L’initiative populaire «oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès» lancée le 2 octobre a réuni les 100’000 signatures nécessaires à son dépôt, bien avant le délai maximal, à savoir le 3 avril 2019. Le groupe d’initiant·e·s, originaires de St.Gall, affirme que l’interdiction ne concernerait pas uniquement l’expérimentation, mais également le commerce et l’importation de produits testés sur les animaux.
D’après plusieurs sondages, une majorité de la population suisse se montrerait néanmoins sceptique face à cette initiative, jugée trop radicale. L’Association «Protection suisse des animaux» prend également ses distances avec le texte, affirmant ne pas vouloir entrer dans des «discussions politiques stériles» pour se focaliser sur l’interdiction d’expérimentations avec les primates.
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6Nov2018
Politique des hautes écoles
Près de 200 professeur·e·s de droit font front à l’initiative populaire pour l’autodétermination
Près de deux cents professeur·e·s de droit de toutes les facultés juridiques de Suisse ont signé une lettre ouverte contre l’initiative populaire pour l’autodétermination. Le texte critique en neuf points l’initiative et affirme celle-ci comme porteuse d’insécurité et nuisible à l’activité du Tribunal fédéral. Il affirme également que l’initiative «mine l’image de la Suisse comme partenaire fiable de négociation», ce qui aurait un impact économique dommageable à la population.
Enfin, il est déclaré que «la possibilité de violation des droits fondamentaux […] ne constitue pas l’expression d’une souveraineté mais le mépris des règles […] protégeant le droit et la dignité des êtres humains». La prise de position conclut par le fait que l’initiative affaiblirait la démocratie en promettant des choses qu’elle ne serait pas en mesure de réaliser.
Quels changements les accords de Bologne ont-ils amené aux Hautes Écoles spécialisées ?
En 2019, les accords de Bologne auront vingt ans. Toni Schmid, Directeur de FH Suisse, l’Association faîtière des diplômés de Hautes Ecoles spécialisées (HES), explique les changements que ce nouveau système a amené. Si l’homogénéisation des cursus a permis plus de flexibilité, notamment pour les échanges à l’étranger, elle aurait aussi entraîné des effets négatifs, comme une trop grande uniformité des cursus. Ceci aurait augmenté la concurrence plus directe entre les diplômé·e·s de hautes écoles et d’universités. De plus, il n’y a toujours pas de PhD indépendant des universités au niveau HES. «Nous ne pouvons pas pas perdre notre indépendance, nous revendiquons donc un PhD HES avec son propre profil.» Ceci serait profitable pour la formation d’une relève d’enseignant·e·s HES et de gymnases professionnelles, qui sauraient mieux intégrer l’expérience pratique dans leur enseignement – «des praticiens («Praktiker») devraient y enseigner, indépendamment s’ils ont un PhD ou un master».
- relève scientifique
- formation – enseignant·e·s
- système de Bologne
- formation – doctorant·e·s
- profil – HES
Scientifiques : « retour dans la tour d’ivoire ! »
Selon un journaliste de la NZZ, l’idée que tout·e citoyen·ne pourrait devenir chercheur·euse serait un leurre qui mettrait en danger l’activité scientifique. D’après lui, depuis les années 1980, une crise de confiance en l’institution scientifique aurait eu lieu et aurait contraint les chercheur·euse·s à entrer en dialogue avec la société. Cependant, comme toute profession, l’activité scientifique impliquerait des compétences spécifiques dont ne pourraient bénéficier que les personnes ayant reçu une formation spécialisée.
L’auteur de l’article juge qu’il est impossible que la science citoyenne mette des citoyen·ne·s chercheur·e·s à égalité avec des chercheur·e·s professionnel·le·s. La popularisation des sciences serait une idée séduisante, mais les sciences devraient veiller à ne pas perdre leur indépendance en se popularisant.
Quel rôle pour les universités dans les défis amenés par la digitalisation ?
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney fait part des défis que pose la digitalisation. Soulignant les transformations récentes dans la vie quotidienne dues au développement technologique, elle s’interroge sur la façon d’encadrer ces nouvelles pratiques, notamment du point de vue de la responsabilité civile. Elle affirme le besoin d’interdisciplinarité pour appréhender des problématiques relevant de domaines et de compétences multiples. À ce titre, elle déclare également que «les universités en tant qu’institutions dans lesquelles différentes disciplines sont présentes ont sans aucun doute un rôle important à jouer dans ce contexte, tant au niveau de la formation que de la recherche».
Des données de recherche ciblées par des actions d’hameçonnage
L’Université de Zurich a été victime de plusieurs cyberattaques durant l’année. Ces attaques de hameçonnage («phishing») auraient également ciblé des universités en Asie, Afrique et Etats-Unis. «Le nombre d’institutions touchées est alarmant», jugent des expert·e·s de l’entreprise de sécurité Kapersky, ajoutant que si les auteur·e·s des faits n’ont pas pu être identifié·e·s, ces personnes avaient pour but de «vole[r] du know-how scientifique». L’entreprise conseille aux universités de prendre urgemment des mesures de prévention.
Première : leçon holographique à l’Imperial College de Londres
Une leçon holographique a été donnée en primeur jeudi à l’Imperial College de Londres, avec deux oratrices apparaissant en grandeur nature sous la forme d’avatars. Elles ont pu interagir avec le public depuis les États-Unis via un écran en haute définition. David Lefevre, Directeur du laboratoire Edtech de l’Imperial College, souligne que ce moyen «permet vraiment d’interagir» et que les hologrammes «offrent une meilleure sensation de présence» que les vidéo-conférence. Une impression confirmée par les étudiant·e·s et qui incitent l’université britannique à programmer de telles leçons régulièrement à l’avenir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2018
5Nov2018
Politique des hautes écoles
Un conseiller national PS dénonce la gestion du Conseil fédéral sur le programme Erasmus
Eric Nussbaumer, Conseiller national (PS, Bâle-Campage), a adressé de fortes critiques au Conseil fédéral sur sa politique relative au programme Erasmus+. Suite à l’acceptation de l’initiative «contre l’immigration de masse» en 2014, la participation de la Suisse au programme européen de mobilité étudiante a été suspendue. Sans accord «dans l’intérêt des jeunes et des hautes écoles», il affirme qu’il n’est pas sûr de voter en faveur du milliard de «contribution à la cohésion» de la Suisse à l’Union européenne. Il dénonce particulièrement la gestion du Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman sur ce dossier, qu’il ne traiterait pas de manière prioritaire. Eric Nussbaumer juge qu’«on ne peut plus continuer sans rien faire» et met en avant le récent rejet de la candidature de l’Université de Bâle à un projet-pilote européen, en raison de sa non-participation au programme Erasmus+.
Martin Vetterli plaide pour un plus grand soutien suisse-allémanique pour l’EPFL
Dans un entretien au Temps, le Président de l’EPFL Martin Vetterli met en avant les collaborations, par exemple avec le CHUV et l’UNIL et la contribution de l’EPFL au dynamisme économique romand. Il affirme la nécessité pour celle-ci de renforcer les collaborations afin de «réaliser son plein potentiel» ; cependant, il juge également nécessaire «une certaine prise de conscience à Berne et au-delà, car comme pour l’EPFL, le destin des sciences et des technologies en Suisse occidentale ne se joue pas au bord du Léman mais bien sur les rives de l’Aar, voire de la Limmat».
