L’UE a ouvert la deuxième phase de son programme de jumelage en vue de créer des Universités européennes, dans lesquelles les établissements mettront en commun leur expertise et leurs ressources pour proposer de nouveaux programmes communs aux étudiants. Le programme est doté de 120 millions d’euros.
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Sujet: European Campus
Cinq universités du Rhin supérieur souhaitent renforcer leur collaboration transfrontalière pour encourager la mobilité entre les villes (Bâle, Colmar, Fribourg en Breisgau, Mulhouse, Karlsruhe, Stuttgart). Pour la Rectrice de l’Université de Bâle Andrea Schenker-Wicki, les domaines de recherches de pointe et innovations sont particulièrement importantes, particulièrement le projet « Bio-Campus du Rhin supérieur », le «premier pôle d’innovation européen dans le domaine des sciences de la vie».
Il y a deux ans, Emmanuel Macron a annoncé qu’il voulait encourager la création d’au moins 20 réseaux d’universités européennes jusqu’en 2024. 17 réseaux ont déjà gagné le premier concours de la Commission européenne et peuvent s’appeler «Universités européennes», et après le deuxième concours en automne il pourrait y en avoir 40. L’Union européenne finance cinq millions d’euros par réseau sur trois ans, ce qui fait en moyenne 240’000 euros par an. Des fonds supplémentaires ont été promis après la phase pilote. Certains craignent la création de «clubs exclusifs», contraire à l’idée de la réforme de Bologne.
La Commission européenne (CE) a refusé la candidature de l’Université de Bâle au projet pilote du programme «Universités européennes», dont le lancement est prévu dès 2019 dans le cadre d’Erasmus+. Celui-ci regroupe environ vingt universités visant à créer des réseaux d’établissements par affinités (géographiques, thématiques) pour renforcer la coopération transfrontalière dans la perspective d’une stratégie à long terme et faciliter la mobilité intra-européenne.
Malgré sa participation au European Campus dans un réseau d’universités allemand-français-suisse, les critères d’accès à «Universités européennes» excluent l’Université de Bâle du projet pilote puisqu’ils indiquent qu’«un réseau doit comprendre au moins trois universités issus de pays membre de l’Union européenne (EU) ou faire partie du programme Erasmus+». A cette occasion, le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS/BL) réclame au Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman de réintégrer le programme Erasmus+ pour 2021, comme cela été demandé dans une motion par le Conseil national qui a été acceptée par le Conseil des États.
L’Université de Bâle risque d’être exclue de la coopération avec quatre universités du Rhin supérieur (Strasbourg, Mulhouse, Fribourg-en-Brisgau, et Karlsruhe) dans le cadre du projet de l’«Alliance universitaire européenne» proposée par le Président français Emmanuel Macron. En effet, une université européenne consiste, selon la définition de l’Union européenne (UE), en une participation au programme Erasmus+ et doit être composée d’au moins trois pays membres de l’UE. A moyen terme, l’Université de Bâle pourrait être exclue des fonds européens pour la recherche. Par ailleurs, les chances d’une participation suisse au programme Erasmus «ne sont pas fortes». Les négociations entre l’Union européenne et le Conseil fédéral devraient porter sur d’autres priorités. De plus, l’auteur de l’article ajoute que l’utilisation de fonds Erasmus aurait suscité de fortes critiques dans plusieurs médias.