Pour la première fois, cette année, swissuniversities coordonne la présence des hautes écoles suisses à l’APAIE. Les hautes écoles suisses rencontreront et échangeront avec leurs partenaires sur le stand commun «study in switzerland+».
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20Mar2019
Politique des hautes écoles
«Silicon Valley Startup Camp» : Candidatures ouvertes aux étudiant·e·s des Hautes écoles vaudoises
Pour la septième édition du «Silicon Valley Startup Camp», la Banque Cantonale Vaudoise (BCV) annonce officiellement l’ouverture des candidatures. Les 10 étudiant·e·s sélectionné·e·s parmi les hautes écoles du canton de Vaud – EPFL, UNIL, HEIG-VD, ECAL, EHL – partiront à destination de la Californie pour participer à différentes activités en lien avec la création d’entreprises.
D’après Christian Jacot-Descombes, Porte-parole de la BCV, «Cela concerne environ 30.000 étudiants. Les lauréats pourront participer à des ateliers sur-mesure, visiter des campus et laboratoires de création, observer des start-up, rencontrer des capital-risqueurs et découvrir des sociétés emblématiques de la Silicon Valley. […] Ils pourront ainsi s’imprégner, par immersion, de l’esprit d’entreprise qui est si dense dans cette région.»
Allemagne : Centres de conseils destinés aux étudiant·e·s stressé·e·s
À ce jour, un nombre toujours plus grand d’étudiant·e·s viennent consulter le «Studentenwerk», un centre de conseil destiné aux jeunes en formation au sein des universités. En effet, en 2017, les conseiller·ère·s psychologiques ont rencontré environs 108 800 étudiant·e·s, ce qui représente une augmentation de 60% par rapport à 2006.
D’après la Deutsche Studentenwerk, une association nationale regroupant 58 «Studentenwerk», cette augmentation massive serait, entre autres, due à la forte augmentation du nombre d’étudiant·e·s, mais également du nombre d’examen et de la pression liée au temps que prennent les études.
Par ailleurs, un cinquième des étudiant·e·s envisageraient de terminer leurs études prématurément. Pour y remédier, Achim Meyer auf der Heyde, Secrétaire général du Deutsches Studentenwerk, défend que ces conseils «permettent d’éviter que les étudiants abandonnent et prolongent leurs études.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 mars 2019
19Mar2019
Politique des hautes écoles
Swissuniversities : Contre l’initiative populaire fédérale interdisant l’expérimentation animale et humaine
Swissuniversities se positionne contre l’initiative populaire fédérale «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès», car celle-ci prévoit d’interdire toute expérimentation sur les animaux et sur l’être humain mais également l’importation de produits – dont les médicaments – ayant fait l’objet de telles expérimentations.
D’après Swissuniversities, «L’initiative constitue un frein au progrès, à l’innovation et à la formation en sciences et technologies du vivant en Suisse […] Le recours aux modèles animaux et aux essaies cliniques est aujourd’hui encore nécessaire à l’acquisition de connaissances fondamentales ainsi qu’au développement de nouveaux produits et procédés médicaux dont le but est d’améliorer les conditions de vie et d’en sauver.»
Suisse : Motion pour que les diplômé·e·s étranger·ère·s puissent rester
Le 19 mars 2019, la Chambre des cantons a transmis par 32 voix contre 6 une motion au Conseil fédéral, pour que les diplômé·e·s étranger·ère·s issu·e·s des domaines souffrant d’une pénurie de personnel puissent entrer plus facilement dans le marché du travail suisse.
Pour Marcel Dobler, Conseiller national PLR/SG, «Il faut empêcher que ces jeunes spécialistes, formés à grands frais en Suisse, s’en aillent parce qu’ils n’ont pas pu être engagés en raison de contingents épuisés.»
Commission européenne : Nouvelle initiative pour former un Conseil européen de l’innovation (EIC)
La Commission européenne propose une initiative qui vise à former un Conseil européen de l’innovation (EIC) afin que davantage d’entreprises technologiques d’envergure mondiale – avec un budget à terme de 1.5 milliard d’euro annuel – voient le jour en Europe. L’idée est qu’il permette aux petites et moyennes entreprises d’obtenir plus rapidement et facilement des investissements plus grands que ceux prévus actuellement par les programmes européens.
Cependant, l’EIC est l’un des domaines contestés du prochain programme de recherche Horizon Europe. En effet, certains membres du Parlement européen pensent qu’il recevrait une part trop importante du budget consacré à ce dernier.
À présent, la question de savoir quels pays non membres de l’Union européenne (UE) seront en mesure de participer au programme européen n’a toujours pas été élucidée. Et en ne ratifiant par l’accord-cadre avec l’UE, la Suisse pourrait se retrouver exclue d’Horizon Europe, ce qui inquiète particulièrement les chercheur·euse·s helvétiques.
France : Les étudiantes s’arment pour prendre la parole
Plusieurs écoles de management, dont celle de Science Po Paris, proposent des formations pour apprendre l’aisance à l’oral pour les femmes via des concours d’éloquence, des cours de prise de parole ainsi que des séances de coaching ou de mentorat pour apprendre à s’affirmer en public. Cette compétence de l’oralité de plus en plus prisée dans le monde professionnel, serait aussi source de discriminations sociales et de genre.
Ainsi, l’enjeu de ces formations serait de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes face à la prise de parole, car, comme le souligne Agathe Chapalain, Présidente de l’Association de démocratisation de l’art oratoire et Étudiante à Science Po Paris, «Les femmes s’autocensurent davantage et se sentent moins légitimes en public. Or, ne pas avoir les armes pour s’exprimer, c’est ne pas avoir les mêmes opportunités, notamment dans la vie professionnelle. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 mars 2019
18Mar2019
Politique des hautes écoles
Haute école de gestion à Fribourg : Nouveau «Certificat of advances studies» en entrepreneuriat social
Afin d’améliorer l’impact sociétal positif d’une organisation et son agilité, la Haute école de gestion (HEG) de Fribourg propose un nouveau «Certificat of advances studies» (CAS) en entrepreneuriat social pour les cadres d’entreprises et entrepreneurs.
Laurent Houmard, Responsable de la formation, déclare « Nous cherchons à présenter l’importance d’une gouvernance cohérente stimulant l’intelligence collective au sein d’une entreprise afin de favoriser l’innovation pour répondre aux défis de demain. […] La réalité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui et encore moins celle de demain. L’organisation à impact sociétal positif ne recherche pas la maximisation du profit à tout prix. La rentabilité est un moyen au service de l’objectif final. Le but: unir l’organisation autour d’un projet à impact positif pour la société.»
Université de Neuchâtel : Nouveau master en «Management général»
Depuis l’automne 2018, l’Université de Neuchâtel propose dans le cadre de son programme «Master en management général», un master en management réservé à tous les étudiant·e·s au bénéfice d’un bachelor (sauf en sciences économiques).
D’après Carolina Salva, Professeure ordinaire à la Faculté des sciences économiques et Responsable de cette nouvelle formation, «Cette formation est conçue pour des étudiants aux profils variés, qui n’ont aucune formation préalable en économie ou en management mais qui souhaitent acquérir ces connaissances […] L’objectif est de développer des compétences générales en management, qui permettent de transformer les passions des étudiants en carrière […] Le master en management général est conçu pour les aider à s’insérer dans le monde du travail.»
Université de Bâle : Nouveau master en «Digital Humanities»
Le 21 mars 2019, lors de sa soirée d’information, l’Université de Bâle présentera plus de 70 filières et matières de master, dont le nouveau Master «Digital Humanities» qui débutera en automne 2019.
Celui-ci propose de nombreuses possibilités et défis pour la recherche en sciences humaines. De plus, il offre des cours de sciences humaines numériques, et enseigne l’application de nouvelles méthodes et techniques qui combinent la science aux sciences humaines et sociales.
