant·e·s et doctorant·e·s persécuté·e·s. »
Réforme de la carrière académique en Espagne
L’Espagne est sur le point de remanier ses structures de carrière dans la recherche, après que le Congrès des députés ait approuvé la semaine dernière la version finale d’une réforme de la loi de 2011 sur la science, la technologie et l’innovation. La réforme introduit un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée pour toutes les catégories de chercheurs-euses, une plus grande sécurité de l’emploi pour les post-docs, la reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger et, dans le même temps, donne un coup de pouce aux dépenses publiques en matière de recherche.
La sécurité de l’emploi pour les chercheurs-euses est sur une courbe descendante depuis que le crash financier de 2008 a déclenché des coupes importantes dans le budget de la recherche du pays. Rien qu’entre 2011 et 2016, l’Espagne aurait perdu plus de 5’000 postes de recherche.
L’Unil dans les médias
Un premier rendez-vous philanthropique à l’UNIL
«Le 6 septembre prochain, 35 projets en lien avec la transition énergétique et sociale, menés par des scientifiques, des membres du personnel et étudiantes de l’UNIL, seront présentés sur le campus de Dorigny à de potentiel·le·s donatrices et donateurs dans le cadre de la première édition des «Rendez-vous philanthropiques».»
Revue de presse UNIL 31 août 2022
30Août2022
Politique des hautes écoles
L’acceptation des mesures de crise par la population – Une publication du Conseil suisse de la science
«La pandémie de Covid-19 a mis à mal les systèmes de santé, l’économie et presque tous les aspects de la vie quotidienne. Partant de ce constat, le Conseil suisse de la science CSS a analysé comment préparer la Suisse aux crises à venir, qui pourraient être très différentes. Pour ce faire, il a recueilli l’expertise de scientifiques et de représentants de la société civile, de l’économie, de la politique et de l’administration. Dans son rapport, le CSS aborde la préparation aux crises à travers le concept de l’acceptation.»
Changement de présidence à UniDistance
«Stefan Bumann, dipl. ing. EPFZ, ancien chef du Service des hautes écoles du canton du Valais, reprendra la direction d’UniDistance Suisse en tant que président du Conseil de fondation au 1er septembre prochain. Son élection a eu lieu à l’unanimité. Il succède à l’ancien conseiller d’État Wilhelm Schnyder. […] Le nouveau président se distingue par une riche expérience dans le secteur privé et une longue position de cadre dans le service public.
Ainsi, UniDistance Suisse est à nouveau placée sous la conduite d’une personnalité parfaitement intégrée dans le paysage éducatif valaisan et suisse et qui bénéficie d’un large réseau au niveau de la formation tertiaire. Stefan Bumann, qui accompagne depuis de longues années la mise en place des hautes écoles valaisannes, a, depuis son entrée dans les instances d’UniDistance Suisse, largement contribué à l’élaboration du nouveau plan de développement universitaire de l’institution, et s’est fortement engagé pour le développement de la recherche à UniDistance Suisse.»
La Maison Blanche annonce une nouvelle politique visant à supprimer les paywall autour des recherches financées par le secteur public
Le 25 août 2022, l’administration du président américain Joe Biden annoncé sa nouvelle politique « d’accès libre » aux recherches financées par des fonds fédéraux. D’ici à la fin de 2025, les agences fédérales devront également mettre gratuitement à la disposition du public les publications des résultats de recherche financées par des fonds publics. Cela met fin à la politique des paywall, qui permet de mettre les articles en mode payant pour la durée d’une année après la publication.
Par ailleurs, les données scientifiques qui sous-tendent les publications évaluées par les pairs doivent également être mises à la disposition du public, à moins que leur partage ne pose des problèmes juridiques, éthiques ou de sécurité. Les données de recherche qui ne donnent pas lieu à des travaux évalués par des pairs doivent, quant à eux, être partagées en interne entre les agences gouvernementales.
Le consortion pour le libre accès Coalition S a appelé la décision «entièrement en accord» avec ses principes et conforme avec les recommandations UNESCO pour le libre accès.
Certains éditeurs et sociétés scientifiques s’opposent cependant à ce changement. Ils maintiennent que l’embargo d’un an est essentiel pour assumer les coûts d’édition et de production.
Le FNS renforce son partenariat avec une organisation de financement israélienne
« À l’occasion de la visite du président israélien Isaac Herzog en Suisse, le FNS et l’Israel Science Foundation (ISF) ont signé une déclaration d’intention commune. Pour Matthias Egger, président du Conseil national de la recherche, il s’agit d’une avancée significative : « Cet accord marque le début d’une coopération durable et prometteuse entre nos deux organisations de financement. » »
Diplômés pas affectés par la crise du Covid
« L’enquête réalisée par l’Office fédéral de la statistique en 2021 sur la situation professionnelle des jeunes ayant décroché leur diplôme (bachelor, master) un an plus tôt montre que la pandémie n’a pas provoqué plus de chômage qu’en 2019. Ce taux «s’élevait au total à 3,3% pour 2019, et était de 2,6% en 2020». Les diplômés du secteur pédagogique s’en sont sortis mieux que les autres, un sur dix seulement n’ayant pas trouvé d’emploi, alors qu’ils étaient trois sur dix dans les autres domaines. L’enquête de l’OFS s’est aussi intéressée aux types de contrats. Près de 50% des titulaires d’un master universitaire avaient un emploi à durée déterminée contre 17% des diplômés HEP. À noter encore que «la médiane des revenus réels» pour un poste à plein temps a augmenté de 1,4 point de pourcentage par rapport à l’année d’enquête 2019. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 août 2022
Création d’un Observatoire romand de la culture (ORC)
«A l’issue d’une étude de faisabilité qu’ils avaient commandée en 2021, l’UNIL, la HES-SO Haute école spécialisée de Suisse occidentale, la conférence des chefs de service et délégués aux affaires culturelles (CDAC) et la Ville de Lausanne, rejointes depuis par 13 autres villes romandes, s’associent aux milieux professionnels de la culture pour créer l’Observatoire romand de la culture (ORC). L’ORC aura pour objectif principal d’élaborer des études, ainsi que de produire et récolter des données fiables et comparatives permettant de mieux comprendre les enjeux et de mettre à disposition des acteurs romands des politiques culturelles des outils d’aide à la décision. L’ORC, rattaché administrativement à l’UNIL, débutera ses activités en septembre 2022.»
