- 15.04.2026 Revue de presse Unil
Bienvenue dans Synopsis!
Filtres des articles
15Avr2026
14Avr2026
Politique des hautes écoles
«Erasmus+, générations perdues?»
La Suisse pourrait renoncer à financer Erasmus+. Par 7 voix contre 5, la commission des finances du Conseil des États a rejeté le crédit de 192,6 millions CHF proposé pour 2027.
Il s’agit d’un enjeu de calendrier, puisque Erasmus+ n’est pas censé pouvoir être détaché des accords bilatéraux II pour être traité à part avant le vote de 2027-2028. Mais, pas seulement, car la Commission des finances écrit qu’une majorité de ses membres «remettent en question l’efficacité et l’utilité du programme Erasmus+».
La journaliste Catherine Frammery estime que la voix des étudiant·es qui pourraient profiter d’Erasmus+ ont moins leur mots à dire [dans la politique fédérale] que les défenseurs de la participation suisse au programme Horizon Europe.
«Peut-être parce que la Suisse abrite les meilleures écoles européennes, parce qu’elle accueille un grand nombre d’étudiants étrangers, parce qu’elle est au cœur de l’Europe et pas une île, elle se voit déjà comme très internationale et ne pense pas qu’elle a beaucoup à «gagner» des échanges avec l’UE.»
Postdoc.Mobility et Ambizione : adaptation des conditions d’admission
«Postdoc.Mobility et Ambizione seront remplacés dès 2028 par un nouvel instrument. Le FNS prend des mesures pour assurer la transition lors des dernières mises au concours», notamment en adoptant les conditions d’admission.
[Voir aussi le comme le communiqué 17.03.2026.]
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 14 avril 2026
13Avr2026
Politique des hautes écoles
Quelle université choisir en Suisse romande pour faire ses études de médecine?
«Numerus clausus ou concours interne, master avec ou sans notes, tour d’horizon des particularités de chaque faculté.»
«La France veut migrer de Windows à Linux pour sa souveraineté numérique»
«L’Etat français entend remplacer Windows par Linux sur tous ses postes de travail. Le message est clair: la France veut reprendre le contrôle de son destin numérique. En optant pour le système d’exploitation en open source, elle espère s’affranchir des outils américains.»
« Calibrer les risques des échanges académiques avec la Chine »
La Suisse a accueilli en mars dernier le ministre chinois de l’Éducation, Huai Jinpeng, qui est notamment passé par Lausanne pour visiter le « hub innovation » UniverCité à Renens ainsi que l’EPFL et La Fédération internationale du sport universitaire. Cette « visite de courtoisie » visait à relancer la coopération académique entre les deux pays. Cet élan s’inscrit dans l’objectif de Pékin d’atteindre le leadership technologique d’ici 2035, tout en structurant les échanges au sein d’un « partenariat stratégique innovant ».
De fait, la Chine s’impose comme un pôle majeur d’innovation. « Dans le seul domaine de l’ingénierie, environ 1,5 millions de diplômés sortent chaque année de ses universités, soit près de 100 fois plus qu’en Suisse », souligne Benoît Dubuis, président de l’Académie suisse des sciences techniques (SATW), qui a accompagné le ministre lors de son déplacement à Renens.
Selon lui, cette montée en puissance transforme radicalement le paysage mondial, en affirmant que « Cette dynamique modifie profondément les équilibres en matière de recherche, de développement et de capacité d’exécution. Il est donc essentiel d’encadrer les échanges internationaux pour préserver notre propre capacité d’innovation et maintenir notre compétitivité. »
Si la Suisse reste favorable à un partenariat de pointe, elle renforce cependant sa vigilance face aux risques d’espionnage et de fuites de données sensibles. Cette prudence se traduit notamment par un contrôle accru des étudiant·es et scientifiques dont les travaux pourraient faire l’objet d’un double usage, civil et militaire.
Les universités européennes appellent à un renforcement de la coopération en matière de recherche
Une déclaration signée par la Conférence des recteurs allemands, France Universités, les universités des Pays-Bas, la Conférence des recteurs des écoles universitaires de Pologne, le Conseil interuniversitaire flamand, le Conseil des recteurs des universités francophones de Belgique et la Conférence des recteurs des universités espagnoles réclame un budget ambitieux (220 millards d’Euros) pour le programme cadre FP10, 60 milllards pour Erasmus+ et un financement à long terme pour les alliances universitaires. «Aucun État membre ne peut relever à lui seul les défis scientifiques, technologiques et sociétaux d’aujourd’hui.»
Dans sa proposition relative au futur programme, qui doit désormais faire l’objet de négociations entre le Parlement et les gouvernements de l’UE, la Commission a présenté un budget de 175 milliards d’euros. Pour le programme de mobilité étudiante Erasmus+, la Commission a proposé de faire passer le budget de 26,2 milliards d’euros à 40,8 milliards d’euros.
En ce qui concerne les priorités de financement, «Horizon Europe» devrait conserver son autonomie et laisser une place suffisante à la recherche fondamentale, parallèlement aux activités appliquées et axées sur les politiques, estiment les associations universitaires. Les sciences sociales et humaines devraient également jouer un rôle à part entière dans le programme, notamment dans la gouvernance et le développement de technologies innovantes telles que l’intelligence artificielle et la biotechnologie.
«Le FP10 doit rester ouvert, performant et sécurisé»
Louise Drogoul, conseillère principale en innovation et développement durable au sein de l’association universitaire Cesaer, estime qu’appliquer une «préférence européenne» aux sciences et technologies de pointe ne fera qu’accroître les vulnérabilités stratégiques de l’Europe.
«Il est très difficile, d’un point de vue stratégique, de justifier un traitement plus restrictif à l’égard des collaborateurs originaires des pays membres de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège), ou de la Suisse et du Royaume-Uni. Il s’agit en effet de partenaires profondément ancrés dans l’écosystème européen de la recherche et de l’innovation. Par ailleurs, l’Europe devrait continuer à s’opposer à toute exclusion par défaut et privilégier plutôt une évaluation au cas par cas.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 13 avril 2026
10Avr2026
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle tourne le dos à une sociologue renommée
La lauréate du Prix du frère et sœur Scholl 2025 Carolin Amlinger, professeure en Sociologie à l’Université de Bâle. Ses ouvrages, rédigés dans une perspective résolument de gauche, traitent des courants sociaux actuels, notamment à l’extrême droite de l’échiquier politique.
«Une «perspective à long terme» lui permettant de rester à l’université de Bâle ne s’est pas concrétisée, malgré des assurances verbales initiales allant dans ce sens.» (bzb du 16.03.2026)
La députée Barbara Heer (PS, Bâle-Ville) soulève dans une interpellation des questions fondamentales concernant l’orientation de l’Alma mater bâloise. Elle y voit «un mépris potentiel des sciences humaines et sociales», «tel qu’il s’est également manifesté dans la récente attribution des pôles de recherche nationaux. […] Cela donnerait l’impression que les sciences sociales et humaines, tout comme leur visibilité au sein de l’université, sont considérées comme un simple alibi et sont de plus en plus marginalisées.» (bzb du 10.04.2026)
Epargner dans l’enseignement supérieur : faire mieux avec moins ?
