En Suisse, les titres comme bachelor, master, docteur et lauréat ne sont pas protégés. Les entreprises ou écoles privés ont donc le droit de vendre des diplômes, parfois sans donner des cours. Dans le Tessin, seulement les hautes écoles accréditées ont dorénavant le droit de décerner de tels titres. Les hautes écoles non-accrédités ont alors déménagé ailleurs, comme à Zoug, qui héberge neuf instituts de ce type, parfois même sans y avoir une boîte aux lettres.
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Filtres des articles
28Août2024
Politique des hautes écoles
«L’Uni réussit deux fois plus aux enfants d’universitaires»
L’article à la une des 24 heures est une reprise de l‘article paru il y a 15 jours dans le Tages-Anzeiger.
L’Unil dans les médias
«L’UNIL fait mauvais usage de son autonomie»
Selon le classement Quacquarelli Symonds QS, l’UNIL (224 ème) est en perte de vitesse. Le député Jacques-André Haury, membre du Grand Conseil vaudois (V’L), soupçonne que la grande autonomie de l’UNIL de nommer des professeur-es ait un impact négatif sur ce classement, car le risque de l’autonomie serait que le choix soit porté sur des «personnalités conformes au moule idéologique dominant». «À l’EPFL [qui a progressé dans ledit classement], [le choix] est fait par le Conseil des Écoles polytechniques fédérales, fort de 14 membres dont trois seulement sont professeurs dans l’une des EPF, une place étant notamment accordée à des personnalités actives dans l’économie.»
Revue de presse UNIL 28 août 2024
27Août2024
Politique des hautes écoles
Les «véritables vedettes» de l’Université de Saint-Gall
Dans son éditorial, le rédacteur en chef du St. Galler Tagblatt présente «les vraies vedettes» de l’Université de Saint-Gall (HSG), qui ne sont pas des économistes, bien que l’université est très réputée en économie. Il explique: «Dans la perception du public, surtout ici en Suisse, les nombreux bons professeurs d’économie d’entreprise et d’économie politique sont souvent des personnalités méconnues. […] Cette présence de spécialistes en sciences humaines et sociales est remarquable, car peu d’étudiants viennent à Saint-Gall pour eux»
Le journaliste souligne le travail des expert-es au service de la Confédération et des médias. «L’école de commerce parvient à employer des expert-es très divers-es qui génèrent une attention supérieure à la moyenne. C’est une combinaison parfaite. Sans vouloir être une université généraliste («Volluniversität»), elle parvient à obtenir un rayonnement et une portée avec peu de moyens.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 août 2024
26Août2024
Politique des hautes écoles
Votation fédérale : plus de 100 scientifiques s’inquiètent pour la biodiversité
«Plus de 100 chercheurs expriment leur inquiétude sur la situation de la biodiversité en Suisse. Pour eux, des mesures «rapides et efficaces» sont nécessaires pour renforcer sa protection. Le peuple vote le 22 septembre sur l’initiative pour la biodiversité.»
Selon la NZZ am Sonntag, les signataires ne souhaitent pas que la communication soit considérée comme recommandation de vote. «Les débats sur le climat et le programme Corona l’ont montré : Lorsque la science s’implique directement dans le processus politique, les choses deviennent très délicates.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 août 2024
23Août2024
Politique des hautes écoles
Genève: Les enseignant·es du primaire sont opposé·es au raccourcissement de leur formation
A Genève, une réforme soutenue par la droite et le gouvernement prévoit de faire passer la formation des instituteurs et institutrices de quatre à trois ans. Les citoyens se prononceront le 22 septembre sur ce projet combattu par la gauche et les syndicats d’enseignant·es.
«La science estime que des mesures politiques s’imposent en matière de biodiversité»
Trois professeur-es se prononcent, en tant que scientifiques, en faveur des objectifs et finalités de l’initiative «Biodiversité».
«Le programme Copernicus : un atout pour la recherche, la société et l’économie»
Le Conseil fédéral s’est récemment prononcé contre une participation au programme européen d’observation de la Terre «Copernicus» jusqu’en 2027. Le professeur en data science à l’Unviersité de Zurich, Jan Dirk Wegner, regrette cette décision: «En ne participant pas au programme Copernicus, la Suisse risque d’être exclue de la recherche et du développement, ce qui serait une grande perte pour les hautes écoles et les entreprises à forte activité de recherche du pays. De plus, l’utilisation ultérieure des données Copernicus risque d’être limitée. Dans le pire des cas, cela rendra inutilisables des produits déjà développés avec succès […]. Une adhésion aussi rapide que possible à ce programme est donc absolument souhaitable.
Le travail d’équipe est bon pour la science, mais peut-être pas pour la carrière des jeunes scientifiques
«La science est un sport d’équipe, et ces équipes sont de plus en plus nombreuses. Si cette expansion peut aider les chercheurs à répondre à des questions biomédicales complexes en travaillant ensemble, une étude récente suggère que cette tendance a entravé les perspectives de carrière des titulaires d’un doctorat.»
«Collège de Genève: la formation scientifique doit être renforcée»
Michael Malquart, docteur en physique, estime que le collège genevois «ne permet plus une transition adéquate vers les formations supérieures, notamment dans les domaines de la santé, des sciences naturelles et des sciences de l’ingénieur». Il regrette un taux d’abandon et d’échec trop important dans la première année des études «en raison d’un écart trop important de niveau en mathématiques et leurs applications entre la maturité et la première année académique».
Une pétition lancée par un groupe de scientifiques a ainsi été déposée le 14 août auprès du Grand Conseil pour attirer l’attention des députés, et de la population, sur ces enjeux jugés importants. Elle recommande trois pistes d’amélioration.
