HES-SO Valais : Nouveau plan d’études pour la filière tourisme
Dès la rentrée académique 2020-2021, la HES-SO va profondément muer sa filière de tourisme. En effet, le Conseil de domaine et le rectorat de la HES-SO ont accepté le nouveau plan d’études proposé par la direction de la filière tourisme. Ce changement vise à responsabiliser plus largement les étudiant·e·s dans leur projet d’études.
Pour Dominique Fumeaux, Responsable de la filière tourisme de la HES-SO Valais, «Aujourd’hui, on ne peut pas faire du marketing, de la géographie et du tourisme en pensant que ce sont trois données différentes; on est obligé de les regrouper.»
Cette décision est soutenue par l’expert dans l’attractivité des territoires et président de Valais Excellence Yvan Aymon qui déclare, «C’est un système qui permet de s’adapter aux besoins et aux attentes de l’économie touristique d’aujourd’hui (…) On a longtemps formé des solistes, aujourd’hui on constate que – pour être plus performants sur un territoire – on doit travailler ensemble, on doit être capables d’avoir des gens qui peuvent créer une vraie communauté et amener leurs compétences propres à cette communauté.»
EPFL : «L’EPFL encadre les dons privés pour ses étudiants»
À l’EPFL, les étudiant·e·s seront encadré·e·s par des dons privés, et ce, sans subir de pressions. Ainsi, les étudiant·e·s résidant en Suisse et compris dans le «top 2%» du niveau Bachelor, bénéficieront chaque année de 40 bourses de 10’000 francs sur trois ans. Au niveau du Master, il s’agit de 80 enveloppes de 24’000 francs pour les projets sur un an et demi, et de 32’000 francs pour ceux sur deux ans.
Les dons privés représentent 8.9% du budget total de l’EPFL. Les donateur·trice·s tel que Thierry Lombard, Vice-président du Conseil d’administration chez Landolt & Cie, soutiennent le financement privé pour mieux encadrer les étudiant·e·s. D’après lui, «Il est normal que des fonds privés viennent aider des boursiers suisses et étrangers. Aux États-Unis, c’est un procédé courant pour les universités. En Suisse, cela existe, mais c’est beaucoup moins utilisé (..) Nous devons maintenant convaincre des donateurs prêts à investir dans les talents de demain qui travaillent aujourd’hui sur des projets d’excellence.»
Formation : Pour que la Confédération soutienne les formations en cours d’emploi
À la vue des élections fédérales d’octobre 2019, chaque parti est interrogé sur leur projet économique respectif. Pour le Parti Socialiste (PS), Gaël Bourgeois, Responsable de campagne en Suisse romande, déclare que la priorité économique est un emploi et une formation pour toutes et tous avec des salaires couvrant les besoins vitaux.
Ce dernier propose que la Confédération participe au financement de modèles qui permettent la formation en cours d’emploi et qui couvre les frais d’entretiens durant cette période ainsi que la reconversion en cours d’emploi. De plus, le parti exige aussi un droit au congé formation rémunéré inscrit dans la loi.
Selon lui, «C’est l’utilisation judicieuse des recettes fiscales, par exemple pour investir dans la reconversion écologique, les infrastructures, la formation et le service public, qui est déterminant et réinjecte au final de l’argent dans l’économie.»
CCR : Initiative de libre accès aux installations de recherche
Deux ans après l’ouverture de ses portes, le Centre Commun de Recherche (CCR) a décidé d’étendre son initiative de libre accès aux laboratoires de recherche sur l’énergie et les transports de Petten au Pays-Bas et aux installations de recherche nucléaire de Karlsruhe en Allemagne. De cette manière, l’institution invite les chercheurs des États membres et des pays associés au programme de recherche Horizon 2020 à présenter leur candidature pour mener des expériences dans ces installations avant le 30 septembre.
En outre, l’ouverture récente des installations fait suite à deux premières années qui se sont avérées fructueuses en partage de l’infrastructure de recherche du CCR, avec 12 projets achevés et plus de 30 en cours. Aucun profit n’est tiré par le CCR de cette ouverture.
Recherche : Nouveau rapport sur l’«Open science» en Suisse
Swiss academics of arts and sciences vient de publier un nouveau rapport (Vol.14, No.2, 2019) au sujet de l’«Open science» en Suisse. Celui-ci met en lumière les défis et opportunités de cette nouvelle approche qui vise à briser les obstacles au partage – de tout type de résultats, de ressources, de méthodes ou d’outils – à tout stade des recherches.
Soulignant également l’importance du développement en Europe de l’«Open science» et de l’«Open data» pour la Suisse, ce rapport présente les enjeux des débats Europe-Suisse, en soulignant les défis et opportunités à relever.
HES-SO Valais : «Un camp d’entrepreneuriat conjugué au féminin»
À Sierre, la HES-SO a organisé le camps d’été «Graines d’entrepreneurs» afin de donner envie aux jeunes filles entre 11 et 16 ans d’opter pour un avenir dans l’entrepreneuriat. Au sein des classes, pas la moindre présence de garçon.
Concernant le financement, le stage est soutenu par le bureau de l’égalité. Ainsi, le programme prévoit : «Brainstorming, identification d’une problématique, recherche d’une solution innovante, enquête auprès du public cible, test du projet, test du logo et enfin d’une vidéo publicitaire.»
Pour la co-fondatrice de «Graines d’entrepreneurs» Nadine Reichenthal, «L’idée est de mettre en avant les compétences des jeunes filles dans une branche qui reste encore très masculine.»
Recherche : Faire évaluer ses articles par ses collègues
Un nouvelle proposition concernant l’évaluation des articles par les pair·e·s a été faite par Dan Shechtman, Prix Nobel de chimie en 2011. D’après le scientifique, les universitaires devraient faire évaluer leurs articles par leurs collègues de l’université, avant de les soumettre à des revues. De cette manière, un tel examen interne permettrait d’éviter d’endommager les erreurs scientifiques et serait moins coûteux que de le confier à des expert·e·s. Bien que ce système d’évaluation ait prouvé son efficacité, il n’est que très peu utilisé par les institutions de recherche.
D’après le professeur Dan Shechtman, «Notre système de surveillance de la mauvaise science ne fonctionne pas très bien. Le problème réside dans le fait que l’examen par les pairs tend à se faire uniquement par le biais de revues, lesquelles envoient les articles à d’autres spécialistes dans ce domaine. (…) Mais les meilleurs scientifiques n’ont pas le temps pour cela [d’examiner les articles d’autres chercheurs] de sorte que ceux qui ont le temps pour cela… ne sont pas nécessairement les meilleurs experts.»
Cancer et immunothérapie : Les universités unissent leurs efforts
Les hôpitaux universitaires souhaitent unir leurs efforts afin de mettre au point leurs propres thérapies cellulaires. L’objectif est de viser des prix moins couteux que ceux générés par les entreprises pharmaceutiques. Pour cela, sous la direction du Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer (SAKK), une nouvelle plateforme est en train d’être créé.
Selon George Coukos, Chef du Département d’oncologie du CHUV, «Aujourd’hui, les efforts sont très isolés entre les différentes universités et je pense qu’il est très important qu’elles se réunissent pour pouvoir offrir davantage d’opportunités aux patients au sein de ce réseau académique. (…) C’est vrai, la production de ces cellules au niveau académique coûte moins cher. Le coût final du produit devrait être de 100’000 à 150’000 francs par patient, soit environ deux fois moins cher que ce que proposent les groupes pharmaceutiques.»
