Donat Agosti, Président de l’association à but non lucratif Plazi, qui promeut le développement et l’accès public et numérique de la littérature taxinomique et scientifique, s’exprime sur le projet de révision du droit d’auteur·e en cours. Celui-ci prévoit notamment la protection de n’importe quelle photographie, professionnelle ou d’amateur, de radiographie ou d’illustrations scientifiques ; seules les photocopies ne seraient pas mises sous protection. Donat Agosti prévient du «grand risque» que cela pourrait faire encourir aux milieux de la documentation (musées, archives) de la recherche. Les règles de libre accès aux publications scientifiques promues par la politique suisse de la recherche devraient également s’appliquer aux photos, graphiques et illustrations dans ces publications, ce qui permettrait de préserver leur utilité pour la recherche.
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Filtres des articles
29Nov2018
Politique des hautes écoles
Nouvelle chaire en sciences de l’environnement à l’Université de Fribourg
Selon la Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney, l’étude du changement climatique requiert une approche multidisciplinaire qu’une université généraliste telle que celle de Fribourg est à même d’apporter. Pour développer les perspectives et solutions relatives aux questions climatiques, une nouvelle chaire professorale en sciences de l’environnement sera créée dès le semestre d’automne 2019.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 novembre 2018
28Nov2018
Politique des hautes écoles
LERU souhaite clarifier l’implémentation du Plan S
La Ligue des Universités européennes de recherche LERU salue l’initiative du Plan S mais estime que l’objectif pour la transition vers le libre accès pour le 1er janvier 2020 est «impossible» d’un point de vue logistique.
Par ailleurs, elle souhaite clarifier le rôle des archives «Green Open Access» dans la transition vers le libre accès «complet». En outre, elle préconise une meilleure harmonisation de directives concernant le Open Data et souhaite plus de détails sur l’accord «transformateur» avec les éditeurs.
Saint-Gall: Les activités accessoires sous la loupe
Cette année l’Université de Saint-Gall a du ouvrir une procédure disciplinaire contre trois professeurs à cause d’«irrégularités dans le remboursement des frais». En même temps, le Recteur de l’Alma Mater Thomas Bieger, qui est également Président du Conseil d’administration de l’entreprise « Jungfraubahnen », a été critiqué pour son mandat externe. Les membres des parties PLR, PVC, Verts-Libéraux et PS du Grand Conseil critiquent le manque de transparence et demandent un contrôle indépendant de toutes activités accessoires des professeur·e·s. Par ailleurs, la Loi sur l’Université et les règlements de l’Université seront modifiés dans ce sens.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 novembre 2018
27Nov2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève inaugure un centre de recherche pour lutter contre le cancer
L’Université de Genève a inauguré lundi un centre de recherche translationnelle en onco-hématologie (CRTOH), fruit d’un partenariat public-privé. Réunissant près de 130 chercheur·euse·s et médecins suisses et internationaux·nales, le CRTOH se veut aussi une pièce majeure du Centre suisse du cancer – Arc lémanique (SCCL), qui regroupe les universités de Genève (UNIGE) et de Lausanne (UNIL), l’EPFL, les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) et le CHUV. Initiative régionale unique ayant l’ambition de devenir le premier réseau suisse de cancérologie véritablement intégré, le SCCL pourrait permettre à l’arc lémanique de se positionner comme un acteur incontournable des progrès scientifiques et thérapeutiques.
Nouveau vice-recteur à l’Université de Genève pour la transition numérique
L’Université de Genève (UNIGE) a nommé un nouveau vice-recteur chargé de la transition numérique : le vice-doyen de la Faculté de médecine, Antoine Geissbuhler, rejoindra le rectorat le 1er décembre. Chef du Service de cybersanté et de télémédecine des Hôpitaux universitaires de Genève, Antoine Geissbuhler verra son mandat élargi à l’entier de la stratégie numérique et à l’innovation dès juillet 2019, lorsque le nouveau rectorat entrera en fonction.
D’après le communiqué de presse de l’UNIGE, Antoine Geissbuhler pilotera les projets dans le domaine des grandes infrastructures pour répondre aux besoins de la recherche en matière de calcul à haute performance ou de stockage de données à grande échelle. À ce titre, il supervisera la division des systèmes d’information et de communication et le Centre universitaire d’informatique (CUI). Enfin, il s’attachera à une refonte en profondeur du système d’information étudiant afin d’accompagner les étudiant·e·s de façon personnalisée dans leurs relations avec l’institution.
Le gouvernement annonce le maintien du site vaudois de l’Agroscope
Le Conseil fédéral a annoncé vendredi renoncer au projet de centralisation de l’institut de recherche agricole Agroscope à Posieux (FR) et maintenir le site vaudois de Changins. Ce projet de restructuration avait suscité de nombreuses protestations concernant notamment la perte d’emplois engendrée par une centralisation et la réduction d’un cinquième du budget de l’Agroscope.
Le Conseil fédéral a soutenu la proposition faite par la Commission des finances du Conseil national, à savoir un campus de recherche central dans le canton de Fribourg, un centre régional en Suisse alémanique, un autre en Suisse romande – en l’occurrence, Changins – ainsi que des stations décentralisées. Les activités du site de Changins, récemment modernisé pour un montant de 75 millions, pourraient même être alors renforcées. Cette décision permettrait d’après le gouvernement à la fois de tenir compte des critiques exprimées sur le précédent projet et d’atteindre les objectifs du Département de l’économie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 novembre 2018
26Nov2018
Politique des hautes écoles
Le CHUV s’engage contre le sexisme visant les étudiantes en médecine
Une enquête menée par un collectif d’étudiantes en médecine montre qu’elles sont nombreuses à subir diverses formes de harcèlement sexuel. En raison de leur statut de personnes en formation, les personnes qui en font l’objet manquent souvent de ressources pour faire face. Le CHUV lance lundi une campagne d’affichage contre le sexisme et une ligne d’écoute. « Il y a encore dans la profession une tendance à dénigrer les femmes et il faut changer cela », a affirmé Antonio Racciatti, Directeur des ressources humaines de l’hôpital.
Critiques sur le financement par le gouvernement américain de projets de recherche suisses
Le gouvernement américain finance plusieurs projets de recherche dans les universités et école polytechniques suisses, afin de «conserver [sa] supériorité technique». Ces dépenses, financées par le Pentagone, l’Air Force et la Navy suscitent les critiques de la conseillère socialiste bâloise Anita Fetz, qui estime que ces financements serviraient les intérêts des USA.
L’École polytechnique de Zurich a réfuté ces objections, affirmant que les projets financés relevaient de la recherche fondamentale et que les résultats étaient entièrement publics. Le financement de projets par le gouvernement américain n’est pas nouveau et concerne également la lutte contre le cancer, du développement de nouveaux médicaments ou de bioanalyses complexes.