Témoignages d’étudiant·es juifs·ves sur les manifestations pro-palestiniennes dans les universités allemandes
Trois étudiant-s juifs des universités de Duisbourg, Berlin et Hambourg racontent dans une interview leur lutte contre l’hostilité antisémite dans leurs universités, avec l’impression que la minorité antisémite peut décharger leur colère dans les universités et que la plupart des étudiant·es et des professeur·es ne montrent même plus un soupçon de résistance. Deux d’entre eux envisagent d’émigrer en Israël.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 août 2024
22Août2024
Politique des hautes écoles
Plaidoyer pour une meilleure culture de partage de données de recherche
L’explosion des neurosciences n’a pas encore apporté grand-chose aux malades mentaux, estime l’autrice de l’article, Eveline Geiser. Pour progresser, des énormes bases de données de scans cérébraux sont nécessaires. L’infrastructure existe, à priori (la European Brain Research Infrastructure (Ebrains)), mais la plupart des scientifiques semblent stockent leurs données dans le meilleurs des cas dans les serveurs de l’université, par crainte que d’autres publient leurs résultat se basant sur leurs scans avant eux.
La manière de créer des incitations durables au partage des données fait l’objet de discussions animées. «Si les décideurs des universités et des instituts de recherche prennent au sérieux l’approche «big data» dans la recherche sur le cerveau, les paroles devraient rapidement être suivies d’actes. Sinon, l’appel à de nouvelles thérapies pour les maladies psychiques restera longtemps inaudible – ce qui reviendrait notamment à gaspiller l’argent des contribuables.»
Rémunération pour détecter les erreurs scientifiques
Actuellement, la recherche d’erreurs dans les articles publiés n’est ni systématique ni récompensée. Par rapport à l’approche ad hoc actuelle, « les découvertes significatives par dollar dépensé seraient en fait plus élevées avec un certain degré de contrôle systématique des erreurs », affirme Ian Hussey, méta-scientifique à l’Université de Berne. «Et un système sérieux de détection des erreurs nécessite des ressources, y ajoute Malte Elson, psychologue à l’Université de Berne. «On ne peut pas s’attendre à ce qu’il fonctionne gratuitement.» Ce dernier et ses collègues ont donc lancé le projet Estimating the Reliability and Robustness of Research (ERROR) en février pour changer cela, qui rémunère des réviseurs qui vérifient les articles de psychologie ou liés à la psychologie les plus cités pour détecter les erreurs de code, d’analyses statistiques et de citations de référence.
Ce projet est financé par le programme Humans in Digital Transformation, un fonds destiné à promouvoir une stratégie de numérisation à l’Université de Berne, avec un soutien de quatre ans et 250’000 francs suisses, les réviseurs sont payés jusqu’à 1’000 francs pour chaque article qu’ils vérifient. Ils reçoivent une prime pour toutes les erreurs qu’ils trouvent, avec des primes plus importantes pour les erreurs plus graves – par exemple, celles qui donnent lieu à un avis de correction majeur ou à une rétractation – jusqu’à un maximum de 2’500 francs. Cette prime s’inspire des programmes de «bug bounty» que les entreprises technologiques, telles que Microsoft et Google, offrent aux pirates informatiques qui trouvent et signalent des failles dans leurs produits.
Pour maximiser l’impact de ses efforts, ERROR hiérarchise les articles les plus cités et contacte les auteurs des études pour leur demander l’autorisation d’examiner leurs travaux. «Pour qu’ERROR soit une réussite, il est important que tout le monde soit d’accord», explique M. Elson, mais l’équipe doit également avoir accès aux données et au code sous-jacents de chaque article, ce que seuls les auteurs peuvent fournir. Et les auteurs sont également rémunérés : 250 francs pour répondre aux questions des évaluateurs et mettre les données à disposition, et 250 francs supplémentaires si l’évaluateur ne trouve que des erreurs mineures ou pas d’erreurs du tout.
- recherche – qualité
- évaluation par des pairs
- gestion de données de recherche
- évaluation – chercheur·e·s
«Les sciences, laboratoire pour l’égalité»
Selon les chiffres 2021 de l’Office fédéral de la statistique (OFS), les femmes restent globalement sous-représentées dans la recherche scientifique, notamment en ingénierie/technologie (28%). «Ce phénomène est patent aux postes à responsabilités: en 2022, elles n’étaient que 29% à un poste de professeure titulaire ou de directrice de recherche (21% en 2014), alors qu’elles formaient 47% des doctorants (43% en 2014), selon l’OFS, au sein des hautes écoles et instituts de recherche. Quatre chercheuses d’élite apportent leur regard.
Anna Fontcuberta I Morral, future présidente de l’EPFL, observe encore aujourd’hui des inégalité de traitement: «la parole des femmes est parfois moins prise au sérieux que celle des hommes.»
Klea Faniko, chargée de cours à l’Université de Genève, préconise des campagnes, comme celle de l’UNIGE contre le harcèlement et la discrimination («Pour une uni bienveillante!») pour sensibiliser la communauté académique sur le sexisme.
Valeria Cagno de lnstitut de Microbiologie à Lausanne, témoigne des remarques sexistes qu’elle a dû subir: «Certains supérieurs hiérarchiques et des collègues m’ont reproché de donner trop d’ordres. Il est clair qu’on n’adresserait jamais ce genre de critiques à un homme.»