Deux très grandes fondations caritatives pour la recherche rejoignent le Plan S
Le Wellcome Trust et la Fondation Bill et Melinda Gates, deux des plus grandes fondations de recherche caritatives au monde, ont adhéré au Plan S à un moment décisif pour cette initiative de libre accès. Cette dernière a reçu un large soutien depuis son lancement, mais il a également fait l’objet de critiques. Certain·e·s chercheur·e·s craignent que les bailleurs de fonds participants limitent considérablement les options de publication pour les chercheur·e·s qu’ils appuient ; selon une estimation, jusqu’à 85% des revues ne se conforment pas au plan. Les scientifiques ont également signalé que les restrictions pourraient compliquer la publication pour les collaborations de recherche qui sont appuyées par certains bailleurs de fonds qui sont inscrits et d’autres qui ne le sont pas.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 novembre 2018
2Nov2018
Politique des hautes écoles
Des mécènes genevois en campagne contre l’initiative pour l’autodétermination
Habituellement discrets et apolitiques, les mécènes de la recherche universitaire, et plus spécifiquement l’Association de Genève des Fondations Académiques, sort du bois avant la votation sur les juges étrangers. Elle se lance pour la première fois dans une campagne en prenant position publiquement. Son président rappelle : «On parle d’1,4 milliard perdu pour la recherche suisse sans rattrapage possible. Mais ce n’est pas seulement une question d’argent, c’est la participation aux réseaux européens pour nos jeunes qui sont les cerveaux et les chercheurs de demain.»
Le conseiller national UDC bernois Manfred Bühler assure : «On parle d’une initiative très simple (…) qui ne remet absolument pas en question les programmes de recherche.»
Le directeur de la HES-SO Valais prend position contre l’initiative pour l’autodétermination
François Seppey, Directeur de la HES-SO Valais, craint pour l’avenir de la recherche et la formation si l’initiative UDC pour l’autodétermination est acceptée le 25 novembre.
Angelika Kalt (FNS) : «Le savoir appartient à tout le monde»
La Directrice du Fonds national de la recherche scientifique (FNS) Angelika Kalt décrit la position du FNS en faveur de l’Open access.
L’Unil dans les médias
Nouveau centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne
L’Université de Lausanne crée un centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne. Il impliquera jusqu’à une cinquantaine de chercheurs, dont l’objectif est de contribuer à un développement plus durable dans les régions de montagne.
Revue de presse UNIL 2 novembre 2018
1Nov2018
Politique des hautes écoles
Dénoncée pour mobbing, une professeure de l’École polytechnique fédérale de Zürich est licenciée
Plusieurs doctorant·e·s avaient dénoncé le comportement d’une professeure d’astronomie de l’Ecole polytechniques fédérale de Zürich (EPFZ). Celle-ci fait l’objet d’une enquête administrative publiée mercredi par l’institution. Après un an d’investigation, le rapport conclut sur «de graves manquements aux obligations sur une longue durée» ; un «comportement inacceptable, que nous ne pouvons pas tolérer» d’après Lino Guzzella, Président de l’EPFZ. La procédure de licenciement a été engagée mais reste contestée par la professeure concernée.
L’EPFZ a cependant déjà pris des mesures afin d’améliorer la protection des doctorant·e·s : le service de médiation a augmenté d’un poste, portant son nombre à trois. En outre, ce service est devenu plus indépendant. Par ailleurs, les compétences de gestion d’équipes prendront plus d’importance dans le processus de sélection des candidat·e·s. De plus, l’introduction de plans de développement personnalisés pour des doctorant·e·s fait l’objet de discussions internes, ainsi qu’un système qui prévoit l’encadrement et supervision des doctorant·e·s par plusieurs personnes.
- structure universitaire
- direction des hautes écoles
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Un changement du système de visa en Grande-Bretagne pourrait menacer des milliers de postes académiques
La proposition d’un organe consultatif du gouvernement britannique visant à introduire un changement du système de visa dans le cadre post-Brexit pourrait menacer des milliers d’emplois dans le monde universitaire, selon une analyse de Reseauch Fortnight. La mesure pourrait supprimer le statut préférentiel dont bénéficient actuellement les travailleur·euse·s de l’Union européenne pour les faire passer en catégorie «pays tiers 2» et imposer un seuil salarial sur leur emploi. D’après les calculs de l’étude, les universités britanniques pourraient perdre des dizaines de milliers de postes académiques (d’enseignement ou de recherche) avec une telle mesure, particulièrement ceux de travailleur·e·s qualifié·e·s dont le salaire est plus élevé.
Nick Hillman, directeur de l’Institut des politiques de l’enseignement supérieur, se dit extrêmement préoccupé par ces informations et affirme que « toute nouvelle restriction imposée aux ressortissants des pays de l’UE devrait être compensée par des restrictions plus souples que celles imposées actuellement aux ressortissants d’autres pays ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2018
31Oct2018
Politique des hautes écoles
Le chantier du Campus Santé retardé par un désaccord entre la Commune et le Canton
Le projet « Campus Santé » à Chavannes-près-de-Renens accuse un retard d’au moins deux ans sur la date de chantier. Il abritera la Haute école de santé vaudoise (HESAV), aujourd’hui éparpillé sur cinq sites en ville de Lausanne, ainsi que 500 logements étudiant·e·s et un centre de formation par l’HESAV, l’École la Source, le CHUV et l’UNIL. Le Canton a en effet repoussé la construction, prévue dès 2018 à 2020 au plus tôt. Le prix d’une parcelle de terrain du Campus Santé est au cœur d’une opposition entre la Commune et le Canton, qui ne sont pas parvenus à un accord sur la convention.
L’Université de Genève se met à la vaisselle durable
Depuis la rentrée, l’Université de Genève (UNIGE) a abandonné la vaisselle jetable dans ses cafétérias et utilise désormais des boîtes et des gobelets consignés, en plastique recyclable. Ces objets, imaginés par l’association bernoise reCIRCLE, sont déjà utilisés en Suisse par plus de 150 enseignes afin de réduire les déchets. Du point de vue financier, les exploitant·e·s de la caféteria ont acheté les contenants et affirment leur satisfaction de ce nouveau système qui leur coûte finalement « moins cher que la vaisselle jetable ».
L’UNIGE prend en charge les 150 fr. mensuels pour le partenariat avec reCIRCLE, qui lui permet notamment de faire remplacer les objets usagés. Avec cette initiative, l’UNIGE rejoint l’EPFL et le Campus Biotech à Genève au rang des hautes écoles pionnières pour le recyclage des déchets d’emballages. Au niveau européen également, le Parlement récemment a voté pour interdire des produits à usage unique, qui constituent 70% des déchets.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2018
30Oct2018
Politique des hautes écoles
Le nouveau Doctorat of Business Administration (DBA) de l’Université de Genève
L’Université de Genève a ouvert un doctorat professionnel (DBA) pour les managers chinois·e·s, à la demande de la prestigieuse Université chinoise de Tsinghua. Cette démarche, une première en Suisse, se différencie d’un doctorat classique (PhD) qui mène à une carrière académique. Le Recteur Yves Flückiger estime que les HES pourraient y voir un encouragement à délivrer leur propre doctorat professionnalisant dans des domaines comme le management, l’économie et la finance.
