Des étudiant-e-s de l’ETH mécontent-e-s du retour à l’enseignement en ligne
L’Association d’étudiant-e-s de l’ETH est critique à l’égard du retour à l’enseignement en ligne. «La frustration est grande parce que, par exemple, les événements réunissant jusqu’à 50 personnes sont toujours autorisés», poursuit Luca Dahle, Président de l’association.
La communication délicate des résultats de recherche
Servan Grüniger, Biostaticien à l’Université de Zurich et Président du groupe de réflexion reatch («research and technology in Switzerland») traite dans un article des prognostiques sur la progression du Covid-19 des épidémiologistes membres de la Task Force scientifique du Conseil fédéral. Il observe qu’il y a des incitations politiques et médiatiques pour que les scientifiques se mettent en scène comme le personnage de Cassandre, la voyante prophétique qui annonce le désastre qui approche mais que personne n’écoute.
Il rappelle qu’il est impossible de prédire le comportement des citoyens avec certitude. Par ailleurs, «Les chercheurs risquent de s’empêtrer de plus en plus dans une guerre de tranchées médiatiques ou politiques, laissant de moins en moins de place à la précision et à la différenciation scientifiques.»
Le professeur Harald Fischer-Tiné de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) fait des recherches sur l’histoire du colonialisme. Dans un entretien avec le journal étudiant zurichois (Zürcher Studierendenzeitung), il explique comment l’université de Zurich (UZH) et l’ETH ont bénéficié des empires coloniaux.
Il met en avant le fait que nombreux-euses anthropologues ainsi que des chercheur-e-s issue des sciences «dures» ont menés des recherches dans les territoires coloniaux, tout en étant protégés par des escortes militaires des colonisateurs. De plus, l’UZH était fortement impliqué dans l’étude et l’élaboration de théories raciales et eugénistes dans le domaine de l’anthropologie.
M. Fischer-Tiné plaide pour une élucidation du passé colonial des universités suisses. Il s’agit de sensibiliser les gens aux interdépendances coloniales. Car le fait que la Suisse n’était pas une puissance coloniale ne signifie pas que ces universités n’ont pas été impliquées dans divers aspects du colonialisme.
Les conséquences scientifiques des droits fondamentaux pour les singes
Le canton Bâle-Ville votera prochainement sur une initiative visant à garantir aux primates «non humains» des droits fondamentaux. Hans-Peter Schreiber, ancien professeur de bioéthique estime derrière cette initiative se cache l’intention d’obtenir un droit fondamental au niveau fédéral pour d’autres animaux, afin que plus aucun animal ne puisse être utilisé à des fins de recherche.
Ceci ne serait irresponsable, car l’expérimentation animale contribue de manière décisive à la production de connaissances en médecine humaine. Face à la population vieillissante, une acceptation de cette initiative serait hautement irresponsables envers des millions de personnes souffrant de troubles neurologiques qui espèrent des avancés scientifiques pour le développement de thérapies.
Par ailleurs, la médecine humaine et la médecine vétérinaire étant étroitement liés, les avancées en médecine humaine permettraient également aux humains de mieux soigner les animaux. En conséquence, Hans-Peter Schreiber conclue qu’une acceptation de l’initiative serait «inacceptable» du point de vue éthique de la médecine humaine et animale.
Plus d’enseignement présentiel dans les hautes écoles
«Dès lundi 2 novembre, toutes les hautes écoles doivent passer à l’enseignement à distance.
Les écoles obligatoires et les écoles du degré secondaire II (gymnases et formation professionnelle) peuvent quant à elles continuer à donner leurs cours en présentiel.»
Les universités suisses face à l’explosion de cas de coronavirus
Les universités et hautes écoles suisses retournent à l’enseignement en ligne face à l’explosion d’infections au coronavirus COVID-19 : L’Université de Lucerne depuis le 28 octobre, les Université de Genève et de Berne et l’ETH à partir du 2 novembre.
Yves Flückiger, président de swissuniversities et recteur à l’Université de Genève, s’attend à des lacunes de connaissance et à l’isolation des étudiant-e-s. Il estime que l’ouverture des bibliothèques soit importante pour garder un enseignement de qualité.
Par ailleurs il regrette l’effet négatif que la fermeture des bâtiments a eu pour la recherche en printemps: «Certains des projets ont dû être annulés ou interrompus. Cela a également d’énormes répercussions sur leur financement par le Fonds national suisse de la recherche scientifique ou les projets de recherche européens.»
VD: Soutien cantonal pour les étudiant-e-s sans job
Les fonds d’aide des hautes écoles sont très sollicités et menacent d’être rapidement épuisés par les demandes croissantes. Les députés vaudois ont donc prolongé jusqu’à fin juillet une aide aux étudiant-e-s qui financent leurs études avec un job alimentaire. Cette aide ne vise pas les bénéficiaires d’une bourse, mais ceux qui se prenaient en charge jusqu’ici et qui ont perdu leur petit boulot. Ce dispositif a été élaboré au début de l’été pour soutenir les étudiant-e-s précarisé-e-s pendant la crise économique causée par la pandémie.
L’Université de Saint-Gall prévoit diffuser tous les cours en ligne à partir du 2 novembre.
Par ailleurs, le port du masque y est actuellement obligatoire dans tous les espaces intérieures (bureaux, salles de coures, bibliothèques, etc.). Lors des cours, les chargé-e-s de cours ont le droit de mettre un masque ou non.
Des étudiant-e-s genevois réclament des cours en ligne
Le Directeur de la HES genevoise Hepia (Haue école du paysage, de l’ingénierie et d’architecture) a avancé le 23 octobre : «Tout ou une partie des cours doit pouvoir se faire en présentiel pour garder notre ADN HES!»
En réponse, au moins 180 étudiant-e-s demandent dans une pétition la mise à disposition des cours magistraux en ligne. Ils et elles regrettent le manque de mesures mises en place par l’établissement en cas de quarantaine d’un-e étudiant-e ou d’un-e professeur-e.
Le service de l’information et de la communication à la HES-SO Genève répond que le Directeur de la Hépia est précisément en train d’organiser la diffusion en ligne de certains cours à partir de début novembre. «La tâche est compliquée en raison des horaires car les cours théoriques et pratiques sont souvent alternés.»
Kilian Stoffel reconduit à la tête de l’Université de Neuchâtel
«Le Conseil d’État renouvelle sa confiance dans l’actuel recteur de l’Université de Neuchâtel. Il a décidé de reconduire Monsieur Kilian Stoffel à la tête de l’institution pour un nouveau mandat de quatre ans. Nommé en mars 2016, ce dernier a mis en place les importantes réformes institutionnelles décidées par les Autorités. Ce premier bilan, complété par des succès aux niveaux académique et de la recherche, est unanimement salué par l’Assemblée et le Conseil de l’Université.»