Lea Caminada, professeure de physique qui travaille à l’Université de Zurich, au PSI et au CERN, entend parfois des remarques qui sous-entendent que les femmes bénéficient d’un traitement de faveur, des attaques qu’elle évite de prendre à titre personnel. Au-delà des genres, tout le monde possède des compétences, juge-t-elle. «Pour viser un objectif,nous avons besoin de l’apport de femmes et d’hommes qualifiés issus de différentes cultures. Et selon moi, la manière dont les équipes sont composées, les dynamiques qui les traversent, plus que le genre, font la différence.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 août 2024
21Août2024
Politique des hautes écoles
Une étude sur la discrimination des jeunes issus de ménages peu instruits fait des vagues
Une étude à long terme de l’Université de Berne (Tages-Anzeiger du 13.08.2024) montre que les enfants d’universitaires ont plus de chances que les autres de réussir à l’école. La probabilité est plus grande pour eux d’obtenir un diplôme universitaire que pour les enfants de non-universitaires. L’article du Tages-Anzeiger a suscité de nombreuses réactions et des débats houleux.
L’expert en éducation Jürg Schoch, qui souligne que le gymnase n’est pas nécessairement meilleur que l’apprentissage, estime que des actions pour garantir l’égalité des chances sont nécessaires à tous les niveaux, y compris dans l’enseignement supérieur. Une mesure serait notamment d’offrir davantage de cursus en emploi, ce qu’on appelle en Allemagne l’«université de formation duale» qui permet d’étudier en coordination avec une activité professionnelle. Il s’interroge pourquoi cela n’est pas encore été déployé en Suisse, la «mère patrie» de ce type d’enseignement.
Une autre proposition vient du professeur de sociologie de l’éducation à l’Université de Berne Rolf Becker. Il propose d’abolir la sélection à la fin de l’école obligatoire, manque de justification scientifique: «Nous avons une école du 19e siècle».
- accès au gymnase
- études à temps partiel
- égalité – origine sociale
- égalité – origine nationale
- accès aux études
- conciliation études – vie privée
«Higher Education’s Leadership Crisis»
Eric Gertler, directeur et CEO du U.S. News & World Report, a déclaré que la présidente de l’Université Columbia Minouche Shafik, comme ses collègues de Penn (Liz Magill) et Harvard (Claudine Gay) étaient des erreurs de casting. «Le travail d’un-e président-e d’université a des dimensions qui vont bien au-delà de la gestion de ce type de crise. La plupart des président-es d’université ont des CV qui se distinguent dans le monde académique, que ce soit dans le savoir («scholarship»), de la théorie et de la cérémonie. Cette formation n’est pas toujours adaptée à un rôle qui exige de jongler avec les intérêts divergents des étudiant-es, des donateurs, des anciens étudiant-es, des enseignant-es, des administrateurs-rices et des membres de la communauté. […] La supervision d’organisations aussi complexes requiert des compétences comparables à celles d’un-e PDG de Fortune 1000. […] Les conseils d’administration («trustees») devraient également prendre en considération les dirigeant-es des secteurs militaire, politique et non lucratif.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 août 2024
20Août2024
Politique des hautes écoles
«Nous sommes à court de penseurs passionnants»
Hans Ulrich Gumbrecht, professeur émérite de littérature à l’Université de Stanford, à l’Université hébraïque de Jérusalem et à l’Université de Bonn, tente d’expliquer pourquoi il y a un manque d’attrait des sciences humaines et sociales («Geisteswissenschaften») depuis 2010: au niveau global, le nombre d’étudiant-es aurait diminué de 40%.
«Les sciences humaines d’aujourd’hui manquent de protagonistes passionnant-es, de penseurs dont les cours ont une valeur d’expérience, dont les opinions déclenchent des controverses publiques et dont les livres deviennent des best-sellers. Des figures de leur âge d’or comme Hélène Cixous ou Judith Butler, Michel Foucault, Richard Rorty ou Jürgen Habermas n’ont pas trouvé de successeurs parmi les jeunes générations – et ne se sont, de manière sympathique, guère posé de questions à ce sujet.» […] Aujourd’hui, même les chercheurs en sciences humaines d’un calibre intellectuel comparable n’atteignent jamais une attention aussi intense, et même l’aura des protagonistes restants de l’âge d’or s’est éteinte. Cela peut s’expliquer par le fait que, depuis le début du millénaire, leurs disciplines se concentrent de plus en plus, et désormais presque exclusivement, sur des phénomènes d’identité collective qui sont difficilement transmissibles avec un intérêt public universel. Si les perspectives de l’identité de genre peuvent encore parfois concerner les groupes «différents», les discussions sur les identités nationales, sociales et culturelles ont tendance à s’isoler dans des cercles d’auto-affirmation ou d’auto-variation. Outre les thèmes transversaux, les sciences humaines ont également perdu la confiance de leurs étudiant-es et de leurs lecteurs et lectrices dans les connaissances auxquelles seule la pensée peut mener. Même parmi les citoyen-nes instruit-es, les statistiques calculées électroniquement ont entre-temps remplacé les concepts et les théories comme moyen de saisir la réalité. Leurs chiffres secs et définitifs ne laissent plus guère de place à de brillantes spéculations.»
«Réduire la formation des instituteurs les avantagera»
Pour la cheffe du Département de l’instruction public genevois, Anne Hiltpold, raccourcir d’un an le cursus des futurs enseignants du primaire permettrait de le rendre plus attractif et de s’aligner sur les autres cantons.