- collaboration hautes écoles – politique
- arts et science
- collaboration hautes écoles – institutions de droit public
29Août2022
Politique des hautes écoles
La rédactrice au Palais fédéral critique le comportement du Conseil fédéral envers l’UE
Dans un article de la Sonntagszeitung, la rédactrice au Palais fédéral, Camilla Alabor critique le comportement du Conseil fédéral face à l’impasse dans les relations avec l’Union européenne (UE). Alors que la société civile tente de faire avancer les choses, avec notamment le lancement d’une pétition de la part d’Opération Libero demandant au Conseil fédéral de négocier avec Bruxelles, «le Conseil fédéral ne montre aucun empressement à s’asseoir à nouveau à la table des négociations».
Elle rappelle qu’avec l’exclusion du programme de recherche européen Horizon Europe, les universités et les EPF perdent non seulement les postes de directions de projet, mais également les chercheur·euses qui quittent la Suisse pour continuer leurs projets dans les pays de l’UE.
«Le problème ne se situe pas à Bruxelles, mais à Berne : il faut un débat honnête sur le fait que la Suisse doit elle aussi faire des compromis. Cela permettrait au pays d’aller plus loin que d’explorer, de préciser et d’intensifier encore une fois» propose-t-elle.
L’Hôpital universitaire de Zurich a court-circuité une procédure d’appel de l’Université de Zurich
Ces dernières années, la clinique cardiaque de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a dû faire face aux conséquences des turbulences liées à son ancien directeur Francesco Maisano. Le chirurgien-cardiologue avait été accusé d’avoir enjolivé des rapports et d’avoir dissimulé des conflits d’intérêts. En septembre 2020, l’USZ s’est séparé de lui ; Paul Vogt tente depuis d’apaiser les tensions en tant que directeur par intérim.
L’Hôpital universitaire a désigné Omar Dzemali comme directeur, qui travaillait avant à l’Hôpital de Triemli. En nommant Omar Dzemali, la direction de l’hôpital universitaire a anticipé la procédure de nomination en cours à l’université pour la chaire de chirurgie cardiaque, qui était lié au poste de direction, une décision que la journaliste du Tages-Anzeiger qualifie comme «égoïste».
L’université a réagi en suspendant la procédure et en refusant tous les candidat·es. La question de savoir est ce qu’il adviendra de la chaire restée ouverte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 août 2022
26Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 août 2022
25Août2022
Politique des hautes écoles
L’EPFZ encourage l’entreprenariat, en partenariat avec l’UBS
L’UBS et l’EPFZ lancent un partenariat de 40 millions. Les sommes seront investies dans entreprenariat et une deuxième dans la promotion des domaines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, technique) auprès des jeunes élèves.
L’initiative pour plus de forces MINT interviendra dans les écoles primaires et secondaires ou l’EPFZ y intégrera ses programmes existants, où les jeunes peuvent développer des projets scientifiques dirigés par des étudiant·es. Une attention particulière sera accordée aux groupes qui sont jusqu’à présent sous-représentés dans les sciences naturelles et techniques. Il s’agit d’une part de talents issus de familles ayant un faible niveau de formation et d’autre part des filles, toujours encore clairement minoritaires dans les filières telles que le génie mécanique ainsi que l’électrotechnique et l’informatique. En Suisse, ce déséquilibre est plus important que dans de nombreux autres pays.
La deuxième initiative s’adresse aux étudiant·es de l’EPFZ et vise à encourager la pensée et l’action entrepreneuriales. L’UBS et l’EPFZ souhaitent transmettre dans des ateliers des compétences comme le marketing, la comptabilité et des connaissances financières plus larges. Une autre projet veut faciliter les échanges entre étudiant-es et entrepreneur·euse·s expérimenté·es et entre spin-offs et investisseurs potentiels («Investorentag)».
- égalité – genre
- entreprenariat et spin-offs
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- égalité – origine sociale
Sondage du FNS sur les conditions de travail de la relève académique
«Le FNS s’est intéressé aux conditions d’emploi du personnel engagé dans les projets qu’il finance. Près de 4000 chercheurs et chercheuses de la relève de toutes les hautes écoles suisses ont répondu à son sondage.»
Comment élaborer un code de conduite pour un travail de recherche éthique sur le terrain
L’idée de ce code de conduite pour la recherche sur le terrain est née du militantisme antiraciste au sein de l’Ecole de géographie et d’environnement de l’Université d’Oxford. À la suite du meurtre de George Floyd et de l’éruption du mouvement Black Lives Matter, un collectif d’étudiants diplômés, dont la co-auteure Laura Picot, a proposé au département un « modèle de changement » pour démanteler le racisme systémique. Cela a donné le coup d’envoi d’une vague d’actions, dont la commande et le financement de ce code de conduite.
«Quelle que soit la discipline universitaire, lorsque les chercheurs sont loin de leur bureau et qu’ils interagissent avec des personnes jouant des rôles différents, des questions surgissent pour lesquelles des décisions fondées sur des valeurs doivent être prises – et rapidement. Même dans les sciences physiques, lorsque la recherche n’est pas axée sur des participants humains, des relations de pouvoir inégales peuvent exister entre les chercheurs et les communautés ou les collaborateurs. Il faut alors comprendre comment naviguer dans ces déséquilibres de manière éthique, en s’adaptant aux différentes situations. Les institutions ne parviennent pas à faciliter de manière adéquate le travail de recherche éthique sur le terrain. Nous avons donc entrepris d’élaborer un code de conduite pour aider les chercheurs à atteindre l’excellence, l’éthique et le bien-être dans le travail sur le terrain. Ce qui était au départ une tâche simple s’est transformé en une vaste entreprise, dépassant le cadre de notre université. Cela montre à quel point le code est important et nécessaire.»
Les lourds prêts étudiants vont être partiellement effacés aux Etats-Unis
«Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi un effacement partiel des emprunts étudiants. La question suscite un vif débat dans un pays où une année à l’université peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars.»
L’évaluation de l’enseignement – «il n’y a pas de solutions faciles!»