C’est la question que pose Werner Inderbitzin, ancien recteur de la HES zurichoise (ZHAW) dans les colonnes de la NZZ. Face aux contraintes budgétaires et à l’expansion du nombre d’étudiant·es, il préconise de privilégier la qualité plutôt que la quantité, notamment en sélectionnant les candidat·es aux études.
Il s’interroge sur la manière d’optimiser l’utilisation des ressources afin de maintenir la qualité de l’enseignement. Avec l’arrivée de l’IA, un accompagnement renforcé des étudiant·es s’impose, ainsi qu’un débat critique avec eux. «Compte tenu des ratios d’encadrement actuels, cela est impossible dans de nombreuses disciplines. Étant donné qu’une nouvelle augmentation substantielle du financement de l’enseignement supérieur risque de se heurter aux contraintes budgétaires au cours des prochaines années, il serait sans doute plus profitable pour notre pays de former un nombre réduit d’étudiant·es, mais de s’assurer qu’ils et elles soient les plus brillant·es […], et qu’ils et elles bénéficient d’un enseignement de grande qualité. D’autant plus que l’argent ne garantit pas la qualité [d’enseignement] et que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne peut être résolue uniquement par un recours accru à l’enseignement supérieur.»
L’Ecole hôtelière de Lausanne pourrait devoir transmettre ses contrats avec l’industrie du tabac
«Une haute école, même privée, peut-elle garder secrets ses contrats passés avec des entreprises de l’industrie du tabac? Plutôt non, estime la Cour de droit administratif et public vaudoise (CDAP), qui vient de donner un début de réponse dans une procédure qui oppose l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) à OxySuisse, association de lutte contre le tabagisme et l’influence de son industrie.»
« La Durabilité est ancrée de manière structurelle dans 80% des établissements d’enseignements supérieurs en Allemagne»
Face aux défis du développement durable, L’Association Européenne des Universités (EUA) souligne que la transition durable n’est pas seulement technologique, mais avant tout sociale. Au-delà de la recherche et de l’innovation, les établissements d’enseignement supérieur ont un rôle clé à jouer dans le dialogue sociétal et les stratégies de mise en réseaux, permettant de faire collaborer plusieurs générations et secteurs de la société civile pour bâtir des stratégies collectives.
En Allemagne, cette dynamique est déjà une réalité structurelle. C’est ce que démontre une enquête du Centre pour le Développement de l’enseignement supérieur (CHE) menée auprès de 282 établissements pour le classement 2026. Quatre sur cinq d’entre eux ont ancré la durabilité dans leur organisation. Cette intégration repose sur deux leviers majeurs qui sont l’adhésion à des réseaux spécialisés (pour 70% des établissements) et le déploiement de stratégies propres. Ces dernières couvrent un large spectre comme la protection du climat, la lutte contre la pauvreté et l’accès à une éducation de qualité.
Comme le précise l’expert du CHE, Cort-Denis Hachmeister : «L’essentiel n’est pas que tous les établissements d’enseignement supérieur mettent en place les mêmes structures, mais qu’ils abordent le sujet de manière contraignante et l’adaptent à leur profil.»
swissuniversities suit la stratégie de politique de sécurité de la Suisse
«Les hautes écoles suisses soutiennent le développement d’une stratégie de politique de sécurité telle que proposée par le Conseil fédéral et entendent assumer leur rôle. Par leur expertise et leur innovation, les hautes écoles sont des actrices centrales pour la sécurité et la résilience du pays. […] Elles apportent en particulier une contribution décisive sur les thématiques de l’information et de la désinformation, de l’analyse de risques et de la gestion de crises, de la cybersécurité, du développement technologique, du renforcement de la sécurité des connaissances (Knowledge Security) ou encore de la recherche et de l’innovation dans des domaines pertinents pour la sécurité.» (swissuniversities)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 10 avril 2026
9Avr2026
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall limitera l’accès aux Masters en gestion d’entreprise
L’Université de Saint-Gall (HSG) est en pleine mutation : fermeture d’un programme de master [en management, organisation et culture], augmentations salariales prévues pour les professeurs, réduction du nombre de cours publics. À cela s’ajoute désormais une réforme des programmes de master en gestion d’entreprise.
Pour limiter sa croissance tout comme étendre sa «position dominante» de l’espace germanophone à l’Europe, l’Université de Saint-Gall (HSG) souhaite limiter l’accès à trois masters en gestion d’entreprise. Un comité va élaborer les critères de sélection, comme par exemple le niveau de notes exigé.
Cette réforme est une conséquence directe du plan d’économies cantonal. Le canton de Saint-Gall limite la subvention publique versée à la HSG par étudiant à un effectif de 9 500 étudiants, soit environ 500 de moins qu’actuellement. À partir de 2028, le canton réalisera ainsi une économie annuelle de 7,2 millions de francs.
Le Master en transdisciplinarité de la Haute Ecole des Beaux-Arts de Zurich, trop politique?
La Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) envisage de supprimer ce cursus à moyen terme, provoquant d’importants remous au sein du département d’analyse et médiation culturelle (DKV). Contrairement à l’interdisciplinarité classique, cette filière de Master en transdisciplinarité dépasse les frontières académiques en mêlant art, science, design et activisme.
L’ancien chef de la filière, Andreas Vogel, a été licencié en septembre 2025, et la direction a initialement décidé d’abandonner ce cursus. La rectrice de la ZHdK Karin Mairitsch a ensuite nuancé cette décision auprès du médias Tsüri : seule une «évaluation» de la filière serait prévue. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera décidé si et sous quelle forme la formation sera maintenue, une refonte étant également envisageable.
L’association étudiante VERSO a, quant à elle, lancé une pétition en ligne dénonçant notamment le manque de clarté dans la communication sans consultation préalable de la direction ou des étudiant·es.
La direction de l’université insiste dans un e-mail interne sur le fait que ces décisions sont prises pour des raisons à la fois stratégiques et de fond et non pour des raisons politiques.
« Saint-Gall s’affirme comme un pôle de start-up »
L’Université de Saint-Gall, l’ETH Zurich et la Fondation START s’unissent au sein de la « Student Projet House » pour stimuler l’innovation et la réalisation de projets pratiques.
Ce partenariat, soutenu par un financement de 1,2 million de francs, permet le développement de projets multidisciplinaires visant à renforcer l’attractivité et la capacité d’innovation du canton. Saint-Gall veut ainsi s’affirmer comme un véritable pôle pour les start-up.
Le Conseil de l’EUA appelle à la préservation de l’autonomie, de la diversité et d’une gouvernance inclusive pour les universités en Géorgie
«Le Conseil d’administration de l’Association européenne des universités (EUA) prend note avec inquiétude des récentes évolutions concernant les réformes de l’enseignement supérieur présentées par le gouvernement géorgien.»
L’Université de Neuchâtel mise sur la flexibilité avec son futur bâtiment « Univers »
«Dès le 20 avril, Neuchâtel lancera le chantier d’un nouveau bâtiment universitaire baptisé « Univers ». Ce projet ambitieux à près de 160 millions de francs vise à absorber la croissance du nombre d’étudiants, à renforcer l’attractivité de l’institution et à s’adapter aux nouvelles pratiques pédagogiques.»