Cependant, les montants octroyés ont «significativement» augmenté depuis la présidence de Donald Trump, notamment pour l’EPFL, l’Université de Lausanne, celle de Berne et de Saint-Gall. Anita Fetz affirme vouloir porter la question en Commission de l’éducation du Conseil des États afin de déterminer l’utilisation et l’objectif servi par ces financements.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 novembre 2018
23Nov2018
Politique des hautes écoles
L’UE nie vouloir rétrograder la Suisse dans son programme de recherche
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 novembre 2018
22Nov2018
Politique des hautes écoles
La Suisse risque d’être déclassée dans le programme de recherche de l’UE
La Commission européenne a annoncé que le statut de la Suisse pourrait changer dans le cadre du nouveau programme «Horizon Europe» 2021-2027. Dans l’actuel programme «Horizon 2020», la Suisse appartenait à la catégorie 1 dont font partie les Etats de l’AELE (Suisse, Norvège, Liechtenstein et Islande). Mais pour Horizon Europe», seuls les États de l’AELE qui appartiennent également à l’Espace économique européen (EEE) devraient faire partie de la catégorie 1. Avec la Grande-Bretagne, la Suisse se trouverait désormais reléguée dans la catégorie 4 («Pays et Territoires tiers»). Avec cette rétrogradation, la Suisse pourrait ne plus être en mesure de coordonner des projets de recherche. Elle pourrait également être exclue des projets du Conseil européen de recherche (CER). Le projet de loi sur la recherche doit encore être adopté mercredi prochain par le Parlement puis ce sera au tour des États membres de donner leur validation jusqu’à fin novembre.
« Si on est exclu de ce programme, on fera face à des pénalisations sévères », relève Lino Guzzella, Président de l’EPFZ, qui rappelle que ça a déjà été le cas en 2015, après le vote du 9 février 2014 sur l’initiative de l’UDC contre l’immigration.
Le Conseil fédéral souhaite réviser La loi sur les EPF
Dans le cadre de la révision de la Loi sur les EPF, le Conseil fédéral a ouvert une consultation jusqu’en mars 2019 sur plusieurs modifications, en particulier sur le gouvernance d’entreprise, la flexibilisation du droit du personnel ainsi que la mise en œuvre de recommandations du CDF (précisions de la fonction de surveillance du Conseil des EPF et modalités de droit de recours). Un changement important sur la gouvernance d’entreprise concerne la restriction du droit de vote illimité de membres appartenant à plusieurs organes d’entités autonomes. La nouvelle réglementation propose de limiter le droit de vote de ces membres dans certaines affaires et de spécifier dans la loi leur récusation pour les questions relatives à la surveillance.
D’autres mesures, concernant la vente d’énergie excédentaire et le traitement et l’analyse de données personnelles dans l’enseignement seront également discutées.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 novembre 2018
21Nov2018
Politique des hautes écoles
L’EPFL, victime d’une attaque informatique de «grande envergure»
L’EPFL a été victime lundi d’une attaque informatique de «grande envergure» ; ce sont au total 17’000 adresses électroniques qui ont été visées en vue de soutirer des informations. L’opération, de type «phishing» (hameçonnage), a été rendue possible grâce au vol préalable d’identifiants EPFL. «En utilisant des adresses existantes et en proposant une vraie fausse page de login du webmail EPFL, cette attaque a coché toutes les cases d’un «bon» phishing, à savoir celui qui induit un grand nombre de personnes en erreur par sa frappante similarité avec un service connu de tous», a expliqué la porte-parole de l’École polytechnique, qui a par ailleurs indiqué que les services de sécurité avaient rapidement bloqué le site frauduleux et invité la quarantaine de personnes touchées par le problème à changer leur mot de passe.
La Suisse en tête du «Classement 2018 des talents»
Championne du monde pour la cinquième année consécutive selon un classement de l’International Institute for Management Development (IMD), la Suisse conserve son potentiel d’attraction des cadres de haut niveau à l’étranger. Elle occupe en effet la première place sur plusieurs critères, notamment : salaires dans les services et dans le management, système de santé, système d’éducation, infrastructures, stabilité politique et qualité de vie.
José Caballero, économiste au Centre de compétitivité mondiale de l’IMD, souligne également deux autres points à surveiller ; la perception négative du secteur privé et la politique migratoire, où seulement trois pays occidentaux obtiennent un pire classement : le Danemark, l’Autriche et les USA.
Le Valais lance un nouveau master en intelligence artificielle
Le canton du Valais, en collaboration avec l’institut de recherche Idiap à Martigny et Unidistance à Brigue proposera un master dual en intelligence artificielle appliquée : une formation «unique au monde», d’après Hervé Bourlard, directeur de l’Idiap. Les étudiant·e·s employé·e·s par une entreprise partenaire bénéficieront d’un modèle d’enseignement mixte et à distance. Un accompagnement personnalisé est prévu avec des expert·e·s en transfert de technologies, des développeur·euse·s et des chercheur·euse·s de l’Idiap.
L’Unil dans les médias
Premier appel à projet de l’Initiative pour l’innovation dans les médias
Soutenue par les Universités de Lausanne, de Genève, de Neuchâtel, l’EPFL et Ringier, Initiative pour l’innovation dans les médias (IMI) a pour objectif de développer une interface entre les milieux académiques et des entreprises de médias, ainsi qu’à à valoriser la recherche et la rendre accessible au plus grand nombre. Ce consortium de partenaires publics et privés, a lancé son premier appel pour soutenir des projets novateurs dans le journalisme en Suisse. Dotée d’un fonds annuel de CHF 650 000 par année et basée sur l’Innovation Park de l’EPFL, l’IMI est ouverte à tou·te·s les acteur·trice·s privé·e·s ou publics·ques, de Suisse ou de l’étranger, qui souhaitent la rejoindre et qui sont actif·ive·s dans le domaine concerné.
Revue de presse UNIL 21 novembre 2018
20Nov2018
Politique des hautes écoles
Aucun accord n’a été trouvé sur le budget 2019 de l’Union européenne
Les négociations entre le Parlement et les gouvernements européens sur le budget 2019 de l’Union européenne continuent sans parvenir pour l’instant à un accord. Si aucun accord ne devait être trouvé, l’Union européenne devrait travailler avec un budget mensuel d’urgence à partir de janvier 2019, qui serait particulièrement défavorable à la planification de projets à long terme.
De fortes divergences ont été exprimées à plusieurs sujets. Quant à l’utilisation des excédents budgétaires du programme de recherche Horizon [Europe] ; le Parlement souhaiterait en effet que ceux-ci puissent être utilisés l’année suivante. Beaucoup d’états membres n’ont pas voulu entrer en discussion sur cette possibilité, craignant de créer ainsi un précédent.
Bientôt des académies de formation des politicien·ne·s en Suisse ?
«Le système de milice au niveau national est de plus en plus un mythe», estime Tobias Trütsch, Responsable d’un CAS en «Public Management et politique» à l’Université de Saint-Gall. Il souhaite développer l’offre et rêve d’une académie qui serait politiquement indépendante, qui a comme objectif de former des politiciens. Des telles institutions seraient déjà la norme dans d’autres pays, mais ils sont en règle générale liés à un parti politique.
L’EPFL met à l’honneur une cuisine durable
Dans le cadre de la campagne annuelle de l’EPFL– «Act for Change» – visant à rendre le campus plus durable, le focus de cette année est celui de l’alimentation, le chef étoilé Alain Passard a été invité pour transmettre sa manière de cuisiner avec des ingrédients végétaux et respectueux de l’environnement.
