Le Sénat américain approuve un texte « historique » pour contrer la Chine
«Dans un rare moment d’union entre démocrates et républicains, le Sénat américain a adopté mardi un projet de loi prévoyant des investissements ambitieux dans la science et les technologies, présenté comme un texte « historique » pour contrer la menace économique de la Chine et son modèle « autoritaire ».»
Lettre ouverte pour une participation suisse à Horizon Europe
Le Conseil suisse de la science (CSS) vient de publier une lettre ouverte dans laquelle de nombreux groupes européens de conseil pour la science, la technologie et l’innovation (STI) et d’autres organisations scientifiques plaident pour une participation de la Suisse à Horizon Europe.
L’initiative populaire pour une interdiction de l’expérimentation animale et humaine a été débattue hier au Conseil des États. Jugée trop extrême par les élu·e·s, elle n’a pas trouvé une seule voix en sa faveur. Le Conseil national n’avait pas souhaité présenter un contre-projet.
Cependant, selon le Conseiller fédéral Alain Berset, l’augmentation des crédits pour le centre de compétence 3R, qui vise le remplacement, la réduction et le raffinement de l’expérimentation animale, pourrait être interprétée comme un contre-projet indirect. La Suisse a prévu d’y consacrer 5 millions de francs, une hausse de 34%, ces quatre prochaines années.
La nouvelle édition «Phänomena» se déroulera à Dietikon en 2023
Les expositions scientifiques Phänomena (1984) et Heureka (1994) avaient connu un franc succès à Zurich. La prochaine édition de Phänomena se tiendra pendant six mois en 2023. Environ un million de visiteurs·euses sont attendu·e·s.
Initialement, la nouvelle édition de Phänomena de 2023 aurait dû avoir lieu dans la ville de Zurich aussi, mais le conseil municipal de Zurich a trouvé des failles dans le concept, le sponsoring et le financement et n’a pas souhaité mettre le site prévu à disposition. Alternativement, la ville de Dietikon (ZH) a été choisie pour accueillir cette exposition scientifique nationale.
Pour le maire de Dietikon, Urs J. Müller, cela représente une énorme opportunité pour la ville. Pour cette édition, les thèmes centraux seront la durabilité, la recherche sur le climat, l’intelligence artificielle et la nutrition. Par ailleurs, plusieurs universités, HES et une HEP, le Cern et le Laboratoire fédéral suisse d’essai des matériaux et de recherche (Empa) contribueront également à l’exposition.
Signal positif pour une association suisse au programme Horizon Europe
Les chercheurs d’Israël, de Suisse, de Grande-Bretagne et d’autres pays non membres de l’UE pourraient être autorisés à participer aux projets de recherche quantique et spatiale de l’UE, en vertu d’un accord conclu cette semaine entre les représentants des États membres et la Commission européenne. Cette dernière doit encore confirmer cet accord, selon la porte-parole, les discussions sont encore en cours.
Concernant Horizon Europe, «Cette décision donnerait également un nouvel élan aux discussions d’association avec Israël, la Suisse, le Royaume-Uni et d’autres pays.»
Selon Jean-Eric Paquet, Directeur général pour la recherche et l’innovation de la Commission européenne, la Suisse serait bienvenue à Horizon Europe, pour autant qu’elle respecte les principes de la science ouverte du programme.
«Faut-il supprimer les épreuves orales à l’école et à l’université pour éviter les discriminations de genre? […] Alors que l’examen oral du concours de l’École normale supérieure, un établissement parmi les plus prestigieux, avait été annulé pour cause de mesures anti-Covid au profit des seules épreuves écrites, la part des étudiantes admises s’est révélé bien plus élevée que d‘habitude. Une démonstration, aux yeux de certains sociologues et enseignants de l’Hexagone, que les épreuves orales sont un désavantage pour les femmes et doivent faire l’objet d‘une réflexion»
En Grande-Bretagne, la liberté d’expression dans les universités, l’indépendance des médias et des musées ainsi que la souveraineté de l’interprétation sur l’histoire sont au cœur de l’actualité. Au cœur du débat, le positionnement dit «woke», auquel le Premier ministre Boris Johnson a proclamé la guerre.
«Woke» («réveillé») était anciennement un terme pour les noir·e·s américain·e·s qui résistaient contre le racisme. Aujourd’hui, le parti du premier ministre qualifie de «woke» les personnes qui s’engagent contre le racisme, la discrimination sexuelle, pour les droits humains et ou «qui n’acceptent plus le silence sur le commerce d’esclaves».
Pour protéger la liberté d’expression, Boris Johnson a monté un nouveau projet de loi qui donnerait le droit à l’autorité de surveillance des universités de poursuivre les universités en cas de «discrimination à l’encontre des orateurs·trices». Pour l’UCU, le syndicat universitaire, ce projet de loi «n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie que le gouvernement utilise pour étendre son contrôle sur les étudiants».
Un scientifique zurichois défend l’expérimentation animale
Ce lundi 6 juin, le Conseil des États examine l’initiative visant à interdire les expériences sur les animaux. Les exigences sont de grande portée : non seulement les expériences sur les animaux seraient automatiquement définies comme des actes de cruauté punissables, mais la recherche sur les humains serait également largement interdite.
Pour le neuroscientifique et professeur en imagerie expérimentale à l’Université de Zurich Bruno Weber, une telle interdiction serait un désastre pour la recherche. Son groupe de recherche observe notamment la circulation du sang dans les plus petits vaisseaux sanguins, ce qui n’est pas possible sans un cœur qui pompe le sang. C’est pourquoi les expériences sur les animaux sont irremplaçables pour la recherche argumente-t-il. Pour démontrer que les expériences sur les animaux sont déjà assez strictement réglementées, il présente son laboratoire au journal Blick.
L’auteur de l’article estime qu’il est peu probable que l’initiative aboutisse. Le Conseil fédéral et le Conseil national ont déjà recommandé son rejet, et même le mouvement de protection des animaux s’y est opposé.
«La Suisse peut encore s’accorder avec l’Europe sur la recherche»
Suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, la communauté scientifique est dans l’attente d’une décision du Conseil européen sur la participation suisse aux programmes européens de recherche. «En effet, malgré le lien politique tracé par la Commission européenne (CE) entre l’accord-cadre et Horizon Europe, il n’existe aucune raison juridique qui empêcherait l’association de la Suisse.» Mais selon Heidi.news, «le contexte reste incertain», entre autres dû à une tendance protectionniste dans l’UE et sa politique du «cas par cas».