Interview avec Olivier Tschopp, directeur de Movetia
Le directeur de Movetia Olivier Tschopp explique que la Suisse est en retard par rapport à l’engouement des étudiant-es des pays voisins pour les échanges internationales, il y a 3 à 4 fois moins de jeunes qui y participent. «Il y a une petite arrogance helvétique. Notre système formatif, notre système éducatif est bon, je crois qu’il faut l’admettre, ce n’est peut-être pas le meilleur mais ce qu’on nous dit, c’est que les pays aussi rattrapent le retard, se développent, […] même dans les pays qui ne sont pas considérés comme un système éducatif performant, on y trouve des écoles et des institutions qui ont développé les moyens et les outils, et d’un coup cela vaut la peine de regarder ailleurs ce qui se passe pour rechercher cette innovation, ces bonnes pratiques pour l’importer en Suisse. […]» (A partir de 2min40)
Université de Lucerne : «Ce cours est sponsorisé par …»
Le début d’un cours en économie de l’assurance à l’Université de Lucerne, il a été annoncé: ce cours est sponsorisé par CSS Assurances, l’Assurance Concordia et la SUVA.
En effet, la CSS Assurance met à disposition un total de 250’000 francs pour la période 2018 à 2026 pour le poste de professeur titulaire en économie d’assurance. Pour l’assurance Concordia, il s’agit de 70’000 francs pour la période de 2017 à 2026.
Des telles pratiques en faveur de la transparence semblent différer dans les universités:
- A l’Université de Lucerne, il n’y a pas de directives institutionnelles concernant la mention des donations dans des cours particuliers. De telles mentions sont faites à la propre initiative des enseignant-es.
- A l’Université de Berne, «Une mention de transparence dans un cours pourrait être considérée comme une publicité illicite. La transparence est pleinement garantie par le communiqué de presse, les pages web et une liste».
- A l’Université de Bâle, «Des indications seraient seulement nécessaires si de la publicité pour l’entreprise qui finance le cours devait avoir lieu d’une manière ou d’une autre pendant le cours. Les étudiant-es devraient en être informé-es à l’avance ou en être protégé-es.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 août 2024
A Mussolini, la Suisse reconnaissante?
«En 1937, l’Université de Lausanne décerne un doctorat honoris causa au Duce. Une récompense qui, au-delà du geste académique, illustre la fascination du nombre de Suisses envers l’expérience fasciste. La thèse d’une erreur de casting ou d’un «piège» est mise en pièces».
19Août2024
Politique des hautes écoles
«On veut entendre que notre prospérité s’est bâtie sur le sang»
Plusieurs musées mettent la Suisse sur le banc des accusés pour son implication coloniale. L’historien de l’économie à l’Université de Zurich Tobias Straumann critique cette thèse. Il lance : «Nous avons vu à Bâle et à Berne des exemples de science très unilatérale, motivée par la politique. Elle est de piètre qualité et nuit à la réputation des universités.»
Philipp Hildebrand «désinvité» à l’Université de Genève
Le vice-président de BlackRock ne prononcera pas la conférence prévue par les alumni du Graduate Institute mi-septembre. Des étudiants ont fait pression, refusant la présence d’un groupe qui fait du profit avec la guerre à Gaza, écrit la «NZZ». L’institut conteste: «Philipp Hildebrand n’a pas été «désinvité», mais nous avons en effet changé le programme de l’après-midi de la journée des alumni, pour plusieurs raisons entrecroisées».
Pourquoi la chirurgie demeure la chasse gardée des hommes?
«En Suisse, de nombreuses disciplines chirurgicales restent essentiellement masculines. Face au sexisme ambiant, aux conditions de travail et aux difficultés de concilier vie privée et vie professionnelle, les femmes choisissent encore peu cette voie.»
L’Université de Berne se réorganise, après la dissolution de son Institut d’études du Proche-Orient
«L’Université de Berne intègre les études sur le Proche-Orient au sein d’un nouveau département d’anthropologie sociale, des sciences des religions et de recherche du Moyen-Orient et des sociétés musulmanes. Ce changement fait suite au licenciement d’un professeur qui avait salué les attaques du Hamas contre Israël.»
La présidente de l’Université Columbia à New York démissionne après les manifestations propalestiniennes
«La présidente de la prestigieuse Université Columbia à New York, Minouche Shafik, a annoncé mercredi sa démission, invoquant la « période de crise » au cours de laquelle l’établissement est devenu l’épicentre de manifestations étudiantes contre la guerre à Gaza.»
Le classement de Shanghai 2024
Sept universités et écoles polytechniques suisses se trouvent dans le top 200 du classement de Shanghai de 2024.
Open Research Data: premier tour d’horizon des pratiques de partage
«Les scientifiques financés par le FNS doivent déposer leurs sets de données sur des serveurs publics. Une première analyse montre que peu de ces sets sont déclarés au FNS, mais que la plupart d’entre eux respectent les principes FAIR.»
Canton de Vaud: les écoles privées pourront délivrer des maturités fédérales
Le Canton de Vaud a décidé de donner plus de poids aux écoles privées. Elles pourront délivrer des maturités fédérales. Le Conseiller d’état en charge de l’enseignement Frédéric Borloz n’y voit pas d’inconvénient, d’autant plus que d’autres cantons ont déjà fait ce pas. Ce changement doit encore être soumis au Grand conseil vaudois via la révision de la loi sur l’enseignement supérieur.
(RTS, A partir de 3min39)
«Les universités sont l’un des moteurs les plus importants pour maintenir la démocratie en Israël»
Alfred Bodenheimer, professeur à l’Université de Bâle et directeur du Centre d’études juives, craint des potentielles nouvelles manifestations demandant le boycott des universités israéliennes: «Si nous isolons les universités de la science internationale, les institutions qui représentent encore réellement une voix discordante en Israël seront détruites.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 août 2024
16Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 août 2024
15Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 août 2024
14Août2024
Politique des hautes écoles
Spéculation sur la pression allégée de l’UE de diminuer les taxes d’études pour les ressortissants de l’UE en Suisse
Selon le journal en ligne Nebelspalter, l’Union européenne aurait, lors des négociations avec la Suisse autour des accords bilatéraux, formulé de nouvelles exigences: les universités suisses doivent cesser de discriminer les étudiant-es citoyen-nes de l’UE en demandant des taxes d’études plus onéreuses que celles pour les Suisses. La NZZ en a conclu que cela mettrait de la pression non seulement sur les EPF mais également sur l’Université de Saint-Gall (HSG), car les étudiant-es de l’étranger, limités en nombre à un taux de 25%, payent 2,5 fois plus que les étudiant-es de Suisse.