Le syndicat «Sud Étudiant-e-s et précaires» lance un appel international en faveur d’un salaire étudiant
Suite aux grèves des stagiaires québécois·e·s cette semaine exigeant une rémunération pour les stages de formation, le syndicat romand «Sud Étudiant-e-s et précaires» a lancé un appel international pour un salaire étudiant. Affirmant que «l’étudiant, l’apprenti ou encore le stagiaire est un travailleur», ce syndicat veut valoriser ce statut et faire reconnaître la contribution des personnes en formation aux besoins de la société. Cette démarche s’inscrit dans la lutte contre diverses formes de «travail gratuit», comme les tâches domestiques.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 novembre 2018
19Nov2018
Politique des hautes écoles
Discussions sur les défis posés par l’Open Access
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities, dénonce le monopole des maisons d’édition scientifiques qui feraient augmenter les prix des abonnements depuis de nombreuses années. Il affirme son intérêt au Plan S pour le libre accès mais souligne la nécessité d’assurer la qualité de la recherche et de publier dans des revues importantes pour les chercheur·e·s. Raphael Ball, Directeur de la Bibliothèque de l’EPFZ, craint qu’une adhésion au Plan S aurait l’effet négatif sur le soutien du mouvement du libre accès.
Selon Angelika Kalt, Directrice du Fonds national suisse, la Suisse serait néanmoins prête à rejoindre l’accord si la Commission européenne le signe ou si le Plan S est formulé de façon plus précise, et avec un accord des partenaires comme swissuniversities et les académies des sciences. Une baisse du coût des abonnements risquerait néanmoins d’augmenter celui de la publication, créant un obstacle financier à certain·ne·s chercheur·euse·s. Actuellement, swissuniversites poursuit des négociations difficiles afin de ne payer que le prix de publication et plus celui de l’abonnement en Suisse.
Patrick Aebischer met en garde contre initiative sur l’autodétermination
L’ancien Président de l’EPFL Patrick Aebischer met en garde contre les risques que l’initiative sur l’autodétermination ferait courir à la recherche. La possibilité d’une exclusion de la Suisse des programmes de recherche européens en cas d’acceptation de l’initiative pourrait pénaliser lourdement la Suisse sur la scène internationale. Soulignant l’importance de la qualité de la formation pour la prospérité helvétique, il affirme que l’ouverture est nécessaire pour maintenir ce niveau et conserver une capacité d’attraction de personnes compétentes dans le monde entier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 19 novembre 2018
16Nov2018
Politique des hautes écoles
Cesla Amarelle est Vice-Présidente de la Conférence suisse des hautes écoles
Ensemble avec son homologue Stefan Kölliker, Directeur du Département pour l’éducation du Canton de Saint-Gall, Cesla Amarelle a été élue Vice-présidente pour la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE) pour une durée de deux ans. Le président actuel du CSHE est le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 novembre 2018
15Nov2018
Politique des hautes écoles
L’ébauche de l’accord sur le Brexit ne devrait pas mettre fin à la participation britannique à la recherche européenne
Les ébauches de l’accord sur le Brexit, validés mercredi soir par le cabinet de la première ministre britannique Theresa May, indiquent des mesures d’assouplissement pour la recherche et l’innovation ; ils devraient permettre aux scientifiques et entrepreneur·euse·s de Grande-Bretagne de participer aux projets financés par des fonds européens sous certaines conditions.
Le gouvernement britannique a déjà accepté le paiement des engagements pris pour le programme «Horizon 2020» jusqu’à son terme. Une fois hors de l’Union européenne, il est probable que la Grande-Bretagne cherche à négocier un statut de pays associé similaire à la Suisse, lui permettant de prendre part au programme de relève «Horizon Europe».
Des organismes pour la recherche réclament une modification du droit d’auteur
La Ligue européenne des universités de recherche (LERU) ainsi que treize autres signataires représentants de la recherche et de l’innovation ont demandé dans une lettre ouverte à la Commission, au Conseil et au Parlement européens de tenir compte des technologies émergentes dans la révision de la loi sur le droit d’auteur, notamment en matière d’exploration de données et de texte (Text and Data mining -TDM). Le texte appelle à une exception large et obligatoire pour le TDM dans la réforme de la directive européenne sur les droits d’auteur pour permettre le développement des outils de l’intelligence artificielle.
La lettre manifeste une inquiétude sur l’article 3a), lequel n’autoriserait qu’une «reproduction temporaire» impropre à l’analyse et la vérification de données. Tout en insistant sur l’importance d’algorithmes de qualité et l’accès à une large base de données, les signataires souhaitent un signal fort de l’Europe pour le soutien de l’intelligence artificielle, notamment sur la scène internationale.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 novembre 2018
14Nov2018
Politique des hautes écoles
Quelle place pour la durabilité dans l’enseignement supérieur ?
La durabilité occupe une place de plus en plus importante au sein des hautes écoles et universités. Andréa Baranzini, responsable de la formation continue au sein de la Haute Ecole de gestion (HEG) de Genève, assure que des compétences dans ce domaine sont désormais nécessaires à une bonne gestion des organisations.
Cependant, si l’idée d’une approche transversale de l’intégration de l’éthique et de la durabilité dans tous les cours est intéressante, elle reste compliquée à implémenter. L’étude publiée en avril par le WWF, dans laquelle 65% des étudiant·e·s affirment souhaiter que plus d’importance soit accordée à la durabilité durant leur cursus et par leur institution a reçu l’attention de Jean-Marie Grether, vice-recteur et responsable des cours à l’Université de Neuchâtel. Il souligne qu’au moins un cours est dévolu en option à la durabilité dans presque toutes les filières dans son université ; nonobstant, la demande pourrait surpasser l’offre.
Cesla Amarelle se défend d’avoir censuré un cours à la HEP sur l’histoire de la Palestine
La Conseillère d’État Cesla Amarelle s’est défendue d’avoir censuré la Haute École pédagogique (HEP) en intervenant auprès de celle-ci dans l’organisation d’un cours sur l’histoire de la Palestine. «Ce serait contraire à mes convictions et à la ligne poursuivie par mon département eu égard au principe de la liberté académique.» La HEP a invité deux nouveaux intervenants, elle a changé l’intitulé du cours «1948: Aux origines du problème des réfugiés palestiniens» et a reporté la date à fin avril 2019.
Le recteur de l’Université de Zurich s’exprime sur la prise de parole d’établissements d’enseignement supérieurs sur des sujets politiques
Le Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner explique sa décision d’exprimer publiquement son opposition à l’initiative sur l’autodétermination. Il affirme que les scientifiques disposent du droit comme chaque citoyen·ne à s’exprimer librement et souligne qu’il est relativement rare que les hautes écoles prennent la parole ; «nous le faisons quand nous sommes convaincus que le résultat d’une votation populaire peut avoir une forte influence sur la qualité de nos institutions. Lesquelles sont financées par les impôts.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 novembre 2018
13Nov2018
Politique des hautes écoles
Les prochains défis de l’Université de Zürich
Le Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner expose les prochains défis de l’institution, dont celui de la digitalisation ; des disciplines «d’avenir» tels que les sciences naturelles et les mathématiques verront leurs effectifs renforcés – une hausse d’inscriptions dans ces branches a d’ailleurs été enregistrée cette année.