Suisse : Appel à garder les talents étrangers
Economiesuisse, une organisation faîtière représentant les intérêts économiques de la Suisse, a publié un rapport dans lequel elle juge que la Suisse devrait proposer de meilleures conditions aux jeunes étranger·ère·s en formation, afin que ces dernier·ère·s restent dans le pays sur le long terme. À ce jour, ces étudiant·e·s étranger·ère·s (hors UE et AELE) formé·e·s dans les hautes écoles helvétiques sont soumis·e·s aux mêmes contingents d’embauche que celles et ceux qui n’ont jamais été en Suisse, et le délai pour trouver un emploi après leur formation n’est que de 6 mois. De plus, dans leur demande de visa, ces jeunes en formation doivent s’engager à partir de la Suisse au terme de leur formation.
Ainsi, et malgré la pénurie de la main d’œuvre existante, seul 150 à 200 permis de travail sont délivrés chaque année.
Biopôle : Ouverture d’un centre d’innovation «Digital Health Hub»
Le 14 mars 2019, «Digital Health Hub» un nouveau centre d’innovation dédié au développement de solutions numériques au service des patients a vu le jour au Biopôle, un parc scientifique situé à Lausanne-Epalinges.
Pour l’un des coordinateurs, le Dr. Thierry Weber, «La digitalisation s’impose à grande vitesse et il est difficile pour les patients de savoir s’orienter dans un contexte où les solutions sont complexes et la régulation peine à tenir le rythme. Nous avons voulu regrouper des experts de la santé numérique afin de soutenir le développement de solutions adaptées au bien des patients et de comprendre comment nous pouvons mieux les accompagner.»
EPFZ : Licenciement d’une professeure pour harcèlement moral
Suite aux accusations portées contre une professeure de l’ancien institut d’astronomie pour avoir tyrannisé des doctorant·e·s pendant 10 ans, l’EPFZ exige son licenciement ainsi qu’une série de nouvelles mesures pour éviter de telles décisions à l’avenir.
D’après Joël Mesot, Président de l’EPFZ, «Nous devons nous améliorer dans le domaine de la prévention, en installant un système qui permet de régler les situations de conflits le plus rapidement possible. »
Suisse : Offensives climatosceptiques contre des chercheur·euse·s
En Suisse, les attaques des climatosceptiques contre les chercheur·euse·s seraient «monnaie courante». En effet, du mail agressif au propos diffamatoire en passant par l’injonction au suicide, l’éventail des attaques est large. Reto Knutti, Professeur à l’EPFZ, déclare être régulièrement pris à partie par des climatosceptiques, «En tant que climatologue, on fait un métier exposé. Je l’accepte. Mais falsifier mes propos reste grave. On perd le contrôle de son argumentation. […] Il s’avère cependant difficile d’avoir une discussion constructive. Dans les cercles climatosceptiques, les faits que nous considérons comme établis n’ont pas de valeur. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 mars 2019
15Mar2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 mars 2019
14Mar2019
Politique des hautes écoles
Suisse-UE : L’accord-cadre nécessite plus de souplesse
Sans accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE), les conséquences pour la sphère scientifique seraient «potentiellement catastrophiques». En effet, les chercheur·euse·s suisses risqueraient de voir leur participation au programme européen s’envoler, tandis que la recherche ne réussirait pas à maintenir son niveau actuel.
D’après Jean-Pierre Danthine, Professeur à l’EPFL et Président de l’École d’économie de Paris, «Les conditions de travail des chercheurs ne pourront plus être garanties, les meilleures d’entre eux quitteront nos hautes écoles ou refuseront de les rejoindre. »
Europe : Les universités au sein d’«écosystèmes d’innovation»
Les universités européennes sont en faveur d’une approche plus étroite de «co-création» avec des partenaires externes, lesquels leur permettraient de jouer un rôle central dans leurs «écosystèmes d’innovation».
Dans neuf régions européennes, l’Association des universités européennes (EUA) a mené une étude sur le rôle des universités dans ces dits «écosystèmes d’innovation» en mettant l’accent sur la nature et l’évolution de la qualité des interactions entre – les partenaires de la triple-hélice – les universités, entreprises et agences gouvernementales ou autres organisations publiques.
D’après elle, les changements de paradigme en matière d’innovation reflèterait une quête commune de ces partenaires de la triple-hélice, en faveur de nouvelles formes et pratiques de connectivité.
Libre-accès : eLife annonce sa nouvelle plateforme Libero Reviewer
En collaboration avec Collaborative Knowledge Foundation (Coko), eLife a lancé la première version de Libero Reviewer, une application de libre-accès dont l’objectif est de soutenir le processus éditorial – du dépôt à l’acceptation – de l’organisation.
Cette version prend la forme d’un·e assistant·e qui guide l’auteur·e d’une publication dans le dépôt de son travail, afin que le comité de rédaction principal d’eLife effectue une première évaluation de celui-ci, et l’intègre à eJournalPress, un logiciel d’évaluation par les pairs.
Kristen Ratan, Co-fondatrice et Directrice générale de Coko, déclare que «nous pouvons voir un monde où les technologies modernes, numériques d’abord, amélioreront l’ensemble du paysage de la communication savante, et ce lancement nous rapproche un peu plus de la réalisation de notre vision.»
Université de Genève : Lancement de l’action «Ne Mégotte Pas»
Lassés de voir des mégots de cigarette joncher les sols de l’Université de Genève (UNIGE), des étudiant·e·s en biologie et sciences de l’environnement ont lancé l’action «Ne Mégotte Pas».
Il s’agit d’une récolte de mégots, lesquels seront ensuite envoyés chez MéGO!, qui les traiteront afin d’en faire du mobilier.
Ce projet a remporté le Premier prix d’encouragement au développement durable de l’UNIGE.
Canton de Berne : Nouvelle règlementation pour les professeur·e·s
Dans le canton de Berne, les professeur·e·s des Hautes écoles spécialisées n’auront plus besoin d’être au bénéfice d’un titre de professeur·e pour enseigner.
C’est avec 74 voix pour et 73 contre (et 6 abstention), que le Grand conseil a décidé que la Haute école spécialisée bernoise ne devrait plus attribuer aux enseignant·e·s le titre de «professeur·e·s», sauf si ces dernier·ère·s répondent aux mêmes exigences académiques que les professeur·e·s des universités. Désormais, les sept Hautes écoles spécialisées suisses appliquent une approche similaire.
Selon Christine Häsler, Directrice de l’éducation et Membre des Verts, avec cette nouvelle règlementation «le canton de Berne risque de s’isoler […] Je ne considère pas qu’une réglementation spéciale dans le canton de Berne soit productive ou raisonnable.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 mars 2019
13Mar2019
Politique des hautes écoles
Canton de Vaud : Soupçonné d’inciter «à courber l’école» pour la grève du climat
En vue de la grève du climat du 15 mars 2019, les instructions données par le Canton de Vaud afin que les jeunes en formation ne se retrouvent pas pénalisés par leur participation à celle-ci font débat auprès de certains parents, qui estiment que cela ressemblerait à une «incitation à courber l’école.»
En réponse, Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, déclare «Nos mesures sont purement organisationnelles […] Nous avons reçu essentiellement des témoignages de parents satisfaits de la position du département.»
Toutefois, face à l’hostilité des patron·e·s de voir leurs employé·e·s dans la rue, les apprenti·e·s seraient «frustré·e·s» de ne pas pouvoir faire la grève du climat. D’après le syndicat SUD Étudiant·e·s et Précaires et le Syndicat vaudois des maîtres·ses de l’enseignement professionnel (SVEP), «Nous avons eu connaissance de plusieurs cas d’apprentis mis sous pression, menacés de sanctions ou de licenciements.»