ZHAW : étudiant-e-s se défendent contre accusations de tricherie
Suite à la session d’examen de cet été qui a eu lieu pour la première fois en ligne, la haute école spécialisée zurichoise (ZHAW) à lancé 148 procédures juridiques contre des étudiant-e-s pour raison de tricherie.
Plus de la moitié des personnes concernées ont admis avoir triché. Certain-e-s d’entre eux-elles auraient passés l’examen à deux ou partagés les réponses dans des groupes de chat. D’autres, cependant, se défendent contre ces accusations avec une pétition qui a été signée par plus de 380 (état au 23.10.2020).
« Il est évident que de nombreux étudiant-e-s ont travaillé avec des documents similaires et ont donc obtenu des résultats similaires lors de leurs examens » revendique le pétitionnaire. Selon lui, ces étudiant-e-s sont présentés comme des boucs émissaires afin que la ZHAW puisse s’affirmer en tant que l’une des plus grandes hautes écoles suisses.
Le porte-parole de la ZHAW, M.Gillis répond que «Un résultat similaire à un examen ne constitue pas à lui seul une raison d’engager une procédure disciplinaire ». À cette fin, il doit y avoir un soupçon fondé de malhonnêteté.
Lien vers l’entrée synopsis «Augmentation de tricherie lors des examens en ligne» du 24 septembre 2020 : https://synopsis.unil.ch/?post=19639
Il y a 400, Francis Bacon a révolutionné la compréhension de la science et marqué le début de la modernité. A l’occasion de cet anniversaire, la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) revoit sa conception novatrice de la science qui a réformé radicalement la représentation qu’on se fait de la connaissance et surtout de son utilité.
24.10.2020 – Neue Zürcher Zeitung – Nicht lernen, entdecken!
Combien peut et devrait coûter la recherche ? Dans une chronique du Magazin, le professeur d’astrophysique Ben Moore se penche sur cette question en prenant son domaine d’expertise, la physique comme exemple.
Il observe une tendance inquiétante de projets de recherche qui visent uniquement à faire des découvertes spectaculaires, mais qui ne sont pas très utiles pour l’avancement des connaissances fondamentales sur l’espace, le temps et la matière. Selon lui, il faut arrêter de financer ces projets qui sont extrêmement coûteux et dont leur seul véritable espoir serait de «trouver quelque chose d’inattendu» et ou son potentiel bénéfice pour l’humanité est loin d’être évident. En revanche, ce sont les projets basés sur des objectifs clairs qu’il s’agit de promouvoir. Les chercheur-e-s ne doivent pas perdre de vue l’objectif fondamental de leur profession, qui est selon Ben Moore la recherche de solutions pour les problèmes urgents, notamment ceux qui contribuent à inverser l’impact négatif de notre espèce sur notre planète.
24.10.2020 – Das Magazin – Forschung – was darf sie kosten
Les étudiant-e-s de l’ETH demandent un désinvestissement des entreprises fossiles
Des associations auxquels adhèrent 80% des étudiant-e-s de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH) demandent que celle-ci cesse d’investir de l’argent dans les entreprises «travaillant avec les énergies fossiles». Elles demandent que l’ETH soit plus transparente sur ses investissement et les critères d’investissement, et qu’elle prenne plus clairement position. L’étudiante Nicoletta Brazzola est «enthousiaste» que l’Université de Lausanne ait transféré tous ses fonds dans un portfolio durable qui exclut des entreprises charbonnières.
Par ailleurs, les fonds tiers constituent maintenant 25% du budget de l’ETH. Il serait toujours plus pertinent de savoir qui la finance, estime l’étudiant Leon Beck .
Suite au récentes annonces des nouvelles mesures sanitaires par le Conseil d’État, plusieurs universités ont annoncés le retour à l’enseignement à distance.
Dans le canton de Vaud, les hautes écoles et l’UNIL diffuseront les cours avec de grands effectifs d’étudiant-e-s entièrement à distance dès le 2 novembre. Les cours pratiques, à effectif réduits, pourront continuer en présentiel.
A l’Université de Genève, les cours ne seront également plus données en présentiel à partir du 2 novembre, et ce jusqu’en février 2020. Des exceptions seront faits pour «les enseignements impliquant l’accès à du matériel spécifique» et nécessitant l’usage «des locaux équipés ou des ressources de l’UNIGE». Les examens de la session de janvier-février 2021 se dérouleront majoritairement en ligne.
L’Université de Lucerne retournera déjà à l’enseignement en ligne ce mercredi le 28 octobre.
D’ailleurs, tous les bâtiments des universités, et surtout les bibliothèques resterons ouverts et seront accessibles à condition du port d’un masque.
L’enseignement en ligne pourrait redevenir une réalité lors d’un nouveau semi-confinement
«Interrogé par un journaliste sur l’instauration d’un nouveau semi-confinement pour endiguer la propagation du coronavirus, Alain Berset a indiqué que la mesure est «une partie du scénario qui existe». […] Si un confinement était décidé, il pourrait s’agir d’un confinement partiel, par secteurs et défini dans le temps. Mieux planifié, il aurait l’avantage d’être moins ruineux pour la vie économique. «L’avantage, si on peut planifier et annoncer à l’avance, c’est que tout le monde peut se préparer. […]» a expliqué Aymo Brunetti, économiste à l’Université de Berne et membre de la task force Covid, dans le 19h30.
Mais avant d’instaurer ce «lockdown» partiel, le Conseil fédéral pourrait prendre d’autres mesures: «Limiter les grandes manifestations, l’ouverture des boîtes de nuit et des bars, peut-être introduire l’enseignement à distance dans les hautes écoles et les écoles secondaires. Ces choses-là touchent fortement certains secteurs, certes, mais pas beaucoup l’économie dans son ensemble. Ce n’est qu’ensuite qu’il pourrait falloir recourir au confinement partiel», estime Aymo Brunetti.»
Compte tenu du nombre croissant de cas Covid-19, la Haute école pédagogique de Schwyz (PHSZ) va revenir à l’enseignement à distance à partir de lundi, 02.11.2020. Cette décision se veut préventive, et à l’heure actuelle la HEP n’a pas connaissance des personnes infectées sur le campus.
La prise en considération du corps féminin dans la médecine
Vera Regitz-Zagrosek, professeure spécialisée en médecine et genre à l’Université de Zurich, s’engage pour une intégration de la dimension du genre dans la recherche et l’enseignement obligatoire des futurs médecins. Elle témoigne que les études centrées sur les femmes sont souvent considérées comme trop complexes et trop coûteuses en raison des fluctuations des niveaux hormonaux et de la possibilité de grossesse. Ainsi, les femmes sont traitées selon une norme qui s’adresse aux hommes. La conséquence : elles subissent beaucoup plus d’effets secondaires lorsqu’elles prennent des médicaments, le dosage n’est pas optimal et certaines préparations et thérapies sont inefficaces sur elles.