Si le recteur se félicite de l’investissement dans ces domaines, il souligne qu’un tiers des financements provenait de fonds tiers, notamment de l’Union européenne (UE). Or, l’obtention future de tels fonds est incertaine avec des initiatives mettant en péril les relations entre la Suisse et l’UE. Si un tel développement devait se poursuivre, il serait nécessaire d’investir plus de fonds propres – notamment pour les infrastructures. De façon plus générale, il fait valoir le besoin fondamental de collaborations au niveau international pour la recherche et insiste sur l’importance pour les institutions suisses de maintenir leur crédibilité contractuelle, sous peine de perdre de précieuses collaborations pour la recherche.
Simulations dans l’enseignement universitaire
Le start-up danoise Labster, fondée en 2012, offre désormais des outils de simulation interactifs d’enseignement pour capter l’attention des élèves et étudiant·e·s à l’ère digitale. Portant sur presque huitante thèmes différents, ces simulations sont développées en partenariat avec des universités et écoles (dont l’Ecole polytechnique et l’Université de Zurich) et peuvent être utilisées avec des ordinateurs portables, des casques de réalité virtuelle ou des smartphones.
Le fondateur de Labster Michael Bodekær affirme que ces outils permettent non seulement d’augmenter l’intérêt des apprenant·e·s, mais aussi de donner un feedback aux enseignant·e·s, qui peuvent renforcer les points ayant suscité des difficultés. Il se dit également attentif au développement de ces produits afin de ne pas reproduire de mécanisme d’exclusion ou de discrimination par la technologie et juge particulièrement intéressant de travailler avec les universités et écoles en Suisse pour développer des solutions sur le long terme.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL13 novembre 2018
Le Canton de Vaud demande 16 millions pour faire baisser la consommation énergétique de l’UNIL
L’État du Canton de Vaud, propriétaire des bâtiment du campus de l’UNIL, a demandé une enveloppe de 16 millions CHF au Grand conseil vaudois afin de rendre le parc immobilier moins énergivore. En effet, avec à la fois des bâtiments datant du 18e siècle pour les plus anciens et une population estudiantine croissante, la consommation énergétique annuelle de l’université entre dans la catégorie de celle de «grand consommateur» d’après la loi sur l’énergie ; or cette loi exige une baisse de consommation énergétique pour cette catégorie.
Yann Jeannin, directeur du Service Unibat de l’UNIL, attend la réponse des député·e·s en début d’année prochaine et annonce qu’une deuxième demande, d’un montant du même ordre, devrait être formulée dans environ cinq ans pour répondre à l’engagement de 30% d’économie d’énergie pris envers la Confédération.
12Nov2018
Politique des hautes écoles
L’académisation du marché de l’emploi suisse, un problème ?
Le spécialiste du marché du travail à l’institut économique de l’École polytechnique de Zurich Michael Siegenthaler prévoit que la population active comptera une majorité de diplômé·e·s de l’enseignement supérieur, au détriment des formations professionnelles d’ici à quelques années. Cependant, il affirme que cette tendance ne péjore en aucun cas le marché du travail, lequel se serait fortement tertiarisé. Il souligne le bon état actuel du marché de l’emploi et des performances économiques suisses et explique la nécessité d’une main d’œuvre qualifiée pour l’économie helvétique, basée principalement sur des produits et services à haute valeur ajoutée.
Une réforme pour intégrer l’informatique à l’enseignement des mathématiques se profile dans le Canton de Vaud
Afin de mieux répondre aux futurs défis de formation, notamment dans le domaine de la digitalisation, l’enseignement des mathématiques va être profondément réformé pour y intégrer celui de l’informatique dans le Canton de Vaud. La cheffe du département de la formation Cesla Amarelle a lancé ces jours-ci une vaste consultation des milieux intéressés dans l’objectif de renforcer l’attrait et les compétences des «profils matheux». Le niveau actuel des élèves vaudois en mathématiques serait notamment souvent considéré comme insatisfaisant tant de la part d’entreprises que du point de vue du taux d’échec en première année à l »EPFL.
Des syndicats s’inquiètent en revanche de cette réforme, craignant une baisse de la dispense d’heures d’enseignement de mathématiques au profit des sciences informatiques.
La Commission des finances du Conseil national prévoit 70 millions de réductions des dépenses pour 2019
La Commission des finances du Conseil national a soumis une proposition de budget de la Confédération incluant une réduction de 70 millions pour 2019. De nombreux domaines sont concernés, dont celui de la formation ; bien que la question des dépenses concernant celui-ci reste débattue, la Commission des finances a suivi le Conseil fédéral par le refus d’une augmentation de 115 millions au total pour la formation, la recherche et l’innovation. Elle a également refusé la suppression des fonds alloués au bureau de l’égalité des chances.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 novembre 2018
9Nov2018
Politique des hautes écoles
«Cachotteries» à l’Université de Saint-Gall
Trois collaborateurs de l’Université de Saint-Gall ont été accusé «d’irrégularités» dans les dépenses («Spesen»). Le Président du Conseil de l’Université avait parlé d’une affaire «importante, grave et vaste». Le rapport de l’enquête administrative, envoyé à la commission disciplinaire, n’a pas été rendu public et le communiqué officiel était très bref, ce qui suscite des critiques de la part des journalistes du St. Galler Tagblatt, qui estiment que ces «cachotteries» seraient contreproductives.
«Nous devons être internationales»
Dans un interview, le Recteur de l’Université de Zurich et Président de swissuniversities Michael Hengartner souligne l’importance de l’internationalité des universités et des coopérations avec des universités à l’étranger. Il estime cependant que son Alma Mater n’aura jamais de campus à Dubai ou Shanghai., «car cela n’apporterait simplement pas de valeur ajoutée.» Il ajoute «par ailleurs, je ne crois pas que nous pouvons mieux enseigner un MBA en Chine que par exemple l’Université de Pékin.» Par rapport à la tendance d’implanter un campus au Moyen-Orient, il doute que ces projets «de franchisage» auront du succès à long terme, mais il pourrait s’imaginer un projet en collaboration avec d’autres hautes écoles suisses.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 novembre 2018
8Nov2018
Politique des hautes écoles
Quelle collaboration entre les scientifiques et les médias ?
Servan Grüninger, Président de «reatch – research and technology in Switzerland», think tank de sciences, technique et société visant à renforcer la confiance en l’activité scientifique, répond à un récent article de la NZZ sur le manque de présence et de diversité de parole des scientifiques dans les médias. Il insiste sur le rôle des médias dans cette lacune et identifie trois éléments qui préviendraient une plus grande diversité de prise de parole: la pression pour faire des économies, la tendance pour une spectacularisation et le recours systématique aux mêmes modèles de narration. Selon lui, l’impératif de rentabilité économique mènerait les médias à sélectionner les sujets et les intervenant·e·s le plus polémiques.