La semaine dernière, le Président de l’Université de Potsdam Olivier Günther a plaidé en faveur de l’introduction d’un test PISA pour évaluer l’enseignement universités. Frank Ziegele, professeur en gestion des connaissances à la Haute école d’Osnabrück, répond à cette proposition. «chaque concept de mesure a ses forces et ses faiblesses. […] Même un recours à des tests de type Pisa n’est qu’un élément de la mosaïque, et il ne nous dispensera pas de mesurer de multiples façons.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 août 2022
24Août2022
Politique des hautes écoles
«Un fonds pour pallier la non-association à Horizon Europe»
«Une solution temporaire doit voir le jour pour pallier la non-association à Horizon Europe. Par 10 voix contre une, la Commission de la science du Conseil des États plaide pour la création d’un fonds visant à stabiliser le pôle de recherche suisse, limité à 2027 et servant à financer la coopération internationale dans le domaine de la recherche et encourager l’excellence scientifique de la recherche suisse. Berne n’a en effet toujours pas obtenu une association au programme européen. Les négociations sont en suspens, rappelait hier la commission dans un communiqué.»
«La fable de l’académisation»
Dans une tribune d’invité, Stefan C. Wolter, professeur d’économie de l’éducation à l’Université de Bern, donne son point de vue sur le phénomène d’«académisation», «souvent dénoncée dans les médias». La tertiarisation du marché du travail est en premier lieu une conséquence de l’introduction de la maturité professionnelle, et ne doit pas être assimilée à une «académisation» de l’enseignement, argue-t-il.
Premièrement, il démontre que la croissance du taux global de maturité est presque entièrement due à l’introduction de la maturité professionnelle et, plus tard, dans une moindre mesure, à celle des maturités spécialisées. Il met en avant que la Suisse est probablement le seul pays de l’OCDE à s’être imposé dans le peloton de tête en matière [du nombre] de diplômés tertiaires sans avoir dû pour autant augmenter sensiblement le taux de maturités gymnasiales.
Il argue que sans l’introduction de la maturité professionnelle, la Suisse aurait assisté à une érosion de la formation professionnelle, car il aurait été impossible de convaincre les entreprises de continuer à proposer des places d’apprentissage dans des métiers exigeants si les talents s’étaient tous dirigés vers le gymnase.
Stefan Wolter estime que le choix d’entamer des études supérieures doit avoir des raisons économiques, en réaction au marché de travail «qui exige de plus en plus de formation, parce que la majorité des professions nécessitent des activités non routinières, pour lesquelles une formation plus longue est une condition nécessaire […].» Il conclut: «au lieu de déplorer une académisation inexistante, nous devrions être reconnaissants aux jeunes d’aujourd’hui de renoncer volontairement à des années de revenus. Car c’est grâce à ces investissements individuels que la compétitivité de notre pays sera encore élevée demain.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 août 2022
23Août2022
Politique des hautes écoles
3,8 millions de francs pour des projets d’étudiant·e·s en Suisse en faveur du développement durable
«Jusqu’au 31 octobre, les étudiant·e·s de toute la Suisse peuvent demander un financement pour leurs idées de projets en faveur du développement durable. Le programme d’encouragement U Change est financé par la Confédération ; les bénéficiaires développent, par l’application interdisciplinaire et la mise en réseau de leurs connaissances spécialisées, les compétences clés leur permettant de contribuer de manière décisive à façonner le monde de demain. Sur la durée du programme, de 2021 à 2024, un montant total de 3,8 millions de CHF sera attribué, financé à parts égales par U Change et les hautes écoles.»
Un nouvel agenda européen de l’innovation
Pour Mariya Gabriel, Commissaire européenne à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse, «L’innovation est essentielle pour mener à bien la double transition écologique et numérique et pour garantir l’autonomie stratégique de l’UE. Le nouvel agenda européen de l’innovation, adopté par la Commission en juillet, vise à libérer le potentiel d’innovation de l’Europe et à lui assurer un rôle de premier plan sur la scène mondiale de l’innovation, afin qu’elle devienne un lieu où l’innovation technologique profonde («deep tech») crée des solutions de pointe sur tout le continent.»
Le nouvel agenda européen de l’innovation contient cinq projets phare. «Le deuxième projet phare vise à soutenir l’innovation dans le domaine des technologies profondes par le biais d’espaces d’expérimentation et de marchés publics. Les installations d’expérimentation des universités pourraient être utilisées en collaboration avec des start-ups spécialisées dans les technologies profondes. Les « bacs à sable » réglementaires proposés aideront l’UE à suivre l’évolution rapide de la technologie, en permettant aux percées technologiques profondes d’être évaluées puis commercialisées dans l’UE. […] Nous encourageons tous les États membres et les régions à s’appuyer sur nos propositions et à travailler avec la Commission européenne et les parties prenantes pour mobiliser les investissements, garantir des conditions-cadres favorables et mettre en œuvre les réformes nécessaires. Nous invitons également les universités, au carrefour de la recherche et de l’innovation, à jouer un rôle actif dans sa mise en œuvre, notamment par la promotion des compétences horizontales et entrepreneuriales.»
- entreprenariat et spin-offs
- collaboration hautes écoles – entreprises privées
- politique – Europe
- innovation
Tensions autour d’une base de données génétique
Les tensions politiques et sécuritaires croissantes entre Pékin et l’Occident ont suscité des appels à une révision du transfert de données génétiques vers la Chine à partir d’une base de données biomédicales contenant l’ADN d’un demi-million de citoyens britanniques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2022
22Août2022
Politique des hautes écoles
Les coûts des étudiant·es étranger·ères
Depuis le début de la libre circulation des personnes en 2002 jusqu’à l’année académique 2021/22, le nombre d’étudiant·es étranger· ères dans les hautes écoles suisses a augmenté de 51.000 pour atteindre 74.440. Cela représente une augmentation de 222%. Au niveau universitaire, le nombre à augmenté de 36.000 à 55.000 (+184 %). Ainsi, le corps étudiant étranger représente actuellement près d’un tiers du corps étudiant total, et atteint même 39 % dans les disciplines les plus «coûteuses» (médecine, technique, sciences naturelles).
Selon les calculs approximatifs du journaliste Hans Kaufmann de la Weltwoche, ces étudiant·es coûtent chaque année environ 1,3 milliard de francs aux contribuables. «Des dépenses nettes aussi élevées pour les étudiants de l’UE constitueraient un argument de poids dans les négociations contre la menace de l’UE de mettre fin à la coopération en matière de recherche et d’éducation. Une exclusion de la Suisse du programme Horizon devrait automatiquement entraîner des taxes d’études qui couvrent les frais pour les étudiants de l’UE », argue-t-il.