Université de Bâle : 32 millions de francs supplémentaires pour le Biocentre
En raison des défauts de construction, des dommages et des erreurs de planification, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne sont confrontés à des coûts supplémentaires pour la création du nouveau Biocentre. En effet, ils devraient à présent contribuer entre 32 et 64 millions de francs de plus.
Jusqu’ici le Département de la construction de Bâle (BVD) qui détient la souveraineté en matière d’information de la construction du Biocentre, a évité le sujet des «dépassements de coûts». Néanmoins, un rapport contenant plus de détails serait en cours de rédaction par les gouvernements des deux cantons.
Quant à l’Université de Bâle (UNIBAS), la question se pose de savoir si cette dernière doit également participer au dépassement des frais. D’après Matthias Geering, Directeur de la communication de l’UNIBAS, «Le partage des coûts de l’université fait l’objet d’une discussion permanente entre l’université et le département de construction.»
Horizon Europe : Appel commun pour un budget ambitieux
En collaboration avec 14 associations d’universités européennes, la Ligue européenne des universités de recherche (LERU) a lancé un appel commun afin d’opter pour un ambitieux budget à destination d’Horizon Europe.
Celui-ci a été nommé «Seize our Common Future» et vise à sensibiliser les décideur·euse·s politiques quant au rôle crucial que possède la recherche et de l’innovation pour aider l’Union européenne (UE) à relever les défis actuels. Ce financement serait donc nécessaire pour assurer à l’UE, un avenir prospère, inclusif et durable.
Dès lors, toute organisation disposée à soutenir publiquement cet appel, peut s’inscrire sur le site internet de LERU.
Université de Lausanne : Sommet réunissant 450 activistes pour le climat
À l’Université de Lausanne (UNIL), de nombreux·euses activistes dont Greta Thunberg se retrouveront lors d’un sommet international pour l’environnement afin de parler de l’avenir du mouvement écologiste internationale déclenché par cette dernière. Organisé par le mouvement européen FridaysforFuture, cet événement prendra place du 4 au 9 août 2019 et rassemblera 450 militant·e·s âgé·e·s de 11 à 25 ans et provenant de 37 pays.
Durant cette semaine, plusieurs personnes sont également attendues telles que le Prix Nobel de chimie vaudois Jacques Dubochet, le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, le biologiste et physicien Ernst von Weizsäcker, le vice-président de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement Kaveh Madani ou encore le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR) Roger Hallam.
En outre, les militant·e·s entendent profiter de cette rencontre pour lancer une initiative citoyenne européenne afin de demander que la question climatique soit mise au cœur des débats, ainsi que, planifier les prochaines manifestations mondiales.
Formation : «Il motive les patrons à engager des apprentis»
Depuis 12 ans, Bruno Besse, Promoteur de places d’apprentissage au Service de la formation professionnelle, possède pour mission de mettre en contact les futur·e·s apprenti·e·s et les employeur·euse·s. Grâce à ce travail qui fonctionne en réseau, plusieurs dizaines de jeunes évitent de se retrouver sur le carreau.
Le délai pour trouver un employeur·euse est de trois mois. En effet, durant les deux premières semaines de la reprise d’automne, Bruno Besse répertorie les élèves n’ayant pas de patron·ne. Après le délai de trois mois, les élèves sans patron·ne se trouveront dans l’obligation de quitter la formation.
De manière générale, pour une grande majorité de jeunes, des solutions sont trouvées. Cependant, environ une trentaine reste sans formateur·trice à la fin du délai.
Durabilité : Nouveau partenariat de trois alliances mondiales d’universités
Afin de renforcer la contribution de l’enseignement supérieur aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations-Unies, trois alliances mondiales d’universités ont lancé un nouveau partenariat. Ce dernier comprend respectivement ; l’Association des universités du Commonwealth (ACU), l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Association internationale des universités (AIU). Ensemble, celles-ci représentent plus de 2’000 établissements à travers le monde.
Ainsi, dans une déclaration conjointe, l’ACU, l’AUF et l’AIU ont lancé un appel au secteur de l’enseignement supérieur. Ce texte vise à assurer un accès équitable pour toutes et tous à un enseignement universitaire de qualité, mais aussi, à adopter des politiques et des pratiques dans l’enseignement et la recherche qui maximisent leur contribution aux ODD des Nations-Unies.
Par ailleurs, ce nouveau partenariat a également exhorté les Nations Unis ainsi que les gouvernements nationaux à reconnaitre la contribution de l’enseignement supérieur aux ODD des Nations-Unies, et ainsi faire des universités des partenaires pour le développement national.
Lausanne : «Une formation chiffonne évangéliques et musulman·e·s»
Dès le mois d’octobre 2019 à Lausanne, la formation «Communautés religieuses, pluralisme et enjeux de société» sera proposée par la Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Lausanne (UNIL). Elle s’axe sur la connaissance des institutions vaudoises et la diversité des traditions religieuses. Néanmoins, certains soucis liés à l’organisation (question de délai, de reconnaissance des acquis ou de la langue) de ce cours subsistent.
Par exemple, le délai d’inscription du côté des évangéliques est court. En effet, d’après Christine Volet, Co-présidente de la Fédération évangélique vaudoise (FEV), «Nous avons été prévenus de la mise sur pied de cette formation au mois de juin. Elle est déjà prête, les dates des cours sont fixées, les enseignants choisis et le délai d’inscription au 27 août est impossible à tenir.»
Par ailleurs, une autre difficulté semble poser problème. Celle-ci concerne la question de la langue. Étant donné que cette formation est francophone, celle-ci oblige les responsables des communautés – évangéliques, musulmanes, anglicanes et catholiques-chrétiennes – à attester de leur maitrise du français.
Université de Berne : Nouvelle chaire sur les avantages des consultations médicales au bout du fil
Une nouvelle chaire unique en Europe est en train d’être créé à l’Université de Berne (UNIBE) afin de mieux appréhender les avantages des consultations médicales par téléphone et ordinateur. Celle-ci sera composée de professeur·e·s assistant·e·s en «télé- médecine d’urgence» et bénéficiera d’un financement annuel de 115’000 francs par le Touring Club Suisse (TCS).
Pour Aristomenis Exadaktylos, Professeur à l’UNIBE, ceci pourrait décharger les salles d’attentes des urgences. En effet, «Environ un tiers de tous les patients en cas d’urgence pourraient se sauver des visites à l’hôpital grâce à ça.»
Université de Bâle : Nouvelle chaire de médecine complémentaire
À l’Université de Bâle (UNIBAS), une nouvelle chaire de médecine complémentaire va voir le jour. Son financement sera principalement pris en charge par des entreprises ainsi que des fondations anthroposophiques. Pour l’Université de Berne (UNIBE), une telle chaire existe déjà depuis plus de cinq ans.
Le doyen de la Faculté de médecine de Berne partage son enthousiasme et affirme l’importance de l’introduction de la médecine complémentaire. Il dit, «L’université doit aussi se concentrer sur les besoins de la société. La médecine complémentaire est un grand besoin. C’est une partie de la médecine tout comme les autres domaines. C’est pourquoi je pense personnellement qu’il est juste de former nos médecins en médecine complémentaire et de mener des recherches dans ce domaine à l’université. (…) Ce qui est également important, c’est qu’elle a développé une méthodologie scientifique pour prouver l’efficacité des thérapies. Les résultats sont publiés dans des revues scientifiques et sont accessibles au public.»
Formation : Épuisement des étudiant·e·s en milieu universitaire
En 2018, d’après le rapport annuel du centre de l’Université de Zurich (UZH) ainsi que de l’EPFZ, un total de 1765 étudiant·e·s ont pris contact avec le dispositif de psychologues mis à disposition. Cela revient à 20% de plus par rapport à l’année précédente.