«Quand les universités fusionnent avec les entreprises»
Le directeur de l’International Center for Advanced Materials de la compagnie pétrolière BP explique comment cette entreprise a noué des relations avec plusieurs universités afin de mener des recherches dans les domaines sur lesquels elle avait des lacunes. Satisfait de cette coopération, il affirme «C’est de la recherche avec une finalité. Au final, il est obligatoire d’avoir une application commerciale». Si l’auteur de l’article souligne que des domaines de recherche fondamentale pourraient être délaissés au profit d’autres ayant une application plus immédiate, il met en avant les idées de recherche que peuvent apporter les industries aux universités, ainsi que les financements. En 2016, les universités britanniques auraient récolté à travers les échanges avec les entreprises CHF 1,2 milliards au total.
L’Unil dans les médias
À l’Université de Lausanne, la baisse des aides d’urgence a été refusée
Une modification du montant alloué pour les aides d’urgence via le Fonds de solidarité étudiant (FSE) a été refusée hier avec 54,6% de voix par les étudiant·e·s de l’Université de Lausanne, avec un taux de participation de 12,8%. Suite à la décision de la Fédération des associations d’étudiants (FAE) de réduire le montant maximal du FSE de 580.- à 500.- afin de répartir le budget sur un plus grand nombre d’étudiant·e·s, le syndicat SUD – Etudiants et précaires avait récolté les signatures pour organiser un référendum auprès de tous les étudiant·e·s de l’UNIL.
Dans un communiqué, le syndicat SUD a affirmé une «une victoire d’étape pour les plus précaires d’entre nous. La balle est désormais dans le camp de la FAE ; celle-ci doit ouvrir au plus vite des négociations avec la Direction de l’UNIL, voire avec le Conseil d’État si nécessaire, afin d’obtenir un financement additionnel pour le budget du FSE.»
Revue de presse UNIL 8 novembre 2018
7Nov2018
Politique des hautes écoles
Lettre ouverte contre le Plan S pour le libre accès
750 chercheur·euse·s ont signé une lettre ouverte contre le Plan S, une initiative par des financiers de la recherche pour augmenter le nombre de publications scientifiques en libre accès. Ils et elles estiment qu’elle «va trop loin, est injuste pour les scientifiques impliqué·e·s et est trop risquée pour la science en général.» Le plan risquerait de diviser la communauté scientifique en deux systèmes.
Actuellement, 13 fonds nationaux européens pour la recherche adhèrent au Plan S, ainsi que le Conseil européen pour la recherche, le Wellcome Trust et la fondation de Bill et Melinda Gates. Robert-Jan Smits de la Commission européenne promeut ce modèle en Inde, au Canada, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis, et continue d’insister fortement pour obtenir du soutien en Allemagne, en Suisse et en Belgique. «Les Allemands et les Suisses font également pression en faveur du libre accès – nous allons cependant un peu plus loin et disons que vous ne pouvez donc publier que dans des revues en libre accès ou sur des plateformes en libre accès. C’est une petite nuance, mais il est clair que nous allons dans la même direction.»
18% des étudiant·e·s ont des problèmes permanents de santé
Selon une étude de l’OFS, 18% des étudiant·e·s suisses souffrent de problèmes permanents de santé. Cela peut sembler alarmant, mais en comparaison internationale la Suisse se situe à la moyenne.
Les 10% d’étudiants suisses qui se sentent limités par leurs problèmes de santé sont nettement moins bien lotis que la moyenne de l’ensemble des étudiants. 59% d’entre eux ont des difficultés financières moyennes à très grandes, alors que cette proportion est de 43% pour l’ensemble des étudiant·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 novembre 2018
6Nov2018
Politique des hautes écoles
Les hautes écoles suisses mettent en garde contre l’initiative UDC – réactions de l’UDC
Swissuniversities et le conseil des EPF ont pris position contre l’initiative UDC sur l’autodétermination, qui aurait des effets négatifs sur la recherche. Le Conseiller national (BE) et président de l’UDC Albert Rösti est déçu du positionnement des universités: «J’aurais évalué l’EPF plus indépendante et je ne m’attendais pas à ce qu’elle fasse une critique irréfléchie avec des phrases d’Economiesuisse.»
Mauro Tuena (UDC/ZH) est également en colère: «Il est étrange que des institutions comme les universités et l’EPF fassent des recommandations politiques!» En tant que membre de la commission de l’éducation du Conseil national, il déclare : «Nous ferons des démarches auprès de l’EPF et nous ferons clairement savoir que de telles déclarations doivent être évitées.»
L’article souligne la «stratégie d’adoucissement» de l’UDC, qui diffuse des affiches inoffensives partout en Suisse.
L’initiative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine a récolté le nombre nécessaire de signatures
L’initiative populaire «oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès» lancée le 2 octobre a réuni les 100’000 signatures nécessaires à son dépôt, bien avant le délai maximal, à savoir le 3 avril 2019. Le groupe d’initiant·e·s, originaires de St.Gall, affirme que l’interdiction ne concernerait pas uniquement l’expérimentation, mais également le commerce et l’importation de produits testés sur les animaux.
D’après plusieurs sondages, une majorité de la population suisse se montrerait néanmoins sceptique face à cette initiative, jugée trop radicale. L’Association «Protection suisse des animaux» prend également ses distances avec le texte, affirmant ne pas vouloir entrer dans des «discussions politiques stériles» pour se focaliser sur l’interdiction d’expérimentations avec les primates.
Près de 200 professeur·e·s de droit font front à l’initiative populaire pour l’autodétermination
Près de deux cents professeur·e·s de droit de toutes les facultés juridiques de Suisse ont signé une lettre ouverte contre l’initiative populaire pour l’autodétermination. Le texte critique en neuf points l’initiative et affirme celle-ci comme porteuse d’insécurité et nuisible à l’activité du Tribunal fédéral. Il affirme également que l’initiative «mine l’image de la Suisse comme partenaire fiable de négociation», ce qui aurait un impact économique dommageable à la population.
Enfin, il est déclaré que «la possibilité de violation des droits fondamentaux […] ne constitue pas l’expression d’une souveraineté mais le mépris des règles […] protégeant le droit et la dignité des êtres humains». La prise de position conclut par le fait que l’initiative affaiblirait la démocratie en promettant des choses qu’elle ne serait pas en mesure de réaliser.
Quels changements les accords de Bologne ont-ils amené aux Hautes Écoles spécialisées ?
En 2019, les accords de Bologne auront vingt ans. Toni Schmid, Directeur de FH Suisse, l’Association faîtière des diplômés de Hautes Ecoles spécialisées (HES), explique les changements que ce nouveau système a amené. Si l’homogénéisation des cursus a permis plus de flexibilité, notamment pour les échanges à l’étranger, elle aurait aussi entraîné des effets négatifs, comme une trop grande uniformité des cursus. Ceci aurait augmenté la concurrence plus directe entre les diplômé·e·s de hautes écoles et d’universités. De plus, il n’y a toujours pas de PhD indépendant des universités au niveau HES. «Nous ne pouvons pas pas perdre notre indépendance, nous revendiquons donc un PhD HES avec son propre profil.» Ceci serait profitable pour la formation d’une relève d’enseignant·e·s HES et de gymnases professionnelles, qui sauraient mieux intégrer l’expérience pratique dans leur enseignement – «des praticiens («Praktiker») devraient y enseigner, indépendamment s’ils ont un PhD ou un master».