La présidente par intérim du conseil de l’université affirme qu’une modification des taxes d’études aurait un impact important pour l’université qui «mettrait en cause l’orientation de la HSG».
Le Conseiller aux États Benedikt Würth est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E), qui a entamé l’examen du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2025 à 2028 (message FRI). Dans ce cadre il s’est prononcé en faveur de tripler les taxes pour les étudiant-es de l’étranger. Et de même que la présidente du conseil de l’université, il ne connaît pas le contenu des négociations entre Berne et Bruxelles, mais il estime qu’il pourrait s’agir d’une tactique de négociation de lancer ce sujet. Il estime que par rapport à la fuite des cerveaux «il n’est pas du tout […] dans leur intérêt que de plus en plus d’étudiants de l’UE soient en Suisse».
Une situation financière «compliquée» pour la plupart des hôpitaux en Suisse
«La grande majorité des hôpitaux en Suisse se trouvent dans une situation financière très difficile. Selon plusieurs études concomitantes, ils ont subi des pertes d’un milliard de francs en 2023. De manière générale, ils ne survivent que grâce à la manne publique et les difficultés se sont accrues au cours des dernières années.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 août 2024
13Août2024
Politique des hautes écoles
Bruxelles négocierait pour que la Suisse renonce à augmenter les taxes pour les étudiant-es étrangers-ères
La Suisse pourrait devoir renoncer à augmenter les taxes pour les étudiants étrangers. C’est en tout cas ce que souhaiterait Bruxelles selon la NZZ et Nebelspalter. Bruxelles aurait ajouté cette requête aux négociations autour du futur paquet d’accords bilatéraux entre la Suisse et l’UE. Le Conseil des EPF projette de tripler l’écolage des étudiants qui n’ont pas de maturité suisse d’ici 2025.
Le Forum présente un débat entre entre Fabien Fivaz, conseiller national Les Verts/NE et Céline Weber, conseillère nationales Vert’libéraux/NE.
Des violences psychologiques systémiques à la Clinique de médecine dentaire de Genève
«Des étudiants de la Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD) de [l’Université de] Genève dénoncent un climat délétère, voire tyrannique, au sein de leur école […]. Ils décrivent des humiliations et des évaluations injustifiées, en particulier envers les universitaires étrangers. Le décanat reconnaît de son côté un problème systémique.»
- conditions de travail
- formation – médecins
- examens
- étudiant·e·s étrangers·ères
- harcèlement moral – mobbying
- collaborateurs·rices étrangers·ères
Ursula von der Leyen souhaite renforcer l’innovation et la recherche eurpéenne
Après sa réélection comme présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a promis d’augmenter les dépenses de recherche de l’UE et de « développer » le Conseil européen de la recherche (CER) et le Conseil européen de l’innovation (CEI).
Recul du nombre d’étudiant-es en sciences humaines et sociales
Certaines domaines des sciences humaines et sociales connaissent une importante diminution du nombre d’étudiant-es ces dernières dix années. Plusieurs universitaires spéculent sur les raisons derrière cette tendance et discutent les mesures à prendre.
Hausse des salaires des doctorantes et doctorants
«Le FNS augmente les salaires minimaux des doctorantes et doctorants employés dans le cadre de ses instruments d’encouragement. La mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2026.»
Critique de médias sur la manière de traiter le sujet de la mobilisation étudiante en réaction à la guerre de Gaza
Un collectif de 14 personnes (pour la plupart scientifiques et ancien-nes politiques) «s’accordent au texte d’alerte lancé le 25 juin dernier dans ce journal par Ola Söderström, professeur à l’Université de Neuchâtel, sous un titre évoquant pertinemment sa «foxnewsification» [du Temps]», qui déplore le traitement, par le journal, des récentes manifestations palestiniennes dans les Universités de Lausanne et Genève.
L’Unil dans les médias
Le CHUV inaugure un Centre des mélanomes et des tumeurs cutanées
«Inauguré le 1er août 2024, le Centre des mélanomes et des tumeurs cutanées est le dixième Centre interdisciplinaire d’oncologie créé au CHUV. Une équipe pluridisciplinaire collabore étroitement au sein de cette nouvelle structure pour proposer aux patient-e-s des traitements personnalisés et innovants.»
Revue de presse UNIL 13 août 2024
12Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 août 2024
9Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 août 2024
8Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 août 2024
7Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 août 2024
6Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 août 2024
5Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 août 2024
2Août2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 août 2024
31Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 juillet 2024
30Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 juillet 2024
29Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 juillet 2024
26Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 juillet 2024
25Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juillet 2024
24Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 juillet 2024
23Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 juillet 2024
22Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juillet 2024
19Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 juillet 2024
18Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juillet 2024
17Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 juillet 2024
16Juil2024
Politique des hautes écoles
Une plateforme anti-fake news de l’Université de Genève veut connecter experts et internautes
«La désinformation prend de l’ampleur dans les médias et particulièrement sur les réseaux sociaux. Face au phénomène, l’Université de Genève a créé Certify, une plateforme destinée à confronter rapidement une information trouvée en ligne avec un regard d’expert. […] Certify a lancé la construction de son panel d’experts et d’expertes dans le monde académique, en s’appuyant sur le réseau Avis d’experts, mis en place par les universités romandes en collaboration notamment avec la RTS. La liste a vocation à s’allonger avec d’autres champs d’expertises.»