Il appartient donc aux parties-prenantes de plaider leur cause et de convaincre en temps et en heure, aussi bien à Berne qu’à Bruxelles. Selon Science Business, «La cause suisse a trouvé des partisans dans toute l’UE. Une lettre ouverte des conseils et organes consultatifs européens de la STI [Science, Technologie et Innovation] et d’autres organisations scientifiques circule actuellement pour demander la participation de la Suisse à Horizon Europe.
Par ailleurs, le Chancelier fédéral autrichien Sebastian Kurz a déclaré à la SRF qu’il était «impossible d’imaginer le paysage européen de la recherche sans la Suisse» et qu’il s’opposait clairement à l’exclusion du pays du programme de recherche.
Selon un rapport de l’Académie suisse des sciences sociales et humaines, les dépenses publiques dans le secteur des hautes écoles ont augmenté de 34% entre 2008 et 2018. Pendant la même période, les dépenses dans l’école obligatoire ont seulement augmenté de 18%. L’étude estime qu’il y a une corrélation négative: Plus l’augmentation des dépenses publiques cantonales par étudiant est importante pour l’éducation au niveau de l’école primaire, plus la croissance des dépenses par étudiant dans l’enseignement supérieur est faible. Selon les auteur-e-s de l’étude, «Il faudrait accorder la priorité à l’enseignement obligatoire si l’on veut atteindre le progrès social et exploiter pleinement le potentiel humain.»
«Le Conseil fédéral a élu la professeure Beate Jessel au poste de directrice de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Beate Jessel est actuellement présidente du Bundesamt für Naturschutz (Office fédéral de protection de la nature) en Allemagne. Elle entrera en fonction le 1er septembre 2021 et succédera au professeur Konrad Steffen.»
23 milliards de francs pour la recherche et le développement
Selon un récent rapport de l’OFS, 22,9 milliards de francs ont été dépensés pour la recherche et le développement en Suisse en 2019. Ce sont 1,8 milliards de plus qu’en 2017. 68% de ces dépenses ont été effectuées dans le secteur privé, 29% dans les Hautes écoles (6,6 milliards de francs). Le taux de chercheuses est resté constant pendant cette période.
Non au quota de professeures à l’Université de Bâle
A l’Université de Berne, le taux de femmes professeures est de 25%. Une motion de la part de Miriam Locher (PS, BL) demandant l’introduction d’un quota de femmes l0rs des procédures d’appel a été rejetée avec 54 voix contre et 23. La Directrice de l’Education, Monica Gschwind explique que l’égalité est inscrite dans le contrat universitaire et une tâche du Conseil universitaire. […] Un quota empêcherait le développement de l’Université.»
ZHAW : surveillance des mouvements des yeux pendant les examens en ligne
Dans la Haute école des Beaux-Arts de Zurich (ZHAW), les examens se dérouleront principalement à distance.
Suite à la dernière session d’examen, la ZHAW avait entamé 148 procédures disciplinaires pour cause de tricherie. A titre préventif afin que cette situation ne se répète, elle aura recours au logiciel de surveillance Proctorio, qui mesure les mouvements de la tête et des yeux des étudiant·e·s pendant les examens. Des algorithmes signaleraient des comportements potentiellement suspects. Proctorio enregistre également le son et le trafic réseau. Le programme sera utilisé dans environ un tiers des examens.
Cette nouvelle suscite des vagues d’indignation. Selon le groupe politique «kriPo»(Kritische Politik Zürich), le logiciel interfère trop avec la vie privée des élèves et ajoute un facteur de stress supplémentaire pendant l’examen.
L’Université de Zurich a renoncé à utiliser un tel logiciel pour surveiller ses étudiant·e·s. Il est tout de même permis d’observer les étudiant·e·s pendant les examens via Zoom, mais des enregistrements ne sont pas autorisés.
L’École polytechnique fédérale de Zurich optera plutôt pour des examens à livre ouvert. Comme l’explique Anna Maltsev, porte-parole des médias : «Dans les séries de tests que nous avons réalisées avec un logiciel de contrôle basé sur l’IA, il y avait trop de «fausses alarmes». De plus, les fraudes que nous avons simulées n’ont pas toujours été détectées.»
L’ancien directeur de l’Hôpital universitaire de Zurich, Francesco Maisano avait été nommé professeur par l’Université de Zurich (UZH) sans avoir obtenu le doctorat. Selon l’université «Cela se justifie si un candidat est hautement qualifié sur le plan académique, s’il remplit très bien le profil d’exigences cliniques et s’il connaît très bien les conditions sur place. C’était le cas du professeur Maisano.». Mr. Maisano lui-même met en avant le nombre élevé de ses publications scientifiques qui auraient étayé sa nomination.
Cependant, cette procédure semble être unique dans les hautes écoles suisses. L’Université de Berne rappelle que l’obtention d’un doctorat est la condition préalable pour une qualification supplémentaire en vue d’une habilitation. Il serait donc inconcevable qu’une personne sans doctorat devienne professeur à l’Université de Berne.
Critique de la collaboration entre l’EPFL et le Blick
Dans un article d’opinion de la Wochenzeitung (WOZ), la journaliste Franziska Meister critique la collaboration que l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) vient d’entamer avec le journal Blick Romandie pour fournir «l’accès au travail journalistique de l’EPFL et de soutenir le journalisme scientifique avec des chroniques de professeures». Selon la journaliste, cette collaboration s’apparente à une opération de relations publiques de la part de l’EPFL et vient entraver le travail des journalistes scientifiques.
Vers une fusion des formations d’enseignant·e·s à Fribourg ?
Deux motions ont été déposées auprès du Grand Conseil fribourgeois demandant d’agir au plus vite sur la situation actuelle de la formation des enseignant·e·s du canton. Il s’agit de la question d’une fusion des formations des enseignant·e·s sous un toit (à l’Université ou à l’Haute école pédagogique) afin d’éviter la continuation de l’émigration des étudiant·e·s germanophones à Berne. Le Grand Conseil exclue une externalisation de la formation d’enseignant·e·s dans d’autres cantons.