- relève scientifique
- formation – enseignant·e·s
- système de Bologne
- formation – doctorant·e·s
- profil – HES
Scientifiques : « retour dans la tour d’ivoire ! »
Selon un journaliste de la NZZ, l’idée que tout·e citoyen·ne pourrait devenir chercheur·euse serait un leurre qui mettrait en danger l’activité scientifique. D’après lui, depuis les années 1980, une crise de confiance en l’institution scientifique aurait eu lieu et aurait contraint les chercheur·euse·s à entrer en dialogue avec la société. Cependant, comme toute profession, l’activité scientifique impliquerait des compétences spécifiques dont ne pourraient bénéficier que les personnes ayant reçu une formation spécialisée.
L’auteur de l’article juge qu’il est impossible que la science citoyenne mette des citoyen·ne·s chercheur·e·s à égalité avec des chercheur·e·s professionnel·le·s. La popularisation des sciences serait une idée séduisante, mais les sciences devraient veiller à ne pas perdre leur indépendance en se popularisant.
Quel rôle pour les universités dans les défis amenés par la digitalisation ?
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney fait part des défis que pose la digitalisation. Soulignant les transformations récentes dans la vie quotidienne dues au développement technologique, elle s’interroge sur la façon d’encadrer ces nouvelles pratiques, notamment du point de vue de la responsabilité civile. Elle affirme le besoin d’interdisciplinarité pour appréhender des problématiques relevant de domaines et de compétences multiples. À ce titre, elle déclare également que «les universités en tant qu’institutions dans lesquelles différentes disciplines sont présentes ont sans aucun doute un rôle important à jouer dans ce contexte, tant au niveau de la formation que de la recherche».
Des données de recherche ciblées par des actions d’hameçonnage
L’Université de Zurich a été victime de plusieurs cyberattaques durant l’année. Ces attaques de hameçonnage («phishing») auraient également ciblé des universités en Asie, Afrique et Etats-Unis. «Le nombre d’institutions touchées est alarmant», jugent des expert·e·s de l’entreprise de sécurité Kapersky, ajoutant que si les auteur·e·s des faits n’ont pas pu être identifié·e·s, ces personnes avaient pour but de «vole[r] du know-how scientifique». L’entreprise conseille aux universités de prendre urgemment des mesures de prévention.
Première : leçon holographique à l’Imperial College de Londres
Une leçon holographique a été donnée en primeur jeudi à l’Imperial College de Londres, avec deux oratrices apparaissant en grandeur nature sous la forme d’avatars. Elles ont pu interagir avec le public depuis les États-Unis via un écran en haute définition. David Lefevre, Directeur du laboratoire Edtech de l’Imperial College, souligne que ce moyen «permet vraiment d’interagir» et que les hologrammes «offrent une meilleure sensation de présence» que les vidéo-conférence. Une impression confirmée par les étudiant·e·s et qui incitent l’université britannique à programmer de telles leçons régulièrement à l’avenir.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 novembre 2018
5Nov2018
Politique des hautes écoles
Un conseiller national PS dénonce la gestion du Conseil fédéral sur le programme Erasmus
Eric Nussbaumer, Conseiller national (PS, Bâle-Campage), a adressé de fortes critiques au Conseil fédéral sur sa politique relative au programme Erasmus+. Suite à l’acceptation de l’initiative «contre l’immigration de masse» en 2014, la participation de la Suisse au programme européen de mobilité étudiante a été suspendue. Sans accord «dans l’intérêt des jeunes et des hautes écoles», il affirme qu’il n’est pas sûr de voter en faveur du milliard de «contribution à la cohésion» de la Suisse à l’Union européenne. Il dénonce particulièrement la gestion du Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman sur ce dossier, qu’il ne traiterait pas de manière prioritaire. Eric Nussbaumer juge qu’«on ne peut plus continuer sans rien faire» et met en avant le récent rejet de la candidature de l’Université de Bâle à un projet-pilote européen, en raison de sa non-participation au programme Erasmus+.
Martin Vetterli plaide pour un plus grand soutien suisse-allémanique pour l’EPFL
Dans un entretien au Temps, le Président de l’EPFL Martin Vetterli met en avant les collaborations, par exemple avec le CHUV et l’UNIL et la contribution de l’EPFL au dynamisme économique romand. Il affirme la nécessité pour celle-ci de renforcer les collaborations afin de «réaliser son plein potentiel» ; cependant, il juge également nécessaire «une certaine prise de conscience à Berne et au-delà, car comme pour l’EPFL, le destin des sciences et des technologies en Suisse occidentale ne se joue pas au bord du Léman mais bien sur les rives de l’Aar, voire de la Limmat».
Deux très grandes fondations caritatives pour la recherche rejoignent le Plan S
Le Wellcome Trust et la Fondation Bill et Melinda Gates, deux des plus grandes fondations de recherche caritatives au monde, ont adhéré au Plan S à un moment décisif pour cette initiative de libre accès. Cette dernière a reçu un large soutien depuis son lancement, mais il a également fait l’objet de critiques. Certain·e·s chercheur·e·s craignent que les bailleurs de fonds participants limitent considérablement les options de publication pour les chercheur·e·s qu’ils appuient ; selon une estimation, jusqu’à 85% des revues ne se conforment pas au plan. Les scientifiques ont également signalé que les restrictions pourraient compliquer la publication pour les collaborations de recherche qui sont appuyées par certains bailleurs de fonds qui sont inscrits et d’autres qui ne le sont pas.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 novembre 2018
2Nov2018
Politique des hautes écoles
Des mécènes genevois en campagne contre l’initiative pour l’autodétermination
Habituellement discrets et apolitiques, les mécènes de la recherche universitaire, et plus spécifiquement l’Association de Genève des Fondations Académiques, sort du bois avant la votation sur les juges étrangers. Elle se lance pour la première fois dans une campagne en prenant position publiquement. Son président rappelle : «On parle d’1,4 milliard perdu pour la recherche suisse sans rattrapage possible. Mais ce n’est pas seulement une question d’argent, c’est la participation aux réseaux européens pour nos jeunes qui sont les cerveaux et les chercheurs de demain.»
Le conseiller national UDC bernois Manfred Bühler assure : «On parle d’une initiative très simple (…) qui ne remet absolument pas en question les programmes de recherche.»
Le directeur de la HES-SO Valais prend position contre l’initiative pour l’autodétermination
François Seppey, Directeur de la HES-SO Valais, craint pour l’avenir de la recherche et la formation si l’initiative UDC pour l’autodétermination est acceptée le 25 novembre.
Angelika Kalt (FNS) : «Le savoir appartient à tout le monde»
La Directrice du Fonds national de la recherche scientifique (FNS) Angelika Kalt décrit la position du FNS en faveur de l’Open access.
L’Unil dans les médias
Nouveau centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne
L’Université de Lausanne crée un centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne. Il impliquera jusqu’à une cinquantaine de chercheurs, dont l’objectif est de contribuer à un développement plus durable dans les régions de montagne.