Le journaliste remet également en question le nombre d’étudiant-es russes (899), chinois-es (3127) et iranien-nes (661), «car il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais aussi de transferts de savoir-faire indésirables et d’espionnage.
- Erasmus+
- espionnage
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 août 2022
19Août2022
Politique des hautes écoles
La politique française et chinoise face au classement de Shanghaï
Un article du Monde retrace l’histoire des classements universitaires. Selon l’article, le premier classement du Shanghaï en 2003, en particuier, premier de son genre, a été un «coup de tonnerre» en France, car les grandes écoles françaises, qui étaient considérées comme des fleurons, y sont absentes. Le CNRS, l’inria, l’Insem et Inrae ne sont pas classés puisque ce ne sont pas des établissements d’enseignement supérieur.
«Le milieu universitaire n’aurait probablement pas connu autant de réformes ces quinze dernières années sans le classement de Shanghaï», confirme Christine Musselin, directrice de recherche CNRS au centre de sociologie des organisations à Sciences Po. «L’idée, très ancienne, que l’université française est en retard a été comme objectivée par ce classement.» Le tournant stratégique intervient en 2018, avec la mise en place des établissements publics expérimentaux. «La France a alors passé un cap et le classement de Shanghaï, à la suite de quelques autres, a accepté de classer des regroupements, comme l’université Paris-Saclay.», se souvient Jean-Yves Mérindol, ancien président d’université de Sorbonne Paris Cité.
Contrairement à la France, la Chine est en train de se distancier du classement de Shanghaï. Dix-neuf ans après après de l’avoir inventé, le pays s’apprête à faire marche arrière, comme l’a exprimé son président Xi Jinping fin avril. «La Chine ne veut plus mesurer ses universités aux autres, notamment américaines: elle décidera par elle-même des critères d’excellence devant prévaloir au sein des établissements, critères «du gène rouge», selon président-secrétaire général du comité du Parti communiste. […] Xi Jinping a estimé nécessaire de «s’enraciner dans le sol chinois pour construire des universités de premier rang mondial aux caractéristiques chinoises, et [se] frayer une nouvelle voie pour y parvenir, au lieu d’imiter les autres ou de copier les standards et modèles des universités étrangères». L’objectif est assumé : il faut «que la philosophie et les sciences sociales aux caractéristiques chinoises puissent prendre leur place dans le milieu académique mondial».»
Pour Jean-Yves Mérindol, « l’ère des classements universitaires mondiaux libres et ouverts dans une perspective de large mobilité est désormais close.»
- mobilité scientifique
- liberté académique
- classement des hautes écoles
- politique – France
- politique – Chine
En 2021, 8% des diplômés des hautes écoles craignaient fortement d’être sans emploi
«Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, 8% des diplômés des hautes écoles éprouvaient une forte crainte de se retrouver sans emploi dans les douze mois suivant l’enquête. En 2021, les raisons les plus souvent mentionnées pour expliquer cette crainte étaient liées à la pandémie de COVID-19 et à la situation économique défavorable. Ces résultats se basent sur l’exploitation des données de l’enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles, effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS)»
Une génération en mode crise
Les jeunes ont été particulièrement touchés par la pandémie : les pensées suicidaires, les dépressions et les troubles anxieux ont augmenté fortement depuis 2019. Depuis quelques mois, les restrictions ont été levées, Corona est moins présent. Mais selon des spécialistes en la matière, le désespoir de certains jeunes n’a pas diminué.
«Nous nous attendions à ce que les demandes soient moins nombreuses en printemps. Or, cela ne s’est pas produit», explique le psychiatre Gregor Berger. Il dirige le service d’urgence pour enfants et adolescents de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich. L’offre a été «fortement sollicitée en permanence» jusqu’aux vacances d’été, explique Berger. Ces dernières semaines, il y a certes eu une baisse. «Mais maintenant, ça repart».
L’attachée de presse de Pro Juventute, Lulzana Musliu parle d’une «génération en mode de crise». «Avec la guerre en Ukraine, la menace de l’inflation et les problèmes climatiques et énergétiques, nous sommes confrontés à une multicrise», Dans cette situation, les enfants et les jeunes sont fortement sollicités. Une situation dans laquelle la pandémie a en outre laissé des traces.
«L’EPFZ fait soigner les traumatismes de ses étudiant-es»
L’article nomme les différents efforts de l’EPFZ en faveur du climat, comme par exemple l’introduction d’une taxe CO2 interne [sur les voyages en avion]. «Le programme est accompagné de messages d’espoir : le professeur de l’EPF Anthony Patt, du département des sciences des systèmes environnementaux, fait par exemple croire sur le blog de l’avenir de l’EPF que le changement climatique peut être endigué sans CO2 grâce à l’énergie éolienne et solaire. […] En attendant, il y a suffisamment de climatologues qui prédisent la fin du monde. […] La peur du changement climatique semble prospérer sur ce terreau EPF des sensibilités et du désespoir.»
Le Service de conseil psychologique de l’Université de Zurich s’est vu confier la tâche de soigner les étudiants de l’EPFZ touchés par l’éco-anxiété. L’intérêt pour ces nouveaux ateliers est toutefois faible: seulement six étudiant-es y ont participé. L’auteur de l’article critique le coût supposé des ateliers.
- stress lié aux études
- durabilité des universités
- durabilité et climat
- gestion des finances universitaires
Après une cyberattaque, la HE-Arc est confiante pour la rentrée
«Victime d’une attaque informatique début juillet, la Haute Ecole Arc (HE-Arc) à Neuchâtel a indiqué jeudi tout mettre en oeuvre pour assurer la rentrée académique de mi-septembre. Tous les ordinateurs sont en cours de reformatage et de réinstallation.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 août 2022
18Août2022
Politique des hautes écoles
«Nous avons besoin de tests PISA pour l’uni!»
Oliver Günther, Président de l’Université de Potsdam et Vice-président de la Conférence des recteurs des Hautes Écoles pour l’enseignement et les études, estime que les Hautes Écoles en Allemagne sont évaluées selon des critères «douteux». Il se réfère notamment au classement «U-Multirank», développé par le Centre pour l’éducation supérieure (CHE), en Allemagne [et deux universités néerlandaises]. Celui-ci avait récemment classé l’enseignement supérieur du pays comme «même pas moyen».