Vaud se dote d’un nouveau pôle de formation pour adultes
Dès la rentrée en août, le Gymnase pour adultes proposera une filière de maturité. C’est ainsi que l’a annoncé la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, Cesla Amarelle. Jusqu’à présent, cette filière était organisée par le Gymnase du soir. Dès lors, ce dernier sera privé de la possibilité d’ouverture de nouvelles classes.
Le président du Gymnase du soir et professeur de sciences politiques à l’Université de Lausanne, Bernard Voutat ne cache pas sa colère: «C’est insupportable de ne pas avoir pu faire partie d’un groupe de réflexion sur l’avenir de ces formations». Déçu que le gymnase du soir serait ainsi «dévolu au rôle de voiture-balai» il n’exclut pas de démissionner si le Département reste sur ses positions.
Cesla Amarelle répond ne souhaiter en aucun cas la disparition du Gymnase du soir, et que ces propositions portent uniquement sur la filière de l’admission à l’Université. «Il est important d’organiser cette offre de formation en une seule structure publique, cela va permettre d’amener de la cohérence, se justifie-t-elle.
Suite aux manifestations pro-climat auxquelles des gymnases vaudois ont activement pris part, des députés de l’UDC et du PLR critiquent le Département de formation de tolérer la «propagande politique» en milieu scolaire. Une interpellation a ainsi été déposée au Grand Conseil. Pour l’UDC Yann Glayre, l’invitation envoyée (puis retirée) par un doyen aux élèves d’un gymnase appelant à manifester à la Grève du climat, ainsi que des ateliers organisés durant les horaires scolaires ne respectent pas ce principe de la neutralité politique.
Pour la député PLR Florence Bettschart-Nabel, «Il y a une certaine mansuétude de la part de l’Etat de Vaud quant aux manifestations féministes ou climatiques, mais il ne faut pas que l’école devienne une plateforme de ces différents mouvements. Il est primordial qu’un jeune puisse se forger un avis critique»
Le Département de la formation et de la jeunesse ne considère pas que l’engagement de ses écoles met en danger la neutralité politique. Il considère que l’engagement pour le climat découle du principe de durabilité qu’il souhaite appliquer aux écoles.
Une lettre ouverte réclame des garanties pour la liberté d’expression à l’UNIL
«Quelque 200 chercheurs, étudiants et travailleurs de l’Université de Lausanne ont envoyé lundi une lettre ouverte à leur direction. Ils lui demandent de s’engager fermement pour la garantie de la liberté d’expression de tous les membres de la communauté universitaire.»
L’université, le gouvernement et les étudiant-e-s bâloi-e-s s’inquiètent des conséquences que l’échec du accord-cadre pourrait avoir sur la participation Suisse aux programmes Horizon Europe et Erasmus+.
Michael Hengartner sur la nécessité de l’expérimentation animale
Dans sa rubrique du SonntagsBlick, le Président du Conseil des Écoles polytechnique fédérales Michael Hengartner se positionne contre l’initiative populaire pour l’interdiction de la l’expérimentation animale, et qui sera probablement voté cet hiver 2021. Il propose plutôt d’approfondir la recherche sur les méthodes alternatives et se réfère au nouveau programme national de recherche sur les 3R («replace, reduce, refine»).
Le parc scientifique et technologique dédié aux sciences de la vie compte déjà plus de cent entreprises. Ces derniers mois, il a encore annoncé la construction de trois nouveaux bâtiments, le lancement d’un fonds d’aide pour des nouveaux start-ups, ainsi qu’un nouveau centre pouvant héberger quinze petites sociétés et leurs laboratoires. 85% à 90% du site est désormais remplis. Le directeur Nasri Nahas prévoit alors des nouveaux investissements pour accélérer l’innovation des sociétés du site.
L’utilisation de Zoom dans les universités suisses
Depuis le début de la pandémie, Zoom est devenu le programme de vidéoconférences le plus utilisé par les grandes hautes écoles selon une enquête mené par le Tages-Anzeiger. Cependant, au début du confinement, lorsque l’outil a commencé à décoller, il était fortement critiqué pour ses lacunes en matière de sécurité , soupçonné de vendre les données à des tiers (comme facebook) et d’être trop rattaché au gouvernement chinois.
Pour Sarah Genner, spécialiste du numérique, les critiques formulées à l’encontre de Zoom étaient justifiées. Cependant, «Zoom a répondu rapidement à la plupart des critiques», dit-elle. La société a cessé de vendre des données à Facebook et a embauché des centaines de développeur·e·s américain·e·s pour réduire sa dépendance à l’égard de la Chine.
Dominika Blonski, préposée à la protection des données du canton de Zurich, a néanmoins tiré les conséquences. Elle a autorisé l’utilisation du Zoom dans les universités, mais uniquement pendant la pandémie. Sur la base de ses recommandations, la Fondation Switch, qui gère le réseau scientifique des universités, a négocié un contrat avec Zoom spécifiquement pour les universités.
Les milieux académiques inquiets après l’abandon de l’accord-cadre
«Les milieux académiques en Suisse se montrent préoccupés suite à l’abandon de l’accord-cadre avec l’Union européenne. Ils craignent notamment d’être exclus des futurs programmes de recherche et d’innovation européens.»
«Contrats à durée limitée à répétition, dépendance vis-à-vis des professeurs: les jeunes chercheurs souffrent de leur situation professionnelle. Une pétition demande un débat sur la refonte du financement de ces scientifiques, coincés entre les études et le professorat»
La HSG génère 277 millions pour le canton de Saint-Gall
Selon une étude d’impact de l’Université de Saint-Gall (HSG) sur le canton de Saint-Gall, celle-ci génère un retour sur investissement de 276,5 millions de francs dans canton. L’alma mater crée donc une valeur de cinq francs pour chaque franc d’impôt cantonal investi.
Selon le rapport, les entreprises locales bénéficient donc largement de la HSG. Par exemple, 15 % de toutes les nuitées dans la ville de Saint-Gall peuvent être attribuées à la HSG.
