La Fondation Bertarelli a effectué mercredi un don de 10 millions de francs à l’EPFL. Une manière d’assurer la continuité avec l’école mais aussi de rendre plus agile le Campus Biotech à Genève et d’élargir son spectre d’intervention. Dans l’interview, Ernesto Bertarelli déclare que le Campus Biotech s’affiche désormais complet, avec plus de 800 chercheur·euse·s sur le site.
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Filtres des articles
11Mai2017
Politique des hautes écoles
Pour une différenciation des universités et des HES
Wolf Lindner, professeur en sciences politiques, se prononce en faveur de la conservation des différences entre hautes écoles spécialisées et universités.
10Mai2017
Politique des hautes écoles
Une jeune mère allaitante refoulée de la conférence
Une entrepreneuse a été invitée à un symposium s’étant tenu à l’Université de St-Gall et souhaitait y venir avec son enfant, qu’elle allaite. Les organisateur·rices ont refusé d’adapter les conditions de sa présence. Ils se sont par la suite excusés et réfléchissent à la mise en place d’un service de garde pour la prochaine édition.
Génération performance : seules les notes comptent
Selon un sondage réalisé par 20 minutes, 84% des élèves sondé·e·s (N=13545) considèrent qu’obtenir de bonnes notes est important. Les filles y accordent en moyenne plus d’importance et s’imposent plus de pression que les garçons. Pour Beat Zemp, président de l’association suisse des enseignant·e·s, «la jeunesse contemporaine est bien plus orientée vers la performance et la compétition que la génération des années 70.»
Le campus Biotech devient un centre européen d’analyse du génome
Un centre européen de l’analyse du génome verra le jour sur le Campus Biotech grâce à un don de 10 millions de francs de la Fondation Wilsdorf. L’objectif est de créer un pôle d’excellence dans le domaine de la santé personnalisée.
L’Université de St-Gall sous pression
Alors que l’EPFZ et les Universités de Bâle et Zürich avaient révoqué les activités de recherche et d’enseignement de l’historien Daniele Ganser, connu pour ses théories du complot concernant les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le fait que l’Université de St-Gall ne lui ait pas encore retiré sa charge de cours suscite l’incompréhension. Selon Hugo Stamm, journaliste spécialisé dans les théories du complot, la réputation de l’institution pourrait en souffrir.
9Mai2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich s’internationalise
L’Université de Zurich est devenue membre du réseau de hautes écoles « Universitas 21 » qui unit des universités de recherche du monde entier. Sa participation fait partie de la stratégie d’internationalisation, dit le Recteur Michael Hengartner
La stratégie du Conseil fédéral sur Erasmus+ fâche les universités
Les universités suisses s’opposent à la stratégie du Conseil fédéral sur le programme européen Erasmus+. Elles ne sont pas satisfaites de la solution transitoire que les autorités veulent pérenniser au moins jusqu’en 2021.
8Mai2017
Politique des hautes écoles
Réaction de scientifiques à l’élection d’Emmanuel Macron
Les scientifiques français·es sont soulagé·e·s de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle française. Mais même que la plupart de chercheurs·euses estiment que le Front National de Le Pen « menacerait la tolérance, l’ouverture et l’évidence », beaucoup ne sont pas convaincus que la recherche bénéficierait de la politique de Macron.
Entretien avec Luciana Vaccaro, directrice de la HES-SO
Le mandat de Luciana Vaccaro, à la tête de la HES-SO, a été reconfirmé pour les quatre prochaines années. Dans un entretien donné au Temps, elle présente ses réalisations et les objectifs pour les années à venir. Avec une augmentation des immatriculations en bachelor, elle estime que la HES-SO a gagné en visibilité et en crédibilité tout en parvenant à stabiliser la charge que représente cet accroissement. Par ailleurs, elle prendra la présidence de UAS4Europe, une association des hautes écoles spécialisées de divers pays européens, afin de rendre la HES-SO plus présente sur la scène internationale. Elle veut aussi continuer à innover et à adapter les filières aux nouveaux métiers qui vont émerger face à la numérisation de la société.
L’ASIN lancera bien une initiative sur la libre circulation des personnes
L’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) a chargé samedi à Berne son comité d’élaborer, de concert avec l’UDC, une initiative contre la libre circulation des personnes, trois variantes étant envisagées. La récolte de signatures devrait débuter dans la deuxième moitié de l’année.
Par ailleurs, l’hebdomadaire alémanique Schweiz am Sonntag tire un bilan de la libre circulation avec l’Union européenne dix ans après son introduction en 2007.
Université de Bâle : un programme pour lutter contre le plafond de verre
Afin de lutter contre le plafond de verre, l’Université de Bâle a développé Stay on Track, un programme de soutien pour les chercheuses post-doc revenant d’un congé maternité. Le projet vise à libérer les chercheuses de certaines obligations académiques, par exemple l’enseignement, afin qu’elles puissent se concentrer sur leurs recherches pour un certain temps. Pour Eva Kuhn, chercheuse bénéficiaire de Stay on Track, un tel soutien est crucial pour garantir la prochaine génération de chercheuses et la qualité de leur travail. Le vice-président de l’Université Edwin Constable estime que le programme « est un très bon modèle de soutien aux chercheuses émérites dans leur carrière académique et devrait être adopté au niveau national. »
6Mai2017
Politique des hautes écoles
Pour une revalorisation des médecins de famille
Johann Steurer, professeur de médecine à l’Université de Zurich et représentant du réseau de formation en médecine humaine, regrette que les médecins de famille ne soient pas mieux considéré·e·s dans le système de santé. Les 100 millions alloués par la Confédération pour augmenter le nombre de places de formation en médecine ne résoudront selon lui pas le manque de médecins de famille. D’autres solutions seraient plus à même de pallier le problème, notamment de rendre la médecine généraliste plus attractive à travers une augmentation des revenus des médecins généralistes, ou, à l’instar de l’Allemagne, d’attribuer une place à une personne ne remplissant pas les conditions du numerus clausus à la condition qu’elle s’engage à être médecin de campagne pendant 10 ans.
5Mai2017
Politique des hautes écoles
Le niveau d’orthographe est en baisse
Le niveau d’orthographe des gymnasien·ne·s allemand·e·s s’est fortement détérioré ces dernières années, estiment 60% d’enseignant·e·s dans une enquête menée par l’Université de Zurich. Pour le doyen de la Faculté de droit de l’Université de Berne, ne pas maîtriser les bases de grammaire et d’orthographe est une « perte de compétences dramatique » et peut lourdement désavantager les étudiant·e·s.
4Mai2017
Politique des hautes écoles
Scandale autour d’une étude
Une étude de chercheur·se·s suédois·es a été retirée du journal Science sous les accusations de fraude scientifique.
Bâle-campagne : initiative sur la formation des enseignant·e·s du secondaire
Le canton de Bâle-campagne se prononcera le 21 mai sur une initiative concernant la formation des enseignant·e·s du secondaire. Soutenue par aucun parti politique à l’exception des Verts, l’initiative vise à ce que les postes d’enseignement à durée indéterminée dans le secondaire ne soient pourvus que par des enseignant·e·s titulaires d’un diplôme universitaire, celles et ceux au bénéfice d’une formation dans une HEP n’ayant ainsi plus accès qu’à des places à durée déterminée. Selon les défenseur·se·s de l’initiative, cette modification permettra d’offrir un enseignement de meilleure qualité pour les élèves du secondaire.