Vera Regitz-Zagrosek estime que la recherche a longtemps ignoré ce sujet parce que trop peu de femmes ont des positions cadres dans les universités. «La plupart des hommes ne trouve pas très intéressant d’étudier l’état de santé des femmes en particulier.» Elle regrette que la carrière académique est encouragé seulement pour les personnes qui ont une haute performance de travail avant leurs 40 ans. Cela serait décourageant pour les femmes qui souhaitent fonder une famille pendant cette période de leur vie.
Dans deux ans, l’Université de Zurich prévoit de créer un institut de médecine et genre, avec un accent particulier sur la recherche clinique et un CAS verra le jour en mai 2021.
Les forces et faiblesses du système éducatif suisse
Le journaliste Hans Fahrländer écrit depuis 40 ans sur l’éducation en Suisse. Se basant sur ses 40 ans d’expérience de journaliste, il propose cinq thèses sur ce sujet, dont une qui concerne les universités:
«Le système de Bologne a sapé les forces des universités suisses.» Ce mouvement vers plus d’unification aurait entrainé des pertes dans la qualité et la spécialité qu’offraient les universités suisses. Cependant, il serait néfaste de quitter le système de Bologne, car les réseaux et synergies internationales sont trop importantes. La Suisse devrait cependant essayer d’atténuer les conséquences désagréables en offrant une plus grande liberté dans le choix des cours à l’écart des considérations d’utilité ou d’applicabilité.
VD: Enseignement de certains cours en ligne à partir du 2 novembre
Le canton de Vaud prend lui aussi de nouvelles mesures pour faire face à la deuxième vague de coronavirus. Selon la RTS, «Les Hautes Ecoles, les cours qui se déroulent avec de grands effectifs d’étudiants se font entièrement à distance dès le 2 novembre.»
Depuis ce printemps, les étudiant-e-s de l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) à Genève n’ont plus le droit à une bourse, leurs heures de remplacement sont limitées et les stages d’études ne sont plus rémunérés, alors qu’ils l’étaient auparavant.
Révolté, l’Association des étudiants en formation dans l’enseignement secondaire (AEFES) réclame une rémunération des stages équivalent à au moins un 50%, quelles que soient les modalités précises de leur stage, et la suppression de la limite du nombre d’heures de remplacement.
Le Département de l’instruction publique (DIP) a pris connaissance des difficultés rencontrées, mais ne compte pas pour autant changer les règles applicables. «Aucune formation universitaire ne garantit un emploi fixe durant les études» précise le porte-parole du DIP, Pierre-Antoine Preti.
«Face à tous ces obstacles, les étudiants se tournent vers d’autres sources de revenu, comme des remplacements à l’école primaire, s’inscrivent au chômage ou ont même recours aux œuvres de bienfaisance. Plusieurs étudiants, parents d’enfants, ont ainsi été aidé par la Fondation Hans Wisldorf.»
Bâle-Ville rejette une motion pour un quota de professeures
Le Grand Conseil de Bâle-Ville s’est prononcé contre un quota de 50% de femmes professeures à l’Université de Bâle. La motion du parti socialiste demandait que la proportion de femmes professeures soit portée à 30 % dans les prochaines années et à 50 % dans 15 ans. Dans certaines facultés, il y a actuellement moins de 20% de professeures.
Cette motion a été rejeté avec 46 « non », 3 abstations et 42 « oui ».
COVID-19: Berne pourrait prendre de nouvelles mesures dès mercredi prochain
Alain Berset a annoncé qu’il est probable que Berne prenne de nouvelles mesures dès mercredi prochain pour endiguer la propagation du coronavirus. «La situation se dégrade plus vite que l’on pouvait l’imaginer», a-t-il déclaré. «Nous nous préparons à prendre mercredi prochain toute une série de mesures complémentaires, dans les domaines des établissements publics, des rassemblements de personnes, des manifestations privées ou publiques. Il est donc tout à fait possible, c’est même un chemin qui m’a l’air assez probable ou vraisemblable, que mercredi prochain le Conseil fédéral prenne d’autres mesures.» Un nouveau semi-confinement pour endiguer la propagation du coronavirus serait «une partie du scénario qui existe».
Anton Bierl, Professeur d’Hellénisme à l’Université de Bâle, répond aux tribunes (paru le 12.09.2020, le 14.04.2020 et le 08.08.2019) d’un certain Toni Stadler dans le NZZ.
«Ce publiciste [Toni Stadler], qui se dit historien, exprime son aversion pour les «belles âmes» («Schöngeist») et le canon éducatif humaniste, il sort les habituelles polémiques contre les filières des études classiques. Pour lui, il s’agit de «sciences du divertissement», de sciences douces, dont la profession n’a plus aucune utilité pratique aujourd’hui. L’auteur confond sciemment la formation […] avec l’éducation. […] Sous prétexte de contraintes économiques mondiales et d’une égalité des chances évidente, l’éducation est démantelée et les sujets dits «exotiques» comme celui de l’antiquité, sont supprimés, même si ils sont considérés ailleurs comme des «espèces protégés» depuis longtemps, car ils sont d’importance systémique pour l’université.»
Anton Bierl souligne que la lecture des textes en grec anciens peut encourager une réflexion sur les choses essentielles, particulièrement en temps de crise, en dialogue avec les autres sciences qui sont importantes pour la vie. «Jouer les uns contre les autres est contre-productif.»
Il regrette que «[Toni Stadler] se fasse manipuler par des «soi disant politiciens de l’éducation» de différentes couleurs politiques, par des fonctionnaires d’éducation dans les cantons et à la fédération, ainsi par des soi-disant «CEO» universitaires, qui travaillent depuis des années contre une éducation prétendument humaniste-élitiste».
Une pétition contre la précarité des chercheur-e-s en Suisse récolte plus de 4000 signatures
Valeria Wagner, maître d’enseignement à l’Université de Genève, est signataire d’une pétition [soutenue entre autres par l’Acidul], qui demande la création de postes permanents dans le monde académique, en prenant l’exemple de la Suède. Elle avance : «La Suisse doit peut-être se demander si elle ne forme pas trop de doctorants. Les différents acteurs – les rectorats, mais aussi le Conseil fédéral, les Cantons et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) – doivent cesser de se renvoyer la balle et étudier toutes les possibilités avec des représentants du corps intermédiaire.»
ETH: Recherche interdisciplinaire entre intelligence artificielle et médecine
L’Ecole polytechnique de Zurich (ETH) a ouvert un nouveau centre pour l’intelligence artificielle. Un des objectifs est de créer des ponts entre l’informatique et la médecine.
Réduction des taxes d’études à cause de cours en ligne?