Il s’agirait d’un véritable fléau en expansion qui touche tant le monde du travail, que celui universitaire. En effet, l’Université de Bâle (UNIBAS) et l’Université de Saint-Gall (HSG) sont également touchés par l’augmentation des demandes de soutien psychologique.
D’après Fatljume Halili, Présidente de l’association Mind-Map, «L’université est un environnement où il y a une énorme pression. Le travail n’est jamais terminé et vous pouvez toujours faire mieux.»
Alors que pour des expert·e·s, cela serait également lié «à l’isolement dû à la numérisation et la tendance à ne plus s’autoriser les sentiments négatifs, ainsi que le faite que les étudiant·e·s se trouvent souvent dans l’obligation de travailler à côté de leurs études.»
Horizon Europe : La Commission européenne veut réduire les partenariats
Lors d’une table ronde organisée par les expert·e·s de Science Business, il a été question de trouver une équilibre entre la taille et la cohérence des nouveaux partenariats de recherche proposés pour le prochain programme Horizon Europe.
Dès lors, la Commission européenne a opté pour une réduction des partenariats de recherche et développement passant de 120 à 50. À ce jour, Horizon Europe se voit doté de 44 suggestions de partenariats de recherche avec des entreprises et des États membres.
D’après Jaap Lombaers, Directeur d’innovation chez Netherlands Organisation for Applied Scientific Research (TNO), «Les grands partenariats de recherche industrielle ont du poids parce qu’ils offrent des synergies et des fertilisations croisées, mais les rendre trop grands et trop larges pourrait diluer leur concentration, leur dynamisme et leur impact.»
Sion : 100% de réussite pour les start-up de la Haute école d’ingénierie
À Sion, une bourse d’un total d’un demi-million de francs a été attribué à trois start-up de la Haute école d’ingénierie (HEI) afin que ces dernières montent leur entreprise. Pour décrocher cette bourse, celles-ci ont postulé au programme «First Venture» de la Fondation Gebert Rüf qui a soutenu plus d’un millier de projets innovants en vingt ans.
Pour mieux comprendre le succès de la HEI Valais, Gerbert Rüf, Vice-directeur de la Fondation, souligne un environnement propice. D’après lui, «Le soutien de l’école et des professeurs est essentiel. La Fondation The Ark (dont la mission est de favoriser l’éclosion des start-up) a aussi un rôle important (…) C’est un coup de pouce aux jeunes diplômants. Ils sont coachés durant trois mois, puis nous évaluons le potentiel entrepreneurial du projet.»
À Bienne, les travaux de construction du nouveau Campus de la Haute école spécialisée (HES) sont au point mort. Malgré les autorisations nécessaires reçues pour les travaux d’excavation et de soutènement, un blocage subsisterait en raison d’un conflit avec un propriétaire d’immeuble faisant de la résistance.
Ce dernier n’est pas satisfait de la tournure que prend les négociations autour du prix d’expropriation proposé pour son immeuble se trouvant sur la zone à bâtir.
Néanmoins, Herbert Binggeli, Recteur de la HESB, reste positif, «Nous nous réjouissons d’emménager dans le campus Technique, et nous nous sommes organisés pour y entrer en septembre 2022.»
Université de Berne : La bibliothèque s’allie à Google Books
C’est 12 ans après la Bibliothèque Cantonale Universitaire (BCU) vaudoise, que celle de l’Université de Berne (UNIBE) a également décidé d’opter pour un partenariat avec Google Books. Dès 2020, le géant du web numérisera plus de cent mille livres – publiés entre 1700 et 1900 – de sa collection, lesquels seront en libre accès.
Grâce à ce partenariat où Google prend en charge les coûts de numérisation et de transport des livres, l’UNIBE se voit épargner d’un processus difficile à financer pour elle.
Selon Christian Lüthi, Vice-directeur de la Bibliothèque de l’Université de Berne, «Maintenant, 15 ans plus tard, on voit que les bibliothèques existent toujours. Les services qu’elles offrent sont très bien utilisés par les clients et leur rôle n’a pas vraiment changé.»
UE : Projet de création de réseaux universitaires pan-européens
Les dirigeant·e·s de plusieurs universités européennes ont salué le premier plan de financement de 85 millions d’euros, basé sur une initiative pilote de l’Union européenne (UE). Son objectif est de créer des réseaux de recherche pan-européens pour les établissements d’enseignement supérieur et ainsi améliorer la qualité de leurs enseignements.
Partant, 17 groupes d’établissements supérieurs ont reçu chacun 5 millions d’euros du programme européen Erasmus+ afin de piloter les nouvelles formes de collaboration, comme par exemple l’établissement de campus en commun.
Par ailleurs, une certaine diversité est mise en lumière par l’implication de 114 institutions provenant de 24 États membres de l’UE.
Néanmoins, d’après Kurt Deketelaere, Président de la Ligue européenne des universités de recherche (LERU), les réseaux auront besoin de plus de soutien. En effet, il déclare,«La bonne volonté et la coopération ascendante peuvent faire beaucoup, mais pas tout. La question est de savoir si les moyens – l’argent, les gens et l’environnement, la politique, les lois, etc. – seront là.»
Genève : L’institut Confucius reste à la villa Rive-Belle
L’institut Confucius dont la situation était à risque, sera donc maintenu à la villa Rive-Belle.
Dirigé par Basile Zimmermann, Maître d’enseignement et de recherche, cet établissement abritant un centre de recherche et d’enseignement interdisciplinaire sur la Chine contemporaine, a été mis à disposition de l’Université de Genève (UNIGE) par le Conseil d’État. Néanmoins, cette décision pouvait faire l’œuvre d’une résiliation en cas de besoin justifié.
À ce jour, le bilan de l’institut Confucius est «extrêmement positif». En effet, ce dernier a accueilli en l’espace de 8 ans, «10 projets de recherche; 14 chercheurs invités; 49 conférences; 61 ateliers; 76 séminaires; 57 cours; 29 visites officielles; 86 événements; et a participé à 48 événements scientifiques externes.»
EPFZ : Professeure accusée de harcèlement moral licenciée
À l’EPFZ, l’affaire impliquant une professeure d’astronomie accusée de harcèlement moral à l’encontre de ses doctorant·e·s prend un tournant inédit.
Durant les séances du 10 et 11 juillet 2019, le Conseil des EPF a décidé d’accepter la demande de licenciement formulée par l’EPFZ en date du 12 mars 2019. Il s’agit d’une première fois en 164 ans d’existence pour cette école de renommée.
D’après le Conseil des EPF, «Les accusations portées contre la professeure d’astronomie sont justifiées. Elles sont incompatibles avec les attentes en matière d’encadrement des doctorants ainsi qu’avec la culture qui prévaut dans le Domaine des EPF». De plus, il «encourage les institutions du Domaine des EPF à mettre en œuvre des mesures d’encouragement de la diversité, des compétences de conduite et d’une culture du respect mutuel».
Yverdon-les-Bains : Le nouveau doyen initie ses élèves à la transition écologique
Au gymnase d’Yverdon-les-Bains, cela fait plusieurs années que l’enseignant de géographie et nouveau doyen Christian Henchoz sensibilise ses élèves à la transition écologique. À cet effet, il propose un cours d’option complémentaire basée sur des actions concrètes, et traite de sujets tels que la crise climatique, raréfaction des ressources ou encore la gestion de l’eau.
Christian Henchoz défend son initiative, «Je voyais 200 élèves par semaine bourrés d’énergie, de courage, de créativité, coincés sur ces chaises huit heures par jour (…) Des jeunes avaient envie de planter des pommiers. Nous y avons travaillé, pris sur notre temps libre et nous en avons fait croître sur le site du gymnase.»