L’Université de Lausanne prend position en faveur de la grève du climat, comme le défend le vice-recteur Durabilité et Campus Benoît Frund, «Elle ne sanctionnera pas les personnes participant à celle-ci.»
Canton de Lucerne : Les manuels scolaires devraient montrer «le côté féminin»
Dans le Canton de Lucerne, les manuels de sciences ont pour objectif de favoriser la présence des femmes, car celles-ci y joueraient un rôle souvent mineur. D’après les expert·e·s, il serait nécessaire d’avoir du matériel pédagogique «adapté au genre» afin d’intéresser davantage de femmes dans le milieu des sciences.
D’après Aldo Magno, Directeur de l’enseignement secondaire de Lucerne, «Le matériel didactique doit être équitable pour les hommes et les femmes […] L’éducation de genre ne consiste pas à négliger les élèves et à forcer les filles à faire quelque chose […] Il s’agit plutôt de susciter l’intérêt des deux sexes pour la science et de ne négliger personne. »
France : Révolutions numériques dans les professions de la santé
En France, le nouveau projet de loi santé promettrait de grands gains de productivité. Pour cela, ce dernier vise à promouvoir l’innovation technologique et le numérique, ainsi qu’adapter la formation et les pratiques médicales des professionnel·le·s de santé aux enjeux du futur.
Concernant l’acte de soin, celui-ci sera profondément changé par la délégation croissante de l’analyse aux machines. Celle-ci devrait permettre de libérer du temps pour les professionnel·le·s de santé, et ce gain de temps devrait favoriser les activités médicales, soignantes et la relation avec le patient.
Cependant, ces innovations suscitent certaines craintes liées à l’obsolescence des connaissances et de compétences, lesquelles engendrent également un risque de déqualification ainsi que de déclassement pour les professionnel·le·s de santé.
Norvège : Les universités annulent leur contrat avec Elsevier
Après l’Université de Californie, et les pays tels que l’Allemagne et la Suède, la Norvège est la dernière candidate européenne à annuler son contrat d’abonnement à Elsevier. D’après la Direction norvégienne des technologies d’information et de communication (TIC) et des Services conjoints dans l’enseignement supérieur et la recherche (UNIT), «L’offre d’Elsevier est loin de répondre aux exigences de la Norvège en matière de libre accès. »
En réponse, Elsevier déclare avoir proposé «de multiples options à faible coût pour une transition rapide vers la publication en libre accès, mais le libre accès est un service qui doit être financé sous une forme ou une autre. La Norvège demande essentiellement deux services pour le prix d’un. »
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 13 mars 2019
12Mar2019
Politique des hautes écoles
Grève pour le climat : Les étudiant·e·s soutenu·e·s par la communauté scientifique
La communauté scientifique fait preuve de solidarité à l’égard des étudiant·e·s qui feront la grève du climat le vendredi 15 mars 2019. En effet, plus de 1000 chercheur·euse·s issu·e·s de diverses universités – allemandes, autrichiennes et suisses – et de nombreux scientifiques de renommé·e·s manifestent leur solidarité avec les mouvements climatiques estudiantins.
Thomas Stocker, Professeur à l’Université de Berne, défend que «Les grèves exigent ce qui se fait attendre depuis longtemps : la protection du climat doit devenir une priorité sociale pour tous les partis. »
Universités et EPF : Réduction des voyages en avion
Suite aux discussions au sujet de l’utilisation des transports aériens, les responsables de l’EPFZ ont déclaré que d’ici 2025, le nombre de kilomètres consommés par habitant devrait diminuer de 11 %.
En ce moment, l’EPFL travaille sur l’élaboration d’une réglementation similaire ainsi que sur un système de surveillance des EPF enregistrant tous les voyages aériens.
D’autres universités suisses se penchent sur la question. En effet, l’Université de Lausanne ainsi que l’Université de Bâle ont développé un système d’enregistrement des vols, l’Université de Berne élabore une stratégie pour les voyages d’affaires en transport aériens, et l’Université de Zurich souhaite mettre en œuvre une stratégie de développement durable.
Pour Reto Knutti, Professeur à l’EPFZ, «L’EPF ne va pas assez loin. […] Les réductions prévues aujourd’hui ne suffiront pas à long terme. […] Nous espérons qu’il y aura un effet d’apprentissage et que nous serons en mesure de nous fixer des objectifs de réduction plus élevés. »
Universités et HES : Formation gratuite à la cybersécurité
Depuis septembre 2018, la société d’expertise et de conseil KPMG en collaboration avec l’entreprise britannique de cybersécurité Immersive Labs, propose une plateforme en ligne de formation et d’évaluation afin de faire face à l’augmentation de risques de cyberattaques.
Cette plateforme – Digital Cyber Academy – est disponible gratuitement pour toutes les personnes possédant une adresse mail issue soit d’une haute école spécialisée (HES) ou d’une université suisse.
Pour Matthias Bossardt, Responsable cybersécurité de KPMG Suisse, «La formation ne délivre pas de certification mais donne l’opportunité d’utiliser des outils et d’appliquer des concepts en situation réelle, comme un spécialiste en cybersécurité.»
États-Unis: Faciliter l’accès aux études pour les étudiant·e·s sans papiers
Aux États-Unis, en vertu de l’administration Trump et de sa politique en matière d’immigration, les étudiant·e·s sans papiers se sentent de moins en moins les bienvenu·e·s et risquent même de se voir expulser du territoire.
Néanmoins, certains États – Californie, Delaware, Oregon, Rhode Island, Washington – font ouvertement la promotion de leurs offres de programmes de scolarité sans frais, auxquelles ils encouragent les étudiant·e·s en situation d’irrégularité à s’inscrire.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 mars 2019
11Mar2019
Politique des hautes écoles
Les Universités s’inspirent de l’apprentissage
L’Université de Genève (UNIGE) organise des entretiens d’embauche «éclair» de dix minutes entre les étudiant·e·s de la deuxième volée du Master en Business Analytics et des recruteur·euse·s représentant des sociétés membres du Groupement des entreprises multinationales (GEM), en vue de trouver un stage d’une année scolaire. De son côté, le GEM offre aux étudiant·e·s une rémunération mensuelle variant de 2000 à 2500 francs brut et, en guise de soutien au master, 20’000 francs supplémentaires sont versés pour chaque stagiaire.
D’après Barbara Stalder, Professeure en Psychologie du travail et des organisations de l’Université de Neuchâtel, «Avec l’introduction
de ces programmes, les universités réagissent aux besoins du monde du travail. Ces offres sont aussi un moyen pour elles de se distinguer et de faire du marketing pour attirer plus d’étudiants.»
«Concept360» : Vers une égalité des chances
Suite à son annonce de fusion administrative de l’Enseignement obligatoire et spécialisé du 7 mars 2019, Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, a présenté le «Concept360», un nouveau dispositif qui encadrera le soutien aux élèves en difficulté.
Ce dispositif s’apparente à une boite à outils listant diverses prestations pouvant être mise en place par les établissements scolaires en vue de soutenir les élèves, telles qu’une «intervention en classe d’un enseignant spécialisé auprès de l’enfant, prise en charge logopédique, coaching du prof, supervision, cours intensif de français […] et même un soutien à la parentalité.»
Giancarlo Valceschini, Directeur général de l’enseignement obligatoire (DGEO) et Chef du Service de l’enseignement spécialisé et de l’appui à la formation (SESAF), explique que le grand changement réside dans le système d’allocation des ressources, «Les 92 établissements scolaires recevront chaque année une enveloppe, calculée selon le nombre de leurs élèves […] Chaque établissement devra ensuite mener sa propre réflexion, savoir où il en est, à quoi il sait répondre et ce qu’il doit développer comme compétences supplémentaires»». Autrement dit, la tâche reviendra aux directions et aux enseignant·e·s de développer des mesures concrètes et effectives au sein de leur école.