Le 18.10.2020, l’Université de Bâle a rendu les masques obligatoires en classe et réduit la fréquence des cours en présentiel. Certain-e-s étudiant-e-s regrettent d’obtenir des moins bons résultats avec les cours en ligne, malgré l’effort des professeur-e-s. Pour combler cette «diminution de qualité des études» perçue, un groupe d’étudiant-e-s revendique une réduction des taxes d’études.
L’Université, en revanche, ne voit aucune raison de réduire les frais d’inscription. « L’Université de Bâle investit beaucoup d’argent et de temps pour maintenir la capacité d’étudier », déclare Mathias Geering, le porte-parole de l’Université.
L’Université de Berne réduit ses cours en présentiel
Dans un effort pour limiter la propagation du virus, une bonne partie des cours de l’Université de Berne sont enseignés en ligne. Seuls les cours à « forte composante interactive » seront donnés en présentiel.
Étudiant-e-s en quarantaine privés de cours en ligne
La Haute École de travail social et de la santé Lausanne (HETSL) ne permettait pas aux étudiant-e-s en quarantaine de suivre l’enseignement de l’institution à distance. Une association d’étudiant-e-s a adressé une pétition à la direction et a obtenu, avec succès la mise en palace d’un «dispositif de cours à distance respectant les principes d’égalité des chances et du droit à l’accès à une formation de qualité digne du rang de notre école».
20.10.2020 – 20min – Etudiants en quarantaine privés de cours en ligne
20.10.2020 – 24 heures – Les élèves font plier leur direction pour pouvoir étudier à distance
Horizon académique, une passerelle pour les réfugié-e-s
A l’Université de Genève, un programme appelé «Horizon académique» permet aux réfugié-e-s qui ont déjà une expérience universitaire de suivre des cours universitaires pendant une année. Ce programme sert de passerelle, et les participant-e-s auront ensuite le droit de s’immatriculer à l’université, ce qui leur ouvre des perspectives d’avenir professionnel et d’intégration sociale.
La carrière académique des femmes en désavantage pendant le confinement
Des différentes études en viennent à la conclusion que pendant le confinement, les chercheuses n’ont pas publié autant d’articles que les chercheurs à cause des engagements familiaux.
Une des études conclu: «L’une des leçons les plus importantes de la pandémie pourrait être de suivre des critères multidimensionnels dans toute évaluation académique, qui reflètent réellement une variété de facteurs décrivant le potentiel d’un-e candidat-e soit pour un emploi académique soit pour une bourse». Cela pourrait inclure une déclaration d’impact COVID-19, dans laquelle les candidats expliqueraient leurs possibilités et leurs contraintes pendant cette période.
Parallèlement, le document soutient que les institutions devraient promouvoir «un environnement de travail plus diversifié, inclusif et équitable» et adopter, lors du déconfinement, «une politique de direction favorable à la famille».
«L’inventrice des MOOCs lance une nouvelle plateforme de cours à distance»
«Insatisfaite des performances des plateformes de vidéos en ligne comme Zoom ou Hang Out pour l’enseignement, Daphne Koller, la fondatrice de Coursera, la première entreprise de «Massive Open Online Course» (MOOCs), a lancé le 14 octobre la plateforme d’éducation en ligne en temps réel pour le supérieur Engageli».
«Les scientifiques, ces paratonnerres des frustrations actuelles»
Plusieurs articles se penchent sur le rôle et l’image des scientifiques en temps de pandémie.
Le matin Dimanche met en lumière les attaques auxquels les expert-e-s doivent faire face sur les réseaux sociaux quand ils ou elles parlent de sujets comme le Covid-19 (ou le changement climatique). Plusieurs scientifiques essaient d’expliquer ce phénomène. La bioéthicienne Samia Hurst-Majno relève que dans ce contexte [marqué par le deuil], la colère serait normale. «Il faudrait se fâcher contre le virus et non contre les autres, mais ce n’est pas facile» dit-elle. L’épidémiologiste Antoine Flahaut ajoute: «Nos propos peuvent sembler déconnectés du monde réel, alors qu’ils ont un impact sur la vie des gens. Certains sont plus directement affectés que les fonctionnaires que nous sommes.» Face aux critiques et aux menaces, certaine-e-s spécialistes adouciraient des propos pour ne pas provoquer.
L’article de la NZZ décrit un «champ de tensions» dans lequel les épidémiologistes se trouvent face à la politique. Se basant sur leurs connaissances, ils-elles auraient encouragé la politique à prendre des mesures rapides pour faire face à l’évolution exponentielle des cas, mais selon le journaliste, la population et la politique n’auraient pas accepté des tels mesures par manque de compréhension.
Selon la NZZ am Sonntag, certain-e-s critiques estiment que les épidémiologistes, les virologues et les spécialistes des données établiraient une «expertocratie» et que les chercheurs-euses interviennent de manière inappropriée. Sebastian Bonhoeffer, membre du Task Force du Conseil fédéral y répond: «Lorsqu’on nous accuse d’avoir l’intention d’en tirer un profit personnel, cela me fait mal. Les chercheurs – dont nombreux sont des jeunes qui ne sont pas sous les feux de la rampe – ont été rapides, volontaires et non rémunérés pour fournir la base scientifique aux décideurs. [..] Je crois que dans une telle crise, nous devons assumer notre responsabilité sociale, plus en tant que citoyen qu’en tant que chercheur. On ne peut pas se cacher dans une tour d’ivoire lors d’une telle situation».
Le financement de «Horizon Europe» approuvé par le Conseil national
La Suisse devrait pouvoir participer au programme-cadre de recherche européen «Horizon Europe». Après le Conseil d’États, la commission du Conseil national demande que les fonds de 6,15 milliards de francs soient approuvés.
La décision de financer le paquet Horizon 2021- 2027 a été approuvée par la Commission pour la science, l’éducation et la culture avec 18 voix «pour», zero voix «contre» et sept abstentions. La participation de la Suisse au programme d’échange «Erasmus+» faisait partie des questions importantes abordés. La Commission a également pris note des instructions données dans le mandat de négociation pour la participation au paquet Horizon.
L’ETH et l’Université de Zurich renforcent les mesures sanitaires
L’École polytechnique fédérale (ETH) et l’Université de Zurich renforcent l’obligation de porter des masques. À partir de ce lundi, le port du masque obligatoire s’appliquera également aux places de travail.
A l’ETH, le télétravail sera intensifié, et le travail en présentiel se limitera aux « activités opérationnelles nécessaires ». Les apéros ont été interdits et les repas de Noël déconseillés.