Oliver Günther remet en question les indicateurs, leur manque de précision et les méthodes utilisés. Il avance l’idée de remplacer ce classement par un test Pisa pour les universités, qui mesurerait les progrès d’apprentissage, et ce de manière quantitative et avec des méthodes de test modernes. Des tests standardisés, à l’image du GRE-test américain (Graduate Record Examination), seraient «disponibles depuis longtemps».
«On pourrait également profiter de l’occasion pour réfléchir à l’utilisation de tels tests dans le cadre de l’orientation universitaire, bien plus que ce n’est le cas actuellement. Cela aiderait de nombreux jeunes à identifier rapidement leur aptitude – ou leur inaptitude – à suivre une filière d’études ou une formation en entreprise et à éviter de prendre de mauvaises décisions. Les universités sont prêtes à le faire. Il faut maintenant des lois et de l’argent pour mettre cela en œuvre à grande échelle.»
Le «cercle vicieux» du système éducatif suisse selon Mathias Binswanger
Dans un interview avec la Handelszeitung et la Freiburger Nachrichten, le professeur en économie de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), Mathias Binswanger critique le système éducatif suisse qui ne valorise pas assez l’apprentissage.
Parlant d’un «cercle vicieux» il argue que plus le taux de maturités augmente, et par conséquent le taux d’étudiant·es, les universités vont perdre en qualité. Cela conduira à la création d’universités d’élite ou seuls ceux et celles qui ont étudié dans une telle université ont la chance de trouver un bon emploi. En contrepartie, la Suisse souffre d’un manque de personnel qualifié, qui est amplifié par cette tendance à valoriser uniquement la formation académique. «De plus en plus de jeunes ayant de bonnes aptitudes manuelles tentent de suivre une formation supérieure. En revanche, la qualité baisse chez tous ceux qui font un apprentissage. Les entreprises critiquent les mauvaises performances moyennes des apprentis. En conséquence, les entreprises et les institutions augmentent à leur tour les exigences. Et le cercle tourne».
Pour briser ce «cercle vicieux», le professeur appelle à faire passer un message qu’un apprentissage est une formation équivalente qui donne toutes les chances et le même prestige qu’une formation universitaire.
Regula Leeman, professeure en sociologie de l’éducation de la HEP FHNW et spécialiste du système de l’enseignement en Suisse, réagit dans un interview avec le Tages-Anzeiger aux propos de Mathias Binswanger, qu’elle qualifie comme «conception étonnamment étroite et élitiste de la formation universitaire». Selon elle, «postuler une opposition entre «travail intellectuel» et «travail manuel» n’a plus de sens aujourd’hui. L’artisan classique n’existe plus, il faut partout une multitude de qualifications différentes. Peu importe que l’on soit médecin, menuisier ou juriste : tous doivent aujourd’hui disposer de connaissances abstraites, théoriques et spécialisées.»
Londres s’attaque à Bruxelles
La Grande-Bretagne engage des démarches juridiques contre l’Union européenne (UE) pour régler la question de la coopération en matière de recherche. Concrètement, elle reproche à l’UE de ne faire aucun effort pour concrétiser l’association de la Grande-Bretagne à Horizon Europe, qui est pourtant explicitement réglé dans l’accord de libre-échange et de coopération signé par les deux partis fin 2020.
Londres a maintenant demandé des «consultations formelles» avec Bruxelles dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’accord de libre-échange. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, Londres pourra faire appel à un tribunal arbitral qui déterminera s’il y a eu rupture de contrat.
La Suisse se trouve dans une situation similaire avec l’UE. Toutefois, contrairement à la Grande-Bretagne, la elle n’a aucune garantie contractuelle de participation à Horizon Europe. L’accord sur la recherche entre la Suisse et l’UE ne crée pas de droits juridiques comparables.
De toute façon, le Conseil fédéral n’a pas accès au mécanisme de règlement des différends prévu par l’accord commercial sur le Brexit. La Suisse et l’UE tentent de régler les différends au sein du comité mixte, où les cas politiquement délicats sont rarement résolus. Seul l’accord-cadre créerait un nouveau mécanisme de règlement des différends pour les accords de marché.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 août 2022
17Août2022
Politique des hautes écoles
L’USI et la HES de la suisse italienne (SUPSI) présentent un MAS en droit des affaires
«La deuxième édition du Master of Advanced Studies (MAS) en droit des affaires, qui débutera le 9 septembre, donnera lieu à un diplôme conjoint USI-SUPSI. L’Università della Svizzera italiana [USI], par le biais de l’Institut de droit (IDUSI), collabore déjà depuis un certain temps avec diverses initiatives de formation continue de la SUPSI [Haute école spécialisée de la Suisse italienne] dans le domaine juridique. Avec le nouvel accord signé avec le Centro competenze tributarie (CCT) de la SUPSI, qui a organisé la première édition du MAS, les deux institutions entendent maintenant renforcer leur collaboration et développer davantage le MAS en droit des affaires afin d’atteindre un standard de formation de haute qualité académique.» (USI)
Dans un article du Corriere del Ticino (17.08.2022), la directrice de l’IDUSI a déclaré qu’il s’agit d’une collaboration importante, «complémentaire au programme de formation continue proposé en synergie avec l’Université de Lucerne».
Conférence de presse de Frédéric Borloz
Avec la rentrée scolaire ayant lieu lieu le 22.08. dans le canton de Vaud, le nouveau Conseiller d’État Frédéric Borloz (PLR) en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle a tenu sa première conférence de presse. Lors de son discours, il a mis l’accent sur l’apprentissage et la formation duale.
Interrogé sur la mise à l’écart de la Suisse du programme Horizon Europe de l’Union européenne (UE), il affirme qu’il va entreprendre «toutes les démarches possibles pour favoriser la recherche». Il juge «déplorable» ce qui s’est passé, mettant en péril des réseaux scientifiques qui sont «d’une valeur inestimable. C’est dommageable pour tout le monde».