Revue de presse UNIL 2 novembre 2018
1Nov2018
Politique des hautes écoles
Dénoncée pour mobbing, une professeure de l’École polytechnique fédérale de Zürich est licenciée
Plusieurs doctorant·e·s avaient dénoncé le comportement d’une professeure d’astronomie de l’Ecole polytechniques fédérale de Zürich (EPFZ). Celle-ci fait l’objet d’une enquête administrative publiée mercredi par l’institution. Après un an d’investigation, le rapport conclut sur «de graves manquements aux obligations sur une longue durée» ; un «comportement inacceptable, que nous ne pouvons pas tolérer» d’après Lino Guzzella, Président de l’EPFZ. La procédure de licenciement a été engagée mais reste contestée par la professeure concernée.
L’EPFZ a cependant déjà pris des mesures afin d’améliorer la protection des doctorant·e·s : le service de médiation a augmenté d’un poste, portant son nombre à trois. En outre, ce service est devenu plus indépendant. Par ailleurs, les compétences de gestion d’équipes prendront plus d’importance dans le processus de sélection des candidat·e·s. De plus, l’introduction de plans de développement personnalisés pour des doctorant·e·s fait l’objet de discussions internes, ainsi qu’un système qui prévoit l’encadrement et supervision des doctorant·e·s par plusieurs personnes.
- structure universitaire
- direction des hautes écoles
- formation – doctorant·e·s
- harcèlement moral – mobbying
Un changement du système de visa en Grande-Bretagne pourrait menacer des milliers de postes académiques
La proposition d’un organe consultatif du gouvernement britannique visant à introduire un changement du système de visa dans le cadre post-Brexit pourrait menacer des milliers d’emplois dans le monde universitaire, selon une analyse de Reseauch Fortnight. La mesure pourrait supprimer le statut préférentiel dont bénéficient actuellement les travailleur·euse·s de l’Union européenne pour les faire passer en catégorie «pays tiers 2» et imposer un seuil salarial sur leur emploi. D’après les calculs de l’étude, les universités britanniques pourraient perdre des dizaines de milliers de postes académiques (d’enseignement ou de recherche) avec une telle mesure, particulièrement ceux de travailleur·e·s qualifié·e·s dont le salaire est plus élevé.
Nick Hillman, directeur de l’Institut des politiques de l’enseignement supérieur, se dit extrêmement préoccupé par ces informations et affirme que « toute nouvelle restriction imposée aux ressortissants des pays de l’UE devrait être compensée par des restrictions plus souples que celles imposées actuellement aux ressortissants d’autres pays ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1er novembre 2018
31Oct2018
Politique des hautes écoles
Le chantier du Campus Santé retardé par un désaccord entre la Commune et le Canton
Le projet « Campus Santé » à Chavannes-près-de-Renens accuse un retard d’au moins deux ans sur la date de chantier. Il abritera la Haute école de santé vaudoise (HESAV), aujourd’hui éparpillé sur cinq sites en ville de Lausanne, ainsi que 500 logements étudiant·e·s et un centre de formation par l’HESAV, l’École la Source, le CHUV et l’UNIL. Le Canton a en effet repoussé la construction, prévue dès 2018 à 2020 au plus tôt. Le prix d’une parcelle de terrain du Campus Santé est au cœur d’une opposition entre la Commune et le Canton, qui ne sont pas parvenus à un accord sur la convention.
L’Université de Genève se met à la vaisselle durable
Depuis la rentrée, l’Université de Genève (UNIGE) a abandonné la vaisselle jetable dans ses cafétérias et utilise désormais des boîtes et des gobelets consignés, en plastique recyclable. Ces objets, imaginés par l’association bernoise reCIRCLE, sont déjà utilisés en Suisse par plus de 150 enseignes afin de réduire les déchets. Du point de vue financier, les exploitant·e·s de la caféteria ont acheté les contenants et affirment leur satisfaction de ce nouveau système qui leur coûte finalement « moins cher que la vaisselle jetable ».
L’UNIGE prend en charge les 150 fr. mensuels pour le partenariat avec reCIRCLE, qui lui permet notamment de faire remplacer les objets usagés. Avec cette initiative, l’UNIGE rejoint l’EPFL et le Campus Biotech à Genève au rang des hautes écoles pionnières pour le recyclage des déchets d’emballages. Au niveau européen également, le Parlement récemment a voté pour interdire des produits à usage unique, qui constituent 70% des déchets.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 31 octobre 2018
30Oct2018
Politique des hautes écoles
Le nouveau Doctorat of Business Administration (DBA) de l’Université de Genève
L’Université de Genève a ouvert un doctorat professionnel (DBA) pour les managers chinois·e·s, à la demande de la prestigieuse Université chinoise de Tsinghua. Cette démarche, une première en Suisse, se différencie d’un doctorat classique (PhD) qui mène à une carrière académique. Le Recteur Yves Flückiger estime que les HES pourraient y voir un encouragement à délivrer leur propre doctorat professionnalisant dans des domaines comme le management, l’économie et la finance.
Des exemples de censure lors de collaborations entre des universités chinoises et européennes ou américaines suscitent toutefois des interrogations quant à la liberté de l’Université de Genève, qui bénéfice notamment de fonds dans sa coopération avec la Chine. Yves Flückiger se défend de toute ingérence et souligne que les financements octroyés par l’Empire du milieu ne donnent aucun droit sur le contenu des cours, des publications ou les règlements : il affirme également que «s’il devait y avoir une évolution problématique», les accords pourraient être suspendus.
- différence entre HES et universités
- collaboration entre hautes écoles
- formation – doctorant·e·s
- politique – Chine
L’Union européenne annonce un milliard d’investissement dans les technologies quantiques
L’Union européenne a annoncé lundi son troisième «FET Flagship» (acronyme anglais pour «Technologies émergentes du futur»), vastes projets de recherche scientifique à vocation industrielle et stratégique. Intervenant après le Human Brain Project et le Graphene Flagship, ce projet est doté d’un milliard d’euros sur dix ans et porte sur la recherche sur les technologies quantiques. La concurrence internationale dans ce domaine est en effet importante, notamment avec les États-Unis et la Chine.
C’est en tout vingt projets qui ont été sélectionnés et plusieurs universités suisses y participent (Zürich, Bâle, Genève), deux étant pilotés depuis la Suisse (Genève, Neuchâtel). La gestion du projet est néanmoins nouvelle car «la Commission [européenne] ne veut pas rejouer le fiasco du Human Brain Project». Plutôt que d’être attribués à un consortium chargé de redistribuer l’argent, les fonds récompensent cette fois des projets internationaux préalablement évalués par un comité de pairs indépendants.
Les universités de Berne et de Suisse italienne annonce un CAS commun sur la médecine du sommeil
Les troubles du sommeil concerneraient près de 20% de la population suisse ; afin de mieux connaître cette problématique, les universités de Berne et de Suisse italienne annoncent un programme international de formation continue consacré à la médecine du sommeil.