Des exemples de censure lors de collaborations entre des universités chinoises et européennes ou américaines suscitent toutefois des interrogations quant à la liberté de l’Université de Genève, qui bénéfice notamment de fonds dans sa coopération avec la Chine. Yves Flückiger se défend de toute ingérence et souligne que les financements octroyés par l’Empire du milieu ne donnent aucun droit sur le contenu des cours, des publications ou les règlements : il affirme également que «s’il devait y avoir une évolution problématique», les accords pourraient être suspendus.
- différence entre HES et universités
- collaboration entre hautes écoles
- formation – doctorant·e·s
- politique – Chine
L’Union européenne annonce un milliard d’investissement dans les technologies quantiques
L’Union européenne a annoncé lundi son troisième «FET Flagship» (acronyme anglais pour «Technologies émergentes du futur»), vastes projets de recherche scientifique à vocation industrielle et stratégique. Intervenant après le Human Brain Project et le Graphene Flagship, ce projet est doté d’un milliard d’euros sur dix ans et porte sur la recherche sur les technologies quantiques. La concurrence internationale dans ce domaine est en effet importante, notamment avec les États-Unis et la Chine.
C’est en tout vingt projets qui ont été sélectionnés et plusieurs universités suisses y participent (Zürich, Bâle, Genève), deux étant pilotés depuis la Suisse (Genève, Neuchâtel). La gestion du projet est néanmoins nouvelle car «la Commission [européenne] ne veut pas rejouer le fiasco du Human Brain Project». Plutôt que d’être attribués à un consortium chargé de redistribuer l’argent, les fonds récompensent cette fois des projets internationaux préalablement évalués par un comité de pairs indépendants.
Les universités de Berne et de Suisse italienne annonce un CAS commun sur la médecine du sommeil
Les troubles du sommeil concerneraient près de 20% de la population suisse ; afin de mieux connaître cette problématique, les universités de Berne et de Suisse italienne annoncent un programme international de formation continue consacré à la médecine du sommeil.
Le programme se fera en coopération avec l’Entité hospitalière cantonale (EOC) tessinoise et l’Hôpital universitaire de Berne pour délivrer un certificat en études avancées (CAS) multidisciplinaire et totalement en anglais. Le cursus s’adresse aux étudiant·e·s du secteur sanitaire et prévoit la collaboration d’enseignant·e·s du monde entier ; la moitié des cours seront donnés en ligne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2018
29Oct2018
Politique des hautes écoles
L’indice de la qualité des travaux au cœur du débat sur l’Open Access
La Suisse s’est engagée à publier librement d’ici à 2024 les études financées par des fonds publics. Par rapport aux négociations en cours pour encourager la publication en libre accès et pour réduire drastiquement la place de l’abonnement, le Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner avoue qu’«il n’est pas évident de changer la logique d’un modèle d’affaires. […] Je suis convaincu qu’il y a un avenir pour les éditeurs qui sont prêts à sauter le pas avec nous.» Il ajoute que «Notre but n’est pas de travailler contre les éditeurs, mais avec eux.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), a quant à elle insisté sur le «pacte social», qui devrait permettre que la recherche soit accessible à tout le monde.
Mauro Dell’Ambroggio, Secrétaire d’Etat à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation, juge que le véritable défi serait de trouver une méthode d’évaluation de la qualité de recherche qui remplacerait le recours au facteur d’impact.
L’Université de Zurich et Arnold Schwarzenegger joignent leurs forces pour le climat
Les scientifiques, pas assez présent·e·s dans les médias ?
Une écrasante majorité de scientifiques ne serait quasiment jamais présente dans les médias, d’après une étude du professeur de journalisme Mike Schäfer de l’Université de Zürich, menée sur un échantillon de 1’100 professeur·e·s en Suisse, seulement 42 seraient régulièrement sollicité·e·s, ce qui provoquerait un surcroît de travail potentiel pour ces derniers·ères. Plusieurs chercheur·e·s soulignent néanmoins la responsabilité de l’institution par le manque de reconnaissance valorisant l’engagement d’un enseignement et une recherche «centré sur le public» («öffentlichkeitisorientiert») ainsi que l’ostracisation possible auprès des pairs en cas d’implication par un·e scientifique en dehors de sa communauté.
Le Canton de Bâle-Campagne n’aura pas son siège permanent au Conseil des Hautes écoles universitaires suisses
Pendant l’assemblée annuelle de la Conférence des Directeurs de l’Instruction publique, les membres temporaires du Conseil des Hautes écoles universitaires ont été choisis pour la période 2019-2022. Parmi eux se trouvent les cantons Argovie, Schwyz, Grisons et Valais. La Directrice de l’Instruction publique de Bâle-Campagne Monica Gschwind s’estime «déçue» d’une nouvelle «non-considération» de son Canton en tant que membre permanent. Son canton co-finance pourtant l’Université de Bâle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 octobre 2018
26Oct2018
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli vante l’apprentissage de la pensée computationnelle
Les outils et les savoirs essentiels pour la transition numérique devraient être enseignés dans toutes les écoles primaires de Suisse, estime Martin Vetterli, Président de l’EPFL. Par ailleurs, il se dit « plutôt optimiste » sur le développement de l’éducation au numérique et évoque notamment les « réponses très positives » reçues dans les cantons de Vaud et du Valais.
L’Unil dans les médias
Revue de presse 26 octobre 2018
25Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle exclue du projet pilote « Universités européennes »
La Commission européenne (CE) a refusé la candidature de l’Université de Bâle au projet pilote du programme «Universités européennes», dont le lancement est prévu dès 2019 dans le cadre d’Erasmus+. Celui-ci regroupe environ vingt universités visant à créer des réseaux d’établissements par affinités (géographiques, thématiques) pour renforcer la coopération transfrontalière dans la perspective d’une stratégie à long terme et faciliter la mobilité intra-européenne.
Malgré sa participation au European Campus dans un réseau d’universités allemand-français-suisse, les critères d’accès à «Universités européennes» excluent l’Université de Bâle du projet pilote puisqu’ils indiquent qu’«un réseau doit comprendre au moins trois universités issus de pays membre de l’Union européenne (EU) ou faire partie du programme Erasmus+». A cette occasion, le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS/BL) réclame au Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman de réintégrer le programme Erasmus+ pour 2021, comme cela été demandé dans une motion par le Conseil national qui a été acceptée par le Conseil des États.
Un Romand à la tête de l’EPFZ
Le Conseil fédéral a nommé Joël Mesot, actuel directeur de l’Institut Paul Scherrer (PSI), à la tête de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il succèdera à Lino Guzzella, en place depuis 2015. La numérisation est justement l’une des deux priorités de Joël Mesot ; l’autre est de rester dans le réseau international, affirme-t-il dans un entretien à la Neue Zürcher Zeitung.