«Les universités françaises redécouvrent les vertus du stylo et du papier»
«Plusieurs universités françaises interdisent désormais les ordinateurs en cours. Une mesure défendue par des spécialistes de la linguistique, qui estiment que la prise de notes manuscrite favorise la mémorisation et la compréhension, mais qui ne convainc pas tous les étudiants.»
«La HES-SO Genève adopte sa Stratégie durabilité»
«La Stratégie durabilité de la HES-SO Genève 2026-2030, déclinée en 18 mesures opérationnelles, ancre son engagement en faveur de la durabilité pour les cinq prochaines années.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 9 avril 2026
8Avr2026
Politique des hautes écoles
La participation à Erasmus+ compromise
La Suisse pourrait renoncer à financer Erasmus+. Par 7 voix contre 5, la commission des finances du Conseil des Etats rejette le crédit de 192,6 millions CHF proposé pour 2027. (Blick)
Elle avait émis des doutes sur l’utilité et l’efficacité du programme, provoquant de vives critiques. L’émission Forum (RTS) a illustré le clivage, opposant le scepticisme du conseiller national UDC Jacques Nicolet (VD) à la défense de Sophie Wang, co-présidente de l’UNES (Unions des étudiant·es de Suisse), pour qui cet outil reste très important pour la mobilité des étudiant·es et apprenti·es.
Selon le Matin Dimanche, la participation de la Suisse au programme Erasmus+ une bataille stratégique est en vue au Parlement. Exclue du programme depuis 2014, la Confédération ambitionne une réintégration d’ici 2027, mais l’échéance semble compromise par des obstacles politiques et financiers. Le processus est ralenti par les négociations globales entre Berne et l’Union européenne. Pour les partisan·es du projet, la question est de savoir si un traitement séparé du dossier Erasmus+ faciliterait ou complexifierait le débat parlementaire.
Selon Fabien Fivaz (Les Vert·es, NE), Berne pourrait finir par regretter cette décision. «L’UE fait un lien politique entre Erasmus et Horizon. Si la Suisse rechigne à rejoindre le premier parce qu’elle le considère trop cher, l’UE pourrait limiter notre association au second, mettant en danger la recherche en Suisse.» (Le Matin Dimanche)
«L’ETH Zürich mise sur les ordinateurs quantiques»
L’un des laboratoires les plus prestigieux du géant technologique américain IBM, pionnier de l’informatique et leader mondial de l’intelligence artificielle, situé à Rüschlikon (Zürich), et l’ETH Zürich ont scellé un partenariat stratégique de dix ans.
Cette collaboration ambitieuse se concentre sur le développement d’algorithmes fondamentaux exploitant les lois de la physique quantique pour traiter des informations ultra-complexes.
L’objectif ultime de ce projet serait de construire d’ici 2029 le premier ordinateur quantique au monde capable d’effectuer des calculs sans erreur, marquant ainsi un tournant décisif dans les capacités de calcul de la science moderne.
Nouvelle formation de spécialiste en IA
Il y a dorénavant une formation supérieur de niveau tertiaire qui permet l’obtention d’un brevet fédéral de spécialiste en intelligence artificielle. Une des institutions dispersant les cours est la fondation InVia à Lausanne.
L’Université de Neuchâtel renonce à son parc à loups
Le projet de parc à loups sur les flancs de Pouillerel, sommet dominant la Chaux-de-Fonds, est abandonné. La demande d’autorisation a été rejetée par le Service cantonal des affaires vétérinaires (Scav) ainsi que la commission consultative vaudoise, sollicitée en l’absence d’organe équivalent à Neuchâtel.
Destiné à une recherche sur les origines du langage, ce site devait permettre d’étudier les interactions vocales et visuelles de ces animaux hautement sociaux. Outre le refus des autorités, le projet suscitait l’inquiétude des agriculteurs et des associations environnementales.
Le président des directions d’école alémaniques plaide pour la fin des examens d’entrée au gymnase
«Thomas Minder remet en question la sélection précoce dans le système scolaire. Les passages avant le secondaire devraient se faire sans examen, selon le président de l’association faîtière des directions d’école en Suisse alémanique (VSLCH) dans le SonntagsBlick.» Parallèlement, il estime que la formation des enseignant·es est trop courte pour faire face aux exigences croissantes.
«L’intelligence artificielle accélère la fin de l’expérimentation animale»
«Les tests in vivo pratiqués en laboratoire vivent leurs derniers souffles. Des jumeaux numériques, des algorithmes complexes et des « organes sur puces » prennent le relais.» (Les Echos)
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 8 avril 2026
7Avr2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 7 avril 2026
2Avr2026
Politique des hautes écoles
«Comment l’économie suisse peut prospérer dans un monde plus hostile»
«À l’heure des tensions idéologiques et de l’avènement de l’IA, la Suisse doit miser sur son atout clé: l’excellence académique. Investir dans la recherche et préserver la liberté scientifique est essentiel pour attirer les talents et éviter un déclin aux conséquences durables.», écrit le professeur
Il regrette par ailleurs «la chute drastique de la liberté académique à l’échelle planétaire».
- autonomie – hautes écoles
- financement public
- liberté académique
- politique – Suisse
- rôle des universités
- impact des universités
- retour sur investissement (ROI)
Des proches du gouvernement iranien dans les universités et EPFs suisses
Des recherches montrent que des personnes issues de familles appartenant à l’élite de l’appareil du pouvoir iranien – y compris des proches de membres des services secrets et du gouvernement – ont à plusieurs reprises suivi des études dans des universités suisses.
Par le passé, les transferts de technologie de l’Occident vers l’Iran se faisaient souvent par l’intermédiaire de scientifiques et d’ingénieur·es qui, après avoir suivi une formation et exercé leur métier à l’étranger, rapatriaient de manière ciblée les connaissances acquises dans leur pays d’origine.
Mais le régime iranien ne cherche pas seulement à acquérir un savoir-faire : selon le SRC, les services iraniens surveillent également les Iranien·nes en exil membres de l’opposition qui vivent en Suisse. Les opposant·es au régime sont ainsi parfois menacé·es, intimidé·es et soudoyé·es. Et le SRC affirme qu’il y a un risque que des iraniens·nes proche du pouvoir organisent des attaques sur des cibles juifs.
En février, le député vaudois David Vogel (Verts-libéraux) a fait une interpellation sur la présence de Gardiens de la Révolutions iraniens dans le Canton Vaud et à l’Unil.
L’Unil dans les médias
Suisse romande: «Les militant·es suisses pro-palestinien·nes durcissent le ton»
Selon la journaliste Michèle Binswanger, «un mouvement radical se répand dans les universités, les centres culturels et les églises» et de nombreux Juifs et Juives de Suisse romande n’osent presque plus se faire connaître. Le professeur d’histoire juive de l’Unil, Jacques Ehrenfreund, avance: «L’ambiance à l’université est pourrie.»
Revue de presse Unil 2 avril 2026
1Avr2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 1er avril 2026
31Mar2026
Politique des hautes écoles
«Les études ne sont pas un club de sport où l’on paie sa cotisation»
Dans une interview accordée au Matin Dimanche, Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO et présidente de swissuniversities, analyse les défis de l’éducation suite au récent rapport sur l’éducation du Centre suisse de coordination pour la recherche et l’éducation (CSRE).