Le programme se fera en coopération avec l’Entité hospitalière cantonale (EOC) tessinoise et l’Hôpital universitaire de Berne pour délivrer un certificat en études avancées (CAS) multidisciplinaire et totalement en anglais. Le cursus s’adresse aux étudiant·e·s du secteur sanitaire et prévoit la collaboration d’enseignant·e·s du monde entier ; la moitié des cours seront donnés en ligne.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 octobre 2018
29Oct2018
Politique des hautes écoles
L’indice de la qualité des travaux au cœur du débat sur l’Open Access
La Suisse s’est engagée à publier librement d’ici à 2024 les études financées par des fonds publics. Par rapport aux négociations en cours pour encourager la publication en libre accès et pour réduire drastiquement la place de l’abonnement, le Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner avoue qu’«il n’est pas évident de changer la logique d’un modèle d’affaires. […] Je suis convaincu qu’il y a un avenir pour les éditeurs qui sont prêts à sauter le pas avec nous.» Il ajoute que «Notre but n’est pas de travailler contre les éditeurs, mais avec eux.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), a quant à elle insisté sur le «pacte social», qui devrait permettre que la recherche soit accessible à tout le monde.
Mauro Dell’Ambroggio, Secrétaire d’Etat à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation, juge que le véritable défi serait de trouver une méthode d’évaluation de la qualité de recherche qui remplacerait le recours au facteur d’impact.
L’Université de Zurich et Arnold Schwarzenegger joignent leurs forces pour le climat
Les scientifiques, pas assez présent·e·s dans les médias ?
Une écrasante majorité de scientifiques ne serait quasiment jamais présente dans les médias, d’après une étude du professeur de journalisme Mike Schäfer de l’Université de Zürich, menée sur un échantillon de 1’100 professeur·e·s en Suisse, seulement 42 seraient régulièrement sollicité·e·s, ce qui provoquerait un surcroît de travail potentiel pour ces derniers·ères. Plusieurs chercheur·e·s soulignent néanmoins la responsabilité de l’institution par le manque de reconnaissance valorisant l’engagement d’un enseignement et une recherche «centré sur le public» («öffentlichkeitisorientiert») ainsi que l’ostracisation possible auprès des pairs en cas d’implication par un·e scientifique en dehors de sa communauté.
Le Canton de Bâle-Campagne n’aura pas son siège permanent au Conseil des Hautes écoles universitaires suisses
Pendant l’assemblée annuelle de la Conférence des Directeurs de l’Instruction publique, les membres temporaires du Conseil des Hautes écoles universitaires ont été choisis pour la période 2019-2022. Parmi eux se trouvent les cantons Argovie, Schwyz, Grisons et Valais. La Directrice de l’Instruction publique de Bâle-Campagne Monica Gschwind s’estime «déçue» d’une nouvelle «non-considération» de son Canton en tant que membre permanent. Son canton co-finance pourtant l’Université de Bâle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 octobre 2018
26Oct2018
Politique des hautes écoles
Martin Vetterli vante l’apprentissage de la pensée computationnelle
Les outils et les savoirs essentiels pour la transition numérique devraient être enseignés dans toutes les écoles primaires de Suisse, estime Martin Vetterli, Président de l’EPFL. Par ailleurs, il se dit « plutôt optimiste » sur le développement de l’éducation au numérique et évoque notamment les « réponses très positives » reçues dans les cantons de Vaud et du Valais.
L’Unil dans les médias
Revue de presse 26 octobre 2018
25Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Bâle exclue du projet pilote « Universités européennes »
La Commission européenne (CE) a refusé la candidature de l’Université de Bâle au projet pilote du programme «Universités européennes», dont le lancement est prévu dès 2019 dans le cadre d’Erasmus+. Celui-ci regroupe environ vingt universités visant à créer des réseaux d’établissements par affinités (géographiques, thématiques) pour renforcer la coopération transfrontalière dans la perspective d’une stratégie à long terme et faciliter la mobilité intra-européenne.
Malgré sa participation au European Campus dans un réseau d’universités allemand-français-suisse, les critères d’accès à «Universités européennes» excluent l’Université de Bâle du projet pilote puisqu’ils indiquent qu’«un réseau doit comprendre au moins trois universités issus de pays membre de l’Union européenne (EU) ou faire partie du programme Erasmus+». A cette occasion, le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS/BL) réclame au Conseiller fédéral Johann Schneider-Amman de réintégrer le programme Erasmus+ pour 2021, comme cela été demandé dans une motion par le Conseil national qui a été acceptée par le Conseil des États.
Un Romand à la tête de l’EPFZ
Le Conseil fédéral a nommé Joël Mesot, actuel directeur de l’Institut Paul Scherrer (PSI), à la tête de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il succèdera à Lino Guzzella, en place depuis 2015. La numérisation est justement l’une des deux priorités de Joël Mesot ; l’autre est de rester dans le réseau international, affirme-t-il dans un entretien à la Neue Zürcher Zeitung.
Deuxième édition de la journée du digital
À l’initiative de l’association Digitalswitzerland, 15 villes accueilleront ce jeudi des dizaines d’événements illustrant l’importance de la numérisation lors de la journée du Digital 2018 (journée du numérique). Lors de la dernière édition, les organisateurs avaient annoncé avoir atteint plus de deux millions de personnes ; cette année, le nombre de villes prenant part à l’évènement a doublé. Des entreprises telles que Google, Ringier, les CFF, la SSR et Swisscom, mais aussi septante partenaires du monde économique, scientifique, politique et éducatif proposeront ateliers et démonstrations. Sur le campus de l’EPFL, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann prendra la parole lors d’une partie officielle à 18h30, suivie de tables rondes publiques avec la Conseillère d’État Cesla Amarelle.
L’Unil dans les médias
Pressions de Philip Morris sur des chercheurs lausannois
Philip Morris est parvenu à éviter la publication d’une étude indépendante sur la dangerosité de la cigarette IQOS pendant plus d’une année. Elle paraîtra finalement en octobre dans la Revue Médicale Suisse.
«Les avocats sont tombés sur les chercheurs et les responsables des institutions qui les abritent. Ils n’ont pas voulu prendre le risque économique d’en rajouter une couche», raconte Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse. «Avec un tel terrorisme, peu de chercheurs osent publier des études indépendantes et critiques. Résultat, on se retrouve avec de multiples études, financées par l’industrie et qui ne valent rien, publiées par des revues de quatrième zone. Par prudence, et d’entente avec les responsables de l’étude, nous avons décidé d’attendre que les attaques juridiques soient réglées.»
Revue de presse 25 octobre 2018
24Oct2018
Politique des hautes écoles
L’Université de Zurich annonce dix-huit nouveaux postes consacrés à la digitalisation
Deux ans après la création de la «Digital Society Initative» à l’Université de Zurich, un réseau interdisciplinaire et informel, l’Université de Zurich a annoncé la création de dix-huit nouvelles chaires (huit de professeur·e·s, dix d’assistant·e·s) consacrées à l’étude interdisciplinaire de la transformation digitale, soit la plus importante augmentation de postes depuis 1833. Les sujets étudiés seront notamment la santé numérique et mobile, l’entreprenariat numérique, la science «Big Data», l’intelligence artificielle et le «Machine Learning» ou linguistique numérique.