Par ailleurs, il est à l’origine de la Journée de la terre nourricière au gymnase, laquelle vise à mettre en valeur des actions de développement durable menées par les élèves. En effet, il explique, «Lors de cet événement, les élèves montrent ce à quoi ils ont réfléchi durant l’année (…) Je voulais leur donner des outils pour s’aventurer dans un monde qui va mal. Je ne pouvais pas juste passer une année à leur enseigner qu’on était foutus.»
D’après le nouveau rapport de Science Business, il serait possible pour l’Union européenne (UE) ainsi que l’European Open Science Cloud (EOSC) d’apporter leur aide dans l’exploitation de l’«open science» (science ouverte).
L’une des principales conclusions tend à mettre en évidence que l’«open science» offre de grands avantages, tant pour les chercheur·euse·s que pour la société entière où le partage des données, des outils et des infrastructures scientifiques restent à ce jour inégal.
Par conséquent, le rapport appelle à redoubler d’efforts dans le but d’éliminer les diverses barrières qui s’érigent contre l’ouverture totale de la science. Par exemple, l’EOSC pourrait mettre à disposition une plate-forme légale et digne de confiance, offrant la possibilité aux chercheur·euse·s de concrétiser leurs activités scientifiques, en les rendant systématiquement accessibles à tous les niveaux de la société.
En Suisse, les inégalités de genre se trouveraient sur une pente ascendante, mettant les écoles sous pression. Il s’agit pour elles de favoriser l’orientation des filles vers des filières MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, et techniques).
Pour cela, Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, prévoit potentiellement d’ouvrir des classes de mathématiques spécifiques pour les filles, tôt dans leur scolarité. Cette idée dépendra de l’issue du rapport de la HEP Vaud sur l’enseignement des maths qui est en cours de finalisation.
Cependant, pour une majorité d’enseignant·e·s, «Il n’est pas vrai du tout de dire que les filles et les garçons n’ont pas la même manière d’apprendre les maths ou que la notion de genre influence les résultats des élèves en maths».
D’après Thierry Dias, Recteur de la HEP Vaud, «Une séparation assumée, pas définitive mais à certains moments, des garçons et des filles, est une idée à étudier (…) Il ne s’agit pas uniquement d’inverser le rose et le bleu dans les supports de cours. Il faut un engagement plus assumé de la part des enseignants: les filles doivent se sentir poussées, renforcées et reconnues.»
EPFL : Avis du Contrôle fédéral des finances sur les inégalités liées au genre
D’après les deux rapports effectués par le Contrôle fédéral des finances (CDF) sur les deux écoles polytechniques fédérales (EPFL, EPFZ), l’école vaudoise serait plutôt bonne élève en la matière. En effet, «Sur la base des informations obtenues, le CDF n’a pas constaté d’inégalité de traitement systématique liée au genre pour l’allocation des ressources financières.»
Toutefois, le CDF a quand même relevé qu’il existait un manque de transparence dans l’allocation des ressources, ce qui amène un grand risque d’avantages avérés ou perçus. Cet élément n’a pas été contesté par l’EPFL, laquelle a fait la promesse de corriger le tir durant les processus budgétaires futurs.
Université de Berne : Financement incertain du Centre de recherche sur l’environnement
À l’Université de Berne (UNIBE), le financement du centre de recherche sur l’environnement, également nommé «Centre Wyss» reste incertain. Celui-ci provient du milliardaire et mécène bernois Hansjörg Wyss vivant actuellement aux États-Unis, et qui a annoncé vouloir payer 100 millions de francs, aux côtés des 100 millions de contribution de l’université et du canton.
Au printemps 2019, le Grand Conseil a pour sa part déjà accepté de donner 50 millions de francs pour ce projet. Néanmoins, du côté de l’entrepreneur Hansjörg Wyss, aucun financement n’a pour l’instant été mis en place.
La Direction des affaires économiques rappelle qu’à ce jour, aucun contrat n’a été signé en vue de ce financement. Par conséquent, le milliardaire maintient ainsi le canton et l’université sur ses gardes.
Durabilité : Engagement mondial de 25 réseaux universitaires
25 réseaux universitaires représentant plus de 7’000 établissements d’enseignement supérieur sur six continents ont uni leurs forces pour déclarer une urgence climatique et s’engager à agir dans la recherche et l’enseignement.
L’engagement collectif en faveur de la lutte contre le changement climatique a été organisé par l’Alliance for Sustainability Leadership in Education (EAUC), l’organisation américaine d’action pour le climat de l’enseignement supérieur Second Nature et l’Alliance Jeunesse et Éducation de l’ONU Environnement.
Ces réseaux ont accepté d’entreprendre un plan en trois points pour aider à résoudre la crise:
S’engager à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030, ou 2050 au plus tard
Axer davantage la recherche sur les changements climatiques sur l’action
Accroître la prestation de l’éducation environnementale et durable dans l’ensemble du programme et du campus
Les organisateurs s’attendent à ce que plus de 10’000 institutions se joignent à eux avant la fin de 2019 et encouragent les gouvernements à offrir des incitations à prendre des mesures.
Formation : «Mieux se former grâce à la réalité virtuelle»
À Sierre, l’équipe d’Anne-Dominique Salamin, Responsable du labo et du centre e-learning de la HES-SO, effectue des recherches visant à évaluer l’impact de la réalité virtuelle (VR) et de la réalité augmentée (AR) pour les étudiants du tertiaire afin de faciliter l’acquisition de compétences.
Pour Antoine Widmer, Professeur-chercheur HES, chargé des projets de recherche VR appliqués au monde médical, l’utilisation de la réalité virtuelle n’est plus de l’ordre du gadget. D’après lui, «Dans le domaine des soins infirmiers, les produits utilisés coûtent cher. La VR peut permettre de s’exercer au calcul de dose de médicaments par exemple.»
La réalité virtuelle a cependant ses limites pour les informations textuelles ou auditives. Les recherches montrent que dans une situation de VR complexe, le son a tendance à être occulté, l’apprentissage papier donnant donc de meilleurs résultats.
Berlin : Visite de la secrétaire d’État Martina Hirayama
Le 9 juillet 2019, Martina Hirayama, Secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), était en déplacement à Berlin. Durant son séjour, elle s’est entretenue avec son homologue Georg Schütte et a participé à la séance du Conseil de fondation du Wissenschaftskolleg zu Berlin (l’Institut d’études avancées de la capitale) dont elle est membre. Sans oublier, la visite effectuée à l’Université technique de Berlin afin que la délégation suisse se rende compte du dynamisme des milieux de l’innovation et des start-up résidant.
Au sujet de l’entretien avec le secrétaire d’État allemand Georg Schütte, la discussion a porté sur la coopération actuelle et future entre les deux nations, dans le contexte des programmes-cadres européens.
Erasmus : La Suisse poursuivra le programme d’échange
En raison de l’incertitude quant à l’avenir de l’accord-cadre européen, la coopération Suisse-UE en matière de recherche et d’innovation est à risque.
La Suisse n’étant pas directement impliquée dans le programme Horizon 2020, l’Association des associations étudiantes suisses (VSS) exige donc d’être pleinement associée au programme qui lui succèdera, Horizon Europe. Cette volonté vise à éviter un isolement de la Suisse dans le secteur de l’éducation. En effet, celle-ci ne serait plus en mesure de maintenir son rôle de pionnier dans le domaine en question.
En parallèle, le Conseil fédéral soutien la promotion des échanges éducatifs. Pour cela, le projet de révision de la loi fédérale sur la coopération internationale et la mobilité dans le domaine de l’éducation prévoit que les échanges doivent perdurer, sans dépendre de la participation effective au programme Erasmus+.