Les gymnases vaudois manquent de places
Face à l’ascension fulgurante du nombre d’élèves chaque année et du manque de place pour les accueillir, la planification pour la construction d’établissements de 2012 se voit dépassée. De ce fait, le Canton de Vaud a prévu une nouvelle planification à court et moyen terme, laquelle comprend des travaux d’extension et de création de nouveaux gymnases, mais aussi l’ouverture d’écoles professionnelles afin de valoriser l’apprentissage.
Pour Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, «Les deux voies gymnasiale et professionnelle ne doivent jamais être mises en opposition. La voie de l’apprentissage a besoin d’être valorisée, compte tenu du risque de voir le nombre de places d’apprentissage diminuer.»
Françoise-Emmanuelle Nicolet, Présidente de l’Association vaudoise des maîtres de gymnase (AVMG) et Membre de SUD Éducation, s’énerve du temps que prennent les discussions entre les services responsables, respectivement la Direction générale de l’enseignement post-obligatoire (DGEP) et la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP). D’après elle, «Ils courent après l’urgence. Il n’y a plus assez de locaux pour accueillir les élèves. À chaque rentrée on déborde.»
Le Conseil des EPF en faveur d’un accord-cadre avec l’UE
Le Conseil des EPF est favorable à une signature de l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE), et encourage le Conseil fédéral à trouver avec cette dernière une solution capable de rallier la majorité au Parlement ainsi qu’en cas de votation populaire. Selon lui, sans accord, «l’incertitude risquerait d’être un poison pour le pôle scientifique suisse.» En effet, cet accord revêt une importance majeur pour le Conseil des EPF, car il lui permet d’accéder aux programmes-cadres européens de recherche (PCR) ainsi qu’à des professeurs émérites provenant de pays de l’UE.
De plus, il a également alloué les ressources fédérales aux institutions du Domaine des EPF pour l’année 2020, «atteignant actuellement un total de 2566 millions de francs», ainsi qu’adopté le compte rendu consolidé 2018.
Par ailleurs, celui-ci a accordé pour le personnel du Domaine des EPF la pleine compensation du renchérissement, et nommé Anna M. Hersperger en tant que nouvelle membre de la Direction de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 mars 2019
8Mar2019
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 mars 2019
7Mar2019
Politique des hautes écoles
Réaction «tardive» de l’Université de Saint-Gall
Suite au plan d’action proposant que tous les instituts fassent l’objet d’un examen des dépenses, Laura Bucher, Coprésidente du PS et des Verts à Saint-Gall, dénonce une réaction «tardive» de la Direction de l’Université de Saint-Gall et déclare que «Les problèmes ne sont pas nouveaux […] Le chef du Département de l’éducation n’a pas pris les mesures nécessaires. […] La Direction de l’université ne possède que peu d’influence et de contrôle […] Cela doit changer de toute urgence.»
En réponse, Stefan Kölliker, Responsable de l’éducation et Président du Conseil de l’Université de Saint-Gall, avance que «Le contrôle financier n’a relevé aucun incident particulier lors des audits précédents. Nous ne savions pas qu’il y avait des problèmes». À présent, il s’agit de «clarifier en profondeur les constatations du Département fédéral du contrôle des finances, d’en décider les conséquences et de les faire appliquer.»
Un rapport sur les effets potentiels du Plan S
Le 1er mars 2019, le rapport sur la Plan S de la société d’analyse Clarivate a été publié. D’après lui, sur les 3700 revues ayant publié au moins six articles – en 2017 – financés par le Plan S, 3200 ne figurent pas en libre accès, ce qui n’est pas conforme au Plan S.
De plus, Clarivate décrit comment le Plan S peut avoir un effet significatif sur les auteur·e·s, même dans les pays où les bailleur·euse·s de fonds ne l’ont pas signé. Ainsi, elle a identifié environs 40’000 articles publiés – en 2017 – impliquant diverses collaborations entre chercheur·euse·s européen·ne·s et du reste du monde. En effet, dans plusieurs universités américaines, plus de 15% des articles mentionnent le financement du Plan S.
Par ailleurs, l’éditeur londonien Springer Nature a lancé un projet pilote qui a permis à ResearchGate – site web de réseautage – d’afficher des articles de la revue Nature, dans leur intégralité et en libre accès. Dans un communiqué, ResearchGate dit «Espérer que l’expérience permettra d’accroître les collaborations entre scientifiques.»
«Loi contre le personnel enseignant»
La motion «Pour un accompagnement actuel et adapté du corps enseignant vaudois» déposée par Nicolas Croci-Torti, Député PLR, fait figure de rampe de lancement d’une loi d’exception contre le personnel enseignant. Considérant que les enseignant·e·s disposent de conditions de travail et de protection trop favorables, il en appelle à «la politique du siège éjectable (…) aux valeurs de la carotte et du bâton (…) et au renforcement du pouvoir entrepreneurial des directions en leur confiant les pouvoirs d’engagement et de licenciement.»
Selon Gilles Pierrehumbert, Président de la Société vaudoise des maîtr·esse·s secondaires et Secrétaire fédéral SUD, cette motion constitue «une attaque frontale contre les conditions de travail dans le secteur public vaudois». En cas d’aboutissement, ce projet pourrait conduire à «l’exclusion de la loi sur le personnel de l’État de Vaud de 20’000 salarié·e·s des secteurs hospitalier et enseignant, ce qui reviendrait à liquider cette loi à brève échéance.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 mars 2019
6Mar2019
Politique des hautes écoles
Plus de protection pour les animaux de laboratoire
Selon Hanno Würbel, Membre Département du bien-être animal de l’Université de Berne, «La Suisse est fière d’avoir la législation la plus stricte au monde en matière de protection des animaux. Mais la qualité scientifique, qui est une condition préalable à la justification éthique d’une expérimentation animale, n’est pas toujours correcte.»
Plusieurs scientifiques sont scandalisé·e·s par l’application plus stricte de la loi sur l’expérimentation animale. Adriano Aguzzi, Directeur de l’Institut de Pathologie de Zurich regrette que «De plus en plus d’obstacles bureaucratiques se dressent.»
Depuis février 2017, Richard Hahnloser, Chercheur à l’EPFZ, ne peut plus poursuivre ses expérimentations sur le cerveau d’animaux, pourtant selon lui, «C’est important pour comprendre les bases neurologiques de l’acquisition du langage chez les enfants.»
L’Université de Bâle reste à l’écart du projet européen
Afin d’être reconnues en tant qu’«Universités européennes» et recevoir un financement de l’UE pour l’enseignement, les quatre partenaires universitaires de l’Université de Bâle – Strasbourg, Karlsruhe, Fribourg et Mulhouse – se sont associés aux universités de Thessalonique, Amsterdam, Poznan et Vienne.
Malgré son statut de membre fondateur du Campus européen (Eucor), l’Université de Bâle reste à l’écart de ce projet car, ne faisant pas partie du programme Erasmus+, elle ne remplit pas la condition de participation. Venue de Strasbourg, l’initiative nommée European Partnership for an Innovative Campus Unifying Regions (EPICUR), rassemble les huit partenaires universitaires, sauf celle de Bâle.
Selon Matthias Geering, Porte-parole à l’Université de Bâle, «La vraie coopération concerne la recherche, et est aujourd’hui excellente au niveau d’Eucor dans la région du Haut-Rhin.»
L’Unil dans les médias
Université de Lausanne : Associations estudiantines empêchées de distribuer leurs tracts
Plusieurs associations de l’Université de Lausanne (UNIL) ont écrit une lettre à la Direction afin de dénoncer le zèle du Service de sécurité à leur encontre. Ce dernier les a récemment sommé de cesser leur distribution de tracts, avant de relever leur identité, leur confisquer le matériel distribué et de leur demander de quitter les lieux. D’après Vigen Kühni, Membre du Syndicat Sud Étudiant·e·s et Précaires, «C’est problématique, car la sécurité se fonde sur une réglementation qui n’existe pas pour empêcher notre distribution.»