Deuxième édition de la journée du digital
À l’initiative de l’association Digitalswitzerland, 15 villes accueilleront ce jeudi des dizaines d’événements illustrant l’importance de la numérisation lors de la journée du Digital 2018 (journée du numérique). Lors de la dernière édition, les organisateurs avaient annoncé avoir atteint plus de deux millions de personnes ; cette année, le nombre de villes prenant part à l’évènement a doublé. Des entreprises telles que Google, Ringier, les CFF, la SSR et Swisscom, mais aussi septante partenaires du monde économique, scientifique, politique et éducatif proposeront ateliers et démonstrations. Sur le campus de l’EPFL, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann prendra la parole lors d’une partie officielle à 18h30, suivie de tables rondes publiques avec la Conseillère d’État Cesla Amarelle.
L’Unil dans les médias
Pressions de Philip Morris sur des chercheurs lausannois
Philip Morris est parvenu à éviter la publication d’une étude indépendante sur la dangerosité de la cigarette IQOS pendant plus d’une année. Elle paraîtra finalement en octobre dans la Revue Médicale Suisse.
«Les avocats sont tombés sur les chercheurs et les responsables des institutions qui les abritent. Ils n’ont pas voulu prendre le risque économique d’en rajouter une couche», raconte Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse. «Avec un tel terrorisme, peu de chercheurs osent publier des études indépendantes et critiques. Résultat, on se retrouve avec de multiples études, financées par l’industrie et qui ne valent rien, publiées par des revues de quatrième zone. Par prudence, et d’entente avec les responsables de l’étude, nous avons décidé d’attendre que les attaques juridiques soient réglées.»
Revue de presse 25 octobre 2018
24Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich annonce dix-huit nouveaux postes consacrés à la digitalisation
Deux ans après la création de la «Digital Society Initative» à l’Université de Zurich, un réseau interdisciplinaire et informel, l’Université de Zurich a annoncé la création de dix-huit nouvelles chaires (huit de professeur·e·s, dix d’assistant·e·s) consacrées à l’étude interdisciplinaire de la transformation digitale, soit la plus importante augmentation de postes depuis 1833. Les sujets étudiés seront notamment la santé numérique et mobile, l’entreprenariat numérique, la science «Big Data», l’intelligence artificielle et le «Machine Learning» ou linguistique numérique.
Excellence ou cohésion, le Parlement européen diverge quant aux objectifs d’Horizon Europe
Les demandes d’amendement déposées le 10 octobre au Parlement européen relatives au programme-cadre de recherche « Horizon Europe » indiquent des divergences sur les objectifs, ainsi que sur les critères d’octroi de fonds. Alors que certaines régions plaident pour maintenir l’excellence comme critère de décision, d’autres sont partisanes d’un programme visant à créer des ponts entre l’est et l’ouest par une «couverture géographique large» des projets collaboratifs, et en réduisant les options pour des pays tiers souhaitant participer au programme. Kurt Deketelaere, Secrétaire général de la Ligue européenne des universités de recherche (LERU), estime que la nouvelle version du programme cadre « a plus l’air d’un programme de cohésion qu’un programme de recherche». Par ailleurs, le programme deviendrait moins attractif pour des pays tiers, surtout pour la Grande Bretagne post Brexit.
L’Unil dans les médias
Revue de presse 24 octobre 2018
23Oct2018
Politique des hautes écoles
Les universités, trop marquées à gauche d’après l’administration de Donald Trump
Aux États-Unis, l’administration de Donald Trump a mené plusieurs enquêtes remettant en cause les politiques de discrimination positive des universités. Selon la Neue Zürcher Zeitung, ces enquêtes constitueraient surtout « une attaque frontale » des lois promouvant la diversité.
Mitchell Langbert, professeur de business au Brooklyn College City University of New York, dénonce dans un ouvrage la prégnance idéologique de la gauche dans les établissements supérieurs. Cette « culture d’homogénéité idéologique » influencerait la définition de l’excellence académique et le choix des projets. En outre, il affirme qu’une relation de soutien mutuel existerait entre des académicien·ne·s faisant des dons à des partis politique de gauche, lesquels mettraient en place des politiques favorisant les universités en retour.
Mitchell Langbert ambitionne d’augmenter la présence républicaine sur les campus ; lui-même est au centre d’une polémique pour avoir défendu la naturalité des « besoins sexuels » dans l’affaire Kavanaugh, une satire visant selon lui à montrer la partialité des universités.
Des scientifiques de renom prennent la parole pour prévenir des risques du Brexit dans la recherche
Trente-cinq lauréats d’un prix Nobel ou d’une médaille Fields ont alerté lundi 22 octobre les autorités britanniques et européennes des risques que fait peser le Brexit sur la recherche scientifique. Plaidant pour un « accord de coopération », ils soulignent l’importance des échanges pour le progrès scientifique.
Publiée en même temps que la lettre, une enquête auprès des chercheur·euse·s du Francis Crick Institute de Londres révèle qu’au sein de l’institut, qui se décrit comme « le plus grand laboratoire de recherche biomédicale sous un seul toit en Europe », 97 % des 1 053 scientifiques interrogés estiment que la sortie du Royaume-Uni de l’UE aura des conséquences négatives sur la recherche du pays. « Nous avons besoin d’un accord qui remplace les financements perdus, qui préserve la liberté de mouvement des scientifiques talentueux, et qui les fasse sentir bienvenus », a réclamé le Britannique Paul Nurse, le directeur de l’institut, Prix Nobel de médecine en 2001 – également signataire de la lettre ouverte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse 23 octobre 2018
22Oct2018
Politique des hautes écoles
Le Human Brain Project reste dans le vague
Le Human Brain Project (HBP), lancé en 2013 par l’Union européenne et coordonné par l’EPFL, était doté d’une enveloppe de 1,2 milliards sur dix ans et avait pour ambition de simuler le fonctionnement d’un cerveau humain. Cinq ans plus tard, les ambitions ont été revues à la baisse, le directeur exécutif administratif est parti et la cohérence globale du projet peine à émerger. Andreas Mortensen, Directeur général du Human Brain Project et vice-président de l’EPFL, souligne qu’il n’est «pas responsable [du] contenu scientifique» du projet, précisant que ce dernier serait «en pleine mutation».
Il juge également nécessaire de mettre en place une nouvelle gouvernance ; bien que les participant·e·s du projet souhaitent sa prolongation, il estime plus stable d’élargir la coordination au niveau européen et met en avant le risque du changement de statut de la Suisse à pays tiers. L’horizon du HBP, réunissant près de 1000 chercheur·e·s, reste donc encore flou.
Portrait d’Andrea Schenker-Wicki, la «dompteuse» à la tête de l’Université de Bâle
Selon un portrait de la Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker Wicki, cette dernière est très appréciée par des politicien·ne·s de tous bords et par la communauté universitaire. Elle laisse beaucoup d’autonomie pas seulement aux facultés, mais également aux politicien·ne·s souhaitant se mêler des affaires universitaires, comme le choix des sites pour les facultés. Ceci est atypique, et cela aurait été impensable sous l’ancien Recteur Antonio Loprieno. L’objectif de cette «stratégie laisser-faire» serait d’avoir des politicien·ne·s sous son emprise pour les négociations budgétaires de 2022. Ces derniers mois, elle a déjà obtenu 200 millions de CHF de fonds tiers pour le développement des sciences de la vie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 octobre 2018
19Oct2018
Politique des hautes écoles
Une partie de l’Université de Bâle déménagera à Bâle-Campagne
Deux facultés et un cinquième des étudiant·e·s de l’Université de Bâle déménageront à Bâle-Campagne. Ceci éviterait des justifications du financement de l’Alma mater, qui est co-financée par les deux demi-cantons et par ailleurs, la place de Bâle-Campagne serait renforcée dans le paysage des hautes écoles suisse, estime le journaliste Hans-Martin Jermann. Le déménagement renforcerait la demande du Canton Bâle-Ville, qui souhaite avoir sa propre place dans le Conseil des Hautes écoles.