Hongrie : Les instituts de recherche sous le contrôle du gouvernement
Sur la base d’un projet de loi, le gouvernement hongrois a pris le contrôle des principaux instituts de recherche nationaux. Il s’agit de la dernière avancée d’un long combat entre le gouvernement et l’Académie hongroise des sciences (HAS). Dès lors, le projet de loi stipule que le réseau des instituts sera régi par un panel de 13 personnes – nommées par le Premier ministre Viktor Orbán – qui prendra toutes les décisions importantes, y compris la nomination de leurs directeur·trice·s scientifiques.
Pour cela, le 2 juin 2019, des milliers de scientifiques ainsi que leurs partisan·e·s ont défilé dans les rues de Budapest, afin de montrer leur désaccord face à un tel projet de loi. Ce dernier s’avère inquiétant pour plusieurs raisons. D’une part, il restreindra la liberté académique ainsi que l’autonomie des instituts de recherches. D’une autre, l’avenir incertain du budget pourrait également porter préjudice en matière d’innovation.
Recherches suisses : Diminution de l’expérimentation animale en 2018
Durant l’année 2018, les laboratoires suisses ont vu diminuer leur recours à l’expérimentation animale. D’après l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), «586’643 animaux, dont deux tiers de souris, ont été utilisés en laboratoires (…) C’est 4,6% de moins que l’année précédente.»
Toutefois, à l’inverse, on constate une augmentation dans l’utilisation de souris pour le développement de la recherche biomédicale sur des maladies cancéreuses ou auto-immunes. Sans oublier, l’accroissement du nombre de primates utilisé afin d’observer leurs comportements, ou encore de chiens dans le but d’établir un archivages ADN pour des recherches sur les maladies héréditaires.
Gymnase-Université : Déclaration d’engagement pour optimiser la transition
C’est ensemble que la Conférence suisse des directeur·trice·s cantonaux·ales de l’instruction publique (CDIP) et la Conférence des recteur·trice·s des hautes écoles (swissuniversities) se sont engagées dans l’optique d’optimiser la transition du gymnase à l’université. Celle-ci vise à garantir, sur le long terme, un accès sans examen aux hautes écoles universitaires pour les élèves détenant une maturité gymnasiale.
Pour cela, le CDIP et swissuniversities ont défini six objectifs qui seront appliqués par certain·e·s acteur·trice·s. Les parties impliquées et chargées de soutenir les mesures d’optimisation sont ; les directeur·trice·s des gymnases et leur conférence (CDGS), les enseignant·e·s des gymnases et leur organisation faîtière (SSPES) ainsi que les services d’orientation universitaire et professionnelle.
Université de Fribourg : Diminution des montants versés
Suite au nouvel accord intercantonal universitaires (AIU), les cantons d’origine des étudiant·e·s extra-cantonaux immatriculé·e·s à Fribourg verseront moins d’argent à l’alma mater. C’est sur la base d’une nouvelle méthode de calcul plus complexe et basée sur le coût effectif des études que les 18 directeur·trice·s cantonaux de l’instruction publique ont approuvé ce changement. Par conséquent, un diminution entre 2.5 et 2.8 millions de francs est prévue annuellement pour l’alma mater.
Aux côtés du canton de Fribourg, celui de Vaud, Neuchâtel ainsi que Genève rejetaient ce nouvel AIU. Cependant, les réfractaires ne possèdent guère le choix, car les conséquences d’une non-adhésion ne sont pas négligeables. Pour exemple, les étudiant·e·s fribourgeois·es auront difficilement accès aux universités de cantons membres, leurs tarifs d’inscription augmenteront et l’Université de Fribourg (UNIFR) perdra en attractivité pour les étudiant·e·s des autres cantons.
Zurich : Le français banni des tests d’admissions gymnasiaux
À Zurich, comme dans neuf autres cantons alémaniques, l’entrée au gymnase pour les élèves est conditionnée à la validation d’un examen. Dès 2021, l’allemand et les mathématiques seront les uniques branches testées afin d’être admis·e au gymnase.
D’après Kaspar Vogel, Vice-président de l’association des maîtres secondaires zurichois·es, «Il fallait unifier et simplifier (…) Le plus simple était de ne conserver que l’allemand et les maths.»
À contrario, Laurent Wehrli, Conseiller national, déclare avec regret, «Si une matière disparaît d’un examen, elle sera automatiquement considérée comme mineure. C’est une sorte de saucissonnage qui consiste à dégrader progressivement l’importance du français. Je suis bien conscient de l’importance de l’anglais ou de l’informatique par exemple, mais le français n’est pas qu’une langue, c’est aussi l’identité d’un quart du pays. Avec ce type de décisions les Zurichois s’éloignent un peu plus de la partie francophone du pays.»
À Genève, l’importance du transfert technologique est bien prise en compte. À ce jour, le canton s’érige en pôle de l’innovation grâce à plusieurs acteur·trice·s.
La Fondation genevoise pour l’innovation technologique (Fongit) offre une aide précieuse aux start-up en leur fournissant des espaces de travail équipés, des services administratifs et de comptabilité, un accompagnement ainsi qu’un accès au financement.
La présence du Centre européen de recherche en physique des particules (CERN) permet à Genève de se spécialiser dans la medtech de convergence alliant technologies médicales, compétences logicielles à l’analyse des données et aux principes de physique des particules.
La HES-SO Genève détient aussi pour ambition de créer des start-up. Pour cela, celle-ci a lancé le Pulse Incubateur HES, une nouvelle structure d’accompagnement pour les projets innovants.
L’Université de Genève (UNIGE) a pour sa part lancé des programmes favorisant l’entrepreneuriat. Le doyen de la Faculté a notamment crée le Science Innovation Hub. De plus, un accélérateur permettant de concrétiser des idées a été lancé par la Faculté de médecine.
Et d’autres centres existent également, tels que le Centre de l’innovation, le Campus Biotech Innovation Park et le Centre Wyss.
HES-SO : Cesla Amarelle et Olivier Curty élus par le Comité gouvernemental
Au sein de la HES-SO existe un organe de pilotage stratégique nommé le Comité gouvernemental. Ce dernier a pour mission de définir les orientations stratégiques et le cadre financier de l’institution. De plus, il veille à ce que les formations données répondent aux besoins du monde professionnel et fixe aussi le montant de la taxe d’étude et définit les règles d’admission.
Voici la composition du Comité gouvernemental depuis le 1er juillet 2019 :
Olivier Curty, Président, Conseiller d’Etat, Direction de l’économie et de l’emploi du Canton de Fribourg
Cesla Amarelle, Vice-Présidente, Conseillère d’Etat, Département de la formation, de la jeunesse et de la culture du Canton du Vaud
Monika Maire-Hefti, Conseillère d’Etat, Département de l’éducation et de la famille du Canton de Neuchâtel, pour la région Arc (Jura, Neuchâtel et Berne)
Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’Etat, Département de l’instruction publique du Canton de Genève
Christophe Darbellay, Conseiller d’Etat, Département de l’économie et de la formation du Canton du Valais
Dans le cadre de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, un partenariat entre l’EPFL et l’IBM Q Network a été annoncé. Celui-ci vise à accélérer les recherches sur le campus de Lausanne, en lui donnant accès à une puissance de calcul supplémentaire utilisable pour des projets de recherche liés par exemple à la santé ou l’énergie.
Bien que gratuit, l’utilisation de cette technologie par l’EPFL se fera à distance, afin qu’IBM puisse garder le contrôle de ses machines.