En réponse, Benoît Frund, Vice-recteur en charge de la politique de durabilité et de la gestion et du développement du campus, avance que «Nous avons en effet été assez surpris et nous rencontrerons volontiers les signataires pour clarifier les choses». Bien qu’aucune directive existe pour empêcher la distribution de tracts, «Nous n’avons pas la volonté de contrôler, mais de vérifier ce qui se passe dans cette petite ville de 18’000 personnes (…) S’ils agissent, c’est que quelqu’un s’est plaint et qu’on les a appelés.»
Revue de presse UNIL 6 mars 2019
5Mar2019
Politique des hautes écoles
«L’Université [de Fribourg] a-t-elle perdu son nord humaniste?»
Plusieurs personnalités déplorent une «dérive» qu’illustrerait le virage pris par la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg (UNIFR), en direction d’un modèle académique américain fondé sur la croissance à tout prix, la concurrence effrénée et l’ignorance écologique. Selon Jean-Jacques Friboulet, Professeur émérite à l’UNIFR, «La faculté a affaibli ou abandonné six domaines qui lui donnaient de la chair interdisciplinaire et un pouls humaniste : l’environnement, la sociologie, l’économie régionale, l’histoire de la pensée, les institutions et l’éthique.»
Les professeur·e·s seraient également formaté·e·s en un «modèle type» comme le déplore Libero Zuppiroli, ancien Professeur de l’EPFL. Il souligne que le portrait du professeur·e modèle est «soucieux de recherche plus que d’enseignement, tout occupé à construire sa notoriété en publiant en globish, tandis que l’institution qui l’emploie courtise le capital privé pour croître.»
Libre accès : Aucun accord trouvé entre l’Université de Californie et Elsevier
L’Université de Californie (UC) a décidé d’annuler son abonnement à Elsevier suite aux mois de négociations sur sa politique de libre accès. Il s’agit de la première institution américaine à avoir complètement annulé son abonnement avec Elsevier, en raison des prix trop élevés suggérés. En effet, selon Jeffrey Mackie-Mason, Co-Président de l’équipe de négociation UC, «L’UC paierait environs 11 millions de dollars annuellement, et l’éditeur voudrait augmenter le coût d’environs 80% selon les calculs de l’institution. […] Les prix des revues scientifiques sont aujourd’hui si élevés qu’aucune université aux États-Unis – ni l’Université de Californie, ni Harvard, ni aucune institution – ne peut se permettre de s’abonner à toutes ces revues.»
Qui succèdera à Robert-Jan Smits, architecte du Plan S?
En février 2019, après huit ans, l’ancien directeur général en recherche et innovation à la Commission européenne, Robert-Jan Smits, est arrivé à terme de son mandat. À ce jour, ayant formulé et piloté le Plan S de libre accès aux publications scientifiques, il partage sa position quant au nouveau coordinateur qui prendra sa place disant « Je veux une personne passionnée. […] Je veux toutefois que l’Europe reste en tête dans ce domaine, de sorte que le nouvel envoyé, ou champion, soit également européen.»
Sans toutefois révéler les noms des potentiels successeurs, Robert-Jan Smits a mentionné que Carlos Moedas, Commissaire européen chargé de la recherche, et Jean Eric Paquet, son successeur au poste de Directeur général de la recherche de l’UE, prendraient la responsabilité de promouvoir le plan S pour la Commission européenne. «Tous deux ont promis d’intensifier leurs engagements et d’aller en tant qu’ambassadeurs du plan dans le monde entier.» Les exigences du Plan S devraient également être intégrées aux modalités des futures subventions de recherche de la Commission européenne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 mars 2019
4Mar2019
Politique des hautes écoles
«Time Machine» a été sélectionné par l’Europe
Le projet de l’EPFL a été sélectionné en tant que finaliste du programme de Technologies futures et émergentes (FET) par la Commission européenne, qui vient de lui attribuer un financement pour son développement. À présent, l’objectif serait de permettre à «Time Machine» de tenter d’obtenir des fonds à hauteur de 1.1 milliards de francs sur une décennie, à partir de 2020.
Gestion de dépenses: L’Université de Saint-Gall souhaite examiner tous les instituts
Suite à une affaire inculpant l’Université de Saint-Gall pour mauvaise gestion de dépenses, sa direction réagit en soumettant un plan d’action où tous les instituts seront soumis à un contrôle. Selon Thomas Bieger, Recteur de l’Université de Saint-Gall, «des mesures sévères telles que des sanctions et des discussions internes sont nécessaires.» À ce jour, un code de conduite serait en cours d’élaboration qui s’appliquera à tous les membres de l’Université de Saint-Gall et tous les professeur·e·s débutant·e·s seraient amenés à suivre un cours d’introduction. Par ailleurs, le bureau de médiation (« Ombudsstelle ») devrait être transformé en une institution indépendante, qui servira de point de contact pour des lanceurs d’alerte.
Université de Bâle: Interdiction d’études pour soupçons de terrorisme
Un homme de 27 ans d’origine irakienne, au casier judiciaire vide, est considéré comme une menace pour la sécurité par le Service de renseignement de la Confédération. L’Université a bloqué l’étudiant en pharmacie dans la poursuite de ses études. Le concerné dit vouloir «simplement avoir une vie normale» et regrette qu’on lui refuse le droit à l’éducation. D’autres universités ont déclaré qu’elles n’auraient pas opté pour la même décision que l’Université de Bâle dans ce cas.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 mars 2019
1Mar2019
Politique des hautes écoles
Genève: Une initiative «pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale» échoue
L’initiative «Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale» a été rejetée jeudi par 61 non et 20 abstentions par le Grand Conseil genevois. L’initiative a été partiellement invalidée, l’exécutif estime que l’article précisant que chaque membre de la commission cantonale sur l’expérimentation animale peut contrôler en tout temps et sans préavis une expérience ou un lieu détenant des animaux d’expérience est contraire au droit fédéral. Les députés ont aussi refusé de lui opposer un contre-projet.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er mars 2019
28Fév2019
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich lance «Bologne 2.0»
Suite au mécontentement de nombreux étudiant-e-s et professeur-e-s quant à la réforme de Bologne, la Faculté de philosophie de Zurich a annoncé que le projet «Bologne 2020» changerait fondamentalement l’enseignement avec moins d’examens, de nouveaux programmes de master et un programme simplifié, prévu pour le semestre d’automne 2019.
Malgré les propos positifs de Müller Nielaba, Doyenne des études à l’égard de cette réforme, les étudiant-e-s resteraient sceptiques. En effet, d’après Timothy Schürmann, Représentant de l’Association des étudiants de l’Université de Zurich, «Les standardisations effectuées par le passé ont souvent été désavantageuses pour les étudiant-e-s. Cela ne devrait donc pas être différent pour «Bologne 2.0» […] Par exemple, au sein de la Faculté de philosophie, il ne sera plus possible de rattraper un examen sans suivre à nouveau tout le module.» Et par ailleurs, il resterait incertain si la réforme permettait assez de flexibilité dans des études à temps partiel.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 février 2019
27Fév2019
Politique des hautes écoles
«Veuillez prendre des mesures, Monsieur le Président de l’EPFZ»
Suite aux affaires de harcèlement moral et sexuel qui ont pris place au sein de l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ), le journaliste Martin Sturzenegger préconise à son nouveau Président Joël Mesot de prendre des mesures plus efficaces contre l’abus de pouvoir. D’après lui, les mesures prises par l’EPFZ jusqu’ici manquent de courage. La campagne de respect pourrait même être contreproductive et donnerait l’illusion que la distribution de dépliants ou des cours obligatoires pour des professeur-e-s- allaient changer la situation. Il fallait arrêter de parler de quelques moutons noirs, pendant que le problème réel était structurel. Martin Sturzenegger estime que l’encadrement des thèses par plusieurs professeur-e-s serait plus efficace. Par ailleurs, il souhaite que le procédures d’enquêtes soient transparentes pour les deux parties et qu’une protection de dénociateur-e-s (« Whistleblower ») soit garantie. Et finalement, l’EPFZ devrait avoir le courage de licencier un-e professeur-e jugé coupable, pour finir sa carrière scientifique.