Elle y défend une vision de l’enseignement supérieur comme bien public et s’oppose fermement à la hausse des taxes d’études, rappelant que l’accès au savoir ne doit pas être traité comme un service marchand. Pour renforcer le système suisse, elle préconise une adhésion au programme Erasmus+ et appelle à une meilleure synergie entre les hautes écoles et l’orientation professionnelle, via notamment l’organisation de forums d’échange.
HSG: « Les meilleur·es ne doivent pas partir »
Dans une interview accordée au St-Galler Tagblatt, Zeno Staub, président du conseil de l’Université de Saint-Gall (HSG), réaffirme l’ambition d’excellence et de compétitivité internationale de l’institution. Face aux critiques sur les rémunérations élevées de certains professeur·es, il justifie ces salaires par la nécessité d’attirer les meilleurs talents pour garantir une recherche de pointe.
Alors que les négociations budgétaires avec le canton pour la période 2027-2030 approchent, Zeno Staub souligne l’importance stratégique des fonds tiers. Enfin, il défend le rôle de l’HSG dans la promotion de l’égalité des chances et répond aux inquiétudes concernant la place des sciences humaines et sociales au sein de l’université.
- financement tiers
- sciences humaines et sociales
- conditions de travail
- direction des hautes écoles
- profil – universités
La politique d’Open Access inquiète les éditeurs suisses
L’introduction d’un droit de publication secondaire obligatoire, qui permettrait aux chercheur·euses de diffuser librement des travaux financés publiquement en ligne, inquiètent les maisons d’édition suisse.
Le débat s’intensifie entre swissuniversities qui est favorable à cette mesure et les éditeurs suisses qui redoutent un choc économique ainsi que l’abaissement de la qualité éditoriale.
Le CERN renforce son rôle majeur d’acteur pour les infrastructures de science ouverte
Le CERN hébergera une plateforme européenne de publication en accès ouvert. Il fournira l’infrastructure technique et opérationnelle de la plateforme, basée sur le logiciel open source Open Journal Systems (OJS), tandis que la gouvernance et la supervision éditioriale resteront la responsabilité du consortium d’Open Research Europe (ORE).
Lancé par la Commission européenne en 2021 pour fournir aux bénéficiaires des programmes de recherche de l’UE une plateforme de publication en libre accès gratuite, ORE se positionne comme une alternative communautaire et non-lucrative au modèle classique de l’édition scientifique commerciale.
« Unisanté lance la première vaste étude nationale sur la sexualité des jeunes suisses »
« Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique Unisanté vient de lancer une étude auprès de 25’000 jeunes de 16 à 26 ans, la première de cette ampleur en Suisse. Elle vise à mieux comprendre les sexualités, les relations et l’intimité des jeunes. »
L’Unil dans les médias
«Fortune de l’Unil : une gestion toujours plus responsable»
«Depuis une dizaine d’année, l’Unil développe une politique d’investissement responsable qui intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) en collaboration avec le Département de finance de HEC et la Banque Cantonale Vaudoise (BCV).» […]
Satisfaction et engagement à l’UNIL: analyses et perspectives d’action
«David Giauque et Koorosh Massoudi ont mené une enquête de satisfaction du personnel de l’Unil. L’uniscope a été à leur rencontre pour une interview commentant les résultats et esquissant des pistes d’action concrètes.»
Revue de presse Unil 31 mars 2026
30Mar2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 30 mars 2026
27Mar2026
Politique des hautes écoles
«La dompteuse et ses scientifiques»
La rectrice de l’Université de Bâle achèvera son ultime mandat à la fin juillet 2027, après avoir vu sa demande de prolongation jusqu’en 2029 déclinée.
En onze ans de gouvernance, la première femme à la tête de l’institution à révéler ses forces et faiblesses. Economiste de formation, elle s’est imposée par une gestion académique rigoureuse et une grande efficacité dans les négociations budgétaires. Son bilan est marqué par la stabilisation de projets d’envergure dans les infrastructures et la recherche, tout en sécurisant d’importants fonds de tiers.
Ses critiques récurrentes reposent particulièrement sur sa communication, jugée impersonnelle, et son manque de prise de position publique. Son attitude lors de crises récentes, notamment sur le conflit à Gaza, a particulièrement cristallisé les reproches sur son positionnement.
Enfin, ses choix stratégiques font également débat. Il lui a été notamment reproché de privilégier des pans de la recherche, comme les sciences de la vie, au détriment des sciences sociales ou de la recherche sur l’intelligence artificielle.
Une pétition et deux interventions parlementaires contre le «test de nage forcée»
Utilisé pour la dernière fois en mars 2025 sur huit souris à l’Unil, le test de nage forcé fait l’objet d’une motion déposée au Conseil national.
Classé en degré 3 de gravité, réservé aux contraintes sévères sur les animaux, la souris ou le rat est placé pendant plusieurs minutes dans un bocal cylindrique rempli d’eau afin d’observer sa réaction. Ce test est utilisé notamment pour la recherche sur la dépression et le stress.
L’article présente les positions des universités en Suisse romande et à Berne.
«Le succès de la Suisse dans l’innovation est beaucoup trop fragile»
La Suisse est en tête du classement 2025 de la compétitivité numérique mondiale de l’IMD et figure aussi dans le top 10 des dépôts de brevets au niveau mondial. Et sans cesse, l’EPFL et l’EPFZ apparaissent dans le top 50 des hautes écoles.
L’auteur de l’article, Anouch Seydtaghia, estime que les succès suisses en termes d’innovation sont «éclatants» mais «aussi extraordinairement fragiles. Très souvent, ces entreprises prometteuses sont des émanations de l’EPFL et de l’EPFZ. Piliers de la recherche, formant d’excellents spécialistes (et parfaitement complémentaires aux précieuses HES), ces hautes écoles doivent pourant subir des coupes drastiques dans leurs budgets. La Confédération impose une pression financière importante aux EPF, ce qui s’apparente quasiment à une stratégie suicidaire vu leur importance dans l’innovation en Suisse.»
«Limiter la population, un pari risqué pour la Suisse»
Soumise au vote populaire en juin, l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!» propose de plafonner la population.
Une étude menée par l’UNIGE et la HEG Genève, mandaté par la Fédération des entreprises romandes, analyse les conséquences pour les finances publiques, les entreprises, l’économie, l’environnement et, par rebondissement, le monde académique.
Le doctorat, c’est bon pour l’emploi et pour la société
Luciana Vaccaro, rectrice des HES-SO et présidente de swissuniversities, balaie les critiques souvent adressées au doctorat en suisse. Souvent jugé, à tort, trop élitiste et déconnecté du marché, ce titre académique fait face à des idées reçues tenaces, particulièrement en période de coupes budgétaires.
Soutenue par un rapport du Conseil suisse de la science qui dément ces idées reçues, elle souligne que les doctorant·es affichent un taux de chômage très bas et que leurs compétences analytiques s’avèrent essentielles dans un monde en pleine mutation technologique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 27 mars 2026
26Mar2026
Politique des hautes écoles
«Des tensions internes secouent l’école de santé La Source»
«Des employés dénoncent une gouvernance autoritaire et un manque de vision. L’Inspection du travail de la Ville de Lausanne a été sollicitée.»
La directrice ad intérim Véronique de Goumoëns juge le contexte complexe, car les collaborateurs et l’école font face à «une très forte pression, en particulier pour répondre à la volonté politique de former beaucoup plus d’étudiants».