Sur la diversité linguistique dans les sciences
Des critiques émergent contre la tendance à l’anglicisation de la recherche scientifique, qui porterait comme dangers l’appauvrissement cognitif et la perte d’identité culturelle. Antonio Loprieno, ancien recteur de l’Université de Bâle, nuance de telles critiques en n’opposant pas aussi fondamentalement l’anglais et les autres langues régionales. Le contexte actuel de communication dans la science et dans d’autres domaines est en effet marqué par la distinction entre une langue commune, qui suit des standards linguistiques dépassant les frontières et mêlant les cultures, et des dialectes à la résonance communicative limitée mais qui reflètent mieux les valeurs sociétales ancrées localement. Plutôt que de considérer que cette distinction produit une lutte entre deux parties, Antonio Loprieno propose de voir le passage de l’une à l’autre, et inversement, comme l’effet d’une « main invisible ». Si l’anglais permet d’être plus visible à l’international, il est important de préserver les langues nationales dans les universités afin de répondre à des besoins locaux en connaissances scientifiques. Le global n’étant pas plus important ou témoin d’une plus grande qualité que le local, il n’existe ainsi « pas de conflit entre l’anglais et les autres langues culturelles, mais seulement des horizons de répercussions différents, dont la délimitation est transformée en continu. »
3Mai2017
Politique des hautes écoles
« Academic pensions ‘should be invested in university spin-offs’ »
Le président de l’Université de Maastricht estime que les fonds de pension universitaires devraient davantage s’investir dans les entreprises dérivées des universités susceptibles à dégager des bénéfices à long terme pour la société. Ces fonds auraient un rôle essentiel pour établir un effet « triple helix » entre universités, le secteur privé et le gouvernement régional. Ce type d’investissement pourrait adresser les préoccupations éthiques croissantes concernant les actifs détenus par les caisses de retraites universitaires. Des activistes en Grande-Bretagne ont demandé à la plus grande caisse de pensions universitaire, qui contrôle 50 milliard de livres, à déinvestir aux entreprises de la défense, aux entreprises pétrolières et à l’industrie du tabac, où elle détient d’importantes participations.
Les métiers de santé en transformation
La rigidité des catégories professionnelles dans le domaine médical ne correspond pas à la complexité du système de santé et à la diversité de ses acteur·rice·s. Andreas Gerber-Grote, directeur du département de la santé de la HES de Zurich, propose de développer l’interprofessionnalité et d’assouplir les frontières entre les métiers de la santé. Certaines formations complémentaires qui s’adressent à des membres de professions différentes existent déjà, et permettent de partager les connaissances.
2Mai2017
Politique des hautes écoles
La Football Business Academy ouvre ses portes à Genève
Sur l’importance des échecs
Un jeu vidéo pour faire avancer la recherche scientifique
Un cruel manque d’infirmières
Retour positif pour Horizon 2020
Dans le cadre d’une évaluation intermédiaire de Horizon 2020, la Commission européenne a publié les résultats d’une consultation publique. Parmi les 3’500 réponses d’un sondage en ligne, 94% disent que le programme favorise la recherche excellente dans une certaine meure. Le public a également été sondé sur la pertinence, l’efficacité, l’efficience et la valeur ajoutée du programme Horizon 2020. Les sondés académiques regrettent « à l’unanimité » le virage vers l’innovation. La moitié des sondés d’autorités publiques estiment que la recherche fondamentale devrait être mieux soutenue, et seulement une personne parmi eux a plaidé avec détermination pour un plus fort appui des sciences appliqués.
Pour plus de open data dans les études d’impact environnemental
Des chercheur·se·s canadien·ne·s e plaident pour que les données utilisées dans les études d’impact environnemental puissent être librement disponibles. Les études informant la prise de décision de politiques publiques sont en général disponibles pour le public, mais leur méthodologie et leurs données restent très peu transparentes. La confiance publique envers les évaluations d’impact environnemental pourrait de plus être renforcée si les procédés de recherche étaient rendus plus transparents.
L’Unil dans les médias
« Il y a deux révolutionnaires à la tête de l’UNIL et de l’EPFL
1Mai2017
Politique des hautes écoles
Appel public d’instituts publics de recherche français à voter contre Marine Le Pen
Pour la première fois, les dirigeant·e·s de neuf organismes publics majeurs de recherche français ont lancé la semaine passée un appel à voter contre la candidate du Front national Marine Le Pen à la présidentielle française. Ils considèrent la présence de l’extrême droite au deuxième tour de l’élection présidentielle comme un « terrible danger » pour la recherche française.
Les universités face à la « rankingmania »
Depuis quelques années, les classements des universités se sont multipliés. Dans certains pays, ils sont désormais pris en compte lors de l’octroi de financements ou la mise en place de politiques publiques liées au renforcement de la visibilité des institutions nationales à l’international.
Recteur de l’Université de Zurich et président du réseau Swissuniversities, Michael Hengartner estime que « les rankings sont devenus un véritable marché. Il est difficile de les ignorer, mais il ne faut pas non plus se laisser diriger par eux. » Rédacteur responsable des classements pour le magazine britannique Times Higher Education, l’une des références en la matière, Phil Baty défend le système : « En plus de fournir des indicateurs aux responsables académiques et aux politiques, les classements permettent de fournir un outil de comparaison aux étudiants pour la mobilité internationale. » Il réfute l’idée qu’il en existerait trop : si certains des classements récemment apparus comportent de nombreux défauts, leur prolifération reflète la multiplicité des modèles d’excellence pour l’éducation supérieure.
Les EPF passent la barre des 30’000 étudiants
La barre des 30’000 étudiant·e·s et doctorant·e·s a été dépassée pour la première fois en 2016 dans les deux EPF de Zurich et Lausanne, soit 3,4% de plus que l’année précédente. Les deux EPF ont par ailleurs enregistré en 2016 la création de 50 entreprises (48 spin-off en 2015) et le dépôt de 230 brevets (219).
Fribourg, pôle tessinois en Romandie
Avec 11% de ses étudiant·e·s provenant du Tessin, l’Université de Fribourg détient la réputation de pôle tessinois en Romandie.
28Avr2017
Politique des hautes écoles
Les start-up suisses de l’éducation possèdent leur premier incubateur
Inauguré jeudi, un incubateur situé dans l’Innovation Park de l’EPFL accueillera une trentaine de start-up actives dans les nouvelles technologies de l’éducation. Les plates-formes d’éducation digitale constituent un marché en pleine croissance, dont les investissements devraient dépasser les 250 milliards de francs dans le monde en 2020.
Pétition pour la réintégration au programme Erasmus+
La Suisse ne devrait pas réintégrer Erasmus+ avant 2021. Une pétition a été lancée par des organisations étudiantes et les jeunesses de partis pour tenter de préserver le programme de mobilité. Martina Weiss, la secrétaire générale de swissuniversities, a déclaré que la Suisse devait impérativement être pleinement réassociée en 2021 au plus tard, quand le programme succédant à Erasmus+ entrera en vigueur. Dans l’éditorial du St.Galler Tagblatt, on regrette que le Conseil fédéral n’ait pas essayé de trouver un compromis avec l’Union européenne sur le montant du financement nécessaire, la participation à Erasmus, telle celle à Horizon 2020, contribuant à ce que la place de formation suisse reste connectée au réseau européen.