HEP: suspension d’un cours critiquée
Un enseignement sur l’exode palestinien de 1948 à la Haute Ecole pédagogique vaudoise (HEP) crée des remous. La Ministre de la Formation Cesla Amarelle est intervenue cet été pour demander à la HEP de respecter l’équilibre des points de vue. A la suite de quoi, l’école a suspendu le cours. Cette décision suscite la surprise et l’indignation de plusieurs chercheurs estimant qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté académique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 octobre 2018
18Oct2018
Politique des hautes écoles
« L’Open Access exproprie les maisons d’éditions »
Dani Landolf, Directeur de l’Association suisse des libraires et éditeurs, juge que la conférence sur l’Open Acces organisée [ndlr: à l’Université de Lausanne] ce 26 octobre n’inclut par les parties directement concernées par la problématique, à savoir les maisons d’éditions et les chercheurs·euses.
Pendant cette conférence, la Commission de droit du Conseil national discutera une révision du droit d’auteur, qui donnerait aux auteur·e·s le droit de diffuser gratuitement les articles qui ont été relus, corrigés et mis en page par des maisons d’édition. Ceci revenait à une «expropriation des éditeurs suisses, une tentative de les forcer à quitter le marché».
Dani Landolf craint que les institutions scientifiques mettent en place des infrastructures d’édition avec des fonds public et plaide pour une «alliance de la raison», qui permettrait aux chercheurs·euses, universités et bibliothèques de trouver des solutions pragmatiques en tant que partenaires des maisons d’édition.
Des témoignages de harcèlement quotidien au département d’architecture de l’ETH
L’hebdomadaire Die Wochenzeitung dénonce dans une enquête la « culture du machisme » régnant au département d’architecture de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Des situations d’abus sexuels, de discrimination et de harcèlement moral de la part de professeur·e·s auraient régulièrement lieu, dans le silence de la direction qui essaierait de couvrir l’affaire. Suite à la procédure disciplinaire engagée par l’EPFZ à l’encontre de l’un des professeurs du département d’architecture pour harcèlement sexuel, le doyen de ce département a admis « nous avons un problème ».
Bien que le professeur ait été suspendu, de nombreux témoignages – requérant tous l’anonymat – confient des faits allant de remarques et d’invitations déplacées à des cas actes passibles de peine judiciaire. Renate Schubert, responsable de l’égalité des chances à l’école polytechnique témoigne de la difficulté de mettre en place des initiatives effectives et de l’incertitude de la direction sur la communication de tels cas, ces derniers s’étant toujours réglés à l’interne jusque-à.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 octobre 2018
17Oct2018
Politique des hautes écoles
Un chercheur qui aurait falsifié des données à Harvard est employé en Suisse
Le chercheur italien Piero Anversa qui aurait falsifié des données de recherches au Harvard Medical School a trouvé un emploi au Centre cardiaque du Tessin, qui fait partie de l’Université de Zurich.
Marcel Tanner, Président de l’Académie des sciences naturelles, estime que des tels scandales peuvent être une occasion d’influencer ces mécanismes de contrôle et de montrer ce qu’il faut pour prévenir des tels cas.
L’Université de Bâle pourrait réglementer les trajets en avion
Afin de diminuer l’empreinte écologique, le Conseil des étudiant·e·s de l’Université de Bâle a déposé une demande visant à interdire les trajets en avion pour des parcours inférieurs à mille kilomètres aux membres de l’établissement, à l’exception des chercheur·euse·s devant se déplacer avec un court délai.
L’Ecole polytechnique de Zurich est en avance sur cette question, comptabilisant depuis plus de dix ans l’empreinte carbone de ses collaborateur·trice·s. Une « plate-forme de mobilité », entretenue par deux de ses employé·e·s, présente des alternatives plus écologiques à un parcours donné en avion. Un monitoring sur la question de l’empreinte carbone a également été mis en place afin de créer des incitations à la réduire (réunions par vidéo-conférence, objectifs contraignants et mesures de réduction de trajets en avion pour chaque faculté entre 2019 et 2025). À Bâle, l’imposition d’objectifs contraignants reste néanmoins encore incertaine.
Les 14’000 étudiants UNIL devront voter sur l’aide d’urgence
Les demandes d’étudiant·e·s en situation précaire sont de plus en plus nombreuses à l’UNIL. Pour cette raison, la Fédération des associations étudiantes (FAE) de l’UNIL, qui gère ce fonds de solidarité alimenté par les taxes d’études, a décidé de baisser le montant maximal de cette prestation de 580 à 500 francs. Un référendum du syndicat SUD-EP a été déposé mardi après-midi qui vise à combattre la baisse prévue des prestations offertes par le fonds de solidarité pour étudiant·e·s en difficulté.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2018
16Oct2018
Politique des hautes écoles
La logique universitaire serait détachée des coûts de la santé
Jacques-André Haury, médecin et ancien député (vert’libéraux), répond à un récent éditorial paru dans le Le Temps relatif à la nécessité de contraindre «les acteurs du système» à maîtriser les coûts de la santé. Selon lui, l’autorité politique ne peut rien imposer sans la volonté de la faculté ; «or la dynamique universitaire et ses rankings poussent les études vers le «toujours plus, toujours mieux», sans limite financière».
Il plaide pour une démarche «smarter medicine» pour soigner tout aussi bien mais renoncer à des traitements inutiles, voire nocifs pour le/la patient·e. Il relève que le Plan stratégique 2019-2023 du CHUV entend lancer cette démarche dans les prochaines années mais questionne son application. La proposition du PLR visant à soumettre le CHUV à un conseil d’administration n’aurait de sens que si ce dernier a pour objectif de rendre les procédures plus efficientes dans le domaine de la médecine mais aussi dans celui de l’administration.
Ce que les universités suisses peuvent apprendre du modèle nord-américain
Le Président de l’EPFL Martin Vetterli explique dans un entretien à la Neue Zürcher Zeitung sa vision sur les améliorations à apporter au système de formation suisse. Bien que les établissements supérieurs helvétiques se portent bien, ils devraient d’après lui s’inspirer de certaines initiatives nord-américaines, notamment celle du système «tenure track» permettant à des assistant·e·s d’obtenir une place permanente via une pré-titularisation, favorisant l’excellence par la sélection rapide de talents en leur offrant des opportunités.