Selon Mihai Adrian Ionescu, Professeur au Laboratoire des dispositifs nanoélectroniques de l’EPFL, «Je pense qu’elle nous permettra de passer d’une médecine de réaction à une médecine prédictive, qui sera beaucoup plus efficace. Cette nouvelle informatique sera capable d’analyser de telles quantités de données qu’elle pourra déceler, au milieu de toutes ces informations, des informations pertinentes sur l’état de santé futur d’une personne.»
À Neuchâtel, le Conseil d’État a choisi de garder les frais d’écolage à 1’000 francs par année académique, au sein des filières des écoles supérieures à plein temps. Cela concerne particulièrement les éducateur·trice·s de l’enfance, les droguistes, les designers horlogers ainsi que certains métiers techniques.
Cette décision prend place suite à une pétition signée par 2’670 personnes, et déposée le 1er avril 2019, afin que le Conseil d’État revienne sur sa décision de doubler les frais d’écolage.
D’après Jérôme Amez-Droz, «Les directeurs des écoles supérieures professionnelles ont trouvé d’autres mesures qui nous permettent d’atteindre les 250’000 francs d’économies fixées dans le plan financier.»
Depuis une semaine, le Grand Conseil vaudois a accepté l’initiative du PLR dont l’ambition était de faire du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) un établissement autonome de droit public, avec à sa tête un conseil d’administration.
Cependant, ce changement de gouvernance inquiète les milieux de la recherche pour plusieurs raisons. La première crainte concerne les nominations qui risquent d’être bloquées par ce nouvel organe. La deuxième inquiétude est liée aux sources de financement, qui malgré les contrats de prestations existant entre l’université et le CHUV, risquent de changer de fonds. Et la manière de répartir le budget – provenant actuellement du Département de la formation – n’étant pas claire, le conseil d’administration pourrait décider d’effectuer un réajustement qui ne fera pas l’unanimité.
Finalement, le dernier risque est lié à la réputation de l’hôpital cantonal qui devient une question politique, et dont l’image pourrait se voir entaché de tous ces possibles changements.
Zoug : Une école supérieure pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée
À Zoug, le canton a décidé d’agir contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en créant d’ici août 2020, une nouvelle école supérieure des technologies de l’information et de l’électronique. Les domaines les plus touchés sont l’ingénierie, l’électrotechnique, l’électronique et la technologie informatique.
Un investissement de 90’000 francs est prévu par le canton pour débuter les constructions de l’école. Par ailleurs, les classes pourront accueillir entre 24 et 30 étudiant·e·s. Et les programmes pourront être suivi par ces dernier·ère·s : à temps partiel sur au moins trois ans, ou à temps plein sur minimum deux ans.
D’après Silvia Thalmann-Gut, Directrice des affaires économiques, «Le programme s’adresse aux diplômés sans baccalauréat professionnel qui souhaitent acquérir des connaissances théoriques et pratiques supplémentaires dans leur domaine de spécialisation.»
Canton de Vaud : Une formation destinée aux responsables religieux·ses
Dès l’automne 2019, le canton de Vaud disposera d’une nouvelle formation consacrée aux responsables religieux·ses mise sur pied par l’Université de Lausanne (UNIL). Cette offre s’adresse aux représentant·e·s de toutes religions confondues.
L’objectif est d’apporter un soutien à toutes religions ou communautés en voie de reconnaissance dans le canton. Comme le souligne Eric Golaz, Délégué aux affaires religieuses, «Il y a aussi la possibilité pour les églises catholiques d’inscrire des prêtres qui viennent de pays parfois fort lointains, d’Afrique ou de pays de l’Est et qui connaissent très mal notre pays. Il n’est absolument pas question de parler de formation des imams. Ce qui nous intéresse, c’est de faire que les communautés qui demandent à être reconnues soient composées de responsables qui connaissent le canton de Vaud, ses institutions et son paysage religieux.»
Open-access : Débats lors de la 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques
Le 1er juillet 2019, lors de la 11ème Conférence mondiale des journalistes scientifiques à Lausanne, les partisant·e·s et adversaires d’un changement radical du système de publication ont défendu leurs positions.
Pour Matthias Effer, Président du FNS, les laboratoires et les chercheur·euse·s sont financé·e·s par les institutions publiques ainsi que les contribuables, ce pourquoi «ils ne devraient pas devoir payer une 2e fois pour que leurs travaux soient publiés dans les journaux scientifiques, et payer une 3e fois pour avoir accès à ces revues.»
À contrario, la fondatrice de l’éditeur suisse Frontiers, Kamila Markram, promeut son modèle d’affaire qui prévoit un prix payé par les auteur·e·s plus bas pour ensuite un article dont l’accès est gratuit et immédiat.
Quant à Daniel Ropers, PDG de Springer Nature, l’open-access est la solution du futur. Selon lui, «les paywalls sont anachroniques.»
Finalement, Jean-Claude Burgelman, Représentant de la Commission européenne, est d’avis que le Plan S va assurément s’imposer et «que la recherche financée par des fonds publics devra être publiée en libre accès dès janvier 2021 : C’est la logique du monde, et ce sera bon pour les affaires.»
Pays-Bas : L’Université de technologie de Eindhoven promeut l’égalité homme-femme
Au Pays-Bas, à l’Université de technologie de Eindhoven (TU Eindhoven), les candidatures féminines pour les postes de professeur·e·s seront considérées en priorité. Cette initiative a débuté le 1er juillet 2019 et devrait durer pendant au moins 18 mois.
En Europe, il s’agit de l’une des principales institutions scientifiques et technologiques du continent, ce pourquoi cette dernière entend servir d’exemple. Ainsi, l’université espère porter son taux de femmes professeures associées à 35%, et titulaires à 50%, d’ici les cinq prochaines années.
Cependant, cette approche ne serait pas sans risque pour les nouvelles professeures. D’après Samrad Ghane, Psychologue clinicienne et Anthropologue, «Une fois qu’un groupe de femmes est recruté dans le cadre de cette politique, il y a beaucoup de pression sur elles pour qu’elles prouvent qu’elles y ont vraiment leur place et qu’elles méritent leur poste. Elle peut s’avérer plus destructrice que constructive.»
Université de St-Gall : «Nos étudiants devraient pouvoir choisir entre trois ou quatre entreprises»
L’Université de St-Gall tient à mettre toutes les chances du côté de ses futur·e·s diplômé·e·s afin que ces dernier·ère·s soient suffisamment préparé·e·s à leur entrée dans le monde professionnel.
Pour cela, le service des carrières de l’université représente l’interface principale mettant en relation, à travers de nombreux événements, les étudiant·e·s en cours de formation et les entreprises. De cette manière, les étudiant·e·s peuvent participer à différents ateliers, et les entreprises se présenter en tant qu’employeur·e par le biais d’un stand.
L’objectif de l’Université de St-Gall est donc de proposer aux étudiant·e·s les meilleures positions possibles au terme de leurs études. En effet, d’après Gerd Winandi-Martin, Responsable du service des carrières de l’Université de St-Gall, «Nos étudiants devraient pouvoir choisir entre trois ou quatre entreprises (…) La plupart des étudiants ne sont plus intéressés à trouver un emploi, mais plutôt à trouver le bon départ.»
Suisse-France : Frédérique Vidal en visite pour renforcer les échanges
Lors de son passage à Lausanne pour la 11ème Conférence mondiale des journalistes scientifiques, la ministre française de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, est venue renforcer les échanges avec la Confédération au niveau universitaire, et saluer les partenariats publics-privés de l’EPFL.