Classement QS 2026: filières suisses au sommet
28 filières d’études suisses de onze institutions suisses se trouvent parmi les tops 10 du classement QS 2026. «Seuls trois pays ont plus de filières d’études parmi les tops 10 que la Suisse».
«Invitation au dialogue: Comment favoriser les échanges entre science, politique et société?»
«Le premier sommet national sur la recherche et l’innovation, qui s’est tenu à Berne, l’a clairement montré: les échanges doivent s’intensifier. Les participantes et participants ont débattu de leurs attentes, de nouveaux formats et de recommandations. Un message central est ressorti de toutes les interventions: seule une recherche intelligible peut avoir un impact.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 26 mars 2026
25Mar2026
Politique des hautes écoles
«Près de 63 millions pour un bâtiment «provisoire» destiné à la HEP»
«Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi un crédit pour construire un édifice sur le Campus Santé à Chavannes-près-Renens. Il accueillera la HEP dès 2028.»
La conseillère d’État chargée du dossier (construction), Isabelle Moret, a aussi expliqué qu’il n’y avait en revanche pas de place sur le Campus Santé pour l’entier de la HEP.
«Passons de la reconnaissance symbolique à l’inclusion significative des universitaires à la retraite»
La valorisation des universitaires au-delà de la retraite reste aujourd’hui souvent symbolique (statut de professeur·e émérite) et minimale, estiment une maître de conférences et un professeur de l’Université de Cranfield (GB). Pourtant, ces personnes apportent de nombreux bénéfices à l’institution ainsi qu’aux nouvelles générations de scientifiques. La mise en place d’un cadre structuré pour accompagner la fin de carrière offrirait des bénéfices concrets. Une telle transition permettrait non seulement d’assurer la continuité de la recherche et de l’enseignement, mais aussi de préserver la mémoire institutionnelle via le mentorat, dans un système qui a tendance à privilégier la jeunesse et la nouveauté. Plutôt que de rompre les liens, une intégration formelle reconnaîtrait officiellement leurs contributions. Enfin, ce maintien d’activité pourrait également s’avérer stratégique sur le plan financer, en optimisant les ressources et l’expertise déjà disponibles au sein de l’université.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 25 mars 2026
24Mar2026
Politique des hautes écoles
Les universités, de simples « usines à diplômes »? Rapport critique de l’Unesco
L’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture UNESCO a publié un rapport critique sur le rôle des universités encourageant ces établissement à se repositionner comme de «véritables acteurs de l’employabilité, en phase avec les besoins réels du marché du travail».
«Une focalisation excessive sur les programmes de diplômes traditionnels et les structures de qualification risque de réduire le rôle des universités à de simples usines à diplômes», indique l’UNESCO, qui appelle à «intégrer pleinement l’apprentissage personnel et social qui se déroule pendant les études supérieures ».
Le rapport suggère «un dialogue étroit avec les économies locales en transition». L’organisation souligne également que la simple interaction avec le marché du travail ne suffit pas et que les universités doivent favoriser l’esprit d’entreprendre et l’innovation.
«L’UNIGE veut transformer son appli»
L’université de Genève prévoit de remplacer son application à destination des étudiant·es, UNIGE Mobile, d’ici le printemps 2027. L’objectif étant de la rendre plus attractive et de faciliter le quotidien du corps estudiantin.
La vice-rectrice chargée du numérique et de l’intelligence artificielle, Juliane Schröter, déclare que l’application conservera ses fonctionnalités actuelles, tout en proposant des services spécialisés. Avec l’accord des utilisateur·ices, elle pourra par exemple envoyer des encouragements avant un examen ou suggérer des activités sportives et culturelles ciblées.
L’application devrait également intégrer des sondages rapides ainsi que des services au personnel académique et administratif.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 24 mars 2026
23Mar2026
Politique des hautes écoles
«La crainte du chômage grandit chez les étudiants»
«À l’approche des inscriptions, l’employabilité pèse autant que la passion dans le choix d’un cursus, car toutes les hautes écoles ne garantissent pas un emploi.»
Stefan C. Wolter, économiste de l’éducation appelle à la prudence face à une réalité devenue extrêmement mouvante, avec les facteurs de la situation géopolitique et les transformations technologiques (en particulier l’avancée de l’IA) qui s’additionnent, où «aucune profession ne peut se considérer durablement à l’abri». «Pour l’heure, ce sont les domaines liés aux relations humaines, comme la santé ou le social, qui semblent les plus résistants.
[Stefan C. Wolter vient de publier le Rapport sur l’éducation en Suisse 2026.]
L’initiative de l’UDC «Suisse à 10 millions» ne «résout aucun problème, mais crée le chaos»
En plus du gouvernement suisse qui s’oppose à l’initiative de l’UDC «Suisse à 10 millions!», l’organisation faîtière des hautes écoles et universités suisses, swissuniversities, rejette fermement l’initiative visant à plafonner la population à 10 millions d’habitants d’ici 2050. Pour atteindre cet objectif, elle préconise des mesures radicales, allant jusqu’à la dénonciation de l’accord sur la libre circulation avec l’UE.
Dans une interview accordée au SonntagsBlick, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities, explique pourquoi ce projet menace la recherche et les hôpitaux. Elle souligne qu’une telle mesure porterait un « préjudice énorme » à l’économie et à la science, en compromettant définitivement l’accès aux programmes vitaux tels qu’Horizon Europe et Erasmus+. L’impact sera immédiat pour les universités et les hôpitaux, une grande partie du corps professoral étant issue de l’immigration. En freinant la mobilité, l’initiative affaiblirait la compétitivité du pays et pourrait inquiéter les partenaires. swissuniversities a publié une prise de position officielle qui préconise que la Suisse doit pouvoir « attirer et retenir les talents », avoir un « accès essentiel aux programmes de recherche européens » et qu’elle doit « rester compétitive ».
swissuniversities se base par ailleurs sur l’avis juridique d’Astrid Epiney, selon Luciana Vaccaro, la «meilleure spécialiste en droit européen de Suisse», [qui était par ailleurs rectrice de l’Université de Fribourg (2015-2024)].
Le syndicat étudiant UNES s’oppose également à l’initiative populaire, craignant que les jeunes ne «paient les pots cassés». Entre le retour des visas, l’augmentation potentielle des taxes d’études et l’incertitude sur la reconnaissance mutuelle des diplômes, c’est tout le parcours académique des étudiant·es suisses qui risque d’être entravé.
Le CHUV et les quatre chantiers du Département de la santé et de l’action sociale
«Entre un CHUV en pleine mutation, un malaise général au sein de la Direction de la santé et des relations tendues avec les cliniques privées, le futur ministre chargé du DSAS hérite d’un paquebot à réinventer»
«Le Swiss Polar Institute fait rayonner l’engagement scientifique helvétique»
«Plus d’une centaine de personnes issues des milieux politiques, diplomatiques et scientifiques se sont réunies mercredi à quelques pas du Palais fédéral à Berne pour discuter des enjeux climatiques mondiaux du point de vue des sciences polaires. En jeu: la contribution suisse en matière de recherches sur les pôles via son institut polaire, le Swiss Polar Institute, basé à Sion depuis dix ans.»