La majorité des effets monétaires se rapportent au pouvoir d’achat de l’université elle-même et de ses étudiant·e·s, qui vivent, mangent et font des achats dans le canton. Outre les effets monétaires, la HSG contribue aussi sur le marché du travail et l’économie. Sur les 144 start-up qui détenaient le label «Spin-off Université de Saint-Gall» en 2019, 28 sont basées dans le canton de Saint-Gall. Elles ont toutes enregistré une hausse de l’emploi en 2019. Le chiffres se rapportant à 2019 et donc à la période précédant l’apparition de la pandémie, les influences correspondantes n’ont pas encore été prises en compte.
La task force scientifique entame sa mise en veille
La task force scientifique adaptera son dispositif actuel dès cet été. La crise sanitaire n’étant pas encore terminée mais la situation actuelle en amélioration, l’organe scientifique de l’OFSP va diminuer son effectif tout en restant «flexible et réactif» pour assurer une veille épidémiologique en automne. La poursuite du mandat actuel est assurée jusqu’à nouvel ordre. «
Selon les témoignages récoltés par Heidi.news, ce redimensionnement serait principalement dû à une certaine «forme de lassitude» de la part des scientifiques engagés de manière bénévole. Après 15 mois d’existence et cible de nombreuses critiques de la part de la politique, certain·e·s des 70 membres souhaitent terminer leur engagement auprès de l’OFSP.
Centre académique pour la conception immersive à Zurich
«L’utilisation de l’intelligence artificielle et de la réalité étendue sont en passe de révolutionner les méthodes de conception numérique, en permettant aux architectes et aux ingénieurs de collaborer plus étroitement sur les esquisses et les calculs. Pour faciliter la réalisation de cet objectif, l’École polytechnique fédérale de Zurich a créé Design++, un nouveau centre pour la conception informatique augmentée regroupant 22 professeurs de plusieurs départements».
«Le futur de la recherche suisse se conjuguera sans accord européen»
Face aux incertitudes liées à la potentielle sortie Suisse du programme Horizon Europe suite à l’échec des négociations sur l’accord-cadre, Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO, s’inquiète du peu de voix qui se sont élevées dans les institutions universitaires au sujet de l’accord-cadre.
«On entend beaucoup parler de la perte économique du monde du medtech, mais pour le domaine des hautes écoles — universités, EPF et HES — il est beaucoup plus difficile d’évaluer l’impact et de le limiter à un chiffre.»
Heidi.news donne également la parole à Marco Cavallaro, doctorant en politique de la recherche à l’Université de la Suisse italienne à Lugano, co-auteur d’une étude parue fin 2020 qui comparait la situation de la Suisse après 2014 à celle du Royaume-Uni après le vote sur le Brexit, et à Didier Querloz, lauréat du prix Nobel en physique (2019).
Réflexions à l’Université de Berne sur le rôle qu’auraient les certificats de vaccinations pour la rentrée
Concernant la rentrée le 20 septembre, l’Université de Berne se prépare pour un retour à l’enseignement en présentiel dans la plupart des cours. Plusieurs scénarios sont envisagés, selon la situation sanitaire. La cellule de crise de l’université mène une réflexion si les certificats de vaccinations joueront un rôle pour décider dans quel ordre les étudiant·e·s pourront retourner aux événements en présentiel.
La recherche suisse est bien dotée financièrement au sein de l’OCDE
«Avec 22,9 milliards de francs investis en 2019, soit 3,15% du PIB, la recherche est bien lotie financièrement en Suisse selon les chiffres publiés jeudi. L’argent consacré y est bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (2,38% du PIB).»
Le Conseil fédéral a annoncé ce mercredi 26 mai la levée de la limite à 50 personnes en salle de cours dans les hautes écoles. Cependant, ces nouveaux assouplissements qui entrent en vigueur le 31 mai «ne vont pas changer grand-chose pour les établissements» qui finissent officiellement les cours le 4 juin. «Le délai est trop serré pour que nous envisagions de tout changer.», déclare Marius Widmer, responsable de la communication de l’Université de Fribourg. Pour ce qui est de la session d’examens, cette dernière est déjà prise en compte dans les exceptions prévues par une ordonnance fédérale.
Cependant, le Conseil fédéral formule une condition pour cette levée de limite : les hautes écoles doivent mettre sur pied un plan de dépistage en accord avec les autorités cantonales.
Université de Fribourg : Le numérus clausus en médecine ne sera pas revu
«Le test d’entrée pour les études de médecine à l’Université de Fribourg ne sera pas modifié. Le gouvernement reconnaît néanmoins des résultats différents entre germanophones et francophones, comme dénoncé par un expert.
Le Conseil fédéral enterre l’accord cadre avec l’Union européenne
«Le Conseil fédéral a annoncé mercredi qu’il mettait un terme aux négociations en vue de la signature de l’Accord institutionnel entre la Suisse et l’Union européenne, dit accord cadre. […]
Selon la NZZ, le Conseil fédéral a déjà élaboré les grandes lignes d’un plan qui éviterait à la Suisse d’être pénalisée en cas de rupture des négociations avec l’UE.
La Confédération dégèlerait notamment le milliard de cohésion pour continuer à avoir accès aux programmes d’éducation européen, comme Erasmus. Autre pas dans la direction de l’UE, la Suisse pourrait adapter ses lois au droit européen partout où cela ne pose pas de problème.»
«Le gratin de la recherche suisse s’inquiète d’un futur sans l’Europe»
«Depuis 2014, Berne et Bruxelles sont empêtrées dans des atermoiements sans fin, et n’ont de cesse de repousser la signature de l’accord-cadre qui doit régir leurs relations mutuelles. Une incertitude qui, à force, pèse sur des secteurs comme l’industrie, mais surtout la recherche académique. Plusieurs chercheurs, dont le prix Nobel Didier Queloz, ont livré à Heidi.news leur analyse de la situation. […] Selon plusieurs médias, le Conseil fédéral envisagerait ce mercredi 26 mai d’interrompre les négociations avec l’Union européenne. Même si la recherche n’est pas explicitement concernée par l’accord-cadre, l’absence d’accord pourrait compromettre la participation suisse au programme-cadre européen pour la recherche, Horizon Europe. Pour la Confédération, le risque est de voir la recherche helvétique reléguée à l’arrière-plan par rapport à ses partenaires – et compétiteurs – européens.» (Heidi.news)
Selon une note aux états membre de l’UE du 19.05, la Commission européenne maintient son projet d’exclure les chercheurs de Suisse, du Royaume-Uni, d’Israël et d’autres pays non membres de l’UE des parties « sensibles » du prochain programme de recherche de l’Union, doté de 95,5 milliards d’euros. (Science Business)
Le Conseil fédéral annonce des ouvertures plus importantes que prévu dès lundi
«Le Conseil fédéral a décidé de nouveaux assouplissements plus généreux que prévu au vue de la situation sur le front du Covid-19.» A partir de lundi 31 mai, les Hautes écoles «ne seront plus astreintes à la limite des 50 personnes et pourront reprendre leurs activités presque normalement.» Les assouplissements touchent également le télétravail.