27Avr2017
Politique des hautes écoles
La Suisse ne réintégrera pas le programme Erasmus+ avant 2021
« La Suisse ne devrait pas réintégrer le programme européen d’encouragement de la mobilité des étudiants Erasmus+ avant 2021. Le Conseil fédéral propose au Parlement d’en rester à la solution nationale. »
Subventions pour les hôpitaux universitaires en question
Mauro Dell’Ambrogio, Secrétaire d’Etat à la formation, remet en question les 530 millions de francs que les Universités de Bâle, Berne, Lausanne et Zurich versent aux hôpitaux universitaires cantonaux respectifs (180 millions pour le CHUV) comme compensations pour la formation de base que ces derniers fournissent aux futurs médecins. Ces 530 millions correspondent à 85% des contributions annuelles de la Confédération aux universités et sont absorbés par les hôpitaux cantonaux pour 700 diplômes délivrés annuellement – seulement 4% de tous les diplômes universitaires. Cas particulier dans le système de formation, les coûts de la formation pratique des médecins sont donc assumés par les universités (les tribunaux n’exigeant par exemple pas d’être remboursés pour les stages des futur·e·s juristes). Alors que la formation pour la médecine humaine est extrêmement onéreuse et les places d’études limitées, Mauro Dell’Ambrogio espère que le nouveau programme de financement fédéral pour la médecine pourra changer la situation actuelle, puisque la formation de certains cursus sera désormais étalée sur plusieurs cantons.
Une association féministe écharpe le Bal HEC
L’Association féministe de l’Université de Lausanne (AFU) est scandalisée par le thème « Masaï Mara » du Bal HEC, qu’elle juge raciste.
Pour une science incorruptible
Konrad Paul Liessmann, professeur de philosophie et d’éthique à l’Université de Vienne, discute de la Marche pour la Science : s’il est nécessaire de défendre la science contre les attaques de Trump ou d’Orbán, la liberté dans la recherche est compromise depuis bien longtemps et pour des raisons plus essentielles. Liessmann dénonce l’importance croissante des fonds tiers dans la recherche sous contrat, le jugement de l’excellence à partir des indicateurs bibliométriques, l’alignement de la recherche sur le marché américain de la science, les conditions de travail précaires de la relève académique, le « corset enchaînant » du système de Bologne, qui étouffe tout esprit de liberté dans la recherche ou l’enseignement, ou encore l’avènement du discours du politiquement correct qui règnerait dans les sciences sociales et humaines.
Le manque de confiance envers la science ne serait ainsi pas seulement le produit d’un manque d’éducation des amateurs·rices des théories du complot, mais la conséquence de la perception que la science peut être malléable dans certains domaines sensibles de la politique et de l’économie. Selon lui, regagner la confiance ne peut passer que par une pratique scientifique capable de débattre de controverses ouvertes de manière indépendante et incorruptible.
Bras de fer entre Bruxelles et Budapest
La Commission européenne a lancé une procédure d’infraction, qui pourrait se terminer devant la Cour de justice de l’UE et se solder par de lourdes sanctions financières, contre la nouvelle loi hongroise sur les universités Cette dernière compromettrait l’existence de la Central European University, liée aux Etats-Unis, en exigeant d’elle une série de conditions à remplir sous menace de retirer sa licence d’exploitation. Son recteur, Michael Ignatieff, critique vivement cette loi, qu’il considère comme « une stratégie visant à fermer une institution libre ».
26Avr2017
Politique des hautes écoles
Les universités d’élite européennes refusent les étudiant·e·s suisses
La solution transitoire pour le programme Erasmus+ pourrait être prolongée jusqu’à 2020, le Conseiller fédéral à la formation Johann Schneider Ammann estimant qu’elle répond presque aux mêmes exigences tout en représentant près de la moitié des coûts de la pleine participation à Erasmus. Les étudiant·e·s suisses n’ont cependant plus accès à certaines universités prestigieuses, comme Cambridge ou Madrid. Pour Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, la prolongation du statu quo peut être problématique : « Sans une coopération avec les universités d’élite européennes, les hautes écoles suisses perdent peu à peu en visibilité ».
Martin Fischer, le porte-parole du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), nuance la situation : « Toute une série d’indicateurs démontre que l’intérêt international est toujours aussi grand qu’auparavant pour nos institutions et leurs prestations dans l’enseignement et la recherche. »
La discrétion devrait être de mise dans les universités
Dans un courrier des lecteurs, Jean-François Emmenegger [de l’Université de Fribourg] défend la discrétion lors du financement de chaires professorales par des fonds tiers. Selon lui, les industries qui financent ces postes attestent la qualité de recherche et d’enseignement d’une université. Il ne serait pas nécessaire d’en assurer la transparence, l’économie n’ayant pas de mauvaise influence sur la bonne marche de l’université.
La couverture médiatique de la Marche pour la Science
Le magazine Science a analysé les articles de presse au sujet du « March for science ». Les médias en ont beaucoup parlé aux Etats-Unis, où il y avait le plus grand nombre de participants. La plupart des échos étaient positifs, mais Fox News et CNN ont donné la parole à un climatosceptique de l’Université de Princeton, qui a critiqué le fait que la manifestation se focalisait entre autres sur le changement climatique. « Well, most of the don’t know any science. It’s sort of a religious belief for them. » Ces émissions ont été critiquées ensuite pour avoir donné la parole à un sceptique du changement climatique et non aux « 97 ou 98 » scientifiques qui estiment que ce phénomène est réel. En Grande-Bretagne, la BBC reporte une « celebration of science amid fears research is under threat from a ‘post-truth’ age and Brexit ». Certains articles ont également repris une affaire de l’année passée, où un politicien a attaqué les économistes pendant la campagne pro-Brexit : « People have had enough of experts ». En France, les médias étaient occupés par des sujets d’actualité plus pressante, mais le Monde a couvert ce sujet avec deux articles. L’article de Science conclut que la marche a été un succès grâce aux pancartes qui reflètent la créativité et l’humour des participants, antidotes à la peur des sciences.
Royaume-Uni : mise en garde contre l’émigration des scientifiques européens
Des parlementaires britanniques ont mis en garde contre une potentielle émigration de scientifiques européen·ne·s hautement qualifié·e·s en raison du Brexit.
L’Unil dans les médias
L’austérité tessinoise touche une unité de l’UNIL
Le Tessin, en recherche d’économies, pourrait renoncer à financer l’Observatoire de la vie politique régionale à l’UNIL, qui dépend en grande partie de ce financement.
25Avr2017
Politique des hautes écoles
Crowdfunding de la recherche scientifique
La plateforme de financement participatif « we made it » contient maintenant un site appelé « science booster », qui permet de chercher du financement de projets de recherches. Ceci serait surtout avantageux pour des chercheurs encore peu connus, qui n’auraient que peu de chances d’obtenir des fonds du FNS, « trop bureaucratique et peu innovateur ». En moyenne, les projets de recherches génèrent environ 4000 Dollars sur de tels sites de crowdfunding. Les fonds de recherche du FNS sont normalement plus importants, mais demandent également une évaluation par des pairs et d’autres mécanismes de contrôle.
La représentation des intérêts des animaux dans l’expérimentation animale
A l’occasion de la décision du Tribunal administratif de Zurich de permettre l’expérimentation sur des singes rhésus, l’auteur Tages-Anzeiger demande une meilleure représentation des intérêts des animaux. Actuellement, sept sur onze membres de la Commission pour l’expérimentation animale sont des personnes proposées par les rectorats de l’Université et l’ETH de Zurich. Seuls trois membres sont de la protection animale et ces derniers ne peuvent pas représenter les droits des animaux en question au niveau fédéral. L’auteur propose notamment trois solutions. La première est la plus radicale : L’interdiction de toute expérimentation stressante sur des primates. Une motion de ce sens est en cours, le Conseil fédéral avait cependant recommandé son refus. La deuxième suggestion esi une composition « plus correcte » de la Commission pour l’expérimentation animale. La troisième solution serait le droit de recours des organisations de protection animale au niveau national.