D’après elle, «Nous allons signer une déclaration conjointe sur nos relations bilatérales mais aussi une lettre d’intention pour développer la coopération entre le Centre national (français) d’études spatiales et le Swiss Space Office. Sur trois axes: le développement des technologies innovantes pour les futures missions scientifiques et les explorations (rendez-vous en orbite avec les CubeSats), la création et l’exploitation de nouveaux instruments comme les sismomètres utilisés dans la mission sur Mars. Et enfin des travaux communs sur les lanceurs comme Prometheus ou Callisto.»
UE : Création de nouvelles «universités européennes»
L’Union européenne annonce le projet de créer les premières universités européennes. Pour cela, dix-sept nouvelles alliances entre plusieurs universités vont voir le jour, où chacune recevra 5 millions d’euros.
L’objectif de ces universités européennes est de mettre en commun l’expertise et les ressources propres à chacune des universités, et ainsi, de proposer de nouveaux programmes communs aux étudiant·e·s.
D’après Tibor Navracsics, Commissaire européen chargé de l’éducation, «Ces nouvelles alliances peuvent servir de modèles, et rendre l’éducation plus attrayante et plus inclusive pour la prochaine génération d’étudiants».
Ce projet vise également à stimuler les petites universités ne faisant pas l’œuvre d’une grande demande de la part des étudiant·e·s, contrairement à celles plus sélectives comme Oxford. Et d’après la Commission européenne, il devrait permettre aux chercheur·euse·s ainsi que étudant·e·s de se déplacer plus facilement entre les instituts européens.
Université de St-Gall : Scrutin sur le financement du nouveau campus agendé
Ce dimanche 7 juillet 2019, les St-gallois se prononceront au sujet d’un crédit de 160 millions de francs pour l’extension du campus de l’université spécialisée dans l’économie et le droit. Ce projet devrait permettre de créer 3’000 places supplémentaires, pour un bâtiment qui accueille actuellement 8’600 étudiant·e·s malgré sa capacité conçue pour 5’000.
Selon Stefan Kölliker, Conseiller d’État responsable de l’Éducation, «Le vote de ce dimanche n’est pas gagné d’avance. D’autant que la fabrique de l’élite, perchée sur la colline de Rosenberg, reste perçue dans l’opinion publique comme éloignée de la population.»
Recherche : Le Conseil fédéral s’oppose à l’initiative contre l’expérimentation animale
Le Conseil fédéral n’est pas favorable à l’initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès», en raison des répercussions négatives qu’elle aurait sur la santé, la recherche et l’économie. D’après le gouvernement l’animal est assez protégé.
Lancée en 2017, cette initiative contre l’expérimentation animale propose des méthodes alternatives plus éthiques et moins coûteuses. Le texte veut aussi interdire «le commerce, l’importation et l’exportation de produits faisant directement ou indirectement l’objet d’expérimentation animale ou humaine.»
Bien qu’opposé ce texte trop restrictif selon lui, le Conseil fédéral veut également réduire autant que possible la souffrance animale et rappelle que l’expérimentation animale n’est admise que s’il n’existe pas d’alternative.
Neuchâtel : «Crédit de 200 millions pour l’Université de Neuchâtel»
Un crédit d’engagement de 200 millions de francs pour l’Université de Neuchâtel (UniNE) a été accepté unanimement en début de semaine par les députés neuchâtelois pour la période 2019-2022.
Un nouveau bâtiment pour la faculté des lettres, facturé à 80 millions, est notamment prévu afin d’accueillir plus d’élèves et abandonner les locations d’UniNE en ville afin de combler le déficit de place du bâtiment actuel.
Cette construction sera également dotée d’un grand auditoire, d’un learning center, de salles de cours, d’une bibliothèque, de bureaux et de salles de sport.
«Si l’on veut continuer à rayonner, on doit investir pour l’avenir», a ainsi déclaré la conseillère d’État Monika Maire-Hefti.
En plus de ce chantier, 16 mandats d’objectifs ont été confié à l’UniNE qui touchent à de multiples thématiques – l’industrie et la société 4.0, la promotion de la carrière des femmes, une intensification des relations avec l’économie et une meilleure offre de formations continues.
Lausanne : Hôte de la 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques
Le SwissTech Convention Center accueillera, du 1er au 5 juillet, la 11e Conférence mondiale des journalistes scientifiques (WCSJ). L’accueil de cette conférence sur le campus de l’EPFL/UNIL a été mis sur pied par l’Association suisse du journalisme scientifique (ASJS).
Olivier Dessibourg, Président de l’ASJS, précise que la manifestation, organisée par les journaliste scientifiques, a pour public cible des journalistes scientifiques. «En plus d’abondamment discuter des défis de leur métier, l’idée est que ces journalistes venus du monde entier le fassent à Lausanne, c’est-à-dire écrivent des articles», mentionne-t-il encore.
Le président de l’ASJS veut aussi profiter de cet événement pour mettre en avant le journalisme scientifique dans les médias. «On pourrait faire beaucoup mieux, surtout avec la richesse en matière de recherche scientifique dont on dispose en Suisse en général et en Suisse romande en particulier»
Le budget de la manifestation est de 2,5 millions de francs, provenant pour un tiers de fondations, un autre tiers d’entités publiques et le troisième du secteur privé.
Le projet Vortex, réalisé en partenariat par l’état de Vaud et la Division immobilier de Retraites populaires, sera terminé à temps pour accueillir les presque 1’900 athlètes des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) en janvier prochain.
Par la suite, le bâtiment servira de logements aux étudiants de l’Université de Lausanne (UNIL) et ses hôtes académiques.
D’un coût de 156 millions de francs, le projet ne fera pas l’objet d’un dépassement de budget dans sa réalisation d’après Ian Logan, Directeur général du Comité d’organisation Lausanne 2020. Commencé en mai 2017, le chantier devrait se terminer fin octobre avec une liaison officielle fixée au 1er novembre.
Ian Logan est soulagé, «Nous n’avons rencontré aucun souci majeur. La météo a été clémente […]. »
Recherche : «Une bourse de 30 000 fr. pour les sciences naturelles»
Dans le cadre de son anniversaire bicentenaire, La Société vaudoise des sciences naturelles (SVSN) lance une bourse du 200e en partenariat avec la Société académique vaudoise. Les deux sociétés participent chacune de moitié à son financement.
«Cette bourse académique a pour but de soutenir un projet de recherche dans le domaine des sciences naturelles. Les éligibles seront de jeunes chercheurs, doctorants et postdoctorants, rattachés à une haute école qui a son siège sur Vaud: UNIL, EPFL, HES», déclare Aline Dépraz, Vice-présidente de la SVSN.
Les projets soumis pourront être réalisés par plusieurs candidats et le délai de remise des différents dossiers est fixé au 2 septembre.
Canton de Vaud : Cesla Amarrelle présente sa nouvelle politique culturelle
Cesla Amarelle a présenté ce lundi «les grands axes de la politique culturelle vaudoise» en présence de la presse. Le Conseil d’État a opté pour le redéploiement des musées et de la bibliothèque universitaire dans le bâtiment de style «néo-Renaissance florentine».
«Le projet d’Avenches sera un musée de site, et le Musée d’archéologie et d’histoire restera ici, à Rumine», indique Nicole Minder, Cheffe du Service des affaires culturelles.
«Cette idée dePalais des savoirs permet une interaction entre la science et l’art, ce qui n’est pas du tout le cas du Musée cantonal des beaux-arts. On revient à cette mission historique de l’académie.», précise Cesla Amarelle.
L’Université de Lausanne a joué un rôle dans le maintient de ces institutions dans la capitale vaudoise.
Cesla Amarelle tient également à mettre en avant le jeune public et les écoles, «La démocratisation de la culture ne peut passer que par l’école».