Colère chez des scientifiques suisses après les propos d’Alain Berset
Dans l’émission alémanqiue Gredig direkt, le Conseiller fédéral en charge de la santé Alain Berset affirme ne pas avoir assez remis la science en question lors de la première vague. La déclaration concerne essentiellement la question autour de la nécessité du port du masque en début de pandémie. De nombreux·euses scientifiques avaient alors déconseillé le porte du masque pour la population générale. Ce n’est qu’en début juillet que le masque s’est imposé étape par étape dans la vie quotidienne.
Cette affirmation suscite de vives réactions parmi les scientifiques du pays qui mettent en avant que la question centrale de la transmission du virus par aérosol n’était pas encore une évidence à ce moment là et par conséquent la pertinence du port du masque non plus. Les autorités politiques et sanitaires auraient alors un peu trop aveuglement suivi les propos de certain·e·s scientifiques, sans prendre en compte les débats au sein de la communauté.
L’épidémologiste Christian Althaus se plaint également que la déclaration du Conseiller fédéral s’apparente à un framing délibéré. Dans un fil de 11 tweets, l’ancien membre de la task force scientifique tente à clarifier la position du groupe de travail. Il stipule que l’avantage des masques était principalement contesté par les autorités sanitaires et par l’ancien chef du département des Maladies transmissibles, Daniel Koch. Ce dernier refute la critique, mais est également en désaccord avec l’admission d’Alain Berset.
Dider Queloz explique les raisons pour son départ de l’UNIGE
L’annonce ce 21 mai du départ du prix Nobel Dider Queloz le l’Université de Genève (UNIGE) pour un nouveau centre de recherche dédié à l’origine de la vie à l’École polytechnique fédérale de Zurich à fait la une des journaux romands. Dans un interview avec Heidi.news, l’astrophysicien explique les raisons de son départ et la nécessité d’un tel centre de recherche pour les institutions suisses.
Le laboratoire de Spiez arbitera un dépôt mondial des coronavirus
La Suisse soutient le scénario d’un traité international contre les pandémies. Dans son discours d’ouverture de la 74e Assemblée mondiale de la santé, le conseiller fédéral Alain Berset appelle à renforcer l’OMS en lui attribuant «des compétences suffisantes» et un financement durable. Pour cette raison, il a signé un accord afin que le laboratoire de Spiez (BE) abrite un dépôt mondial des coronavirus, initiative validée par l’organisation.
La recherche suisse se dote d’un nouveau code de conduite
Le réseau des Académies suisses des sciences (ASSH) se dote d’un nouveau code de conduite pour l’intégrité scientifique. Edwin Constable, professeur de chimie à l’Université de Bâle et directeur d’un groupe d’expert·e·s à l’ASSH est chargé de cette révision. Dans un interview, il détaille en quoi l’évolution des réseaux sociaux et l’avancement technologique exigent une révision du code de conduite pour les scientifiques.
EPFZ : Günther Dissertori succèdera à Sarah Springman en 2022
«Sur proposition du professeur Joël Mesot, président de l’ETH Zurich, le Conseil des EPF a nommé le professeur Günther Dissertori au poste de recteur de l’ETH Zurich pour succéder à la professeure Sarah Springman, qui prendra sa retraite le 31 janvier 2022.»
Un de ses projets sera une révision de l’évaluation de l’enseignement, et il voit le nombre croissant d’étudiant·e·s comme le plus grand défi.
Berset: «Je n’ai pas assez remis en question la science au début»
Alain Berset a reconnu jeudi soir avoir commis des erreurs dans la lutte contre le coronavirus. «Je n’ai pas assez remis en question la science au début», a-t-il déclaré sur les ondes de la SRF, lors de l’émission « Gredig direkt » (à partir de minute 15). « Cela nous a amenés à prétendre que les masques pouvaient même être nuisibles », a-t-il indiqué.
Les anciens membres de la task force Covid-19 Dominique de Quervain et Christian Althaus indiquent via Twitter que cette position sur les masques n’était pas une position «des sciences» (ou de la task force), mais une de l’office [fédéral] pour la santé publique.
Le Prix Nobel Didier Queloz quitte l’Université de Genève pour l’EPFZ
Dider Queloz, Prix Nobel de physique (2019) va rejoindre l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et donc quitter l’Université de Genève (UNIGE). L’astrophysicien genevois y dirigera un nouveau centre sur l’origine de la vie. «A l’EPFZ, il y a l’excellence, le nombre critique de chercheurs, un financement et une volonté stratégique de faire quelque chose de nou–veau», explique le chercheur dans Le Temps.
Tandis que l’editorial du Temps commente ce transfert comme une «triste nouvelle pour le bassin lémanique», Joël Mesot, président de l’EPFZ, y voit une manière de positionner son haute école «[…] pour renforcer la place de la recherche suisse et européenne».
Pour Yves Flückiger, recteur de l’UNIGE, «le départ de Didier Queloz n’enlève rien à la qualité» de son université. En tant que président de «swissuniversities», il voit dans le départ de Didier Queloz également un renforcement de la place Suisse.
Financement de la recherche par des fondations: l’UNIGE joue la carte de la transparence
«L’Université [de Genenève (UNIGE)] publie sur son site internet la liste des subsides provenant de fonds tiers, de droit privé ou public. Cette démarche complète la réglementation mise en place depuis 2015 pour encadrer les levées de fonds des chercheurs et chercheuses.»
L’Université de Genève s’engage pour le «zéro carbone»
«À la veille de la Grève pour l’avenir, l’UNIGE réaffirme son engagement pour le climat en signant l’appel «Race to Zero», qui vise la neutralité carbone au plus tard en 2050.»