«Suisse-UE: la commission des Etats ne décide rien et c’est toujours l’impasse»
«Une fois de plus, la Suisse procrastine dans le dossier européen. La Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil des Etats a certes beaucoup parlé d’Europe, mais sans rien décider en ce mardi 16 août. Elle est cependant déterminée à peser sur le rapport que rédigera le Conseil fédéral à propos de ses relations avec l’UE d’ici à la fin de l’année.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 août 2022
16Août2022
Politique des hautes écoles
«EPFL : Licenciement et soupçon de dysfonctionnement»
En 2018, un collaborateur de l’EPFL a signalé à l’ombudsman des hautes écoles qu’une entreprise privée appartenant à un professeur occupait des locaux de l’EPFL sans payer de loyer et bénéficiait de prestations informatiques du personnel de l’école. En 2020, l’ombudsman a décidé de ne pas donner suite à la dénonciation du collaborateur. En réponse, ce dernier a déposé une requête en surveillance auprès du Conseil des EPF demandant de pouvoir accéder à d’anciens mails sur le serveur de l’EPFL, qui auraient prouvé l’utilisation illégale des bureaux de l’école. Le Conseil des EPF a également rejeté la requête en 2021. Finalement, l’homme a fait recours contre cette décision devant le Tribunal administratif fédéral – en vain. Selon les juges, «en tant que dénonciateur d’un éventuel dysfonctionnement, il n’est pas parti à une procédure de surveillance et ne dispose pas des droits correspondants, tel le droit de consulter les dossiers ou de requérir des preuves.»
Tout au long de cette bataille juridique, le collaborateur a été licencié trois fois puis deux fois re-employé suite à des recours et une décision du Tribunal administratif fédéral, qui estimait le licenciement infondé et abusif. Comme son dernier congé est encore contesté, il n’est pas encore entré en force. L’EPFL avait justifié la décision par des mesures de restructuration.
- entreprenariat et spin-offs
- construction et gestion de campus
- conflits entre secteurs publics et privés
Classement de Shanghaï – Quatre universités suisses dans le top 100 mondial
« Chaque année, la publication du classement de Shanghai électrise les milieux académiques. Sans surprise, les universités américaines, à commencer par Harvard, qui conserve son statut de numéro un depuis dix-huit ans, caracolent en tête. En Suisse, on oscille entre satisfaction et amertume.»
Le recteur de l’Université de Genève analyse les résultats dans la Tribune de Genève.
Interview avec l’avocat de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht
L’avocat spécialisé dans les médias Ralf Höcker soutient juridiquement la doctorante en biologie dont la conférence sur le genre à l’Université Humboldt de Berlin a été empêchée. Dans un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’avocat, [qui a déjà défendu le président turque Recep Tayyip Erdogan et le Pape émérite Benoît XVI], explique comment il défend ses client-es victimes de «tentatives d’annulation».
Concernant Marie-Luise Vollbrecht, il accuse l’université de lâcheté. «La direction de l’université a peur d’une poignée d’activistes hurlants qui pourraient également l’accuser de transphobie. Pourtant, de tels reproches ne peuvent pas vous atteindre. Mais dans les universités et associations, c’est la peur des activistes qui domine. On pense que : Si nous ne nous distançons pas de cette personne, nous serons les prochains.»
L’université avait notamment publié un communiqué de presse dans lequel elle se distançait de certains propos tenus par la doctorante, car ils seraient contraires à la charte et aux valeurs de l’université. Pour Ralf Höcker, ces déclarations de l’Université Humboldt sont illégales et violent également la liberté de la science. Il déclare qu’ils vont s’y opposer en justice afin que cette citation disparaisse et ne colle pas à la peau de sa cliente toute sa vie. «Un employeur a un devoir d’assistance envers ses employés. L’université a violé cette obligation et doit à nouveau remplir son devoir d’assistance.» défend-t-il.
- rôle des scientifiques
- engagement politique
- liberté académique
- rôle des universités
- liberté d’expression
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 août 2022
15Août2022
Politique des hautes écoles
Classement de Shanghai 2022: l’EPFZ est en tête des universités suisses
«Avec Harvard en première place pour la 20e année consécutive, les universités américaines caracolent toujours en tête du classement de Shanghai publié ce lundi 15 août. Du côté suisse, l’EPFZ est considérée comme la meilleure université, suivie par les universités de Zurich et Genève. Viennent ensuite l’Université de Bâle à la 83e place et l’EPFL, dans le segment entre la 101 et la 150e place, tout comme l’Université de Lausanne.» (Le Temps)
«A l’exception de l’EPFZ et de l’Université de Bâle (83e), qui ont gagné quelques rangs par rapport à 2021, les établissements suisses sont en légère perte de vitesse.» (Heidi)
Bâle : La Société de médecine veut la fin du numerus clausus
Pour lutter contre la pénurie de médecins, la Société de médecine de Bâle propose de remplacer le numerus clausus par un «stage social» de six mois, par exemple en soins hospitaliers, en soins aux personnes âgées ou dans d’autres institutions médicales. Cette proposition, avancée par Felix Eymann, vise à éliminer le «goulot d’étranglement» dans les soins de base.
«La fenêtre de négociations se ferme pour Horizon Europe»
Il y a plus d’un an, la Commission européenne informait que suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, la Suisse n’allait pas pouvoir participer pleinement au programme européen de recherche Horizon Europe. Depuis, les appels pour une ré-association se sont multipliés. Cantons, entreprises, universités ainsi que plusieurs pays membre de l’Union européenne (UE) ont souligné que sans une association rapide à Horizon Europe, la place de la recherche suisse devra payer des lourdes conséquences sur le long-terme. Selon l’article du Matin Dimanche, il est probablement déjà trop tard pour une telle ré-association, étant donné que les grands appels d’offres pour les projets les plus ambitieux du programme doté de 95 milliards d’euros ont déjà eu lieu. Comme la secrétaire d’État à la formation, la recherche et l’innovation, Martina Hirayama, le disait en printemps: «La valeur ajoutée d’une association dépend, bien sûr, du moment où l’on est associé.»
Cette résignation se fait également sentir auprès des parlementaires. «Continuer d’essayer d’être associé n’a plus de sens. Horizon Europe est déjà trop avancé. On discutera sans doute de notre participation au prochain programme qui commence en 2027», affirme le conseiller national Roland Rino Büchel (UDC/SG).
Tout de même, ce lundi 15.08., la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats (CPE-E) se réunit pour examiner deux interventions du Conseil national. Il s’agit d’une part d’une initiative parlementaire qui vise à contraindre le Conseil fédéral, par le biais d’une loi, à clarifier les «règles institutionnelles pour la poursuite et la facilitation des relations avec l’UE». D’autre part, il s’agit d’une motion qui demande au Conseil fédéral de prendre des mesures urgentes pour garantir l’accès menacé aux programmes mentionnés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 août 2022
12Août2022
Politique des hautes écoles
La cancel culture, une nouvelle forme de l’extrémisme?