La lutte contre le harcèlement au CHUV a-t-elle été défaillante?
«Face au nombre élevé de signalements relatifs à des comportements problématiques au CHUV, certaines voix estiment que la politique de tolérance zéro n’a pas porté ses fruits. Tant le politique que l’institution se défendent de tout laxisme.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 23 mars 2026
20Mar2026
Politique des hautes écoles
Coupes budgétaires : « les étudiant·es se sentent lâché·es »
Lundi, les Verts et le PS ont annoncé qu’ils ne lanceraient pas de référendum contre les coupes budgétaires dans la formation. Ce désistement laisse les syndicats et associations étudiantes seul·es face à la situation, sans forces nécessaires pour mener une bataille nationale.
Sophie Wang, co-présidente de l’Union des Etudiant·es de Suisse (UNES) dénonce une « attaque à l’égalité des chances », craignant que la baisse des contributions fédérales ne provoque une hausse des taxes d’études. Désormais, la lutte se déplace vers les cantons.
«Sans soutien des partis, les organisations impliquées contre les coupes dans la formation et la recherche n’ont pas la force de se lancer dans la bataille.» Cependant, leur lutte à obtenir des mesures de compensation se poursuivra dans les cantons, pour éviter que les économies ne soient répercutées directement sur les étudiant·es.
Actions face à l’austérité budgétaire
Le plan d’allégement de la Confédération impose à l’Université de Bâle des coupes annuelles de 4 à 5 millions de francs. Au-delà du montant, le porte-parole de l’université Matthias Geering alerte sur une perte de visibilité budgétaire, la difficulté d’une planification à long terme et une incertitude sur d’éventuelles nouvelles réductions.
Pour contrer cette précarité, deux actions politiques ont été lancées:
La conseillère nationale Florence Brenzikofer (Vert·es, Bâle-Campagne) interpelle le Conseil fédéral. Elle préconise une réforme des mécanismes de financement des universités, misant notamment sur une péréquation intercantonale renforcée pour que les cantons non-universitaires participent plus aux coûts. (Signé par Sibel Arslan (Vert·es, Bâle-Ville), Patricia von Falkenstein (PLD, Bâle-Ville ) et Samira Marti (PS, Bâle-Campagne).
Sarah Wyss (PS, Bâle-ville), a proposé l’automne dernier une autre variante. Selon celle-ci, le tiers des bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) versé à la Confédération devrait à l’avenir être affecté à un fonds destiné au financement des hautes écoles. Dans sa nouvelle intervention, la conseillère nationale verte Florence Brenzikofer demande donc au Conseil fédéral ce qu’il pense de cette idée de fonds.
Trois nouveaux programmes nationaux de recherche
«Le 20 mars 2026, le Conseil fédéral a lancé trois nouveaux programmes nationaux de recherche (PNR). Ils portent sur les thèmes de la santé mentale des adolescents, de la résilience numérique des infrastructures critiques et de la robustesse des chaînes d’approvisionnement. Le budget total alloué aux trois PNR s’élève à 17 millions de francs pour une durée de recherche de trois à quatre ans. Les programmes sont mis en œuvre par le Fonds national suisse (FNS).»
Les PNR s’appellent:
- « Santé mentale des adolescents »
- « Résilience numérique des infrastructures critiques »
- « Déglobalisation et résilience des chaînes d’approvisionnement »
L’Ecole hôtelière de Lausanne lance une formation en deux ans pour gérer un restaurant
«L’Ecole hôtelière de Lausanne lance un nouveau programme de formation en deux ans dédié à l’art culinaire et au management de la restauration. Ce cursus vise à combler le manque de personnel dans le secteur et à donner aux jeunes professionnels les outils pour devenir chef de cuisine, maître d’hôtel ou créer leur propre établissement.»
IA: «On ne peut pas laisser seule une partie de la population avec des compétences obsolètes»
En bouleversant le monde professionnel, l’intelligence artificielle remet plus que jamais en question les compétences acquises sur les bancs des hautes écoles. Luciana Vaccaro, présidente de Swissuniversities et rectrice de la HES-SO, souligne dans ce contexte l’importance de la valorisation de la formation continue, particulièrement pour les personnes qui ont plus de 45 ans: «On ne peut pas laisser une partie de la population avec des compétences qui deviennent obsolètes porter seule la responsabilité de sa formation.» Dans ce cas de figure, «L’État peut aussi intervenir, par exemple via des mesures de défiscalisation pour encourager les entreprises et les individus à investir dans leur formation.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 20 mars 2026
19Mar2026
Politique des hautes écoles
Budget de la Confédération : Le Parlement valide 5,2 milliards d’économies pour 2027-2029
Le Parlement a validé mardi un programme d’économies pour la période 2027-2029 dans le cadre du «paquet d’allègement budgétaire» (PAB), conçu pour contenir la progression des dépenses fédérales. Le montant final de 5,2 milliards de francs (contre 8,5 milliards visés par le Conseil fédéral) épargne le secteur agricole.
En revanche, les domaines de la formation et de la recherche, des transports et de la coopération internationale devront a priori absorber la majeure partie des coupes budgétaires prévues.
«Des hausses des taxes d’étude dans les EPF et les hautes écoles cantonales sont notamment attendues.» (Le Temps)
«Le scénario d’un référendum devient de plus en plus lointain. Les Vert·es, qui étaient les plus susceptibles d’en lancer un, ont annoncé lundi renoncer à cette possibilité.» (Le Courrier)
L’Union des Étudiant·e·s de Suisse (UNES) écrit: «En entérinant des coupes budgétaires affaiblissant le système de formation suisse, le Parlement s’entête dans une politique d’austérité qui ne tient compte que d’une vision à court-terme. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette qu’aucun parti politique gouvernemental ne soutienne la jeunesse en appelant au référendum, et poursuivra son engagement dans les cantons. »
«Plutôt le tabac que la science»
Le Conseil fédéral souhaite pourtant supprimer le Conseil suisse de la science (CSS), affirmant que les défis actuels exigent des expertises spécialisées fournies par des groupes ad hoc plutôt que par un organisme permanent. Le CSS conteste vivement cette justification, qu’il juge floue et incorrecte, et souligne que la Suisse deviendrait un cas à part : aucun pays comparable ne renonce à un conseil scientifique indépendant.
Le CSS fait partie d’un ensemble de neuf commissions extraparlementaires que le Conseil fédéral propose de dissoudre, en partie sous pression de représentants politiques de droite. Pourtant, selon un rapport du Conseil des États, externaliser leurs tâches serait moins efficace et plus coûteux. Les économies attendues (172 000 francs) seraient probablement annulées par des dépenses plus élevées pour des mandats externes. Le SWR estime même qu’il faudrait compter au moins 50 % de coûts supplémentaires.
Le Conseil scientifique s’inquiète aussi du fait que son expertise, indépendante et à long terme, ne puisse pas être remplacée par des groupes ponctuels, plus susceptibles d’être politiquement orientés. Cette inquiétude est renforcée par une récente controverse autour du paquet d’économies fédéral, où le CSS a exprimé des critiques contraires à celles d’un groupe ad hoc mandaté par le Conseil fédéral.