La déclaration de Great Barrington divise les esprits
Trois épidémiologistes professeur-e-s des universités d’Oxford, de Harvard et de Stanford ont rédigé une déclaration commune dans laquelle ils-elles se positionnent contre les politiques de confinement. Cette déclaration dite de « Great Barrington » conclue que les mesures actuelles ont déjà causé trop de souffrances et creusent les inégalités, en particulier chez les jeunes. La solution : la «protection ciblée». Les jeunes personnes en bonne santé devraient enfin pouvoir revivre leur vie et permettre ainsi à la société d’être infectée par le Covid-19 en vue d’une immunité collective ; les personnes âgées et les malades, en revanche, devraient être pris en charge. D’après le Tages-Anzeiger, cette stratégie est largement contestée dans le milieu scientifique. Selon le président de l’académie britannique des sciences médicales, Robert Lechler, il ne serait pas possible de protéger à long terme un groupe aussi important de personnes sans les exposer à des risques considérables, sans parler des conséquences à l0ng terme que la maladie peut provoquer chez certaines personnes, mêmes jeunes.
Mise en ligne début octobre, la déclaration compte à l’heure actuelle environ 475’000 signataires, et elle est célébrée par les opposant-e-s des mesures contre le Covid-19, comme l’auteur de l’article du Weltwoche (cf lien ci-dessous).
Parmi les signataires figurent beaucoup de scientifiques et de médecins auto-déclarés, le Tages-Anzeiger remarque qu’il s’agit en partie de faux profils (e.g. «Dr. Person Fakename»). Le journal estime aussi que la déclaration est soutenue par le très puissant lobby des frères Koch, qui soutient également la recherche climatosceptique.
Prochainement, les citoyens de Bâle-Ville voteront sur une initiative visant à garantir aux primates «non humains» un droit constitutionnel à la vie et à l’intégrité physique et mentale. Derrière cette initiative se trouve Sentience Politics, un groupe de réflexion antispéciste dont le but est de «réduire la souffrance de tous les êtres vivants».
L’auteure de l’article estime que cette idée de définir des animaux des animaux comme entités de droits privés n’est pas problématique d’un point vue légal, mais ceci serait «irréaliste» et poserait des problèmes nombreux : «l’expérimentation animale ne serait guère possible».
Appel public de Joël Mesot: «téléchargez l’app Swisscovid!»
Le président de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH), Joël Mesot, fait un appel à la population de télécharger l’app Swisscovid, pour éviter un deuxième confinement.
Le journal Nature, qui n’exprime normalement pas de points de vue politiques, appelle les américains à voter pour Joe Biden. Il suit ainsi les traces du Scientific American et du New England Journal of Medicine, qui avait plus diplomatiquement demandé un renouvellement de leadership.
L’UNIL lance un observatoire du vélo et des mobilités actives
Dans un mois, l’Université de Lausanne (UNIL) va lancer un observatoire du vélo et des mobilités actives. «L’Ouvema» aura pour but de rassembler les chercheur-e-s de l’UNIL autour d’une structure commune favorisant les rencontres et les collaborations entre différents domaines de recherche.
Outre l’analyse de la pratique du vélo ou du profil des usagers, il visera également l’étude des politiques publiques de promotion et d’urbanisation. «L’originalité de notre projet est que nous incluons le domaine de la santé. Les médecins s’intéressent beaucoup aux mobilités actives car c’est un moyen d’introduire ou de réintroduire l’activité physique dans le quotidien des gens, parfois un peu à leur insu», précise Patrick Rérat, professeur de géographie et d’urbanisme et futur directeur de l’observatoire.
Un mois après la rentrée, le système d’enseignement à distance de l’UNIL peine à séduire les étudiant-e-s et les professeur-e-s. Olivier Voirol, professeur en sociologie, témoigne des difficultés liées au système co-modal : «Avoir une partie des étudiants en classe et l’autre à distance, c’est difficile à gérer. Les cours donnés entièrement en ligne fonctionnent mieux». Il explique devoir mettre cinq fois plus de temps à préparer un cours pour qu’il soit disponible en ligne.
Plusieurs étudiant-e-s expriment un sentiment de déconnexion envers l’université «Les études, ce n’est pas qu’ouvrir des livres, c’est aussi là qu’on peut créer des liens», raconte une étudiante. Pour dénoncer les problèmes vécus, une trentaine d’étudiant-e-s ont adressé une lettre à la Fédération des associations étudiant-e-s (FAE).
Nouria Hernandez, rectrice de l’UNIL, comprend les revendications des étudiant-e-s et dit vouloir négocier avec les professeur-e-s et les facultés au sujet de l’enregistrement des cours. Elle semble toutefois inquiète au vu de la hausse des cas de Covid-19 en Suisse et indique que le système co-modal restera probablement jusqu’à la fin du semestre de printemps 2021, «si on a un vaccin d’ici-là».
Pétition pour la création de postes stables pour les chercheur-euse-s post-doctoraux-ales
Une lettre ouverte demande la création de contrats permanents dans le monde académique, de meilleures conditions de recherche, d’enseignement et de travail.
Cette pétition, adressé à l’Assemblée fédérale, a été signé par un grand nombre d’associations suisses de corps intermédiaire.
«La mission de l’université est éminemment politique»
Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État du Département de l’Instruction public genevois, craint que «la vague actuelle d’anti-scientisme dissout la croyance partagée dans la solidité d’un monde commun et le débat public argumenté. […] La Situation des Etats-Unis […] doit nous mettre en garde : quand la cohésion [sociale] vole en éclats, c’est la coexistence pacifique elle-même qui se trouve menacée.» Dans ces conditions, les instituts du savoir auraient un rôle cardinal à jouer : «Plus les méthodes d’analyse et de discussion rigoureuses enseignées dans les écoles et les hautes écoles seront répandues, moins les «faits alternatifs» auront de prise sur nous. […] Dans ce sens, la mission de l’université est éminemment politique.».
ETH: Pétition pour la création de chaires en économie post-croissance et en écologie politique
Dans une lettre ouverte au département des sciences des systèmes environnementaux, un groupe d’étudiants de l’ETH Zurich a demandé la création de chaires en économie post-croissance et en écologie politique.
«L’enseignement et la recherche universitaires doivent porter un regard plus diversifié et plus critique sur notre système économique. Elle est à l’origine de crises qui s’aggravent encore dans la pandémie actuelle.»
«La publicité pour les étudiant-e-s est discutable»
L’ancien recteur de la Haute école zurichoise des arts appliqués (ZHAW), Werner Inderbitzin, estime que les hautes écoles spécialisées (HES) se préoccupent de la promotion de leurs filières au lieu d’assurer un enseignement de qualité. Il regrette qu’il n’y a pas d’évaluation «convaincante» de la qualité de l’enseignement par cursus.
Par ailleurs, il estime que la formation de doctorant-e-s dans les HES est importante pour former la relève académique pour les HES: «Nous avons besoin d’expert-e-s de formation scientifique qui connaissent la recherche orientée sur la pratique, donc des personnes qui ont une double compétence.»