Le rédacteur en Chef de la NZZ Eric Gujer regrette que l’Université Humboldt de Berlin ait annulé la conférence d’une doctorante en biologie sur le genre et le sexe. «[…] il vaut la peine de rester vigilant quant à ce qui se prépare dans les universités, car celles-ci sont des systèmes d’alerte précoce pour les évolutions négatives de la société. […] Le respect de l’histoire devrait conduire à désigner la Cancel-Culture pour ce qu’elle est : une nouvelle forme d’extrémisme. […] L’extrémisme fonctionne toujours selon les mêmes règles. En même temps, l’extrémisme ne prospère qu’avec l’aide d’apaiseurs dans les rectorats et les rédactions. Ils se défendent là où la tolérance zéro serait de mise. Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » semble lui aussi être passé dans ce camp. Il se moque des «médias de campagne de la culture anti-Cancel», bien que le sujet occupe intensément les milieux académiques bourgeois. Sinon, peu de chercheurs et de chercheuses se seraient réunis dans le «réseau de la liberté scientifique» pour, comme ils le disent eux-mêmes, «défendre les principes des Lumières». […] La confrontation politique avec les extrémistes est […] le contraire d’une campagne, c’est un engagement passionné pour la liberté et la démocratie.»
Un doctorant se masturbe sur des mangas pédopornographiques – et en fait un article scientifique
«L’histoire fait scandale. Un doctorant suédois de l’Université de Manchester a publié au mois d’avril 2022 un article qui cause quelques émois. Son auteur travaille sur l’expérience de lecteurs de mangas «shota», un sous-genre dédié à la représentation érotique ou pornographiques de petits garçons. Au motif de mieux appréhender son sujet d’étude, il a lui-même passé trois mois à se masturber en lisant des shota amateurs, avant de publier le compte-rendu de ses tribulations solitaires dans la revue Qualitative Research. […] L’épisode interroge une nouvelle fois sur le processus d’édition scientifique, censé garantir qu’une recherche a été menée avec diligence et dans le respect des standards éthiques.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 août 2022
11Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 août 2022
10Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 août 2022
9Août2022
Politique des hautes écoles
A la périphérie de la science – une typologie
Dans un article de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le physicien et philosophe Edouard Kaeser s’intéresse à la frontière de la science. Il rappelle que depuis un siècle, les scientifiques et les philosophes tentent de tracer une ligne claire entre la science et la non-science. Ces tentatives s’avèrent pourtant grossières, car elles disqualifient en bloc les théories de la « zone marginale » en les qualifiant de non scientifiques ou de pseudo-scientifiques.
L’auteur estime que face aux journaux «de comportement prédateur», restreindre les standards de publication reviendrait à «se tirer une balle dans le pied». Dans l’article, il propose alors de porter un regard plus nuancé – au cas par cas – sur ces zones floues, qu’il identifie de « sciences marginales » (fringe sciences), afin de diversifier et de préciser le jugement de pseudo-scientificité. Il dégage quatre types de sciences marginales et discute leur rapport à la science :
- La science résiduelle : Il s’agit ici de théories qui étaient autrefois des instruments acceptés et respectés d’explication du monde, comme l’Astrologie ou l’Alchemie. Elles sont toutefois considérées comme dépassées, car le consensus scientifique s’est détaché des idées qui prévalaient auparavant et a évolué.
- La science alternative : regroupe tout les pratiques de guérison tirées d’idées ancestrales et ou « non-occidentales ». Au cours des dernières décennies, une relation ouverte s’est développée entre la médecine moderne et la médecine alternative. Elle n’est pas basée sur la concurrence, mais sur la complémentarité.
- La science « anti-establishment » : D’inspiration postmoderne, ce courant veut rendre visibles les structures de pouvoir derrière la recherche de la connaissance. Par exemple, les études de genre ou les études interculturelles et postcoloniales.
- Le « dénialisme » : est plutôt une stratégie qui vise à briser un consensus de recherche en fonction des intérêts. Sous le slogan « plus de recherche est nécessaire », les détenteur-trices tentent de semer le doute afin de casser le consensus scientifique. Un bon exemple est la société de relations publiques Hill & Knowlton qui, avec ses propres recherches scientifiques en 1954 a cherché à retarder les interventions politiques sur le tabagisme.
«Les psychologues sont des spécialistes nécessaires»
L’Université de Lucerne souhaite créer deux nouvelles facultés, dont une pour les sciences du comportement et la psychologie. Le projet est sous le feu des critiques : «Elle ne contribue pas autant à la lutte contre la pénurie de personnel qualifié que l’université le prétend», argue le politicien de l’éducation et conseiller cantonal lucernois Gaudenz Zemp (PLR). Interviewé, le recteur Bruno Staffelbach défend les projets de l’université. Selon lui, la nouvelle faculté produira des spécialistes très demandés. Elle va notamment se focaliser dans la science du comportement et proposer trois spécialisations : la psychologie juridique, qu’aucune université ne propose pour l’instant en Suisse, Psychologie de l’enfant et de l’adolescent ainsi que Psychologie de la réhabilitation et de la santé. Ainsi, l’Université ne risquer pas d’offrir un cursus parallèle à la Haute école de Lucerne, argue Bruno Staffelbach.
A la critique de Gaudenz Zemp concernant la pénurie de personnel qualifié, le recteur répond que «cinq ans après l’obtention de leur diplôme, le fait que presque aucun psychologue ne soit au chômage montre qu’ils sont des professionnels dont on a besoin de toute urgence. Les diplômés de l’université en général et de la faculté des sciences du comportement et de la psychologie en particulier ont des connaissances et une expertise qui sont utiles à l’espace économique de Lucerne.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 août 2022
8Août2022
Politique des hautes écoles
La relève scientifique n’avance pas sans Horizon Europe
Depuis l’exclusion suisse du programme de recherche européen Horizon Europe, les scientifiques s’alarment d’une perte d’importance du site de recherche suisse et une «fuite des cerveaux» vers les pays de l’Union européenne (UE). A travers l’exemple du jeune neurobiologiste Adrian Wanner de l’Institut de recherche Paul Scherrer, la RTS met en lumière les conséquences pratiques de cette exclusion pour les jeunes chercheur·euse·s suisses.