L’Unil dans les médias
Le Tessin met en péril l’Observatoire de la vie politique régionale de l’UNIL
L’Observatoire de la vie politique régionale (OVPR) de l’Université de Lausanne pourrait disparaître dès 2019. Le canton du Tessin, qui le finance en partie, envisage de supprimer sa participation.
24Avr2017
Politique des hautes écoles
Marketing des hautes écoles suisses
Dans la compétition internationale pour les étudiants les plus talentueux et les professeurs le plus renommés, les universités investissent de plus en plus de moyens dans le marketing. L’ETH de Zurich et l’Université de Saint-Gall (HSG) estiment que pour rester compétitif, il est nécessaire d’être présent dans les médias internationaux.
Pour Jürg Roggenbauch, porte parole de la HSG, une bonne visibilité est garantie quand il y a des bons experts qui sont attractifs pour les journalistes à la recherche de sujets pertinents. Le HSG mandate alors depuis des années une agence PR avec des sièges à Londres, Vienne et Francfort. Cette agence met les experts en contact avec des médias germanophones « culturellement proches », mais également avec des médias anglophones. L’ETH et la HSG forment les conférenciers dans le passage à la radio ou à la télévision. La HSG a même mis en place un studio de télévision, qui permet des interviews télévisés en direct.
L’ETH organise plutôt des événements à l’étranger à des endroits stratégiques, comme sur les côtes des Etats-Unis ou en Asie, en invitant la presse. L’EPFL n’a pas engagée une agence PR, mais entretient toutefois un bon réseau. Elle travaille étroitement avec Swissnex, ce qui facilite la mise en contact entre journalistes et chercheur·e·s.
Section suisse de Scholars at Risk
Une section suisse de l’organisation Scholars at Risk, qui défend les chercheurs·euses menacé·e·s dans le monde, a été créée. Ses fonds proviennent de dons, la Confédération ne participant pas au projet. Olivier Vincent, responsable des relations internationales de l’Université de Genève et membre de Scholars at Risk, veut créer des chaires professorales spécifiquement pour les scientifiques persécuté·e·s dans leur pays d’origine. Engim Sustam, qui a fui la Turquie et est désormais chercheur à l’UNIGE, appelle à la création d’un fonds pour les scientifiques, non seulement de Turquie, mais du monde entier, devant fuir leur pays pour des raisons politiques.
Associer études et sport de haut niveau
Presque un·e athlète suisse sur deux qui a participé aux Jeux olympiques de Londres en 2012 était immatriculé·e dans une haute école. La coordination du sport de haut niveau et des études est un défi. « Les sportifs d’élite devraient pouvoir suivre un cursus normal. Cependant, ils ont parfois besoin d’aménagements spéciaux, par exemple la possibilité de repousser des examens ou de prolonger la durée des études », explique la cheffe des sports universitaires à l’Université de Bâle. Cette alma mater exprime sa reconnaissance envers les sports avec un prix annuel pour le ou la meilleur·e athlète de l’année, décerné pendant le dies academicus.
Une pleine réassociation à Erasmus+ «pas réaliste» avant 2020
Envisager une pleine association au programme Erasmus+ avant 2020 n’est pas réaliste, affirme le secrétaire d’Etat à la formation Mauro Dell’Ambrogio. Le parlement devrait non seulement voter un nouveau crédit, mais toutes les structures existant précédemment devraient également être reconstruites. Le Conseiller fédéral à l’économie et la formation Johann Schneider-Ammann estime que les exigences financières de l’Union européenne sont trop élevées et que la Suisse a actuellement un programme de substitution quasiment équivalent.
Pour Matthias Aebischer, conseiller national PS et membre de la commission à la formation, une prolongation de l’exclusion comporte cependant des risques à long terme, en particulier que les hautes écoles perdent de l’influence et que les étudiant·e·s suisses soient désavantagé·e·s. Le programme qui fera suite à Erasmus+ en 2021 reste la dernière option, pour laquelle des parlementaires se mobiliseront si la Confédération devait encore ajourner la pleine réassociation de la Suisse à Erasmus.
Nouveau conseil à l’Université de Neuchâtel
Le conseiller aux Etats Didier Berberat, jusqu’ici vice-président, est le nouveau président du conseil de l’Université de Neuchâtel. Plus resserré – neuf membres au lieu de 19 précédemment, tou·te·s nouveaux·elles venu·e·s à l’exception de Didier Berberat –, celui-ci se voit attribuer de nouvelles compétences avec la loi entrée en vigueur le 1er janvier dernier, qui donne plus d’autonomie à l’université.
En colère, la science se défend
De nombreuses marches pour la science ont eu lieu dans plus de 500 villes du monde samedi ; à Genève, 600 personnes se sont réunies. Les initiateurs du mouvement né sur Internet entendaient célébrer le rôle de la science dans la société et rappeler les fondements de la démarche scientifique. En Suisse, les organisateurs n’ont pas insisté sur les récentes coupes budgétaires aux États-Unis ou les freins à la mobilité scientifique, afin que la marche ne soit pas perçue comme une manifestation partisane.
Soutenant le principe de la mobilisation, Nouria Hernandez, rectrice de l’Unil, affirme que « certains faits sont largement établis ; les nier, c’est remettre en cause le principe même d’une poursuite de la vérité. Et quand cela provient du dirigeant d’une des principales puissances mondiales, c’est grave ». Pour d’autres, « la marche est une mauvaise idée. Elle menace de discréditer la nature objective de la recherche scientifique, qui est si cruciale à son identité », écrit ainsi Arthur W. Lambert, un chercheur américain.
21Avr2017
Politique des hautes écoles
L’expérimentation animale sur les singes a été autorisée à Zurich
Le Tribunal administratif du canton de Zurich a avalisé les expérimentations sur deux singes dans le cadre d’une recherche en neurosciences à l’Université de Zurich et à l’EPFZ. La Commission cantonale sur les expérimentations animales avait déjà autorisé en 2014 ces expérimentations, mais les défenseurs·euses des animaux avaient fait recours. Ces derniers estiment par ailleurs qu’étant peu nombreux au sein de la Commission, ils sont désavantagés.
Les chercheurs défendent la science indépendante des intérêts partisans
Une marche pour la science aura lieu demain à Genève et dans plus de 500 villes du monde. Le mouvement est parti des États-Unis avec l’objectif de protester contre plusieurs décisions de la nouvelle administration, mais c’est désormais plus généralement pour rappeler le rôle primordial de la science et contester sa décrédibilisation à des fins politiques que des scientifiques et des citoyen·ne·s du monde entier y participeront.
Pour Jean-Jacques Aubert, professeur à Neuchâtel et président de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales, la tendance du monde politique à ignorer certains faits scientifiques existe déjà en Suisse, par exemple concernant la persistance, malgré des études statistiques, de l’idée selon laquelle les titulaires d’un diplôme en sciences sociales ou humaines se retrouvent au chômage après leurs études.
20Avr2017
Politique des hautes écoles
Censure à l’Université de Fribourg ?
Depuis fin 2015, l’Université de Fribourg bloque l’accès à des sites web « de certaines catégories » (pornographie, malware, téléchargements « peer-to-peer », phishing, contenu appelant à la violence et sites webs permettant de surfer anonymement). Si la rectrice parle de mesure de sécurité, un étudiant en droit estime qu’il s’agit de censure : « Ce n’est pas la mission de l’université de tenir ses étudiants et collaborateurs en tutelle ». L’EPFL a également restreint l’’accès à certains sites web, mais seulement ceux au « contenu dangereux », contenant par exemple des virus.