- conditions de travail
- harcèlement sexuel et sexisme
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Genève se doterait d’un centre de génomique médicale
Le 28 février 2019, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ouvriront un centre de génomique médicale. Ce dernier comprend une équipe pluridisciplinaire – composée de médecins, biologistes et généticien·ne·s – qui prendraient en charge des dossiers de maladies rares non diagnostiquées. Grâce à cette analyse, il est possible de poser des diagnostics plus rapidement et de proposer des thérapies personnalisées. Un espoir pour les patients atteints de maladies rares – 7% de la population suisse en souffre – ou qui souffrent de symptômes chroniques inexpliqués. Selon le professeur Marc Abramowicz, les HUG seraient le premier établissement hospitalier en Suisse à proposer ce nouveau modèle pour établir un diagnostic.
QS World University Ranking 2019
Selon le classement établi par QS World University Ranking, un institut britannique de conseil aux hautes écoles, la Suisse se place en 3e position des meilleurs systèmes de hautes écoles dans le monde. Elle n’est devancée que par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. [Par ailleurs, l’Unviersité de Lausanne reste globalement sur la 149ème place.]
L’Unil dans les médias
Et si les professeur-e-s allaient à l’école du climat ?
Plusieurs scientifiques de haut vol plaident pour que les enseignant-e-s dans le postobligatoire soient mieux formés à la durabilité. À cet effet, Dominique Bourg, Professeur à l’UNIL, Jacques Dubochet, Professeur émérite de l’UNIL, Sophie Watson, Chercheuse à l’UNIL, et Hervé Le Treut, Climatologue français, ont adressé un courrier à Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, disant que «La nécessité d’un enseignement informé, pertinent, performant et en symbiose avec l’évolution de la recherche nous apparaît ainsi plus que jamais indispensable. […] L’idée serait de créer un centre de ressources où une information scientifique fiable et pertinente serait accessible à tous les enseignants du canton.» Ce courrier ferait office de «piqure de rappel», en raison du manque d’attention qu’aurait reçu le projet de plateforme gérée par des enseignant-e-s, en partenariat avec la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’UNIL proposé, en 2018, à la Direction générale de l’enseignement post-obligatoire.e.
Revue de presse UNIL 27 février 2019
26Fév2019
Politique des hautes écoles
Les doctorant-e-s de Suisse réclament de meilleures conditions de travail
En Suisse, beaucoup de doctorant-e-s ne seraient pas satisfaits de leurs conditions de travail, qu’ils jugeraient néfastes pour la recherche et l’innovation. Leur organisation faitière Actionuni demande dans un papier de position davantage de contrats à durée indéterminée et une organisation compatible avec la vie de famille.
Selon Maximilien Stauber, Secrétaire général de l’association ACIDUL à l’Université de Lausanne, un réel problème de précarité financière et de l’emploi subsiste: «Nous voulons que davantage de postes avec des durées indéterminées soient ouverts et qu’un temps minimal soit réservé pour la recherche. Dans ces emplois, il y a aussi souvent des tâches administratives et d’enseignement. A Lausanne, le temps minimal pour la recherche est de 50%, la faîtière propose maintenant 60%.»
Face à une telle requête, Nouria Hernandez, Rectrice de l’Université de Lausanne, estime que «Le métier de la recherche est extrêmement dur, mais il me semble que la mission de l’université est avant tout de former les gens et pas de les employer pour faire de la recherche. […] Il faut se rendre compte qu’il y a beaucoup plus de chercheurs et d’étudiants qui veulent faire de la recherche que de postes stables.»
Maya Graf demande l’interdiction partielle de l’expérimentation animale
Une initiative parlementaire a été déposé par Maya Graf, Conseillère nationale (Verts) pour une interdiction partielle de l’expérimentation animale, qui portera sur les expériences qui provoquent des très grandes charges ou des douleurs importantes aux animaux. Pour rappel, une initiative populaire pour l’interdiction totale de l’expérimentation animale a été signée par plus de 122 000 personnes et sera déposée à Berne à mi-mars.
En effet, «une remise en cause est nécessaire», selon le Fonds national suisse. Ce dernier mesure depuis avril [2018], quelles demandes de financement incluent des modèles de test alternatifs «afin d’aiguiser la conscience des chercheur-e-s». «Ce sujet mérite des moyens substantiels et une meilleure visibilité», juge la Conseillère nationale Kathy Riklin (PDC).
Nouveaux cas de harcèlement et plagiats à l’Empa
Plusieurs incidents indiqueraient un climat de travail souvent« misérable » au sein de l’EPFZ. Récemment, les accusations touchent le laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) de Dübendorf. Un couple de professeur-e-s travaillant dans le même département a été accusé de harcèlement moral et de plagiat. Une enquête a été ouverte contre eux pour mauvaise conduite. Les procédures de l’Empa et de l’EPFZ sont très lentes et les plaignant-e-s regrettent qu’il ne s’agisse pas d’une enquête disciplinaire, nécessaire pour constater si un harcèlement a eu lieu.
Par ailleurs, les deux professeur-e-s accusés ont été appelé au Conseil suisse de la recherche du FNS en décembre 2018.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 février 2019
25Fév2019
Politique des hautes écoles
«Recherche: la Suisse parie sur les Britanniques»
Sans accord-cadre avec l’UE, la Suisse risquerait de ne pas bénéficier de plus de 100 milliards d’euros. Et selon Fritz Schiesser, Président du Conseil des EPF, «du point de vue de la formation et de la recherche, il n’y a probablement pas d’alternative à l’accord-cadre.»
Dès lors, plusieurs voix se montreraient en faveur d’une coopération avec la Grande-Bretagne plutôt qu’avec les membres de l’UE. Partant, d’après le Secrétariat d’État de Guy Parmelin, Chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, «nous allons sonder exactement où nous pouvons intensifier nos relations avec le Royaume-Uni. […] Ce n’est pas un substitut à une association avec Horizon, mais ce serait un complément solide.»
Cependant, les chercheur·euse·s suisses restent septiques à ce sujet, car comme le souligne Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique, «Sans la participation de la Suisse à Horizon Europe, celle-ci serait moins attrayante pour nombre de chercheur·euse·s.»
Les implications de Brexit sur les Hautes écoles suisses
Swissuniversities a publié une liste de «liens utiles» sur les implications de Brexit sur les instituts suisses d’éducation supérieure.
L’Université de Berne s’engagerait pour le programme Horizon Europe
La Suisse ne participe pas aux négociations du prochain programme de recherche de l’UE «Horizon Europe». Cependant, avec son réseau The Guild, l’Université de Berne exerce une influence dans cette phase. 18 universités font partie de ce réseau, et son Secrétaire général Jan Palmowski est récemment venu à Berne pour des discussions avec l’Université de Berne, le Fonds national suisse, les Académies suisses des sciences et swissuniversities.
Harcèlement sexuel : L’Université de Bâle admet ses lacunes
En réaction aux accusations de l’an dernier par une doctorante contre son directeur de thèse, l’Université de Bâle a décidé de prendre des mesures pour lutter contre le harcèlement sexuel. Matthias Geering, Porte-parole de l’Université de Bâle, confirme le lancement d’une procédure de révision du Règlement sur la protection contre le harcèlement sexuel, «parce que la procédure aurait révélé diverses lacunes existantes.» Il s’agirait d’accélérer les procédures judiciaires, et le rectorat considère également l’extension de la protection à des thèmes tels que le harcèlement moral et le racisme.