Nouvelle-Zélande : Une microbiologiste gagne un procès contre l’université pour harcèlement pendant le COVID
Un tribunal néo-zélandais a jugé que l’Université d’Auckland avait manqué à son obligation de protéger Siouxsie Wiles, microbiologiste renommée, contre les abus et le harcèlement intenses dont elle a été victime alors qu’elle fournissait des informations publiques sur la pandémie. Toutefois, le tribunal n’a pas considéré que l’université avait porté atteinte à sa liberté académique lorsque l’université lui a conseillé de limiter ses commentaires publics afin de réduire le harcèlement.
La question de savoir dans quelle mesure les universités sont responsables de la protection des universitaires qui sont harcelés pour avoir participé à des discussions sur leur travail dans les médias sociaux ou dans les médias fait l’objet de nombreux débats dans le monde.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 juillet 2024
15Juil2024
Politique des hautes écoles
Interview avec Virginia Richter, nouvelle rectrice de l’Université de Berne
Virginia Richter, première rectrice de l’Université de Berne depuis un mois, évoque les défis actuels: «Le fait que les Services psychologiques universitaires (UPS) et l’hôpital des l’île soient actuellement en crise provoque des sentiments mitigés. […] Je pense que pour les deux, il s’agit de regagner la confiance et […] une bonne communication est importante. Et je pense que je peux y contribuer.»
Par rapport au rôle de l’Université pendant les occupations pro-palestiniennes de l’université, elle avance: «Nous ne sommes utiles à personne si nous disons : ici, nous sommes de cette opinion politique. C’est pourquoi je trouve judicieux que l’université se définisse comme politiquement neutre. J’entends par là qu’elle est également neutre vis-à-vis des partis politiques. Dès l’instant où vous abandonnez cette prétention à la neutralité, la politique vient vous dire que nous attendons de vous ceci ou cela. Mais cela ne veut pas dire que l’université est une tour d’ivoire qui n’a rien à voir avec la société. Il y a de très nombreuses choses ou de nombreux aspects dans lesquels l’université s’engage pour la société et collabore avec la politique», par exemple pour fournir des expertises. «Si la direction de l’université s’était engagée politiquement au préalable, nous aurions peut-être restreint la liberté de ces expert-es. Nous conseillons également le gouvernement, par exemple. Nous travaillons également avec des acteurs locaux dans le canton. En ce sens, nous nous considérons comme engagés dans la société. Mais ce n’est pas notre rôle de nous positionner par rapport à tel ou tel conflit.» L’université de Berne défendrait la liberté d’opinion et la liberté académique mais «ce que nous attendons de nos collaborateurs, c’est qu’ils le gèrent de manière responsable, qu’ils ne nuisent pas à l’institution et qu’ils déclarent aussi leur opinion privée comme privée.» Elle évoque notamment les lignes directrices concernant la communication et l’expression d’opinion, qui ont récemment été mises à jour, et la création d’un groupe de travail sur le caractère scientifique (Wissenschaftlichkeit) qui se penchera, entre autres, sur la différence entre l’engagement et l’activisme. «L’activisme sans distance n’a vraiment pas sa place à l’université, car il peut nuire à la crédibilité des chercheurs.»
- rôle des scientifiques
- liberté académique
- direction des hautes écoles
- rôle des universités
- liberté d’expression
- conflit israélo-palestinien
Emplois et développement: où en est Bluefactory?
«La direction […] [du quartier d’innovation] Bluefactory et les autorités [fribourgeoises] annonçaient un potentiel d’emplois allant de 1’000 à 2’000 places pour le site de l’ancienne brasserie, avec l’idée d’avoir 800 employés à la fin de l’année 2025. Gentiment, mais sûrement, ces objectifs se mettent en place. […]
Les prochains coups de pelle devraient être donnés d’ici au début de l’année prochaine pour un autre projet de taille : la construction du Smart Living Lab. Bureaux, laboratoires, salles de conférences… Quasiment 5’000 m² de surface pourront héberger 130 employés de l’Université de Fribourg, de la Haute école d’ingénierie et d’architecture, ainsi que de l’EPFL, dont une huitantaine sont déjà installés dans la Halle Bleue.» Le projet de construction du Smart Living Lab a pris du retard, mais il devrait être opérationnel dans le courant de l’année 2027.
Fréquenter les bancs de l’EPFL ou de l’EPFZ coûtera trois fois plus cher aux étudiants étrangers
«Le Conseil des EPF (Ecoles polytechniques fédérales) s’est prononcé vendredi en faveur du triplement des taxes d’étude pour les étudiants étrangers de l’EPFL et de l’EPFZ domiciliés en Suisse. Les décisions de principe seront prises à la fin de l’année. Les associations d’étudiants de l’EPFZ [VSETH] et de l’EPFL [AGEPoly] s’opposent à cette hausse.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juillet 2024
12Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2024
11Juil2024
L’Unil dans les médias
Un ancien professeur de théologie de l’UNIL est accusé d’abus sexuels à la fin des année 1990
«Après une dénonciation concernant un professeur renommé de théologie à la fin des années 1990 à l’Université de Lausanne, l’Eglise réformée et l’Etat de Vaud se sont accordés secrètement. Une affaire – à laquelle s’ajoute au moins une autre – qui ressort alors que les Eglises réformées suisses ont renoncé à enquêter sur d’éventuels abus» (Le Temps)
«Pour Vincent Guyaz, pasteur et vice-président du Conseil synodal de l’Église réformée vaudoise, cette affaire pointe effectivement son institution, « mais il faut remettre chaque chose à sa place », rectifie-t-il au micro de Forum. « Les faits incriminés auraient eu lieu dans le cadre de la faculté de théologie de l’Université de Lausanne. Ce n’est donc pas au sein de l’Eglise réformée vaudoise que ça a eu lieu. » (RTS Forum)
La marge de manœuvre de l’Unil est pourtant restreinte à ce moment-là, parce que le professeur qui est accusé d’abus sexuel dans au moins deux cas est déjà à la retrait et faute de plainte pénale et de preuves tangibles. (Le Temps)
Revue de presse UNIL 11 juillet 2024
10Juil2024
Politique des hautes écoles
«Une université d’été crispe les HES»
La participation de l’Université hébraïque de Jérusalem à une université d’été a posé problème à un collectif d’étudiant·es propalestinien·nes en travail social, la Coordination etudiante pour la Palestine (CEP HETS).