Les infirmières à l’épreuve des responsabilités
Le manque de personnel soignant peut, selon l’article, être combattu par des mesures propres à la profession. Un tiers du personnel infirmier en dessous de 35 ans et 56% des plus de 50 ans n’exercent plus leur profession. La fidélisation est un problème ainsi que le niveau des salaires. Selon un sondage de l’Observatoire suisse de la santé, le niveau de satisfaction des infirmières est le plus faible à propos du salaire, de la charge de travail, de la flexibilité des horaires, des possibilités d’évolution dans l’institution et de la participation aux décisions.
L’Association suisses des infirmiers·ères a lancé une initiative populaire qui demande que le personne soignant ait davantage de responsabilités. Elle demande de distinguer les prestations de soins fournies par les infirmières de celles que doivent prescrire les médecins. Ceci rendrait le système « plus efficace ».
La science pour la vie démocratique
La « politique basée sur l’évidence » est censée rendre l’action des pouvoirs politiques plus efficace et performante. Les faits scientifiquement obtenus complètent la politique et améliorent la qualité des discours politiques. Ils rendent les discours non seulement plus informatifs, mais également meilleurs, car les participants reviennent plus souvent aux arguments de leurs opposants et appuient plus leur argumentation sur le bien commun. Les positions ne sont donc pas formulées par intérêt personnel mais s’orientent plutôt aux défavorisés et au bénéfice du plus grand nombre de personnes.
Les scientifiques ont le potentiel d’amener des connaissances aux débats, de partager leurs résultats avec les citoyens et ainsi de créer un débat de bonne qualité. Ce potentiel est, selon les auteur·e·s, en grande partie inutilisé, les scientifiques étant fortement sous-représentés dans les débats politiques. La « March for Science » à Genève aurait comme objectif d’attirer l’attention sur l’importance de l’accès public à des connaissances pour la liberté et prospérité des gens. Alors que les faits alternatifs se répandent aux États-Unis et que la meilleure université hongroise est fermé à cause de son indépendance vis-à-vis du gouvernement, une manifestation est nécessaire.
19Avr2017
Politique des hautes écoles
La CTI est sous le feu de critiques
Le bilan de 2014 de la Commission pour la technologie et l’Innovation (CTI) était mitigé : Un rapport liste notamment des conflits d’intérêts dans la distribution d’argent, des conflits entre personnes, des limites floues entre les compétences de la présidence et de la direction, des coûts administratifs relativement élevés et la dépendance à l’égard de certains spécialistes. Le Conseil fédéral a réagi avec une réorganisation de la CTI dans une institution publique nommée à partir de 2018 Innosuisse, qui aura une délimitation plus claire entre des tâches stratégiques et opératives du parlement. Une étude récente se base entre autres sur un sondage de 1500 entreprises et partenaires de recherches et estime que l’effet d’aubaine (donc les moyens publics sans effet) s’élève de 40% à 60%.
Scientists, Stop Thinking Explaining Science Will Fix Things
À l’occasion de la March for Science, il est important que l’autorité scientifique ne soit pas perçue comme une autre forme d’élitisme de gauche. L’auteur de l’article estime que des scientifiques pourraient, au lieu de sermonner, communiquer différemment avec le grand public. Plutôt que se contenter d’expliquer pourquoi certaines théories populaires sur la vaccination ou le réchauffement climatique sont fausses, la communication scientifique devrait appeler aux émotions et aux valeurs du public, expliquer pourquoi la recherche est importante pour l’auteur·e personnellement et essayer de gagner ainsi la confiance du public. Des compétences rhétoriques sont essentielles, et moins celles de conférencier·ère.
18Avr2017
Politique des hautes écoles
Les sciences face au pouvoir
Peter Strohschneider, Historien médiéval et président de la Société allemande de recherche, estime que les sciences doivent se prononcer, « par exemple pendant le « March for Science », pour une société pluraliste, contre les ennemis vulgaires de la recherche et contre le mépris autocrate contre la critique. Cette [science] n’est pas la propriétaire de la vérité, mais l’instance d’une recherche de vérité éclairée, moyennant des méthodes fiables. Et seulement si elle se prend au sérieux de cette façon, elle peut contribuer à ce que les questions de vérité ou mensonge soient traitées comme une question de fait et non une question de pouvoir. »
17Avr2017
Politique des hautes écoles
Les places d’études en enseignement spécialisé sont limités
Il n’y a pas assez de places en pédagogie spécialisée dans les HEP suisses, au regard du nombre de candidat·e·s postulant pour un tel cursus. Les HEP ont fortement augmenté leurs effectifs ces dernières années mais ne répondent toujours pas aux besoins des écoles en enseignant·e·s spécialisé·e·s.
L’age moyenne des scientifiques grimpe aux Etats-Unis
Selon une étude sur les trajectoires de carrière de 73’000 scientifiques aux Etat-Unis, l’âge moyen des chercheur·e·s a augmenté. L’attractivité de la carrière académique pour les jeunes chercheur·e·s talentueux pourrait se dégrader, particulièrement si des grandes coupes budgétaires sont en vue.
15Avr2017
Politique des hautes écoles
Est-ce que la Suisse encourage les enfants surdoués de manière suffisante ?
Est-ce que la Suisse encourage les enfants surdoués de manière suffisante ? Non, dit Maximilian Drisch (13), qui commencera l’Université de Zurich l’année prochaine. Il avait fait sa maturité en mathématiques à 9 ans avec la note maximale. Il se demande pourquoi il y a deux douzaines de gymnases sportifs et de nombreux gymnases avec une spécialisation en musique, mais pas un seul gymnase avec spécialisation dans les domaines MINT. D’ailleurs, il y a de plus en plus d’étudiants qui étudient les sujets MINT dans les Hautes Ecoles suisses.
13Avr2017
Politique des hautes écoles
Pourquoi les scientifiques autour du monde entier participent au March for Science
Le 22 avril 2017, il y aura plus de 400 manifestations dans plus de 35 pays qui sont dédiés à la défense des sciences. Ces « March for Science » ne dénoncent pas seulement l’administration de Donald Trump, mais également des tendances locales contre les sciences. Les sujets adressés par des participants de la marche incluent la défense de la libre circulation des chercheurs, la liberté académique, la lutte contre des coupes budgétaires, le rôle des sciences aux gouvernements, et l’engagement en faveur de la diversité dans les sciences.
Comptes 2016 équilibrés pour l’Université de Bâle
Les comptes annuels de l’Université de Bâle sont quasiment équilibrés au terme de 2016. Elle a reçu moins de fonds tiers qu’en 2015, mais la Basellandschaftliche Zeitung relève qu’en comparaison suisse, elle reste la haute école qui reçoit le plus de fonds tiers par professeur·e. Le nombre d’étudiant·e·s augmente par ailleurs constamment, et un·e doctorant·e sur deux vient de l’étranger.
Un étudiant souhaite intégrer le Conseil de l’Université de Bâle
Un étudiant souhaite intégrer le Conseil de l’Université de Bâle, dont la composition sera renouvelée en janvier 2018. Il veut y faire entendre la voix du corps estudiantin, qui contribue également à financer l’institution. La législation cantonale exclut cependant qu’un·e membre du Conseil fasse partie de la haute école.
12Avr2017
Politique des hautes écoles
Les femmes professeures surpassent les hommes en termes d’engagement académique
Une nouvelle étude suggère que les femmes professeures surpassent les hommes en termes d’engagement académique- potentiellement au détriment de leur avancement professionnel.