Le prix du libre accès en Allemagne
En Allemagne, Project Deal, un consortium de plus de 700 bibliothèques, universités et instituts de recherche a dévoilé un accord fait avec Wiley, une grande maison d’édition scientifique. L’idée de ce projet est de promouvoir l’édition en libre accès. L’accord donnera au consortium l’accès à plus de 1500 revues publiées par Wiley.
L’Allemagne paiera 2750 euros à Wiley par article publié, une somme qui semble élevée pour Leo Waaijers, défenseur du libre accès. En effet, il déclare que jusqu’ici «dans le cadre d’un accord similaire aux Pays-Bas, les chercheur·euse·s néerlandais·es ne payent que 1600 euros par papier à Wiley […] C’est le même procédé, le même produit, alors pourquoi une telle différence de prix?»
Avant d’être publique, la question du financement serait restée un certain temps secrète, ce qui poserait problème selon Leo Waaijers car «il s’agit de fonds publics. Et si d’autres pays signent des accords similaires et que les détails sont rendus publics, le jeu de la comparaison des prix peut commencer.» Ces pressions pourraient, selon les défenseurs du libre accès, amener à des réductions des frais de publication.
«Partager le savoir scientifique. Sans entrave.»
En complément à l’article publié dans la Neue Zürcher Zeitung, le vendredi 22.02.2019, le Président du Fonds national suisse a publié sa critique au sujet de la révision du droit d’auteur dans Le Temps.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 février 2019
22Fév2019
Politique des hautes écoles
Le libre accès est-il menacé par la réforme du droit d’auteur ?
Matthias Egger, Président du Conseil national de la recherche du FNS, se prononce sur la proposition de législation du droit d’auteur. Du point de vue du Conseil national de la recherche, cette dernière ne contient pas de dispositions «absolument centrales» sur le droit de la publication secondaire, essentielle pour encourager un libre accès à des résultats de recherche financés par des fonds publiques.
Des chercheurs appellent à soutenir la grève pour le climat du 15 mars
L’appel à la grève climatique mondiale du 15 mars signé par plus de 260 chercheurs, et publié en France, en Belgique et en Suisse par Le Temps le 21.02.2019, connaît un beau succès en ligne.
«L’EPFL tient un double discours sur l’écologie»
Des étudiants souhaitant sensibiliser à la grève pour le climat déplorent le manque de soutien de l’école. Ils souhaitent se servir des panneaux d’affichage pour faire passer leur message, distribuer des flyers, tenir un stand ou encore avoir accès à la liste d’adresse e-mails de tous les étudiants. L’EPFL dit ne pas vouloir créer un précédent.
L’EPFL pourrait se doter de sa propre police
La nouvelle loi sur les EPF pourrait donner aux agents de sécurité internes l’autorisation d’arrêter et d’interroger les contrevenants.
Abus de pouvoir aux hautes écoles
L’émission de la radio suisse-alémanique SRF souligne que le harcèlement moral, l’abus de pouvoir et la discrimination ne sont pas rares dans les hautes écoles suisses. Plusieurs doctorantes et une post-doc en témoignent.
La différence du niveau de pouvoir entre professeur-e-s et relève académique en serait la cause.
- carrière académique
- relève scientifique
- conciliation carrière académique – famille
- harcèlement moral – mobbying
Les dirigeants du Plan S résistent aux pressions en faveur d’une transition plus lente vers le libre accès
Selon la Times Higher Education, il est peu probable que les architectes du Plan S s’éloignent des délais stricts malgré la pression croissante pour une période de transition plus longue.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 février 2019
21Fév2019
Politique des hautes écoles
Naissance de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator
Le Conseil fédéral, le Canton et la ville de Genève donnent naissance à la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GSDA), dirigée par Peter Brabeck, ancien Patron de Nestlé, et Patrick Aebischer, l’ex-Président de l’EPFL. Sept autres membres seront recrutés dans l’univers de la science, de l’économie et des relations internationales. L’objectif de la fondation GSDA serait double, il s’agirait «d’identifier suffisamment tôt les thèmes émergents qui vont occuper la scène mondiale ces prochaines décennies», et éviter que les règles de gouvernance, par exemple sous la forme de conventions, qui devront encadrer ces thématiques ne soient établies ailleurs qu’à Genève. La liste des thèmes est longue et, comment l’avance Patrick Aebischer, «il s’agit de constituer un réseau capable de voir ce qui se fait dans les grands laboratoires et d’encadrer l’utilisation de ces innovations par une gouvernance appropriée. La Genève internationale est l’endroit idéal pour discute de cela. Il y a autour d’elle de grandes académies qui sont déjà en réseau.» Concernant le financement, la Confédération investirait un million par an pendant la phase pilote d’ici 2022, le Canton et la ville de Genève envisageraient 100’000 francs suisses. Ainsi, cette fondation devrait devenir l’un des principaux piliers où s’appuierait la «Genève Internationale 4.0».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 février 2019
20Fév2019
Politique des hautes écoles
Des progrès significatifs sur Horizon Europe s’imposeraient d’urgence
En vue du troisième trilogue sur Horizon Europe prévu le 21 février 2019, la Ligue de recherches universitaires européennes (LERU) souhaite rappeler les Co-législateur que le temps viendra bientôt à manquer. Ce retard pourrait engendrer que la conclusion de l’accord soit repoussée à l’automne 2019, voir à l’année prochaine. Les conséquences seraient désastreuses financièrement pour les pays membres ainsi que pour la Suisse. En effet, un tel retard pourrait engendrer un déficit de financement entre l’actuel et le prochain programme-cadre, et de cette manière, une diminution de l’intérêt que portent les meilleures chercheurs·euse·es qui iraient chercher leur financement ailleurs.
Au sujet des questions d’association au programme-cadre, LERU demande à la Commission européenne et les États membres de trouver une solution qui permettrait à la Grande-Bretagne et la Suisse d’y être complétement associés. À cet effet, Kurt Deketelaere, Président de LERU, souligne que «La Grande-Bretagne et la Suisse ne sont uniquement des partenaires forts et fiables dans le champ de la recherche et de l’innovation, ils font aussi indéniablement partie de l’Espace européen de la recherche. Pour cela, une future collaboration dans le champ de la recherche et de l’innovation entre les États membres de l’UE avec la Grande-Bretagne et la Suisse devrait être pleinement encouragée, et non pas entravée par le jeu politique.»
La recherche spécialisée serait-elle trop dépendante de la politique ?
D’après Silvio Borner, Professeur en économie à l’Université de Bâle, la spécialisation scientifique conduirait à la dépendance envers la politique. Elle courrait le risque de se voir appropriée par les organes étatiques ou des associations. Il prend comme exemple la recherche financée par des fonds publics dans les domaines du climat et de l’énergie, qui manquerait des voix critiques et parle d’un «scandale scientifique» et de «dogmatisme quasi-réligieux» qui auraient mené vers la Stratégie énergétique 2050.
Servan Grüniger, Président du «think tank» reatch («research and technology in Switzerland») estime qu’il n’appartiendrait pas à la science de critiquer des décisions politiques, pour autant qu’elles se reposeraient sur des bases scientifiques solides. Il serait par exemple erroné de souligner le manque de critique de la part de la climatologie concernant l’efficacité des mesures politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Cela relèverait de la compétence des économistes. Et si les parties ne sont toujours pas d’accord malgré un consensus scientifique – comme ce serait le cas sur le sujet du réchauffement climatique – cela ne serait pas un scandale scientifique mais un échec politique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 février 2019
19Fév2019
Politique des hautes écoles
Le projet de recherche « Time Machine » pourrait toucher un milliard d’euros
Parmi les six projets européens en lice, «Time Machine» de Frédéric Kaplan , Professeur à l’EPFL en Humanités numériques, pourrait se voir financé d’un milliard d’euros par le programme-cadre Horizon Europe. Time Machine, née sous le nom Venice Time Machine, est dédié au patrimoine documentaire de la ville italienne. Les méthodes et outils développés à l‘EPFL ont fini par convaincre bien d’autres villes européennes.