Le rectorat a décidé de reporter l’événement «pour ne prendre aucun risque relatif à la sécurité des participant·es». Le collectif estime par ailleurs que la direction fait preuve de mauvaise foi en justifiant «cette annulation par la présence d’un danger avéré pour l’intégrité physique et morale des participant·es». Les termes employés par le rectorat sont jugés comme «polarisants et injustifiés».
Le dilemme des universités face au conflit au Moyen-Orient
Le conflit au Moyen-Orient place les universités devant un dilemme : comment la liberté de recherche, les droits de l’homme et la sécurité doivent-ils s’articuler ? Doivent-ils être pondérés entre eux ? Joël Graf, historien et ancien conseiller pour des programmes de recherche de l’UE, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’éthique, estime qu’il convient d’examiner systématiquement les relations scientifiques avec les organisations partenaires palestiniennes et israéliennes et de réfléchir comment limiter le « transfert non souhaité d’informations sensibles, de savoir-faire et de technologie » sans pour autant boycotter des états.
Joël Graf prend comme exemple une lettre envoyée fin mai par le Conseil universitaire flamand à la commissaire européenne à la recherche Iliana Ivanova. Dans cette lettre, il demande dans quelle mesure les coopérations avec Israël sont compatibles avec la clause éthique d’Horizon Europe dans le contexte de la guerre en cours et des décisions de la Cour internationale de justice. Le Conseil de l’Université souligne qu’il est tout à fait ouvert à une approche différenciée vis-à-vis des partenaires de recherche israéliens. Mais il faut des lignes directrices claires pour prendre les décisions nécessaires.
Dans sa réponse au Conseil universitaire flamand, la commissaire européenne Ivanova écrit qu’elle est consciente de l’importance de la question. En même temps, elle met en garde contre le fait de mettre fin à des coopérations de recherche avec des partenaires israéliens uniquement en raison de leur nationalité. Ce serait « inapproprié » et « discriminatoire ». L’université belge de Gand – également liée à l’université de Berne par le réseau universitaire The Guild – a tiré ses propres conclusions. Le recteur a annoncé le 31 mai qu’il suspendait provisoirement la coopération institutionnelle avec les instituts de recherche israéliens. Il s’est appuyé sur un rapport de la commission interne pour les droits de l’homme et le double usage (recherche et innovation utilisables à des fins civiles et militaires). Cette commission a fait état de violations graves présumées du droit international humanitaire.
- collaboration hautes écoles – militaire
- collaboration entre hautes écoles
- transfert de technologie
- conflit israélo-palestinien
Mesures contre la «crise de la santé mentale» dans les universités
Selon des nombreuses sondages, une grande partie des scientifiques souffrent des effets du stress, d’harcèlement, de la précarité financière et les perspectives parfois incertaines d’emploi sur leur santé. Etudiant-es et universitaires sont beaucoup plus susceptibles de souffrir de dépression et d’anxiété que la population générale.
Plusieurs universités ont pris des mesures pour combattre ce phénomène, par exemple en donnant des cours sur la santé mentale. Un étudiant de l’Université de Cambridge (Etats-Unis) a notamment conçu un cours pour enseigner le «curriculum caché du doctorat». L’objectif était d’aider les étudiants à apprendre comment réussir dans la science (souvent en brisant les idées préconçues), tout en créant une communauté inclusive et solidaire. Une version adaptée de ce cours est aujourd’hui proposée par l’Université Cornell à Ithaca, dans l’État de New York, et par l’Université de Washington à Seattle.
De même, Jessica Noviello, planétologue au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland, a mis sur pied une série d’ateliers destinés à cibler un facteur de stress important pour la santé mentale des universitaires : l’insécurité de l’emploi ou, plus précisément, la capacité à trouver un emploi qui corresponde à ses plans de carrière et à ses objectifs de vie.
L’International Max Planck Research School for Intelligent Systems organise des «bootcamps» ou des retraites pour un grand nombre de ses doctorants et membres de la faculté. Le programme prévoit également des contrôles annuels au cours desquels les étudiants peuvent discuter de la dynamique du groupe et soulever des questions auprès du personnel. Il a mis en place des comités consultatifs de thèse afin qu’aucun superviseur universitaire n’ait trop de pouvoir sur un étudiant. Enfin, il prévoit d’enquêter sur la santé mentale de ses étudiants deux fois par an au cours des trois prochaines années afin de sonder la santé mentale. Une spécialiste du domaine, la psychologue Desiree Dickerson, salue cette initiative: «L’un des plus gros problèmes que je rencontre est la peur de mesurer le problème».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 juillet 2024
9Juil2024
Politique des hautes écoles
Les scientifiques de Suisse peuvent désormais participer à d’autres appels Horizon Europe
«L’UE ouvre les appels Starting Grant 2025, Synergy Grant 2025 et Consolidator Grant 2025 aux scientifiques établis en Suisse. C’est la première fois depuis trois ans qu’ils peuvent participer à ces appels importants. D’autres appels à projets du Conseil européen de la recherche (ERC) sont désormais ouverts aux chercheuses et chercheurs de Suisse pour l’année 2025. Cette réglementation transitoire permet aux scientifiques affiliés à des institutions suisses de se porter candidat·es aux prestigieux subsides ERC pour l’année 2025 dans le cadre d’Horizon Europe, le plus grand programme de recherche au monde.»