Le paradoxe européen : pourquoi la mobilité scientifique n’a pas accru les collaborations internationales
Une nouvelle étude suggère que la facilitation de la migration scientifique peut, paradoxalement, réduire les collaborations internationales. Quand des chercheurs·euses réputés d’Europe de l’Est ont commencé à rejoindre les plus influentes institutions d’Europe occidentale, leurs collègues et étudiant·e·s de l’Est ont fini par être moins bien intégrés dans les réseaux scientifiques internationaux.
La diplomatie scientifique pour contrer les faits alternatifs
La diplomatie scientifique vise à intégrer les scientifiques dans les relations diplomatiques, afin que les négociations autour de problématiques internationales se basent sur les résultats de recherches scientifiques. Selon Luk van Langenhove, professeur à l’Institut d’études européenne de la Vrije Universiteit Brussel, « la communauté scientifique doit se rendre compte du rôle majeur qu’elle peut jouer dans la promotion de la coopération internationale, en utilisant la science et la technologie pour résoudre des enjeux mondiaux. » Il estime par ailleurs que la Suisse, à l’instar de l’Espagne, a développé une vision stratégique sur les efforts à déployer concernant sa diplomatie scientifique.
À Fribourg, l’opacité du financement de certain·e·s professeur·e·s agace
Certain·e·s des professeur·e·s et chargé·e·s de cours engagés par l’Université de Fribourg pour enseigner sont rémunérés par des entreprises privées plutôt que par la haute école. Astrid Epiney, la rectrice de l’Université, assure que les compétence de ces enseignant·e·s s’intègrent « parfaitement dans le programme d’études ». Le manque de transparence des liens entre recherche académique et industries privées est cependant dénoncé, l’Université ne publiant pas de registre des liens d’intérêt comme le font les Universités de Bâle ou Zurich. Interrogée par 20 minutes, Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Unil, déclare que les chargés de cours sont payés sur le budget attribué par le Canton de Vaud.
Dysfonctionnements à l’Université de Neuchâtel ?
Dans l’éditorial de L’Express, les dysfonctionnements de l’Université de Neuchâtel sont critiqués : l’affaire du professeur plagiaire et celle d’un étudiant n’ayant toujours pas, après 10 ans, reçu son diplôme, révéleraient les agissements inacceptables de certain·e·s professeur·e·s à l’égard de leurs étudiant·e·s ou dans leur propre travail académique. L’auteur dénonce l’impunité ayant cours dans le monde académique, et en particulier à Neuchâtel.
Une plateforme en ligne pour noter les hautes écoles suisses
Une plateforme de notation en ligne des hautes écoles suisses a été lancée par une start-up du Technopark de Winterthour. D’ancien·ne·s étudiant·e·s peuvent d’ores et déjà noter leur filière de formation dans les domaines de l’enseignement, le contenu des cours, l’organisation, les conditions-cadres et l’équipement. Pour l’instant en allemand, le site pourrait se développer en anglais. Aucune haute école romande n’est présentement mentionnée.
9Avr2017
Politique des hautes écoles
Ce que la Suisse peut apprendre d’Israël
La Suisse est bien située dans les classements OCDE basés sur le nombre de brevets déposés et de publications scientifiques, mais est sous la moyenne concernant la réalisation d’idées et de brevets. Patrick Aebischer, anciennement président de l’EPFL, estime que la Suisse devrait s’inspirer d’Israël pour promouvoir l’innovation et la création de start-ups. L’armée israélienne aurait, par exemple, une unité qui développe des technologies de pointe. De retour dans la vie civile, ces jeunes talents forment la base d’une industrie high-tech. L’armée suisse n’est pas impliquée dans l’innovation. En outre, Israël a crée la fonction « chief scientist officer ». Il s’agit d’un scientifique de pointe et/ou entrepreneur qui dépend directement du ministre pour l’économie. Par ailleurs, une agence indépendante pour l’innovation soutient la recherche et le développement des start-ups. La Commission suisse pour la technologie et l’innovation (CTI) peut uniquement soutenir les institutions académiques qui travaillent avec les start-ups. D’autres différences concernent l’absence de capital risque dans nos fonds de pension et le système fiscal.
8Avr2017
Politique des hautes écoles
Dans le laboratoire de la « fake science »
Le Temps a rencontré une figure emblématique de la « fake science », le Danois Emil Kirkegaard. Utilisant les codes de la recherche scientifique, ce dernier analyse toutes les données qu’il trouve en ligne afin de prouver scientifiquement une supposée hiérarchie génétique entre les humains. Pour Emily Gorcensky, mathématicienne et data scientist, « sa démarche est l’inverse d’une démarche scientifique : il tord les chiffres dans tous les sens jusqu’à arriver à un résultat qui confirme son biais, à savoir que les migrants musulmans sont génétiquement moins intelligents et commettent davantage de crimes. » Ce cas n’est pas isolé : de nombreuses publications scientifiques autoproclamées apparaissent en ce moment dans le but de défendre un but idéologique précis, relève Petter Bae Brandtzaeg, spécialiste des fake news.
L’Université de Fribourg renforce la formation à l’enseignement
Avec la création de l’Institut de formation à l’enseignement au sécondaire, l’Université de Fribourg souligne l’importance d’un enseignement de qualité.
« Bootcamps » pour programmeurs
La Suisse manque de programmeurs. Les compétences deviennent rapidement obsolètes et il est difficile de prévoir quelles seront les compétences recherchées par les employeurs. Une grande offre de formations promettent un apprentissage de courte durée, par exemple à l’ETH Zurich.
7Avr2017
Politique des hautes écoles
L’Université de St-Gall veut introduire un cursus en informatique
L’Université de St-Gall aimerait introduire d’ici 2019 un cursus en informatique, axé principalement sur l’informatique des entreprises et de l’économie. Elle aurait besoin d’un financement supplémentaire de 30 millions de francs pour réaliser cet objectif.
Berne et Bruxelles sur la voie du dégel
Quatre mois après la résolution du contentieux sur la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l’Union européenne ont été officiellement normalisées hier. Les négociations sont ouvertes afin de renouveler tous les accords gelés dans la foulée du vote du 9 février 2014 sur l’immigration.
Cursus conjoint de médecine confirmé en Suisse alémanique
Les gouvernements de Zurich, St-Gall et Lucerne ont scellé contractuellement leur collaboration relative au cursus conjoint pour la formation de médecine. La question du financement demeure toutefois, Reto Wyss, Conseiller d’Etat lucernois à la formation, ayant affirmé que le canton de Lucerne ne participerait pas aux frais annuels du master de 40 places qu’offrira l’Université de Lucerne.
6Avr2017
Politique des hautes écoles
Des centaines d’élèves manifestent contre la politique de formation
Plusieurs centaines d’élèves sont descendus dans la rue mercredi après-midi à Lucerne, Zurich, Bâle, Aarau et Genève. Ils ont protesté contre les nombreuses coupes faites par les cantons dans le domaine de la formation ces dernières années. Le syndicat des enseignant·e·s alémaniques a estimé que le total de ces coupes budgétaires se chiffre à un milliard de francs entre 2013 et 2018.
5Avr2017
Politique des hautes écoles
De l’intégration des titulaires de doctorat sur le marché du travail
Une année après la soutenance de thèse, entre 2,9% et 4,9% sont au chômage. Parfois, l’intégration sur le marché du travail est difficile parce que les diplômés ne sont pas conscients des compétences qu’ils peuvent offrir aux entreprises. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais travaillé hors de l’université. Souvent, les entreprises reconnaissent les capacités suivantes : recherche, pensée stratégique, ténacité et capacité de s’imposer. Des centres carrières dans les universités conseillent de plus en plus souvent les doctorants. Le Programme national de qualification BNF de l’Université de Berne conseille et aide à tirer un bilan de ce qu’ils peuvent et souhaitent faire (ou non). Il met des diplômés en relation avec des programmes d’occupation non-payés chez des employeurs potentiels. L’objectif de ce premier travail est surtout de former un réseau. Une fois que les doctorants ont un emploi, ils courent moins le danger d’être au chômage au fil de leur carrière que des diplômés en master.