Doutes sur la neutralité de deux études d’Agroscope
Selon deux études menés par Agroscope, l’Initiative sur l’eau potable serait trompeuse, car ses conséquences nuiraient l’environnement. Les l’auteure de l’initiative estime que ces résultats de recherche sont «déconnectés de la réalité» et critique plusieurs points méthodologiques. Elle conclue: «Agroscope fait de la politique et non de la science». Agroscope rejette ces accusations mais refuse de publier certaines données.
Port du masque obligatoire lors des cours à l’Université de Berne
À l’Université, la HES et la HEP bernois, l’obligation générale du port du masque dans tous les espaces intérieurs s’appliquera à partir de lundi prochain.
Auparavant, le masque ne devait être porté que si la distance minimale ne pouvait pas être respectée. Les étudiant-e-s de l’Université de Berne doivent désormais toujours porter un masque, pendant les cours que lors de déplacements à l’intérieur.
Une étudiante de la Haute école des arts de Zurich (ZHDK) se plaint que l’enseignement à distance n’est pas considéré un droit. Elle critique que les étudiant-e-s qui ne souhaitent rien manquer sont obligés de suivre les cours sur place, mêmes s’ils-elles vivent avec des personnes à risque. Selon elle, c’est pour cette raison que des malades viennent assister aux conférences.
La ZHDK explique qu’en raison de la nature des cours proposés, les échanges entre étudiant-e-s et l’infrastructure locale sont essentiels. Les étudiant-e-s qui présentent des symptômes de ou qui doivent être mis en quarantaine devraient discuter bilatéralement avec leurs professeur-e-s pour trouver des solutions individuelles. « Cependant, il n’y a pas de droit général aux leçons numériques » déclare la porte-parole, Lea Ingber.
L’Université de Bâle prévoit un congé de paternité de quatre semaines
L’Université de Bâle a dévoilé dans un rapport interparlementaire qu’elle prévoyait d’introduire un congé paternité de quatre semaines. Cette information, qui vient peu après les votations sur le congé paternité, a suscité des critiques du côté des politicien-ne-s conservateurs-trices. Le porte-parole de l’université, Mathias Geering, a déclaré qu’une prolongation du congé paternité était prévue dans un «avenir proche», mais n’a cependant pas souhaité confirmer le chiffre exacte des quatre semaines.
Le Centre Wyss à Genève souhaite élargir ses activités de recherche
Mary Tolikas a pris la tête du Centre Wyss de recherche basé au Campus Biotech à Genève. «Notre objectif est d’accélérer le passage de projets de recherche de la paillasse à l’application clinique, en faisant collaborer différentes disciplines, mais aussi en apportant aux scientifiques une expertise sur la faisabilité de leurs idées d’un point de vue technique et commercial.»
Elle a l’impression d’être «à l’endroit où il y a le plus de potentiel de progression» dans son domaine et elle souhaite «élargir le champ de recherche au-delà des neurotechnologies, en développant la neuroradiologie et la biologie moléculaire.»
L’arc lémanique en leader de la confiance numérique
Sur le modèle de la Silicon Valley, les cantons de Vaud et de Genève, associés notamment à l’EPFL, l’UNIL, l’UNIGE, des HES, ELCA, Microsoft et Sicpa, conçoivent un réseau dédié à la cybersécurité, appelé «Trust Valley»
Il s’agit d’une plateforme qui réunit les acteurs-trices du domaine de la «confiance numérique» dans la région. Les participant-e-s visent notamment à «briser les frontières traditionnelles entre le secteur public et le monde privé ainsi que celles existantes entre Vaud et
Genève», selon le Conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet.
Sur le plan académique, l’EPFL a ouvert son «Center for Digital Trust» en 2017 avec pour objectif de développer des outils et des technologies permettant d’assurer ou du moins de renforcer notre sécurité informatique. À l’Université de Lausanne, la rectrice Nouria Hernandez rappelle par ailleurs l’existence de précédentes collaborations entre les diverses institutions publiques dans ce domaine. «Mais maintenant que nous avons structuré les bases, le moment est opportun pour les développer ensemble de manière plus intensive», souligne-t-elle.
Résultats d’un sondage sur le télétravail à l’UNIGE
Une enquête qui a été menée cet été 2020 auprès des collaborateurs-rices de l’Université de Genève (UNIGE) avait comme objectif de connaître la perception du télétravail et d’établir une synthèse des risques. Plus de 1000 personnes y ont répondu, une large majorité de 88% souhaitent continuer à recourir au télétravail.
Pour la vice-rectrice, Brigitte Galliot, la crise sanitaire aura offert une occasion d’intégrer cette nouvelle façon de travailler, basée sur la confiance et dont les risques peuvent être maîtrisés.
Le Parti libéral-radical (PLR) avait proposé de couper le lien direct du CHUV avec le Conseil d’État en le transformant en un établissement autonome de droit public, en lui donnant un conseil d’administration. Après des débats intenses, le parlement a renvoyé le texte du PLR au Conseil D’État qui a décidé que le CHUV restera un service de l’État, tout en proposant un contre-projet pour assurer un «contrôle démocratique». Élaboré en concertation avec les initiant-e-s du PLR, le texte «propose de renforcer le contrôle parlementaire sur les investissements et de doter l’hôpital d’un conseil stratégique, soit un organe de réflexion qui pourra accompagner le CHUV dans ses orientations stratégiques, mais sans pouvoir toucher aux aspects opérationnels.»
L’organe consultatif sera composé de neuf expert-e-s de différents domaines et remplacera le Conseil du CHUV.
La politique anti-scientifique des Etats-Unis, un avantage pour la recherche européenne?
«Si le mandat de Donald Trump n’a pas mis en péril le leadership américain en matière de recherche, la forteresse américaine présente néanmoins quelques signes de faiblesse. Dans son rapport biennal 2020, «L’état de la science et de l’ingénierie américaine», la NSF [National Science Foundation] note que d’autres pays – notamment la Chine – investissent massivement dans la recherche, et que «s’il fut un temps où les États-Unis étaient le leader incontesté en matière de science et d’ingénierie, ils jouent aujourd’hui un rôle moins dominant dans de nombreux domaines».
Une telle lame de fond, associée à la politique migratoire de Trump, pourrait finir par avoir un impact sur l’attractivité américaine, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, [professeur d’études américaines à l’Université Paris Nanterre]. «Beaucoup de jeunes étrangers vont aux Etats-Unis pour finir leurs études ou faire leur doctorat, et décident d’y rester. […]. Mais avec les sérieuses restrictions de cette administration sur l’immigration et les visas, de nombreux scientifiques s’inquiètent.» […] Pour Michel Dubois, [chercheur au CNRS,] «l’Europe n’a rien à gagner d’une fragilisation de la communauté scientifique américaine. Avoir des partenaires dynamiques, structurants et leaders, c’est très important.»»
Vaud: «Un conseil scientifique va épauler le Conseil d’Etat»
Constituée de dix scientifiques d’Unisanté, du CHUV, de l’UNIL et de l’EPFL, l’instance évaluera les décisions à prendre pour contenir l’épidémie Covid-19.