L’Unil dans les médias
2-5 septembre 2024: Une semaine dédiée aux sciences ouvertes
«Pour la première fois en Suisse, quatre institutions académiques prestigieuses, l’Université de Lausanne (UNIL), la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), la Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP Vaud), et l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) unissent leurs forces pour promouvoir la collaboration, l’innovation et la découverte dans le domaine de la recherche. »
Revue de presse UNIL 9 juillet 2024
8Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juillet 2024
5Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juillet 2024
4Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 juillet 2024
3Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 juillet 2024
2Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 juillet 2024
1Juil2024
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er juillet 2024
28Juin2024
Politique des hautes écoles
Médecine et genre: «Où sont les hommes ?»
Parmi les membres du Swiss Gender Health Network (réseau suisse santé et genre), sur 150 membres, 83% sont des femmes. Il semble par ailleurs que les femmes chercheuses soient plus enclines que les hommes à intégrer des sujets de recherche qui concernent les femmes et à mentionner le sexe comme variable dans leurs publications. Pourtant, «[l]es rôles et normes de genre ont aussi une influence sur la santé des hommes».
Lighthouse Awards: les Pôles de recherche nationaux dépassent les frontières de la science
«Le FNS décerne les nouveaux Lighthouse Awards aux Pôles de recherche nationaux (PRN) […]. Cette première édition a vu cinq PRN récompensés pour leur innovation et impact sociétal. […] Les distinctions, pour l’instant exclusivement destinées à la cinquième génération de PRN, récompensent des initiatives hors science qui promeuvent l’égalité des chances, le transfert de connaissances et technologies, les démarches de science ouverte, la communication scientifique, et l’éducation.»
- recherche – qualité
- vulgarisation scientifique
- open science
- recherche – impact
- transfert de technologie
- évaluation – chercheur·e·s
- égalité
Le CERN conservera-t-il sa suprématie?
«Alors que l’organisme européen peaufine le design de son Futur Collisionneur circulaire de particules, l’Académie chinoise des sciences a détaillé son projet concurrent. Un premier rapport détaillé confirme la volonté de Pékin de prendre l’Europe de vitesse»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2024
27Juin2024
Politique des hautes écoles
L’EPFL veut transformer sa ferme écologique en centre de sciences fondamentales
La présidence de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ne souhaite pas renouveler le contrat de bail avec le collectif d’agriculteurs qui vit et travaille sur le domaine depuis début 2020. La ferme de Bassenges est vouée à devenir un centre de recherche et de formation à l’horizon 2026. […] Or, sans sa ferme, le collectif de Bassenges affirme que l’ensemble de son projet s’écroule.
La présidente de l’association alumni de l’ETH parle des nouveaux programmes de mise en réseau et du potentiel inexploité
Le réseau alumni de l’EPFZ (ETH Zürich) organise des conférences et sert de plate-forme d’emploi, mentorat et échange intergénérationnel. Sa présidente Jeannine Pilloud évoque un nouveau projet pilote, un réseau de connaissances, qui permet aux membres du réseau alumni de poser des questions, qui sont ensuite répondues par des expert-es.
«2,6 milliards de francs de la Confédération pour la recherche et le développement»
Dans le cadre des mesures transitoires mises en place par la Confédération après l’arrêt des versements des paiements du programme-cadre de recherche et d’innovation de l’UE (Horizon Europe), la Confédération a augmenté ses dépenses pour la recherche et le développement de près de 10 % en 2023, atteignant environ 2,6 milliards de francs, soit 245 millions de francs de plus qu’en 2022. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les contributions à des projets de recherche ont augmenté de 12 %, et celles aux instituts nationaux de recherche «ont connu une croissance […] de 14 %».
- financement public
- politique – Suisse
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- collaboration hautes écoles – politique
Maximiser l’impact de la recherche universitaire grâce à l’IA
Selon Dashun Wang, Directeur du Center for Science of Science and Innovation à la Northwestern University à Evanston (Illinois), l’utilisation des outils d’intelligence artificielle (IA) peut aider les universités à maximiser l’impact de sa recherche. Les algorithmes peuvent identifier les scientifiques ayant besoin d’aide pour le soutien technologique et détecter les lacunes et les «goulots d’étranglement» qui entravent les avancées technologiques. Monsieur Wang et ses colloborateur·ices ont lancé un projet pilote à l’université Northwestern qui a révélé que certain·es chercheur·es n’étaient pas conscient·es de l’impact commercial de leurs travaux, mettant en évidence le potentiel inexploité. Ce projet a également montré des disparités de genre et de statut (titularisation) dans le dépôt de brevets. Ainsi, selon Monsieur Wang, les outils de l’IA peuvent aider à repérer ces inégalités et à promouvoir l’innovation. Cependant, Dashun Wang reconnait que les universités doivent équilibrer leurs rôles multiples sans privilégier excessivement la recherche appliquée au détriment de la recherche fondamentale.