«La version romande de Blick.ch, qui sera lancée le 1er juin prochain, s’associe à l’EPFL pour «rapprocher la science du grand public». Leur partenariat prévoit un accès à l’ensemble des publications de la haute école pour le futur média en ligne romand.»
Contestée, la procédure d’appel à l’EPFL a été suspendue
«Après plusieurs jours de crise et une fronde qui ont miné le Département d’architecture de l’EPFL, l’école a fini par plier: elle suspend la procédure de recrutement d’un nouveau professeur. De l’aveu même du directeur de la section architecture, Dieter Dietz, dans un e-mail envoyé mardi à la communauté, il s’agit en premier lieu de «rétablir la confiance».»
«Accord-cadre: une initiative populaire en guise de signal»
Le mouvement citoyen Opération Libero et plusieurs personnalités pro-européennes envisagent de lancer une initiative populaire pour sauver l’accord-cadre.
Astrid Epiney, rectrice de l’Université de Fribourg, «reste très prudente»: «Toutes les voies doivent être explorées. […] Toutefois, l’outil de l’initiative implique le risque que celle-ci prenne trop de temps pour faire aboutir l’accord-cadre. Il serait préférable que le Conseil fédéral prenne rapidement les décisions qui s’imposent pour trouver une solution avec l’UE.»
L’USI intègre une sixième faculté – celle de la théologie
A l’occasion du Dies academicus de l’Université de la Suisse italienne (USI), le Gouvernement tessinois a communiqué que la Faculté de Théologie de Lugano (FTL) sera intégrée au sein de l’USI «pour favoriser des synergies».
L’UE s’engage à maintenir sa recherche ouverte à «la plupart» des pays du monde
Le nouveau plan scientifique mondial («global research agenda») de l’Union européenne ajoute des réserves à l’engagement précédent en faveur de la recherche ouverte, notamment en ce qui concerne la Chine, mais cherche également à revitaliser la collaboration en matière de recherche avec les États-Unis et d’autres pays partageant des «valeurs communes».
Nature réagit au mouvement au mouvement Black Lives Matter
En réponse au mouvement Black Lives Matter, le journal Nature prend des mesures internes pour combattre le racisme systémique dans les sciences.
«Le racisme dans les sciences est endémique parce que les systèmes qui produisent et enseignent les connaissances scientifiques ont, pendant des siècles, mal représenté, marginalisé et maltraité les personnes de couleur et les communautés sous-représentées. Le système de recherche a justifié le racisme – et, trop souvent, les scientifiques en position de pouvoir en ont profité. Ce système comprend l’organisation de la recherche : comment elle est financée, publiée et évaluée.»
L’éditorial du Nature appelle aux institutions d’adapter les indicateurs [de succès scientifique] : «Trop souvent, les indicateurs conventionnelles – citations, publications, profits – récompensent ceux qui sont en position de force, au lieu de contribuer à modifier l’équilibre du pouvoir.»
Par ailleurs, les institutions «devraient s’unir pour lutter contre le racisme».
Martin Vetterli plaide pour une acceptation de la loi sur le CO2
Dans un article d’opinion publié dans le Blick, Martin Vetterli se positionne en faveur de la loi sur le CO2. Selon le Président de l’EPFL, «La loi sur le CO2 est nécessaire pour réduire les émissions de CO2. Mais elle représente également une grande chance pour la Suisse en tant que centre d’innovation : notre pays dispose des meilleures conditions pour défier le changement climatique par la recherche et le développement.»
Selon le Temps, «L’engagement du président de l’EPFL en vue des votations du 13 juin semble toutefois aller à l’encontre des intentions du conseiller fédéral Guy Parmelin, qui voudrait limiter la prise de parole publique du monde scientifique – dans les institutions dépendantes de la Confédération – sur des questions politiques. Tout au moins sur certains sujets». En 2019 notamment, le Conseiller fédéral avait tenté d’empêcher la publication d’une fiche d’information «alarmante» sur les effets de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, une thématique qui fait actuellement le contenu de deux initiatives sur laquelle la population se prononcera également le 13 juin.
Démarré en décembre 2012, le campus Energypolis est en pleine expansion. Il réunit en son sein trois acteurs, principaux : l’antenne valaisanne de l’EPFL , la filiale cantonale de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO Valais Wallis) et sa Haute École d’ingénierie (HEI), ainsi que la fondation the Ark, une structure cantonale qui soutient les entreprises. Dévisée à près de 410 millions de francs, la charge est répartie entre la ville de Sion, la Confédération et des privés.
«A l’horizon 2024, près de 400 chercheurs de l’EPFL, répartis dans 17 chaires, travailleront dans la capitale valaisanne». «L’implantation de l’EPFL en Valais dépasse largement les espérances», relève Sophia Dini, Déléguée à l’économie et à l’innovation à l’État du Valais.
ZHdK: Résistance estudiantine contre un projet de coopération avec la Chine
Il y a plus de cinq ans, la Haute école des beaux-arts de Zurich (ZHdK) a signé un contrat avec l’Institut de technologie de Harbin pour la création d’une école commune de design à Shenzhen. Alors que l’Institut devrait ouvrir ses portes à l’automne, l’organisation étudiante de la ZHdK «Verso» demande que la HES mette fin à cette collaboration. Ces dernières semaines, elle a lancé une pétition dans ce sens.
La crainte est que la coopération restreigne la liberté artistique et de l’enseignement et que les professeur·euse·s qui enseigneront sur place pourraient se mettre en danger s’îls-elles se montrent critiques envers la politique chinoise. De plus, le lien étroit entre l’Institut et l’armée laisse craindre que les innovations produites seront utilisées à des fins militaires.
La direction de la ZHdK travaille maintenant à l’élaboration d’un «catalogue de valeurs» pour la coopération avec la Chine dans laquelle elle définit ces lignes rouges. Thomais Meier, directeur de la ZHdK admet pourtant être conscient que la Chine n’y adhérera pas, mais qu’une ligne directrice est néanmoins utile pour indiquer clairement quand les valeurs sont violées et quelles mesures suivront.