Devraient les HES disposer de plus de moyens pour la recherche ?
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, met en lumière l’importance de la recherche aux HES afin d’assurer un enseignement de qualité. Elle souligne qu’il «serait préférable que les professeurs HES disposent de beaucoup plus de moyens pour leur recherche car c’est ce qui leur importe le plus.»
Au sujet des ambitions futures de la HES-SO, elle dit penser à «la digitalisation […] mais surtout liée à la manière d’enseigner et d’apprendre. Le renforcement des liens entre la recherche et l’enseignement reste un autre sujet essentiel. Si les résultats de nos étudiants sont bons, c’est parce qu’ils sont formés aux pratiques les plus actuelles dans leur domaine.»
Par ailleurs, elle ne cache pas son soutien en faveur d’un accord-cadre avec l’UE «pas seulement pour des raisons financières, mais surtout parce que la dimension internationale est essentielle pour la réussite de la recherche et de la formation des HES. Plus généralement, un accord-cadre est essentiel pour le futur de nos jeunes qui bénéficient énormément de cette expérience internationale. Il serait dommageable pour eux et leurs futurs employeurs de perdre cet atout.»
«L’Université de Saint-Gall n’est pas un magasin en libre-service»
Le Parlement cantonal serait complètement remonté face aux chiffres reçus concernant les dépenses des employés de l’Université de Saint-Gall. L’urgence serait alors à la clarification des responsabilités ainsi qu’à l’instauration de mesures disciplinaires.
En 2017, le contrôle des dépenses et des factures a été effectué ponctuellement, ce qui aurait permis de découvrir un certain nombre d’anomalies. La liste de ces dernières comprend des voyages d’affaires, des vols effectués en première classe, et jusqu’à des paiements qui enfreignent directement le règlement.
Pour Beat Tinner, Chef du Parti Radical-démocratique de Saint-Gall, il s’agit là « d’une erreur collective de gestion.» Alors que pour Laura Bücher, Co-Présidente des Verts et du PS à Saint-Gall, «cela démontre que les règlements internes de l’Université de Saint-Gall sont incomplets et inadéquats, et dont le respect n’est pas systématiquement contrôlé, voir ne l’est pas du tout.»
Pour cela, depuis le début du mois de février, des mesures ont été prises afin d’intensifier le règlement ainsi que le contrôle des dépenses effectuées. Mais d’après Stefan Kölliker, Conseiller d’État UDC et Président du Conseil universitaire, «les mesures prises à ce jour ne suffisent pas.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 février 2019
18Fév2019
Politique des hautes écoles
«Nous devons former plus de médecins»
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, estime que plus de médecins devraient être formés, en collaboration avec l’Ecole Polytechnique de Zurich (EPFZ). Par ailleurs, ce dernier et le Président de l’EPFZ Joël Mesot estiment qu’une plus grande collaboration entre ces hautes écoles serait possible et favorable face à la compétition internationale.
Pas d’examens le jour de la grève des femmes
À l’aune du 14 juin prochain, la grève féministe se prépare partout dans le pays, et des mesures sont prises par les Hautes Écoles et Universités romandes afin d’éviter les désagréments survenus lors de la grève du climat. Dans le Canton de Vaud, la grève féministe du 14 juin 2019 est soutenue par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, mené par Cesla Amarelle, qui a demandé aux directeurs de l’école de ne pas prévoir d’examens écrits et oraux à cette date. Plusieurs institutions vaudoises telles que la Haute École pédagogique, la Haute École de santé et l’Université de Lausanne se sont également montrées favorables. Quant à la concrétisation de cette mesure d’exemption d’examens, celle-ci devra faire en fonction des contraintes organisationnelles existantes, comme celle de la disponibilité des grands auditoires. Les Ministres de l’éducation Monika Maire-Hefti (NE) et Martiel Courtet (JU) ont également demandé aux lycées, Hautes écoles et à l’Université de Neuchâtel d’exempter les étudiants d’examens ce jour de grève. A Genève, cette question reste ouverte.
Le cours de mise à niveau imposé par l’EPFL (MAN) a été jugé conforme à la loi
Les étudiants devant renoncer à l’entier de leur cursus, en raison d’un échec à l’examen de mise à niveau de l’EPFL (MAN) ne pourront plus faire valoir un manque de légalité de cette disposition : les arrêts publiés vendredi par le Tribunal administratif fédéral (TAF) stipulent que, «la loi sur les EPF prévoit que les deux écoles polytechniques de Lausanne et Zurich règlent elles-mêmes leurs formations. Ainsi, elles peuvent déterminer à quelles conditions un examen ou un cours est réussi.» Néanmoins, la procédure judiciaire n’est pas complètement achevée, celle-ci peut se voir encore poursuivie par un recours auprès du Tribunal fédéral.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 février 2019
15Fév2019
Politique des hautes écoles
Les nouvelles règles de l’UE imposent des restrictions à la publication ouverte des données de recherche
Le texte final de la mise à jour de la directive européenne sur l’information du secteur public montre que les députés n’ont pas réussi à exiger la publication de toutes les recherches financées par les fonds publics. Plutôt que d’être ouvertes par défaut, les données seront «aussi ouvertes que possible, aussi fermées que nécessaire».
À l’EPFL, les étudiants suisses réussissent moins bien
Il y a toujours plus d’étudiant-e-s étrangers-ères à l’EPFL et ils et elles y réussissent mieux que les Suiss-ess-es. C’est, en substance, le constat que l’on peut tirer de la réponse du Conseil d’État à l’interpellation du député UDC Thierry Dubois, qui s’inquiétait du sort des étudiant-e-s suisses à l’EPFL. Dans le détail, les détenteurs de la maturité fédérale représentent 43% des étudiant-e-s ayant réussi la 1re année l’an dernier, les 57% restant-e-s sont au bénéfice d’un titre secondaire européen. La raison d’une telle différence est due à l’admission plus sélective d’étudiant-e-s étrangers-ères, qui est basée sur la réussite scolaire.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 février 2019
14Fév2019
Politique des hautes écoles
Quelle est l’utilité de la participation suisse aux programmes européens pour la recherche ?
Selon l’auteur de l’article paru dans la Weltwoche, la non-participation aux programmes européeens pour la recherche «pourrait être une chance pour renforcer la capacité d’innovation et la compétitivité, car le pays ne suivra pas le chemin des autres pays». Par ailleurs, la capacité d’obtenir autant de fonds que possible serait vu par les «politiciens de la science» comme un signe de force, comme «indicateur de compétitivité». L’auteur critique le fait que les moyens obtenus sont vu comme un signe de succès : «cela montre que nous sommes arrivé dans un royaume de bureaucratie.» De même, les résultats des recherches seraient (comme dans le FNS) rarement en évalués. Il serait «plus populaire» de faire des pronostiques sur l’impact du programme Horizon 2020 sur le PIB et sur la création d’emplois, un impact qui est difficile à vérifier. D’ailleurs, les demandes de fonds seraient demanderaient trop de bureaucratie, ce qui serait inefficace et demanderaient trop d’effort. La décision sur ce qui est digne de financement serait prise dans des structures qui rappellent ceux des cartels. Dans le cas d’une exclusion de la Suisse, les chercheur·e·s auraient l’opportunité d’être plus autonomes et efficaces. Des coopérations internationaux seraient toujours possibles, seraient plus flexibles et la pensée non-conventionnelle aurait peut-être plus d’influence.