Afin d’implanter ces réformes favorisant notamment l’ouverture, un environnement politique stable avec des bonnes relations avec l’Union européenne serait néanmoins nécessaire afin de ne pas perdre l’attractivité académique de la Suisse. La question du coût des formations supérieures, soulignée récemment par le think thank Avenir suisse, ne lui paraît pas si problématique dans la mesure où cet argent est bien investi et contribue au rayonnement académique du pays.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 octobre 2018
15Oct2018
Politique des hautes écoles
Restructuration d’Agroscope
La Commission des finances du Conseil national a adopté vendredi deux motions, portant notamment sur le financement du centre de recherches agronomiques fédéral Agroscope pour réduire son budget de 20%. Elle a adressé une demande au Conseil fédéral visant à convertir cet objectif d’économie en objectif d’efficacité (réinvestissement dans la recherche des moyens économisés), ainsi qu’au renoncement du projet de centralisation initialement envisagé.
Il n’y aurait selon cette proposition plus que trois sites au lieu des douze actuels ; un campus de recherche central près de la frontière linguistique (Posieux, FR), un centre de recherche en Suisse alémanique (Reckenholz, ZH) et un autre en Suisse romande (Changins, VD). Les autres sites seraient convertis en satellites. Ces propositions n’ont pour l’instant pas suscité de polémiques et devraient permettre au Conseil fédéral de prendre une décision avant la fin de l’année.
Succession à la présidence de l’EPFZ
Lino Guzzella, Président de l’EPFZ, avait annoncé son départ en mai, après quatre années de présidence. Son successeur commencera dans trois mois, mais le Conseil des EPF et le Conseil fédéral font silence sur les candidatures.
Dans ce contexte, un nom qui est souvent évoqué par des professeur·e·s, recteurs·trices et politicien·ne·s de l’éducation est celui de Joël Mesot, Directeur de l’Institut Paul Scherrer (PSI).
La recherche suisse vulnérable face aux changements dans le domaine de la politique étrangère
Malgré la place importante qu’elle occupe dans le domaine scientifique, la recherche helvétique serait particulièrement vulnérable aux soubresauts de la politique étrangère suisse. L’initiative de l’UDC «contre l’immigration de masse» a eu des conséquences négatives pour la recherche ; bien que la collaboration européenne soit repartie, «nous n’en sommes pas encore là où nous en étions avant 2014», déclare Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities, soulignant la participation en baisse de la Suisse au programme Horizon 2020 et conséquemment, sa perte de compétitivité. Selon lui, les données montrant l’impact de cette initiative et pourraient servir à convaincre les politicien·ne·s de l’importance de la collaboration internationale pour la place scientifique suisse. La conservation du statut de pays pleinement participant au programme de relève «Horizon Europe» est en effet encore incertaine et le système de démocratie directe met régulièrement à l’épreuve les relations entre Berne et Bruxelles.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 octobre 2018
12Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Lucerne est devenue mieux accessible
Selon un sondage en Allemagne, 11% des étudiant·e·s universitaires souffrent de défaillances organiques ou mentales qui rendent les études plus difficiles. L’Université de Lucerne a pris des mesures pour mieux intégrer des personnes souffrant d’un tel handicap, en rendant le campus mieux accessible et en mettant en place une directive pour une «compensation pour des désavantages» pendant les examens. Un programme de sensibilisation permet d’informer, d’encourager et d’avancer ces efforts.
Est l’enseignement vraiment négligé au niveau universitaire?
Les deux auteurs, sociologues de l’Université de Bielefeld, distinguent trois types de déficits didactiques au niveau universitaire qui sont souvent évoqués. Tout d’abord, le manque d’intégration numérique dans l’enseignement est critiqué d’un point de vue méthodologique. Deuxièmement, il y aurait des «ambitieux démocratiquement», pour qui la participation des étudiants semble trop faible. Ceux-ci se méfient aussi du contenu enseigné. Un troisième groupe critiquerait la «massification» de l’enseignement, jugeant que le niveau de qualité a baissé avec la standardisation des études et l’augmentation du nombre d’immatriculations. Une raison pour cette vision pessimiste de l’enseignement serait la rhétorique d’une recherche scientifique «d’excellence». Le paradigme de l’enseignement comme problème organisationnel est paru, qui irait de pair avec l’idée que l’enseignement et la recherche sont des «produits» qui nécessitent une «production planifiée et contrôlée». Par ailleurs, les auteurs estiment que les processus d’apprentissage sont seulement «précairement» contrôlables et les universités ne portent pas la responsabilité du (non-)succès académique des étudiant·e·s.
Cesla Amarelle a fait stopper un cours d’histoire «trop polémique»
Une formation sur l’histoire de la Palestine à la HEP Vaud a fait des vagues. La conseillère d’État chargée de la Formation, Cesla Amarelle (PS), est intervenue pour la faire suspendre. Son Département indique qu’elle s’est «inquiétée pour l’équilibre des points de vue, qui ne lui semblait pas garanti dans l’offre proposée». Suite à quoi le comité de direction, par la voix de son recteur, a demandé de suspendre le cours. «Il reprendra ultérieurement la question de son organisation et de son contenu.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 octobre 2018
11Oct2018
Politique des hautes écoles
Allègement fiscal pour les étudiant·e·s fribourgeois·es
Le Canton de Fribourg autorise ses étudiant·e·s à déduire plus de dépenses scolaires afin d’atténuer l’impact de la hausse des taxes universitaires.
Pour préserver l’excellence scientifique, la Commission européenne rejette les quotas régionaux
Dans le cadre du projet de recherche « Horizon Europe », l’amendement déposé par un parlementaire romain visant à une allocation des fonds de recherche en fonction de quotas régionaux entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest a été rejeté par la Commission européenne et la plupart des États-membres. De nombreuses universités européennes s’étaient également opposées au projet au motif que la demande de diversité régionale ne devait pas être réalisée au détriment de l’excellence des projets scientifiques.
L’Unil dans les médias
L’Université de Lausanne s’investit dans un projet social avec la commune de Chavannes-de-Renens
La commune de Chavannes-près-Renens met en place un projet inédit pour stimuler sa politique sociale. Echelonné sur cinq ans, il rassemble chercheur·euse·s et travailleur·euse·s sociaux·ales pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers. Le sociologue Dario Spini, Professeur et Directeur du Pôle national de recherche LIVES, dédié à l’étude des vulnérabilités sociales et aux manières de les surmonter, collabore au projet. Il explique que ce dernier à une valeur pédagogique et permettra la récolte de données longitudinales, ainsi que la création d’une méthodologie transposable à d’autres communes. Le projet a reçu l’aval de la commune et pourrait être partiellement financé par le canton.
Revue de presse UNIL 11 octobre 2018
10Oct2018
Politique des hautes écoles
Un centre dédié aux sciences de l’éducation a été inauguré à l’EPFL
Règlementation des activités accessoires : Lucerne ne suit pas l’exemple de Saint-Gall
L’Université de Saint-Gall a adopté un nouveau règlement interdisant aux membres du rectorat d’exercer une activité secondaire suite aux polémiques ayant touché l’institution. L’Université de Lucerne et la Haute Ecole spécialisée de Lucerne (HSLU) n’envisagent pas de faire de même ; si elles autorisent leurs membres à exercer une activité secondaire, celle-ci est clairement règlementée. Elle ne peut en effet être exercée que dans l’«intérêt de la transmission des connaissances entre universités et société» et doit recevoir l’approbation du rectorat. Ce dernier émet chaque année un rapport sur le nombre et le types d’activités secondaires exercées dans l’établissement. Les membres du rectorat et du décanat ne sont cependant pas tenus aux règles concernant leurs activités secondaires «étant donné la durée temporellement limitée de leurs mandats», explique Dave Schläpfer, porte-parole de l’Université de Lucerne. Les règles devraient néanmoins se durcir, la déclaration de liens d’intérêt des professeur·e·s devenant obligatoire et systématique.