Adrian Wanner a récemment dû refuser une bourse renommée du Conseil européen de la recherche (ERC) doté de deux millions et demi d’euros suite à l’exclusion Suisse de Horizon Europe. C’est surtout le grand prestige de cette distinction internationale qui est perdu, explique Adrian Wanner. Depuis, le Fonds national suisse a refusé une première fois son projet, en disant qu’il était trop ambitieux. «Cette attitude quelque peu conservatrice, qui est celle de nombreuses agences nationales de financement, est difficile pour une recherche compétitive et orientée vers l’avenir», redoute le jeune chercheur.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 août 2022
5Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 août 2022
4Août2022
Politique des hautes écoles
Zurich autorise l’adoption d’anciens animaux de laboratoire
A Zurich, les anciens animaux utilisés dans des laboratoires pour des expériences scientifiques peuvent dès lors être placés chez des particuliers. Le projet, lancé il y a quatre ans par la Protection suisse des animaux (PSA), donne aux animaux la chance d’une vie après le laboratoire. En collaboration avec des laboratoires privés ainsi qu’avec l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), les chiens, lapins souris et rats en question sont prise en charge par un refuge du PSA en attendant d’être adoptés par des particuliers.
«Encore étudiant et déjà président»
La Liberté dresse le portrait de Romain Pilloud, étudiant à l’Université de Lausanne et nouveau président du Parti socialiste vaudois (PSV) depuis cet été.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 août 2022
3Août2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 août 2022
2Août2022
Politique des hautes écoles
Maladie d’Alzheimer : le scandale des falsifications soulève des questions
Pendant plusieurs années, le chercheur français Sylvain Lesné aurait falsifié de nombreuses études sur l’origine de la maladie d’Alzheimer. Le journal scientifique Science a rendu l’affaire publique la semaine dernière, déclenchant ainsi un scandale. Sylvain Lesné a apparemment manipulé plus de 20 illustrations pour prouver la présence de la molécule Abeta*56 dans le cerveau de patient-es atteint-es de la maladie d’Alzheimer. Le biochimiste, qui travaille à l’Université du Minnesota, l’a identifiée comme l’une des causes de la démence d’Alzheimer.
Comme l’explique un article de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) le travail de Sylvain Lesné était considéré comme une preuve de l’hypothèse dite de l’amyloïde, considérée pendant des décennies comme l’explication la plus probable de la maladie. En conséquence, l’hypothèse de l’amyloïde a reçu davantage d’attention et de fonds de recherche que d’autres théories. En réalité, les substances développées sur la base de l’hypothèse amyloïde n’ont eu aucun effet lors d’essais sur des patient-es atteint-es de la maladie d’Alzheimer.
L’influence de Sylvian Lesné sur la thèse de l’amyloïde serait pourtant à relativiser. Selon la NZZ, le développement des médicaments ne s’est pas fondamentalement appuyé sur le travail du Français. La fraude pourrait toutefois être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dans le contexte des tentatives infructueuses, l’affaire devrait ébranler la confiance dans l’hypothèse amyloïde. Le scandale pourrait également avoir pour effet que d’autres thèses sur l’origine de la maladie d’Alzheimer reçoivent davantage d’attention et que les fonds de recherche soient redistribués.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 août 2022
29Juil2022
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juillet 2022
28Juil2022
Politique des hautes écoles
Bilan après un an d’exclusion des chercheur·euses suisses de Horizon Europe
Il y a un an, l’Union européenne (UE) a rétrogradé la Suisse au rang de «pays tiers non associé» en raison de l’échec de l’accord-cadre. La Neue Zürcher Zeitung (NZZ) examine l’ampleur de cette décision pour la place scientifique suisse dans un article.
L’article rapelle que actuellement, les participant·es aux projets en Suisse peuvent participer à environ deux tiers des projets collectifs. Cependant, ce chiffre est à relativiser. Premièrement, les chercheur·euses des institutions suisses restent exclus des projets individuels, entre autres des prestigieuses subventions du Conseil européen de la recherche. Deuxièmement, ils et elles sont exclu·es de la direction des projets collectifs. Et troisièmement, les participant·es suisses aux projets ne sont pas financés par Bruxelles, mais désormais directement par Berne. Les dépenses prévues pour les mesures transitoires et complémentaires qui ont dû être prises s’élèvent déjà à 1,2 milliard de francs.
Concernant l’avenir de la place scientifique Suisse, Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève et président de l’association faîtière des hautes écoles Swissuniversities parle d’un «processus d’érosion».Il indique que plusieurs entreprises à Genève et à Zurich qui sont actives dans le domaine quantique et dans les sciences de la vie et qui développent maintenant de nouveaux champs d’activité et des centres de compétences en dehors de la Suisse. Les hautes écoles font état de quelques scientifiques qui sont partis en France, en Allemagne, en Autriche ou en Belgique avec leurs bourses ERC – ou qui envisagent de partir.
« Fraude dans la recherche Alzheimer: faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain? »
Dans un interview avec Heidi.News, le professeur Giovanni Frisoni, responsable du Centre de la mémoire des HUG et chercheur dans le domaine de l’Alzheimer commente le scandale de fraude scientifique révélé par le journal Science a révélé le 21 juillet 2022. Pour rappel, il a été découvert que jusqu’à une dizaine d’articles de chercheur·euses de l’Université du Minnesota, aux Etats-Unis, contenaient des figures sans doute manipulées, ce qui jette un doute sur la qualité des recherches en cause. Lesquelles ont contribué à confirmer l’hypothèse amyloïde, le cadre explicatif central sur l’origine de la maladie d’Alzheimer.
Quatre universités suisses associées aux alliances sur l’enseignement dans l’UE
«Quatre universités suisses, celles de Lausanne, Genève, Bâle et Zurich, ont rejoint des alliances entre les hautes écoles européennes, a annoncé le 27 juillet la Commission de l’UE. Cette initiative vise à renforcer la compétitivité de l’enseignement supérieur du continent. […] En 2019 et 2020, les établissements helvétiques ont été exclus de cette initiative, car la Suisse ne fait pas partie d’Erasmus +, le programme d’éducation de la Commission européenne. En 2021, Bruxelles a décidé d’autoriser la participation des pays tiers faisant partie de l’accord de Bologne.»