Les héros et héroïnes oubliés des hautes écoles
Un grand nombre de doctorant·e·s et postdocs s’engagent à offrir une bonne qualité d’enseignement – un défi alors que le nombre d’étudiant·e·s continue de croître. Cependant, c’est le nombre et la qualité des publications de résultats de recherche qui sont déterminants pour l’avancée de la carrière académique, et non l’engagement pour l’enseignement.
Un encadré traite de la dépendance des doctorant·e·s, assistant·e·s et postdocs à leur professeur·e·, car ils peuvent rarement agir comme scientifiques indépendants. Le FNS souhaite encourager la recherche indépendante : la relève académique doit faire ses preuves plus tôt pour s’émanciper des titulaires de chaires.
Les nouvelles perspectives de la professionnalisation de la gestion des hautes écoles
La professionnalisation de la gestion des hautes écoles ouvre des nouvelles perspectives – particulièrement pour le corps intermédiaire. Ceci peut se concrétiser par la création des très controversés postes fixes pour l’enseignement et la recherche (« senior scientists », « lecturers » etc.). Avec l’autonomisation des universités, les exigences relatives aux structures d’organisation et de direction ont augmenté, les facultés et instituts étant aussi concernés. La gestion autonome doit constamment faire face à des problèmes de surmenage et surcharge, estime Philipp Balzer, qui travaille depuis la création de ce poste en 2011 comme « gérant » de la Faculté de philosophie de Zurich.
Les organes dirigeants, confrontés de plus en plus souvent à des tâches managériales complexes, sont fréquemment occupés par des personnes qui sont « socialisés purement au milieu académique ». Celles et ceux souhaitant participer à la gestion autonome doivent le faire au détriment de la recherche, les tâches liées à l’enseignement étant fixes. C’est pourquoi un grand nombre de postes a été créé, avec pour résultats « de meilleures décisions, des procédures plus courtes, plus de sécurité juridique et des nouvelles compétences ».
La professionnalisation de la gestion et de l’administration n’est pas toujours accueillie favorablement mais un sondage des hautes écoles suisses en 2016 indique qu’il est urgent d’agir dans ce sens. Les processus de professionnalisation ne réussissent toutefois que lorsque les scientifiques sont convaincus de leur utilité et lorsque les exigences par rapport aux dirigeant·e·s sont clarifiées.
Un doctorat dans une HES
En Suisse, il est impossible d’effectuer un doctorat dans une haute école spécialisée (HES). L’auteure de cet article plaide pour une reconnaissance de la recherche, plus orientée vers la pratique, telle qu’elle est faite dans les HES, et l’attribution à ces dernières du droit d’accréditation, correspondant à leurs nouvelles contributions à la recherche scientifique.
Faut-il augmenter le nombre de professeur·e·s assistant·e·s ?
Les professeur·e·s assistant·e·s ne composent que 2 % du corps enseignant, contre 85% de post-docs et assistant·e·s et 15% de professeur·e·s ordinaires. Il faudrait augmenter leur nombre, en particulier dans les sciences humaines. En Suisse, un poste de professeur·e assistant·e est considéré comme la voie royale vers une titularisation.
En 2012, un groupe de chercheurs·euses de l’Université de St-Gall lança le projet « Vision 2020 », qui visait d’une part la création de milliers de postes de professeur·e·s assistant·e·s via le Tenure-Track, c’est-à-dire en permettant d’être engagé de manière permanente avec de bonnes performances académiques, et d’autre part la suppression du travail d’habilitation dans les sciences humaines. Si la Confédération n’a pas soutenu le projet, « les postes de professeur·e·s assistant·e·s sont de plus en plus souvent attribués avec le Tenure-Track », relève Martina Weiss, Secrétaire générale de swissuniversities.
Débat entre Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, et Florian Lippke, assistant à l’Université de Fribourg
Un supplément de la Neue Zürcher Zeitung s’est consacré à plusieurs questions globales concernant les carrières académiques : la situation de précarité du corps intermédiaire, la différence de statut entre les chaires professorales et les assistant·e·s professeur·e·s, les transformations des structures d’organisation et de direction des hautes écoles, le cas d’Oxford et les possibilités de reconversion dans le privé après des années de travail dans la recherche.
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, et Florian Lippke, assistant à l’Université de Fribourg, débattent ensemble de ces questions. En ce qui concerne la répartition, entre professeur·e·s et assistant·e·s, de l’enseignement et de l’encadrement des étudiant·e·s, Hengartner reconnaît qu’un risque d’exploitation existe et qu’il faut assurer au corps intermédiaire suffisamment de temps pour la recherche, ultérieurement essentielle à une possible procédure de nomination. Lippke relève la centralité qu’ont les chaires professorales dans le système académique et dont dépendent les chercheurs·euses, qui pour la plupart n’y accéderont pas et pour lesquels il faudrait mieux définir des charnières de reconversion dans le privé. Les subsides Ambizione du FNS rendent leurs bénéficiaires dans leur recherche plus indépendants de ce système. Pour Hengartner, les commissions dans lesquelles siègent désormais les doctorant·e·s et les assistant·e·s permettent de diminuer le pouvoir des professeur·e·s afin que ce ne soit plus une seule personne qui soit responsable. De plus, il considère que les chercheur·euses ont de bonne compétences pour se rediriger vers le privé, mais qu’ils devraient bien souligner qu’ils sont polyvalents en plus d’être des spécialistes dans leur domaine. Des alternatives existent à la traditionnelle distinction faite entre professeur·e·s et corps intermédiaire. Hengartner reconnait l’avantage de la création de postes liés à l’enseignement plutôt qu’à la recherche, mais il faudrait tout de même garder un pied dans la recherche. Quant à l’égalité des chances pour les carrières académiques et la conciliation avec une vie de famille, Hengarner estime qu’il faut renforcer leur attractivité pour les femmes, alors que Lippke relève qu’il n’est pas impossible d’aller dans ce sens tant que les frais de garde des enfants lors d’un congrès scientifique ne seront pas remboursés.
4Avr2017
Politique des hautes écoles
L’engagement fédéral dans la création des places d’études en médecine est critiquée
Un tiers des médecins en Suisses ont eu leurs diplômes à l’étranger, un taux qui est même plus haut chez les médecin-assistants. Selon l’association de médecins suisses, la Suisse ne forme qu’un tiers des médecins nécessaires dans le pays. Le Conseil fédéral a accordé l’année passé un financement initial de 100 millions de francs pour la période 2017-2020 pour créer des nouvelles places d’études en médecine. Christine Buillard-Marbach (PDC), vice-présidente et future présidente de la commission de la formation du Conseil national, y voit plusieurs inconvénients. A partir de 2021, les cantons devront assurer la continuité du financement. et de plus, il n’y a pas de plan général pour la formation de médecins. Finalement, elle estime que l’investissement devrait être plus ciblé vers la formation de médecins généralistes. D’autres parlementaires critiquent le manque d’une vision qui va au delà de l’année 2020 et d’un manque de coordination parmi les universités. Certains estiment que le financement ne suffirait « de loin » pas. D’ailleurs, Lino Guzzella a déjà communiqué son intention d’employer une partie de ses étudiants en médecine dans la recherche. Christine Bouillard-Marbach plaide pour la création de « medical schools ». Une telle réforme, largement soutenu dans le parlement, rencontrera probablement de la résistance de la part des médecins et des cantons.