Par ailleurs, une révision légale prévoit que ces commissions ne pourront plus communiquer librement avec le Parlement sans l’accord de leur département, officiellement pour éviter des activités de lobbying». Le CSS juge cette justification injustifiée et contraire à la liberté d’expression. Cette restriction semble paradoxale, d’autant qu’elle émane de milieux politiques de la droite bourgeoise qui s’opposent généralement à un encadrement plus strict du lobbying, par exemple concernant la réglementation autour le tabac.
Pour l’auteur de l’article paru dans la Wochenzeitung WOZ, l’ensemble du projet donne l’impression que le Conseil fédéral cherche à réduire une voix indépendante parfois critique. Dans un contexte déjà marqué par les restrictions budgétaires, la méfiance envers la science et les tensions géopolitiques et technologiques, la suppression du CSS serait un «signal préoccupant».
Le Conseil suisse de la science reçoit le soutien du Réseau européen des conseillers scientifiques
Heinz Fassmann, président de l’European Science Advisors Forum (ESAF) et ancien Ministre autrichien de l’Éducation – affirme dans une de ses prises de position adressée au Conseil fédéral que «Le Conseil suisse de la science (CSS) est indispensable à une nation scientifique de premier plan comme la Suisse.»
Il souligne que des institutions comparables en Allemagne et en Autriche sont structurées de manière similaire. Le CSS apporte une contribution essentielle à une politique de recherche et d’innovation rationnelle.
Il adresse une demande pressante au Conseil fédéral : reconsidérer sa décision de dissoudre le CSS : «Les institutions sont rapidement dissoutes. Reconstruire des institutions performantes représente un processus long et coûteux.»
«Les écoles privées vaudoises pourront délivrer des certificats de maturité»
«Les étudiants des écoles privées vaudoises pourront passer leur maturité au sein de leur établissement, sans devoir passer par l’examen fédéral comme actuellement. Le Grand Conseil a voté mardi un texte en ce sens.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 19 mars 2026
18Mar2026
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 18 mars 2026
17Mar2026
Politique des hautes écoles
Plus de diversité, grande autonomie: le FNS réforme ses instruments de carrière
«En concertation avec les parties prenantes, le FNS a élaboré un nouvel instrument d’encouragement de carrière au niveau postdoctoral. Celui-ci sera lancé en 2028 en remplacement de Postdoc.Mobility et d’Ambizione.»
« Ambitions et craintes à l’Université de Saint-Gall »
Les récentes décisions du rectorat en place depuis deux ans à l’Université de Saint-Gall soulèvent des questionnements quant à la potentielle « marginalisation » des sciences humaines et sociales.
Des critiques concernent notamment la mise en avant des ses cursus en droit, économie, relations internationales et informatique pour préserver son rayonnement international et la suppression d’un cursus sur le développement durable. Le rectorat affirme cependant défendre les intérêts généraux de l’ensemble de l’université.
Le renforcement de la compréhension et du dialogue entre la science, la politique et la société doit se poursuivre
«Lors du premier Swiss Research and Innovation Summit qui s’est déroulé le 17 mars 2026 à Berne, les expertes et experts de la science, la politique, l’administration, l’économie et la société civile ont échangé sur le rôle de l’expertise scientifique pour la politique et la société. Le but de la manifestation était de renforcer la compréhension des conditions relatives au conseil scientifique et au dialogue mutuel entre la science et la société.»
Les recruteurs d’entreprise face à l’IA
La pertinence des diplômes universitaires pour certains cursus est remise en question face aux bouleversements générés par les IA. Certains recruteurs sembleraient privilégier des compétences pratiques comme la résolution de problème, le travail d’équipe, la créativité et l’esprit d’entreprise. De plus, l’utilisation des IA et chatbots pourrait dévaloriser certains cursus en privilégiant la paresse et la tricherie.
Un questionnement est également mené sur l’adaptation des établissements d’enseignement supérieur pour rester pertinents à l’ère de l’IA.
L’EPFZ prévoit la création d’une «Learning Factory» à Zoug
À l’avenir, les étudiants de l’Ecole polytechnique de Zurich et les entreprises industrielles auront l’opportunité d’apprendre ensemble et les uns des autres à Zoug. La ville et le canton de Zoug ont présenté aujourd’hui le projet «ETH Learning Factory Zug». Dans une interview, le recteur Günther Dissertori évoque les objectifs et la vision de ce projet.
FP10 : «Le statu quo n’est plus une option»
Le prochain programme Horizon Europe, FP10 (2028-2034), devrait être très différent, davantage axé sur l’innovation et la politique de l’UE, et intégrer le programme-cadre de recherche au sein d’un Fonds européen pour la compétitivité (ECF) plus vaste. Les actions de transition prévues viseront à créer «des parcours d’investissement axés sur l’innovation plus fluides grâce à des interfaces entre le soutien à la R&D apporté par le programme-cadre et le soutien à la politique industrielle et au marché intérieur apporté par l’ECF», selon des diapositives divulguées issues d’une réunion du comité de programme Horizon Europe réunissant la Commission et des représentants des États membres de l’UE.
Par ailleurs, cette note interne révèle les détails d’un appel à projets de grande envergure sur la biodiversité et des mesures de transition vers le programme de recherche de l’UE pour l’après-2027.
Les députés européens aborderont les négociations sur «Horizon Europe» avec une vision du Conseil européen de la recherche (CER) qui «diffère radicalement» de celle de la Commission européenne. (Science Business)
Au sujet du programme FP10, les députés européens Christian Ehler et René Repasi ont récemment présenté des projets de rapport sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil européen pour le programme-cadre pour la recherche FP10.
Kurt Deketelaere, secrétaire général de la Ligue des universités européennes de recherche (LERU), se félicite vivement des signaux forts de ces publications : «une réaffirmation claire du fait que l’excellence scientifique, la liberté académique et une gouvernance fondée sur l’expertise doivent rester au cœur du programme-cadre européen.» Il note toutefois que le «rapport d’Ehler» soulevait certaines questions, n0tamment l’absence d’une procédure accélérée pour l’association du Royaume-Uni et de la Suisse.
Les professeurs se démènent pour préserver l’esprit critique à l’ère de l’IA
«Alors que l’intelligence artificielle a bouleversé les méthodes d’apprentissage des étudiants, les universitaires s’inquiètent pour l’avenir des sciences humaines – et de la société dans son ensemble».
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 17 mars 2026
16Mar2026
Politique des hautes écoles
Le Conseil fédéral demande une rallonge de 98 millions pour son budget 2026
«Le Conseil fédéral sollicite vendredi un premier supplément de quelque 98 millions de francs au budget 2026. La majeure partie des fonds sont destinés aux programmes de l’UE pour la recherche et l’innovation. […] Pour participer à Horizon Europe, Euratom, au programme pour une Europe numérique et à l’infrastructure de recherche ITER, la Suisse doit verser une contribution obligatoire.»
« La rectrice de l’Université de Bâle doit partir »
La rectrice de l’Université de Bâle, l’économiste Andrea Schenker-Wicki, quittera ses fonctions l’année prochaine après trois mandats, comme prévu initialement. Bien qu’elle ait souhaité prolonger son contrat pour deux ans, le Conseil de l’université a finalement refusé d’ouvrir une procédure de reconduction lors de sa séance jeudi dernier.
