Selon un article du New-York Times, l’Université de Yale envisage de supprimer de sa mission l’ambition de former des leaders dévoués au « bien commun ». Ce projet de réforme, issu du rapport mandaté par l’université sur la manière de restaurer la confiance du public dans les universités américaines, vise à recentrer l’institution sur la seule transmission du savoir. L’objectif étant de répondre aux doutes croissants sur la valeur des diplômes et aux accusations de partialité politique.
Cette orientation suscite une vive critique du président de l’Université Wesleyan (US) dans les colonnes du média américain. Ce dernier déplore la suppression de l’objectif historique de former des citoyen·nes capables de « diriger et de servir dans tous les domaines de l’activité humaine ».
Cette position de Yale est perçue comme une réaction directe aux attaques de l’administration Trump contre l’enseignement supérieur. En cherchant à se protéger des pressions politiques par une neutralité stricte, Yale sacrifierait, selon ses détracteurs, l’idéal de responsabilité sociale qui définit l’université américaine depuis ses origines.
L’institution répond dans un communiqué : « À l’heure où l’enseignement supérieur est mis à rude épreuve, il est impératif de comprendre notre raison d’être et ce que les universités font de mieux. Cela exige une vision claire, et non diffuse, de nos objectifs. »