Taxes d’études à Fribourg : le recours de doctorant·e·s débouté
L’Université de Saint-Gall a adopté un nouveau règlement interdisant aux membres du rectorat d’exercer une activité secondaire suite aux polémiques ayant touché l’institution. L’Université de Lucerne et la Haute Ecole spécialisée de Lucerne (HSLU) n’envisagent pas de faire de même ; si elles autorisent leurs membres à exercer une activité secondaire, celle-ci est clairement règlementée.
Elle ne peut en effet être exercée que dans l’«intérêt de la transmission des connaissances entre universités et société» et doit recevoir l’approbation du rectorat. Ce dernier émet chaque année un rapport sur le nombre et le types d’activités secondaires exercées dans l’établissement. Les membres du rectorat et du décanat ne sont cependant pas tenus aux règles concernant leurs activités secondaires «étant donné la durée temporellement limitée de leurs mandats», explique Dave Schläpfer, porte-parole de l’Université de Lucerne.
Les règles devraient néanmoins se durcir, la déclaration de liens d’intérêt des professeur·e·s devenant obligatoire et systématique.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2018
9Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle annonce des coupes budgétaires
A partir de 2021, l’Université de Bâle doit économiser 45 millions de CHF par année. Malgré la Loi sur la transparence, la Direction de l’Alma mater divulgue seulement très peu d’informations sur son plan d’économies. Seules les facultés de théologie, de droit et de sciences sociales et humaines («Philosophisch-Historische Fakultät») ont communiqué des détails.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 octobre 2018
8Oct2018
Politique des hautes écoles
Swissuniversities met en garde contre l’insécurité juridique suite à une acceptation de l’«initiative pour l’autodétermination»
Swissuniversities a fait part de sa préoccupation concernant l’initiative populaire «le droit suisse au lieu de juges étrangers» (aussi appelé «initiative pour l’autodétermination»). Celle-ci remet en cause les traités internationaux conclus par la Suisse et parmi eux, les accords bilatéraux avec l’Union européenne. L’initiative menacerait les conditions cadres stables dont dépendent les acteurs·trices suisses de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) pour réussir au niveau international.
Rappelant les conséquences de l’acceptation de l’initiative populaire contre l’immigration de masse, swissuniversities en tire un bilan sombre et souligne combien l’incertitude juridique au niveau international est nuisible à la place scientifique suisse.
L’EPFL réglemente les cadeaux et les invitations aux voyages à l’étranger
A partir de décembre, l’EPFL fera entrer en vigueur une directive relative à l’acceptation d’avantages, de cadeaux et d’invitations à l’étranger par ses collaborateurs·trices. Ces derniers·ères devront refuser toute invitation susceptible de restreindre leur indépendance et refuser les invitations à l’étranger, sauf autorisation écrite.
Concernant les invitations de membres de la direction, elles devront être examinées en séance de direction. Pour éviter toute relation de dépendance, l’EPFL devra payer les frais de déplacement, de logement et de nourriture. Il sera en outre totalement interdit d’accepter des cadeaux de plus de 200 francs. L’ex-président de l’école polytechnique Patrick Aebischer estime «très dommageable de rendre la recherche de fonds plus difficile». Lui-même, accompagné de plusieurs scientifiques de l’EPFL, a effectué un voyage en Russie aux frais du milliardaire Frederik Paulsen, qui a financé deux chaires et octroyé plus de 30 millions à l’établissement.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 octobre 2018
5Oct2018
Politique des hautes écoles
L’initiative pour l’autodétermination menacerait la participation aux programmes européens de recherche et à Erasmus+
Le gouvernement zurichois craint que l’impact d’une acceptation à l’initiative populaire pour l’autodétermination de l’UDC serait tellement néfaste qu’il a pris position contre. Il craint que la Suisse ne pourrait plus participer aux programmes européens comme Horizon 2020 et Erasmus+.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 octobre 2018
4Oct2018
Politique des hautes écoles
Des voix réclament une nouvelle orientation à l’Université de Saint-Gall
Suite aux nombreux «scandales» liés à l’Université de Saint-Gall (HSG), deux journalistes de la Wochenzeitung dénoncent les affaires lucratives dont une large partie des membres du corps professoral et du rectorat tireraient profit ainsi que leur comportement de «maîtres» sur le campus. Le Parti socialiste saint-gallois a par ailleurs réclamé une nouvelle orientation à l’établissement, davantage axée sur la recherche et incluant plus de diversité dans les enseignements (développement durable, féminisme, modèles économiques alternatifs).
Pointant le manque de régulation, les auteurs de l’article s’interrogent sur la pertinence de financer à temps plein des postes de professeur·e·s n’étant en réalité que partiellement occupés en raison d’activités accessoires. Présentant d’autres modèles, tels qu’un seuil au-delà duquel, un pourcentage des émoluments perçus d’activités accessoires est reversé à l’université (comme à Zurich), ils redoutent que l’indépendance croissante de la HSG par rapport aux financements publics ne la fasse entrer dans une dépendance du privé.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 4 octobre 2018
Lausanne se positionne en pôle mondial de la recherche sur le cancer
La Fondation ISREC de soutien à la recherche en Suisse a inauguré hier le centre Agora près du CHUV. Ce pôle de recherche accueillera dès janvier plus de 300 spécialistes en oncologie pour trouver de nouvelles thérapies, au service direct des malades. Le vaste nouvel édifice de 12’000m2, financé à hauteur de 80 millions par l’ISREC, vise à réunir chercheur·euse·s et clinicien·ne·s pour développer une recherche translationnelle et multidisciplinaire de la médecine.
Fruit d’un partenariat avec le CHUV, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), l’EPFL, les Universités de Lausanne et de Genève et l’antenne lausannoise du Ludwig Institute for Cancer Research, le centre Agora place Lausanne en position de pôle mondial de la recherche et de la lutte contre le cancer.
3Oct2018
Politique des hautes écoles
L’UDC vaudoise réclame des quotas pour les étudiant·e·s étranger·ère·s à l’EPFL
Thierry Dubois, député de l’UDC, a adressé hier une interpellation au Conseil d’Etat vaudois, estimant que le rayonnement international de l’EPFL attirait trop d’étudiant·e·s étranger·ère·s. La proportion de ces dernier·ère·s, qui s’élève actuellement à plus de 40%, devrait être régulée au moyen de quotas. La surpopulation et les problèmes d’accès aux bibliothèques préoccuperaient le parti, qui souhaite connaître la position du Conseil d’Etat en matière de quotas.
Le vice-président pour l’éducation à l’EPFL, Pierre Vandergheynst, se dit très attentif à la gestion de nombre d’étudiant·e·s dans les auditoires mais trouverait dommage de limiter les inscriptions, ce moyen ne répondant pas aux besoins de l’institution pour le moment.
Comment les universités doivent-elles traiter les contenus controversés ?