3Avr2017
Politique des hautes écoles
Un jeu invite à traquer les accents de Suisse romande… pour aider la science
Des linguistes de l’Université de Zurich étudient la perception des accents en Suisse à travers un jeu mis en ligne cette semaine, dans lequel les participant·e·s doivent essayer d’associer des accents à une région. Les données collectées serviront à déterminer dans quelle mesure les gens sont capables de reconnaître un accent ou quels indices les y aident.
Des élus s’énervent : « La Suisse a une guerre de retard sur la cyberdéfense »
Alors que le besoin de spécialistes en cybersécurité augmente, Guy Parmelin, Conseiller fédéral chargé de la défense, a engagé des discussions avec les EPF pour une possible collaboration. Plusieurs pistes sont envisagées, notamment de donner la possibilité à des militaires en service long de se consacrer à des activités scientifiques ou de comptabiliser comme jours de service les stages scientifiques ou la rédaction d’une thèse de doctorat dans le domaine.
Le conseiller national Franz Grüter (UDC/LU) regrette qu’il n’y ait pas une véritable filière de formation en cybersécurité. Guy Parmelin se préoccupe toutefois de ce que l’armée puisse former des spécialistes qui seraient ensuite engagés dans le secteur privé.
Les Suisses réservés à l’égard des surdoué·e·s ?
Il existerait en Suisse une réserve à l’égard des surdoué·e·s : les bonnes performances intellectuelles à l’école seraient peu reconnues, l’argument selon lequel il faudrait plutôt soutenir les élèves en difficulté scolaire prévalant. Pour Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, « il est évidemment naturel de soutenir les élèves en difficulté scolaire, mais les hauts potentiels ont également besoin et méritent un soutien particulier. » Margrit Stamm, chercheuse en pédagogie, considère qu’il existe une attitude ambiguë vis-à-vis du terme « élite » et que les discussions autour d’un possible soutien pour les surdoué·e·s ont été un tabou en Allemagne et en Suisse jusque dans les années 90.
Lino Guzzella détaille les objectifs de l’EPFZ
Lino Guzzella, Président de l’EPFZ, détaille les objectifs de l’école polytechnique dans une interview accordée à la Basler Zeitung. Il se réjouit du partenariat qui existe depuis dix ans avec l’Université de Bâle dans les domaines de la recherche médicale et de la chimie, dont les travaux orientés vers la recherche fondamentale ont été récompensés par l’obtention de plusieurs ERC Grants et la création de start-ups. Il estime toutefois que la coopération avec les industries sur place doit être renforcée.
S’il reconnait que les hautes écoles suisses, essentielles à l’économie suisse, doivent travailler de manière efficiente. Il regrette la tendance générale à économiser sur le budget de la formation et de la recherche. Enfin, il voit dans les nouvelles technologies de nombreuses opportunités pour aider les médecins, notamment les médecins de famille, à établir le diagnostic.
Comment l’Université de Zurich gère le cas d’espionnage dans son institution
L’Université de Zurich renonce à porter plainte pour les cas d’espionnage de conférences ou d’évènements critiques vis-à-vis du régime turc. Elle renforcera cependant son personnel de sécurité et à l’avenir renverra directement les personnes se comportant de manière suspecte.
31Mar2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève lance une formation en relations publiques digitales
L’Université de Genève lance une formation continue en relations publiques digitales. Philippe Amer-Droz, responsable de la formation, estime que « le métier des relations publiques (RP) a beaucoup évolué ». Afin de répondre au défi posé par la digitalisation des entreprises, ce DAS vise à renforcer les compétences et les connaissances de base des professionnels des RP et à leur fournir des outils numériques.
Affaire Blili : l’ancien journaliste du Matin en procès pour diffamation
À la suite des accusations de plagiat portées par un journaliste du Matin à l’encontre d’un professeur en économie de l’Université de Neuchâtel, un procès pour diffamation a eu lieu hier afin de déterminer si le journaliste s’est rendu coupable de calomnies ayant pu conduire à la démission, hier, du professeur incriminé. Le jugement doit être rendu le 10 avril.
« Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique pour tous les passionnés
En collaboration avec l’EPFL et les universités romandes, la RTS organise « Ma science à moi », un concours de vulgarisation scientifique ouvert à toutes et à tous.
L’intelligence artificielle fait son entrée dans le monde de l’édition scientifique
Certains programmes informatiques du type intelligence artificielle peuvent être employés dans l’examen d’articles scientifiques avant leur publication. Ces programmes permettent d’identifier de potentiels cas de plagiat ou de données frauduleuses, et évitent l’écueil de la partialité dans la revue entre pairs.
Adam Marcus, co-fondateur de Retraction Watch, y voit du potentiel, notamment pour le logiciel Statcheck. Les logiciels ne seraient pas forcément meilleurs que les humains, mais beaucoup plus rapides, et une supervision par des humains resterait indispensable.
30Mar2017
Politique des hautes écoles
Yves Flückiger : « Public Eye est avant tout un lobby »
Yves Flückiger, le recteur de l’Université de Genève, se défend des accusations de lobbyisme portées par l’ONG Public Eye au sujet d’une publication d’une chercheuse de l’institution. Il estime que « les données disponibles ont été traitées avec toute la rigueur scientifique requise » et rejette l’idée de résultats biaisés.
Intégrer les chercheurs·euses en exil au monde académique
Dans les universités de certains pays, des initiatives ont vu le jour pour offrir une nouvelle chance aux scientifiques en exil. L’Allemagne a notamment mis en place de nombreux programmes pour faciliter l’accès des réfugié·e·s aux institutions de recherche. En Suisse, des mesures ont été prises pour favoriser l’intégration dans le monde académique, même si la possibilité de trouver un travail dans une université suisse reste limitée. L’article fait une analogie avec les scientifiques qui ont fui l’Allemagne nazie et qui ont apporté leur savoir et leur créativité aux pays qui les ont accueillis.
Quel rôle pour le chercheur dans la cité d’aujourd’hui ?
Thierry Courvoisier, astrophysicien et professeur honoraire à l’Université de Genève, milite pour une meilleure circulation des savoirs entre les mondes politique et académique : « C’est une des responsabilités des scientifiques que d’apporter ce savoir là où il est nécessaire pour que nos sociétés prennent les décisions justes et conduisent les actions qui en découlent ». Dans l’entretien qu’il a livré mardi au 12h30 de la RTS, il estime que les scientifiques devraient mieux expliquer ce qu’ils font, et les politicien·ne·s prêter une oreille plus attentive à la communauté scientifique.
29Mar2017
Politique des hautes écoles
Les étudiant·e·s de Fribourg inquiets pour Erasmus
L’Association générale des étudiants de l’Université de Fribourg (AGEF) invite le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Gouvernement italien, Sandro Gozi, pour une conférence le 10 avril à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome. Elle cherche à sensibiliser les jeunes Fribourgeois·e·s à l’importance du programme Erasmus+.
Les parlementaires s’interrogent sur Erasmus+
Huit interventions relatives au domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, ont été déposées par des parlementaires. Elles demandent au Conseil fédéral d’une part de préciser la teneur des nouvelles mesures d’économies annoncées pour les années 2018 à 2021, et d’autre part de résoudre la question du financement de la mobilité internationale dans le domaine de la formation pour les années 2018 à 2020, la Suisse ne faisant toujours pas partie du programme Erasmus+.