Formation : Crea Genève ouvre deux nouvelles écoles
À Genève, l’école privée Crea Inseec U., dirigée par René Engelmann, va ouvrir deux nouvelles écoles.
La première est une école de management, l’European Business School (EBS) – déjà active à Paris, Londres et San Francisco – et va ouvrir dès l’automne 2019.
«Au sein du groupe Inseec U., l’EBS présent à Londres, Paris et San Francisco, délivre des masters. A Genève, nous allons commencer par un bachelor […]. Avec la possibilité pour les étudiants d’effectuer un cursus à l’étranger dans les antennes EBS existantes», précise René Engelmann.
La seconde nouvelle formation, l’école HEIP, sera orientée sur les sciences politiques. Ce cursus formera des experts en relations internationales etsciencespolitiques.
«On observe une forte demande à Genève pour ces profils de diplômés et ce type de métiers. Le graduate institute (ex HEID), est l’unique cursus. Il n’existe pas de cursus privé. Nous aimerions créer et occuper ce créneau.», informe René Engelmann.
EPFZ : Une offre d’emploi très sélecte fait face à de vives réactions
Suite à la mise en ligne d’une annonce pour un poste de stagiaire postdoctoral, un professeur de l’École Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) est sous le feux des critiques.
En effet, l’offre d’emploi stipule que seuls les candidats ayant déjà publié dans un journal à fort impact – soit parmi les magazines jouissant de la meilleure réputation, tels que « Nature » et « Science » – seraient pris en considération.
Il est important de savoir que les chercheurs sont souvent jugés en fonction de l’endroit où ils ont publié et de la quantité publiée. Sans publication pas de reconnaissance. Depuis des années, les universités et l’EPFZ luttent contre une telle pratique auprès des scientifiques. Une déclaration internationale a été signée qui inclut, entre autre, la renonciation aux méthodes de mesure fondées sur la publication.
L’auteur de l’annonce, un jeune professeur ne travaillant à l’EPFZ que depuis février, s’est rapidement excusé: «Mon comportement ne reflète pas le point de vue de l’EPFZ Zurich […] Je m’excuse auprès de l’EPFZ et de toute la communauté scientifique.»
Université de Neuchâtel : Un CAS pour valoriser les titres universitaires des migrants
Un Certificate of advanced studies (CAS) d’intégration vient d’être mis en place par l’Université de Neuchâtel. Le but de cette nouvelle formation est de permettre aux personnes titulaires d’untitreuniversitaire étranger de se mettre au niveau des exigences du marché du travail suisse. Ce CAS s’insère dans le programme «Escabeau», qui vise à faciliter l’entrée des personnes migrantes à l’université.
D’après Daniel Schulthess, Membre du rectorat de l’Université de Neuchâtel, «Nos titresuniversitaires, avec leurs exigences réparties sur toute une palette de secteurs, correspondent à un seuil très élevé à franchir pourune personne migrante qui a déjà complété un parcours académique dans son pays. Nous avons souhaité abaisser ce seuil en proposant un programme accessible et attrayant.»
Les premiers élèves à bénéficier de cette opportunité viennent du Burundi et rejoindront les bancs de l’Université de Neuchâtel en septembre prochain.
24.06.2019 – Le Journal du Jura – Une formation courte pour valoriser les titres universitaires des migrants
Vaud : Cesla Amarelle veut innover dans les jeux vidéo
Le canton de Vaud, porté par Cesla Amarelle, Conseillère d’État chargée de la Formation et de la Culture, à l’origine du projet, vient de lancer un appel à projets dans le but de soutenir la production de jeux vidéo, un art qui occupe une place de choix dans l’industrie du divertissement.
Un pactole de 50’000, à partager entre divers projets originaux, artistiques et pouvant être commercialisés, est à la clé de cet appel qui court jusqu’au 26 juillet.
D’après Cesla Amarelle, «Nous sommes, semble-t-il, le premier canton à lancer un tel appel à projets. […] Je crois au potentiel du jeu vidéo comme source de connaissances et de réflexion.»
Au niveau mondial, l’industrie du jeux vidéos pourrait atteindre un chiffre d’affaires de 127 milliards de francs à la fin de l’année. En 2018 en Suisse, cette branche a enregistré un produit de 276 millions.
France : Le CNRS entaché par des actes discriminatoires
Le jury d’admission de l’institut des sciences humaines et sociales du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) vient de changer le classement du concours de chargés de recherche effectué par le jury d’admissibilité de sa section sociologie et sciences juridiques, en « déclassant » pour la troisième année consécutive le candidat Akim Oualhaci. La candidature de ce dernier ne figure plus dans la liste d’admission.
Ce concours, dont le jury d’admissibilité est composé de spécialistes de la discipline, classe les candidat·e·s par ordre de mérite. Les mieux classé·e·s sont par la suite confirmés dans leur classement par le jury d’admission qui n’est pas sensé entrer en détails dans leur dossier. Le jury d’admission est donc, par trois fois, passé outre la décision du jury d’admissibilité en n’admettant pas Akim Oualhaci.
De nombreux·ses chercheurs·ses en sciences sociales se sont indigné·e·s de cette décision alors que le CNRS est dans un contexte de réflexion sur l’envergure des inégalités sociales et des discriminations dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).
Innovation : L’Union Européenne détrône les États-Unis
Le tableau de bord de l’innovation 2019 de la Commission européenne montre que l’Union Européenne (UE) a pour la première fois devancé les États-Unis en matière de performances d’innovation, tandis que le Royaume-Uni est rayé des rangs des leaders de l’innovation.
En moyenne, les performances de l’UE en matière d’innovation ont augmenté de 8,8 % depuis 2011. À partir de cette année-là, les performances ont augmenté dans 25 pays de l’UE. Les augmentations les plus importantes ont été enregistrées en Lituanie, Grèce, Lettonie, Malte, Royaume-Uni, Estonie et aux Pays-Bas. C’est en Roumanie et en Slovénie que les performances ont le plus diminué.
La Commission espère que son prochain programme de recherche et d’innovation Horizon Europe, qui doit débuter en 2021, permettra à l’UE de rester à la pointe de la recherche et de l’innovation mondiale.
Zurich : L’EPFZ promue 6e meilleure université mondiale
L’École Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) vient d’être élevée à la sixième place du classement mondial des hautes écoles « QS World University Ranking 2020 ». Elle prend la place de l’Université de Cambridge qui devient 7e. L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) fait partie du top 20, à la 18e place.
L’EPFZ devient la deuxième meilleure haute école d’Europe et la première d’Europe continentale, a indiqué Quacquarelli Symonds (QS) dans un communiqué.
La première place est attribuée pour la huitième année consécutive au Massachusetts Institute of Technology (MIT) suivi, pour un podium exclusivement américain, par les universités de Stanford et Harvard.
Cinq universités suisses font partie du top 200: Zurich (76e), Genève (110e), Berne (123e), Bâle (151e) et Lausanne (153e).
Formation : Un jeune sur dix sans maturité ni certificat
Une enquête réalisée tous les quatre ans et sur près de 30’000 jeunes âgés de 19 ans vient de dévoiler ses résultats.
D’après ce sondage, plus d’un·e adolescent·e sur dix (11%) ne possède pas de certificat de fin d’apprentissage ou de maturité. Ces chiffres ont doublé depuis les résultats du sondage 2010-2011. Une des causes avancée pour ce résultat serait le milieu modeste dont sont issus certains de ces jeunes, particulièrement les femmes. Les adolescents·es romands·es de la Suisse sont les plus touchés·es.
L’orientation politique de ces jeunes a également été sondée. Il en ressort une tendance pour le centre au contraire de l’édition 2010-2011 qui penchait plutôt vers la droite.
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