La recherche est actuellement en pénurie de singes pour l’expérimentation animale dans les laboratoires aux États-Unis comme en Europe. Deux raisons sont invoquées : premièrement, en raison de la recherche sur des vaccins et médicaments contre le coronavirus, le besoin de singes expérimentaux a augmenté. Tous les vaccins contre le Covid-19 approuvés jusqu’à présent avaient été testés sur des singes. Deuxièmement, en janvier 2020 la Chine, qui élève et exporte la plupart des animaux pour les institutions de recherche, a mis fin au commerce d’animaux sauvages et de laboratoire.
Le directeur du Centre allemand pour primates juge que certaines études ne pourraient plus être réalisées si la pénurie persiste. L’émission du SRF émet l’hypothèse que cette pénurie pourrait favoriser le développement de méthodes alternatives, telles que la recherche sur les cultures cellulaires.
«La cité des sciences romande ouvre enfin à Yverdon»
«L’innovation romande s’offre une vitrine géante à Yverdon. L’espace Explorit s’est enfin ouvert au public dans le pôle technologique de la ville, Y-Parc. [… ] le site offre 14’000 m2 de coworking, de loisirs et de découvertes pour les plus jeunes, particulièrement orienté sur les nouvelles technologies made in Switzerland. […] ce qui retient principalement l’attention, ce sont les deux étages dédiés à la découverte des sciences par le public, en particulier les jeunes.»
Accord-cadre : science et politique lancent une pétition
Des représentant·e·s du monde politique, économique et universitaire ont lancé une pétition pour sauver l’accord-cadre, actuellement en suspens. Leur demande centrale : poursuivre les négociations. Lancée par la conseillère aux États, Andrea Gmür (PDC, LU) avec ses collègues Daniel Jositsch (PS, ZH) et Matthias Michel (PLR, ZG), la pétition propose qu’une délégation de trois membres du Conseil fédéral, composée du ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis, du président de la Confédération Guy Parmelin et d’un-e représentant-e du PDC ou du PS, devrait négocier avec l’Union européenne.
swissuniversities a fait part de son soutien. Yves Flückiger, son président, craint que, sans accord, la recherche suisse ne perde l’accès égalitaire aux programmes de recherche européens.
Reto Knutti sur la délicate question du conseil politique
Reto Knutti, professeur en clcimatologie à l’ETH Zurich, du rôle des scientifiques par rapport à la politique. «Nous fournissons les chiffres et les politiciens décident. Mais j’ai remarqué que la politique et la société sont souvent incapables de classer les données si elles n’ont personne pour leur dire comment les interpréter et comment y réagir.»
Le seul professeur d’histoire de l’architecture à l’EPFL, Robert Gargiani, partira en retraite en mars 2022. Une procédure d’appel a été lancée. Le profil recherché est celui d’un·e spécialiste en numérisation de l’architecture. Cette réorientation suscite une vague de protestation parmi les étudiant·e·s et expert·e·s en architecture, qui ont collecté près de 300 signatures dans une lettre ouverte adressé à la direction de l’EPFL.
Dix professeur·e·s de la faculté de durabilité, d’architecture et de construction ont également envoyé une lettre au décanat pour demander l’annulation de la procédure d’appel et un débat ouvert sur l’avenir de l’école d’architecture.
Par ailleurs, un expert indique que la commission d’appel actuelle était déséquilibrée et opportuniste dans sa composition.
«Et si la Suisse créait une task force permanente pour les crises à venir?»
«Pour le conseiller aux Etats, Olivier Français (PLR/VD), il y a lieu de s’organiser pour l’avenir. Son idée: Créer une structure qui aura pour tâche de mettre en place des task forces spécifiques, s’appuyant sur les autorités en cas de crise. Dans une motion déposée mi-mars, le Vaudois propose ainsi de monter une plateforme permanente d’experts scientifiques. Composée notamment «des parties prenantes de la recherche suisse», elle serait chargée d’identifier les possibles futures crises (technologiques, sanitaires, économiques, naturelles, etc.) et – surtout – de sélectionner les experts du pays dans les différents domaines concernés.»
L’entreprise bâloise MDPI, qui publie plus de 40 journaux, s’est hissé au rang de l’un des plus grands éditeurs universitaires en libre accès au monde en 2020.
Les opinions sur le MDPI diffèrent parmi les scientifiques. Jochen Markand chercheur sur la transformation durable à l’EPFZ, estime que le modèle d’affaires «porte atteinte à l’intégrité scientifique. […] Comme l’éditeur gagne son argent avec la quantité plutôt qu’avec la qualité, il y a un risque que chaque article payé soit publié.» Par ailleurs, «Les éditeurs comme MDPI sapent la crédibilité de la science. […] C’est un scandale que l’EPFZ et d’autres universités suisses soutiennent les pratiques du MDPI en couvrant les frais de publication.
Polémique sur un nouvel institut financé par un particulier
L’Université de Lucerne est en train de créer un nouvel «Institut pour la politique économique suisse», financé par Alfred Schindler, membre du Conseil d’administration de l’entreprise Schindler, qui construit des ascendeurs, moyennant une fondation dédiée. Le professeur en économie Christoph Schaltegger sera le Directeur de l’institut et René Scheu de la NZZ en sera le directeur opérationnel.
L’institut d’orientation libérale, qui a comme objectif d’influencer l’opinion publique, rivalisera avec ses plus de 10 empl0yé-e-s avec le groupe de réflexion Avenir Suisse, qui a un peu plus de 20 emplois à temps plein.
Peu de détails sont connus sur le financement de l’institut et les conditions liées, l’université souhaite communiquer plus en automne.
Le Conseiller d’Etat Urban Sager (PS, LU) a fait une interpellation sur l’indépendance de l’institut. Il s’inquiète, entre autres, sur le risque pour la réputation de l’Université face à l’orientation idéologique «de certains représentants des instituts».
Discussion sur la liberté d’expression dans les universités britanniques
Le gouvernement de la Grande-Bretagne est sur le point d’introduire une législation qui permettra aux universitaires, aux étudiant-e-s ou aux conférenciers-ères de poursuivre les universités pour obtenir une compensation lorsqu’ils ou elles estiment avoir souffert d’une atteinte à la liberté d’expression.