Les députés genevois demandent l’anonymisation des examens
Les députés socialistes du Grand Conseil ont déposé un texte pour l’anonymisation des examens écrits dans toutes les facultés de l’Université de Genève (UNIGE) pour renforcer l’égalité de traitement entre les étudiant-e-s et éviter du favoritisme. L’alma mater est favorable à cette mesure et a réactivé un groupe de travail pour évaluer les possibilités.
La formation de doctorant-e-s par les HES, un risque pour le système scientifique?
Sur deux pages, le Professeur en droit à l’Université de Heidelberg Christian Hattenhauer parle de l’histoire du doctorat en droit, le Doctor iuris. A travers les siècles, les universités ont été à plusieurs périodes tentées d’accorder ce titre prestigieux en échange d’argent, ce qui a toujours résulté dans une perte de leur valeur.
Compte tenue du niveau du doctorat en droit aujourd’hui, «le développement récent devrait être alarmant»: En Allemagne, les états fédérés de la Hesse, du Schleswig-Holstein, de la Saxe-Anhalt et de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie prévoient d’accorder aux HES le droit de promotion, et cela sans collaboration avec une université. Ceci a suscité des critiques de la conférence des recteurs universités et de beaucoup d’autres associations académiques. Même le Ministère fédéral pour l’éducation et la recherche émet des réserves.
Pour l’auteur, cette nouvelle formation « anticonstitutionnelle » met en danger la science comme système. Il estime que les HES ne sont pas assez actives dans la recherche pour fournir la preuve d’une compétence scientifique. Par ailleurs, il y a déjà la possibilité de promouvoir dans une HES en coopérant avec une université, mais peu d’étudiant-e-s choisissent ce chemin. L’auteur estime que les HES aimeraient usurper le prestige des universités, ce qui leur permettrait d’acquérir plus de fonds, au détriment des universités et de la qualité du titre.
L’Institut Confucius de l’Université de Bâle (CIUB) ferme ses portes après sept ans de service. Le Bureau chinois de l’enseignement des langues étrangères voulait limiter les activités du CIUB à un enseignement linguistique – ce que l’université à refusé. L’idée originale du CIUB était de construire une sorte de pont culturel entre la Chine et la Suisse. Mais une telle plateforme d’échanges culturelles présuppose une liberté académique, que la limitation à un enseignement linguistique n’aurait plus garantie.
Les 486 instituts Confucius recensés à travers le monde font l’objet de maintes critiques des chercheur-e-s de l’occident. Considérés comme des porte-voix destinés à prêcher la bonne parole du Parti communiste chinois, «une partie des occidentaux est devenue plus prudente, voire réticente à s’engager dans des partenariats ou des collaborations» reconnaît Gérald Béroud, président de la section romande de la Société Suisse-Chine.
Deuxième chance pour un professeur accusé de mauvaise conduite
L’École polytechnique de Zurich (ETH) a terminé son enquête sur un professeur du département de génie mécanique. L’accusation portait sur une mauvaise conduite dans la supervision de jeunes scientifiques ainsi que des violations des règles d’intégrité scientifique concernant le statut d’auteur. Il a notamment omis à plusieurs reprises de citer des sources. L’ETH a décidé de ne pas le licencier, mais de limiter fortement ses compétences et de lui faire suivre un coaching de leadership. Il sera assisté par un coach scientifique et un second superviseur pour les doctorants.
Une enquête a aussi été ouverte contre sa partenaire, qui était également professeur à l’ETH. Les accusations tournaient autour de faux résultats scientifiques obtenus sous haute pression, de harcèlement, d’intimidation, de supervision non qualifiée et de plagiat. Celle-ci a quitté la Suisse pour un poste de recherche au Canada.
08.10.2020 – Tages-Anzeiger – ETH-Professor darf bleiben – seine Partnerin hat das Land verlassen
Les universités suisses sont-elles particulièrement vulnérables au piratage informatique?
Au moins trois universités suisses ont été victimes de pirates informatiques qui sont parvenus à détourner le versement de salaires, a révélé dimanche dernier la SonntagsZeitung. Celle de Bâle, mais aussi celle de Fribourg, ont été touchées. Les montants versés sur des faux comptes atteignent plusieurs centaines de milliers de francs.
D’autres cas de piratage sont parvenu en mai et en fin 2019. L’article se penche sur la question si lies universités suisses sont particulièrement exposés aux risques numériques.
La Cour de justice de l’Union européenne affirme que loi sur les universités étrangères de 2017, qui poussa au départ vers Vienne l’Université d’Europe centrale (CEU) fondée par George Soros, désobéit au droit de l’Union européenne. «C’est une importante victoire juridique et morale ainsi qu’une victoire historique pour la liberté académique en Europe, salue la rectrice adjointe Eva Fodor. De son côté, George Soros nuance: «Ce verdict est une victoire pour les valeurs fondamentales de l’Union européenne. Mais cette décision intervient trop tard pour la CEU. Nous ne pouvons pas retourner en Hongrie, car ses lois en vigueur ne répondent pas aux exigences de la liberté académique.»
Premier entretien avec Frédéric Herman, le «probable futur recteur de l’UNIL»
Dans un entretien avec Heidi.news, Frédéric Herman décrit les projets qu’il a pour l’Université. Le candidat proposé par le Conseil de l’UNIL souhaite mieux consolider les liens que l’Université entretient avec l’extérieur, que ce soit la société civile ou l’économie. Pour cette fin, il propose d’ajouter un dicastère dévoué à la médiation scientifique.
«Nous avons la chance d’avoir une institution experte sur tous les grands enjeux d’aujourd’hui: environnementaux, sociaux, économiques et médicaux. Mais nous avons besoin de consolider les liens avec l’extérieur autour de ces domaines que nous pouvons aborder de manière interdisciplinaire en faisant collaborer des experts des sciences naturelles avec d’autres des sciences humaines et sociales.»
Des pirates informatiques détournent les salaires d’universités suisses
Des pirates informatiques non identifiés ont attaqué des universités et hautes écoles suisses. Ils sont parvenus à détourner des virements de salaires pour un montant total à six chiffres. Au moins trois universités suisses auraient été touchées, dont l’Université de Bâle. Ils ont utilisé des données d’accès qu’ils avaient obtenues par le biais du phishing (hameçonnage), une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des données personnelles.
Les Règles générales pour la protection de données (RGPD) de l’Union européenne visent à protéger les consommateurs européens contre la violation de leur vie privée sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche.
Mais de nombreux projets de recherche internationaux sont alors menacés. Plusieur-e-s chercheur-e-s témoignent leur frustration dans les revue Science et Nature.