Si la stabilité face aux enjeux financiers complexes plaidait en sa faveur, le Conseil privilégie désormais un changement de profil pour insuffler un nouvel élan. L’institution espère ainsi nommer une personnalité issue des sciences de la vie ou de la médecine, secteurs prédominants de l’université.
Les défis qui attendent Mark Thomson à la direction du CERN
Le physicien de renommée internationale Mark Thomson a pris la direction générale de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) à Genève le 1er janvier 2026 pour un mandat de quatre ans. Oeuvrant au sein de l’organisation depuis 1994, il a notamment travaillé sur le projet LEP (accélérateur de particules circulaires) ainsi que l’étude du champ de Higgs, qui constitue un champ d’énergie invisible qui remplit tout l’univers. Il succède à l’italienne Fabiola Gianotti avec la mission cruciale de maintenir le leadership mondial de l’institution.
Son mandat s’articule autour de défis techniques et stratégiques majeurs, allant de l’accompagnement de la transformation du LHC, qui est le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde, ainsi que le développement de la recherche sur la matière noire.
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 16 mars 2026
13Mar2026
Politique des hautes écoles
« La cellule « anti-harcèlement » du CHUV croule sous les signalements de comportements problématiques »
« Depuis l’été dernier, la nouvelle cellule d’écoute du CHUV a reçu plus de 140 signalements, révèle jeudi la RTS. Ils concernent différents types de comportements problématiques, notamment le harcèlement sexuel. Les milieux associatifs saluent cette libération de la parole, mais appellent l’hôpital à rapidement identifier et sanctionner les auteurs de faits problématiques. »
«Grâce au SDSC, Lausanne est un centre majeur en IA»
Co-fondé en 2017 par l’EPFL et l’ETHZ avec le soutien de la Confédération et du canton, le Swiss Data Science Center (SDSC) accompagne et structure la transformation numérique de l’économie locale.
De la collecte et gestion des données à l’apprentissage automatique, le centre apporte son expertise à une vingtaine d’entreprises cette année, en s’appuyant notamment sur l’IA souveraine Apertus.
À travers des projets d’envergure comme Enerbat, dédié à l’efficacité énergétique, le SDSC consolide la position de Lausanne comme pôle majeur de recherche translationnelle (recherche de pointe appliquée) en IA et science des données. Cette démarche vise à ainsi garantir l’autonomie numérique des actrices et acteurs économiques.
L’UE envisage des contrats types pour les chercheurs universitaires et la publication en libre accès par défaut
La Commission européenne étudie la possibilité de publier des contrats de travail types pour les chercheurs européens, afin de favoriser la mobilité et de rendre les carrières dans la recherche plus attrayantes. Ces contrats types constitueraient «une référence commune que les institutions pourraient librement choisir d’offrir pour une carrière plus prévisible et plus attrayante», a déclaré la commissaire à la recherche Ekaterina Zaharieva.
Cette politique est envisagée dans le cadre de la prochaine proposition de loi sur l’Espace européen de la recherche (EER, ou ERA en anglais), prévue pour le troisième trimestre de cette année. Il s’agit de l’une des nombreuses options étudiées pour favoriser des carrières plus stables et plus sûres dans le domaine de la recherche.
D’autres mesures sont à l’étude, notamment la reconnaissance mutuelle des diplômes de doctorat dans toute l’UE, la simplification de la mise en place de programmes de doctorat communs et l’assouplissement de l’accès aux talents non européens, conformément à l’initiative «Choose Europe» et à la nouvelle stratégie de l’UE en matière de visas.
Afin de renforcer la valorisation et l’impact de la recherche européenne, la Commission envisage également de rendre la recherche financée par des fonds publics «librement accessible par défaut».
La loi EER visera également à renforcer l’harmonisation entre les instruments européens et nationaux, à consacrer la liberté scientifique dans le droit européen et à promouvoir l’égalité entre les sexes.
La proposition est encore en cours d’élaboration, et les détails ne sont pas encore connus. Conçu en 2000, l’EER représente l’ambition de l’UE de créer un marché unique pour la recherche, l’innovation et la technologie, mais jusqu’à présent, il s’est appuyé sur des engagements volontaires des États membres.
«La coopération volontaire a permis de réaliser certains progrès, mais soyons francs, l’histoire de notre marché unique montre que la coordination seule ne suffira pas à lutter contre la fragmentation», a déclaré Ekaterina Zaharieva. «Nous avons besoin d’une initiative législative ambitieuse pour établir une véritable cinquième liberté [du marché unique, pour la recherche et l’innovation].»
- open access
- autonomie – hautes écoles
- mobilité scientifique
- conditions de travail
- open science
- politique – Europe
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 13 mars 2026
12Mar2026
Politique des hautes écoles
Le Conseil suisse de la science prend position sur sa suppression prévue – Le conseil indépendant ne doit pas être affaibli
«Le Conseil suisse de la science CSS a pris position dans le cadre de la procédure de consultation sur la réorganisation des Commissions extraparlementaires. Il y rejette catégoriquement la suppression du CSS proposée par le Conseil fédéral.»
Par ailleurs, le Conseiller national Christophe Clivaz (Vert-es, VS), [professeur de l’Unil], a également questionné le choix du Conseil fédéral de dissoudre le CSS, et le Conseiller fédéral Guy Parmelin (UDC, VD), a répondu : «Le Conseil fédéral ne souhaite en aucun cas affaiblir le recours à une expertise indépendante, mais plutôt la rendre plus ciblée et mieux adaptée aux processus et structures actuels.»
Le directeur général du CSS Lukas Zollinger loue cette préoccupation pour l’expertise indépendante, mais ne voit pas en quoi la dissolution du CSS pourrait y contribuer. Il se pose en outre la question fondamentale de savoir qui fixe les objectifs d’une telle expertise et comment et par qui cette expertise indépendante doit être fournie, qui doit avant tout tenir compte des spécificités suisses. «En raison de sa petite taille, la Suisse ne dispose que de peu d’acteurs capables de fournir une expertise externe. Le SEFRI dispose bien sûr d’un vaste savoir-faire, mais il fait partie de l’administration fédérale et n’est donc pas vraiment indépendant.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse Unil 12 mars 2026
11Mar2026
Politique des hautes écoles
Vers une forte hausse des salaires professoraux à l’Université de Saint-Gall ?
Pour rester compétitive face au privé, l’Université de Saint-Gall (HSG) envisage de revaloriser nettement la rémunération des professeur·es ordinaires dès 2029, avec un salaire maximum de 300’000, sans compter les activités accessoires. Ce projet suscite toutefois de vives critiques, alors que le secteur académique traverse une phase d’austérité budgétaire touchant les fonds de recherche et où les conditions pour d’autres membres du corps professoral se rigidifient.
Le savoir académique face aux réalités de terrain dans le domaine de la médecine
Dans une tribune pour la NZZ, le professeur Mathias Goyen et directeur médical de l’entreprise GE HealthCare, souligne le décalage entre l’excellence théorique et la pratique clinique dans le domaine de la médecine. Si l’accumulation de savoir académique reste le socle de la formation, l’auteur déplore l’absence d’apprentissage précoce de la gestion des risques et des responsabilités.
Ce décalage ne fragiliserait pas seulement la préparation aux exigences de terrain mais pourrait également constituer un frein majeur à l’implantation de progrès technologiques.