Une demande de bannissement de l’hebdomadaire «Die Weltwoche» à l’Université de Bâle par le Conseil des étudiant·e·s a suscité de vives réactions. D’après ce dernier, la distribution gratuite devrait en être interdite en raison de son contenu «raciste, islamophobe et populiste de droite». L’auteur de l’article juge la manœuvre maladroite et estime qu’elle nourrit la critique de droite sur la censure par le politiquement correct.
L’initiative susciterait également la critique sur la diversité d’opinions représentée au sein du conseil estudiantin et offrent l’opportunité au journal de se poser en rempart du débat citoyen. Plus généralement, cela interroge sur le traitement de la pluralité d’opinions en Suisse. Aux universités américaines, le concept de «trigger warning» est largement répandu, visant à prévenir le public universitaire d’un contenu dont le caractère est jugé discriminant et susceptible réveiller un traumatisme. Pourrait-il imprégner la culture de débat helvétique ?
La Finlande s’associe au Plan S en faveur du libre accès
Le fonds national de recherche finlandais a annoncé s’associer au Plan S, qui vise à faire paraître immédiatement et en libre accès toutes les publications scientifiques financées par des fonds publics dès 2020. La coalition, qui comptait jusque-là onze membres, se trouve renforcée dans sa demande pour diminuer les frais d’abonnement des universités. Pour l’année 2017, l’académie finlandaise a investi plus de 400 millions de dollars dans la recherche.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2018
2Oct2018
Politique des hautes écoles
Scientifique suspendu au CERN pour des propos sexistes
Au CERN, Alessandro Strumia de l’Université de Pise a provoqué l’indignation durant un atelier sur le genre : affirmant que la physique avait été créée par des hommes, il a soutenu que les femmes étaient naturellement portées vers l’humain et les hommes vers les choses concrètes. Il a également accusé les femmes d’occuper illégitimement des postes dans cette discipline grâce aux politiques d’égalité. Il aurait constaté une discrimination envers les hommes.
La direction du CERN a qualifié la présentation de « particulièrement choquante » et l’a retirée du site web. Il a suspendu le professeur avec effet immédiat de toutes ses activités. Selon un communiqué, le CERN est «une organisation d’une grande diversité culturelle, qui rassemble de nombreuses nationalités différentes. C’est un lieu où chaque personne est la bienvenue et se voit offrir les mêmes possibilités, quels que soient ses origines, ses convictions, son genre ou son orientation sexuelle.»
Genève : discussions autour d’une réduction du temps de formation des enseignant·e·s de l’école primaire
Le projet de loi du PLR visant à réduire d’un an la durée de formation d’instituteurs·rices, passant de quatre à trois ans, a reçu le préavis favorable de la Commission parlementaire de l’enseignement supérieur. La Fédération des associations de parents (Fapeo), tout comme le syndicat des maîtres du primaire (SPG) se montrent sceptiques ; les compétences exigées des enseignant·e·s seraient toujours plus nombreuses et une formation généraliste, permettant d’enseigner toutes les matières, ne pourrait pas être effectuée en seulement trois ans.
Jean Romain, député PLR à l’origine du projet, souhaite davantage de pratique et préconise une formation en trois ans, avec une supplémentaire en emploi pour ceux qui désideraient changer de cycle en cours de route. Quant à la prise en charge de la formation, bien qu’il eût préféré un encadrement par la Haute Ecole Pédagogique (comme dans le canton de Vaud), elle resterait assurée par l’Université afin de ne pas provoquer de tensions inutiles.
Les universités françaises se tournent vers le fundraising
Jusque-là présente surtout dans les pays anglo-saxons, la culture de levée de fonds («fundraising») se répand dans les universités françaises ; elles sont de plus en plus nombreuses à se fixer des seuils budgétaires venant de donateur·trice·s privé·e·s, voire à obtenir des financements de chaires. Tant des entreprises que des particulier·ère·s sont sollicité·e·s par un nombre croissant d’universités ; les premières y trouvent leur compte par le financement de projets liés à leur domaines d’activité ou le recrutement de futurs diplômé·e·s, les second·e·s par la satisfaction que le don trouvera une utilité sociale. Face à une dépense publique en baisse, les universités cherchent des ressources propres pour «rester dans la course» ; le fundraising leur donne également l’occasion de clarifier et définir une réflexion stratégique. L’auteur de l’article préconise toutefois de veiller attentivement à ce que les dotations privées ne se substituent pas à celles de l’État.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 octobre 2018
1Oct2018
Politique des hautes écoles
Une enquête dénonce le harcèlement dans les universités anglaises
L’enquête menée par le Guardian a révélé de graves cas de harcèlements et d’omerta académique dans les universités anglaises. Le journal a écrit à 135 universités et décompte près de 300 plaintes concernant des professeur·e·s et directeur·trice·s de laboratoire en situation d’abus de pouvoir face à des étudiant·e·s ou des collègues.
De nombreuses personnes ont dénoncé une culture d’intimidation, de comportement agressif, de sabotage de carrière et de pression menant parfois à la falsification des données de recherche. Le Président de la Royal Society Venki Ramakrishnan appelle à des mesures urgentes et fortes, tant les rapports de pouvoir dans le monde académique sont disproportionnés. Il considère que les organisations finançant les recherches devraient sanctionner plus durement les situations de harcèlement pour permettre aux universités d’encadrer le problème.
L’Université de Bâle investit dans ses infrastructures
La Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki souligne l’importance d’investir dans des infrastructures modernes et les projets innovants des sciences de la vie, cherchant à casser l’image d’une université sous pression économique. Les facultés devraient effectivement faire des économies – 2.5% de son budget – surtout dans le corps intermédiaire et dans les ressources opérationnelles.
Mais elle met en avant la hausse des coûts de recherche et le contexte de concurrence internationale, justifiant le besoin d’investissements dans des infrastructures de recherche. Leur financement se fera en partie en puisant dans les réserves de l’Université ainsi qu’en redéfinissant les domaines stratégiques de l’Alma mater.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er octobre 2018
28Sep2018
Politique des hautes écoles
La droite veut autonomiser le CHUV
Le PLR Vaud ne veut plus que le centre hospitalier universitaire vaudois dépende directement du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) dirigé par le socialiste Pierre-Yves Maillard.
Est-ce que l’on se dirige vers une privatisation? «En général, c’est l’étape suivante, oui», explique ce dernier. «Certains ne peuvent pas supporter qu’il y ait un service public. Des investisseurs privés veulent ces parts de marché. C’est une simple lutte permanente pour le chiffre d’affaires», conclut-il. Le PLR rejette l’analyse du ministre: «L’Université de Lausanne est aussi un établissement autonome de droit public
et il reste en mains publiques.» Reste que l’Unil n’a pas de conseil d’administration. «Mais il existe un conseil de l’université qui correspond à une sorte d’administration», ajoute Florence Bettschart-Narbel, députée du PLR.
Le «World University Ranking 2019» du Times Higher Education
Selon le classement du Times Higher Education, l’EPFZ (11.) ne figure plus parmi les dix meilleures universités du monde. La situation à l’Université de Zurich- actuellement 90ème – est tout à fait différente : après 30 places perdues l’année dernière, elle en regagne 46 cette année. [L’UNIL (176ème) occupait la place 152. auparavant.]