L’auteur de l’article du Weltwoche salue cette initiative, mais selon The Guardian, des groupes d’intérêt pour la libre expression craignent que la nouvelle loi «puisse avoir comme effet inverse de limiter encore davantage ce qui est considéré comme un discours «acceptable» sur le campus et d’introduire un effet paralysant à la fois sur le contenu de ce qui est enseigné et sur la portée de l’exploration de la recherche universitaire.»
«Basées au Rolex Learning Center à Lausanne-Ecublens, les Presses polytechniques et universitaires romandes ont lancé leur nouveau label grand public « Quanto » il y a trois ans : de grandes avancées de la science qui se lisent comme des romans. Succès remarquable, en France comme en Suisse.»
«La pandémie a accéléré la conversation sur l’accessibilité des campus. […] Alors que beaucoup d’universités [nord-américaines] retourneront à l’enseignement «normal» en printemps, des étudiant·e·s, professeur·e·s et activistes du handicap mettent en question» les méthodes d’enseignement pré-pandémiques.
Séminaire sur les conseils politiques fondés sur la science
«Le Conseil suisse de la science fait partie du Forum européen des conseillers scientifiques (European Science Advisors Forum ESAF), une plateforme indépendante de conseillers stratégiques européens basés sur la science qui promeut et facilite l’utilisation de preuves scientifiques dans les politiques. Les 16 et 17 mars, en collaboration avec l’université d’Aarhus au Danemark, 300 personnes ont discuté du conseil stratégique fondé sur la science dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, du climat et de l’environnement.
Le séminaire en ligne a également été l’occasion de parler du conseil en matière de politiques fondées sur des preuves en général. Un sujet très important à l’heure actuelle : Les intervenants ont indiqué que la pandémie était un test de résistance pour les organismes de conseil et ont souligné la nécessité d’unifier un écosystème fragmenté d’organismes de conseil en Europe par le biais de conversations et de normes.»
En collaboration avec swissuniversities et Innosuisse, et sous l’égide des Académies suisses des sciences, le FNS a élaboré un nouveau code d’intégrité scientifique. Ces règles s’appliquent à l’ensemble des chercheuses et chercheurs encouragés par le FNS.
L’UDC demande la dissolution de la task force Covid-19
Alors que la situation épidémiologique en Suisse est actuellement bien meilleure que ce que prévoyait la task force scientifique de la Confédération, l’UDC accuse la Task force Covid-19 «d’alarmisme». Prochainement elle soumettra une motion à la commission économique du Conseil national pour dissoudre la task force et pour mettre fin aux mesures liées à la «situation extraordinaire».
Le PLR, qui avait soutenu la motion de l’UDC en février pour museler la task force scientifique, se distance pourtant de cette nouvelle demande.
Pour Marcel Tanner, épidémiologiste et ancien membre de la task force, «Il ne s’agit pas de la question : le groupe de travail – oui ou non. Ceux qui veulent créer de telles fausses dichotomies n’ont pas compris les différents rôles et responsabilités de la science et de la politique, ainsi que le processus de coopération». Il précise que la Task force accompagne et conseille le Conseil fédéral, mais ne décide de rien.
L’administration du Président américain Joe Biden a annoncé soutenir la levée temporaire des droits liés aux brevets sur les vaccins anti-Covid-19. En réaction, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a signalé être prête à discuter «toute proposition qui s’attaquerait à la crise de façon efficace et pragmatique». Cette déclaration était suivie de celles des présidents français et russe, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, indiquant être favorables à la levée des brevets. Un changement du contrat social avec l’industrie pharmaceutique semble s’annoncer.
Pour l’instant, la position de la Suisse ne bouge pas. La Confédération tient à la protection des brevets et demeure convaincue qu’une suspension de la protection des droits de propriété intellectuelle dans le contexte pandémique ne pourra pas garantir un accès équitable, abordable et rapide aux vaccins, médicaments et produits de diagnostic contre le Covid-19. Elle reste donc alignée sur l’industrie pharmaceutique qui représente 135 000 emplois et 30% des exportations suisses. L’organisation faîtière Interpharma affirme que la suspension de la protection de la propriété intellectuelle «est une réponse simpliste à une question complexe». Selon Thomas Cueni, directeur général de la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (IFPMA), la question serait si la qualité de certains vaccins sans brevets pourrait être garantie. «On parle de diplomatie du vaccin, mais, dans certains cas, cela passe par des produits qui n’ont été approuvés ni par l’OMS ni par une agence de haute qualité comme Swissmedic, la FDA, l’Agence européenne des médicaments ou les experts anglais.»
Le lancement des programmes de travail d’Horizon Europe est à nouveau reporté
La Commission européenne a une nouvelle fois retardé la date d’adoption des programmes de travail d’Horizon Europe, laissant les chercheurs·euses et les député·e·s européen·ne·s s’inquiéter d’un éventuel manque de financement. Certains commentateurs suggèrent que ce retard est dû à une dispute sur l’exclusion du Royaume-Uni, d’Israël et de la Suisse des programmes de recherche spatiales et quantiques.
Des tests de masse à l’université pour faciliter le retour des étudiants?
«Un retour généralisé dans les auditoires? Les universités et hautes écoles romandes en rêvent, et ont bon espoir que cela se matérialise à la rentrée de septembre. La perspective d’un accès à la vaccination pour tous les adultes volontaires ces prochaines semaines vient renforcer leur optimisme. Parmi les outils à disposition, elles se posent aussi la question d’un dépistage régulier à grande échelle pour déceler les infections asymptomatiques et briser les chaînes de transmission.»
«Les cours en ligne donnés dans les universités et les hautes écoles dépassent parfois les horaires prévus de plusieurs dizaines de minutes. En droit à Fribourg par exemple, les étudiants dénoncent une quinzaine d’heures de cours de trop depuis le début du semestre.»
«La prise en compte des spécificités de chaque sexe ne sera pas encouragée dans la recherche et la médecine. Le Conseil national a refusé mercredi, par 95 voix contre 79, une motion en ce sens.»
L’OMS va créer un centre mondial de prévision des épidémies à Berlin
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va mettre sur pied un centre mondial destiné à la détection et la prévision des épidémies réunissant diverses institutions gouvernementales, universitaires et privées. Il sera installé à Berlin et l’Allemagne va assurer son financement dans un premier temps.
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