Nouvelle campagne contre le sexisme à l’Université de Fribourg
L’Université de Fribourg a développé un programme pour lutter contre le sexisme et le harcèlement lors des stages en médecine. En collaboration avec les d’étudiant-e-s et le réseau fribourgeois pour la santé mentale, ce programme vise à faire face à la culture du sexisme qui existe dans le milieu hospitalier.
Une campagne de sensibilisation, accompagné de formations et une permanence téléphonique ont été mis sur pied.
Un article de 4 pages de la NZZ se penche sur les bienfaits de la crise actuelle pour la recherche. L’observation de cette «expérience naturelle» a produit des résultats inattendus, par exemple en sciences politique, économie, biologie, sismologie et néonatalogie.
03.10.2020 – Neue Zürcher Zeitung – Das geschenkte Experiment
L’Université de Saint-Gall organise un mois de «pride»
L’Université de Saint-Gall (HSG) célèbre pour la première fois un mois de «pride» pour promouvoir la visibilité et la sensibilisation aux questions LGBT+. Des ateliers et des débats publics seront organisés.
Cambridge abandonne son investissement dans les énergies fossiles
«L’Université de Cambridge a annoncé jeudi l’abandon de tout investissement dans les énergies fossiles d’ici à 2030. Cette décision a été prise suite au mouvement de pression des étudiants et des écologistes. Cette mesure fait partie du plan de l’université pour réduire à zéro ses émissions carbone d’ici à 2038, soit bien avant l’objectif du gouvernement britannique, fixé, lui, à 2050, selon un communiqué.»
Le International Institute for Management Development (IMD ) a publié pour la quatrième fois le « Digital Competitiveness Ranking » qui classe les pays selon leur compétitivité numérique à l’échelle mondiale. La Suisse a désormais été dépassée par Hong Kong et se trouve maintenant à la 6e place. Une des raison de ce déclassement est le faible nombre de femmes chercheuses. «De meilleures incitations semblent nécessaires pour garantir que des femmes hautement qualifiées travaillent dans la recherche et le développement.», commente l’auteur de l’étude.
Une épicerie gratuite pour des étudiant-e-s dans le besoin
Pour faire face à la précarité estudiantine qui ne fait que d’empirer avec la pandémie, deux élèves de la haute Ecole de travail social de Genève (HETS) ont lancé le projet d’une épicerie gratuite à la HETS. Elle sera destinée aux étudiant-e-s des HES et de l’Université de Genève (UNIGE) qui se trouvent dans une situation de précarité.
Cette épicerie permet d’agir non seulement contre la précarité des étudiants, mais également de sensibiliser au gaspillage alimentaire, car les denrées alimentaires seront récupérées auprès de différents partenaires dans la ville.
Le Conseil de l’Université de Lausanne a désigné Frédéric Herman comme candidat pour le poste de recteur-trice. Le Doyen de la faculté FGSE sera proposé au Conseil d’Etat pour reprendre le poste du rectorat à partir du 7 aout 2021.
Le Conseil d’Etat aura jusqu’au 31 janvier 2021 pour confirmer la proposition de l’UNIL.
Une nouvelle antenne chinoise de la ZHdK suscite des questions
La Haute École d’art de Zurich (ZHdK) participe dans le projet de construction d’une école de design en Chine, en collaboration avec la Chinese Harbin Institute of Technology (HIT) à Shenzhen. La ZHdK est déjà en train de développer des programmes d’études et de recruter du personnel.
Ce programme suscite des interrogations quant à la liberté académique. La HIT, avec laquelle la ZHdK envisage une coopération académique par la suite, est étroitement liée à l’armée chinoise et a été mise sur une liste noire des Etats-Unis. Par ailleurs, le régime chinois vient de publier le projet d’un nouveau code de conduite pour les enseignants étrangers. À l’avenir, toute personne souhaitant enseigner en Chine devra suivre une formation idéologique de base et sera soumise à un système de points qui punira les comportements non conformes par des évaluations négatives.
Sur la question s’il y a une «ligne rouge» à ne pas dépasser, le recteur de la ZHdK Thomas Meier répond: «Si nous sommes activement empêchés dans nos activités, nous sortirons». L’auteur de l’article estime qu’il est peu clair pourquoi la haute école prend des tels risques pour avoir une présence à Shenzen.
Suite à une fête organisée par une association étudiante de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) qui est devenu un foyer du coronavirus, 2500 étudiant-e-s ont dû se mettre en quarantaine jusqu’à ce mardi. La haute école a maintenant décidé de convoquer une commission disciplinaire pour enquêter et décider de la sanction à infliger aux organisateurs-trices. Les sanctions pourront aller du blâme au renvoi temporaire ou définitif de l’école.
« Les personnes qui ont organisé cette soirée ont mis en danger la vie des autres étudiants. C’est à ce titre et pour respecter les directives estudiantines que la commission disciplinaire est appelée à se prononcer » dit Pascal Gauthier, directeur marketing et membre de la direction de l’EHL
Portrait de la première directrice de l’IHEID à Genève
Marie-Laure Salles est la nouvelle directrice de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID).
Elle annonce trois axes de travail: donner une plus grande visibilité à l’institut, «lancer de nouveaux enseignements (renforcer le thème de la santé globale, s’intéresser aux nouvelles technologies) et s’ancrer beaucoup plus à Genève et en Suisse, en renforçant les partenariats avec l’Université et en développant des liens avec d’autres institutions académiques.»
01.10.2020 – Tribune de Genève – Elle veut former des élites respnsables
Les ministres de la Recherche et de l’Innovation de l’Union européenne se sont mis d’accord mardi à Bruxelles sur des nouvelles catégories plus strictes pour l’association de pays tiers comme la Suisse au programme Horizon Europe. Alors que la Suisse était auparavant traitée de la même manière que les Etats de l’AELE/ EEE que sont la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, elle est maintenant incluse dans la quatrième et dernière catégorie. Ainsi, à l’avenir, des pays comme la Suisse ou le Royaume-Uni ne pourront par exemple pas recevoir plus d’argent du programme de recherche qu’ils n’en ont versé.
Mis à part cela, les discussions restent encore ouvertes quant aux conditions de participation de la Suisse à «Horizon Europe». Selon le journaliste à Bruxelles Remo Hess, cela dépendra vraisemblablement d’un accord institutionnel («Rahmenvertrag») entre l’UE et la Suisse, qui réglera l’accès à tous les programmes de l’Union européenne.
Nouveau programme doctoral pour la durabilité à l’EPFL
EPFLglobaLeaders is a new PhD fellowship program intended to encourage young scientists and engineers to work towards a more sustainable future. It is being funded by the EU through a Marie Skłodowska-Curie Actions co-funding program. “It’s essential for tomorrow’s leaders to have a good understanding of science and technical analysis, so that they can confront global challenges effectively and draw on a solid knowledge base when they make decisions,” says Jeroen van Hunen, head of EPFL’s Doctoral School.
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